Catégorie : News

BUENOS AIRES – JEUX OLYMPIQUES DES JEUNES (6) : FORT VENT D’EST AVEC KOLESNIKOV, MINAKOV, MILAK, KESELY, SEMANOVA ET EGOROVA EN BOUQUET FINAL

 

Eric LAHMY

Samedi 13 Octobre 2018

A seize ans (il est né le 17 mars 2002), le Russe Andrei MINAKOV s’est imposé comme un des ténors des courses de natation de ces Jeux de la Jeunesse, à Buenos Aires. Il a gagné le 100 libre, d’un poil, en 49s23, devant le Polonais Jakub KRASKA, 49s26, de deux ans plus âgé, de 20 centimètres plus grand (1,95m contre 1,75m), et plus lourd de 31 kilos (87kg contre 56kg), à condition bien entendu que les fiches biographiques de ces deux garçons publiées par les organisateurs soient exactes.

MINAKOV s’est montré le plus rapide d’emblée et a mené de bout en bout. Aux 50, il possédait une coudée d’avance sur KRASKA, encore 4e, 23s53 contre 23s83. Le Polonais revenait fort, grillait au passage CARVELO (Brésil) et MIROSLAV (Allemagne) et n’échouait que de fort peu pour réussir l’exploit.

Les demi-finales avaient fait croire fortement en les chances de KRASKA, car il avait nettement dominé MINAKOV dans la première demi-finale, en 49s70 contre 50s16, de par la force d’un retour impérieux en 25s60. On avait vu aussi un MILAk en difficulté, seulement 4e de la seconde demi-finale et 7e du classement général avec 50s36. MILAK préféra déclarer forfait pour la finale, ayant rendez-vous, 27 minutes après ce 100 libre qui s’annonçait mal, avec un 200 papillon où sa supériorité était défiée. Dans les séries, un Ukrainien de dix-sept ans, Denys KESIL avait nagé avec une grande facilité plus vite que lui, en 1’57s70, et s’annonçait de ce fait comme un adversaire qu’on ne pouvait sous-estimer. Battu sur 100 papillon par Minakov ce 9 octobre, MILAK ne pouvait se permettre de se faire surprendre une nouvelle fois, sur sa distance de prédilection cette fois.

KESIL avait un fort handicap de vitesse par rapport à MILAK, qui a nagé deux secondes plus vite que lui sur 100m (51s5 contre 53s4). Aussi, quand le Hongrois passa en 25s15 puis 54s44, il se trouvait relativement à l’aise, de KESIL, en 25s53 et 55s85, se trouvait à la peine. Il finit plus vite que MILAK, en 29s99 contre 30s72, mais le Hongrois conservait une pleine seconde d’avance : 1’54s89 contre 1’55s89. L’Italien Federico BURDISSO était 3e en 1’57s16.

Kliment KOLESNIKOV a enlevé comme prévu le 200 mètres dos. Privé d’adversaire à sa mesure, le Russe a pris assez vite ses distances et a terminé, seul, en moins de 30 secondes sa dernière longueur. Ses passages : 27s48, 56s57, 1’26s55 pour 1’56s14. Le Roumain Daniel Cristian MARTIN termine deuxième, comme sur 100 mètres, en 1’58s20…

Barbora SEMANOVA, qui avait gagné le 100 mètres et fini 3e du 200 mètres ici, à Buenos Aires, enlève une troisième médaille, et une deuxième d’or, sur 50 mètres libre dames. La Tchèque remporte le sprint court en 25s14, et derrière, on voit un tir groupé : une Japonaise, Mayuka YAMAMOTO, touche 2e à un quart de seconde, et une Chinoise de seize ans, YANG Junxuan, et une Slovène, Neza KLANCAR, se partageant le bronze dans le temps de 25s47. Cela nous donne, à YANG près, le même podium que sur 100 mètres, dans le même ordre.

Le 100 mètres papillon féminin place trois filles sous la minute. Polina EGOROVA, Russie, enlève l’épreuve en 59s22 grâce à un retour véloce. Le mur du virage est atteint par la rapide Anastasiya SHKURDAI (2e du 50 papillon) en 27s45 ; la Biélorusse de 15 ans et d’1m80 devance alors l’Allemande Angelina KOEHLER, 27s65, et EGOROVA, 27s96. A l’arrivée, c’est cependant EGOROVA, 59s22, devant KOEHLER, 59s et SHKURDAL, 59s76.

Gagnante du 200 et du 800, la Hongroise ne pouvait perdre le 400 et n’a pas failli. Elle a laissé sa suivante, l’Argentine PIGNATIELLO, à deux longueurs, 4’7s14 contre 4’10s40. Le 200 brasse dames est revenu à la Japonaise Shiori ASABA devant une Lituanienne de 16 ans, Katryna TETEREVKOVA.

 

BUENOS AIRES – JEUX OLYMPIQUES DES JEUNES (5) NGUYEN HUY HOANG, PÊCHEUR D’OR VIETNAMIEN, LILA TOUILI « BRONZE DIGGER » FRANçAISE

Eric LAHMY

Samedi 13 Octobre 2018

On avait pu admirer l’émergence d’un nouveau talent de demi-fond, celui du Vietnamien NGUYEN Huy Hoang, lors des Jeux asiatiques, cet été, à Djakarta. Troisième du 800 mètres, 2e du 1500 mètres où il avait mené jusqu’au deux cents mètres du but devant SUN Yang. Là, le champion olympique et recordman du monde chinois avait fait étalage de sa vitesse terminale sans égale.

On avait appris alors que NGUYEN était un fils de pêcheurs de Hanoï qui avaient mis leur fils à l’eau à trois ans pour qu’il aide ses parents à rabattre le poisson. On ne saurait imaginer raison plus exotique et utilitaire à la fois de nager ! On savait aussi que ce jeune homme, demi-fond oblige, était l’un des nageurs entraînés le plus longuement (20 kilomètres par jour).

Les Jeux olympiques de la jeunesse, à Buenos Aires, ont eu l’avantage de nous rappeler l’âge du Vietnamien. NGUYEN est né le 10 juillet 2000. Il avait raté une médaille sur 400 mais ce vendredi le 800 mètres lui a été favorable. NGUYEN y a conduit son effort de façon remarquable. Il a nagé un peu avec tout le monde jusqu’à mi-course, puis il a appuyé progressivement. A l’arrivée, deux parties de course assez différentes, avec une course en accélération (negative-split) assez accentuée, deux quatre cents mètres en respectivement 3’57s13 et 3’53s07 pour, au total, 7’50s20, un nouveau record national.

NGUYEN, 7e au 100 mètres, 3e au 400 mètres, commence alors à accélérer immédiatement après le mur, passe en 2e position, puis mène après les 500 mètres. 200 par 200 mètres, cela donne : 1’57s39, 1’59s74, 1’57s51, 1’55s56.

On aurait tort de croire que le negative split est obligatoirement une stratégie volontaire de nage. C’est assez souvent l’expression d’un nageur dominant mais assez méfiant qui part en se modelant au rythme de l’adversité puis, ayant pris la température et se sentant à l’aise, attaque ; si on préfère, le negative split illustre souvent la domination d’un nageur prudent. Question de tempérament.

C’est aussi une affaire de stratégie, et un compétiteur se doit de puiser dans sa besace tactique les éléments qui conviennent aux différents challenges qui peuvent se présenter en course.

NGUYEN, à Djakarta, opposé à un géant comme SUN Yang, et sachant qu’il ne pourra le surprendre au sprint, mène grand train. Le fait qu’il ne put se débarrasser du Chinois n’empêche pas qu’il avait fait le bon choix (et un choix courageux). Ici, s’il ne connaissait pas ses adversaires, il savait qu’ils ne représentaient pas une menace équivalente à SUN. Il laissa donc le Japonais Keisuke YOSHIDA  mener l’épreuve, et le suivit jusqu’au 400 (en 3’56s19 pour le Japonais) à moins d’une seconde, avant de produire son effort et faire la différence.

YOSHIDA fut battu sans commettre de faute, et nagea une course très bien équilibrée, passant en 3’56s19 pour finir en 7’53s65 (3’57s46).

TOUILI : UN 50 METRES DOS AU PARFUM DE LILA

Troisième, l’Italien Marco DE TULLIO, effectua en revanche un negative split à peine moins prononcé que NGUYEN, 3’59s64 plus 3’56s17 pour 7’55s81. Il semble qu’il ait préféré nager confortablement à tenter la « gagne » d’entrée. Son dernier 50 mètres « électrique » en 27s56, qui lui permit de « piquer » le bronze au Magyar Akos KALMAR et de reprendre deux secondes à YOSHIDA pose la question de savoir s’il n’avait pas été trop prudent.

L’Antibois (entraîné par Franck Esposito) Paul BEAUGRAND terminait à la cinquième place. C’est un nageur neuf et un réel espoir de notre demi-fond dont on nous a dit le plus grand bien. Deuxième des championnats d’Europe juniors avec 7’56 »23, début juillet à Helsinki, il est resté ici à cinq secondes de ce temps et se retrouve derrière Akos KALMAR qui l’avait précédé à Helsinki.

Autre élément à émerger dans les (assez faibles) résultats français, Lila TOUILI, sur 50 mètres dos, dont elle finit 3e derrière l’Australienne Kaylee MCKEOWN et la Russe Daria VASKINA. Lila, une grande fille qu’entraine à Canet Aurélien Gabert, si l’on en croit sa chanson préférée (affichée dans le presse book des Jeux), Gold Digger, est une « chercheuse d’or ». Ici, elle n’a trouvé « que » du bronze. Mais c’est une façon plus qu’honorable d’achever un été inauguré par un baccalauréat avec mention très bien ! Lila, qui ambitionne de devenir médecin, ne sera de ce fait sans doute pas la grande dossiste qu’on attend depuis Laure MANAUDOU, mais bon, elle n’en est pas moins épatante !

https://www.buenosaires2018.com/results/en/swimming/daily-schedule-date=2018-10-08.htm?lng=en

BUENOS AIRES-OLYMPIQUES DES JEUNES (4): KOLESNIKOV, CECCON et AJNA KESELY VEDETTES DU JOUR

Nouvelle journée de natation aux Jeux olympiques de la Jeunesse de Buenos-Aires, en Argentine. KOLESNIKOV y a gagné le 50 mètres dos, distance dont il détient le record du monde, et participé à un relais quatre fois 100 mètres quatre nages que l’équipe russe ne pouvait perdre, disposant des meilleurs spécialistes dans trois des quatre styles…

A son niveau, l’Italien CECCON a effectué son petit ravage. Vainqueur, du 50 libre, médaillé d’argent sur 50 dos derrière Kliment KOLESNIKOV, et sur 200 quatre nages derrière le Norvégien Tomoe HVAS, médaillé de bronze sur 100 dos derrière Kolesnikov et le Roumain Daniel Cristian MARTIN, relayeur irremplaçable du sprint italien, en brasse, pour pallier une absence dans ce secteur, ce beau gaillard d’1,94m a vécu sa plus belle journée de natation !.

Son succès sur 50 libre est une révélation, du moins à ce niveau, car il moissonne les records italiens de catégories depuis des années. L’an passé, il était 23e Européen junior, 7e cette saison.   

Le 200 dames est l’excuse d’un match à trois, voire à quatre : la gagnante du 100 mètres de Buenos-Aires, la Tchèque Barbora SEMANOVA, lance la course, ce qui peut paraître naturel vu son avantage de vitesse ; elle est suivie par l’Allemande MROZINSKI, laquelle va progressivement s’étioler en fonction inverse du train soutenu des filles de tête (auxquelles elle appartient).

Dès avant la mi-course, ce sont Ajna KESELY, la gagnante hongroise du 800 mètres, et la Chinoise JunXuan YANG, la médaillée d’argent du 100 mètres, qui reviennent sur SEMANOVA et mènent. Dans un 200 mètres mené à vive allure, c’est la plus résistante qui l’emporte, à condition d’avoir « muselé » la vitesse de base de la plus rapide par l’usage que celle-ci se voit contrainte de faire de ses capacités anaérobies.

Dans la dernière longueur, SEMANOVA est la plus rapide des trois, mais de si peu, quelques centièmes, qu’elle ne peut empêcher celles qui la devancent à l’ultime virage d’un peu moins d’un mètre de gagner. La Hongroise enlève son deuxième or en attendant la promesse d’un troisième sur 400 mètres qui ne peut lui échapper sauf catastrophe. La Chinoise ajoute l’argent du 200 à celui du 100 et SEMANOVA le bronze du 200 à l’or du 100…

A noter les quinze ans d’un joli gabarit, 1,80m, la Biélorusse Anastasiya SHKURDAI, née le 3 lanvier 2003. 2e du 50 mètres papillon dames, la benjamine de la finale accompagne sur le podium deux filles qui sont de trois ans ses aînées.

Une autre médaillée de quinze ans, la Russe Anastasia MAKAROVA, un petit gabarit en revanche, 1,60m, qui remporte le 100 brasse…

MESSIEURS.- 50 libre : 1. Thomas CECCON, Italie, 22s33 ; 2. Daniil MARKOV, Russie, 22s37 ; 3. Abdelrhaman SAMEH, Egypte, 22s43.

50 dos : 1. Kliment KOLESNIKOV, Russie, 24s40 ; 2. Thomas CECCON, Italie, 25s27; 3. Tomoe HVAS, Norvège, 25s28;

200 brasse : 1. Yu HANAGURUMA, Japon, 2’11s63 (30s68, 1’3s92, 1’37s53, SOIT 30s68, 33s24, 33s61, 34s10); 2. Savvas THOMOGLOU, Grèce, 2’13s68; 3. Caspar CORBEAU, Pays-Bas, 2’24s28

4 x 100 quatre nages : 1. RUSSIE, 3’35s17 (Kliment Kolenikov, 53s34, Vladislav Gerasimenko, 1’1s50, Andrei Minakov, 51s14, Danil Markov, 49s19); 2. CHINE, 3’38s35; 3. HONGRIE, 3’43s60.

Meilleurs temps individuels: dos, Kolesnikov, 53s34; brasse, Sun Jiajun, Chine, 1’0s12, papillon, Minakov, 51s14, crawl, Markov, 49s19.

DAMES.- 200 libre : 1. Ajna KESELY, Hongrie, 1’57s88 (27s98, 58s03, 1’28s33, SOIT 27s98, 30s05, 30s30, 29s55; 2. YANG Junxuan, Chine, 1’58s05 (28s02, 58s14, 1’28s53, SOIT 28s02, 30s12, 30s39, 29s52); 3. Barbora SEEMANOVA, Rép. Tchèque, 1’58s25 (27s50, 58s28, 1’28s87, SOIT 27s50, 30s78, 30s59, 29s38) ; 4. Julia Maria MROZINSKI, Allemagne, 1’58s84 ; 5. Nagisa IKEMOTO, Japon, 1’59s89.

100 brasse : 1.  Anastasia MAKAROVA, Russie, 1’7s88; 2. Niamh COYNE, Irlande, 1’8s90; 3. Kotry TETEREVKOVA, Lituanie, 1’8s95.

50 papillon : 1. Sarah JUNEVIC, Suède, 26s40 ; 2. Anastasiya SHKURDAI, Belarus, 15 ans (née le 3 janvier 2003), 26s62 ; 3. Polina EGOROVA, Russie et Angelina KOEHLER, Allemagne, 26s68.

BUENOS AIRES – OLYMPIQUES DES JEUNES (3) UN PETIT MINAKOV VIENT A BOUT DU GRAND MILAK SUR 100 METRES PAPILLON

ÉRIC LAHMY

Mercredi 10 Octobre 2018

Je connais beaucoup d’histoires de natation dans lesquelles le nageur s’est embarrassé dans une ligne de bouchons, j’en connais moins qui se soient pris dans celle des drapeaux, suspendus en travers du bassin. Mais ceux de la piscine de Buenos-Aires où se tiennent les « Jeux olympiques de la Jeunesse » doivent être particulièrement bas, et KOLESNIKOV s’est plaint d’en avoir heurté un avec une main lors du retour aérien pendant sa finale du 100 dos. Selon lui, ce serait une des raisons pour lesquelles il a nagé en 53s2 au lieu des 52s5 qu’il espérait réussir dans cette course. Ce que c’est que d’avoir le bras long !

Depuis, ce jeune homme a montré une autre facette de son talent : la nage libre. Il a nagé le 100 mètres de départ du relais russe en 48s04, améliorant son record national junior. Le record absolu a été établi en 2009 par Andrey Grechin avec 47s59.

Ajna KESELY, un petit gabarit venu de Hongrie l’emporte sur 800. Elle s’évade vers les 500 mètres et creuse l’écart sur une Argentine, Delfina PIGNATIELLO. Sur 200 dos, s’impose une Moldave d’un mètres quatre-vingt-deux, Tatiana SALCUTAN, produit local, entraînée, nous fait savoir sa courte biographie,  à Tiraspol, dans son petit pays (34.000km²)  pris en sandwich entre la Roumanie et l’Ukraine, par  Evghenii KARABETKI, et Denis GLUHOVCENCO. Tout cela pour vous dire qu’il existe maintenant vraiment partout des programmes de natation qui produisent de bons éléments.

Cette grande fille de 17 ans et demi a laissé la Canadienne Madison BROAD tirer les marrons du feu en menant les trois quarts de la course, puis a su profiter d’une nette baisse de régime de BROAD dans la troisième longueur pour lui tomber sur le râble et la défaire d’un rien au sprint.

C’est dire si Salcutan ne fait pas de « broaderie », elle !

A remarquer que seule des quatre premières filles qui touchent à l’arrivée en moins d’un seconde, seule la gagnante ne baisse pas la cadence dans la troisième fraction – comme si les trois autres s’étaient ingéniées à économiser des forces pour le sprint… En l’occurrence, c’est la troisième longueur qui s’est avérée décisive (ce n’est pas toujours le cas cependant)…

Il n’empêche: une Moldave devant une Canadienne, une Australienne et une Américaine, ça change un peu le visage de la natation.

Sur 100 papillon, Andrei MINAKOV, un Russe de 16 ans (né le 17 mai 2002), bâti au rebours des colosses qui règnent sur les eaux, avec son 1,75m pour 56kg, a imposé sa légèreté au puissant MILAK, de vingt-sept mois son aîné, à son 1,90m et à ses 83kg, sans oublier sa réputation de recordman d’Europe du 200 papillon. Toutes proportions gardées, l’anecdote rappelle la défaite en finale olympique de Michael GROSS, 2,01m, super favori du 200 mètres papillon des jeux de Los Angeles,  des mains d’un certain Jon SIEBEN, 1,75m et perdu jusqu’alors dans les profondeurs des classements…

Cela dit, MILAK n’a pas réellement déçu ici, puisque son temps approche d’un centième celui qui lui avait valu la 4e place des championnats d’Europe ; MINAKOV s’est imposé devant MILAK et un autre « petit » gabarit, l’Italien BURDISSO (1,75m).

Née un 1er avril, on ne s’étonnera pas que Barbara SEEMANOVA, gagnante du 100 mètres dames, soit un poisson. La Pragoise a mené de bout en bout. Il y a deux ans, cette belle jeunesse était devenue la première nageuse tchèque à battre les deux minutes au 200 mètres libre, donc rien d’étonnant dans son succès argentin. On ne l’a vue cependant que dans les compétitions de jeunes. Elle a été ainsi, en 2017, aux championnats d’Europe junior, 1ère du 50 (en 25s06), 2e du 100 (derrière Marrit Steenbergen, 54s62 contre 54s13) et 3e du 200 mètres (1’59s32, derrière Ajna Kesely et Valentine Dumont). Et aux mondiaux juniors d’Indianapolis 4e du 50 mètres (25s08), 5e du 100 mètres (54s78) et 7e du 200 mètres (2’0s01).

MESSIEURS.- 100 papillon : 1. Andrei MINAKOV, Russie, 51s12 (24s22 + 26s90) ; 2. Kristof MILAK, Hongrie, 51s50 (24s21 + 27s29); 3. Federico BURDISSO, Italie, 52s42; 4. Shinnosuke ISHIKAWA, Japon, 52s52

4×100 mètres: 1. RUSSIE, 3’18s11 (Kolesnikov, 48s04, Markov, 49s58, Gerasimenko, 51s56, Minakov, 48s93); 2. BRESIL, 3’20s99 (lance, Calvelo de Souza, 48s87); 3. ITALIE, 3’22s01.

Meilleurs temps: au start, Kliment Kolesnikov, 48s04

DAMES.- 100 libre : 1. Barbora SEEMANOVA, Rép. Tchèque, 54s19 (26s19) ; 2. YANG Junxuan, Chine, 54s43 (26s47) ; 3. Neza KLANCAR, Slovénie, 54s55 (26s61).

800 libre : 1. Ajna KESELY, Hongrie, 8’27s60 ; 2. Delfina PIGNATIELLO, Argentine, 8’32s42; 3? Marlene KAHLER, Autriche, 8’36s57.

200 dos : 1. Tatiana SALCUTAN, Rép. De Moldova, 2’10s13 (31s02, 1’4s63, 1’37s88, soit 31s02, 33s61, 33s25, 32s25) ; 2. Madison BROAD, Canada, 2’10s32 (30s13, 1’3s74, 1’37s74, soit 30s13, 33s61, 34s, 32s58); 3. Kaylee MCKEOWN, Australie, 2’10s67; 4. Rhyan WHITE, USA, 2’10s95.

BUENOS AIRES – OLYMPIQUES DES JEUNES (2) LE 200 METRES A KRISTOF MILAK, LE 100 DOS A KLIMENT KOLESNIKOV : VENT D’EST SUR BUENOS-AIRES

ÉRIC LAHMY

Mardi 9 octobre 2018

Kliment KOLESNIKOV étant le champion d’Europe en titre du 100 mètres dos, on ne s’étonnera pas de le voir ici remporter le titre junior sur la distance. Il s’est d’ailleurs trouvé à Buenos Aires deux adversaires à sa mesure, un Roumain et un Italien, qui l’ont serré de près.

KOLESNIKOV n’a pas eu à pousser pour l’emporter. Thomas CECCON, 3e, avait fini 5e des championnats d’Europe en août dernier, tandis que Daniel Cristian MARIN est plutôt considéré comme un spécialiste du 200 dos.

Doit-on s’étonner de voir trois Européens sur le podium, cinq nageurs du vieux continent en finale ? Doit-on surtout ne voir que très peu de filles et garçons des USA se presser dans les finales ? Sans doute pas. A la vérité, ces « olympiques » ou plutôt ces pseudo-olympiques sont mal placés pour permettre à des jeunes écoliers ou étudiants de se déplacer pendant deux semaines, et je crois que l’école et l’université US sont assez intransigeantes sur le sujet.

Cela ne conforte pas cette compétition qui a en plus le défaut de faire accroire des choses qui ne le sont pas. Les vainqueurs de ces jours en Argentine ne sont pas des champions olympiques, mais il est également certain que bien des gens vont dire qu’ils le sont et que bien d’autres vont les présenter comme tels.

Champion olympique de la jeunesse, c’est un abus de langage qui a été voulu, ô ironie, par le Comité International Olympique et on ne pourra rien faire contre ça. Cela répond à la voie inflationniste ou. « dévaluationniste » du sport actuel. J’ai comme ça quelques copains qui nagent en masters et qui me disent être « champions du monde. » Au moment où ils me le disent, j’avoue qu’un ange passe.

Ces Jeux de la jeunesse, olympiques ou pas, participent d’un programme de compétitions qui ne respecte plus les alternances de phases d’entraînement, celles de repos. Tout n’est plus que performances, du 1er janvier au 31 décembre, et face à ce déluge, je ressens une certaine lassitude.

Quoiqu’il en soit, il est des natations qui résistent à l’appel de ces rendez-vous qu’ils doivent juger superflus, ou, au moins, à ne pas leur accorder une excessive attention.

Les USA semblent être de ceux-là. Chose qui dévalue le rendez-vous argentin. Je ne sais ce que vaudra le titre du 100 mètres féminin de Buenos Aires en l’absence de Gretchen WALSH ou de Claire ADAMS ? Le 800 en l’absence d’Erica SULLIVAN ou Mariah DENIGAN ?

Chez les hommes, le 100 mètres sans Drew KIBLER, 18 ans, ou des 16 ans comme Destin LASCO et Adam CHANEY ? Le 1500 mètres sans Robert FINKE, 14’55s à 18 ans ?

Parlons plutôt des courses qui se sont déroulées : Kristof MILAK, le vainqueur du 200 mètres, est un beau nageur, mais Jack LEVANT, des North Texas Nadadores, a nagé 1’46s39 et 1’46s46, soit une pleine seconde plus vite, à deux reprises, fin juillet dernier.

Sur 200 papillon filles, les 2’10s37 de Blanca BERECZ n’auraient pas suffi en face de Reagan SMITH, 16 ans, 2’7s42, pas plus que les 1’0s45 de Daria VASKINA au 100 dos en face des 58s83 de Regan SMITH, 16 ans, des 59s12 de Phoebe BACON, 15 ans ou même des 59s77 de Katharine BERKOFF, 17 ans…

Mais bien entendu, il y a un Kliment KOLESNIKOV qui sauve la mise des joutes de Buenos-Aires en lui ajoutant un parfum de sensationnel. Mais suffit-il à la légitimer ?

Revenons à MILAK, qui a montré sur 200 comme sur 400 la veille son art de maîtriser une course et d’emballer celle-ci par une forte accélération. Le Hongrois est certes attendu sur 200 mètres papillon, où il a dangereusement approché avec 1’52s79 le record du monde aux championnats d’Europe de Glasgow. Il devrait être, par le nombre de ses succès, un des grands nageurs de Buenos-Aires.

Sur 100 mètres brasse, SUN Jiajun, le vainqueur chinois, a montré une classe au-dessus. Dans la première longueur, le Sud-Africain Michael James MOULIE passe en tête, mais beaucoup trop vite pour sa valeur, en 27s43, puis il va payer cher son panache. SUN suit (27s72) puis passe et finit largement devant deux bons finisseurs.

Daria VASKINA, 16 ans, 1,78m, remporte le 100 dos dames, devance l’Australienne Taylor (Pumba) McKEOWN, 17 ans, 1,76m et Rhyan WHITE, USA, 18 ans, 1,65m. C’est donc la plus jeune qui gagne, et la plus apte à « finir ».

(ericlahmy@yahoo.com)

MESSIEURS.- 200 libre : 1. Kristof MILAK, Hongrie, 1’47s73 (25s68, 53s47, 1’21s07, soit 25s68, 27s79, 27s60, 26s72) ; 2. Robin HANSSON, Suède, 1’48s14 (25s39, 53s17, 1’20s58, soit 25s39, 27s78, 27s41, 27s56); 3. Denis LOKTEV, Israël, 1’48s53 (25s56, 53s45, 1’21s07, soit 25s66, 27s79, 27s62, 27s46); 4. Jakub KRASKA, Pologne, 1’48s65; 5. Keisuke YOSHIDA, Japon, 1’48s75).

100 dos : Kliment KOLESNIKOV, Russie, 53s26 (25s91 + 27s35) ; 2. Daniel Cristian MARTIN, Roumanie, 53s59 (25s65 + 27s94) ; 3. Thomas CECCON, Italie, 53s65 (26s64 + 27s01) ; 4. Guanbin WANG, Chine, 55s33.

100 brasse : 1. SUN Jiajun, Chine, 1’0s59 ; 2. Denis PETRASHOV, Kirghizie, 1’1s34; 3. Taku TANIGUCHI, Japon, 1’1s40.

200 4 nages : 1. Tomoe HVAS, Norvège, 1’59s58 (25s03, 54s98, 1’30s03, soit, 25s03, 29s95, 35s05, 29s55); 2. Thomas CECCON, Italie, 2’1s29; 3. Finlay KNOX, Canada, 2’1s91.

DAMES.- 100 dos : 1. Daria VASKINA, Russie, 1’0s45 (29s60) ; 2. Kaylee MCKEOWN, Australie, 1’0s58 (29s26); 3. Rhyan WHITE, USA, 1’0s60 (29s36); 4. Polina EGOROVA, Russie, 1’1s25 (29s46); 5. Madison BROAD, Canada, 1’1s37 (29s74).

50 brasse : 1. Agne SELEIKATE, Lituanie, 31s37

200 papillon : 1. Blanca BERECZ, Hongrie, 2’10s37 ; 2. Dune COETZEE, Afrique du Sud, 2’11s71 ; 3. Michaela RYAN, Australie, 2’13s12.         

4×100 4 nages : 1. CHINE, 4’5s18 ; 2. AUSTRALIE, 4’5s46 ; 3. RUSSIE, 4’6s07. Meilleurs parcours individuels, en dos, Kaylee MCKEOWN, Australie, 1’1s61, PENG Xuwei, Chine, 1’1s64, et Rhyan WHITE, USA, 1’1s66 ; en brasse, Anastasia MAKAROVA, Russie, 1’8s63, en papillon, LIN Xintong, Chine, 59s42, et Polina EGOROVA, Russie, 59s50, en crawl, YANG Junxuan, Chine, 53s99.

BUENOS AIRES – OLYMPIQUES DES JEUNES (1) : KRISTOF MILAK GAGNE LE 400 SUR TOUS LES RYTHMES DU TANGO

ÉRIC LAHMY

Lundi 8 Octobre 2018

Les épreuves de natation de cette originale compétition qu’on appelle Jeux olympiques des jeunes ont débuté à Buenos Aires. La première finale a vu, sur 400 mètres, le vainqueur, Kristof MILAK, s’imposer nettement, quoique d’une assez petite marge, les quatre nageurs dominants terminant leur effort dans 0s77.

Si l’on se réfère à ses deux moitiés de course, en 1’53s93 et 1’54s15, MILAK respecte un train « parfait. » Mais si l’on détaille son effort, il n’en est rien…

Il est en fait difficile de décrypter ses soucis tactiques. Milak n’a pas mené un centimètre jusqu’au mur du dernier virage, son souci apparent étant de « survivre » pendant l’épreuve. Il effectue de continuels changements de rythme et replacements, très loin de l’égalité d’allure prônée habituellement, avec notamment une troisième longueur nonchalante en 29s99 qui le « propulse » en dernière place. Un ultime parcours en 26s76 donne la victoire au Hongrois.

Le rythme est donné par l’Israélien LOKTEV qui passe en 25s87, 54s49, 1’23s90. Le Japonais YOSHIDA, qui le serre de près, passe devant à mi-course, en 1’53s19. L’Italien  DE TULLIO produit alors un gros effort, se projette en tête (2’22ss89), mais se fait passer aux 300 par le Vietnamien Huy Hoang NGUYEN, 2’52s19 contre 2’52s24. Le duel entre ces deux continue, mais ni MILAK, qui n’est jamais passé devant, ni YOSHIDA ne sont largués et ce sont eux qui attaquent.

Les passages de MILAK, 26s24, 55s20, 1’25s19, 1’53s93, 2’23s11, 2’52s81, 3’21s32, 3’48s08, soit: 26s24, 28s96, 29s99, 28s74, 29s18, 29s70, 28s51, 26s76.

Si l’on ne tient pas compte de son premier et de son dernier 50, on note qu’il varie constamment son allure, entre 28s51 et 29s99. Le fait qu’il ne mène pas montre qu’il a confiance dans sa vitesse terminale. A défaut de clairement comprendre son plan de course ou seulement de croire qu’il en avait un, je note sa capacité de varier les allures sans se brûler, sorte de flexibilité qui laisse croire qu’il a été entraîné dans cette optique et qu’il sait accélérer et décélérer sans se mettre en danger.

Au-delà de l’analyse de course, on doit également considérer sa solidité physiologique. Le vainqueur n’est pas seulement un habile stratège, c’est aussi un athlète supérieurement préparé.

Cyrielle DUHAMEL est montée sur le podium du 200 mètres quatre nages dames. La victoire est revenue à une jeunesse de 15 ans, l’Israélienne Anastasia GORBENKO qui a semblé dépassée en papillon (29s31) et en dos (34s12), mais passe en tête avec la brasse (38s06) et accroit son avance en crawl (31s39). La course est d’une valeur technique assez moyenne, et la Française s’est installée en troisième position, qu’elle ne quittera plus, avec 29s05 à l’issue du papillon,  1’3s42 après le dos, 1’42s42 en brasse et 31s73 pour finir. Cyrielle est également engagée sur 200 papillon et 200 dos…

Dans le relais quatre fois 100 mètres libre mixte, Kliment KOLESNIKOV a lancé le quatuor russe en 48s17. L’avance qu’il donnera à ses équipiers ne sera pas reprise. Pour la Pologne, Jakub KRASKA signe un temps de 49s12.

MESSIEURS.- 400 libre : 1. Kristof MILAK, Hongrie, 3’48s08; 2. Marco DE TULLIO, Italie, 3’48s55; 3. Keisuke YOSHIDA, Japon, 3’48s68 ; 4. Huy Hoang NGUYEN, 3’48s85 ; 5. Akos KALMAR, Hongrie, 3’51s56; 6. Denis LOKTEV, Israël, 3’52s12.

DAMES.- 200 4 nages : 1. Anastasia GORBENKO, Israël, 2’12s88; 2. Anja CREVAR, Serbie, 2’13s88; 3. Cyrielle DUHAMEL, FRANCE, 2’14s15.

BUDAPEST : ON PREND LES MÊMES ET ON RECOMMENCE

Eric LAHMY

Lundi 8 Octobre 2018

Résultats du meeting de Budapest (4-6 octobre 2018)

Katinka HOSSZU, quatre victoires (200 papillon, 100, 200 et 400 quatre nages) et deux 3e places (100 et 200 dos), Vladimir MOROZOV (50 et 100 mètres et 100 quatre nages) et Mitchell LARKIN (200 et 200 dos, 200 4 nages) font un carton en termes de médailles. MOROZOV brille aussi au niveau performances, avec 20s41 et 45s30 en nage libre. Alia ATKINSON s’octroie  – comme Felipe LIMA chez les hommes –  la part du lion en brasse, aux dépens du monopole habituel de Julie EFIMOVA réduite à une victoire, sur 200 brasse. La Jamaïcaine brille aussi au plan chronométrique ; comme la Chinoise Jianjiahe WANG, maîtresse en demi-fond. Blake PIERONI ajoute l’argent du 100 et du 400 à l’or sur 200 mètres, montrant l’étendue de son registre. SJÖSTRÖM qui continue de se plaindre d’une certaine lassitude gagne le 200 mètres, qu’elle néglige en grande compétition mais se laisse déborder sur ce qui est le cœur de son royaume, 100 libre (KROMOWIDJOJO) et papillon (DAHLIA). Chad LE CLOS double en papillon (100 et 200).  SANTOS devient le papillon le plus « vite » du monde.

 MESSIEURS.-

50 mètres : 1. Vladimir MOROZOV, Russie, 20s51 ; 2. Benjamin PROUD, Grande-Bretagne, 20s89 ; 3. Bradley TANDY, Af. Sud, 21s06 ; 4. Kristian GKOLOMEEV, Grèce, 21s22; 5. Maxim LOBANOVSKIJ, Hongrie, 21s25; 6. Jesse PUTS, Pays-Bas, 21s35; 7. Kosuke MATSUI, Japon, 21s38 (en séries, 21s21) ; 8. Michael ANDREW, USA, 21s42 (en séries, 21s36).

100 mètres : 1. Vladimir MOROZOV, Russie, 45s30 ; 2. Blake PIERONI, USA, 46s25 ; 3. Pieter TIMMERS, Belgique, 46s67 ; 4. Vladislav GRINEV, Russie, 46s79 ; 5. Nandor NEMETH, Hongrie, 47s02. En séries, Mehdy METELLA, FRANCE, 9e, 48s09

200 mètres : 1. Blake PIERONI, USA, 1’42s ; 2. Chad LE CLOS, Afrique du Sud, 1’42s78 ; 3. Vladimir MOROZOV, Russie, 1’43s01 ; 4. Vladislav GRINEV, Russie, 1’43s51 ; 5. Velimir STJEPANOVIC, Serbie, 1’43s90 ; 6. Mack HORTON, Australie, 1’44s27.   

400 mètres : 1. Mackenzie HORTON, Australie, 3’41s78 ; 2. Blake PIERONI, USA, 3’42s74 ; 3. Wojciech WOJDAK, Pologne, 3’43s52 ; 4. Poul ZELLMANN, Allemagne, 3’44s04.

1500 mètres: 1. Mackenzie HORTON, Australie, 14’39s84 ; 2. David LAKTOS, Hongrie, 14’47s74; 3. Ziao QIU, Chine, 14’51s98; 4. Wojciech WOJDAK, 14’54s24.

50 dos : 1. Michael ANDREW, USA, 23s19; 2. Vladimir MOROZOV, Russie, 23s29; 3. Mitchell LARKIN, 23s37.

100 dos : 1. Mitchell LARKIN, Australie, 49s96 ; 2. Michael ANDREW, USA, 50s36; 3. Ryosuke IRIE, Japon, 50s46 ; 4. Grigory TARASEVICH, Russie, 51s20 ; 5. Tomas FRANTA, Tchèque, 51s38.

200 dos : 1. Mitchell LARKIN, Australie, 1’49s52 ; 2. Ryosuke IRIE, Japon, 1’50s97.

50 brasse: 1. Felipe LIMA, Brésil, 25s88; 2. Peter STEVENS, Slovaquie, 26s06; 3. Kirill PRIGODA, Russie, 26s06; 4. Michael ANDREW, USA, 26s20; 5. Lizhuo WANG, Chine, 26s31; 6. Nic FINK, USA, 26s39.

100 brasse: 1. Felipe LIMA, Brésil, 56s69; 2. Anton CHUPKOV, Russie, 56s97 ; 3. Lizhuo WANG, Chine, 57s03 ; 4. Kirill PRIGODA, Russie, 57s23 ; 5. Daya SETO, Japon, 57s31 ; 6. Hayato WATANABE, Japon, 57s57 ; 7. Nic FINK, USA, 57s73 (en séries, 57s63) ; 8. Arno KAMMINGA, Pays-Bas, 58s19 (en séries, 58s16). En séries, Christopher ROTH BAUER, Autriche, 58s66

200 brasse : 1. Kirill PRIGODA, Russie, 2’1s58 ; 2. Anton CHUPKOV, Russie, 2’1s86 ; 3. Nic FINK, USA, 2’3s37; 4. Kazuki KOHINATA, Japon, 2’4s01; 5. Hayato WATANABE, Japon, 2’5s01

50 papillon : 1.Nicholas SANTOS, Brésil, 21s75 (record du monde ; ancien, 21s80 par Steffen DEIBLER, Allemagne) ; 2. Chad LE CLOS, Afrique du Sud, 22s11 ; 3. Kosuke MATSUI, Japon, 22s62 ; 4. Jesse PUTS, Pays-Bas, 22s72 ; 5. Ryan COETZEE, Afrique du Sud, 22s73 ; 6. Szebasztian SZABO, Hongrie, 22s80 ; 7. Riku POITAKIVI, Finlande, 22s83 ; 8. MEHDY METELLA, FRANCE, 22s95.

100 papillon : 1. Chad LE CLOS, Af. Sud, 49s22 ; 2. Mehdy METELLA, France, 49s71 (record) ; 3. Nicholas SANTOS, Brésil, 50s12.

200 papillon: 1. Chad LE CLOS, Af. Sud, 1’50s29 ; 2. Daya SETO, Japon, 1’51s01 ; 3. Yuya YAJIMA, Japon, 1’51s80; 4. Laszlo CSEH, Hongrie, 1’53s25; 5. Bence BICZO, Hongrie, 1’53s83; 6. David VERRASZTO, Hongrie, 1’54s06.

100 4 nages : 1. Vladimir MOROZOV, Russie, 50s32 ; 2. Michael ANDREW, USA, 51s55 ; 3. Kosuke METSUI, Japon, 53s08 (en séries, 52s75).

200 4 nages: 1. Mitchell LARKIN, Australie, 1’52s96; 2. Laszlo CSEH, Hongrie, 1’55s05; 3.Nick FINK, USA, 1’55s10; 4. David VERRASZTO, Hongrie, 1’55s15. Séries, Hugo GONZALEZ, Espagne, 1’55s40.

400 quatre nages : 1. Daya SETO, Japon, 4’1s18 ; 2. David VERRASZTO, Hongrie, 4’3s05; 3. Joan Lluis PONS RAMON, Espagne, 4’8s38.

DAMES.- 50 mètres : 1. Ranomi KROMOWIDJOJO, Pays-Bas, 23s23 ; 2. Sarah SJÖSTRÖM, Suède, 23s36 ; 3. Femke HEEMSKERK, Pays-Bas, 23s67; 4. Pernilla BLUME, Danemark, 23s75; 5. Maria KAMENEVA, Russie, 24s08.

100 mètres : 1. Ranomi KROMOWIDJOJO, Pays-Bas, 51s01 ; 2. Sarah SJÖSTRÖM, Suède, 51s22 ; 3. Femke HEEMSKERK, Pays-Bas, 51s74; 4. Pernille BLUME, 52s19; 5. Kelsi DAHLIA, USA, 52s54; 6. Michelle COLEMAN, Suède, 52s45; 7. Mariia KAMENEVA, Russie, 52s84.

200 mètres: 1. Sarah SJÖSTRÖM, Suède, 1’51s60: 2. Femke HEEMSKERK, Pays-Bas, 1’52s08; 3.Jianhae WANG, Chine, 1’53s31; 4. Melanie MARGALIS, USA, 1’53s57; 5. Michelle COLEMAN, Suède, 1’55s74; 6. Anna EGOROVA, 1’56s21. En séries, Leah SMITH, USA, 1’55s93.

400 mètres : 1. Jianjiahe WANG, Chine, 3’53s97 (record du monde, ancien Mireia Belmonte, Espagne, 3’54s52 le 11 août 2013 ; record du monde junior, ancien par elle-même) ; 2. Leah SMITH, USA, 3’58s94 ; 3. Femke HEEMSKERK, Pays-Bas, 4’0s03 ; 4. Anna EGOROVA, Russie, 4’1s26 ; 5. Catalina CORRO, Espagne, 4’5s88; 6. Mireia BELMONTE, Espagne, 4’7s43.

800 mètres: 1. Jianjiahe WANG, Chine, 7’59s44 (record du monde juniors, ancien, 8’3s86 par elle-même) ; 2. Leah SMITH, USA, 8’16s25 ; 3. Anna EGOROVA, Russie, 8’22s24 ; 4. Jimena PEREZ, Espagne, 8’24s07 ; 5. Mireia BELMONTE, Espagne, 8’24s58.

50 dos : 1. Emily SEEBOHM, Australie, 26s05 ; 2. Georgia DAVIES, Grande-Bretagne, 26s13; 3. Ranomi KROMOWIDJOJO, Pays-Bas, 26s19; 4. Kathleen BAKER, USA, 26s30; 5. Etiene MEDEIROS, Brésil, 26s34.

100 dos : 1. Emily SEEBOHM, Australie, 55s81 ; 2. Kathleen BAKER, USA, 56s04 ; 3. Katinka HOSSZU, Hongrie, 56s08; 4. Georgia DAVIES, Grande-Bretagne, 56s75; 5. Mariia KAMENEVA, Russie, 57s27; 6. Etiene MEDEIROS, Brésil, 58s01.

200 dos : 1. Emily SEEBOHM, Australie, 1’59s94 ; 2. Kathleen BAKER, USA, 2’0s69: 3. Katinka HOSSZU, Hongrie, 2’1s00; 4. Michelle COLEMAN, Suède, 2’4s63; 5. Katalin BURIAN, Hongrie, 2’6s38 (en séries, 2’6s16).

50 brasse : 1. Alia ATKINSON, Jamaïque, 28s56 (record du monde : ancien, 28s64 par elle-même) ; 2. Julia EFIMOVA, Russie, 29s22 ; 3. Molly HANNIS, USA, 29s51 ; 4. Emily SEEBOHM, Australie, 29s96 ; 5. Jenna LAUKANEN, Finlande, 30s04.

100 brasse: 1. Alia ATKINSON, Jamaïque, 1’2s80; 2.Julia EFIMOVA, Russie, 1’3s48 ; 3. Vitalina SIMONOVA, Russie, 1’4s67 ; 4. Molly HANNIS, USA, 1’4s85 ; 5. YU Jingyao, Chine, 1’5s78.

200 brasse: 1. Julia EFIMOVA, Russie, 2’17s88; 2. Vitalina SIMONOVA, Russie, 2’19s43 ; 3. Melanie MARGALIS, USA, 2420s30 ; 4. Jessica VAL, Espagne, 2’20s81 ; 5. Jingyao YU, Chine, 2’21s44.

50 papillon : 1. Ranomi KROMOWIDJOJO, Pays-Bas, 24s65 ; 2. Sarah SJÖSTRÖM, Suède, 24s82 ; 3. Kelsi DAHLIA, USA, 24s87 ; 4. Maalke DE WAARD, Pays-Bas, 25s32 ; 5. Yufei ZHANG, Chine, et Kimberley BUYS, Belgique, 25s46.

100 papillon : 1. Kelsi DAHLIA, USA, 54s84 ; 2. Sarah SJÖSTRÖM, 54s96 ; 3. Yufei ZHANG, Chine, 56s27 ; 4. Tayla LOVEMORE, Af. Sud, 56s84 ; 5. Kimberley BUYS, Belgique, 56s99.

200 papillon: 1. Katinka HOSSZU, Hongrie, 2’3s14; 2. Yufei ZHANG, Chine, 2’3s29; 3. Kelsi DAHLIA, USA, 2’3s33

100 4 nages : 1. Katinka HOSSZU, Hongrie, 57s64 ; 2. Sarah SJÖSTRÖM, Suède, 57s75; 3. Kathleen BAKER, USA, 58s02; 4. Emily SEEBOHM, Australie, 58s33; 5. Alia ATKINSON, Jamaïque, 59s03; 6. Melanie MARGALIS, USA, 59s11.

200 4 nages : 1. Katinka HOSSZU, Hongrie, 2’4s13 ; 2. Melanie MARGALIS, USA, 2’4s65 ; 3. Emily SEEBOHM, Australie, 2’6s37; 4. Yui OHASHI, Japon, 2’6s90; 5. Min ZHOU, Chine, 2’7s73 ; 6. Zsuzsanna JAKABOS, Hongrie, 2’7s89.

400 4 nages:1. Katinka HOSSZU, Hongrie, 4’23s55 ; 2. Yui OHASHI, Japon, 4’27s23; 3. Zuzsanna JAKABOS, Hongrie, 4’30s ; 4. Catalina CORRO, Espagne, 4’30s21 ; 5. Leah SMITH, USA, 4’32s84.

 

MEETING DE BUDAPEST (4) CHRONOS D’OR POUR WANG (800), ATKINSON (50 BRASSE) et SANTOS (50 PAPILLON) ; KROMOWIDJOJO ET DAHLIA SE PARTAGENT LES DEPOUILLES DE SJÖSTRÖM.

Eric LAHMY

Lundi 8 Octobre 2018

Alia ATKINSON, après un très bon 100 mètres brasse, qui indiquait un net retour en forme de la Jamaïcaine, a battu le lendemain, samedi dernier, le record du monde, petit bassin, du 50 brasse ; la Jamaïcaine, laquelle doit, de toute évidence, lorgner vers les championnats du monde en petit bassin, en décembre, dans 64 jours, à Hangzhou (Chine), où elle devrait pouvoir poser quelques soucis à la Russe EFIMOVA. Et réciproquement, d’ailleurs. En grattant de huit centièmes son record du monde, ATKINSON a laissé EFIMOVA à un mètre, ce qui n’est pas rien en sprint.

Le troisième jour du meeting Coupe du monde de Budapest a donné lieu à quelques autres belles performances, parmi lesquelles surplombe le record du monde junior de la Chinoise WANG, dont la grande forme ne se dément pas. Cette fois, c’est sur 800 mètres, et ses 7’59s44 frôlent les 7’59s34, record absolu, de Mireia BELMONTE en août 2013. Jianjiahe WANG détenait le record junior avec 8’3s86 depuis le 30 septembre dernier (à Eindhoven), et elle aura encore l’occasion de progresser.

Jusqu’ici le plus souvent placée, Kelsi DAHLIA a gagné le 100 papillon, devant sa majesté Sarah SJÖSTRÖM.  DAHLIA avait établi un record personnel américain de la distance à Eindhoven. Là, elle a nagé 54s84, performance qui ne le cède que face au record  du monde de SJÖSTRÖM, 54s61. La Suédoise, qui était passée en tête, terminait en 54s96. Devenue nageuse professionnelle, DAHLIA a repris le chemin des progrès, parait avoir gagné en assurance, et elle devient une menace directe au plus haut niveau.

C’était un jour où la grande Suédoise était prenable, et Ranomi KROMOWIDJOJO, qui ne la lâche pas, en faisait son profit, et lui infligeait une rare défaite sur 100 libre, 51s01 contre 51s22. 0s21, c’était la différence entre les deux jeunes femmes la semaine passée à Eindhoven, mais c’était alors SJÖSTRÖM qui était devant. Coïncidence, c’est également, très exactement 42/100e que Kelsi DAHLIA a repris dans cette semaine à Sarah en papillon…

Les trois combattantes du dos se retrouvaient sur 200 mètres et SEEBOHM l’emportait une nouvelle fois. HOSSZU n’avait pas d’adversaire sur 200 quatre nages, ce qui n’est pas nouveau. Chad LE CLOS devançait Blake PIERONI sur 200 libre comme il avait devancé SETO sur 200 papillon (et Mehdy METELLA sur 100 papillon).

Nicholas SANTOS, 3e du 100 papillon derrière LE CLOS et METELLA, montrait qu’il disposait d’une grande capacité de vitesse en améliorant le record du monde du 50 papillon… 

 MESSIEURS.- 200 mètres : 1. Blake PIERONI, USA, 1’42s ; 2. Chad LE CLOS, Afrique du Sud, 1’42s78 ; 3. Vladimir MOROZOV, Russie, 1’43s01 ; 4. Vladislav GRINEV, Russie, 1’43s51 ; 5. Velimir STJEPANOVIC, Serbie, 1’43s90 ; 6. Mack HORTON, Australie, 1’44s27.   

100 dos : 1. Mitchell LARKIN, Australie, 49s96 ; 2. Michael ANDREW, USA, 50s36; 3. Ryosuke IRIE, Japon, 50s46 ; 4. Grigory TARASEVICH, Russie, 51s20 ; 5. Tomas FRANTA, Tchèque, 51s38.

50 papillon : 1.Nicholas SANTOS, Brésil, 21s75 (record du monde ; ancien, 21s80 par Steffen DEIBLER, Allemagne) ; 2. Chad LE CLOS, Afrique du Sud, 22s11 ; 3. Kosuke MATSUI, Japon, 22s62 ; 4. Jesse PUTS, Pays-Bas, 22s72 ; 5. Ryan COETZEE, Afrique du Sud, 22s73 ; 6. Szebasztian SZABO, Hongrie, 22s80 ; 7. Riku POITAKIVI, Finlande, 22s83 ; 8. MEHDY METELLA, FRANCE, 22s95.

200 brasse : 1. Kirill PRIGODA, Russie, 2’1s58 ; 2. Anton CHUPKOV, Russie, 2’1s86 ; 3. Nic FINK, USA, 2’3s37; 4. Kazuki KOHINATA, Japon, 2’4s01; 5. Hayato WATANABE, Japon, 2’5s01

400 quatre nages : 1. Daya SETO, Japon, 4’1s18 ; 2. David VERRASZTO, Hongrie, 4’3s05; 3. Joan Lluis PONS RAMON, Espagne, 4’8s38.

DAMES.- 100 mètres : 1. Ranomi KROMOWIDJOJO, Pays-Bas, 51s01 ; 2. Sarah SJÖSTRÖM, Suède, 51s22 ; 3. Femke HEEMSKERK, Pays-Bas, 51s74; 4. Pernille BLUME, 52s19; 5. Kelsi DAHLIA, USA, 52s54; 6. Michelle COLEMAN, Suède, 52s45; 7. Mariia KAMENEVA, Russie, 52s84.

800 mètres: 1. Jianjiahe WANG, Chine, 7’59s44 (record du monde juniors, ancien, 8’3s86 par elle-même) ; 2. Leah SMITH, USA, 8’16s25 ; 3. Anna EGOROVA, Russie, 8’22s24 ; 4. Jimena PEREZ, Espagne, 8’24s07 ; 5. Mireia BELMONTE, Espagne, 8’24s58.

200 dos : 1. Emily SEEBOHM, Australie, 1’59s94 ; 2. Kathleen BAKER, USA, 2’0s69: 3. Katinka HOSSZU, Hongrie, 2’1s00; 4. Michelle COLEMAN, Suède, 2’4s63; 5. Katalin BURIAN, Hongrie, 2’6s38 (en séries, 2’6s16).

50 brasse : 1. Alia ATKINSON, Jamaïque, 28s56 (record du monde : ancien, 28s64 par elle-même) ; 2. Julia EFIMOVA, Russie, 29s22 ; 3. Molly HANNIS, USA, 29s51 ; 4. Emily SEEBOHM, Australie, 29s96 ; 5. Jenna LAUKANEN, Finlande, 30s04.

100 papillon : 1. Kelsi DAHLIA, USA, 54s84 ; 2. Sarah SJÖSTRÖM, 54s96 ; 3. Yufei ZHANG, Chine, 56s27 ; 4. Tayla LOVEMORE, Af. Sud, 56s84 ; 5. Kimberley BUYS, Belgique, 56s99.

200 4 nages : 1. Katinka HOSSZU, Hongrie, 2’4s13 ; 2. Melanie MARGALIS, USA, 2’4s65 ; 3. Emily SEEBOHM, Australie, 2’6s37; 4. Yui OHASHI, Japon, 2’6s90; 5. Min ZHOU, Chine, 2’7s73 ; 6. Zsuzsanna JAKABOS, Hongrie, 2’7s89.

MEETING DE BUDAPEST (3): ALIA DOMPTE JULIA

Eric LAHMY

Lundi 8 Octobre 2018

La Jamaïcaine Alia ATKINSON a nagé vendredi un 100 brasse en 1’2s80, à moins d’une demi-seconde du temps, 1’2s36, record du monde, qu’elle partage avec Ruta MEILUTYTE, et qu’elle avait égalé à deux reprises, la dernière fois à Chartres le 26 août 2016…

ATKINSON n’a laissé aucune chance à la Russe EFIMOVA, qui domine en général les courses de brasse des meetings en petit comme en grand bassin (coupe du monde), et qui a été devancée d’un mètre environ.

ATKINSON, qui aura 30 ans le 11 décembre prochain, a été championne du monde 2014 du 100 brasse, et a remporté de nombreuses médailles de divers métaux, n’a relativement eu que de faibles succès dans les grandes compétitions, 8e du 100 des Jeux olympiques de Rio, 2e du 50 et 14e du 100 brasse des Jeux du Commonwealth 2018 à Gold Coast. De qui donne à cette fille du soleil le statut paradoxal de nageuse d’hiver.

Statut mérité, et inculqué dès le plus jeune âge par sa famille. Alia a été mise à l’eau à 3 ans, et c’était faire preuve d’originalité pour ses parents, a-t-elle raconté, car en Jamaïque, personne ne nage et tout corps plongé dans un liquide, là-bas, va au fond. Les ATKINSON ont décidé de ne pas faire comme tout le monde, et la famille sait nager ! Au rebours de la fameuse légende de la densité des noirs, Alia a non seulement flotté mais est devenue une redoutable sprinteuse, et est parvenue à transcrire en termes aquatiques la légendaire qualité de vitesse musculaire du Jamaïcain (et de la Jamaïcaine)…

Vladimir MOROZOV a régné sur 100 mètres, laissant un champion US de la dimension de Blake PIERONI et un médaillé olympique, Pieter TIMMERS, dé battre pour l’argent à la hauteur de son battement de pieds…

Sarah SJÖSTRÖM a eu quelque mal à se débarrasser d’une Femke HEEMSKERK accrocheuse et qui a mené les trois quarts de course. Avec 1’51s60, la gagnante a dû nager plus vite qu’à Eindhoven (1’52s25) pour l’emporter. Katinka HOSSZU, sa seule rivale en termes de nombre de victoires en Coupe du monde, en revanche, a repris son ascendant sur le 400 quatre nages, et Yui OHASHI, qui a dominé la saison passée en grand bassin, a pu mesurer la différence de niveau entre elle-même et la championne olympique et recordwoman du monde hongroise. Sur 100 dos, sans dominer, HOSSZU a montré qu’elle est revenue au niveau des patronnes de la distance, (avec MASSE), SEEBOHM et BAKER.

 

Chad LE CLOS, bien remis de son souci de santé, continuait de dominer le 200 papillon, en 1’50s29, ce qui est un tempe très honorable tandis que Mitchell LARKIN, toujours dossiste, devient de plus en plus un spécialiste huppé du 200 quatre nage.

 

MESSIEURS.- 100 mètres : 1. Vladimir MOROZOV, Russie, 45s30 ; 2. Blake PIERONI, USA, 46s25 ; 3. Pieter TIMMERS, Belgique, 46s67 ; 4. Vladislav GRINEV, Russie, 46s79 ; 5. Nandor NEMETH, Hongrie, 47s02. En séries, Mehdy METELLA, FRANCE, 9e, 48s09

1500 mètres: 1. Mackenzie HORTON, Australie, 14’39s84 ; 2. David LAKTOS, Hongrie, 14’47s74; 3. Ziao QIU, Chine, 14’51s98; 4. Wojciech WOJDAK, 14’54s24.

50 dos : 1. Michael ANDREW, USA, 23s19; 2. Vladimir MOROZOV, Russie, 23s29; 3. Mitchell LARKIN, 23s37.

50 brasse: 1. Felipe LIMA, Brésil, 25s88; 2. Peter STEVENS, Slovaquie, 26s06; 3. Kirill PRIGODA, Russie, 26s06; 4. Michael ANDREW, USA, 26s20; 5. Lizhuo WANG, Chine, 26s31; 6. Nic FINK, USA, 26s39.

200 papillon: 1. Chad LE CLOS, Af. Sud, 1’50s29 ; 2. Daya SETO, Japon, 1’51s01 ; 3. Yuya YAJIMA, Japon, 1’51s80; 4. Laszlo CSEH, Hongrie, 1’53s25; 5. Bence BICZO, Hongrie, 1’53s83; 6. David VERRASZTO, Hongrie, 1’54s06.

200 4 nages: 1. Mitchell LARKIN, Australie, 1’52s96; 2. Laszlo CSEH, Hongrie, 1’55s05; 3.Nick FINK, USA, 1’55s10; 4. David VERRASZTO, Hongrie, 1’55s15. Séries, Hugo GONZALEZ, Espagne, 1’55s40.

DAMES.- 200 mètres: 1. Sarah SJÖSTRÖM, Suède, 1’51s60: 2. Femke HEEMSKERK, Pays-Bas, 1’52s08; 3.Jianhae WANG, Chine, 1’53s31; 4. Melanie MARGALIS, USA, 1’53s57; 5. Michelle COLEMAN, Suède, 1’55s74; 6. Anna EGOROVA, 1’56s21. En séries, Leah SMITH, USA, 1’55s93.

100 dos : 1. Emily SEEBOHM, Australie, 55s81 ; 2. Kathleen BAKER, USA, 56s04 ; 3. Katinka HOSSZU, Hongrie, 56s08; 4. Georgia DAVIES, Grande-Bretagne, 56s75; 5. Mariia KAMENEVA, Russie, 57s27; 6. Etiene MEDEIROS, Brésil, 58s01.

100 brasse: 1. Alia ATKINSON, Jamaïque, 1’2s80; 2.Julia EFIMOVA, Russie, 1’3s48 ; 3. Vitalina SIMONOVA, Russie, 1’4s67 ; 4. Molly HANNIS, USA, 1’4s85 ; 5. YU Jingyao, Chine, 1’5s78.

400 4 nages:1. Katinka HOSSZU, Hongrie, 4’23s55 ; 2. Yui OHASHI, Japon, 4’27s23; 3. Zuzsanna JAKABOS, Hongrie, 4’30s ; 4. Catalina CORRO, Espagne, 4’30s21 ; 5. Leah SMITH, USA, 4’32s84.

MEETING DE BUDAPEST (2) : MEHDY METELLA, 49s71 SUR 100 PAPILLON. HOSSZU RAFLE SA 400e MEDAILLE DE COURSE DE « COUPE DU MONDE »

Eric LAHMY

Jeudi 5 Octobre 2018

Outre le record du monde du 400 mètres battu par la jeune Chinoise WANG, l’événement de la première journée du meeting de Budapest est, me semble-t-il, la confirmation de l’accumulation de fatigue qui atteint Sarah SJÖSTRÖM. Elle qui, en grande forme, est absolument inatteignable sur 50 et 100 mètres papillon, et difficile à approcher en sprint de nage libre, du moins en Europe (référence à Cate CAMPBELL et à Simone MANUEL), a été devancée à deux reprises, d’abord sur 100 mètres quatre nages, par Katinka HOSSZU (défaite il est vrai envisageable), ensuite sur 50 libre par Ranomi KROMOWIDJOJO.

La victoire de la Néerlandaise, là aussi, ne peut être si surprenante. D’abord parce qu’elle détient le record du monde en petit bassin avec 22s93, ce qui en fait, en quelque sorte, même si la dénomination peut paraître galvaudée, la femme la plus rapide du monde. Ensuite parce qu’il lui est arrivé de surprendre la Suédoise. Ici, elle a nagé assez vite, et triomphé, outre de Sarah, de sa rivale néerlandaise Femke HEEMSKERK et de la championne olympique danoise Pernilla BLUME.

Côté messieurs, Benjamin PROUD, tout champion du monde 2017, du Commonwealth et d’Europe 2018, qu’il est, dut laisser filer le pro de la Coupe du monde Vladimir MOROZOV. Lequel MOROZOV assurait son classique succès sur 100 quatre nages.

La longue série de meetings rangés sous la rubrique « Coupe du monde » exige une endurance et une régularité au sommet que peu de nageurs et nageuses atteignent. Bien entendu, la dominatrice absolue dans ce type de challenge est Katinka HOSSZU, dont Vincent LEROYER nous certifiait ce matin qu’avec le 100 quatre nages, elle avait enlevé sa 400e médaille de course en Coupe du monde.

Vincent nous avait annoncé qu’il s’agissait de sa 400e victoire, avant de rectifier, preuve que les plus grands peuvent se tromper !

HOSSZU, quelques minutes plus tard, faisait grimper le compteur à 401, sur 200 papillon, une course qu’elle avait parfois délaissée en faveur du dos, mais où elle s’amuse à nouveau à jouer les trouble-fête !

Mehdy METELLA, en terminant aux basques de Chad LE CLOS sur 100 mètres papillon, réussissait l’exploit de devenir le premier Français sous les 50 secondes. Son temps, 49s71, efface Jérémy STRAVIUS, à qui le record appartenait avec 50s04 (le 12 décembre 2013 à Herning (DEN) lors des championnats d’Europe en petit bassin). 

 

MESSIEURS.- 50 mètres : 1. Vladimir MOROZOV, Russie, 20s51 ; 2. Benjamin PROUD, Grande-Bretagne, 20s89 ; 3. Bradley TANDY, Af. Sud, 21s06 ; 4. Kristian GKOLOMEEV, Grèce, 21s22; 5. Maxim LOBANOVSKIJ, Hongrie, 21s25; 6. Jesse PUTS, Pays-Bas, 21s35; 7. Kosuke MATSUI, Japon, 21s38 (en séries, 21s21) ; 8. Michael ANDREW, USA, 21s42 (en séries, 21s36).

400 mètres : 1. Mackenzie HORTON, Australie, 3’41s78 ; 2. Blake PIERONI, USA, 3’42s74 ; 3. Wojciech WOJDAK, Pologne, 3’43s52 ; 4. Poul ZELLMANN, Allemagne, 3’44s04.

100 brasse: 1. Felipe LIMA, Brésil, 56s69; 2. Anton CHUPKOV, Russie, 56s97 ; 3. Lizhuo WANG, Chine, 57s03 ; 4. Kirill PRIGODA, Russie, 57s23 ; 5. Daya SETO, Japon, 57s31 ; 6. Hayato WATANABE, Japon, 57s57 ; 7. Nic FINK, USA, 57s73 (en séries, 57s63) ; 8. Arno KAMMINGA, Pays-Bas, 58s19 (en séries, 58s16). En séries, Christopher ROTH BAUER, Autriche, 58s66

200 dos : 1. Mitchell LARKIN, Australie, 1’49s52 ; 2. Ryosuke IRIE, Japon, 1’50s97.

100 papillon : 1. Chad LE CLOS, Af. Sud, 49s22 ; 2. Mehdy METELLA, France, 49s71 (record) ; 3. Nicholas SANTOS, Brésil, 50s12

100 4 nages : 1. Vladimir MOROZOV, Russie, 50s32 ; 2. Michael ANDREW, USA, 51s55 ; 3. Kosuke METSUI, Japon, 53s08 (en séries, 52s75).

DAMES.-

50 mètres : 1. Ranomi KROMOWIDJOJO, Pays-Bas, 23s23 ; 2. Sarah SJÖSTRÖM, Suède, 23s36 ; 3. Femke HEEMSKERK, Pays-Bas, 23s67; 4. Pernilla BLUME, Danemark, 23s75; 5. Maria KAMENEVA, Russie, 24s08.

400 mètres : 1. Jianjiahe WANG, Chine, 3’53s97 (record du monde, ancien Mireia Belmonte, Espagne, 3’54s52 le 11 août 2013 ; record du monde junior, ancien par elle-même) ; 2. Leah SMITH, USA, 3’58s94 ; 3. Femke HEEMSKERK, Pays-Bas, 4’0s03 ; 4. Anna EGOROVA, Russie, 4’1s26 ; 5. Catalina CORRO, Espagne, 4’5s88; 6. Mireia BELMONTE, Espagne, 4’7s43.

50 dos : 1. Emily SEEBOHM, Australie, 26s05 ; 2. Georgia DAVIES, Grande-Bretagne, 26s13; 3. Ranomi KROMOWIDJOJO, Pays-Bas, 26s19; 4. Kathleen BAKER, USA, 26s30; 5. Etiene MEDEIROS, Brésil, 26s34.

200 brasse: 1. Julia EFIMOVA, Russie, 2’17s88; 2. Vitalina SIMONOVA, Russie, 2’19s43 ; 3. Melanie MARGALIS, USA, 2420s30 ; 4. Jessica VAL, Espagne, 2’20s81 ; 5. Jingyao YU, Chine, 2’21s44.

200 papillon: 1. Katinka HOSSZU, Hongrie, 2’3s14; 2. Yufei ZHANG, Chine, 2’3s29; 3. Kelsi DAHLIA, USA, 2’3s33

100 4 nages : 1. Katinka HOSSZU, Hongrie, 57s64 ; 2. Sarah SJÖSTRÖM, Suède, 57s75; 3. Kathleen BAKER, USA, 58s02; 4. Emily SEEBOHM, Australie, 58s33; 5. Alia ATKINSON, Jamaïque, 59s03; 6. Melanie MARGALIS, USA, 59s11.