Mois : décembre 2013

HOSSZU, GYURTA, FOLDHAZI : HONGROIS RÊVÉS

Par Eric LAHMY

31 décembre 2013

Finalement Katinka Hosszu a enlevé toutes les courses féminines du programme du meeting de l’Océan Indien (de samedi à lundi), à l’exception du 50 mètres brasse et du 100 mètres brasse. Julia Efimova, qui a gagné ces épreuves, n’étant pas aussi boulimique que la Magyare, n’avait pas cru bon de s’aligner sur 200 mètres brasse, une épreuve qu’elle aurait pu gagner avec les jambes attachées. Finalement, l’épreuve s’est réduite à une course poursuite entre Hosszu détalant droit devant et l’Ukrainienne Dzerkal lancée à sa poursuite et échouant de deux centièmes dans son retour. Côté garçons, on s’est montrés plus partageurs, même si Daniel Gyurta (trois victoires) et surtout David Foldhazi (huit victoires) ont marqué le meeting d’une empreinte profonde…

…Bien entendu, une nageuse comme Hosszu, son enthousiasme, son désir de tout rafler, ont quelque chose d’épatant (peut-être aussi en raison du professionnalisme et de la bonne humeur dont fait montre l’impétrante). Ce fut une belle opportunité que les Réunionnais ont eu de voir, entre autres, cette belle mécanique de natation, doublée d’une personnalité généreuse.

Mais il y a aussi une leçon que les gens de la natation ne perçoivent pas très bien, semble-t-il, dans son fonctionnement, ou plutôt dans sa réussite. C’est qu’elle ridiculise le programme de natation. Ou, pour ceux que ce verbe – ridiculiser – agresse, qu’il en démontre les failles. Ce n’est pas nouveau, certes. La natation est bien le sport dont le programme est bâti à 80 pour cent sur des épreuves qu’un seul champion peut remporter. C’est quelque chose que Mark Spitz, Michaël Phelps, (et Shane Gould, et Tracy Caulkins) ont déjà illustré dans le passé, quand ils ont remporté qui sept, qui huit médailles d’or aux Jeux. La gymnastique partage cette caractéristique.

La natation a voulu renforcer son statut de grand sport en multipliant les épreuves. Mais elle ne s’est pas penchée sur le sens de chaque épreuve ajoutée à son programme, sur sa spécificité et sa raison d’être. Tous ses choix n’étaient pas faux. La carence de courses de sprint était patente, et c’est une idée qui fut portée par la marque Arena dans les années 1970 qui a débouché sur l’adoption de cette course au programme (le chronométrage électronique qui permit enfin de juger des arrivées serrés y fut aussi pour quelque chose). L’absence d’une course de fond était une autre criante évidence. Fonder une épreuve en eau libre sur une très longue distance renouait en outre avec le caractère aventureux de la natation pré-compétitive, quand, pour des personnages hors-normes à l’audace étonnante, il s’agissait d’affronter le vent, les courants, le froid et au moins dans l’imagination, Dieu sait quels monstres aquatiques…

Au lieu de compléter le programme, on l’a enflé… Les courses, le plongeon, les ballets nautiques… Seul le water-polo a échappé à ce cafouillage.  Cela parce qu’on est parti dans l’idée que la grenouille de bassin devait devenir aussi grosse que le bœuf athlétique. Or en athlétisme, le plus grand champion du siècle, Carl Lewis, qui domina les épreuves du stade dans les années 1980 et remporta quatre titres olympiques consécutifs de saut en longueur, aurait été bien incapable d’approcher le palmarès d’un Spitz ou d’un Phelps. En athlétisme, pas de course à reculons (dos) ou en multi-bonds (brasse) ! Et en natation, pas de sauts, de lancers. Alors que le décathlon athlétique marie des épreuves aussi diverses que le sprint et le demi-fond, le plat, les haies, et à côté des courses, les sauts, les lancers, celui de la natation, le quatre nages, associe finalement des mouvements techniques de course assez proches.

Tout cela donne au programme de natation ce côté dinde obèse farcie. Maintenant, non seulement on sprinte, mais on sprinte en dos, en brasse, en papillon et c’est toujours le même qui gagne. On n’a pas une épreuve de grand fond, mais trois (imaginez l’athlé avec trois marathons). On n’a pas conservé les deux plongeons traditionnels, on a multiplié les fausses bonnes idées. Et le programme de synchro est une pure plaisanterie…

Certes, direz-vous, qui cela dérange-t-il ? Puisque ça marche comme ça. Mais enfin, peut-être un jour les gens se lasseront-ils de ces one-man-shows où c’est toujours le-la même qui monte sur le podium et se diront-ils que derrière sa fausse luxuriance, le programme de natation se révèle être d’une ennuyeuse uniformité.

DAMES.- 50 mètres : 1. Katinka Hosszu (Hongrie), 25’’12 100 mètres: Katinka Hosszu (Hongrie), 54’’38.  200 mètres : Katinka Hosszu (Hongrie), 1’57’’38. 400 mètres : Katinka Hosszu (Hongrie), 4’10’’30. 800 mètres : Katinka Hosszu (Hongrie),  8’49’’88. 50 mètres dos : Katinka Hosszu (Hongrie),  27’’24. 100 mètres dos : 1. Katinka Hosszu (Hongrie),  1’1’’08. 200 mètres dos : Katinka Hosszu (Hongrie),  2’7’’04. 50 mètres brasse : 1. Julia Efimova (Russie), 29’’49. 100 mètres brasse : 1. Julia Efimova (Russie), 1’3’’88. 200 mètres brasse : Katinka Hosszu (Hongrie),  2’24’’11. 50 mètres papillon : 1. Katinka Hosszu (Hongrie), 27’’13. 100 mètres papillon, Katinka Hosszu (Hongrie),  59’’88. 200 mètres papillon : Katinka Hosszu (Hongrie),  2’11’’43. 100 mètres quatre nages : Katinka Hosszu (Hongrie),  59’’88. 200 mètres quatre nages : Katinka Hosszu (Hongrie),  2’5’’03. 400 mètres quatre nages : Katinka Hosszu (Hongrie),  4’34’’44.

MESSIEURS.- 50 mètres : 1. Bradley Vincent (CAMO, Maurice), 23’’18. 100 mètres : 1. Bradley Vincent (CAMO Maurice), 50’’16. 200 mètres : 1. Benoit Debast (Sarcelles), 1’48’’59. 400 mètres : 1. Gregorio Paltrinieri (Italie), 3’48’’09. 1500 mètres : 1. Gregorio Paltrinieri (Italie), 15’5’’62. 50 mètres dos : 1. David Foldhazi (Hongrie), 25’’70. 100 mètres dos : 1. David Foldhazi (Hongrie), 54’’67. 200 mètres dos : 1. David Foldhazi (Hongrie), 2’3’’31. 50 mètres brasse : 1. Daniel Gyurta (Hongrie), 27’’34. 100 mètres brasse : 1. Daniel Gyurta (Hongrie), 58’’42. 200 mètres brasse : 1. Daniel Gyurta (Hongrie), 2’7’’12. 50 mètres papillon : 1. David Foldhazi (Hongrie), 25’’15. 100 mètres papillon : 1. David Foldhazi (Hongrie), 54’’65. 200 mètres papillon : 1. David Foldhazi (Hongrie), 2’1’’25. 100 mètres quatre nages : 1. David Foldhazi (Hongrie), 55’’44. 200 mètres quatre nages : 1. David Foldhazi (Hongrie), 2’1’’97. 400 mètres quatre nages : 1. Gregorio Paltrinieri (Italie), 4’20’’54.

BENOIT DEBAST A L’EPREUVE DE PALTRINIERI

29 décembre 2013

Benoit Debast, de Saint-Raphaël, deux fois deuxième des courses du 400 mètres et du 800 mètres des championnats de France 2013 a bien résisté à Gregorio Paltrinieri, figure ascendante du demi-fond long italien, dans le 400 mètres du meeting de Saint-Paul, Réunion, ce dimanche. Debast, Réunionnais du Club Nageurs Possession, nage depuis des années en métropole, d’abord à Antibes, avant de rejoindre le groupe de Philippe Lucas, Samedi, il avait devancé Paltrinieri sur 200 mètres. Il témoigne de la vitalité de la natation réunionnaise (27 clubs). Pour le reste, le meeting a été dominé par les Hongrois, Katinka Hosszu en particulier.

DAMES.- 50 mètres : 1. Katinka Hosszu (Hongrie), 25’’12 ; 2. Elizaveta Bazarova (Russie), 25’’38; 3. Ganna Dzerkal (Ukraine), 26’’10; 4. Elodie Poo Cheong (Maurice), 26’’44

400 mètres : 1. Katinka Hosszu (Hongrie), 4’10’’30 ; 2. Mathilde Hoareau (Possession), 4’16’’03.

100 mètres dos : 1. Katinka Hosszu (Hongrie), 1’1’’08 ; 2. Laurine Delhomme (Paris), 1’2’’95 ; 3. Ganna Dzerkal (Ukraine), 1’3’’82.

50 mètres brasse : 1. Yulia Efimova (Russie), 29’’49 ; 2. Ganna Dzerkal (Ukraine), 31’’59 ; 3. Katinka Hosszu (Hongrie), 31’’66.

200 mètres papillon : 1. Katinka Hosszu (Hongrie), 2’11’’43 ; 2. Ganna Dzerkal (Ukraine), 2’17’’98; 3. Emma Morel (Toulouse), 2’18’’96; 4. Laurine Delhomme (Paris), 2’19’’29.

100 mètres quatre nages : 1. Katinka Hosszu  (Hongrie), 59’’88 ; 2. Ganna Ozerkal (Ukraine), 12’’69 ; 3. Elizaveta Bazakova (Russie), 1’3’’89 ; 4. Alizée Morel (Nice), 1’4’’67.

MESSIEURS.- 50 mètres : 1. Bradley Vincent (Maurice), 23’’18 ; 2. David Foldhazi (Hongrie), 23’’42 ; 3. Mathieu Marquet (Maurice), 23’’62 ; 4. Mickael Damour (Possession), 23’’71 ; 5. Arnaud Incana (Saint-Paul), 24’’29 ; 6. Sébastien Salvan (Saint-Joseph), 24’’34 ; 7. Nathan Mandèee (Possession), 24’’43.

400 mètres : 1. Gregorio Paltrinieri (Italie), 3’48’’09 ; 2. Benoit Debast (Sarcelles), 3’50’’39 ; 3. Jean-Patrick Bernet (Nîmes), 4’3’’19.

100 mètres dos : 1. David Foldhazi (Hongrie), 54’’67 ; 2. Pierre-Yves Desprez (Dijon), 56’’18 ; 3. Shana Tusup (USA), 58’’38 ; 4. Alaan Bobe (Nice), 58’’51.

200 mètres papillon : 1. David Foldhazi (Hongrie), 2’1’’25 ; 2. Ambroise Petit (Nice), 2’1’’73 ; 3. William Moulon (Nice), 2’7’’18

100 mètres quatre nages : 1. David Foldhazi (Hongrie), 55’’44 ; 2.  Mathieu Bachmann (Nice), 58’’57; 3. Pierre-Yves Desprez (Dijon), 58’’87.

 

GYURTA EN DEMONSTRATION

29 décembre 2013

Le Hongrois Daniel Gyurta a gagné hier soir un 100 mètres brasse dans l’excellent temps de 58’’42. Le champion olympique et du monde du 200 mètres brasse n’est pas un spécialiste de la distance inférieure, mais il peut y réussir de jolies performances, comme il la montré dans quelques étapes de la FINA World Cup. Là, dans sa finale du meeting de Saint-Paul (Réunion), privé d’adversaires à sa mesure, il a fait montre d’une belle conscience professionnelle, l’enlevant de cinq secondes. Ce matin, les séries ont repris. L’omniprésente Katinka Hosszu a bien entendu tout nagé, mais pas tout gagné, et s’est qualifié parfois à l’économie, la Russe Efimova réussissant sans forcer la meilleure performance, sur 50 mètres brasse.

DAMES.- 50mètres (séries) : Elizaveta Bazarova (Russie), 25’’74 ; Katinka Hosszu (Hongrie), 25’’98 ; Elodie Poo Cheong (Maurice), 26’’43.

100 mètres 4 nages (séries) : Katinka Hosszu (Hongrie),  1’2’’08.

50 mètres brasse (séries) : Yulia Efimova (Russie), 30’’21 ; Solène Gallego (Toulouse), 32’’75 ; Ganna Dzerkal (Ukraine), 33’’64 ; Katinka Hosszu (Hongrie) 33’’75.

200 mètres papillon (séries) : Katinka Hosszu (Hongrie), 2’17’’97

MESSIEURS.- 50 mètres (séries) : Vincent Bradley (Maurice), 23’’10 ; Michaël Damour (Possession), 23’’88 ; David Foldhazi (Hongrie), 23’’88

100 mètres brasse : 1. Daniel Gyurta (Hongrie), 58’’42 ; 2. David Foldhazi (Hongrie), 1’3’’38 ; 3. Dimitri Faubourg (Saint-Joseph), 1’5’’25 ; 4. Olivier Ah Ching (Maurice), 1’5’’47.

 

 

 

Hosszu bute sur Efimova

28 décembre 2013

Donc la Hongroise Hosszu a continué ses travaux d’Hercule en maillot (Arena, s’il vous plait) lors des finales de la première journée du meeting de l’Océan Indien, à Saint-Paul de La Réunion. Sur 200 mètres, tout de suite esseulée, 27’’70 au 50m, 29’’61, 30’’13 et 29’’94, une légère perte de vitesse et sept mètres sur Dzerkal qui devance à la lutte Mathilde Hoareau (dont la grande sœur, Marjorie, gagnera la finale B) laquelle Mathilde améliore le record réunionnais.

Privée d’adversaire sur 100 mètres brasse, la superbe Julia Efimova ne s’est pas contentée d’assurer. Hosszu étant à ses côtés en finale, elle lui a administré la preuve qu’il valait mieux, pour la Magyar, qu’elle s’éloigne de son pré carré. Elle lui a pris une seconde par longueur de bassin dans la première moitié de course, une seconde et demie par bassin dans la seconde. A l’arrivée, près de sept mètres d’avance pour la Russe, sur la Hongroise titillée par l’Ukrainienne Dzerkal. Un peu plus tard, Hosszu s’est vengée dans le 400 mètres quatre nages. Tout en restant à quatorze secondes de son record du monde, elle a laissé sa suivante à vingt-et-une secondes.

Le 200 mètres masculin est lancé par le Mauricien Marquet, lequel passe en 25’’ juste et 51’’83. A ce moment,  Benoit Desbast (Réunionnais licencié à Sarcelles) est une demi-longueur derrière. Mais il refait son retard dans les deux longueurs suivantes, et s’échappe dès la sortie du virage des 150 mètres. Paltrinieri, espoir italien du 1500 mètres, aura beau lui reprendre un gros mètre cinquante, la victoire reste au Français. Au 50 mètres dos, un certain Shane Tusup, cioyen américain, est venu s’intercaler entre Davil Foldhazi, le vainqueur Hongrois, et Alaan Bobe, le Niçois. Comme chacun sait ce Tusup n’est autre que le coach et mari de Hosszu (Tusup a été un bon nageur scolaire et universitaire aux USA).

DAMES.- 200 mètres : 1. Katinka Hosszu (Hongrie), 1’57’’38 ; 2. Ganna Dzerkal (Ukraine), 2’1’’43; 3. Mathilde Hoareau (CN Possession), 2’1’’73 (record regional); 4. Alizée Moreal (Nice), 2’2’’14.

50 mètres dos: 1. Katinka Hosszu (Hongrie), 27’’24 ; 2. Ganna Dzerkal (Ukraine), 29’’60 ; 3. Taleen Boucher (Saint-Paul), 30’’28.

100 mètres brasse : 1. Julia Efimova (Russie), 1’3’’88 ; 2. Katinka Hosszu (Hongrie), 1’8’’79 ; 3. Ganna Dzerkal (Ukraine), 1’9’’32 ; 4. Solène Gallego (DTOEC), 1’10’’64.

400 mètres quatre nages : 1. Katinka Hosszu (Hongrie), 4’34’’44 (record du meeting) ; 2. Ganna Dzerkal (Ukraine), 4’55’’94 ; 3. Mathilde Hoareau (CN Possession), 5’0’’48.

MESSIEURS.- 200 mètres: 1. Benoit Debast (Sarcelles), 1’48’’59 ; 2. Gregorio Paltrinieri (Italie), 1’49’’83 ; 3. David Foldhazi (Hongrie), 1’50’’09 ; 4. Mathieu Marquet (Maurice), 1’50’’37.

50 mètres dos : 1. David Foldhazi (Hongrie), 25’’70 ; 2. Shane Tusup (USA), 26’’87 ; 3. Alaan Bobe (Nice), 26’’92 ; 4. Pierre-Yves Desprez (Dijon), 27’’01.

100 mètres papillon : 1. David Foldhazi (Hongrie), 54’’69 ; 2. Mathieu Bachmann (Nice), 55’’94 ; 3. Kevin Lucian (Saint-Paul), 56’’13

Saint-Paul: Katinka Hosszu fait ses gammes

28 décembre 2013

Meeting de Saint-Paul

On imagine que, dans un meeting de natation, le plus ennuyeux, pour un nageur, est d’attendre sa course, pendant que les autres nagent. Katinka Hosszu a résolu le problème. Elle nage tout ou presque. A Saint-Paul de La Réunion, compte tenu de l’adversité, se présenter dans toutes les courses revient à les gagner toutes. Trop facilement, semble-t-il, ne s’est-elle pas qualifiée pour la finale du 200 mètres avec six secondes d’avance sur sa suivante, dans un temps qui l’aurait qualifiée pour la finale masculine ? Et n’aurait-elle pas accédé également, avec ses temps, aux finales masculines du 50 mètres dos et du 100 mètres papillon ? Pour pimenter l’affaire, elle a donc décidé de s’engager sur 100 mètres brasse. En présence de la Russe Julia Efimova, la meilleure spécialiste au monde quasiment à égalité avec la Lituanienne Ruta Meilutyte et devant la Jamaïcaine Alia Atkingson. Hosszu, en tant que première « quatre nageuse » du monde, se doit de disposer d’une brasse efficace. Mais elle a évité la course pendant les meetings World Cup. Ce style est, relativement, son point faible. Aussi, sa course des séries, ce matin à Saint-Paul, constitue-t-elle en quelque sorte une première cette année. Elle est restée à une large longueur derrière Efimova, mais elle n’aura pas à rougir de ses 1’9’’30, qui l’auraient presque qualifiée pour la finale masculine !

Hosszu fait donc de ses meetings des séances d’entraînement chronométré. Ce matin, elle a nagé cinq courses, représentant 650 mètres de nage à un rythme soutenu. Elle remettra ça ce soir, y ajoutant un 400 mètres quatre nages (finale directe), soit au total 1,7km. Comme en plus la demoiselle est charmante, souriante et proche de son public, étonnez-vous si sa présence sauve la journée.

Si Hosszu ne suffisait pas en termes de séduction et de classe, ajoutez Julia Efimova et Daniel Gyurta, champions et recordmen du monde du 200 mètres brasse, et vous avez une combinaison gagnante. Les Français ? Pas de grand nom. Seuls Benoit Debast, sur 200 mètres, et Mathieu Bachmann ont remporté les courses de ce matin. Mais ce ne sont que des séries. Les finales ? Attenfdre et voir.

DAMES.- 200 mètres (Séries) : Katinka Hosszu (Hongrie), 1’57’’96 ; Mathilde Hoareau (CN Possession), 2’3’’65 ; Laurina Del’Homme (Paris), 2’4’’21.

50 mètres dos (Séries) : Katinka Hosszu (Hongrie), 27’’96 ; Taleen Boucher (Saint-Paul La Réunion), 30’’37 ; Ganna Dzerkal (Ukraine), 30’’54.

200 mètres dos (séries) : Katinka Hosszu (Hongrie), 2’15’’37 ; Laurine Delhomme (Paris), 2’17’’88 ; Anna Topolanski (Paris), 2’23’’34.

100 mètres brasse (séries) : Julia Efimova (Russie), 1’7’’12 ; Katinka Hosszu (Hongrie), 1’9’’30 ; Ganna Dzerkal (Ukraine), 1’11’’48.

100 mètres papillon (séries) : Katinka Hosszu (Hongrie), 1’1’’63 ; Emma Moreel (DTOEC), 1’2’’84 ; Ganna Dzerkal (Ukraine), 1’3’’21

MESSIEURS.- 200 mètres : Benoit Debast (Sarcelles), 1’51’’63 ; Mathieu Marquet (Maurice), 1’53’’20 ; David Foldhazi (Hongrie), 1’54’’07.

50 mètres dos (séries) : David Foldhazi (Hongrie), 25’’78 ; Alann Bobe (Nice), 26’’96 ; Pierre-Yves Desprez (Dijon), 27’’18.

200 mètres dos (séries) : 1. David Foldhazi (Hongrie), 2’7’’19 ; Pierre-Yves Desprez (Dijon), 2’11’’02 ; Alann Bobe (Nice), 2’16’’28.
100 mètres brasse (séries) : Daniel Gyurta (Hongrie), 1’2’’50 ; David Foldhazi (Hrongrie), 1’4’’81 ; Dimitri Faubourg (Saint-Joseph), 1’5’’53.

100 mètres papillon (séries) : Mathieu Bachmann (Nice), 56’’60 ; David Foldhazi (Hongrie), 56’’77 ; Kevin Lucian (Saint-Paul La Réunion), 57’’67.

L’incroyable Katinka Hosszu

Par Eric LAHMY

27 décembre 2013

Meilleure nageuse européenne de l’année, présente sur tous les fronts de la compétition, mondiaux, championnats d’Europe, Coupe du monde, Katinka Hosszu termine son année à l’île de La Réunion. Vacances ? C’est mal connaître cette femme dont l’acier est inoxydable.

Dans le civil, on l’appellerait Madame Tusup (du nom de Shane, son mari-coach-agent, récemment épousé) mais sans aucun succès garanti. C’est le sous l’identité de Katinka Hosszu qu’elle s’est fait connaître. Si le titre (officieux) de meilleure nageuse du monde pour 2013 pouvait être disputé entre Melissa Franklin et Katie Ledecky (cette dernière a été finalement plébiscitée), Hosszu aurait très bien pu revendiquer un (gros) bout de cette distinction. Elle n’a rien de phénoménal, physiquement, rien qui se compare aux « mètres quatre-vingts » et plus que font les Potec, Muffat, Adlington, Kromowidjojo, Manaudou, Pellegrini, Franklin, Steffen et autres Torres. Elle mesure 1,70m pour 56kg, et les photos révèlent parfois sa musculature fine mais dessinée, parfois une certaine joliesse, mais toujours un sourire jovial. Katinka, personne avenante et sympathique ne nage pas dans la morosité. Mais son année 2013 a été carrément superbe, et sa conception de la natation a quelque chose de « sans précédent » dans l’histoire de ce sport…
Pourtant, après les Jeux olympiques de Londres, la gaieté n’était pas la note dominante. Hosszu était partie aux Jeux pleine d’ambitions basées sur des références chronométriques encourageantes. Mais elle se retrouve éliminée en demi-finales du 200 mètres papillon (2’7’’69), termine dernière de la finale du 200 mètres quatre nages, 4e du 400 mètres quatre nages. Katinka, qui a nagé dans les « eaux mondiales » depuis 2004, année où, à quatorze ans, elle a participé à ses premiers Jeux olympiques, a vu sa carrière décoller vraiment en 2009, après sa première année d’entraînement chez Dave Salo, l’entraîneur de l’Université de Southern California. Cette année, elle devient championne du monde du 400 mètres quatre nages, devant Stephanie Rice, enlève le bronze sur 200 mètres papillon et 200 mètres quatre nages. En 2010, à Budapest, elle a été championne d’Europe du 200 mètres quatre nages, du 200 mètres papillon, du relais quatre fois 200 mètres, 2e du 400 mètres quatre nages. Après une année 2011 décevante au regard de ses aspirations, Katinka repart du bon pied aux championnats d’Europe (or sur 200m papillon, 200 et 400 quatre nages, argent du quatre fois 200 mètres).

Retour des Jeux, c’est une Hosszu en berne qui rencontre Salo. Lequel ne peut lui donner une raison de ses échecs qui la satisfasse, ou la rassure. Hosszu décide de nager à Budapest. La saison hivernale suivante est éblouissante. Elle enlève la victoire aux meetings de World Cup (la compétition en huit étapes en petit bassin organisée par la FINA), triomphe dans ses épreuves classiques aux championnats d’Europe en petit bassin de Chartres, en novembre 2012), puis du monde (deux or, deux argent, un bronze).

Shane et Katinka ont un projet, créer à Budapest la meilleure école de natation d’un pays passionné de sport et qui a donné, en un siècle, un nombre très élevé de grands champions. Et pour cela, ils se bougent. Dans leur programme, ils ont réservé un peu de temps à leur mariage. Pendant la lune de miel (durée non spécifiée) aux Seychelles, dans un hôtel disposant d’une piscine de 50 mètres, Katinka nagea 31 kilomètres. Comment le sait-on ? La distance qu’elle parcourra a fait l’objet d’un concours ouvert aux Hongrois. Le vainqueur de ce concours avait parié sur 32 kilomètres. Bien visé…

Aux mondiaux 2013, Katinka Hosszu avait redressé la barre. Elle remporte le 200 mètres quatre nages en 2’7’’92 devant Alicia Coutts, 2’9’’39, et Mireia Belmonte, 2’9’’45. A noter que ses temps des séries, 2’8’’45, et de sa demi-finale, 2’8’’59, lui auraient suffi pour l’emporter. Elle gagne aussi le 400 mètres quatre nages en 4’30’’41 devant Belmonte, 4’31’’21 et Elizabeth Beisel, 4’31’’69. Katinka finit 3e du 200 mètres papillon (en 2’5’’9) derrière Liu Zige, 2’4’’59 et Mireia Belmonte, 2’4’’78. Elle s’est brillamment qualifiée, deuxième temps, sur 100 mètres dos, en 59’’40, derrière Melissa Franklin, 59’’13, mais ne se présente pas en demi, et préfère se réserver pour la finale du 200 mètres quatre nages. Elle est aussi 6e du 200 mètres dos (2’9’’08) loin derrière Franklin intouchable. Sur 200 mètres libre, après s’être qualifiée brillamment avec le deuxième temps (1’56’’73), elle est première éliminée dans des  demis piégeuses, battue d’un sixième par Charlotte Bonnet.

Après les mondiaux, Katinka reprend le collier de la World Cup. Celle-ci démarre à Eindhoven, les 7-8 août, quelques jours après Barcelone. Katinka est sur sa forme catalane. Elle nage six courses, monte sur quatre podiums, dont trois à la plus haute marche. Et bat les records mondiaux des 200 mètres et 400 mètres quatre nages (2’4’’39 et 4’22’’18). Les 10 et 1, la voici à Berlin, présente à la deuxième étape. Elle nage peu (au regard de ses normes habituelles) : cinq courses « seulement » et en gagne quatre. Sans doute vise-t-elle de gosses performances, en tous cas, c’est ce qui se passe, car elle réalise les records mondiaux du 100 mètres quatre nages (57’’45 dans les séries) et du 400 mètres quatre nages qu’elle rétrécit d’une grosse seconde, en 4’20’’85. Elle enlève aussi le 200 papillon et finit 2e du 200 libre.

Deux mois plus tard, deuxième rafale des meetings. A Moscou, les 12 et 13 octobre, Katinka est engagée dans douze courses, se qualifie dans toutes les finales, en gagne trois (200m4nages, 4004nages, 200papillon), est 2e du 200 mètres, du 800 mètres, du 50 mètres dos, du 100 mètres quatre nages, 3e des 100 et 200 mètres dos, et du 100 mètres papillon, et n’est pas invitée aux podiums que dans deux courses, le 400 mètres (où elle nage volontairement neuf secondes moins vite qu’en séries) et au 50 mètres papillon (septième). Elle nagera encore douze épreuves à Dubaï, les 17-18 octobre, et à Doha (20-21 octobre), onze à Singapour (5-6 novembre) dix à Tokyo (9-10 novembre), et à Pékin (13-14 novembre). Au total, elle dispute 78 courses de la World Cup, ce qui implique 143 plongeons de départ entre les séries et les finales. Elle gagne à 32 reprises, termine douze fois 2e et douze fois 3e. Ses gains s’élèvent  à 365.000 dollars. Elle améliore finalement six records mondiaux.

Fatiguée, Hosszu ? Que nenni, la voilà aux championnats d’Europe de Herning, aux Pays-Bas, où elle continue de se bien comporter. Mireia Belmonte, qui s’est préparée spécialement pour ces épreuves, sera la grande nageuse à Herning, et enlèvera 400m, 800m, 200m papillon et 400m quatre nages. Mais Katinka ne partira pas bredouille, enlevant le 200 mètres quatre nages et finissant 2e des 100m et 400m quatre nages.

Le déplacement à l’île de la Réunion ressemblera à des vacances pour Katinka, mais des vacances studieuses. La fille est comme ça. On ne refait pas quelqu’un qui nage 31 kilomètres pendant sa lune de miel.

Hosszu, vacances studieuses à La Réunion.

Le meeting dit de La Réunion, plus exactement de l’Océan Indien, en est à sa 25e édition. La Mairie de Saint-Paul, dans son complexe aquatique, a accueilli les plus grands noms de la natation mondiale. L’attrait de l’île de la Réunion s’ajoute à celui du meeting proprement dit. En plein hiver, le climat local n’est pas un avantage à dédaigner, et les Européens n’hésiteront pas d’affronter les dix heures de vol du voyage pour améliorer leur teint. Les Français Stephan Caron, Catherine Plewinski, Laure Manaudou, Solenne Figues, Diane Buy-Duyet, Alain Bernard, Frédéric Bousquet, Camille Lacourt, mais aussi les Russes Selkov, Korneev les Allemands Buschschulte, Steffen, Bielderman, les Hollandais Van Den Hoogenband, Kromowidjojo, les Italiens Rosolino, Magnini, les Ukrainiens Lisogor, Klochkova, etc., voilà les noms qu’on peut proposer, parmi celles et ceux qui n’ont pas hésité à faire le déplacement. Cette année, on annonce quelques vrais champions, comme les Hongrois Katinka Hosszu, meilleure nageuse européenne de l’année, Daniel Gyurta, le champion olympique et du monde du 200 mètres brasse et David Foldhazy, un espoir du dos européen et mondial. S’ajoutent l’Ukrainienne Julia Efimova, don’t on ne peut dire qui, d’elle ou de Ruta Meilutyte, est la meilleure brasseuse du monde, et l’un des grands en devenir du 1500 mètres mondial, l’Italien Gregorio Paltrinieri. A quoi s’ajoute une excellente sélection d’Îled-de-France ainsi que les mailleurs nageurs réunionnais, la natation de l’île de l’Océan Indien étant particulièrement vigoureuse…

Nageurs d’Île-de-France : Filles. DELHOMME Laurine (1997)-   SIMOENNS Célia (1999)-   SIMOENS Jeanne (2000)-   VADROT Caroline (1996)-   SIMONETTI Romane (1999)-   TOPOLANSKI Anna (1998)/ Garçons :-   BOURSAC CERVERA Thomas (1999)-   CRASSOOUS Thomas (1999)-   DA SILVA Anderson (1998)-   PANAGET Esteban (2000

LE DUEL AUX USA MALGRE UNE SUPERBE BELMONTE

21 décembre 2013

Les Américains ont enlevé le Duel in the Pool, d’une toute petite marge, 132pts à 131pts. La compétition n’a pas donné de très grandes performances, mais elle est à part en raison de son aspect spectaculaire. Pas de séries, finales directes, et l’aspect particulier de duel, dans lequel chaque course individuelle entre dans un total d’équipe et donc donne à chaque partie sa part dans le suspense général. Lesténors nont pas tous été à la fête. Katie Ledecky était loin de sa meilleure forme et Yannick  Agnel a subi la course sur 200m, s’est bien rattrapé sur 100m et a nagé correctement sur 400m. L’Espagnole Mireia Belmonte a été l’héroïne de ces journées avec des victoires sur 400m quatre nages, 400 et 800 libre. Conor Dwyer a remporté deux courses, 200m et 400m quatre nages

 

400 mètres 4 nages : 1. Mireia Belmonte, EUR, 4’24’’58 ; 2. Aimée Willmott, EUR, 4’26’’80 ; 3. Caitlin Leverenz, USA, 4’28’’45 ; Hannah Miley, EUR, 4’29’’50 ; 5. Megan Hawthorne, USA, 4’30’’22.

400 mètres 4 nages: 1. Conor Dwyer, USA, 4’1’’76 ; 2. Chase Kalisz, USA, 4’2’’40 ; 3. David Verraszto, EUR, 4’3’’04.

100 mètres : 1. Michelle Coleman, EUR, 52’’65 ; 2. Shannon Vreeland, USA, 52’’73 ; 3. Olivia Smoliga, USA, 52’’74 ; ; 4. Simone Manuel, USA, 52’’83.

100 mètres : 1. Yannick Agnel, EUR, 47’’13 ; 2. Adam Brown, EUR, 47’’24 ; 3. Antony Ervin, 47’’36.

200 mètres dos: 1. Daryna Zevina, EUR, 2’1’’62 ; 2. Simona Baumrtova, EUR, 2’4’’06.

200 mètres dos : 1. Eugene Godsoe, USA, 1’52’’14 ; 2. Tyler Clary, USA, 1’52’’27.

200 mètres brasse : 1. Micah Lawrence, USA, 2’19’’15 ; 2. Breeja Larson, USA, 2’22’’20.

200 mètres brasse: 1. Michael Jamieson, EUR, 2’1’’83 ; 2. Marco Koch, EUR, 2’1’’90 ; 3. Kevin Cordes, USA, 2’2’’38 ; 4. Andrew Willis, EUR, 2’4’’64.

100 mètres papillon : 1. Jeannette Ottesen-Gray, EUR, 56’’78 ; 2. Claire Donahue, USA, 56’’83.
100 mètres papillon : 1. Tom Shields, USA, 59’’80 ; Ivan Ledjer, EUR, 51’’67.

400 mètres : 1. Mireia Belmonte, EUR, 3’57’’65 ; 2. Melani Costa, EUR, 3’59’’14 ; 3. Lotte Friis, EUR, 4’0’’195. Claire Sutton, USA, 4’2’’67 ; 6. Katie Ledecky, USA, 4’2’’68 ; 7. Gillian Ryan, USA, 4’2’’88.

400 mètres : 1. Michael Klueh, EUR, 3’39’’94 ; 2. Yannick Agnel, EUR, 3’40’’19 ; 3. Conor Dwyer, USA, 3’40’’24.

4 fois 100m 4 nages : 1. Europe (Simona Baumrtova, Monique Nuhuis, Jeannette Ottesen-Gray, Francesca Halsall), 3’49’’14 ; 2. USA (Olivia Smoliga, Breeja Larson, Claire Donahue, Megan Romano), 3’51’’38.
4 fois 100m 4 nages : 1. USA (Eugene Godsoe, Kevin Cordes, Tom Shields, Immy Feigen), 3’23’’34; 2. Europe (Chros Walker-Hebborn, Daùmir Dugonjic, Avan Lendjer, Yannick Agnel)), 3’25’’42.

800 mètres: 1. Mireia Belmonte, EUR, 8’7’’90; 2. Lotte Friis, EUR, 8’10’’40 ; 3. Jazmin Carlin, EUR, 8’12’’01.

800 mètres : 1. Michael McBroom, USA, 7’33’’99 ; 2. Pal Joensen, EUR, 7’39’’69.

200 mètres : 1. Michelle Coleman, EUR, 1’53’’63 ; 2. Katie Ledecky, USA, 1’53’’83 ; 3. Melani Costa, EUR, 1’53’’96 ; ; 4. Shannon Vreeland, USA, 1’54’’37 ; 5. Femke Heemskerk, EUR, 1’54’’45.

200 mètres : 1. Conor Dwyer, USA, 1’41’’68 ; 2. Tyler Clary, USA, 1’43’’84;… 5. Yannick Agnel, EUR, 1’45’’55.

100 mètres dos: 1. Olivia Smoliga, USA, 57’’96; 2. Simona Baumrtova, EUR, 57’’11 ; 3. Daryna Zevina, EUR, 57’’16.
100 mètres dos : 1. Eugene Godsoe, USA, 50’’08 ; 2.Tom shields, USA, 50’’18 ; 3. Chris Walker-Hebborn, EUR, 50’’55.

100 mètres brasse: 1. Jessica Hardy, USA, 1’4’’65 ; 2. Micah Lawrence, USA, 1’5’’27; 3. Sophie Allen, EUR, 1’5’’39.

100 mètres brasse : 1. Kevin Cordes, USA, 56’’88 ; 2. Marco Koch, EUR, 57’’05 ; 3. Damir Dugonjic, EUR, 57’’08 ; 4. Michael Jamieson, EUR, 57’’52.

200 mètres papillon : 1. Mireia Belmonte, EUR, 2’3’’31 ; 2. Cammile Adams, USA, 2’4’’61.

200 mètres papillon : 1. Tom Shields, USA, 1’50’’61 ; 2. Velimir Stjepanovic, EUR, 1’52’’06 ; 3. Roberto Pavoni, EUR, 1’52’’87.

50 mètres : 1. Francesca Halsall, EUR, 23’’93 ; 2. Jeannette Ottesen-Gray, EUR, 24’’02.

50 mètres : 1. Jimmy Feigen, USA, 21’’20 ; 2. 2. Anthony Ervin, USA, et Cullen Jones,  USA, 21’’27.
200 mètres 4 nages : 1. Sophie Allen, EUR, 2’5’’90 ; 2. Caitlin Leverenz, USA, 2’6’’77 ; 3. Hannah Miley, EUR, 2’8’’55 ; 4. Aimée Willmott, EUR, 2’8’’60.

200 mètres 4 nages : 1. Conor Dwyer, USA, 1’53’’51.

4 fois 100 mètres : 1. Europe (Michelle Coleman, Jeannette Ottesen-Gray, Francesca Halsall, Femke Heemskerk), 3’27’’70 ; 2. USA (Shannon Vreeland, Simone Manuel, Olivia Smoliga, Megan Romano), 3’28’’96.

4 fois 100 mètres: 1. USA (Jimmy Feigen, Anthony Ervin, Tom Shields, Cullen Jones), 3’6’’66 ; 2. Europe (Yannick Agnel, Adam Brown, Benjamin Proud, Robbie Renwick), 3’7’’95.

Résultat: 1. USA, 132pts ; 2. Europe, 131pts.

 

EUROPE CONTRE USAL DUEL IN THE POOL DESEQUILIBRE,

20 décembre 2012

 

Les noms des engagés ne laissent aucun doute, les Américains formeront une équipe beaucoup plus proche de ce que les 50 Etats font de mieux que les Européens qui les rencontrent aujourd’hui (19 heures) et demain à Glasgow. Si les Amricains ont perdu en route Melissa Franklin et Ryan Lochte, côté européen, pas de Florent Manaudou, ni Stravius, ni Charlotte Bonnet, côté français; ni les frères Gyurta, récents champions d’Europe en brasse et sur 1500 mètres, ni Katinka Hosszu, ni Meilutyte, ni encore Sjoestroem, bref, si les Américains ont largement remporté les précédentes éditions, on les voit mal perdre leur prérogative.

LES AMERICAINES.- Katie Ledecky, 16 ans, 200m, 400m, 800m, 1500m. Shannon Vreeland, 22 ans, 200m. Camillle Adams, 22 ans, 200m papillon. Simone Manuel, 17 ans, sprint. Jessica Hardy, 26 ans, brasse. Caitlin Leverenz, 22 ans, 200m 4 nages. Micah Lawrence, 23 ans, 200m brasse. Claire Donahue, 24 ans, 100m papillon. Chloe Sutton, 21 ans, 400m, 800m. Megan Romero, 22 ans, relais. Kathleen Baker, 16 ans, dos. Sarah Henry, 21 ans, 4 nages. Megan Howthorne, 21 ans, 400m 4 nages. Breeja Larson, 21 ans, brasse. Olivia Smoliga, 19 ans, 50, 100 dos. Gillian Ryan 18 ans, 800m. Kendyl Stewart, 19 ans, 50 papillon, 200m dos

LES EUROPEENNES.- Simona Baumrtova, Rép. Tchèque, 22 ans, 100 mètres dos. Petra Chocova, Rép. Tchèque, 27 ans, brasse. Lotte Friis, Danemark, 25 ans, 1500, 800, 400m. Jeannette Ottesen-Gray, Danemark, 25 ans, 100m, 50 et 100 papillon. Franziska Hentke, Allemagne, 24 ans, papillon. Sophie Allen Grande-Bretagne, 21 ans, 4 nages. Lauren Quigley, Grande-Bretagne, 18 ans, 50 et 100 mètres dos. Almee Willmott, Grande-Bretagne, 20 ans, 400m4 nages et 800m. Jazmin Carlin, Grande-Bretagne, 23 ans, 4 fois 200m, 400m, 800m, 1500m. Hannah Miley, Grande-Bretagne, 24 ans, 400m quatre nages. Francesca Halsall, Grande-Bretagne, 23s, 50 et 100m. Fiona Doyle, Irlande, 22 ans, 100m 200m brasse. Melani Costa, Espagne, 24 ans, 400m. Mireia Belmonte Garcia Espagne, 200 papillon, 400m4 nages, 800, 1500m. Michelle Coleman, Suède, 20 ans, 100m, 4X100m. Femke Heemskerk, Pays-Bas, 26 ans, relais 4x100m. Monique Nijhuis, Pays-Bas, 25 ans, 50-100 brasse. Ranomi Kromowidjojo, Pays-Bas, 23ans, 50-100m. Daryna Zevina, Ukraine, 19 ans, dos.

LES AMERICAINS. Conor Dwyer, 24 ans, 200m, 400m. Kevin Cordes 20 ans, brasse. Tom Luchsinger, 19 ans, 200m papillon. Chase Kalisz, 19 ans, 400m4nages. Anthony Ervin, 32 ans, 50m. Jimmy Feigen, 24 ans, 100m. Michael McBroom, 22 ans, 800m. Matt McLean, 25 ans, 200m (relais). Eugene Godsoe, 50 et 100 dos et papillon. Nick Fink, 20 ans, brasse. Shane Ryan, 19 ans, sprint dos crawl. Cullen Jones, 29 ans, 50m. Tyler Clary, 24 ans, 200m dos, 400m 4 nages. Michael Klueh, 26 ans, 4 fois 200m. Cody Miller, 21 ans, 100 et 200m brasse. Tom Shields, 22 ans, 50, 100, 200 papillon. Michael Weiss, 22 ans, 400m 4 nages.

LES EUROPEENS. -Pal Joensen, Féroé, 23ans, 1500 mètres. Yannick Agnel, France, 21 ans, 100m, 200m, 400m. Yannick Leherz, Allemagne, 24 ans, dos, 4 nages. Marco Koch, Allemagne, 23 ans, 200m brasse. Roberto Pavoni, Italie, 22 ans, 400m quatre nages. Craig McNally, Grande-Bretagne, 20 ans, 200m dos. Michael Jamieson, Grande-Bretagne, 25 ans, 200m brasse. James Guy, Grande-Bretagne, 18 ans, 200m, 400m. Andrew Willis, Gra ans,  nde-Bretagne, 23 ans, 200m brasse. Chris Walker-Hebborn, Grande-Bretagne, 23ans, 200 m dos. Robbie Renwick, Grande-Bretagne, 25 ans, 200m. Adam Brown, Grande-Bretagne, 24 ans, 50 et 100m. Ben Proud, Grande-Bretagne, 19 ans, 50m papillon. David Verraszto, Hongrie, 25 ans, 400 4 nages. Bence Biczo, Hongrie, 20 ans, 200m papillon. Radoslaw Kawecki, Pologne, 22 ans, dos. Velimir Stjepanovic, Serbie, 20 ans, 200m, 200m papillon. Ivan Lendjer, Serbie, 23 ans, papillon. Damir Dugonjic, Slovénie, 25 ans, 50 et 100 brasse.

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Duel in the Pool : esprit (européen) es-tu là ?

19 décembre 2013

On ne savait pas que la Grande-Bretagne pouvait être un bastion de l’esprit européen, et que l’esprit en question serait trahi (entre autres) par la France. C’est pourtant ce qui se passe en natation, où la compétition de ce week-end, en l’occurrence baptisée Duel In The Pool, qui consiste, comme son nom l’indique, en un duel aquatique (entre les USA et l’Europe), et qui paraissait assez équilibrée, tourne à l’avantage des Américains en raison d’un déluge de forfaits français de dernière minute : Charlotte Bonnet et Camille Muffat côté filles, Florent Manaudou, Jérémy Stravius, Fabien Gilot et Frédéric Bousquet côté garçons. Seul Manaudou, blessé, a une raison valable de s’absenter (même s’il est vrai que l’abondance des compétitions contraint les meilleurs nageurs à ne pouvoir tout accepter)…

C’est d’ailleurs ce qui s’est passé. La formidable explosion des calendriers de compétition ne laisse pas  aux nageurs le temps de défaire leurs valises et aux maillots et aux serviettes de bain de sécher. Il faut bien que cela cesse à un moment ! Duel In The Pool en a fait les frais. La formation est pour une bonne moitié britannique, mâtinée de belles individualités du nord de l’Europe, et de deux inévitables Espagnoles, Costa et Belmonte Garcia.

De la à dire que le duel est à l’eau, il n’y a qu’un pas, mais être à l’eau ce n’est pas grave quand on sait aussi bien nager ! L’équipe américaine est sur place au Tollcross International Swimming Centre de Glasgow depuis avant-hier matin. La piscine, qui accueillera l’an prochain les courses de natation des Jeux du Commonwealth, compétition d’une aura inimaginable chez nous dans les pays anglo-saxons où ils ne le cèdent en valeur devant les Jeux olympiques, est fin prête pour deux jours de courses de haute facture.

Melissa Franklin et Ryan Lochte absents (abandon de dernière minute sur blessure), les Stars (and Stripes) de l’équipe US seront Katie Ledecky, Jessica Hardy et Tyler Clary.
Côté vieux continent, on ne sera pas démunis, avec la double championne olympique néerlandaise Ranomi Kromowidjodjo, les Danoise Lotte Frijs et Jeanette Ottesson-Grey et, bien entendu, notre Yannick Agnel national.

Le Duel in the Pool est présenté de l’autre côté du Channel comme la Ryder Cup de la natation. Faut traduire ça, du côté de Ménilmontant, vu que la Ryder Cup, ça n’évoque rien aux oreilles ! La Ryder Cup est l’épreuve de golf par équipes qui oppose USA et Europe depuis des années et qui est suivie de façon religieuse dans les nations golfiques. Bien sûr, chez nous, on ne saisit pas trop, même s’il y a deux ans, la France a réussi à en enlever l’organisation, mais c’est comme la passion du cricket, cela se vit, mais cela ne s’explique pas.

Jusqu’ici, les USA n’ont eu aucun mal dans les différents Duels in the Pool, ils les ont tous gagné, parfois par des différences abyssales. Tout cela avait commencé, en 1999, sous la forme d’une rencontre USA-Australie, puis d’autres types d’affrontements ont suivi, toujours dans l’idée d’une rencontre à deux, dont les Américains sont très friands. Disons que les équipes européennes n’ont jamais été très consistantes dans ce match, un peu parce que l’esprit européen a quelque mal à entrer dans les états d’esprit (par exemple la Ligue Européenne de Natation ne s’y implique guère), beaucoup parce qu’avec le calendrier mondial inflationniste, il faut bien faire un choix et trouver du temps pour s’entraîner. C’est d’ailleurs l’explication que Jérémy Stravius donnait à sa décision de ne pas faire le déplacement de Glasgow. Comme ce n’est pas un passage obligé défini par la Fédération, on ne se déplace pas. Seul Agnel, expatrié aux USA qui ne nage pas les épreuves NCAA (universitaires) et a refusé de venir faire le programme européen, sera à Glasgow où il devrait être en lice sur 200 mètres, 400 mètres et quatre fois 100 mètres.

Le programme ? Vendredi, 19 heures: 400 mètres quatre nages, 100 mètres, 200 mètres dos, 200 mètres brasse, 100 mètres papillon, 400 mètres, 4 fois 100 mètres quatre nages. Samedi, 14 heures, 800 mètres, 200 mètres, 100 mètres dos, 100 mètres brasse, 200 mètres papillon, 50 mètres, 200 mètres quatre nages, 4 fois 100 mètres. Soit le programme olympique moins  le relais 4 fois 200 mètres, le 1500 mètres messieurs étant remplacé par une 800 mètres. L’épreuve masculine suit immédiatement l’épreuve féminine correspondante.

 

(1). Pour le prochain Duel In The Pool, nous proposons d’engager une seule nageuse pour l’Europe, Katinka Hosszu. La Hongroise pourrait présenter toutes les courses féminines, relais compris, en gagner une moitié et signer quelques autographes avec le sourire entre chaque épreuve.