Mois : avril 2018

SWIM CUP LA HAYE : KAMMINGA ET TOUSSAINT SE PLACENT

Samedi 7 Avril 2018

Deux records des Pays-Bas pour des nageurs du centre national d’entraînement De Dolfijn à la Coupe de natation de La Haye. Arno Kamminga améliore le record du 200 mètres brasse en 2’8s75. Kira Toussaint celui du 100 dos dames en 59s94. Pour Kamminga, plus remarquable pour sa capacité à nager pratiquement au même niveau (de demi-finales mondiales) sur toutes les distances de brasse, (record des Pays-Bas sur 50, 27s39, et sur 200, 2’9s94, 59s76 au 100 l’été passé aux championnats du monde de Budapest), change de palier, du potentiel demi-finaliste au probable finaliste. Même topo pour Kira Toussaint, fille de Jolanda De Rover, la championne olympique du 200 dos des Jeux de Los Angeles. Kira, qui animait ces dernières saisons les compétitions universitaires NCAA, chez les Tennessee Volunters, se positionne pour les championnats d’Europe. Jusqu’ici, elle se faisait remarquer en petit bassin.

MESSIEURS.- 200 m brasse : 1. Arno Kamminga, NTC – De Dolfijn 2’8s75 (29s55 1’2s05 1’34s74 – record néerlandais).

DAMES.- 200 mètres : 1. Femke Heemskerk NTC – PSV, 1’56s97 (27s26, 56s86, 1’26s80).

100 m dos: 1. Kira Toussaint, NTC –De Dolfijn, 59s94 (29s13 – Record Néerlandais) ; 2. Tessa Vermeulen, NTC – De Dolfijn, 1’0s67 29s49).

JEUX DU COMMONWEALTH : KYLE CHALMERS, LE COLOSSE ATYPIQUE DU 200 METRES, 1,93M, 95 KG

Éric LAHMY

Vendredi 6 Avril 2018

L’Australie n’a pas eu plus de rivale dans le relais quatre fois 100 mètres libre messieurs que dans le quatre fois 100 mètres libre dames. Cameron McEvoy a lancé la course en 48s91, et ont suivi, lancés, James Magnussen, 48s09, Jack Cartwright, 47s71 et Kyle Chalmers, 48s25. A l’arrivée, en 3’12s96, l’Australie laissait l’Angleterre, 3’15s25 à près de cinq mètres. A noter qu’en séries, l’Australie avait réussi un meilleur temps, 3’12s72 dans la configuration suivante : McEvoy 48s63, Magnussen, 47s87, Cartwright, 47s74 et James Roberts, 48s48.

Vu la dispersion en cinq équipes du Royaume-Uni (Angleterre, Ecosse, Pays de Galles, Irlande du Nord, île de Man) lors des Jeux du Commonwealth, l’éparpillement dans trois relais finalistes des meilleurs nageurs de Grande-Bretagne a empêché une confrontation équilibrée. Mais même en additionnant les meilleurs temps réussis dans ces diverses équipes, les Australiens auraient vraisemblablement gagné. Au start, le meilleur nageur a été Duncan Scott, Ecosse, 48s54, et outre les Australiens déjà cités, se signalent dans des parcours lancés Chad Le Clos, Afrique du Sud, 47s97, James Guy, Angleterre, 48s34, Benjamin Proud, Angleterre, 48s35, Sam Perry, Nouvelle-Zélande, 48s60.

Kyle Chalmers montrait une fois de plus que l’Australie tenait en lui un nageur doté d’un esprit combattant. Le champion olympique du 100 mètres s’est imposé sur la distance double, avec une longueur de bras d’avance sur Mackenzie Horton, avec 1’45s56 contre 1’45s89. Colosse atypique de 95kg pour 1,93m, Kyle rompt avec talent avec les prototypes d’extra-légers fuselés à la Van Den Hoogenband, Phelps, Sun et autres Agnel qui dominent d’habitude l’épreuve (et d’ailleurs l’ensemble des courses moyennes ou longues).

James Guy, comme si la leçon du 400 mètres ne lui suffisait pas, avait recommencé à se lancer en avant, et menait encore à la sortie du dernier virage, mais il se laissait ensuite dévorer par les deux Australiens et par Duncan Scott.

Passages :

Chalmers : 24s89, 52s44 (27s55), 1’19s27 (26s83), 1’45s56 (26s29).

Horton :      25s30, 52s44 (27s14), 1’19s60 (27s16), 1’45s89 (26s29).

Scott:          25s14, 52s14 (27s),     1’19s50 27s36), 1’46s30 (26s80).

Guy:            24s70, 51s43 (26s73), 1’19s13 (27s70), 1’46s40 27s23).

Le 50 mètres papillon, privé de Benjamin Proud, tenant du titre depuis Glasgow, il y a quatre ans, éliminé pour faux départ, a été remporté par le Sud Africain Chad Le Clos, en 23s37. La Jamaïcaine Alia Atkinson, qui avait elle aussi gagné à Glasgow en 30s17, se laissait surprendre sur 50 brasse dames par Sarah Vasey (Angleterre) en 30s60 contre 30s76.

Sur 100 mètres papillon dames, les Australiennes réussissaient un joli triplé, Emma McKeon l’emportant en 56s78, devant la tenante du titre Madeline Groves, 57s19, et Brianna Throssell, 57s30, tandis que Penelope Oleksiak passait à 0s20 du podium.

Sur 100 dos messieurs, le champion du monde 2015 Mitchell Larkin (Australie) ne trouvait aucun adversaire à sa mesure et devançait en 53s18 son compatriote Bradley Woodward, 53s95.

Clyde Lewis, 20 ans, enlevait une autre victoire pour l’Australie, sur 400 quatre nages. Il s’échappait lors du parcours de dos et devançait l’Ecossais Mark Szaranek, 4’13s12 contre 4’13s72.

Mais en séries, un sacré duel se préparait, sur 100 mètres dos. Emily Seebohm enlevait la troisième série du matin dans un temps de 58s91 qui battait son record des championnats établi à Glasgow le 26 juillet 2014 avec 59s37 et montrait que l’Australienne avait totalement recouvré sa santé, qu’elle n’avait rien perdu de ses ambitions et qu’il faudrait lui passer sur le corps pour la battre ! Mais la recordwoman du monde (avec 58s10) canadienne Kylie Masse nageait immédiatement après et lui répondait du tac au tac, qui signait un nouveau record des Jeux, avec 58s70.

Un peu plus tard, dans l’après-midi, Emily enlevait la première demi-finale en 58s95 (28s31) loin devant Taylor Ruck qui tentait aussi de se qualifier sur 50m libre et s’économisait sans doute, 1’0s06, mais Masse réaffirmait une orgueilleuse suprématie. Elle rebattait le record des Jeux avec un temps de 58s66 (28s43), détachée devant Taylor McKeown, Australie, 1’0s11. Sauf catastrophe, si l’on ne sait pas qui les accompagnera sur le podium (j’en pince pour Taylor), on a une claire idée des noms des deux premières de ce 100 dos !

PEATY UN PEU SEUL SUR 100 BRASSE CE QUI N’ETONNERA PERSONNE

Sur 100 brasse messieurs, Peaty se qualifiait en 59s14, ce qui n’est pas très rapide pour le monstre sacré de l’épreuve, mais se situait très loin devant tout ce que le Commonwealth pouvait tenter de lui opposer. En demi-finale, ce vieux lutteur de Cameron Van Der Burgh tentait de relever le défi. Peaty virait en 27s17, Van der Burgh en 27s30. Mais le retour fut celui d’un homme seul, et Peaty battait le record des Jeux, qu’il détenait, en 58s59, et Van Der Burgh était largué quoiqu’en 59s74

Enfin, les sœurs Campbell dominaient les demi-finales du 50 mètres. Cate écrasait la concurrence avec un temps de 23s88 qui effaçait le record des Jeux de Francesca Halsall (23s96) et ne la situait pas bien loin du record du monde de Sarah Sjöström (23s67). Bronte la suivait en 24s38, tandis que Taylor Ruck, qui devait jongler pour se qualifier sur 50 libre et 100 dos était défaite, dans la première demi, par Shayna Jack, 24s72 contre 24s63.

JAPAN SWIM : REONA AOKI, 1’5s90 AU 100 MÈTRES BRASSE DAMES

Éric LAHMY

Jeudi 5 Avril 2018

Les 200 mètres nage libre des Japan Swim 2018 se sont déroulés en l’absence de leurs vedettes présumées, Kosuke Hagino et Rikako Ikee. Pour Hagino, cette défection a été provoquée par sa contre-performance sur 400 mètres (2e dans un temps inférieur à sa valeur reconnue) ; pour Rikako Ikee, c’est en raison de l’abondance de ses dons et de son programme (chaque grande compétition donne des exemples continus de la redondance des effets de l’alourdissement continuel du programme, ces dernières décennies, et des nageurs comme Ikee et Hagino peuvent se présenter parfois dans dix épreuves avec des chances d’y briller).

Le résultat, c’est que ces courses ont été gagnées dans des temps corrects mais guère exceptionnels.

Hagino, pas très à son aise en nage libre, s’est regroupé dans les quatre nages, et s’est qualifié sans difficulté sur 200 quatre nages avec le meilleur temps, 1’57s70, devant son éternel adversaire Daya Seto, 1’58s58. Chez les filles, la médaillée mondiale Yui Ohhashi a dominé les demi-finales en 2’11s36 pour une finale qui s’annonce serrée.

Seto s’est aussi qualifié sur 200 papillon mais derrière Yuuya Yajima, 1’55s05 en séries et 1’55s67 en demies.  

Ikee s’est contentée de se qualifier pour les 50 mètres. Après avoir volontairement somnolé en séries (et en 26s08), elle était bien éveillée en demi-finales, exécutant la sienne en 24s75 devant une autre ondine de 17 ans, Mayura Yamamoto, 25s48. Trois filles de quinze ans accédaient aux demi-finales, Sayuki Ushi, 6e en 25s73 (25s71 en séries), Nagisa Ikemoto, 9e en 25s94 et Mami Tanue, 15e en 26s53 (et 26s27 en séries). Shinri Shioura menait la danse sur 50 messieurs avec 22s01…

La meilleure perfomance de la journée pourrait bien être attribuée à Reona Aoki, qui, sur 100 mètres brasse dames, « échoue » à deux centièmes du record du Japon avec 1’5s90.

200 mètres : 1. KATSUHIRA TSUMOTO, 1’45s93; 2. NAITO EHARA, 1’46s35; 3. REO SAKATA, 1’47s61.

1500 mètres : 1 SYOGO TAKEDA, 14’55s42 ; 2. AYATSUGU HIRAI, 14’58s88 ; 3. KOUHEI YAMAMOTO, 15.5s06 ; 4. ATSUYA YOSHIDA, 15’15s18 ; 5. TAKETOMO TANI, 15’15s32 ;

50 m dos : 1. JUNYA KOGA, 24s56.

50 m brasse: 1. YASUHIRO KOSEKI, 27s12 (record ; ancien, 27s17).

DAMES.-

200 mètres: CHIHIRO IGARASHI, 1’57s73; 2. YUI OHHASHI, 1’57.97; 3. TOMOMI AOKI, 1’58s14; 4. AYA TAKANO, 1’58s55; 5. RIO SHIRAI, 1’58s75.

 100 m dos : 1. ANNA KONISHI, 59s62 (29s26) ; 2. NATSUMI SAKAI, 59s83 (29s12) ; 3. EMI MORONUKI, 1’0s52 (29s30); 4. SAYAKA AKASE, 1’0s58 (29s48; 5. RUMI TERAMOTO, 1’0s87 (29s61) ; 6. MIYUKI TAKEMURA, 1’1s08 (29s63).

100 m brasse : 1. REONA AOKI, 1’5s90 (30s99) ; 2. SATOMI SUZUKI, 1’6s52 (31s35); 3. KANAKO WATANABE, 1’6s60 (31s63) ; 4. RUNA IMAI, 1’7s68 (32s17).

CATE CAMPBELL 51s00 LANCÉE, L’AUSTRALIE BAT LE RECORD MONDIAL DU 4 FOIS 100 METRES

CATE CAMPBELL, DÉCHAÎNEE, 51s00 LANCÉE, ET L’AUSTRALIE BAT LE RECORD MONDIAL DU 4 FOIS 100 MÈTRES

Éric LAHMY

Jeudi 3 Avril 2018

Les Australiennes ont frappé un grand coup, dans la première journée de natation des Commonwealth Games, à Gold Coast. Elles ont touché et coulé le record du monde du relais quatre fois 100 mètres, qu’elles avaient amené, le 6 août 2016, en finale des Jeux olympiques de Rio, à 3’30s65. Cette fois, l’addition des temps du quatuor de service donne 3’30s05. Le record a été battu essentiellement grâce un de ces parcours phénomènes qu’une « énorme » Cate Campbell réalisa, lancée comme dernière relayeuse, en 51s00. Auparavant, ses consoeurs avaient, au plan chronométrique, fait le minimum, à l’exception de la petite sœur, Bronte Campbell, 52s03, et se retrouvaient un peu ou beaucoup en-dessous de leurs prestations habituelles : Shayna Jack qui partait, 54s03 (contre 53s75 au départ du relais des mondiaux de Budapest), et Emma McKeon, probablement secouée par ses efforts du 200 mètres, plus tôt dans l’après-midi, 52s99 contre 52s29 à Budapest.

Les Canadiennes enlevaient l’argent en 3’33s92, pratiquement le même temps qu’aux mondiaux (3’33s88) et confirmaient la forme de Taylor Ruck, 51s82 lancée et l’incroyable méforme de Penny Oleksiak, 54s33, elle aussi lancée – une Oleksiak (également 7e du 200 en 1’59s55) qui ne parait pas s’être remise de son titre olympique du 100 mètres de Rio !

JAMES GUY JOUE ET PERD : MCKENZIE HORTON RESTE LE PATRON DU 400

Sur 400 mètres messieurs, il se chuchotait que James Guy (Angleterre) était décidé à frapper un grand coup, et qu’à 22 ans, il ne convenait plus de se contenter des places d’honneur. C’est pour cette raison qu’il n’a attendu personne pour lancer la course.

25s65 au virage des 50 mètres, 53s05 aux 100 mètres, 1’21s21 aux 150, 1’49s88 aux 200, c’était assez, à condition de tenir, pour approcher le record du monde (3’40s07).

Mais il ne finissait pas, et après 53s05 et 56s83, il nageait le troisième quart de son parcours en 57s54 et finissait clopin-clopant en 57s90. Cela eut été suffisant si Horton, le champion olympique et vice-champion du monde australien, ici son principal adversaire, avait été usé par l’allure, mais il n’en fut rien. Horton avait laissé Guy partir et son compatriote australien Jack McLoughlin, jusqu’ici plutôt répertorié sur 1500 mètres, essayer de suivre l’anglais (en 53s58 et 1’50s23). Horton rejoignait Guy aux 350 et l’assaisonnait d’une dernière longueur en 27s82, guère mirobolante, mais suffisante pour lui faire lâcher prise.

Les passages d’Horton témoignaient d’une course bien menée et équilibrée, tandis que le volontarisme de James Guy, finalement payé de bronze, ne devait pas répondre à ses ambitions ! Guy retrouvait sa 3e place des Jeux du Commonwealth 2014, à Glasgow, où, en 3’44s58, il avait été devancé par le Canadien Ryan Cochrane et l’Australien David McKeon.

AIMÉE WILLMOTT ENFIN DEVANCE HANNAH MILEY

L’après-midi des finales démarrait sur un duel serré, du début à la fin du 400 quatre nages entre Aimée Willmott et Hannah Miley, assez proches de valeur dans toutes les nages. C’est la suite d’une longue empoignade entre ces deux ondines qui, ici, sont l’une anglaise l’autre écossaise, mais, en-dehors des Jeux du Commonwealth, font partie de l’équipe britannique. On peut se demander de quelle revanche il s’agit pour Willmott, tant les deux filles se sont affrontées et, généralement, c’est Miley qui a fini devant, mais on peut choisir les Jeux du Commonwealth 2014, à Glasgow, où Miley, en super-forme, l’emportait en 4’31s76 contre 4’33s01 à Willmott. A part cela, elles offrent des points communs, des similitudes, Miley petite, 1,66m, Willmott normalement grande, 1,72m, leurs pères étant tous deux des entraîneurs… On peut mesurer le sentiment de Willmott, après tous ces « échecs », après sa victoire. Cri du cœur « tweeté » ainsi : “It feels so surreal… I can’t believe I finally got my hands on one of these!

POUR AIMÉE, C’EST OUI, POUR EMMA, C’EST NON

Le temps final du vainqueur restait inférieur aux 3’41s55 qui lui avaient donné le titre olympique à Rio en 2016 et comparable à celui des championnats du monde 2017, à Budapest (2e en 3’43s85).

De façon parallèle à l’erreur de train de James Guy, l’Australienne Emma McKeon, qui a tout d’une grande batailleuse devant l’Eternel, décida elle aussi de prendre d’assaut le 200 mètres libre dames. On ne sait trop s’il s’agissait d’une stratégie concertée ou d’une sorte de va-tout, face à deux nageuses plus jeunes qu’elle et présumées plus fortes. Techniquement, la difficulté pour Emma était d’être opposée à une endurante comme Ariarne Titmus ET à une formidable nageuse fort atypique capable de sprinter comme de tenir des efforts prolongés, lesquels (-les) représentent (à mes yeux) les plus terrifiants défis en ce que dans leur cotte de maille de nageur (-euse) on n’arrive pas à trouver la faille. J’imagine que John Weissmuller était taillé dans ce bois, et Mark Spitz faisait partie de cette engeance. Les années 2000 ont représenté un âge d’or des courses aquatiques parce que trois torpilles de cette espèce se trouvaient en même temps dans l’eau, qui s’appelaient Van Den Hoogenband, Thorpe et Phelps. Tracy Caulkins donnait comme ça l’impression d’être assistée d’un petit moteur, et tout laisse croire que Taylor Ruck, en forme, appartient à cette famille.

McKeon eut comme Guy le mérité d’essayer, et de mener comme si elle cherchait à rejoindre le record du monde polyuréthane de Federica Pellegrini. Malgré tous ses efforts, il fut clair qu’elle décramponnerait pas Ruck. Les cinquante derniers mètres appartiendraient à la moins fatiguée, et contre les calculs de McKeon, ce fut elle qui n’en put mais. Ruck passa, et Titmus aussi, qui faillit même tromper la vigilance de la Canadienne.

WILBY : LA PRUDENCE RÉCOMPENSÉE

Il est remarquable que l’esprit d’entreprise, voire d’aventure, illustré par James Guy et Emma McKeon, ait perduré toute cette après-midi en continuant à être aussi mal payé. Et combien les courses sages furent récompensées. Le 200 brasse messieurs en fut une nouvelle application. Le vainqueur finale, l’Anglais James Wilby, se contentait d’une modeste sixième place à mi-parcours, alors que l’Ecossais Ross Murdoch, en 1’1s46, et Matthew Wilson, Australie, 1’1s48, se disputaient la tête de l’épreuve. Dans la dernier longueur, il récupérait une seconde et demie sur Murdoch, pour le coiffer sur le mur. Wilby est, si l’on ose dire, un second couteau dans la brasse britannique et son exploit, jusqu’ici, était d’avoir fini 17e des championnats du monde de Budapest. Il prouve là qu’il peut mieux faire et qu’il a pu faire preuve tout à la fois, en une seule fois, du flegme et du finish britannique. Wonderful, n’est-il pas vrai ?

 

MESSIEURS.- 400 mètres: 1. Mackenzie Horton, AUS, 3’43s76 ; 2. Jack McLoughlin, AUS,

3’45s21 ; 3. James Guy, ENG, 3’45s32.

Horton,  26s38, 54s68 (28s30), 1’22s96 (28s28), 1’51s08 (28s12), 2’19s16 (28s08), 2’47s62 (28s46), 3’15s94 (28s32), 3’43s76.

200 m brasse: 1. Andrew Wilby, ENG, 2’8s05; 2. Ross Murdoch, SCO, 2’8s32; 3. Matt Wilson, AUS, 2’8s64; 4. Anrew Willis, ENG, 2’9s31; 5. George Harley, AUS, 2’10s04; 6. Craig Benson, SCO, 2’10s09.

DAMES.-

200 mètres : 1. Taylor Ruck, CAN, 1’54s81; 2. Ariarne Titmus, AUS, 1’54s85; 3. Emma McKeon, AUS, 1’56s26; 4. Eleanor Faulkner, ENG, 1’57s72.

Passages de Ruck, 26s68, 56s04 (29s36), 1’25s67 (29s63), 1’54s81 (29s14).

Passages de Titmus, 27s14, 56s50 (29s36), 1’26s03 (29s53), 1’54s85 (28s88).

Passages de McKeon, 26s45, 55s80 (29s35), 1’25s85 (30s05), 1’56s26 (30s41).  

400 m 4 nages : 1. Aimée Willmott, ENG, 4’34s90 (1’3s55, 2’14s32, 3’31s81, soit 1’3s55, 1’10s77, 1’17s49, 1’3s09); 2. Hannah Miley, SCO, 4’35s16 (1’3s25, 2’14s89, 3’31s99, soit 1’3s25, 1’11s64, 1’17s10, 1’3s17).

JAPON : RIKAKO IKEE REMET ÇA : 56s38 AU 100 PAPILLON. HAGINO FORFAIT SUR 200

Éric LAHMY

Mercredi 4 Avril 2018

Suite, sans soute, à ses déboires du 400 mètres, où il a été battu par un Japonais, chose qui ne lui était pas arrivée depuis des années maintenant, Kosuke Hagino ne s’est pas présenté au départ du 200 mètres, décision qui obère sa sélection sur la distance.

Les demi-finales ont été dominées par Reo Sakata dans un temps moyen de 1’47s80.Comme Hagino, Rikako Ikee ne s’est pas alignée, elle aussi, au départ des 200 mètres.

Mais c’est pour la bonne cause. Elle a battu pour la deuxième fois en deux jours son record japonais des 100 papillon, en 56s38, ce qui la laisse à 9/10e de seconde du record mondial de Sjöström…

A 18 ans, Rikako, l’enfant prodige de la natation nippone, grandit bien, qui continue de progresser Comme Ikee, âgée de dix-huit ans, Suzuka Hasegawa a terminée 3e de la course, mais plus de deux secondes derrière Rikako.

La finale du 100 mètres brasse féminin s’oriente vers un duel entre Reona Aoki, 1’7s63 en séries et 1’6s59 en demi-finale, et Kanako Watanabe, 1’7s30 en séries et 1’7s25 en demi, jokers Runa Imai, 1’7s80, et Satomi Suzuki, 1’7s87.

MESSIEURS.-

100m dos : RYOSUKE IRIE, (25s93) 53s18 ; 2. JUNYA KOGA, (25s43), 53s62; 3. MASAKI KANEKO, (26s71), 54s10; 4. JUNYA HASEGAWA, (25s98) 54s33.100m brasse : 1. YASUHIRO KOSEKI, (27s70) 59s30; 2. HAYATO WATANABE, (28s58), 1’0s18; 3. IPPEI WATANABE, (28s28) 1’0s27.50m papillon : 1. KENGO IDA 23s40 (record national, ancien, 23s45).

DAMES.- 

800 mètres : 1. YUKIMI MORIYAMA, 8’31s44 (1’1s27, 2’5s81, 3’10s20, 4’14s47, 5’19s16, 6’23s75, 7’28s46).

100m papillon : 1. RIKAKO IKEE, (26s12) 56s38 (record national, ancien, 56s58 la veille par la même); 2. YUKINA HIRAYAMA, (27s06) 58s32; 3. SUZUKA HASEGAWA, (27s70), 58s49.

JAPON SWIM : RIKAKO IKEE RECORD JAPONAIS DU 100 PAPILLON DAMES, EN 56s58

Mercredi 4 Avril 2018

Qu’est-ce qui ne va pas chez Kosuke Hagino ? Le « Phelps japonais » gagne-t-il encore ? Pas le 400 mètres messieurs des Japan Swim, qui se tiennent à la piscine internationaleTatsumi, de Tokyo,

, en tout cas, où Naito Ehara, 25 ans, lui a infligé une nette défaite, le devançant d’une bonne longueur de corps, en 3’46s64 contre 3’48s47. Ehara est parti en boulet de canon, passant en 52s80, passage qui pourrait faire croire qu’il nageait un 200. Il a terminé difficilement, mais moins mal qu’Hagino, qui s’est fait remonter et reprendre dans les cent derniers mètres une longueur de corps par le jeune Keisuke Yoshida, né en 2000.

MESSIEURS.- 400 mètres: 1 NAITO EHARA, 3’46s64 (24s93, 52s80, 1’21s38, 1’50s50, 2’19s50, 2’48s76, 3’18s02); 2. KOSUKE HAGINO, 3’48s47 (25s26, 53s34, 1’22s15, 1’51s19, 2’20s44, 2’49s61, 3’19s02). 3. KEISUKE YOSHIDA, 3’48s69 (26s49, 55s13, 1’23s74, 1’52s70, 2’21s83, 2’51s21, 3’20s66). 4. TAKETOMO TANI, 3’50s32 (en séries, 3’50s08) ; 5.SYOGO TAKEDA, 3’50s62; 6. GENTA IMOTO, 3’51s49 (en séries, 3’50s95); 7. YUUKI YAMAMOTO, 3’52s25 (en séries, 3’52s20).

Sur 100 papillon dames, en séries, Rikako Ikee, laquelle ne cesse de s’imposer depuis deux saisons comme la plus brillante jeune ondine japonaise, nage 57s14. En demi-finales, elle améliore le record du Japon, qu’elle détient, en 56s58 (passage en 26s44) contre 56s86. Elle se retrouve à une seconde du record du monde de Sarah Sjöström, 55s48. Personne ne l’approche de moins de deux secondes sur la distance dans la compétition…

Yasuhiro Koseki remporte les demi-finales du 100 brasse messieurs en 58s96, à six centièmes du record national. Ayato et Ippei Watanabe le suivent de loin, 59s97 et 1’0s03.

Satomi Suzuki améliore le record du Japon des 50 brasse dames, 30s64 contre 30s66, à 1s24 du record du monde, en demis, et gagne la finale en 30s95. Au 100 dos messieurs, l’inusable Ryosuke Irie, 28 ans, devance en séries l’encore plus inusable Junya Koga, 31 ans, en 53s39 contre 53s61.

Natsumi Sakai gagne le 50 dos dames en 27s82.

JEUX DU COMMONWEALTH: COMMENT L’ESPRIT VIENT AUX FEMMES

Eric LAHMY

Mardi 2 Avril 2018

Je posais récemment la question de savoir pourquoi on ne trouvait pas plus de femmes entraîneurs. La réponse est à la fois simple et compliquée. Depuis toujours, les hommes ont pris toute la place. Si aujourd’hui, un certain nombre d’entre eux sont d’accord sur le principe, il est plus compliqué de mettre en oeuvre l’application de ces bonnes résolution. Comment faire rentrer plus de femmes et s’assurer que ce soient les meilleurs qui occupent les places?
L’organisation des Jeux du Commonwealth
(GFC: Commonwealth Games Federation) a dû se poser la même question, parce qu’il semble qu’elle tente de se donner les moyens de remédier à une telle carence. 19 coaches féminins en provenance des pays du Commonwealth vont bénéficier d’un programme pendant la tenue des Jeux, lesquels se tiennent ce mois ci, pendant l’été austral, à Gold Coast, grande ville du Queensland, Etat de l’est australien… Ce programme d’enseignement de coaching féminine (Women’s Coaching Internship Programme) est censé répondre à une stratégie d’égalité entre les sexes, qui offrira une formation à des entraîneurs femmes de douze sports et de onze nations (Botswana, Canada, Angleterre, Kenya, Malaisie, Maurice, Mozambique, Nouvelles-Hébrides, Irlande du Nord, Afrique du Sud, Nouvelle-Zélande, du 4 eu 11 avril.

Ce programme comprendra des séances d’informations, et des conférences de coachs femmes établies. Les participantes logeront au Village des athlètes. Les organisateurs des Jeux se sont efforcés d’organiser les compétitions les plus équilibrées, puisque, pour la première fois, ils distribueront autant de titres (133) pour les femmes que pour les hommes. Il s’agit d’un précédent pour ce qui est des compétitions multisportives, a assuré Bruce Robertson, le vice-président des Jeux du Commonwealth (un ancien nageur, 2e du 100 papillon des Jeux olympiques de Munich derrière Mark Spitz, champion du monde de la même course à Belgrade, Yougoslavie, en 1973 et aux Jeux du Commonwealth de Christchurch, Nouvelle-Zélande, en 1974, 4e aux mondiaux 1975 à Cali, Colombie et demi-finaliste aux Jeux de Montréal en 1976)…

Les fédérations internationales de basketball, de hockey et de natation ont confirmé qu’au minimum la moitié de leurs officiels seront des femmes.