Catégorie : Natation

CLEVELAND [Jonathan Thomas “Jon”]

Natation. (Fresno, Californie, 19 décembre 1970-). Canada. Champion du 200 mètres brasse (2’14’’96) et du relais quatre fois 100 mètres 4 nages des Jeux du Commonwealth d’Auckland (Nouvelle-Zélande) en 1990. Présent à trois éditions des Jeux olympiques, à Séoul en 1988, Barcelone en 1992 et Atlanta en 1996, il y enleva le bronze avec le relais 4 nages en 1992.

CLERI [Valerio]

Natation, Eau libre. (Palestrina, Lazio, 19 juin 1981-). Italie. Champion du monde 2009 des 25km, et 2010 des 10 km, d’Europe 2010 du 25km, où, seul, il parvient à contrer l’attaque du Français Venturi et à la passer au final. Il débute par le demi-fond (400, 800, 1500 mètres, 400 mètres quatre nages) mais prend note vers 2003 de ses limites, et tente sa chance sur de plus longues distances, en eau libre. En 2008, il remporte le
classement Coupe du monde et termine 4e, sur 10 kilomètres, aux Jeux olympiques de Pékin.

CLARY [Scott “Tyler”, né FLOWERS]

Natation. (Redlands, 12 mars 1989-). Un des grands nageurs éclectiques de l’ère Phelps. Il nage sous le patronyme de Flowers au début de sa carrière, avant d’adopter le nom de son beau-père, Clary, « qui était toujours présent pour moi », dit-il. Sa mère Stacy est administratrice de Southern California Swimming. Il nage à huit ans dans une classe de sauvetage. En 2007, il est diplômé de l’école polytechnique de Riverside, en Californie. Il nage ensuite trois ans à l’Université du Michigan, pour laquelle il enlève trois titres NCAA : 400 yards quatre nages en 2009 et 2010, 200 yards dos en 2009, année où il est élu nageur NCAA de l’année. Il passe professionnel en 2010. Son entraîneur à Michigan et au FAST club est Jon Urbanchek, qui, parlant de lui, en juin 2012, dit de lui : « Clary a ce truc qui vous fait gérer plusieurs choses à la fois… multi tasking, quand vous faites quatre ou cinq choses à la fois. Une semaine, il tait au Grand Prix de Long Beach –il ambitionne de devenir un pilote, et de courir les 500 miles d’Indianapolis. Il construit même sa propre voiture, il est incroyable. Vous ne pouvez le faire se concentrer sur la natation, c’est comme ça qu’il est, et c’est une bonne chose. Certains focalisent tout le temps : manger, boire et dormir. Mais c’est un garçon plein de cran et un bon garçon. Et vous pouvez le créditer de ce qu’il s’attaque à Phelps et Lochte. Il n’a peur de personne, aime le défi, la compétition. »

Il manque de se qualifier pour les Jeux de Pékin, en 2008, sur 200 mètres dos, terminant 3e des trials US derrière Peirsol et Lochte. Le 27 mars 2009, il bat le record US de Phelps sur 400 yards 4 nages, et le lendemain, celui de Lochte sur 200 yards dos. Aux sélections US 2009 pour les mondiaux de Rome, il se qualifie sur 200 mètres papillon et 400 mètres quatre nages, et finit aussi 3e du 200 mètres dos et du 200 mètres quatre nages. A Rome, il est 2e du 400 mètres 4 nages derrière Lochte, 4’7’’31 contre 4’7’’01, après avoir mené jusqu’à mi-course. 4e après le parcours en brasse, il termine fort, reprend Cseh et Pereira et échoue de peu derrière Lochte à qui il reprend 1’’4 dans les cinquante derniers mètres. Il termine aussi 5e du 200 mètres papillon. Aux sélections US d’Omaha Beach, pour les Jeux de Londres, en 2012, Clary finit 3e du 400 mètres quatre nages, mais se qualifie sur 200 mètres papillon derrière Phelps et sur 200 mètres dos derrière Lochte. Clary, interrogé sur le manque de chance de nager sous l’ère de deux phénomènes comme Phelps et Lochte, répond qu’il s’agit au contraire d’une chance, car ces nageurs d’exception attirent l’œil du public sur la natation. Cet état d’esprit sportif sera récompensé. Clary remportera le 200 mètres dos des Jeux de Londres en 1’53’’41 devant le Japonais Irie, 1’53’’78, et Lochte, 1’53’’94. Il a été mené pendant 195 mètres (de fort peu), et passe Lochte dans les toutes dernières brassées. En 2013, aux mondiaux de Barcelone, il est 3e du 200 mètres dos, 1’54’’64, derrière Lochte, 1’53’’79, et le Polonais Radoslav Kadecki, 1’54’’19, 4e du 400 mètres quatre nages et 7e du 200 mètres papillon.

CLARKE [Stephen]

Natation. (Sutton Coldfield, Angleterre, 21 juillet 1973- ). Canada. Spécialités, papillon et quatre fois 100 mètres. Médaillé de bronze du quatre 100 mètres quatre nages des Jeux olympiques de Barcelone, en 1992. Champion du Commonwealth de Victoria, Canada, en 1994, sur 100 mètres libre (50’’51), 2e sur 100 mètres papillon (54’’45) et avec le relais quatre nages.

CLARK [Stephen Edward « Steve »]

Natation. (Oakland, Californie, 17 juin 1943-). États-Unis. Le meilleur sprinter de sa génération. Doté d’un physique léger, 1,80m, 67kg, très fort en petit bassin où sa fulgurante maîtrise des virages lui conférait un grand avantage, il fut, en bassin de 25 yards, le premier nageur au-dessous de 21’’ sur 50 yards, de 46’’ sur 100 yards, de 1’50’’ sur 200 yards et de 2’ sur 200 mètres (dans un bassin de 25 yards). Quoiqu’il ait représenté les États-Unis à deux éditions des Jeux Olympiques (Rome 1960 et Tokyo 1964) Steve Clark n’eut jamais l’occasion d’y nager une épreuve individuelle. En 1960, il aida à qualifier le relais quatre fois 200 mètres et le relais quatre fois 100 mètres quatre nages, mais en finale, fut remplacé : dans le relais quatre nages par Jeff Farrell (son parcours en 54’’6 des séries fut plus rapide que celui de Farrell, 54’’9 en finale). En 1964, victime en début de saison d’une tendinite à une épaule, il ne put terminer que quatrième du 100 mètres des épreuves de sélection américaines en 54’’5. Il retrouva avant les Jeux une forme étincelante, nageant en départ de relais un 100 mètres en 53’’, record américain, à un dixième du tout récent record du monde, 52’’9, du Français Alain Gottvallès. Clark se qualifia dans les trois relais des États-Unis, ce qui lui assurait avant même que ces courses soient disputées, de gagner trois médailles d’or (sauf en cas d’élimination pour cause de prise de relais incorrecte). Aux Jeux de Tokyo, il égala, au départ du relais 4 fois 100 mètres, les 52’’9 records de Gottvallès, après avoir nagé en séries en 53’’6, et lança ses équipiers vers une victoire facile. Son temps améliorait le record olympique établi par Don Schollander, victorieux de l’épreuve individuelle en 53’’4, et montrait qu’il aurait pu facilement gagner cette course. Il lança également le relais quatre fois 200 mètres, avec un parcours en 2’ juste. Enfin, il acheva le parcours sur 4 fois 100 mètres 4 nages en 52’’4. Au bout du compte, il ramena de Tokyo trois titres olympiques et montra que, bien qu’absent du 100 mètres individuel, il était de loin le meilleur sur la distance. Steve Clark, dans toute sa carrière, ne battit pourtant qu’un seul record du monde, au 100m, en 54’’4, en finale du championnat des États-Unis 1961. Il se retira au printemps 1965, après avoir enlevé deux derniers titres universitaires sur 100 et 200 yards et nagé sur la première distance en 45’’6, un record étonnant pour l’époque. Stephen Clark avait débuté à huit ans à Los Altos, et s’affirma à Santa-Clara, sous la direction de George Haines. Celui-ci racontait qu’il n’avait pas décelé d’emblée les exceptionnelles qualités de Steve.

CLAPP |Austin Rhone]

Natation. (Farmington, New Hampshire, 8 novembre 1910-Woodside, Californie, 22 décembre 1971). USA. Champion olympique avec le relais quatre fois 200 mètres aux Jeux olympiques d’Amsterdam, en 1928, où il termina aussi 5e du 400 mètres (5’16’’) et des séries du 1500 mètres (21’31’’), course où il ne se présenta pas en finale. Clapp fut contraint de gagner sa place dans le relais après s’être confronté à Buck Sampson, un nageur du Michigan. Or Clapp mesurait 1,67m et Sampson 1,98m. Sampson prit l’avantage à l’issue du départ et des virages et Clapp le reprenait dans la nage. Tous deux finirent ex-æquo Médaillé de bronze du water-polo à Los Angeles, en 1932, où il était un des cinq membres de l’équipe US issus de Stanford. Il fut champion national NCAA et AAU et remporta en 1930 la course traversée du Golden Gate en 53’49’’ avec 3’9’’ sur son second, Buster Olds. Jeune, il vivait dans la petite île de Nauru où ses parents servaient dans le personnel médical des mines de phosphates exploitées par les Britanniques. Sorti major de sciences politiques de l’Université de bStanford, il étudia le droit, devint attorney au cabinet Goldstein, Barceloux et Goldstein de San Francisco.

CHRISTOPHE [Robert]

Natation. (Marseille, 22 février 1938-). Il restera surtout dans l’histoire de la natation française comme le double finaliste olympique sur 100 mètres dos, 4e des Jeux de Melbourne, en 1956, et de Rome, en  1960. L’élève de Georges Garret au Cercle des Nageurs de Marseille fut aussi champion d’Europe de la distance en 1958. Il amena le 12 juillet 1959, le record d’Europe à 1’2’’2.

A Melbourne, Christophe débarque avec un temps de 1’5’’9. Mais en séries, il signe un 1’4’’2, record d’Europe et olympique ! « Je manquais de maturité, d’expérience ! J’aurais dû me qualifier tranquillement, cela m’a mis dans une situation que je n’ai pas su maîtriser », se souvient-il. En finale, les Australiens David Thiele, 1’2’’2, record du monde, et John Mongkton, 1’3’’2, dominent, et sont hors de portée ; le jeune Américain Frank McKinney s’arrache en 1’4’’5 et ravit le bronze ; Robert finit 4e avec 1’4’’9.

En 1958, Robert n’a pas de rival en Europe. Sa domination est telle qu’aux championnats de France d’hiver, il achève le 100 mètres dos avec 5’’7 davance sur son second ! Le 15 juin, à Blackpool, où la Grande-Bretagne bat la France par 13 courses à une, il sauve l’honneur tricolore : son 1’2’’9 aux 110 yards dos pulvérise le record d’Europe du 100 mètres que le Hongrois Magyar avait amené à 1’4’’1. Le 4 août, il subit sa seule défaite de la saison, en championnats de France, où le recordman du monde australien, Monckton, a été invité à nager avec ses équipiers kangourous, qui dominent alors presque sans partage la natation mondiale.

Aux championnats du Vieux Continent, qui se tiennent à Budapest, Robert Christophe suit à la lettre les consignes de Georges Garret, son entraîneur : partir vite, étouffer tout le monde, et surtout le Soviétique Leonid Barbier, son plus dangereux rival. Se relâcher après les 35 mètres. Se relancer à fond à l’approche du mur d’arrivée. Sauf que notre héros rate son virage. Y laisse tout ou partie de l’avance qu’il doit reconstruire dans la seconde longueur. Il l’emporte finalement en 1’3’’1 contre 1’3’’9, mais a laissé dans l’incident la possibilité d’un exploit chiffré. Il le réalisera en 1959, ses 1’2’’2 constituant la meilleure performance mondiale. Ce qui en fait presque le favori des Jeux de Rome, en 1960.

Mais là comme à Melbourne, Christophe est devancé par l’Australien de service (David Thiele) qui réussit un doublé historique et deux Américains. Déception ? L’année a été tellement difficile que cette nouvelle 4e place constitue presque un  miracle. Robert a été victime d’un accident aux lombaires qui l’a contraint d’arrêter de nager pendant un certain temps. Son père est mort au mois de juin. Il se trouve dans un tel état physique et émotionnel que chaque course, série, demi-finales, finale, est un exploit en soi.

Le 100 mètres dos ayant disparu du programme olympique individuel au profit de la distance double qui ne lui convient guère, Robert, qui a nagé en crawl parfois avec bonheur, explore la nage libre avec assez de brio pour participer aux grands relais français : en 1962, aux 4 fois 100 mètres (3’42’’5, record du monde, puis champion d’Europe) et aux 4 fois 200 mètres vice champion d’Europe. Il est aussi du relais 4 fois 100 mètres qui bat le record d’Europe avec 3’39’’2 en 1964. Ces courses sont surtout une grande aventure collective, avec ses amis, Jean-Paul Curtillet, Alain Gottvalles et Gérard Gropaiz. Robert a eu l’idée de cette aventure dans l’avion qui le ramène des Jeux de Rome, et il convaincra les entraîneurs, Lucien Zins et Georges Garret, puis ses équipiers (il est capitaine de l’équipe de France). Malheureusement, une forte angine l’écarte des finales aux Jeux olympiques de Tokyo : le relais quatre fois 100 mètres, qui luttait pour être 3e, est disqualifié pour virage incorrect, le relais 4 fois 200 mètres termine 6e. Après ces troisièmes Jeux, Christophe prend enfin une retraite méritée. Il deviendra directeur de la piscine municipale, puis des piscines d’Avignon, poste qu’il conservera jusqu’à sa retraite en 2003. Dans l’ensemble de sa carrière, Robert Christophe a enlevé dix titres de champion de France individuel d’été, 7 au 100 dos (de 1957 à 1964, sauf l’été 1962, où il laissa la victoire à Jean-Claude Raffy) 2 aux 200 dos (1961 et 1962) et un en nage libre, sur 100 mètres (57’’6 en 1960). Il a gagné cette épreuve, toute rage dehors, quand un sprinteur lui a affirmé que les nageurs de spécialité comme lui étaient des crawleurs « ratés ». Il enleva aussi, à partir du moment où les championnats de France d’hiver furent disputés, quatre titres nationaux d’hiver du 100 mètres dos entre 1961 et 1964, et un du 200 mètres dos en 1962,. Robert Christophe a été intronisé Gloire du Sport en 2010.

CHOUX [Laetitia]

(Épinal, 23 septembre 1979-). Natation. Nageuse de demi-fond, championne de France du 400 mètres (1997, 2000) et du 800 mètres (hiver et été 1996, 1997). Grande et fine (1,74m, 53kg), elle étudie la chimie. Elle se lance dans l’eau dans le sillage de ses sœurs aînées, quitte les Vosges pour Mulhouse. Elle nage dans le relais quatre fois 200 mètres aux Jeux de Sydney. Affiliée au TOEC, elle échoue de 4/10e sur 400 mètres pour la sélection aux championnats d’Europe 2004, et choisit de privilégier ses études (sciences de l’environnement).

CHIANG [Marylyn]

(Etobicoke, 19 novembre 1977-). Natation. Canada. 2000 fut sa grande année ; coachée par Terri McKeever en club (Golden Bears) comme à l’Université de Cal Berkeley, elle fut double médaillée d’argent aux championnats du monde en petit bassin à Athènes, en Grèce, enleva sur 100 yards dos, en 52’’36, record, le premier titre NCAA remporté par l’U. Berkeley depuis onze ans et fut élue meilleure nageuse des Pacifics10.  Elle a détenu des records du Commonwealth, de l’US Open, des NCAA en dos et en papillon,

CHAVOOR [Sherman]

Natation. (1919-Gold River, 3 septembre 1992).États-Unis. Pendant ses trente-deux années d’enseignement, il amènera les élèves de son club privé de natation et de tennis (Arden Hills Swimming and Tennis Club), à Carmichael, en Californie, à enlever 31 médailles olympiques (dont 20 d’or) et à produire 83 records du monde, 100 records américains. A Arden Hills, ses meilleurs élèves s’appelaient Michaël Burton, Debbie Meyer et Mark Spitz. Sa méthode, basée sur d’énormes kilométrages, doubles de ce qui se pratiquait ailleurs, assura à ses élèves la suprématie sur les longues distances.