Mois : octobre 2017

CONFÉRENCE DE RENTRÉE DE LA FÉDÉRATION FRANÇAISE DE NATATION, CONTINUITÉ ET RUPTURE

Éric LAHMY

Samedi 21 Octobre 2017

La première conférence de presse de rentrée de la Fédération marque une rupture avec celles de l’ère précédente ; par exemple, on a évité les discours de sous-préfecture et les imparfaits du subjonctif immaîtrisés du personnage qui tenait la place depuis 24 ans. Dire que cela a manqué serait mensonger. Au rez-de-chaussée de l’immeuble où la F.F.N. a installé son siège, rue Scandicci, à Pantin, on a parlé ce vendredi de choses sérieuses.

A l’arrivisme a succédé me semble-t-il une ambition vraie. A l’histrionisme narcissique et amoureux de la formule à l’emporte pièce mais vide, succède avec Gilles SEZIONALE, président depuis le 2 avril dernier, un homme pondéré, qui essaie d’exposer sans effets de manche sa politique et son travail, et dont l’enthousiasme s’enracine dans un solide réalisme et une vraie volonté. L’homme a quelque chose d’apaisant, chose qui convient à la situation. Le pharmacien de profession joue ici l’infirmier, qui panse les plaies de cette natation, tant bousculée depuis la mort de Christian Donzé.

Sezionale, je ne l’avais jamais rencontré, jusqu’à hier. Et je suis frappé, pendant tout le temps où je l’observe, par ses expressions. Souriant, souvent, et alors communiquant une vraie chaleur, mais aussi, par moments, rêveur, comme perdu dans ses pensées – ou encore à la fois  là et ailleurs, comme si, présent en surface, il entrait en lui-même et poursuivait à je ne sais quelle profondeur une réflexion plus ou moins lointaine et vaguement triste. A ces moments, il a l’air de méditer.

Il se présente entouré des personnes-clé de chaque secteur, sur qui il s’appuiera pour mener sa politique : le nouveau directeur général, Laurent CIUBINI, le directeur technique Julien ISSOULIE, et pour la bonne cause, Alain BERNARD, notre champion olympique du 100 mètres des Jeux de Pékin, devenu une sorte d’« ambassadeur de luxe » de la Fédé ; soit, autour du politique, l’administratif, le technicien, le champion.

Notre société a le chic de tout embrouiller, de tout complexifier. C’est l’époque, bas-empire ou moyen-âge, où nous nous trouvons qui veut ça. Une époque qui illustre parfaitement l’idée d’entropie généralisée. A la Fédé, j’ai l’impression que ces dernières années, plus l’on détricotait, plus on embarbouillait. Il ne s’agit pas seulement d’un travers, ou d’un souci avéré de n’importe quoi. Mais affiner le travail, définir de nouvelles pistes, c’est passer d’une géométrie plane à deux dimensions à une géométrie Riemanienne, dans l’espace à quatre, ou dix, dimensions.

Bon, c’est une image. La physique moderne travaille comme ça. La formation du champion de natation aussi. Au siècle dernier, l’aventure sportive, c’était une piscine (pas toujours), un nageur, un entraîneur (parfois). Maintenant, autour du « couple », c’est toute une cohorte, qui pousse dans la même direction, c’est aussi un planning assez touffu, quoique rigoureusement pensé, de déplacements divers, stages et compétitions.

Avec le programme très étoffé, voulu tel à la FINA, briller, pour une nation, au plan international, c’est chercher à piquer des places de podiums un peu partout. Pour obtenir la 4e place au classement des nations des mondiaux de Budapest, en août dernier, la France a dû tout casser en eau libre, grappiller un or inattendu en plongeon, tout en se contentant de la 12e place en natation de piscine (ce qui est faible, mais devance le Japon !) et en prenant, j’imagine, pour un investissement à moyen terme la présence du water-polo (11e) et pour un autre investissement, mais à fonds perdus, celle de la natation synchronisée… Le sport, aujourd’hui, coûte cher.

Il n’est pas certain qu’on puisse définir ce qui a changé à la Fédération depuis le 2 avril. Ce n’est sans doute qu’un état d’esprit, et l’impression de voir the right men (and women), in the right places… ou peut-être tout simplement des personnes de bonne volonté, et un président qui, au lieu de peser pour marquer son territoire, veut jouer un rôle, qui sait, d’animation, et d’impulsion. Et puis aussi qui a des idées…

Une conférence de presse, c’est une auberge espagnole, sans doute beaucoup aussi parce que la presse moderne décide trop souvent à l’avance de ce qu’elle veut y découvrir. La dictature de l’angle fait qu’on ne sait pas trop ce qui sera retenu de ce qu’on dit. L’un des sujets possibles s’était envolé et se situait à 9.713 kilomètres de Pantin, là où se trouvait Stéphane Lecat, actuellement en stage au Japon avec ses filles et garçons de l’eau libre.

ISSOULIE, LECAT, MARTINEZ, THE RIGHT MEN IN THE RIGHT PLACES

Restaient quelques sujets, le DTN Julien Issoulié dont le discours ressemblait bien à ce qu’on nous avait dit de lui, personnage consensuel désireux de travailler en chef d’équipe, de parler et de partager avec tout le monde. Et Richard Martinez, l’entraîneur de Font-Romeu bombardé (enfin) directeur de la natation, qui ajoutait au DTN le poids de son charisme technique incontesté. Martinez désireux de rester quand même installé dans ses montagnes, qui risquait donc d’effectuer ces prochaines années pas mal de va-et-vient à travers l’Hexagone, et qui serait secondé par Denis Auguin et Olivier Nicolas.

La nouvelle nomenclature ne pose pas en soi de problèmes, sauf que, entre autres, Font-Romeu n’a plus d’entraîneur titulaire. Anne RIFF a changé d’orientation ; toujours à Font-Romeu et reliée au CREPS de Montpellier, elle est perdue pour la natation. Une solution était possible avec l’arrivée sur place de Fanny BABOU, que Richard MARTINEZ encourageait. Mais la candidature de l’ancienne championne de France de brasse avait été repoussée par l’ancien DTN, Jacques FAVRE, pour d’obscures raisons. Le départ de FAVRE aurait pu relancer Fanny, mais celle-ci, entretemps, s’est recasée ailleurs avec sa petite famille, a acheté une maison. Adieu Babou ! Aujourd’hui, Robin PLA est aux commandes, mais c’est encore un jeune, formé jusqu’ici au service recherches. Et on entend parler à nouveau de VERGNOUX. « Vergnoux est dans les tuyaux », confirme Martinez. Mais faudrait qu’il en sorte, dans la bonne direction, et il est toujours entraîneur chef de la natation espagnole…

Ce ne sont peut-être que de petits aléas, des soucis à aplanir. Le technique semble être entre de bonnes mains, avec ces personnes ici nommées, incontestables de par leur compétence et leur vision de l’humain. Ce ne sera jamais parfait, mais on va faire pour le mieux. Et les enjeux sont définis par d’autres critères également, par exemple par le fait que les Jeux olympiques de 2024 auront lieu à Paris, que « chez soi, ce n’est pas la même chose, » et que le ministère a déjà annoncé le nombre de médailles qu’il faudrait ramener (c’est-y pas fort ?).

DU PARI AMBITIEUX, REPRENDRE LA GESTION DE LA PISCINE OLYMPIQUE APRES LES JEUX DE PARIS EN 2024, A L’ETAT DRAMATIQUE DU PARC DES PISCINES DE FRANCE

Le passage d’un président à l’autre, dans cette optique olympique, qu’a-t-il changé ? Tout. Sous la précédente présidence, la Fédération avait refusé la gestion du bassin olympique (lequel devrait entrer en fonction un an avant les compétitions, et donc en 2023) après les Jeux. Elle paierait seulement une redevance, pour installer ses locaux sur place et louer quelques lignes d’eau à l’année.

Sezionale a décidé que la Fédération se monterait moins cauteleuse. La fosse à plongeon devait être comblée, ou plutôt rasée ? Il n’en est plus question. La FFN va s’atteler à gérer la piscine, ce qui n’est pas chose facile. « Mais notre idée est d’encourager les clubs à gérer ces outils, quelle valeur d’exemple serait la nôtre si nous nous défilions, pour notre part », explique le président. Il s’agit en l’occurrence d’une décision extrêmement courageuse, et sans doute déterminante pour l’avenir du sport de la natation, face au déploiement des concepts « ludiques », qui le vident de tout son contenu pédagogique, d’apprentissage et de perfectionnement. Enjeu délicat, plus difficile, d’une certaine façon, que de gagner une médaille olympique !

Cela ne concerne qu’UN bassin. Mais Laurent Ciubini avait rappelé, un peu plus tôt, l’état parfois dramatique dans lequel se trouvait le parc des piscines de France, construites dans les années 1970, et qui, ayant considérablement vieilli et ayant été souvent fort mal entretenues, ferment les unes après les autres. Un autre plan piscines s’impose donc, et là encore, Gilles Sezionale a son idée. Il faudra, professe-t-il, dans bien des cas tourner le dos à la « piscine-cathédrale », fort coûteuse, et reprendre ce qui a été fait à Nice, avec ce bassin de dix lignes d’eau inauguré en 2013, utilisé depuis par Fabrice Pellerin, qui revient cinq fois moins cher et peut donc réduire d’autant son budget, son déficit d’exploitation…

L’ART D’AVOIR LA MAIN LESTE ET LES ALÉAS DE LA MANIERE FORTE

Éric LAHMY

19 Octobre 2017

Un club de natation canadien, le Keyano Swim Club (Edmonton), qui avait engagé un entraîneur britannique, a décidé de réviser sa position. Le coach en question, Rob Greenwood, aurait présidé à un « scandale » lié à la « culture de la peur » instaurée à la Fédération britannique, British Swimming. Viré avant d’être enrôlé !

Selon Liam Morgan, qui détaille l’affaire pour le site Inside the Games, le Greenwood en question est l’ancien patron (head-coach) de l’équipe nationale de natation handicapée. La BBC, la grande chaîne britannique d’information, a révélé que le programme de performances des paralympiques avait été affecté par un certain nombre de brimades et d’intimidations. En conclusion, le rapport confidentiel sur lequel s’appuyait la BBC estimait que Greenwood était le responsable de ce climat de peur.

Greenwood aurait aussi utilisé des termes péjoratifs pour décrire certains jeunes athlètes, et divulgué des informations médicales confidentielles à un psychologue de l’équipe. Toujours selon la BBC, il exigeait d’athlètes des performances que leur handicap les empêchait d’atteindre (on se demande bien comment), et agissait de manière intimidante. Quelques paralympiques du programme étaient « visiblement stressés » en s’adressant aux enquêteurs chargés de mettre en lumière ces accusations.

Une partie de cette affaire illustre le paradoxe de la haute compétition dans le sport handicapé. Un handicapé peut-il faire de la compétition ? Oui. Doit-il le faire comme un valide ? Oui et non. Peut-on le soumettre à un effort maximal ? Oui, dit le compétiteur. Non dit l’invalide.

Il est remarquable qu’à l’issue de cette saison où le coach utilisa des termes jugés répréhensibles, les nageurs paralympiques britanniques ramenèrent 47 médailles dont 16 d’or et finirent deuxièmes au tableau par équipes. A l’issue de la saison, Greenwood fut élu entraîneur de l’année. Alors?

Des entraîneurs qui houspillent leurs nageurs pour en tirer le maximum, voilà qui entre totalement dans la culture de la  natation. Je ne parle pas seulement de l’Asie, où l’on va plus loin encore, parce que le châtiment corporel fait partie du jeu Le nageur adhère souvent à une telle philosophie, dont il peut estimer qu’elle va lui permettre de progresser.

La frontière est mince entre l’exigence et l’abus. D’après la BBC, Greenwood l’avait traversée…

Chaque natation, chaque génération, ont connu leurs brutes à têtes de coachs (coachs à têtes de brutes ?). Autour des bassins, on nous contait parfois que tel, ou tel, se comportait de façon bizarre, abusive, violente, avec ses nageurs. Les comportements limites étaient rares. D’ailleurs, relevait à ce sujet Catherine Grojean, ex-championne de France et ancienne directrice d’Arena, « ce sont généralement de mauvais entraîneurs. » On m’a récemment fait suivre une vidéo d’entraînement où un entraîneur fait une grosse voix pour virer son nageur de demi-fond. Il semble que plus d’une personne en a été choquée. Moi un peu seulement. Cela ne me parait pas aller loin. Pas plus qu’une faute de goût, ou qu’un certain folklore dans l’abus de langage alimenté par Philippe Lucas, lequel respecte plus ses nageurs et ses confrères entraîneurs qu’il n’aime le faire paraitre.

Dans le passé, un coach de Villeparisis était considéré comme assez sévère, et un ami m’affirme qu’il se couchait le long du mur de la plage du virage et expliquait à sa nageuse (championne de France) qu’elle ferait mieux de plonger vite sa tête dans le virage, vu que dans le cas contraire, elle prendrait sa main (celle de l’entraîneur) sur la figure.

Plonger vite dans sa culbute pour ne pas se prendre une baffe en pleine poire, c’est une méthode comme une autre, n’est-il pas vrai ? Dans la joute moyenâgeuse, déjà, le lancier qui percutait la quintaine devait lui aussi faire vite, pour ne pas recevoir sur sa tronche l’arme accrochée sur le mât rotatif !

Il était « un peu difficile » d’intervenir pour empêcher ce fonctionnement de coach trop énergique, se souvient Jean-Pierre Le Bihan, qui était directeur technique adjoint à la Fédération française de natation. Pourquoi? Parce qu’à Villeparisis, les parents admiraient le coach en question et approuvaient la méthode : quelqu’un faisait ce qu’ils n’osaient plus, filer le cas échéant un bon coup de pied au gras de leur progéniture. Laquelle ne mouftait pas. C’était le bon temps !

Las, le coach de Villeparisis fut finalement rattrapé par un autre souci, parce qu’assez spartiate avec les nageurs, il pouvait se montrer aussi un peu trop caressant envers ses ondines ; deux jeunes nageuses ayant fait l’objet de son intérêt appuyé, leurs parents portèrent plainte. Il avait dû aller assez loin dans cette autre façon d’avoir la main leste, car elle lui valut sept mois de prison.

CHRIS GUESDON, 56 ANS DANS LE TRES GRAND BAIN

Eric LAHMY

Lundi 18 Octobre 2017

On a vu que le Français Stéphane Lecat venait d’être honoré par l’International Swimming Hall Of Fame (ISHOF) comme organisateur, comme il l’avait été comme nageur quelques années plus tôt. Parallèlement, l’ISHOF a attribué le Trophée Poseidon our 2018 à Chris Guesdon. Le dit trophée lui sera présenté le 31 mars à « The Chapel », Beaumont Estate d’Old Windsor, proche de l’aéroport d’Heathrow. Présenté chaque année, le Poseidon récompense l’organisation ou la personne qui contribue aux performances de nageurs de marathon ou à l’amélioration du statur de la natation de marathon dans le monde.

Guesdon a dédié 56 années de sa vie au marathon aquatique et ceci dans divers rôles. Il a formulé et dessiné le 10 kilomètres olympique. Ses compagnons d’avancée dans ce domaine, Sid Cassidy et Dennis Miller défendirent son idée selon laquelle le parcours olympique de marathon devait correspondre au schéma emprunté par l’aviron olympique. Après 104 ans d’absence, la nage de grand fond rejoignit les Jeux olympiques en 2008.

Guesdon a dirigé les équipes nationales et les nageurs de marathon australiens depuis 1970, dans des dizaines de courses renommées, des 24 heures de La Tuque à la rivière Derwent, en Tasmanie. Comme maître stratège et manager et comme secrétaire de la commission nationale d’eau libre, il a guidé la domination australienne de 1988 à 1998. Il a fondé la Fédération australienne de longue distance en 1973 et a été membre du bureau de la Fédération Internationale de natation de longue distance (1975-77) et membre de la commission technique d’eau libre de la FINA (1996-2000). Guesdon a déjà été honoré en 2009 par le Hall of Fame de marathon et en 2010 avec le Irving Davids/Captain Roger W. Wheeler Memorial Award.

 

STÉPHANE LECAT NUMÉRO UN MONDIAL, DIRECTEUR DISTINGUÉ APRES AVOIR ÉTÉ DISTINGUÉ NAGEUR… !

STÉPHANE LECAT NUMÉRO UN MONDIAL, DIRECTEUR DISTINGUÉ APRES AVOIR ÉTÉ DISTINGUÉ NAGEUR…

Vendredi 13 Octobre 2017

DÉJÀ RECONNU PAR LE TEMPLE DE LA RENOMMÉE DE LA NATATION MONDIALE COMME NAGEUR DE MARATHON, STÉPHANE LECAT EST À NOUVEAU DISTINGUÉ, CETTE FOIS COMME ADMINISTRATEUR ET ORGANISATEUR DES SUCCÈS FRANÇAIS DE L’EAU LIBRE DE 2016 ET DE 2017. 

« L’ISHOF (International Swimming Hall of Fame – Temple de la renommée de la natation) de Fort Lauderdale va reconnaître Stéphane LECAT, en raison de sa contribution importante à l’administration  de la natation en eau libre », écrit l’assistante à la direction exécutive et commissaire d’exposition de l’institution, IVONNE SCHMID.

Cette reconnaissance prend la forme de l’Irving Davids/Captain Roger W. Wheeler Memorial Award pour 2018. « Le prix sera présenté à Stéphane le samedi soir 31 mars prochain, lors des cérémonies d’intronisation du Swimming Hall of Fame de marathon qui se tiendront à « The Chapel », dans le Beaumont Estate, à Old Windsor proche de l’aéroport d’Heathrow, en Angleterre. »

« Ce prix Irving Davids/Captain Roger W. Wheeler Memorial est présenté chaque année par l’International Swimming Hall o Fame à l’organisation ou la l’individu qui a le plus contribué à l’administration de l’eau libre, précise Ivonne Schmid.

« Le prix de cette année honore en Stéphane Lecat un champion d’eau libre qui a dédié sa carrière à l’enseignement et à l’entraînement, aujourd’hui directeur de l’eau libre de la fédération française de natation, responsable administratif et technique, du développement et de l’organisation (plus de 35 courses par an en France) comme de la stratégie de préparation des événements internationaux de l’équipe nationale française, chaque année.

« Nageur, Stéphane a gagné trois séries de Coupe u monde FINA, trois traversées internationales du lac Saint Jean, quatre descentes du Rio Coronado, trois traversées internationales du lac Memphrémagog ; il a été champion d’Europe des 25 kilomètres, dix fois champion de France et, à deux reprises, vainqueur du tour de l’île à Atlantic City. Il a été l’auteur d’une des plus rapides traversées de la Manche avec 8 heures 19 minutes ; faits qui ont conduit à son intronisation à l’International Swimming Hall of Fame.

« Le travail de Stéphane avec l’équipe nationale française a produit des résultats exceptionnels, écrit ensuite Ivonne Schmid. En 2016, les Français ont enlevé des médailles à tous les niveaux de la compétition internationale : jeunes juniors et seniors. Le compte des médailles cette année s’établit à un bronze sur 10 km olympique messieurs ; deux médailles d’or et deux de bronze aux championnats d’Europe seniors ; une médaille d’or, une d’argent et une de bronze des championnats du monde juniors ; deux médailles d’or aux européens juniors, et deux or, deux argent, un bronze et meilleure équipe de la COMEN. »

« Dans la saison 2017, la France fut la meilleure équipe autant aux mondiaux avec quatre or, un argent et un bronze qu’aux championnats d’Europe juniors avec quatre médailles d’or et une médaille de bronze. »
C’est donc, bien entendu, une reconnaissance bien méritée pour le patron, et l’une des chevilles ouvrières de la natation d’eau libre, particulièrement étincelante ces dernières années.

Il est toujours agréable de voir que ce qui s’est bien vu depuis la France ces deux saisons n’est pas passé inaperçu au niveau mondial. Mais cela ne nous étonnera pas des veilleurs infatigables de l’ISHOF!

DOHA : CAMERON VAN DER BURGH DEVANCE KIRILL PRIGODA

Éric LAHMY

Vendredi 6 Octobre 2017

La Coupe du monde est-elle une formule fourbue ? Cela se pourrait bien. Il y a quelque chose de fatigué dans les performances réalisées à Doha, ce week-end. Après un été où les nageurs ont surfé sur la forme qu’il leur restait des championnats du monde, ils entrent pour la plupart dans l’automne.

Dans un article assez dithyrambique, Pedro Adrega, chef de la communication de la FINA, titrait sur la victoire dans le 400 quatre nages de Doha, de Maxime SHEMBEREV, un Azerbaidjanais et y voyait la preuve de l’ouverture de la Coupe du monde à des nations qui n’accèdent pas à un tel niveau en championnats du monde. Certes. Mais c’est parce que la coupe du monde n’est pas une compétition significative. Il s’agit de meetings, habillés en épreuves mondiales, et jouissant il est vrai assez souvent de la présence de grands talents. La victoire de SHEMBEREV n’en fait pas une star mondiale. Il reste un bon nageur, qui fut ukrainien avant de nager pour l’Azerbaïdjan.

On ne peut pas dire qu’une seule grande performance ait été réalisée à Doha, dans la seconde et dernière journée du meeting. La seule course de valeur a été le 100 mètres brasse messieurs remportée par Cameron VAN DER BURGH, qui dut faire face à une opposition valeureuse de la part du Russe Kirill PRIGODA et du Biélorusse Ilya SHYMANOVICH.

Dans plusieurs courses, le nombre d’engagés n’était pas suffisant pour que soient disputées des séries, et les victoires se jouèrent en finales directes.

Dès lors, on était réduit à compter le nombre de courses gagnées par celles et ceux qui poursuivent la victoire en Coupe du monde FINA et les sommes offertes aux titulaires. Katinka HOSSZU, Sarah SJÖSTRÖM, Vladimir MOROZOV et Chad LE CLOS. L’allemand DIENER réussissait le coup parfait en dos, avec trois victoires. HOSSZU et SJÖSTRÖM retrouvaient leurs faire-valoir habituelles, Ranomi KROMOWIDJOJO, championne olympique néerlandaise à Londres, pour la première, Emily SEEBOHM, championne du monde australienne à Kazan pour la deuxième. Tandis que LE CLOS se livrait à un duel classique de cette saison avec Tom SHIELDS qui pimentait ses courses.

MESSIEURS.- 50 libre : 1. Vladimir MOROZOV, Russie, 20s98 ; 2. Chad LE CLOS, Af. Sud, 21s50

200 libre : 1. Chad LE CLOS, Af. Sud, 1’44s40; 2. Tom SHIELDS, USA, 1’45s02.

1500 libre : 1. Gergely GYURTA, Hongrie, 14’41s84; 2. Maksym SHEMBEREV, Azerbaijan, 14’43s79; 3. Gabriele DETTI, Italie, 14’46s75; 4. Wojciech WOJDAK, Pologne, 14’48s91.

50 dos : 1. Christian DIENER, Allemagne, 23s58.

200 dos : 1. Christian DIENER, Allemagne, 1’50s96; 2. Radoslaw KAWECKI, Pologne, et Chad LE CLOS, Af. Sud, 1’51s02.

100 brasse : 1. Cameron VAN DER BURGH, Af. Sud, 56s11; 2. Kirill PRIGODA, Russie, 56s31; 3. Ilya SHYMANOVICH, Biélorussie, 56s76; 4. Vladimir MOROZOV, Russie, 57s17; 5. Arno KAMMINGA, Pays-Bas, 57s80; 6. Ilya KHOMENKO, Russie, 57s84; 7. Jiajun SUN, 58s17.

100 papillon : 1. Chad LE CLOS, Af. Sud, 50s17 ; 2. Tom SHIELDS, USA, 50s30 ; 3. Pavel SANKOVICH, Biélorussie, 50s79.

200 4 nages : 1. Kirill PRIGODA, Russie, 1’55s57.

 

DAMES.- 100 libre : 1. Sarah SJÖSTRÖM, Suède, 51s62 ; 2. Ranomi KROMOWIDJOJO, Pays-Bas, 52s19 ; 3. Femke HEEMSKERK, Pays-Bas, 52s29

400 libre : 1. Jianjiahe WANG, Chine, 4’2s43; 2. Bingjie LI, Chine, 4’2s58; 3. Duo SHEN, Chine, 4’2s94.

100 dos : 1. Katinka HOSSZU, Hongrie, 56s27; 2. Emily SEEBOHM, Australie, 56s40

50 brasse : 1. Alia ATKINSON, Jamaïque, 29s42 ; 2. Rikke PEDERSEN, Danemark, 30s32.

200 brasse : 1. Rikke PEDERSEN, Danemark, 2’18s86.

50 papillon : 1. Sarah SJÖSTRÖM, Suède, 24s76; 2. Ranomi KROMOWIDJOJO, Pays-Bas, 25s25

200 papillon : 1. Yufei ZHANG, Chine, 2’7s43.

100 4 nages : 1. Katinka HOSSZU, Hongrie, 57s26; 2. Sarah SJÖSTRÖM, Suède, 57s60; 3. Emily SEEBOHM, Australie, 58s59.      

400 4 nages : 1. Katinka HOSSZU, Hongrie, 4’27s94; 2. Emily SEEBOHM, Australie, 4’32s57.

DOHA : WANG, 15 ANS, RECORD JUNIOR FÉMININ DU 800, QUOIQUE…

Éric LAHMY

Jeudi 5 Octobre 2017

Petite journée, à Doha, adornée d’un « reocrd du monde junior », sur 800 mètres nage libre. Deux jeunes chinoises, nées en 2002, et donc tout juste âgées de quinze ans, se sont entrebattues, et la plus jeune (anniversaire le 17 juillet), Jianjiahe WANG, Chine, a efface en 8’15s35 la limite propose par la Fédération international pour figurer au titre de record junior; Bingjie LI, (anniversaire le 3 mars), deuxième, était devancée de deux longueurs de corps, en 8’18s14.

Sans vouloir diminuer la performance de Wang, il est quand même bon de rappeler qu’en 2012, une certaine Katie LEDECKY de 15 ans avait nagé le 800 mètres, EN GRAND BASSIN, en 8’14s63, remportant la finale olympique des Jeux olympiques de Londres. On peut évaluer l’avantage chronométrique du petit bassin à au moins quinze secondes (seize virages supplémentaires), et tout porte à croire que LEDECKY, à quinze ans, aurait pu nager en petit  bassin en moins de huit minutes. Bien entendu, comme LEDECKY est exceptionnelle, même en comparaison avec l’élite mondiale, vu que ses performances paraissent en avance sur l’époque, le temps de WANG est très respectable…

A côté de ça, le système n’a pas changé, on prend les mêmes et on recommence, et les Sarah SJÖSTRÖM, Katinka HOSSZU, Vladimir MOROZOV et Chad LE CLOS, qui jouent semble-t-il à fond le jeu de la « FINA World Cup » continuent de marquer des points et d’attendre la chute des dollars dans leurs escarcelles.

SJÖSTRÖM a comme quelques jours plus tôt à Hong-Kong enlevé ses trois courses de la première journée, défaisant largement toutes ses adversaires, KROMOWIDJOJO d’un mètre sur 50 libre, Femke HEEMSKERK d’une grosse seconde sur 200 libre et Yufei ZHANG d’une longueur de corps sur 100 papillon.

HOSSZU a raté d’un rien une passe de trois équivalente. Ayant bien battu Emily SEEBOHM sur 200 dos, elle a été devancée d’un centième par l’Australienne qu’elle avait également dominée sur 200 quatre nages. Dans cette même première journée, MOROZOV et LE CLOS se sont partagés quatre titres

 

MESSIEURS.- 100 libre : 1. Vladimir MOROZOV, Russie, 46s87.

400 libre : 1. Gabriele DETTI, Italie, 3’42s57 ; 2.Wojciech WOJDAK, Pologne, 3’42s98.  

100 dos : 1. Christian DIENER, Allemagne, 51s00 ; 2. Radoslav KAWECKI, Pologne, 51s11 ; 3. Vladimir MOROZOV, Russie, 51s13 ; 4. Pavel SANKOVICH, Biélorussie, 51s16.

50 brasse : 1. Cameron VAN DER BURGH, Af. Sud, 25s70; 2. Kirill PRIGODA, Russie, 25s85; 3. Ilya SHYMANOVICH, Biélorussie, 26s24; 4. Renato PRONO, Paraguay, 26s48.

200 brasse : 1. Kirill PRIGODA, Russie, 2’1s24; 2. Ilya SHYMANOVICH, Biélorussie, 2’4s77; 3. Ilya KHOMENKO, Russie, 2’5s08; 4. Arno KAMMINGA, Pays-Bas, 2’6s56; 5. Jiajun SUN, Chine, 2’6s87.

50 papillon : 1. Chad LE CLOS, Af. Sud, 22s45 ; 2. Qibin ZHANG, Chine, 22s74 ; 3. Tom Shields, 23s04

200 papillon : 1. Chad LE CLOS, Af. Sud, 1’49s59 ; 2. Tom SHIELDS, USA, 1’49s86; 3. Yuya YAJIMA, Japon, 1’52s08.

100 4 nages : 1. Vladimir MOROZOV, Russie, 51s38; 2. Pavel SANKOVICH, Biélorussie, 52s61; 3. Tom SHIELDS, USA, 53s21.          

400 4 nages : 1. Maksym SHEMBEREV, Azerbaijan, 4’6s72; 2. Ayrton SWEENEY, Af. Sud, 4’7s04

DAMES.- 50 libre : 1. Sarah SJÖSTRÖM, Suède, 23s28; 2. Ranomi KROMOWIDJOJO, Pays-Bas, 23s82 ; 3. Femke HEEMSKERK, Pays-Bas, 24s40.

200 libre : 1. Sarah SJÖSTRÖM, Suède, 1’52s00; 2. Femke HEEMSKERK, Pays-Bas, 1’53s11; 3. Duo CHEN, Chine, 1’56s28.

800 libre : 1. Jianjiahe WANG, Chine, 8’15s35, record junior; 2. Bingjie LI, Chine, 8’18s14.

50 dos : 1. Emily SEEBOHM, Australie, 26s29; 2. Katinka HOSSZU, Hongrie, 26s30; 3. Maalke DE WAARD, Pays-Bas, 27s06.

200 dos : 1. Katinka HOSSZU, Hongrie, 2’2s06 ; 2. Emily SEEBOHM, Australie, 2’4s15.

100 brasse : 1. Alia ATKINSON, Jamaïque, 1’4s21 ; 2. Rikke PEDERSEN, Danemark,

100 papillon : 1. Sarah SJÖSTRÖM, Suède, 55s55; 2. Yufei ZHANG, Chine, 57s31

200 4 nages : 1. Katinka HOSSZU, Hongrie, 2’5s29; 2. Emily SEEBOHM, Australie, 2’6s65; 3. Femke HEEMSKERK, Pays-Bas, 2’8s33.

HONG-KONG : SJÖSTRÖM CONTRE HOSSZU, LE CLOS CONTRE MOROZOV ET SHIELDS, RIEN DE NOUVEAU DANS LES CLAPOTS ?

Éric LAHMY

Dimanche 1er Octobre 2017

Ce qui est un bon meeting de natation, une fois affublé du sigle « Coupe du monde », apparait boursouflé. Il y a dans l’appellation quelque chose qu’on cherche à vous « survendre », si l’on peut s’exprimer ainsi.

Le meeting de Hong-Kong en est un exemple type. Même les Chinois, qui auraient pu le prendre au sérieux en y délégant une forte équipe, l’ont à moitié snobé, et parmi leurs meilleurs éléments qui avaient été délégué, aucun ne présentait une forme qui lui permettait de briller. (Soyons juste, QIU y a battu DETTI sur 1500 mètres, dans un honnête 14’44s09 ; mais bon, cela reste loin du très haut niveau).

Vu dans son détail, un meeting de « Coupe du monde » ressemble à une collection, voire un festival, du « déjà vu ». Pourquoi ? D’abord par la rareté des grands nageurs qui ont été convaincus de jouer le jeu que propose la FINA. Ensuite parce qu’il en a toujours été un petit peu ainsi. Du temps de Johnny WEISSMULLER, il y a cent ans, de Don SCHOLLANDER, il y en a cinquante, de Mark SPITZ, il y en a quarante, de Michael PHELPS, il y en a dix, il était rare qu’on se trompe sur le nom de celui qui allait gagner.

La différence, c’est la multiplication des épreuves par les docteurs Folamour de la FINA, a fait que, sans que la valeur relative du grand champion n’augmente, là où WEISSMULLER gagnait une ou deux courses, SCHOLLANDER en gagnait deux ou trois, SPITZ quatre ou cinq, PHELPS sept ou huit et maintenant miss Iron Lady se présentait quand on le lui permettait dans quatorze ou dix-sept courses différentes.

Il y a aussi que les nageurs actuels sont plus curieux d’explorer à fond leur potentiel. WEISSMULLER était un grand nageur de dos (il avait même battu un record du monde) mais il se désintéressait de s’imposer dans ce style. Aux Jeux olympiques de 1928, il était le favori du 400 mètres dont il détenait le record du monde, mais son coach, William BACHRACH, ne le présenta pas au départ de la course, parce qu’il le réservait pour un match de water-polo !

SCHOLLANDER était un grand nageur de papillon potentiel, mais il ne s’y essaya jamais une fois dépassée l’époque des « groupes d’âge ». SPITZ apparut comme un nageur vorace, mais ses dispositions en dos et dans les quatre nages, il ne les exploita jamais.

Pour raconter l’histoire différemment, Johnny WEISSMULLER dominait le programme de natation aussi fortement que Michael PHELPS quatre-vingt-six ans plus tard, mais cela se résolvait par deux courses individuelles et une de relais gagnées aux Jeux olympiques 1924 pour celui-là, cinq courses individuelles et trois relais 2008 pour celui-là.

SE SOUVIENT-ON DE CHALMERS, ERVIN, OLEKSIAK, MANUEL, BLUME?

De là découle, l’érosion du prestige de LA victoire olympique. Que valent en termes de magie, en-dehors de leurs pays, les victoires sur 100 mètres des Jeux de Rio, de Kyle CHALMERS chez les hommes, de Penny OLEKSIAK et de Simone MANUEL chez les femmes ? Et pourquoi ai-je dû chercher sur l’internet le nom (oublié) d’Anthony ERVIN, pourtant bien remarquable double vainqueur olympique du 50 mètres, à douze années de distance ? Et qui se souvient qu’une ravissante Danoise nommée Pernille BLUME a enlevé le 50 mètres dames au Brésil il y a seulement quinze mois ?

 Alors, à Hong-Kong, quoi ? Chez les hommes, chez les femmes, l’histoire bégaie. C’est Tom SHIELDS contre Chad LE CLOS sur 200 libre, en papillon. Un coup c’est l’un, un coup c’est l’autre. Côté filles, même chose : dix-sept épreuves, mais tout occulté par le « match » entre SJÖSTRÖM et HOSSZU. Pas inintéressant en soi, mais la multiplication des courses donne moins une idée de variété que l’impression de bafouiller. SJÖSTRÖM pile KROMOWIDJOJO sur 50, sur 100, sur 100 papillon, les podiums sont les mêmes, les noms des épreuves changent. HOSSZU dérouille SEEBOHM en dos, sur 100, comme la veille sur 50 et 200 et dans le 200 quatre nages. Là encore, on répète… La FINA a inventé à force d’ajouts, de fausse créativité, le programme de natation le plus répétitif, le plus redondant qui soit. Au bout du compte, on s’ennuie quand même un peu.

Ce n’est pas que ça. A Hong-Kong, on frôle le degré zéro en termes de profondeur dans les résultats. Après le podium, voire, souvent en-dehors du vainqueur ou de la gagnante, il n’y a plus personne. Ou plutôt, on n’a plus que des éléments hong-kongais, les locaux de l’étape… C’est Katinka qui gagne le 400 quatre nages en 4’33s55, et attend sagement dans l’eau, pendant près de dix-sept secondes, que la deuxième, la Sud-Africaine Jessica WHEELAN, ne touche à son tour. Le match, dans cette course, c’est trois filles, deux sud-africaines, WHEELAN et Kristen STRASZACKER, et l’hong-kongaise Hoi Kiu LAM, qui se disputent deux places de podium dans les 4’50s. Sympa, mais voilà à quoi se réduit trop souvent le « monde » dans cette Coupe du monde…

Le scénario se répète presque partout : répétons-le, ce n’est pas un mauvais meeting, loin de là. Mais il n’y a rien, ici, d’une « coupe du monde ». La FINA, en lui imposant son sigle, ne lui a rien ajouté en-dehors de son saupoudrage de dollars.

Quelques vieux briscards viennent faire leurs piges : Cameron VAN DER BURGH, par exemple, ou encore Alia ATKINSON, qui n’a pas jugé bon de se présenter aux championnats du monde de Budapest, mais vient arrondir son compte en banque. Good for them, bien sûr, Roland SCHOEMAN avait ainsi prolongé sa carrière il y a dix ans, mais je ne sais pas si cela mène la natation quelque part…

 

MESSIEURS.- 50 libre : 1. Vladimir MOROZOV, Russie, 20s91 ; 2. Chad LE CLOS, Af. Sud, 21s48.

200 libre : 1. Chad LE CLOS, Af. Sud, 1’42s88 ; 2. Tom SHIELDS, USA, 1’43s58.

1500 libre : 1. Zao QIU, Chine, 14’44s09 ; 2. Gabriele DETTI, Italie, 14’46s44 ; 3. Wojciech WOJDAK, Pologne, 15’0s33.

50 dos : 1. Pavel SANKOVICH, Biélorussie, 23s03.

200 dos : 1. Christian DIENER, Allemagne, 1’51s25 ; 2. Radoslaw KAWECKI, Pologne, 1’51s57.

100 brasse : 1. Cameron VAN DER BURGH, Af. Sud, 56s43; 2. Kirill PRIGODA, Russie, 56s78; 3. Ilya SHYMANOVICH, Biélorussie, 56s92; 4. Arno KAMMINGA, Pays-Bas, 57s73; 5. Vladimir MOROZOV, Russie, 58s25.

100 papillon : 1. Chad LE CLOS, Af. Sud, 50s28 ; 2. Tom SHIELDS, USA, 50s82.

200 4 nages : 1. Kirill PRIGODA, Russie, 1’54s81 ; 2. Kenneth TO, Hong-Kong, 1’54s83. 

DAMES.- 100 libre : 1. Sarah SJÖSTRÖM, Suède, 51s99 ; 2. Ranomi KROMOWIDJOJO, Pays-Bas, 52s53 ; 3. Femke HEEMSKERK, Pays-Bas, 53s02.

400 libre : 1. Femke HEEMSKERK, Pays-Bas, 4’4s30.

100 dos : 1. Katinka HOSSZU, Hongrie, 56s20; 2. Emily SEEBOHM, 56s71; 3.

50 brasse : 1. Alia ATKINSON, Jamaïque, 29s26.

200 brasse : 1. Kierra SMITH, Canada, 2’18s48; 2. Rikke PEDERSEN, Pays-Bas, 2’19s19;

50 papillon : 1. Sarah SJÖSTRÖM, Suède, 24s62 ; 2. Ranomi KROMOWIDJOJO, Pays-Bas, 25s46; 3. Maaike DE WAARD, Pays-Bas, 25s79.

200 papillon : 1. Yufei ZHANG, Chine, 2’8s64.

100 4 nages : 1. Katinka HOSSZU, Hongrie, 56s97; 2. Sarah SJÖSTRÖM, Suède, 58s62; 3. Emily SEEBOHM, Australie, 58s77; 4. Alia ATKINSON, Jamaïque, 59s57     

400 4 nages : 1. Katinka HOSSZU, Hongrie, 4’33s55.