ANDY COAN, USA, CHAMPION DU MONDE DU 100 METRES EN 1975

(Fort Lauderdale, 4 mars 1958-Knoxville, 20 mars 2017).États-Unis. Fils de médecin et frère d’un vétérinaire, Andrew « Andy » Coan, préférait, lui, nager, et entraîner des jeunes nageurs. Andy, qui vient de disparaître, victime d’un cancer du foie, fut l’un des plus grands sprinters de l’histoire, même si son nom est largement oublié.

Il nageait depuis toujours, et son talent l’amena à s’entraîner dès l’âge de onze ans avec Jack Nelson, à Fort Lauderdale, qui coachait alors la meilleure équipe féminine des USA; puis après ses 18 ans, comme universitaire, avec Ray Bussard à Knoxville, dans le Tennessee. Ce sprinter précoce était encore un écolier à cheveux longs et d’allure dégingandée (1,93m, mince, sec, pas de hanches mais un V impressionnant, de longs bras), à Pine Crest High School, quand il devint tout simplement le meilleur sprinteur de la planète : recordman (51’’11, contre 51s12 à James Montgomery) et champion du monde (51’’25, Cali, Colombie) du 100 mètres en 1975. Cette victoire fut obtenue à la touche après un duel serré contre le Russe Vladimir Bure qui mena pratiquement de bout en bout mis ne put rien faire, avec son 1,77m, contre les bras d’araignée d’Andy, et contre Montgomery. Toujours à Cali, il remporta aussi les titres mondiaux du 4 fois 100 mètres (record du monde) et du 4 fois 100 mètres quatre nages. Cette même année, il enleva le titre US des 100 yards. Diplômé de Pine Crest, il signa à l’Université de Tennessee. Il enleva sept titres NCAA (universitaires) dont deux doublés, 50 et 100 yards (1978), et 100 et 200 yards (1979). Il ne put se qualifier pour les Jeux olympiques de Montréal en 1976, manquant d’un rien la finale des qualifications du 100 mètres.

Un peu plus tard, il se brisait les deux poignets dans un accident d’automobile. Cela ne l’empêcha pas, étudiant à l’Université de Tennessee et entraîné par Ray Bussard, de dominer le sprint des NCAA. En 1978, étudiant de 2e année, il emmena les Tennessee Volunters au titre NCAA par équipe et fut élu pour sa part athlète de l’Université et meilleur nageur NCAA.

Quand le président Carter annonça le boycott des Jeux olympiques de Moscou, Coan ne jugea pas bon de se présenter aux sélections. Il s’en alla entraîner un club qu’il avait fondé, le Plantation Aquatic Club, dans la piscine qu’il avait lui-même dessinée, du Plantation Central Park. Récemment sa santé s’était détériorée. Victime en septembre 2014 d’un Guillain-Barré, un désordre du système nerveux périphérique qui le conduit à la paralysie, avant qu’il ne l’affronte avec un certain succès, grâce à une thérapie aquatique, réapprenant à se mouvoir. Il reprit le coaching à West Boca High. Son courage admirable ne fut pas récompensé, car il succombait peu de temps après à un mal qui ne pardonne pas.

Aujourd’hui encore, Coan détient les records de son école des 50 et 100 yards, 20s19 et 43s99, temps réalisés avec les maillots de bain de l’époque, loin des merveilles technologiques d’aujourd’hui et qui, 42 ans après, lui auraient encore permis d’enlever les titres de l’Etat ! A ses 43s99 établis en 1975, il ajouta un 43s25 (record US) nagé au cours de l’hiver 1979. Sprinter résistant, toujours en 1979, il établit un autre record US sur 200 yards, en 1’35s62. Eric LAHMY.


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