Catégorie : News

ADIEU A ALAIN DISTINGUIN

Alain Distinguin, champion de France du 200 mètres brasse en 1957 et 1958 et président de l’Entente Nautique de Caen, a été inhumé ce jeudi. A la demande de la famille et de l’Association des internationaux du Sport Français, Vincent Leroyer, qui avait nagé avec ses enfants, et l’avait connu au temps de ses responsabilités professionnelles, a prononcé l’éloge du disparu

 Vendredi 4 Mai 2018

Mme Distinguin, Mesdames et Messieurs,

Nous sommes réunis aujourd’hui, ici à Périgueux, sa ville, pour une bien triste journée d’adieu à Monsieur Alain Distinguin, parent, proche, ami ou connaissance, que les conséquences tragiques d’un accident domestique ont soustrait à notre affection.

 Cette journée d’adieu se doit aussi être l’occasion d’honorer sa mémoire, et Philippe, son fils, m’a demandé de participer à cet hommage.  Et donc de me souvenir.

 J’ai rencontré M. Alain Distinguin grâce au sport, la natation, et les joutes qui opposaient mon club du CN Havrais, puis des Vikings de Rouen à celui de l’Entente Nautique de Caen revêtaient une dimension qui allait au delà des compétitions sportives puisqu’elles entretenaient une rivalité des villes capitales de la Haute et de la Basse Normandie, rivalité que les adultes rappelaient et aiguisaient.  À cette époque, révolue, nous étions bas Normand ou haut Normand.  Nous sommes aujourd’hui tous Normands. Du Havre, de Caen ou de Rouen. M. Alain Distinguin, parent de nageurs, était, pour le jeune nageur que j’étais alors, un dirigeant du club de Caen, le camp d’en face. Les compétitions, puis les stages en commun à Coëtquidan, m’ont fait rencontrer son fils Philippe, dans ce lieu de villégiature sévère qui nous a laissé quelques souvenirs, qui, le temps faisant son œuvre, ont fini par devenir tous de bons souvenirs.

  1. Alain Distinguin, était donc un dirigeant de l’EN Caen, il allait en devenir durant quelques années le président, avec en complément un engagement identique au sein du Comité de Normandie, et c’est donc parmi beaucoup de parents, un de ceux, qui comme mes parents, au Havre, ont donné de leur temps, et de leur énergie, au service de leur club, et au bénéfice des centaines de jeunes nageuses et nageurs que nous étions alors. Un engagement bénévole au côté d’autres parents sans qui il n’y a pas de club, pas de déplacement, pas d’officiel ni de jury dans les compétitions. Alors que bien des clubs aujourd’hui encore sont confrontés à une crise des vocations de dirigeants pour la gestion des clubs et la constitution des jurys d’officiels, il est important de saluer ici son passé et son engagement, utiles au service de la collectivité, et souhaiter que cet exemple perdure. Dirigeant donc, rencontré aux bords des bassins, il avait aussi l’œil juste d’un passionné qui aimait son sport, et je peux témoigner qu’il ne réservait pas ses félicitations et ses encouragements aux seuls nageurs de son club. Pour le jeune que j’étais, que nous étions, les encouragements et la reconnaissance d’un adulte en responsabilité importaient et donnaient confiance. Alors M. Alain Distinguin, félicitations pour cet engagement de dirigeant bénévole, et merci pour l’attention et les encouragements.

 Par ailleurs, modestie ou/et discrétion, M. Alain Distinguin ne portait pas son passé de nageur en bandoulière ou en pavois, et s’il nous encourageait, nous ne savions pas le passé sportif glorieux qui avait été le sien.

  1. Alain Distinguin a été Champion de France du 200m Brasse en 1957 et en 1958. Il avait été sélectionné à dix reprises en équipe de France à une époque charnière ou la natation française connaissait des heures fastes entre la gloire olympique de Jean Boiteux en 1952 et l’arrivée au sommet mondial de Kiki Caron et d’Alain Gottvallès au début des années 60. Sa carrière sportive l’a vu porter les couleurs de grands clubs. Celles du Stade Français, du Cercle des Nageurs de Marseille et des Girondins de Bordeaux. Ce passé glorieux d’international et de champion avait entretenu son attachement à son sport, attachement qu’il avait ensuite mis au service de son club, à Caen, tout en encourageant les progrès éminents de son fils.

En ce jour triste, c’est donc au dirigeant sportif ainsi qu’au champion et international de natation qu’il a été que nous pouvons rendre hommage, hommage auquel je m’associe aux côtés des membres de l’Amicale des Internationaux Français de Natation, en vous priant d’accepter, Mme Distinguin, Mesdames et Messieurs les membres de sa famille et ses proches et amis, nos sincères condoléances.

Vincent Leroyer, Périgueux, église Saint-Martin, le 3 Mai 2018.

SWIM VORTEX EST MORT ET GALAXIE NATATION NE SE SENT PAS TRES BIEN

Eric LAHMY

Mardi 1er Mai 2018

Un ami journaliste qui appréciait l’humour noir, quand il annonçait ou entendait parler d’un décès, commentait de cette phrase : « Untel et mort… et je ne me sens pas très bien. »

Voilà quelques semaines que je n’avais plus trop envie d’écrire dans ce blog, et voilà que j’apprends par un courriel ami que Swim Vortex arrête. Ou, si vous préférez, que Craig Lord arrête la publication de Swim Vortex, l’un des trois blogs anglo-saxons qui comptent, avec Swimming World et SwimSwam.

« Today, SwimVortex suspends its coverage of swimming”…

Un édito de son patron, Craig Lord, signifie cet adieu aux armes.

« SwimVortex abandonne aussi soudain qu’il apparut il y a cinq ans, presque jour pour jour. Nous disons adieu avec un merci du cœur à ceux qui ont soutenu notre travail à travers leurs publicités, leur partenariat et leurs suscriptions ; nous apprécions la valeur que vous avez accordée à notre travail.

« De façon personnelle, l’éditeur aimerait remercier les journalistes Liz Byrnes, John Lohn, Sabrina Knoll et Karin Helmstaedt, ainsi que le photographe Patrick B. Kraemer qui connaissaient ce dont ils parlaient, pour avoir été les premiers dans la construction, et les derniers à partir ; pour avoir fourni une copie et des images de qualité plus vite que tout ce qu’ont pu faire les autres sites de natation. Merci aussi aux héros anonymes de l’équipe digitale…

Pourquoi ? Craig Lord l’explicite : « Nombreuses sont les raisons qui font que notre travail ne peut plus se soutenir plus longtemps, mais pour résumer, notre décision vient de ce que :

« Les ressources requises pour atteindre nos buts et produire un journalisme réellement indépendant et des services statistiques en natation ne sont, tout simplement, pas disponibles.

« La natation et les priorités d’une direction défaillante qui n’est pas tenue de rendre des comptes par ses actionnaires clés est en train de couler en masse les rangs des sports couverts par les media dominants et les journalistes professionnels. La natation est des sports abandonnés, tandis que les coupes sombres dans les budgets de l’ère digitale et les serrages de ceintures s’accélèrent dans la presse. Cela aussi a un impact sur la façon dont nous finançons notre travail et justifions notre présence et notre temps en tant que journalistes.

« La natation est devenue de plus en plus un sport couvert de façon distanciée ; il n’y a rien d’amusant à cela, et cette façon d’exister ne permet pas de raconter les histoires qui ne peuvent être racontées qu’en étant là, à regarder, à écouter, à entendre, à interagir, à connaître les nageurs, leurs entraîneurs et parfois leurs parents et leurs familles aussi – et alors relater des histoires humaines gonflées de défis, de combats, d’humour, de triomphes et d’échecs. C’est comme cela que la natation se racontait. Ce n’est plus le cas. »

Les raisons données par Craig Lord m’intéressent. Craig avait lancé son site où il voyait une opportunité professionnelle, après le décès de Nick Thierry, le statisticien et journaliste canadien qui avait réuni autour de lui, à Swim Canada une équipe à son image, jaloux de l’intégrité de ce sport. Il semblait avoir réussi dans son entreprise de professionnaliser son site, en faisant payer des abonnements pour toute une partie des informations originales ainsi que des statistiques qu’il publiait. Mais il faut croire que la plate-forme financière de la natation est faible.

Personnellement, après deux ou trois tentatives de recevoir une bourse de sponsoring, ainsi auprès des marques de maillots Arena et Tyr, j’abandonnais toute velléité dans cette direction.

Cela me donna l’occasion de vivre une aventure journalistique en toute liberté. Liberté de ton, d’analyse, possibilité d’appeler un chat un chat. Quelquefois, la tentation d’être aidé, non pour gagner un quelconque argent, mais pour pouvoir élever le niveau de ce site, par exemple accueillir des photos, rétribuer un peu mon neveu, qui l’avait créé pour moi,… et plus si possibilités.

Mais à chaque fois je retombais dans la situation sans issue, le Catch 22, la double contrainte. Soit faire ce qu’on veut sans aucun moyen, et donc échouer, soit chercher des moyens et devoir rendre des comptes, donc rogner sur ma liberté d’expression, ce qui revient à échouer également.  

Enfin : Craig Lord pourra se vanter de m’avoir fait travailler à mon blog un 1er mai, fête du travail !

ALAIN DISTINGUIN (1929-2018)

Alain Distinguin est mort samedi 28 avril à 8H30. Né en 1929, ancien champion de France du 200 mètres brasse (en 1957 et 1958), il avait appartenu au Stade Français (Paris), au Cercle des Nageurs de Marseille et aux Girondins de Bordeaux. 

International à dix reprises, il était devenu dirigeant et avait présidé l’Entente Nautique de Caen, en Normandie, de 1976 à 1980. Plus tard, il nagea en masters à l’ AS Libourne et remporta en 1996 plusieurs titres en compagnie d’Erika De Gailande, P. Peracini et Alexis Pannier.

 Père de Philippe et de Francis, il avait récemment été grièvement brûlé dans un accident domestique chez lui à Périgueux et se trouvait hospitalisé depuis à Bordeaux.

 Ses obsèques se dérouleront le jeudi 3 mai à 15H00 à Périgueux.

CHAMPIONNATS DE RUSSIE, ALEXANDRE KRASNYKH, 3’45s AU 400 METRES

Dimanche 22 Avril 2018

Aux championnats de Russie, à Moscou, de bonnes performances ont été réussies, dès la première journée, vendredi, ainsi par Alexandr KRASNYKH, vainqueur du 400 mètres qu’il mène de  bout en bout, d’une longueur de corps, devant Vyacheslav ANDRUSENKO.

A noter aussi le 50 papillon d’Oleg KOSTIN et quelques performances notables dans le relais quatre fois 100 mètres.

Comme toujours dans la natation russe ces dernières années, les résultats féminins sont de valeur inférieure. Un bon 200 dos cependant pour Polina EGOROVA qui passe d’un rien sous les 2’10s…
HOMMES.-
1. Alexandr KRASNYKH, 1995, Tatarstan, 3’45s84 (26s29, 54s96, 1’23s65, 1’52s45, 2’21s21, 2’ 49s86 3’17s96, 3’45s84). 2. Vyacheslav ANDRUSENKO, 1992, Saint-Pétersbourg, 3’47s25 (26s56, 55s40, 1’24s35, 1,53s23 2’ 21s95, 2’50s68 3’19s24, 3’47s25); 3. Martin MALYUTIN, 1999, Omsk, 3’48s46) ; 4. Anton NIKITIN, 2000, Saint-Pétersbourg, 3’51s40.

50 papillon : 1. Oleg KOSTIN, 1992, Nijni-Novgorod, 23s14 ; 2. NIKITA KOROLYOV, 1994, Tatarstan, 23s42 ; 3. ex aequo, Alexander SADOVNIKOV,  1996, Kaliningrad, et Andrey MINAKOV, 2002, Saint-Pétersbourg, 23s59.

4 fois 100 mètres: 1. Moscou, 3’14s48; (Kliment KOLESNIKOV, 23s51, 48s80; Andrey ZHILKIN, 23s07, 48s36; Vladislav GRINE, 22s92, 48s56; Vladimir MOROZOV, 23s09, 48s76). Meilleurs temps, au start: Evgeny RYLOV, 48s82. Lancé, Sergei FESIKOV, 48s56.DAMES.- 800 mètres: 1. Anna EGOROVA, 1998, KhMAO-Yugra, Kaliningrad, 8’ 30s66.

50 dos : 1. Mariya KAMENEVA, 1999, Saint-Pétersbourg-Orenbourg, 27s88; 2. Anastasia FESIKOVA, 1990, Penzenskaya-YANAO, 28s10; 3. Darya VASKINA, 2002, Moscou,28s29; 4. Polina EGOROVA 2000, Rép. Bachkortostan, 28s41.

200 dos : 1. Polina EGOROVA, 2000, Bachkortostan, 2’9s95  (30s70, 1’3s85, 33s15; 1’37s08, 33s23; 2’9s95, 32s87); 2. Anastasia AVDEEVA, 2001, Vladimir, 2’10s16 (30s44; 1’3s02, 32s58; 1’36s74, 33s72; 2’10s16, 33s42); 3. Darya K. USTINOVA, 1998, Sverdlovsk, 2’10s61 (31s02, 1’4s57, 33s55; 1’38s15, 33s58; 2’10s61, 32s46).

400 4 nages : 1. Irina KRIVONOGOVA, 2000, Samara, 4’47s46.

4 fois 100 mètres : 1. Saint-Pétersbourg, 3’42s48 (Darya S Ustinova, 26s98, 55s90; Polina NEVMOVENKO, 26s53, 55s75, Veronica ANDRUSENKO, 26s12, 53s88; Xenia KOZYUK, 27,22 56s95).

SUN YANG TOUJOURS DOMINATEUR AUX CHAMPIONNATS DE CHINE

Eric LAHMY

Jeudi 19 avril 2018

Les championnats de Chine de natation se sont tenus à Changxi, à une altitude de 500 mètres, ce qui peut expliquer des performances un peu en retrait (par rapport à ce qui était attendu) en demi-fond. Il s’agit des courses de 400 à 1500 mètres féminin, où la jeune vague chinoise, de Yang Junxuan à Li Bingjie, en passant par Zhang Yuhan et Hou Yawen, qui paraissaient, l’an passé, s’être lancées à la poursuite de Katie Ledecky, n’ont guère montré, malgré de bonnes performances dans l’ensemble, des progrès importants et son restés même très en deça de ce que Ariarne Titmus, la nouvelle perle australienne, a réalisé aux Jeux du Commonwealth.

A part ça, ce ne sont pas les bonnes performances qui ont manqué.

Sun Yang est resté le nageur chinois dominant. Six années après avoir été couronné deux fois champion olympique à Londres sur 400 et 1500 (et médaillé d’argent sur 200), Sun Yang, toujours bon pied bon œil, a enlevé à Shanxi 200, 400 et 1500 mètres, en faisant des différences énormes sur les distances les plus longues. Altitude ou pas, son 3’44s29 au 400 mètres, dans les circonstances, est très impressionnant, tout à fait au niveau du vice-champion olympique de Rio et du champion du monde de Budapest.

L’un des plus rapides nageurs de demi-fond, il est parvenu à monter sur le podium du 100 mètres, où il a fini 3e ex-aequo.

Si un record a été battu sur 50 brasse, 27s16 par Yan Zibei, on note aussi un doublé en dos messieurs adorné de belles performances de Xu Jiayu, 52s72 et 1’55s43, tandis que les titres féminins de dos reviennent, avec des performances de haute valeur à Chen Jie et Peng XuWei. Sur 200 mètres dames, Yan Junxuan, 16 ans, l’emporte, et l’ensemble donnera un relais quatre fois 200 mètres féminin chinois très performant, qui pourrait poser quelques soucis aux Américaines dans les compétitions « panpaciques ».

 MESSIEURS.- 50 mètres: 1. Yu Hexin, 22s14 ; 2. Zhao Xianjian, 22s54 ; 3. He Junyi, 22s60.

100 mètres: 1. Hou Yujie, 49s37; 2. Yu Hexin, 49s39; 3. Yang Jintong et Sun Yang, 49s48.

200 mètres: 1. Sun Yang, 1’46s07; 2. Ji Xinjie, 1’46s80; 3. Wang Shun, 1’47s21.

400mètres: 1. Sun Yang, 3’44s29; 2. Ji Xinjie, 3’49s25; 3. Wang Yifan, 3’53s07.

1500 mètres : 1. Sun Yang, 15’4s92 ; 2. Ji Xinjie, 15’23s09 ; 3. Cheng Long, 15’29s92.

100m dos: 1. Xu Jiayu, 52s72; 2. Li Guangyuan, 54s13; 3. Wang Guanbing, 54s74.

200 dos: 1. Xu Jiayu, 1’55s43; 2. Li Guangyuan, 1’56s48; 3. Wang Yutian, 1’59s12.

50 brasse: 1. Yan Zibei, 27s16 (record); 2. Sun Jiajun, 27s71; 3. Wang Lizhuo, 27s77.

100 brasse: 1. Yan Zibei, 59s26; 2. Qin Haiyang, 1’0s20; 3. Wang Lizhuo, 1’0s71.

200 brasse: 1. Qin Haiyang, 2’9s40; 2. Yan Zibei, 2’10s76; 3. Shen Hao, 2’11s92.

50 papillon: 1. Li Zhuhao, 23s55; 2. Zhao Xianjian, 23s93; 3. Wang Peng, 23.94.

100 papillon: 1. Li Zhuhao, 51s77; 2. Zheng Zehngjing, 53s31; 3. Shen Jiahao, 53s32.

200 papillon: 1. Li Zhuhao, 1’55s66 ; 2. Wang Zhou, 1’58s40; 3. Zhou Schuchang, 1’58s54

400 4 nages: 1. Wang Shun, 4’14s02; 2. Wang Yizhe, 4’16s50; 3. Mao Feilian, 4’17s46.

4 fois 100 mètres: Guangdong Hosa, 3’20s29; 2. Shanghai Hoasha, 3’22s77; 3.Zhejiang – 3:23.19.

4 dois100 m 4 nages: 1. Navale, 3’39s69 ; 2. Hubei, 3’41s01 ; 3. Guangdong, 3’41s18.

DAMES.-  50 mètres: 1. Lu Xiang, 24s55.

200 mètres: 1. Yang Junxuan, 1’56s79; 2. Li Bingjie, 1’57s08; 3. Zhang Yuhan, 1’57s26.

400 mètres: 1. Li Bingjie, 4’5s37 ; 2. Wang Jianjiahe, 4’6s97 ; 3. Zhang Yuhan, 4’8s33.

800 mètres: 1. Wang Jianjiahe, 8’22s65; 2. Li Bingjie, 8’28s72; 3. Hou Yawen, 8’33s95.

1500 mètres: 1. Wang Jianjiahe, 15’53s01; 2. Li Bingjie, 15’58s29; 3. Hou Yawen, 16’11s18.

50 dos: 1. Fu Yuanhui, 27s16; 2. Liu Xiang, 27s40; 3. Chen Jie, 27s60.

100 dos: 1. Chen Jie, 59s66; 2. Wan Xueer, 59s89; 3. ex-aequo, Pen Xuyi et Hubei Hosa, 1’0s05.

200 dos: 1. Peng Xuwei, 2’7s27 ; 2. Liu Yaxin, 2’9s14; 3. Li Haiyun, 2’11s44.

50 Brasse: 1 ex-aequo : Suo Ran et Feng Junyang, 31s50 ; 3. Yu Jingyao, 31s54.

100 brasse: 1. Yu Jingyao, 1’7s22; 2. Shi Jinglin, 1’7s36; 3. Zhang Xinyu, 1’7s73.

100 papillon: 1. Zhang Yuxi, 58s78 ; 2. Lin Xinyi, 59s16; 3. Wang Yijun, 59s70.

200 papillon: 1. Yu Liyan, 2’10s06 ; 2. Zhang Yufei, 2’11s71; 3. Zhou Yuqi, 2’12s07.

200 4 nages: 1. Zhou Min, 2’11s48 ; 2. Yang Chang, 2’12s90 ; 3. Zhang Sishi, 2’13s78.

400 4 nages:  1. Zhou Min, 4’43s25; 2. Yang Chang, 4’48s26; 3. Zhang Chenyao, 4’48s98.

4 fois 200 mètres: 1. Hebei Taihua, 8’0s73; 2. Shandong Haosha, 8’8s14; 3.Zheijang, 8’9s72.

4 fois 100 4 nages: 1. Henan, 4’4s42; 2. Pékin, 4’4s96; Navale, 4’6s74.

4 nages mixte: 1. Navale, 3’50s21; 2. Shangdong Haosha, 3’52s97; 3. Guangdong Hosa, 3’53s23.

CHAMPIONNATS DU BRÉSIL: DA COSTA, 7’52s54 SUR 800 METRES Éric LAHMY

Éric LAHMY

Jeudi 19 avril 2018

Record sud-américain du 800 mètres par Guillermo Pereira Da Costa, 7’52s54, après celui du 400 mètres qu’a battu la veille Fernando Scheffer (avec 3’49s06) au Trophée Maria Schenk, championnat du Brésil. Da Costa, 19 ans, 18e du 1500 des championnats du monde de Budapest, est déjà le recordman sud-américain du 1500 mètres avec 14’59s01 depuis le 6 décembre dernier… Un record qu’il avait amélioré à quatre reprises, avec 15’5s23, 15’2s18 et 15’0s54 avant de le porter de l’autre côté de la barrière mythique renversée pour la première fois en 1980 par Vladimir Salnikov aux Jeux de Moscou.

Les compétitions sont surtout marquées par le déséquilibre entre la natation féminine, assez faible, et qui ne donne aucune performance de relief, et la relative robustesse et la progressivité de la masculine.

A noter une performance dans le relais quatre fois 200, de Luiz Altamir Lopes Melo que le système de chronométrage n’a pas affiché, probablement de l’ordre de 1’47s. Lopes donne une nette avance à son équipe de Pinheiros. Mais un exploit personnel de Fernando Scheffer, un relais lancé en 1’44s84, reprenant six secondes sur le nageur de Pinheiros, assure la victoire pour Minas.

Le record sud-américain du 200 mètres, 1’46s42 par Joao De Lucca, pourrait bien être battu par Lopes ou Scheffer.

MESSIEURS.- 800 mètres: 1. Guillermo P. Da Costa, 7’52s54.

200 4 nages : 1. Vinicius Moreira Lanza, 1’58s10; 2. Leonardo Coelho Santos, 1’59s66.

4 fois 200 mètres: 1. Minas, 7’13s34; 2. Pinheiros, 7’15s09.

BRESIL : FERNANDO SCHEFFER, 3’49s06 RECORD SUD-AMERICAIN DU 400

Éric LAHMY

Mercredi 18 Avril 2018

Fernando Scheffer a gagné le 400 mètres nage libre messieurs du championnat international du Brésil, trophée Maria Lenk, qui se tient au parc aquatique Maria Lenk, à Rio de Janeiro, avec 3’49s06, un nouveau record sud américain. L’ancien record appartenait à Brandonn Almeida, plutôt spécialiste des quatre nages, aujourd’hui étudiant aux USA, qui avait nagé la distance, en 2016, dans le temps de 3’49s46.

A noter aussi le bon 51s42 au 100 papillon de Vinicius Moreira Lanza.

MESSIEURS.-  400 mètres : 1. Fernando Scheffer, 3’49s06 [50m 26s61, 100m 56s26 (29s65), 150m 1’25s97 (29s71), 200m 1’55s72 (29s75), 250m 2’24s80 (29s08), 300m 2’53s58 (28s78), 350m 3’22s (28s42), 400m, 3’49s06] (00:27.06); 2. Luiz Altamir Lopes Melo, 3’50s51; 3. Giuliano Carer Rocco, 3’50s85; 4.Guilherme P. Da Costa, 3’50s96.

100 m brasse: 1. Joao Liuz Gomes Jr, 59s98.

100 papillon: 1. Vinicius Moreira Lanza, 51s42; 2. Iago Moussalem Amaral, 52s09; 3. Henrique de Souza Martins, 53s28.

4 fois 100 mètres : 1. Pinheiros, 3’14s31.DAMES.- 400 mètres : 1. Viviane Eichelberger, 4’12s47.100 m brasse: 1. Ruta Meilutyte, Lituanie, 1’7s35
4 fois 100 mètres : 1. Pinheiros, 3’43s48.

TAMAS GYARFAS, EX-PRÉSIDENT DE LA FÉDÉRATION MAGYARE DE NATATION, IMPLIQUÉ DANS LE MEURTRE D’UN RIVAL

Eric LAHMY

Mercredi 18 Avril 2018

Selon l’agence de presse MTI (Magyar Távirati Iroda, littéralement « Bureau télégraphique hongrois), la police hongroise a procédé mardi 17 avril à l’arrestation de Tamas Gyarfas, l’ancien président de la Fédération hongroise de natation, toujours membre du Bureau de la FINA. Il est soupçonné d’avoir organisé en 1998 l’assassinat de l’un de ses rivaux en affaires, le magnat des médias Janos Fenyo. Agé de 69 ans, Tamas Gyarfas a occupé différentes fonctions dans le mouvement sportif, notamment au Comité olympique hongrois et dans les institutions européenne et internationale de la natation. Il avait été poussé en novembre 2016 à la démission de la Fédération hongroise de natation à la suite d’une action lancée par Katinka Hosszu et relayée par des nageurs excédés par le peu de considération qu’il leur concédait.

Gyarfas était depuis des décennies très introduit dans le monde du sport, et principalement de la natation, à une époque où rien ne pouvait se faire sans l’accord du parti communiste. C’était donc un apparatchik ou un homme toléré par le système… Une agence qu’il contrôlait dirigeait la revue de la FINA dans les années 1970 et/ou 1980, et je me souviens d’avoir écrit à sa demande un papier sur le programme de la Fédération Internationale de Natation, probablement en 1991.

Il a laissé à des personnes l’ayant côtoyé dans le business le souvenir d’un homme d’affaires redoutable, même s’il savait se détendre quand les intérêts ne dominaient plus.

Le meurtre de Janos Fenyo fut un acte de barbarie assez frappant. Le 11 février 1998, l’homme d’affaires revenait du siège social de son entreprise dans sa Mercedes, et stoppait à un feu de croisement à une intersection. Derrière lui, dans une Mitsubishi Galant de couleur claire, un homme, armé d’une mitraillette à silencieux Agram 2000 (fabriquée en Croatie), arrosa la voiture à répétition, vidant un chargeur de 20 ou 25 balles. On trouva 12 impacts dans la tête, le cou, la poitrine de la cible. Janos Fenyo avait 43 ans. L’agresseur lança alors son arme sous une voiture, se dirigea à pied vers la place voisine, laissa tomber chapeau et manteau contre une porte et disparut. Après une enquête qui s’est étendue sur près de deux décennies, en 2017, un Slovaque, un certain Jozef Rohac a été condamné à la réclusion à perpétuité pour ce meurtre.

 

BRESIL. – CIELO, FRATUS ET MEILUTYTE AU MARIA LENK

Mardi 17 Avril 2018

Le Trophée Maria Lenk 2018, championnat du Brésil en grand bassin dont le nom honore la mémoire de la première Brésilienne qualifiée aux Jeux olympiques, démarre aujourd’hui. On y retrouve l’éternel Cesar Cielo, toujours recordman du monde des 50 et 100 mètres nage libre qui s’est engagé sur 50 dos, papillon et libre et sur 100 libre. Cielo reprendra ses duels sur 50 et 100 libre avec Bruno Fratus. Parmi les concurrents internationaux, la championne olympique lituanienne de Londres et recordwoman du monde du 100 brasse, Ruta Meilutyte, qui sera engagée dans les trois courses de brasse ainsi que sur 50 m nage libre, et la Néerlandaise Kira Toussaint.

On y verra aussi, bien entendu, les meilleurs nageurs brésiliens Comme Brandonn Almeida. Le Maria Lenk est couplé avec une compétition d’eau libre

LE NOUVEAU BOSS DU 1500 MÈTRES EST ALLEMAND ET S’APPELLE FLORIAN WELLBROCK

Éric LAHMY

Dimanche 15 Avril 2018

Florian Wellbrock, vous connaissez ? C’est aujourd’hui le plus rapide nageur  de 1500 mètres au monde. Le 5 avril dernier, à Stockholm, il a réussi 14’40s69 sur la distance, laissant l’Ukrainien Mykhaylo Romanchuk à dix secondes. Romanchuk, rappelons-le, s’était imposé ces derniers mois comme le plus redoutable rival de Gregorio Pellegrini, qu’il avait défait aux championnats

Le temps de Wellbrock fait de lui, selon SwimSwam Allemagne, le performer mondial de l’histoire, derrière : 1er Sun Yang, Chine, 14’31s02 à Londres le 28 juillet 2012 (en finale des Jeux olympiques), 2e Gregorio Paltrinieri, Italie, 14’34s04 à Londres le 16 mai 2016, 3e Grant Hackett, Australie, 14’34s56 à Fukuoka, Japon, le 29 juillet 2001, 4e Mykhailo Romanchuk, Ukraine, le 30 juillet 2017 à Budapest, 5e Oussama Mellouli, Tunisie, 14’37s28 le 2 août 2009 à Rome, 6e Connor Jaeger, USA, 14’39s48, le 13 août 2016 à Rio, 7e Mackenzie Horton, Australie, 14’39s54 le 7 avril 2016 à Adelaïde, Australie, 8e Ryan Cochrane, Canada, 14’39s63 le 28 juillet 2012 à Londres.

Wellbrock a vingt ans. Il est né le 19 août 1997 à Brème, et nage au SC Magdeburg.

Il a battu de plus de neuf secondes le record d’Allemagne, vieux de 27 ans, de son compatriote Jorg Hoffmann, et amélioré son record personnel de quinze secondes… Les 14’50s36 d’Hoffmann avaient été établis en janvier 1991 à Perth, en Australie, lors des mondiaux, à l’issue d’un duel serré avec l’Australien Kieren Perkins, deuxième à 0s22, mais qui s’emparerait du record et deviendrait champion olympique de la distance à Barcelone en 1992.  

Wellbrock ne ressemble en rien au colosse avec son 1,97m pour 87kg, qu’était Hoffmann, nageur issu d’Allemagne de l’Est, et auquel malheureusement son entraîneur avait procuré un anabolisant, l’oral-turinabol. C’est un gabarit grand, certes, mais léger, 70kg pour 1,85m, et un nageur ultra-résistant, un peu comme Paltrinieri, quoique sa nage soit très différente de celle de l’Italien, plus longue, et appuyée par un battement beaucoup moins insignifiant que celui du champion olympique de Rio. Sa vitesse de base relativement faible est illustrée par le fait que Wellbrock a nagé à Stockholm, en 3’47s17 sur 400 mètres, où il a été battu par son compatriote Mühlleitner, en 7’46s85 sur 800 (record d’Allemagne, ancien, 7’49s12 par Christian Kubusch en 2010. Soit une vitesse moyenne de 56s8 sur 400, 58s5 sur 800 et 58s7 sur 1500 mètres. Sa perte de vitesse par section de cent mètres entre son 400 et son 1500 mètres est d’une seconde neuf dixièmes, alors que pour Sun Yang à Londres, elle était de trois secondes… Ses records personnels sur les distances plus courtes de nage libre sont 52ss22 au 100 mètres et 1’49s27 au 200 mètres.

Avec de telles qualités d’endurance, pas étonnant si Wellbrock est champion d’Allemagne des 5 kilomètres, en eau libre, en 53’22s02. S’il n’a pas nagé au mondial de Budapest, sur le lac Balaton, c’est parce qu’il s’était aussi qualifié sur 1500 mètres et le programme lui rendait aléatoire de présenter les deux épreuves aux mondiaux 2017. Il avait fini 17e du 1500 mètres en 15’7s43.

Le duel avec Romanchuk parut longtemps incertain. Les deux hommes, qui nageaient à deux lignes d’eau de distance, étaient comme collés par un fil invisible, et seul le chronométrage électronique les différenciait. Ce n’est qu’au 1150 mètres que Wellbrock prit une avance qui sembla déterminante. Plus l’arrivée approchait, plus Wellbrock accélérait, et si Romanchuk garda son rythme, l’Allemand passa la vitesse supérieure, et terminait en boulet de canon, 55s36 dans les derniers cent mètres, 26s93 aux derniers 50 mètres ! Il avait accompli son ultime 400 mètres en 3’50s26…

La course dans son entier peut être vue sur :

https://swimswam.com/video-florian-wellbrock-1-world-ranking/

MESSIEURS.- 100 libre : 1. Pieter Timmers, BEL, 48s87. 200 libre : 1. Danas Rapsys, LIT, 1’45s12.

400 libre : 1. Henning Mühlleitner, GER, 3’46s98; 2. Florian Wellbrock, GER, 3’47s17; 3. Victor Johansson, SWE, 3’47s92. 800 libre: 1. Florian Wellbrock, GER, 7’46s85; 2. Victor Johansson, SUE, 7’49s77; 3. Henning Mühlleitner, GER, 7’51s73. 1500 libre : 1. Florian Wellbrock, GER, 14’40s69; 2. Mykhaylo Romanchuk, Energy Standard, UKR, 14’50s91; 3. Sergyi Frolov, Energy Standard, RUS, 14’56s81; 4. Viktor Johansson, SUE, 15’3s74. 50 dos : 1. Grigoryi Tarasevich, RUS, 25s28. 100 dos : 1. Grigoryi Tarasevich, RUS, 54s24. 200 dos : 1. Danas Rapsys, LIT, 1’56s84. 100 brasse : 1. Anton Chupkov, RUS, 59s61. 200 brasse : 1. Anton Chupkov, RUS, 2’8s07 ; 2. Erik Persson, SUE, 2’9s36 ; 3. Giedrus Titenis, LIT, 2’10s32 ; 4. Kirill Prigoda, RUS, 2’11s74 ; 5. Mikhail Dorinov, RUS, 2’12s38.

50 papillon : 1. Konrad Czerniak, POL, 23s62 : 2. Joeri Verlinden, NED, 23s64. 100 papillon : 1. Yauhen Tsurkin, Belarus, 52s37. 200 papillon : 1. Bence Biczo, HUN, 1’57s07. 200 4 nages : 1. Philip Heinz, GER, 1’59s06.

DAMES.- 50 libre : 1. Sarah Sjöström, SUE, 24s08 ; 2. Mimosa Jallow, FIN, 24s90. 100 libre : 1. Sarah Sjöström, SUE, 52s77. 400 libre : 1. Sarah Koehler, GER, 4’7s26. 800 libre : 1. Sarah Koehler, GER, 8’24s67. 1500 libre : 1. Sarah Koehler, GER, 15’59s83. 100 dos : 1. Mimosa Jallow, FIN, 1’0s74. 200 dos : 1. Daria K. Ustinova, RUS, 2’9s41. 50 brasse : 1. Ida Hulkko, FIN, 30s77. 50 papillon : 1. Sarah Sjöström, SUE, 25s11. 100 papillon : 1. Sarah Sjöström, 56s35. 200 papillon : 1. Franziska Hentke, GER, 2’7s90.