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COMMONWEALTH GAMES, FIN: DES AUSTRALIENS PARTOUT

Eric LAHMY

Mardi 10 Avril 2018

Ariarne Titmus est l’une des ondines qui tentent d’exister sous le règne de fer de Kathy Ledecky. Elle a joué d’ailleurs sa Ledecky au petit pied sur 400, laissant sa suivante, l’Anglaise Holly Hibbott à plus de trois longueurs. Son temps de 4’0s93 pulvérisait le record des Commonwealth Games, que détenait depuis Glasgow 2014 la Néo-Zélandaise Lauren Boyle, 4’4s47. Il représente aussi la meilleure performance jamais réalisée en championnat international à part les performances hors-concours de Kathy Ledecky et à l’exception du passage polyuréthane sous les quatre minutes de l’Italienne Pellegrini en 2009.

Les séries (trois seulement) se déroulaient le matin, et ne représentaient aucune difficulté pour Titmus, puisque l’accession à la finale se joua à 4’13s33 et qu’elle-même put se qualifier à l’économie en 4’10s22.

Il est difficile de se rendre compte si Titmus a nagé à son maximum, en raison de l’absence d’adversaires en mesure de lui répondre. Livrée à elle-même, on peut seulement dire qu’elle n’a pas lambiné. Elle efface son récent record australien, 4’2s36 le 1er mars dernier. Le record du Commonwealth, 4’0s30, de Joanne Jackson, réussi en combinaison aux mondiaux de Rome en août 2009, est resté debout. Bien sûr, on ne peut s’empêcher aussi, désormais, de songer pour elle aux quatre minutes, et les PanPacifics de cet été constitueront une opportunité, surtout en présence probables de Katy Ledecky et de formidables Chinoises… Mais la jeune fille a déjà beaucoup progressé et ce serait peut-être trop lui demander…

Sur 50 mètres Benjamin Proud s’est vengé de son éviction précédente pour départ anticipé. Quatre ans après avoir amené le record des Jeux à 21s76, il s’est qualifié avec de nouveaux records, 21s45 en séries et 21s30, il n’a pas eu à rééditer ce temps, et ses 21s35 lui ont permis de gagner de façon confortable

La Galloise Georgia Davies était la recordwoman des Commonwealth Games du 50 dos dames, son record, 27s56, n’est pas tombé, mais elle a terminé 3e derrière Seebohm et Masse.

Le 1500 mètres est revenu à Jack McLoughlin, Aussie au look d’échappé de Woodstock, qui avait terminé déjà 2e du 400 mètres. Jack, plus jeune, hantait les courses de 200 et de 400m, mais enleva son passeport olympique quand il descendit son record sur 1500 mètres de vingt-quatre secondes. En 2017, attiré semble-t-il par le long, voire le plus en plus long, il fit ses débuts sur 5000 mètres au lac Balaton. Le voici champion du Commonwealth grâce à une condition physique remarquable et un extraordinaire sens du tempo. McLoughlin et Jervis, 2e à une longueur du vainqueur, terminèrent respectivement 11e et 18e aux mondiaux 2017 de Budapest, où Mackenzie Horton avait arraché la médaille de bronze. Un Horton qui ne progresse plus depuis des saisons sur la distance…

Le 200 quatre nages messieurs s’est joué entre trois grands talents : le vainqueur australien du 200 dos, le vainqueur écossais du 100 libre et le vainqueur australien des 400 quatre nages. Mitchell Larkin l’a emporté de peu, 1’57s67 contre 1’57s86 (Duncan Scott) et 1’58s18 (Clyde Lewis) après avoir engrangé une légère avance en dos qu’il parvint à ne pas dilapider ensuite. Les 27s33 finaux de Scott lui permirent de passer Lewis mais non pas de venir à bout de Larkin, malgré une remontée.

Comme traditionnellement, les relais quatre nages terminaient la compétition. Les Australiens y livrèrent deux terribles batailles gagnantes. Côté féminin, leur quatuor se heurtait à celui, également talentueux, des Canadiennes. Je me demandais, avant les Jeux, si les Canadiennes ne renverseraient pas les Australiennes de leur trône et si ce ne fut pas le cas, il s’en est fallu parfois de peu qu’elles ne réussissent, avec leurs superbes Kylie Masse et Taylor Ruck. Il leur manqua seulement une Penny Oleksiak en grande forme. Ce relais quatre nages à la fois conclut, condensa et résuma les « Games », en ce que les Canadiennes se comportèrent en inflexibles outsiders et que les Australiennes surent répondre du tac au tac avec une talentueuse intransigeance. Masse prit un ascendant d’une demi-seconde sur Seebohm et la suite fut une poursuite infernale. Oleksiak perdit du terrain sur McKeon, et Il fallut une Bronte Campbell survoltée, voire déchaînée, pour venir à bout d’une solide Taylor Ruck en crawl.

Côté messieurs, le souci des nageurs des antipodes s’appelait Adam Peaty, le nageur de brasse anglais, capable de gagner un relais à lui tout seul, de par l’avance déterminante qu’il engrange. Il fallut que Larkin en dos et Kyle Chalmers en crawl fassent des exploits pour compenser le trou qu’allait creuser le terrible Peaty. Larkin parvint à gagner une seconde et demie en dos. Peaty revint, prit l’avantage, et pour l’Angleterre James Guy domina Grant Irvine. Il fallut un sacré costaud Kyle Chalmers pour revenir, in extremis, sur Benjamin Proud. La suprématie des Océaniques, assurée sur presque toutes les courses de la journée, fut garantie une fois de plus, de justesse…  

MESSIEURS.-  50 mètres : 1. Benjamin Proud, ENG, 21s35 (en séries, 21s30); 2. Bradley Tandy, RSA, 21s81 ; 3. Cameron McEvoy, AUS, 21s92.

1500 mètres: 1. Jack McLoughlin, AUS, 14’47s09; 2. Daniel JERVIS, WAL, 14’48s67; 3. Mackenzie Horton, AUS, 14’51s05.

200 4 nages : 1. Mitchell Larkin, AUS, 1’57s67; 2. Duncan Scott, SCOT, 1’57s86; 3. Clyde Lewis, AUS, 1’58s18.

4 fois 100 4 nages: 1. Australie, 3’31s04 (Mitch Larkin, 53s14, Jake Packard, 59s29, Grant Irvine, 51s36, Kyle Chalmers, 47s25); 2. Angleterre, 3’31s13 (Luke Greenbank, 54s61, Adam Peaty, 57s64, James Guy, 50s95, Benjamin Proud, 47s93) ; 3. Afrique du Sud, 3’34s79 (en papillon, Chad Le Clos, 50s10) ; 4. Ecosse, 3’35s15 (Duncan Scott, en crawl, 47s62) ; Yuri Kisil, Canada, 47s89 en crawl.

DAMES.- 400 mètres : 1. Ariarne Titmus, AUS, 4’0s93 ; 2. Holly Hibbott, ENG, 4’5s31; 3. Eleanor Faulkner, ENG, 4’7s35

Ariarne Titmus passages: 28s10, 57s75 (29s65), 1’28s09 (30s34), 1’58s86 (30s77), 2’29s53 (30s67), 3’0s28 (30s75), 3’30s81 (30s53), 4’0s93 (30s12).

50 m dos: 1. Emily Seebohm, AUS, 27s78 (en séries, 27s63); 2. Kylie Masse, CAN, 27s82; 3. Georgia Davies, WAL, 27s90 (en demis, 27s86).

4 fois 100 4 nages: 1. Australie, 3’54s36 (Emily Seebohm, 59s52, Georgia Bohl, 1’6s85, Emma McKeon, 56s42, Bronte Campbell, 51s57); 2. Canada, 3’55s10 (Kylie Masse, 59s02, Kierra Smith, 1’6s68, Penny Oleksiak, 56s86, Taylor Ruck, 52s54);

CHAMPIONNATS D’ITALIE : DETTI 3’47s07 EN SERIES ET… FORFAIT EN FINALE, EPAULE DOULOUREUSE !

Eric LAHMY

Mardi 10 Avril 2018

Diminué depuis l’automne dernier par une inflammation à l’épaule gauche, Gabriele Detti, le champion d’Europe et médaillé de bronze olympique 2016 et mondial 2017 du 400 mètres, a largement dominé les qualifications sur son épreuve de prédilection, enlevant la dernière série de la course, aux championnats d’Italie, passant en 54”13 au 100, 1’51”46 au 200, 2’49”00 au 300 pour un temps final de 3’47”07.

Mais on apprenait un peu plus tard, au Stade Nautique de Riccione où se déroulent les compétitions, qu’il avait déclaré forfait pour la finale. Son oncle d’entraîneur, Stefano Morini, lui avait demandé d’appuyer dans sa course des séries matinales pour savoir si l’épaule tiendrait. Elle a tenu mais pas bien longtemps, la réaction ne s’est pas fait attendre et la douleur est réapparue. Assez violente et lancinante pour que le nageur déclare forfait pour la finale, laissant Greg Paltrinieri, son équipier et champion olympique du 1500m (mais assez dénué de vitesse de base) en charge de défendre l’honneur de l’équipe.

Detti est déjà qualifié pour les championnats d’Europe de Glasgow et ce souci n’en est plus un pour lui. Le seul dégât que cet abandon provoquera sera de retrancher une ligne de son glorieux palmarès…

La question qui se pose est de savoir comment maintenir en forme un nageur blessé et souffrant de la carrure de Detti et lui laisser ses chances, alors que le grand rendez-vous de l’été s’approche. J’ai interrogé à ce sujet l’entraîneur Jacky Brochen. « En ce qui me concerne, explique-t-il, je lui ferais faire du travail cardiaque sur les jambes, notamment avec des palmes pour élever le stress au niveau qui convient. Il existe des éducatifs, ainsi un qui imite le mouvement du bras de fer bras collé au torse, ce qui permet également de faire fonctionner l’épaule qui n’est pas douloureuse. Il se peut aussi, selon la gravité, qu’on puisse effectuer la nage complète sans trop appuyer. »

COMMONWEALTH GAMES. C’EST CAMPBELL QUI GAGNE… BRONTE CAMPBELL. SURPRISE !

Eric LAHMY

Lundi 9 Avril 2018

Sur 200 dos messieurs, Mitchell Larkin, le favori australien, donne l’impression de mener une course d’attente en avant, qui vire en 2e position avec Beaver et derrière Woodward et qui plante ce dernier dans l’ultime longueur. Cela fait trois Australiens sur le podium.

Pourquoi Emma McKeon est-elle partie comme ça ? C’est la question que je me pose. 28s08, c’est bien vite pour lancer un 200 papillon. Elle disposait alors d’un mètre d’avance sur sa meilleure adversaire. Mais aux 100m, elle était passée par Alys Thomas, une solide étudiante galloise, diplômée en psychologie de l’Université (et du centre de performance) de Swansea. Alys est une spécialiste des performances en dents de scie. Pourquoi ? Parce qu’elle a passé sa jeune existence à alterner les années natation et les années psy. Appartenant à l’Université pendant sept années (2008-2015), elle en donc pris son temps. « J’ai étalé mes études sur deux années pendant que je préparais les Jeux du Commonwealth 2010, puis étudiai à temps partiel quand je préparais les Commonwealth 2014. » Alys montre donc qu’on peut nager très vite en passant par la case études, à condition que celles-ci soient organisées.

 

La victoire de Bronte Campbell sur Catherine nous a montré une nouvelle fois que, championnat du monde ou des environs, une course n’est qu’une course, et rien de plus. L’aînée des Campbell pourrait devancer sa cadette tous les jours de l’année que Dieu fait, mais ce jour là, c’est la sœur Bronte qui est passée !

Cate ne pouvait pas être battue, et il parait que les journaux australiens l’avaient expliqué en long, en large et… de travers. La fille avait nagé 51s00 lancée dans le relais, ce qui valait le record du monde, lequel record du monde détenu par Sarah Sjöström était fichu.

Mais ce n’est pas la même Cate Campbell qui a nagé cette finale. Dans sa première longueur, elle se déplace certes extrêmement vite, exécute une très longue ondulation avant le virage, repart avec quoi, un mètre d’avance sur Taylor Ruck et Bronte, les seules encore raisonnablement proches d’elles.

Mais à aucun moment, elle ne donne cette souveraine impression de fluidité qui fait d’elle la plus belle styliste du monde. Je dirais qu’elle tape dans l’eau. Pourtant, à la sortie du virage, elle redémarre et c’est meurtrier. Mais non, ça ne dure pas, autour des soixante-quinze, Bronte, qui nage alors à sa droite et n’a jamais rien lâché remonte avec l’énergie du désespoir et… gagne.

Dans cette course, la jeune championne olympique de Rio Penny Oleksiak termine 5e, tandis que Taylor Ruck, une nouvelle fois inspirée, monte sur le podium.

On se dit que Catherine est fatiguée après une semaine prenante. On se dit aussi qu’elle a démontré une fois de plus sa fragilité dans une compétition individuelle titre en jeu…

Un qui sait se battre en revanche, c’est Cameron Van Der Burgh. Le Sud-Africain, champion olympique en 2012, s’est payé sa majesté Adam Peaty sur 50  brasse.

Et Chad Le Clos, effectue de magnifiques Jeux du Commonwealth. Son 100 papillon est de toute beauté. Et son temps, sous les 51s, digne d’éloge.

MESSIEURS.- 200 dos :  1. 1. Mitchell Larkin, AUS, 1’56s10 [27s30, 57s10 (29s80), 1’26s96 (29s86), 1’56s10 (29s14)]. 2.Bradley Woodward, AUS, 1’56s57 [27s47, 56s95 (29s48), 1’26s83 (29s88), 1’56s57 (29s74)]; 3. Josh Beaver, AUS, 1’57s04 [27s55, 57s10 (29s55), 1’27s12 (30s02), 1’57s04 (29s92)].

50 m brasse: 1. Cameron Van Der Burgh, RSA, 26s58; 2. Adam Peaty, ENG, 26s62; 3. James Wilby, ENG, 27s37.

100 papillon: 1. Chad Le Clos, RSA, 50s65 ; 2. James Guy, ENG, 51s31 ; 3. Grant Irvine, AUS, 51s50; 4. David Mrogan, AUS, 51s94.

DAMES.-

100 mètres: 1. Bronte Campbell, AUS, 52s27 (25s47); 2. Catherine Campbell, AUS, 52s69 (25s02); 3. Taylor Ruck, CAN, 53s08 (25s29); 4. Shayna Jack, AUS, 53s83 (25s70); 5. Penelope Oleksiak, CAN, 53s85 (26s33).

800 mètres: 1. Ariarne Titmus, AUS, 8’20s02 ; 2. Jessica Ashwood, AUS, 8’27s60; 3. Kiah Melverton, 8’28s59.

100 m brasse: 1. Tatiana Shoenmaker, RSA, 1’6s41; 2. Kierra Smith, CAN, 1’7s05; 3. Georgia Bohl, AUS, 1’7s22.

200 m papillon : 1. Alys Thomas, WAL, 2’5ss45 [28s70, 1’0s40 (31s70), 1’32s71 (32s31), 2’5s45 (32s74)]; 2. Laura Taylor, AUS, 2’7s39; 3. Emma McKeon, AUS, 2’8s05.

JAPAN SWIM: UYI OHASHI, 4’30s82, AUTRE RIVALE D’HOSSZU SUR 400 METRE QUATRE NAGES

Eric LAHMY

Lundi 9 Avril 2018

Si le vedettariat dont il jouit devrait nous amener à titrer cette dernière journée de Japan Swimming sur Kosuke Hagino, nous n’en ferons rien, tant il ne fait aucun doute que la championne (le féminin l’emporte) de l’après-midi (et peut-être de l’ensemble du meeting) s’appelle Yui Ohashi.

Son succès chronométrique, sur 400 quatre nages, est de valeur clairement supérieure à celui de Hagino. Miss Hohashi a battu le record du Japon, nagé 4’30s82 et amélioré la performance, 4’31s42 qu’elle avait établie le 15 avril 2017 et qui avait pulvérisé un vieux record nippon, celui de Shimuzu, dans les 4’35s. Si ce temps avait été réalisé aux mondiaux de Budapest, l’an passé, lui aurait donné la médaille d’argent. Mais elle s’était ratée, sur 400 4 nages, dans la capitale hongroise, nageant un piètre (pour elle) 4’34s50. En revanche, toujours à Budapest, elle avait conquis l’argent sur 200 quatre nages derrière la reine de la course, Katinka Hosszu.

Ohashi est avec Rikako Ikee la nageuse vedette montante du Japon et l’ultime trouvaille du coach Norimasa Hirai, l’homme qui a accompagné les carrières de Kitajima et d’Hagino. Le look de cette jeune fille l’apparente à un type de nageurs d’apparence fragile mais dotés de moteurs robustes, comme la Canadienne Taylor Ruck ou chez nous Fantine Lesaffre. Ce week-end, cette pinup faussement anorexique a dominé sa course, peut-être la plus épuisante du programme avec le 1500 mètres comme on le fait rarement : elle a surpassé toutes ses adversaires en finale dans les quatre styles.

Côté garçons, Kosuke Hagino, lui, qui s’était donné des frayeurs au début du meeting, sur 400 libre, s’est retrouvé en quatre nages et a largement battu Daiya Seto, le double champion du monde de l’olympiade de Rio. Et sur 100 mètres, Shinri Shioura a trouvé son maître : Katsumi Nakamura, vainqueur en 48s22.

Mais une autre course phare achevait le meeting, le 200 brasse dames, où Rena Aoki a battu Kanako Watanabe, la championne du monde 2015 à Kazan.

MESSIEURS.- 100 mètres :1.  KATSUMI NAKAMURA, 48s22(23s30) ; 2. SHINRI SHIOURA, 48s76 (23s09); 3. KATSUHIR MATSUMOTO, 48s81 (23s51); 4. JURAN MIZOHATA, 49s09 (23s61).

100 m papillon : 1. YUUKI KOBORI, 51s86 (24s16); 2. HOROMURA NAO, 52s04 (24s38); 3. MIZUNUMA NAOKI, 52s18 (24s39).

400 m 4 nages: 1. KOSUKE HAGINO, 4’10s69 (25s78, 55s96, 1’28s06, 1’59s68, 2’34s95, 3’10s93, 3’41s60) ; 2. DAIYA SETO, 4’14s01 (25s45, 55s80, 1’28s72, 2’1s11, 2’36s84, 3’13s17, 3’43s97) ; 3. TAKEUCHI TOMOYA, 4’14s49 (26s98, 58s50, 1’32s19, 2’5s26, 2’40s67, 3’16s42, 3’45s98) ; 4. TAKEHARU FUJIMORI, 4’14s79 (26s86, 57s91, 1’30s54, 2’2s76, 2’38s41, 3’14s66, 3’45s24); 5. IPPEI WATANABE, 4’16s29.

DAMES.- 200 m dos : 1. NATSUMI SAKAI, 2’8s28; (29s71 1’2s08 1’34s99) 2 SAYAKA AKASE, 2’9s64; 3. RIO SHIRAI, 2’9s84.

200 m brasse: 1. REONA AOKI, 2’21s85 (32s16, 1’7s50, 1’44s17) 2 KANAKO WATANABE, 2’22s90 (32s91, 1’9s29, 1’46s03); 3. SATOMI SUZUKI, 2’23s19 (32s74, 1’9s38, 1’46s45) 4. RUNA IMAI, 2’24s60 (33s16, 1’10s07, 1’47s10) ; 5. KAKO ISHIDA, 2’25s18.

400 m 4 nages : 1. YUI OHHASHI, 4’30s82 (record du Japon, ancien par elle-même, 4’31s42 – 28s41, 1’0s76n, 1’35s80, 2’10s18, 2’49s10, 3’28s01, 4’0s12); 2. SAKIKO SHIMIZU, 4’37s37 (28s84, 1’1s81, 1’37s72, 2’13s32, 2’52s36, 3’32s33, 4’5s74); 3. MIHO TAKAHASHI, 4’39s72 (30s26, 1’4s83, 1’41s15, 2’17s13, 2’56s30, 3’35s96, 4’8s65); 4. MIYU OHTSUKA, 4’40s22.

JEUX DU COMMONWEALTH : DUNCAN SCOTT ET CHAD LE CLOS DEVANT CHALMERS SUR 100 METRES

Eric LAHMY

Dimanche 8 Avril 2018

On savait depuis un an ou deux que l’Ecosse tenait en Duncan Scott un gros gabarit de l’avenir. L’avenir s’est fait présent, et Duncan est champion du Commonwealth du 100 libre en 48s02, devançant, ex-aequo, un monstre sacré de la natation, Chad Le Clos, et le champion olympique Kyle Chalmers. Coup de maître.

LeClos et Cameron McEvoy se lancèrent d’entrée dans une course rapide tandis que les six autres finalistes restaient un peu en dedans. Scott passait en sixième position, à peine derrière Chalmers. Mais ensuite, quel accélération au retour, 24s35 pour finir, ce qui est énorme. Chalmers aussi était impressionnant dans la deuxième longueur, mais ses 24s68 n’y pouvaient rien. Tous les autres terminaient entre 25s3 et 26s…

L’Australie dominait comme prévu le relais quatre fois 200 mètres, où une fois de plus Duncan Scott se mit en exergue, avec un 1’44s82 lancé dans son parcours.

En demi-finale du 100 mètres libre dames, Cate Campbell (qui a enlevé aussi le 50 papillon) a  battu son record des Jeux du Commonwealth, avec 52s64 contre 52s68. Elle passait devant sa sœur Bronte (53s46), seule à pouvoir sinon l’accrocher, du moins essayer, 25s21 contre 25s53, puis augmentait son avance. La première demi revenait à Taylor Ruck en 53s05, tandis que la championne olympique Penelope Oleksiak finissait assez loin.

Sur 200 dos, Kylie Masse devançait une nouvelle fois sa compatriote canadienne Taylor Ruck et la championne du monde de 2015 et 2017, Emily Seebohm. Seebohm laissait s’échapper les deux Canadiennes qui engrangeaient à la sortie du dernier virage une pleine longueur de corps. Elle eut ensuite le mérite de leur reprendre une grosse seconde dans son sprint, mais trop tard…

100 mètres : 1. Duncan Scott, SCOT, 48s02 (23s67) ; 2. Chad Le Clos, RSA, 48s15 (22s86), et Kyle Chalmers, AUS, 48s15 (23s47) ; 4. Cameron McEvoy, AUS, 48s44 (22s83) ; 5. Dylan Carter, TTO, 48s60 (23s35) ; 6. Jack Cartwright, AUS, 48s62 (23s52).

50 dos : 1. Mitch Larkin, AUS, 24s68 ; 2. Benjamin Treffers, AUS, 24s84; 3. Zac Incerti, AUS, 25s06.

4 fois 200 mètres: 1. AUSTRALIE, 7’5s97  (Alexander Graham, 1’46s60, Kyle Chalmers, 1’46s47, Elijah Winnington, 1’45s97, Mckenzie Horton, 1’46s93); 2. Angleterre, 7’8s57 (Cameron Kurkle, 1’47s63, Nicolas Grainger, 1’47s61, Jarvis Parkinson, 1’48s09, James Guy, 1’45s24). 3. Ecosse, 7’9s89 (Stephen Milne, 1’48s62, Duncan Scott, 1’44s82, Daniel Wallace, 1’48s69, Mark Szaranek, 1’47s67).

DAMES.- 200 dos : 1. Kylie Masse, CAN, 2’5s98 ; 2. Taylor Ruck, Canada, 2’6s42; 3. Emily Seebohm, AUS, 2’6s82; 4. Kaylee McKeown, AUS, 2’7s86; 5. Hilary Caldwell, CAN, 2’9s22

Kylie Masse, 29s66, 1’1s39 (31s73), 1’33s39 (32s), 2’5s98 (32s59).

Taylor Ruck, 29s46, 1’1s31 (31s85), 1’33s68 (32s37), 2’6s42 (32s74).

Seebohm, 29s78, 1’2s42 (32s64), 1’35s (32s58), 2’6s62 (31s62)

50 papillon : 1. Cate Campbell, AUS, 25s59 ; 2. Holly Barratt, AUS, 25s67; 3. Madeline Groves, 25s69.

200 quatre nages: 1. Siobhan Marie O’Connor, ENG, 2’9s80 ; 2. Sarah Darcel, CAN, 2’11s14; 3. Erika Seltenreich-Hodgson, CAN, 2’11s74

MEETING DE MARSEILLE: CONTRE LES MATINS QUI DÉCHANTENT,  LA SOLUTION, C’EST CHARLOTTE BONNET

LES STARS DU MEETING DE MARSEILLE ONT ÉTÉ LES MINIMA POUR LES CHAMPIONNATS D’EUROPE ET AUTRES RENDEZ-VOUS INTERNATIONAUX. MINIMA QUI RÉSISTENT BIEN AUX ASSAUTS DES UNS ET DES AUTRES QUI OUBLIENT SOUVENT DE LES RÉALISER COMME EXIGÉ LE MATIN !

Éric LAHMY

Dimanche 8 Avril 2018

L’été passé, la DTN a annoncé un système de minima original pour les championnats de France. Le fil conducteur est simple. Les minima sont calculés sur des critères de demi-finales (quoique plus difficiles pour le demi-fond en nage libre), mais surtout, et là se trouve l’innovation, ils doivent être réalisés en qualifications. En finale, les minima disparaissent.

L’idée, c’est de maintenir une exigence, et en même temps de rendre toute sa place à « la course », c’est-à-dire au match, à l’affrontement compétitif.

Or, toute cette saison, il est frappant de constater que personne ou presque ne joue le jeu des séries rapides. La seule qui a intégré ce souci, c’est Charlotte Bonnet. Il y a un souci, c’est que cela ne s’improvise pas. Cela se prépare. Ou du moins, cela devrait se préparer.

Selon Olivier Nicolas, qui gère la politique de l’équipe de France auprès de Richard Martinez, la résistance des nageurs au système, ou sa mauvaise intégration, n’existe pas : « non, je crois que les jeunes l’ont intégré, et nous leur avons dit et répété, encore d’ailleurs à Marseille avec les nageurs susceptibles d’être sélectionnés. Et j’espère qu’ils ont bien compris qu’on ne dérogera pas, et s’ils ne font pas les minima, ils resteront à la maison. »

Olivier voit comme un bon signe qu’une Fanny Deberghes batte son meilleur temps de l’année sur 100 brasse et 200 brasse en séries, ou que Marie Wattel, même si elle « en laisse un petit peu sous le pied – ils sont malins – sur 100 papillon, nage le matin en 59s24 quasi au minimum exigé » (59s11).

Il est vrai aussi qu’il est plus facile de nager les minima le matin quand on a de la marge. Quand on vaut deux minutes au 200 mètres et que le minimum est 1’56s, on ne doit pas sentir concerné par le fait de nager vite ou pas vite le matin, sauf pour aller en finale ! 

Pour les techniciens français, le minimum du matin, un concept assez malin et qui se défend bien, est une idée que les nageurs devront intégrer à l’avenir, parce qu’elle sera employée les prochaines années jusqu’à… disons Tokyo voire plus.

MINIMA, TROIS GARÇONS, SIX FILLES

Après Marseille, où en est la natation française au regard des minima (attention, 1) il s’agit de compter les Français qui les ont fait, sans regarder si ce sont bien des temps « du matin », ce qui n’est pas le cas ; 2) je n’examine pas ici les chances, élevées selon moi, de se qualifier des relais) :

MESSIEURS.- 50m nage libre, 22 »35 : néant. 100m nage libre, 49 »17: Mehdy Metella, 48s76 ; Jérémy Stravius, 49s09. 200m nage libre, 1’48 »29 : néant. 400m nage libre, 3’49 »46 : néant. 800m nage libre, 7’57 »62 : néant. 1500m nage libre, 15’7 »71 : néant. 

50m dos, 25 »20 : néant. 100m dos, 54 »86 : Paul-Gabriel Bedel, 54s81. 200m dos, 2’0 »42 : néant.

50m brasse, 27 »64 : néant. 100 brasse : 1’1 »30 (néant). 200m brasse, 2’12 »75 : néant.

50m papillon, 23 »60 : néant. 100m papillon, 52 »78 : Mehdy Metella, 52s29 ; Jérémy Stravius, 52s59. 200m papillon, 1’58 »11 : néant.

200m 4 nages, 2’1 »34 : néant. 400m 4 nages, 4’19 »82 : néant.             

DAMES.- 50m nage libre, 25 »33 : Marie Wattel, 24s85, Charlotte Bonnet, 24s89. 100m nage libre, 54 »91 : Charlotte Bonnet, 53s36. 200m nage libre, 2’00 »06 : Charlotte Bonnet, 1’57s28. 400m nage libre, 4’10 »48 : néant. 800m nage libre, 8’34 »96 : néant. 1500m nage libre, 16’28 »00 (néant)

50m dos, 28 »48 : Mathilde Cini, 28s46. 100m dos, 1’1 »44 : Mathilde Cini, 1’1s29 ; 200m dos, 2’13 »03 : néant.

50m brasse, 31 »14 : néant. 100m brasse, 1’8 »79 : néant. 200m brasse 2’28 »59 : néant.

50m papillon, 26 »14 : Mélanie Hénique, 25s63. 100m papillon, 59 »11 : Marie Wattel, 58s78. 200m papillon, 2’11 »85 : Lara Grangeon, 2’11s83.

200m 4 nages, 2’14 »99 : Fantine Lesaffre, 2’14s55 ; 400m 4 nages, 4’43 »42 :  Fantine Lesaffre, 4’42s43.

Trois garçons, six filles ! Et, pour l’instant, deux garçons et une fille représentatifs.

SOLO DE CHARLOTTE BONNET ET DUEL MARIE WATTEL – ANOUCHKA MARTIN

Charlotte Bonnet, dont les bonnes dispositions ne se démentent pas, et qui, depuis maintenant des années, assure la représentativité, assez fragile, on doit bien le dire, des filles de France, a bien occupé son dimanche en faisant passer de vie à trépas un vieux record, celui du 100 mètres, fleuron de l’ère polyuréthane, les 53s49 de Malia Metella. Le 100 s’annonçait comme un duel entre Bonnet et Wattel. Cette dernière avait réussi à coincer son ancienne équipière niçoise, sur 50 mètres, d’une bien faible marge, quatre centièmes.

Ce n’était pas une réserve de vitesse supplémentaire suffisante pour espérer bousculer une Bonnet supérieure en résistance sur la distance double, et disons le, Wattel ne s’y essaya pas. Pourtant, l’étudiante de l’Université de Loughborough montré, avec des dispositions, sur 200 mètres (et un temps de 1’59s36 en séries à Marseille qui pourrait l’engager dans un quatre fois 200 national), une capacité à être autre chose qu’une pure sprinteuse.

Mais Bonnet partit sur des chapeaux de roue, termina plus vite que tout le monde et effaça le nom de Metella du tableau des records de la distance « reine. » Wattel termina une pleine longueur derrière et eut la plus grande peine à devancer Anouchka Martin, qui touchait avec elle au 50 (à un centième précisément) et la suivait de 0s04 à l’arrivée… Le duel attendu Wattel-Bonnet avait accouché d’un solo de Bonnet et d’un duel de Wattel et de Martin.

STRAVIUS : « PERMETTEZ ? » METELLA : « ON NE PASSE PAS »

Pendant tout le week-end, Mehdy Metella et le digne patriarche qu’est désormais Jérémy Stravius se sont trouvés confrontés. Sous cet angle, cette fin de semaine a été assez chaude,  au point même, que parfois, comme eut dit l’oncle d’Amélie Nothomb, on sentait qu’il y aurait de la viande froide !

Metella, n’a marqué aucun respect de l’ancien, et Stravius, dans son rôle de (très relatif) vieillard indigne, a tout fait pourtant pour le chatouiller, voire le déstabiliser.

Cela a donné des performances correctes, quoique pas extraordinaires. Le Marseillais devançait finalement l’Amiénois sur 100 mètres, d’une coudée, 48s76 contre 49s09, comme sur 50 et 100 papillon, chaque fois d’assez peu, mais suffisamment pour qu’on ne puisse s’y tromper, 23s93 contre 24s14, et 52s29 contre, 52s59.

A part cela, un jeune Hugo Sagnes, une des nombreuses pépites de Michel Chrétien à Amiens, grignotait son record sur 400m, en 3’51s31 contre 3’51s98 à Sarcelles quatre semaines plus tôt… et au Festival de la Jeunesse l’été dernier. Le voici n° 2 français en 2017-18 derrière David Aubry (3’49s76). Qu’on se le dise.

Quelques filles se mettaient en valeur comme Mathilde Cini en dos et sur le chemin de l’Europe, Fantine Lesaffre, admirable bosseuse, présente sur tous les fronts des quatre nages, ou encore Margaux Fabre, gagnante du 200 papillon et dont j’ignorais qu’elle « papillonnait » à un aussi bon niveau.

 MESSIEURS.- 50 libre : 1. Maxime Grousset, Amiens, 22s38 ; 2. Oussama Sahnoun, Algérie, CNM, 22s43 ; 3. Yonel Govindin, CNM, 22s53; 4. Clément Mignon, CNM, 22s80.

100 libre : 1. Mehdy Metella, CNM, 48s76; 2. Jérémy Stravius, Amiens, 49s09; 3. Oussama Sahnoune, Algérie, CNM, 49s10; 4. Maxime Grousset, Amiens, 49s97.  

200 libre: Mehdy Lagili, Tunisie, SO Millau, 1’49s19; 2. Jordan Pothain, Nautic Alp’38, 1’49s87 ; 3. Roman Fuchs, Amiens, 1’50s11 ; 4. M.A. Ghaffari, Tunisie, SO Millau, 1’50s16 ; 5. Jonathan Atsu, 1’50s88.

400 libre: 1. Hugo Sagnes, Amiens (né en 2001), 3’51s37 ; 2. Mehdy Lagili, Tunisie, 3’51s66 ; 3. Jordan Pothain, Nautic Alp »38, 3’53s52 ; 4. Nicolas D’Oriano, CNM, 3’53s65 ; 5. Yasunari Hirai, Japon, 3’53s86 (en séries, 3’53s69) ; 6. Roman Fuchs, Amiens, 3’54s16 (en séries, 3’53s86).

800 libre : 1. Joris Bouchaut, Vanves, 8’3s21 ; 2. Nicolas D’Oriano, CNM, 8’8s70

1500 libre : 1. Damien Joly, Occitanie, 15’10s15 ; 2. Joris Bouchaut, Vanves, 15’13s03.

50 dos : 1. Apostolos Christou, Grèce, 25s21 ; 2. Jeremy Stravius, 25s42

100 dos : 1. Apostolos Christou, Grèce, 53s82 ; 2. Paul-Gabriel Bedel, CNM, 54s81.

200 dos : 1. Apostolos Christou, Grèce, 2’0s74 ; 2. Paul-Gabriel Bedel, 2’1s34.

50 brasse : 1. Lawrence Palmer, GBR, 27s88.

100 brasse : 1. Berkay-Omer Ogretir, Turquie, 1’1s22.

200 brasse : 1. Jean Dencausse, CNM, 2’15s28.

50 papillon : 1. Mehdy Metella, CNM, 23s93; 2. Jeremy Stravius, Amiens, 24s14.

100 papillon : 1. Mehdy Metella, CNM, 52s29; 2. Jérémy Stravius, 52s59.

200 papillon : 1. David Verraszto, FTC, Hongrie, 2’0s30        

200 4 nages : 1. David Verraszto, FTC, Hongrie,2’3s54 ; 2. Mewen Tomac, Amiens, 2’3s69.

400 4 nages : 1. David Verraszto, FTC, Hongrie, 4’17s03.

DAMES.- 50 libre : 1. Marie Wattel, Occitanie, 24s85; 2. Charlotte Bonnet, Nice, 24s89; 3. Mélanie Hénique, CNM, 25s26.

100 libre : 1. Charlotte Bonnet, Nice, 53s36 (25s74 + 27s62 – record de France; ancien record, Malia Metella, Dauphins du TOEC, 53s49 le 24 avril 2009) ; 2. Marie Wattel, Occitanie, 55s01 ; 3. Anouchka Martin, CNM, 55s05 ; 4. Margaux Fabre, Occitanie, 55s71.

200 libre : 1. Charlotte Bonnet, CNM, 1’56s83 (26s83, 56s37 (29s54), 1’26s85 (30s48), 1’56s93 (30s08); 2. Anna Egorova, Russie, 2’0s07. En séries, Marie Wattel, Occitanie, 1’59s36 (57s28).

400 libre : 1. Fantine Lesaffre, Occitanie, 4’17s44.

800 libre : 1. Anna Egorova, Russie, 8’36s44.

1500 libre : 1. Anna Egorova, Russie, 17’1s19.

50 dos : 1. Mathilde Cini, Valence Triathlon, 28s46.

100 dos : 1. Mathilde Cini, Valence Triathlon, 1’1s29; 2. Ekaterina Abramova, Turquie, 1’1s35.

200 dos : 1. Ekaterina Abramova, Turquie, 2’14s26; 2. Fantine Lesaffre, Occitanie, 2’15s25.

50 brasse : 1. Fanny Deberghes, Occitanie, 31s46.

100 brasse : 1. Fanny Deberghes, Occitanie, 1’9s27.

200 brasse : 1. Fanny Deberghes, Occitanie, 2’28s67 ; 2. Fantine Lesaffre, Occitanie, 2’29s13.

50 papillon : 1. Mélanie Hénique, CNM, 25s63 (record de France par elle-même égalé) ; ; 2. Marie Wattel, Occitanie, 26s43.

100 papillon : 1. Marie Wattel, Loughborough et Occitanie, 58s78; 2. Margaux Favre, Occitanie, 1’0s53.

200 papillon : 1. Margaux Fabre, Occitanie, 2’13s33.     

200 4 nages  : 1. Fantine Lesaffre, Occitanie, 2’14s55

400 4 nages  : 1. Fantine Lesaffre, Occitanie, 4’42s43.

JAPAN SWIM A TOKYO : NOROMURA A LA POURSUITE DE KRISTOF MILAK

Samedi 7 Avril 2018

Quoique très esseulée sur 50 libre, Rikako Ikee a réussi à améliorer son record national des 50 mètres, rabotant 0s12, de 24s33 à 24s21 : il n’y a pas de petits bénéfices pour la sprinteuse du soleil levant.

En revanche, pas de solitude pour les nageurs de 200 quatre nages, messieurs ou dames. Kosuke Hagino, que son crawl avait fortement déçu, sur 400 mètres, à ces Japan Swim, s’est consolé en devançant son glorieux compatriote Daya Seto qu’il a surpris d’emblée grâce à sa vitesse de base supérieure, le tenant en respect en papillon, lui faussant compagnie en dos, et parvenant à limiter les dégâts en brasse. Même si son crawl n’est plus aussi pointu, cela ne s’est pas trop vu dans un quatre nages où il domine les spécialistes de la déspécialisation.

Daya Seto, 2e du quatre nages, était victime d’une conjonction troublante pour lui, la proximité des finales des 200 quatre nages et papillon. Mal lui en prit, il retrouva son état second en dauphin, subissant une autre défaite, en papillon, où le jeune Nao Horomura le laissa à une longueur. Noromura, l’an dernier, avait fait forte impression, et on s’attend à de formidables duels entre lui et un autre jeune de talent, le Hongrois Kristof Milak dont il avait frôlé lors des universiades à Taiwan, l’officiel record du monde junior en 1’53s90 contre 1’53s79. Eric Lahmy.

MESSIEURS.- 200 m papillon : 1. NAO HOROMURA, 1’53s79 (25s48, 54s15, 1’23s79); 2. DAIYA SETO, 1’55s37 (25s64, 55s29, 1’25s32); 3. YUUYA YAJIMA, 1’56s38; 4. MASAFUMI OHSAKA, 1’56s53; 5. TAKUMI TERADA, 1’56s66.

200 mètres 4 nages : 1. KOSUKE HAGINO, 1’56s37 (24s85, 53s95, 1’27s80) ; 2. DAIYA SETO, 1’56s85 (25s07, 55s04, 1’28s58) 3. HIROMASA FUJIMORI, 1’58s25; 4. JURAN MIZOHATA, 1’58s42; 5. TOMOYA TAKEUCHI, 1’59s19; 6. TAKEHARU FUJIMORI, 1’59s21.

DAMES.- 50 mètres: 1. RIKAKO IKEE, 24s21 (record du Japon, ancien 24s33 par elle-même)

400 mètres: 1. CHIHIRO IGARASHI, 4’8s89.

200 mètres 4 nages: 1. YUI OHHASHI, 2’8s92 (27s79, 1’0s86, 1’38s47); 2. MIHO TERAMURA, 2’10s21 (28s01, 1’1s82, 1’38s54; 3. RIKA OOMOTO, 2’10s98; 4. RUNA IMAI, 2’11s02 ; 5 SAKIKO SHIMIZU, 2’11s79

 

SWIM CUP LA HAYE : KAMMINGA ET TOUSSAINT SE PLACENT

Samedi 7 Avril 2018

Deux records des Pays-Bas pour des nageurs du centre national d’entraînement De Dolfijn à la Coupe de natation de La Haye. Arno Kamminga améliore le record du 200 mètres brasse en 2’8s75. Kira Toussaint celui du 100 dos dames en 59s94. Pour Kamminga, plus remarquable pour sa capacité à nager pratiquement au même niveau (de demi-finales mondiales) sur toutes les distances de brasse, (record des Pays-Bas sur 50, 27s39, et sur 200, 2’9s94, 59s76 au 100 l’été passé aux championnats du monde de Budapest), change de palier, du potentiel demi-finaliste au probable finaliste. Même topo pour Kira Toussaint, fille de Jolanda De Rover, la championne olympique du 200 dos des Jeux de Los Angeles. Kira, qui animait ces dernières saisons les compétitions universitaires NCAA, chez les Tennessee Volunters, se positionne pour les championnats d’Europe. Jusqu’ici, elle se faisait remarquer en petit bassin.

MESSIEURS.- 200 m brasse : 1. Arno Kamminga, NTC – De Dolfijn 2’8s75 (29s55 1’2s05 1’34s74 – record néerlandais).

DAMES.- 200 mètres : 1. Femke Heemskerk NTC – PSV, 1’56s97 (27s26, 56s86, 1’26s80).

100 m dos: 1. Kira Toussaint, NTC –De Dolfijn, 59s94 (29s13 – Record Néerlandais) ; 2. Tessa Vermeulen, NTC – De Dolfijn, 1’0s67 29s49).

JEUX DU COMMONWEALTH : KYLE CHALMERS, LE COLOSSE ATYPIQUE DU 200 METRES, 1,93M, 95 KG

Éric LAHMY

Vendredi 6 Avril 2018

L’Australie n’a pas eu plus de rivale dans le relais quatre fois 100 mètres libre messieurs que dans le quatre fois 100 mètres libre dames. Cameron McEvoy a lancé la course en 48s91, et ont suivi, lancés, James Magnussen, 48s09, Jack Cartwright, 47s71 et Kyle Chalmers, 48s25. A l’arrivée, en 3’12s96, l’Australie laissait l’Angleterre, 3’15s25 à près de cinq mètres. A noter qu’en séries, l’Australie avait réussi un meilleur temps, 3’12s72 dans la configuration suivante : McEvoy 48s63, Magnussen, 47s87, Cartwright, 47s74 et James Roberts, 48s48.

Vu la dispersion en cinq équipes du Royaume-Uni (Angleterre, Ecosse, Pays de Galles, Irlande du Nord, île de Man) lors des Jeux du Commonwealth, l’éparpillement dans trois relais finalistes des meilleurs nageurs de Grande-Bretagne a empêché une confrontation équilibrée. Mais même en additionnant les meilleurs temps réussis dans ces diverses équipes, les Australiens auraient vraisemblablement gagné. Au start, le meilleur nageur a été Duncan Scott, Ecosse, 48s54, et outre les Australiens déjà cités, se signalent dans des parcours lancés Chad Le Clos, Afrique du Sud, 47s97, James Guy, Angleterre, 48s34, Benjamin Proud, Angleterre, 48s35, Sam Perry, Nouvelle-Zélande, 48s60.

Kyle Chalmers montrait une fois de plus que l’Australie tenait en lui un nageur doté d’un esprit combattant. Le champion olympique du 100 mètres s’est imposé sur la distance double, avec une longueur de bras d’avance sur Mackenzie Horton, avec 1’45s56 contre 1’45s89. Colosse atypique de 95kg pour 1,93m, Kyle rompt avec talent avec les prototypes d’extra-légers fuselés à la Van Den Hoogenband, Phelps, Sun et autres Agnel qui dominent d’habitude l’épreuve (et d’ailleurs l’ensemble des courses moyennes ou longues).

James Guy, comme si la leçon du 400 mètres ne lui suffisait pas, avait recommencé à se lancer en avant, et menait encore à la sortie du dernier virage, mais il se laissait ensuite dévorer par les deux Australiens et par Duncan Scott.

Passages :

Chalmers : 24s89, 52s44 (27s55), 1’19s27 (26s83), 1’45s56 (26s29).

Horton :      25s30, 52s44 (27s14), 1’19s60 (27s16), 1’45s89 (26s29).

Scott:          25s14, 52s14 (27s),     1’19s50 27s36), 1’46s30 (26s80).

Guy:            24s70, 51s43 (26s73), 1’19s13 (27s70), 1’46s40 27s23).

Le 50 mètres papillon, privé de Benjamin Proud, tenant du titre depuis Glasgow, il y a quatre ans, éliminé pour faux départ, a été remporté par le Sud Africain Chad Le Clos, en 23s37. La Jamaïcaine Alia Atkinson, qui avait elle aussi gagné à Glasgow en 30s17, se laissait surprendre sur 50 brasse dames par Sarah Vasey (Angleterre) en 30s60 contre 30s76.

Sur 100 mètres papillon dames, les Australiennes réussissaient un joli triplé, Emma McKeon l’emportant en 56s78, devant la tenante du titre Madeline Groves, 57s19, et Brianna Throssell, 57s30, tandis que Penelope Oleksiak passait à 0s20 du podium.

Sur 100 dos messieurs, le champion du monde 2015 Mitchell Larkin (Australie) ne trouvait aucun adversaire à sa mesure et devançait en 53s18 son compatriote Bradley Woodward, 53s95.

Clyde Lewis, 20 ans, enlevait une autre victoire pour l’Australie, sur 400 quatre nages. Il s’échappait lors du parcours de dos et devançait l’Ecossais Mark Szaranek, 4’13s12 contre 4’13s72.

Mais en séries, un sacré duel se préparait, sur 100 mètres dos. Emily Seebohm enlevait la troisième série du matin dans un temps de 58s91 qui battait son record des championnats établi à Glasgow le 26 juillet 2014 avec 59s37 et montrait que l’Australienne avait totalement recouvré sa santé, qu’elle n’avait rien perdu de ses ambitions et qu’il faudrait lui passer sur le corps pour la battre ! Mais la recordwoman du monde (avec 58s10) canadienne Kylie Masse nageait immédiatement après et lui répondait du tac au tac, qui signait un nouveau record des Jeux, avec 58s70.

Un peu plus tard, dans l’après-midi, Emily enlevait la première demi-finale en 58s95 (28s31) loin devant Taylor Ruck qui tentait aussi de se qualifier sur 50m libre et s’économisait sans doute, 1’0s06, mais Masse réaffirmait une orgueilleuse suprématie. Elle rebattait le record des Jeux avec un temps de 58s66 (28s43), détachée devant Taylor McKeown, Australie, 1’0s11. Sauf catastrophe, si l’on ne sait pas qui les accompagnera sur le podium (j’en pince pour Taylor), on a une claire idée des noms des deux premières de ce 100 dos !

PEATY UN PEU SEUL SUR 100 BRASSE CE QUI N’ETONNERA PERSONNE

Sur 100 brasse messieurs, Peaty se qualifiait en 59s14, ce qui n’est pas très rapide pour le monstre sacré de l’épreuve, mais se situait très loin devant tout ce que le Commonwealth pouvait tenter de lui opposer. En demi-finale, ce vieux lutteur de Cameron Van Der Burgh tentait de relever le défi. Peaty virait en 27s17, Van der Burgh en 27s30. Mais le retour fut celui d’un homme seul, et Peaty battait le record des Jeux, qu’il détenait, en 58s59, et Van Der Burgh était largué quoiqu’en 59s74

Enfin, les sœurs Campbell dominaient les demi-finales du 50 mètres. Cate écrasait la concurrence avec un temps de 23s88 qui effaçait le record des Jeux de Francesca Halsall (23s96) et ne la situait pas bien loin du record du monde de Sarah Sjöström (23s67). Bronte la suivait en 24s38, tandis que Taylor Ruck, qui devait jongler pour se qualifier sur 50 libre et 100 dos était défaite, dans la première demi, par Shayna Jack, 24s72 contre 24s63.

JAPAN SWIM : REONA AOKI, 1’5s90 AU 100 MÈTRES BRASSE DAMES

Éric LAHMY

Jeudi 5 Avril 2018

Les 200 mètres nage libre des Japan Swim 2018 se sont déroulés en l’absence de leurs vedettes présumées, Kosuke Hagino et Rikako Ikee. Pour Hagino, cette défection a été provoquée par sa contre-performance sur 400 mètres (2e dans un temps inférieur à sa valeur reconnue) ; pour Rikako Ikee, c’est en raison de l’abondance de ses dons et de son programme (chaque grande compétition donne des exemples continus de la redondance des effets de l’alourdissement continuel du programme, ces dernières décennies, et des nageurs comme Ikee et Hagino peuvent se présenter parfois dans dix épreuves avec des chances d’y briller).

Le résultat, c’est que ces courses ont été gagnées dans des temps corrects mais guère exceptionnels.

Hagino, pas très à son aise en nage libre, s’est regroupé dans les quatre nages, et s’est qualifié sans difficulté sur 200 quatre nages avec le meilleur temps, 1’57s70, devant son éternel adversaire Daya Seto, 1’58s58. Chez les filles, la médaillée mondiale Yui Ohhashi a dominé les demi-finales en 2’11s36 pour une finale qui s’annonce serrée.

Seto s’est aussi qualifié sur 200 papillon mais derrière Yuuya Yajima, 1’55s05 en séries et 1’55s67 en demies.  

Ikee s’est contentée de se qualifier pour les 50 mètres. Après avoir volontairement somnolé en séries (et en 26s08), elle était bien éveillée en demi-finales, exécutant la sienne en 24s75 devant une autre ondine de 17 ans, Mayura Yamamoto, 25s48. Trois filles de quinze ans accédaient aux demi-finales, Sayuki Ushi, 6e en 25s73 (25s71 en séries), Nagisa Ikemoto, 9e en 25s94 et Mami Tanue, 15e en 26s53 (et 26s27 en séries). Shinri Shioura menait la danse sur 50 messieurs avec 22s01…

La meilleure perfomance de la journée pourrait bien être attribuée à Reona Aoki, qui, sur 100 mètres brasse dames, « échoue » à deux centièmes du record du Japon avec 1’5s90.

200 mètres : 1. KATSUHIRA TSUMOTO, 1’45s93; 2. NAITO EHARA, 1’46s35; 3. REO SAKATA, 1’47s61.

1500 mètres : 1 SYOGO TAKEDA, 14’55s42 ; 2. AYATSUGU HIRAI, 14’58s88 ; 3. KOUHEI YAMAMOTO, 15.5s06 ; 4. ATSUYA YOSHIDA, 15’15s18 ; 5. TAKETOMO TANI, 15’15s32 ;

50 m dos : 1. JUNYA KOGA, 24s56.

50 m brasse: 1. YASUHIRO KOSEKI, 27s12 (record ; ancien, 27s17).

DAMES.-

200 mètres: CHIHIRO IGARASHI, 1’57s73; 2. YUI OHHASHI, 1’57.97; 3. TOMOMI AOKI, 1’58s14; 4. AYA TAKANO, 1’58s55; 5. RIO SHIRAI, 1’58s75.

 100 m dos : 1. ANNA KONISHI, 59s62 (29s26) ; 2. NATSUMI SAKAI, 59s83 (29s12) ; 3. EMI MORONUKI, 1’0s52 (29s30); 4. SAYAKA AKASE, 1’0s58 (29s48; 5. RUMI TERAMOTO, 1’0s87 (29s61) ; 6. MIYUKI TAKEMURA, 1’1s08 (29s63).

100 m brasse : 1. REONA AOKI, 1’5s90 (30s99) ; 2. SATOMI SUZUKI, 1’6s52 (31s35); 3. KANAKO WATANABE, 1’6s60 (31s63) ; 4. RUNA IMAI, 1’7s68 (32s17).