ALAIN BERNARD ENTRE AU SWIMMING HALL OF FAME

Mercredi 1er Mars 2017

Après Georges Vallerey, Alain Bernard, deuxième Français en 2017, a été honoré par l’institution de Santa-Clara. 

Ce 1er mars 2017, l’International Swimming Hall of Fame (ISHOF) a annoncé qu’Alain Bernard, notre champion olympique du 100 mètres nage libre des Jeux de Pékin, en 2008, qu’il faisait partie des 17 « honorés » par l’institution de Fort Lauderdale, en Floride (installée aujourd’hui à Santa-Clara, en Californie), et dont l’intronisation se fera dans une cérémonie les 15-17 août prochain. Un autre Français, le regretté Georges Vallerey, héros de guerre et médaillé de bronze olympique en 1948, a déjà été désigné et un troisième française (ou plutôt française) sera très prochainement annoncé(e). Devinez qui…

Bernard est le dixième nom divulgué par l’ISHOF après ceux de Marteen Van Der Weijden, Pays-Bas, eau libre, Wu Chuanyu, Chine, les nageurs Takeshi “Halo” Hirose, USA, Georges Vallerey, France, les plongeuse Zhang Xiuwei, Chine, Walter Poenisch, eau libre, USA, Osvaldo Codaro, poloïste argentin, l’entraîneur de natation Dick Jochums, USA, et le photographe de presse Heinz Kluetmeier.

Né le 1er mai 1983 à Aubagne, Bouches-du-Rhône, Alain Bernard souhaitait jouer au football, mais l’insistance de sa mère pour qu’il apprenne à nager se révéla fondamental pour sa vocation. Il nagea pour Aubagne jusqu’à seize ans, et, rêvant des Jeux olympiques 2004, atterrit à Marseille, avec Denis Auguin. Mais, victime d’une mononucléose, il ne put se qualifier aux Jeux. Il continua une lente et régulière progression sur 50 et 100 mètres, suivit Auguin à Antibes au début 2007, année charnière de sa progression. En février, il enleva un titre européen sur la distance. L’année suivante, en mars, il établi le record du monde du 100 mètres appartenant à Pieter Van Den Hoogenband, de 0s24, et celui d’Eamon Sullivan sur 50 mètres de 0s06.

Les Jeux olympiques de Pékin ne commencèrent pas de façon très encourageante pour Alain. La défaite du relais quatre fois 100 mètres devant les Américains  lui fut presque imputée, quand Lezak parvint à le devancer, et il perdit son record du monde, Eamon Sullivan l’en dépossédant. Deux jours plus tard, Bernard reprit le record en demi-finale, avant que Sullivan le lui reprenne dans la seconde demi-finale. La course revint à Bernard qui enleva ainsi le premier titre olympique masculin français depuis Jean Boiteux sur 400 mètres aux Jeux d’Helsinki en 1952. Le lendemain, il ravissait le bronze sur 50 mètres. Les Jeux lui avaient rapporté une médaille de chaque métal, tout comme Laure Manaudou quatre années plus tôt à Athènes.

En 2009, Bernard devint le premier homme sous les 47 secondes au 100 mètres avec un temps de 46s94, mais le record ne fut pas reconnu par la FINA, sa combinaison de nage n’ayant pas été reconnue par l’institution internationale. Encore l’un des meilleurs nageurs en 2012, il ne put se qualifier pour les courses individuelles des Jeux de Londres, mais enleva l’or du relais quatre fois 100 mètres qu’il aida à qualifier en séries. Il put annoncer sa retraite en tant le nageur français le plus médaillé de l’histoire avec deux ors, un argent et un bronze. Officier national du mérite en 2013, il devint ambassadeur de l’UNICEF. Il se trouvait au sol, en Argentine, quand il apprit la mort, dans un accident d’hélicoptère, de Camille Muffat et de tout un groupe de champions et de participants à l’émission « Dropped. »

« Camille est toujours dans mon cœur », a-t-il souvent rappelé. Aujourd’hui, Alain Bernard, conseiller technique d’Aquasphere, est toujours investi dans la natation. Commentateur des courses de natation aux Jeux olympiques de Rio, il a contesté l’actuel président de la Fédération, Francis Luyce, et défend la candidature de Gilles Sezionale aux prochaines élections, début avril prochain.

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2 comments:

  1. EasySpeed

    Bonjour, savez-vous ce qui a poussé Denis Auguin et Alain Bernard à partir de Marseille ? Les conditions y sont à priori parfaites pour le très haut niveau. D’ailleurs il me semble qu’ils sont partis un peut avant que Bousquet ne vienne, c’est dommage qu’ils ne se soient pas entrainés ensemble.

    1. Eric Lahmy *

      Je ne connais pas l’histoire dans le détail, mais Auguin a été écarté de Marseille et Bernard a suivi. Barnier et Auguin sont très différents et je crois qu’on peut dire qu’ils ne s’appréciaient pas. D’aucuns ont souvent vu l’escarmouche entre Barnier et Bernard aux Jeux olympiques de Rio de Janeiro comme une trace d’un ancien antagonisme…

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