FÉDÉRATION INTERNATIONALE, BUSINESS ET DOPAGE, LE TRYPTIQUE INFERNAL QUI MENACE LA NATATION

Éric LAHMY

Dimanche 12 Juin 2016

A la demande pressante d’un certain nombre d’institutions et de personnalités souhaitant une lutte anti-dopage plus efficace, la FINA a annoncé que 1427 tests hors-compétitions avaient été conduits concernant 678 athlètes depuis le début de l’année 2016.

On sait qu’USA Swimming (la fédération US), l’association mondiale des entraîneurs de natation, des nageurs comme Ruta Meilutyte (Lituanie) ou Adam Peaty (Grande-Bretagne), des dirigeants comme Erik van Heijningen, juriste et président de la Fédération Royale Néerlandaise de natation, d’éminents journalistes comme le Britannique Craig Lord, toujours très en pointe dans la lutte contre le dopage en natation dans son site SwimVortex, des nageurs australiens (Lisbeth Trickett-Lenton, Thomas Fraser-Holmes et Grant Hackett), mais aussi des responsables de l’Association Mondiale Antidopage s’étaient élevés pour « encourager » la FINA à afficher plus de diligence qu’elle n’en fait montre sur un sujet qui ne l’inspire guère…

QUAND LA FINA S’ENDORMAIT SUR L’AFFAIRE KYLIE PALMER

On se souvient que l’AMA avait décidé de réagir quand la FINA avait enterré (immergé ?) le cas d’une nageuse australienne, Kylie Palmer. Pour des raisons d’autorité et administratives, l’AMA, ayant découvert un problème, n’a pas le droit de sévir : elle passe l’info dans son ensemble à la Fédération internationale concernée, FINA en l’occurrence, qui traite l’affaire.

L’institution s’étant endormie sur le dossier, à l’AMA, l’on s’agaçait de cette léthargie qui ne devait pas être la première. Dix-huit mois s’étaient passés après des courriers restés sans réponse, quand l’autorité anti-dopage fut informée par la FINA que celle-ci avait tranché : on ne poursuivrait pas Palmer. A L’AMA, où l’on trouvait la façon un peu cavalière, on décida alors de passer en force et de porter l’affaire devant le  tribunal arbitral du sport.

C’est ainsi que Palmer fut très étonnée d’être avertie en avril 2015 qu’elle avait raté un contrôle en juillet 2013, lors des championnats du monde de Barcelone. Elle put apprendre qu’on avait trouvé alors dans ses analyses de faibles traces de furosémide, un diurétique lequel n’est pas en soi un dopant, mais est traqué en raison d’une possible action d’agent masquant. Incapable de présenter une défense cohérente en raison des 21 mois écoulés entre l’infraction et la notification, peu à même de se souvenir de ses allées et venues aux mondiaux et de tenter de comprendre comment du furosémide s’était introduit dans son organisme, Palmer s’en tira avec une réprimande et un avertissement, [ce qui était déjà beaucoup dans de si pitoyables circonstances] ; à la fois stressée et déprimée, elle ne chercha d’ailleurs pas à contre-attaquer, ce qu’elle aurait pu faire, et la Fédération australienne la retira de l’équipe des mondiaux de Kazan.

LES DOPÉS SUR LES PODIUMS, LES DOPÉS HONORÉS PAR LA « FINA »

Le cas Palmer, fut resté assez anecdotique (dopage peu avéré), s’il n’eut représenté un symptôme, 1), du peu de respect de la Fédération Internationale vis-à-vis de la lutte anti-dopage, 2) d’une certaine morgue de l’institution. Mais derrière cette malheureuse affaire, tout le paysage s’encombrait de cas et de controverses, d’affaires douteuses, autour surtout des natations russe et chinoise. Résultat d’années de ce laisser-aller : trois des cinq titres mondiaux de nage libre de natation masculine de Kazan furent enlevés par les Chinois Ning Zetao (100 mètres) et Sun Yang (400 et 800 mètres) – bravo les Chinois –, tous deux portant encore les stigmates de contrôles anti-dopage positifs – haro sur les Chinois –, tandis que le 100 mètres brasse revenait à la Russe Julia Efimova, fort charmante, on en convient, mais toute fraîche émoulue d’un contrôle de dopage anabolisé (et qui a remis ça entre-temps avec du meldonium) !

Ce n’est pas tout, car la FINA avait réduit de deux ans à seize mois la sanction qui frappait Efimova (31 octobre 2013-28 février 2015) afin, a-t-on dit de lui permettre de présenter son pays aux championnats du monde, chez elle à Kazan. Le genre d’amabilité qui oblige celui qui en profite, mais irrite fortement les autres. On pouvait considérer ces gentillesses de l’institution de Lausanne comme la suite d’un flirt poussé avec les autorités du Kremlin, la FINA ayant offert sa plus haute distinction à Vladimir Poutine.

Pour couronner le tout, la FINA n’avait pas trouvé mieux, à la fin des mondiaux de Kazan, que d’élire Sun Yang, vainqueur des 400 et 800 mètres, meilleur nageur du mondial des championnats ! Ce qui, techniquement, n’est pas scandaleux, quoique dans l’ensemble, les connaisseurs estiment que le Britannique Peaty, le Français Florent Manaudou et le dossiste d’Australie Mitchell Larkin (seul vainqueur individuel, celui-ci, de deux courses du programme olympique) avaient nagé de façon (au moins) équivalente.

Mais il ne s’agissait pas seulement de ça. L’élévation de Sun Yang au titre de meilleur nageur des mondiaux relevait d’un certain cynisme, compte tenu de la valeur faiblement exemplaire du Chinois, lequel, outre son épisode de dopage, avait fait de la prison suite à un accident de la circulation alors qu’il conduisait sans permis) ; à Kazan, il ne s’était pas présenté à la finale du 1500 mètres, à laquelle il s’était qualifié, et n’avait pas même pris soin d’en avertir ses dirigeants ou les organisateurs… Bref, le mec ne manque pas de casseroles !

La distinction offerte à Sun Yang (1) était un autre signe fort de la collusion de la FINA avec les deux grandes nations de l’est, et de la volonté de la Fédération Internationale de bien effectuer un distinguo entre les « amis », fussent-ils dopés, et les autres. On verrait ressurgir ce type de comportement lors de l’attribution, à la fin de l’année, des titres de nageurs de l’année…

AVOIR ENFIN SA GROSSE PART DU GÂTEAU

Mais revenons au dopage. Le cas Palmer, tel que présenté par David Howman, le directeur général de l’AMA (agence mondiale anti-dopage, plus connue sous son acronyme anglais, WADA), est symptomatique de la « distraction » de la FINA. La FINA avait ignoré les questions et les relances de l’AMA, comportement systématique de sa part, revenant à traiter par le mépris les questions des autorités, des entraîneurs, des nageurs et des media quand ses dirigeants estiment que ces questions les embarrassent. Il y a du : « circulez, il n’y a rien à voir » de Coluche dans ce comportement.

L’agacement des responsables de l’anti-dopage, faisant écho aux inquiétudes et récriminations des uns et des autres, donnait une forte légitimité à ceux qui ne croient pas à une détermination de l’organisation mondiale à éradiquer le dopage. Exciper d’un grand nombre de contrôles effectués sous son égide depuis le 1er janvier et à l’approche des Jeux olympiques est une chose, mais, au-delà de cette belle agitation, enfouir les cas positifs, montrer du laxisme en termes de sanctions, cela est beaucoup plus significatif: il y a contrôler et faire semblant de contrôler!

La réaction de la FINA aux cas de dopage qui lui sont soumis est d’une mollesse qui signale où se situent ses priorités. Accepter que Sun Yang soit réintégré quelques mois après son contrôle positif, raccourcir la sanction d’Efimova de façon qu’elle puisse nager aux mondiaux en Russie devant son public, laisser les Chinois se contenter d’admonester sans les sanctionner leurs dopés, et les Russes ne pas poursuivre leurs jeunes espoirs, voir que Wang Lizhuo, récent dopé, nage et bat ses records de Chine comme si de rien n’était, c’est mettre la lutte du dopage sous le boisseau dès qu’il s’agit de l’opposer à des exigences politiques et des intérêts commerciaux.

Lorsque, voici vingt-cinq ans, Karin Helmstatd, nageuse binationale (canadienne-allemande) devenue journaliste d’une scrupuleuse intégrité, s’interrogeait sur les buts poursuivis par la FINA, Marculescu, le (toujours) Directeur de la fédération, lui avait expliqué qu’il s’agissait d’avoir enfin accès au « gâteau » financier dont les grandes Fédérations Internationales et le CIO se goinfraient alors que la natation, selon lui, n’avait que les miettes. Je me souviens encore des yeux écarquillés de Karin quand elle me rapportait cette conversation!

Entendons-nous bien : augmenter la part du gâteau de la natation, n’est pas en soi une mauvaise chose. Mais que cela devienne l’alpha et l’omega d’une politique aux dépens de tout le reste, cela revient à effectuer des décisions et accepter des dérives  politiques douteuses.

Cela a été, par exemple, développer sans cesse le programme au-delà du raisonnable et jusqu’au pléthorique, en ajoutant régulièrement des épreuves redondantes ou sans signification comme les 50 mètres de spécialités, comme le 1500 mètres féminin et le 800 mètres masculin; comme, en eau libre,  le triplement (5km, 10km, 25km du programme initial) auquel s’est ajouté le trio mixte, l’ajout des relais de genre ; comme, en natation synchronisée, la multiplication cancéreuse du nombre d’épreuves, comme destinée à satisfaire l’appétit des Russes et permettant ainsi à leur championne Ilchenko, en l’espace d’UN championnat de se construire un palmarès d’un poids de breloques supérieur à celui accumulé après leurs longues carrières par une Tracy Ruiz ou une Virginie Dedieu, et à la natation russe de grimper au classement des nations des championnats du monde de façon inespérée ; comme, en plongeon, la création de sauts synchronisés et l’adjonction d’une belle épreuve de cirque, le plongeon de très haut vol.

Seul le water-polo jusqu’ici a échappé à ce délire inventeur et cette folie organisationnelle…

DU SUICIDE D’UN ORGANISATEUR CANADIEN AU RETRAIT DE LA CANDIDATURE MEXICAINE

Pour la FINA, s’attribuer sa part du gâteau, c’était, parallèlement, augmenter de façon exponentielle les droits d’organisation des compétitions mondiales (au point de provoquer par exemple le suicide d’un organisateur montréalais en 2005 et le retrait de la onzième heure de l’organisation mexicaine pour 2017) et finalement se jeter, financièrement, dans les bras des seuls pays qui, pour des raisons d’organisation politique extrêmement jacobines, centralisées, acceptent de payer des sommes pharamineuses pour avoir le droit d’organiser ; ce qui fait qu’organiser un mondial de natation relève de la double peine :on se ruine en droits d’organisation pour avoir ensuite le droit de se ruiner en organisant ces compétitions pléthoriques ; c’était mettre en avant et chercher à imposer le sigle FINA comme s’il s’agissait d’une marque déposée ou je ne sais quel gage de qualité – ou comme ces vulgaires organisations qui se disputaient le sommet de la boxe mondiale ou ces franchises américaines, grandes ligues et petites ligues de hockey ou de base-ball : l’air de dire, « attention ce sport nous appartient. »

C’est tordre le sens des choses et détourner l’attention, c’est chercher à imposer depuis le sommet la façon dont le public doit percevoir les choses ; c’est, deux années de suite, nier à Kathleen Ledecky d’être reconnue comme la meilleure nageuse du monde, chose admise par la quasi-totalité de tous les nageurs, entraîneurs, spectateurs, journalistes, observateurs, et promouvoir en lieu et place, avec un culot phénoménal, cette brave Katinka Hosszu pour la simple raison qu’Hosszu, de par son professionnalisme à tous crins, ratisse chaque étape de la Coupe du monde, laquelle n’est rien d’autre pour l’instant que le cirque Marculescu avec ses éléphants, ses lions, ses clowns, et donc la fameuse trapéziste de l’est Katinka Hosszu (roulements de tambours) et dont les étapes, très régionalisées, des Asiatiques en Asie, des Européens en Europe, ne représentent, pour les plus distinguées d’entre elles qu’un cinquième de la valeur d’une finale olympique ou mondiale…

Ce que fait Hosszu en Coupe du monde est certes très bien, mais c’est une suite de triomphes de deuxième division.

LA FINA N’EST PAS UNE FÉDÉRATION INTERNATIONALE, C’EST UN BUSINESS

L’élévation d’Hosszu avait un autre avantage, en 2015, celui de remercier la Fédération hongroise de natation d’avoir pris en catastrophe le relais des Mexicains défaillants dans l’organisation des mondiaux 2017. Distinguer en grande pompe Hosszu à Budapest, c’était renvoyer l’ascenseur tout en s’assurant une couverture locale exceptionnelle. En face de ça, la pauvre Ledecky (qui doit s’en ficher complètement), ayant empilé les records du monde, pouvait se gratter.

Récemment, Erik van Heijningen, président des Pays-Bas, avait basé sa candidature à la présidence de la Ligue Européenne de Natation sur une série d’actions à mener en cent jours. Un vrai programme, ambitieux. Parmi ses propositions, une action concernant le dopage, pour éviter, avait-il suggéré, que ce phénomène ne « tue » le sport.

Puisque nous en sommes aux symptômes, on peut prendre pour un signe que la candidature du président de la Fédération néerlandaise n’avait recueilli qu’un quart des voix des votants au sein de la LEN. En France on a retenu de cette élection que Francis Luyce était vice-président de la LEN. D’autres notaient que Paolo Barelli, l’Italien réélu triomphalement, était toujours poursuivi dans son pays pour certaines jongleries financières comme le « double financement » par le Ministère de l’économie de la piscine olympique de Rome).

On a l’air, ici, de s’être très éloigné de notre sujet, le dopage. Il n’en est rien. Dans la conception du professionnalisme vu depuis la FINA, il est important que la lutte contre le dopage ne nuise jamais aux affaires, et l’essentiel reste que le business soit prévalent. Le succès financier de l’opération championnats du monde nécessite-t-il qu’une nageuse de brasse dopée s’aligne au départ de la course ? On arrange le coup. Les affaires de dopage nuisent-ils à l’image de grands pays organisateurs comme la Chine ? Elisons champion des champions du monde un Chinois dopé et mal élevé par-dessus le marché et faisons-le passer avant le Britannique, le Français ou l’Australien qui, à divers titres, auraient mérité cette distinction au moins autant. Dans ces décisions, dans ce fonctionnement, on voit un divorce prononcé avec ce qu’est historiquement la natation et l’idée qu’on peut se faire d’un sport propre. Le clin d’oeil de dirigeants retors en direction de ce qui est malsain, mais qui paie: « on se comprend », semblent dire Maglione et Marculescu aux dopeurs. « Tant que vous paierez, tant que vous organiserez nos raouts à prix d’or, on vous couvrira, et vous serez honorés. »

Les nageurs peuvent admirer le précédent de l’athlétisme mondial, passé en quelques années du statut de sport éducatif numéro un à celui de creuset d’un dopage massif de ses élites – par le biais, bien évidemment, du professionnalisme. C’est la voie choisie par Cornel Marculescu, Julio Maglione et consorts. On ne saurait trop les féliciter.

 (1). Paradoxe: Sun Yang qui aurait fait un très beau « meilleur nageur » des Jeux olympiques en 2012 et des mondiaux de Barcelone en 2013 en raison de ses doublés sur 400 et 1500 mètres, s’est alors vu préférer d’autres nageurs. A Kazan, il fait moins bien, sort de contrôles positifs, et triomphe. Je dis: bizarre!

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6 comments:

  1. Pierre

    Bonjour,

    Les magouilles dont vous parlez sont très loin de se limiter à la natation (par exemple, qui croit que la FIFA ou le CIO soient exemplaires?). Il convient dans tous les cas de dénoncer ces dérives, mais il faut également être conscient que leur quasi-généralisation pose question, et je pense que le système de gouvernance du sport est certainement un problème.

    Je n’ai pas d’idée précise de ce qui pourrait pousser les fédérations sportives à être plus vertueuses. J’entends par là: si les gens avaient tous une éthique, évidemment que cela se passerait mieux, mais il ne suffit pas de monter sur notre chaise en demandant aux dirigeants de fédérations sportives d’avoir une éthique pour que les choses changent. Quel système de contrôle ou quelle organisation améliorerait les choses? Je n’en ai aucune idée.

    1. Eric Lahmy *

      Bonjour,
      La question est tellement vaste, elle contient tellement de chausse-trappes, que je crois que je devrais passer quelques jours à tenter d’y répondre. Je devrais parler de dirigeants intègres et d’autres pas, de ceux désireux de servir et de ceux empressés de se servir, de démocratie, d’escroqueries à la démocratie, de direction à l’ancienne, de management; des systèmes et des hommes…

    1. Eric Lahmy *

      Bonjour ! ça faisait un bail. Vive les figurines…
      Oui , n’est-ce pas charmant? Des dizaines de nageurs de par le monde ne vont pas aux Jeux parce qu’il leur a manqué un dixième ou un centième, et miss Efimova sortie de deux alertes rouges, une au clenbutérol, l’autre au meldonium, va nous faire un numéro de prestidigitation à Rio.
      De deux chose l’une, ou cette demoiselle est légère (pour ne pas dire stupide) ou c’est une vicelarde. Dans tous les cas, il est bon d’avoir des appuis haut placés.
      Vous savez, mon « indignation » ne vise pas particulièrement la nageuse, malgré la déception de voir quelqu’un qui irradiait tellement se faire piquer de façon aussi pathétique. Elle me plaisait certes moins que Meilutyte qui est pour moi, pour ce qu’elle projette dans l’eau et hors de l’eau, un peu comme Franklin, ou chez nous Balmy, la nageuse 10 sur 10, mais elle me plaisait quand même beaucoup. Et avec ce physique à rester baba… Ce qui me navre, c’est, devant mon téléviseur, devant les images de Rio, de penser et me dire : « pourvu qu’Efimova perde, pourvu qu’elle ne passe pas, pourvu que Meilutite, pourvu que Pedersen, pourvu que Gunes », etc. A la limite, elle me projette dans des pensées malsaines, ou qui ne me conviennent pas.
      Mais bon je n’en fais pas une maladie. Mes indignations sont plus professionnelles qu’autre chose. Si je ne tenais pas ce blog, je me contenterais de détourner le regard : il y a d’autres belles choses à voir.
      Pour le reste, la Chine va amener aux Jeux non pas un (Sun) ni deux (Ning) mais trois (Wang Lizhuo) issus de l’école de toxicologie de Pékin et des campagnes environnantes… ça me rappelle les années 1980 où des copains de « L’Equipe » proposaient ironiquement d’attribuer les médailles aux laboratoires.
      Grâce à la FINA, la question du dopage reste non résolue en natation.

    1. Eric Lahmy *

      Exact. Incompréhensible: j’ai écrit 2009, corrigé et la correction n’est pas passée. Faudrait avant d’écrire, que je souffle dans la balloune!!! D’autant que j’étais à Montréal cette année et dans les locaux de la Fédé du Québec avec Julie Sauvé, l’entraîneur sunchro de Sylvie Fréchette pour un livre que j’écrivais sur la synchro autour de Vurginie Dedieu quand ce triste événement a été connu!

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