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Lacourt et Stravius, deux Marseillaises pour finir

4 août 2013

15e championnats du monde.

Ce jour restera dans l’histoire de la natation française comme celui où la France empocha plus d’or dans la piscine que les USA!

MESSIEURS. 50 METRES DOS. (Finale).- 1. LACOURT Camille, FRA, 24.42; 2. STRAVIUS Jeremy, FRA,  24.54; 2. GREVERS Matt, USA, 24.54 ; 4. WILDEBOER FABER Aschwin, ESP, 24.58; 5. SUN Xiaolei, CHN, 24.76; 6. ORZECHOWSKI Daniel, BRA, 24.87; 7. BARNEA Guy Marcos, ISR, 25.14; 8. KOPELEV Jonatan Josef, ISR, 55 25.

Doublé français espéré mais un peu inattendu qui lance sur de bonnes bases la dernière journée des championnats du monde pour les Français! Ils ne savent pas qu’ils vont devenir champions du monde du relais quatre nages dans une heure et demie!

DAMES 50 METRES BRASSE (Finale).- 1. EFIMOVA Yuliya, RUS, 29.52 ; 2. MEILUTYTE Ruta, LTU, 29.59; 3. HARDY Jessica, USA, 29.80; 4. LARSON Breeja, USA, 29.95; 5. JOHANSSON Jennie, SWE, 30.23; 6. PEDERSEN Rikke Moller, DEN, 30.72; 7. NIJHUIS Moniek, NED, 31.31.

Elle se marre, Efimova. Une championne, Efimova, capable de se battre. Victoire sr 50m et 200m brasse, le grand écart du programme de la brasse après, au milieu, sur 100 mètres, s’être pris les pieds dans le tapis. Une seule nageuse, depuis le peu d’années que le 50 brasse existe, a réalisé ce grand écart, la Sud-Africaine Penelope Heyns… Et gagné le 100 mètres au milieu, ce qui parait logique. Que faut-il pour ça? Etre plus forte que les autres, ça pour les records, et meilleure combattante, ça pour les titres. Disposer de l’alliage vitesse-résistance. Sur 50 mètres, c’est au départ qu’elle eut la course gagnée, Efimova, comme Meilutyte avait empoché le record grâce à sa mise en action en demi-finale.[ On se demande quand même pourquoi Meilutyte ne tente pas sa chance sur 200 mètres brasse.] Nage de sprint pour le 50 mètres, nage longue pour le 200 mètres, il faut maîtriser les deux avatars du même mouvement. Les changements se font sur la fréquence. Voyez les images sous-marines: que ça a l’air simple. Que c’est compliqué… La brasse féminine a connu une mutation ici, en raison de la conjonction de trois championnes.

 

MESSIEURS.- 400 METRES QUATRE NAGES. (Finale).- 1. SETO Daiya, JPN, 4:8.69 (56.62, 2:0.10, 3:9.58); 2. KALISZ Chase, USA, 4:9.22 (57.74, 2:2.70, 3:11.53); 3. PEREIRA Thiago, BRA, 4:9.48 (56.63, 2:1.17, 3:11.15); 4. CLARY Tyler, USA, 4:10.39 (57.26, 2:0.12, 3:12.92); 5. HAGINO Kosuke, JPN, 4:10.77 (56.35, 1:57.91, 3:9.68); 6. VERRASZTO David, HUN, 4:13.68; 7. WALLACE Daniel, GBR, 4:13.72; 8. FRASERHOLMES Thomas, AUS, 4:17.46.

Ni Cseh, ni Lochte sur 400 mètres quatre nages, la distance est trop longue et compliquée pour ces vieux nageurs; on a souvent dit qu’en vieillissant on prend de la vitesse, mais peut-être qu’en vieillissant on devient mariolle, « paresseux » (un nageur paresseux est encore un énorme tâcheron) et on perd plus de résistance qu’on ne gagne de vitesse parce qu’on rechigne à s’entraîner autant. Même l’immense et hyperactif Phelps aurait souffert de ce syndrome du vieux nageur à Londres, où il n’a nagé que pour répondre à un voeu de sa maman adorée. Donc une nouvelle génération se met en place et encore une fois Hagino fait les frais de l’opération. Son compatriote Dalya Seto rafle la mise. Un point, Seto…

 

 

DAMES.- 50 METRES.- (Finale).- 1. KROMOWIDJOJO Ranomi, NED, 24.05; 2. CAMPBELL Cate, AUS, 24.14; 3. HALSALL Francesca, GBR, 24.30; 4. SJOSTROM Sarah, SWE, 24.45; 5. CAMPBELL Bronte, AUS, 24.66; 5. OTTESEN GRAY Jeanette, DEN, 24.66; 7. MANUEL Simone, USA, 24.80 ; 8 1 BRANDT Dorothea GER 0.68 24.81 0.76

Finalement Kromowidjojo a produit la course inspirée qui lui a permis de sauver l’honneur, un an après son triomphe olympique. Elle a mis en branle la mécanique courte de ses bras sur une fréquence à faire pâlir de jalousie la mitraillette d’Al Capone. La merveilleuse amplitude de Cate Campbell, à côté, est prise de court. C’est là qu’il faut citer le mantra de Marc Begotti « le bien nager n’existe pas. » Chacun avance avec ses points forts. Adapte, n’imite pas. D’ailleurs, Cate a beaucoup nagé à très haut niveau cette semaine, et elle s’apprête à signer un 100 mètres lancé en 52 »09 dans le quatre fois 100 mètres quatre nages: son argent vaut de l’or; même chose pour Sjostrom. Si ce 50 mètres avait été nagé en début de semaine, je me dis que… On se répête, mais…Notre Anna Santamans, absente, n’aurait pas déparé dans cette finale! Qu’est-ce qui n’a pas marché dans notre système de sélection, pour laisser ce bijou à la maison?

 DAMES 400 METRES QUATRE NAGES (Finale).- 1. HOSSZU Katinka, HUN, 4:30.41 (1:1.43, 2:9.71, 3:27.65); 2. BELMONTE GARCIA Mireia, ESP, 4:31.21 (1:1.99, 2:11.79, 3:29.58); 3. BEISEL Elizabeth, USA, 4:31.69 ; 1:2.24, 2:11.23, 3:28.96); 4. DIRADO Madeline USA, 4:32.70 ; 5. MILEY Hannah, GBR, 4:34.16 ; 6 JAKABOS Zsuzsanna HUN 4:34.50; 7. YE Shiwen, CHN, 4:38.51; 8. OTSUKA Miyu, JPN, 4:39.21

Katinka Hosszu termine en beauté son décathlon, aussi costaude le dernier que le premier jour de ces mondiaux. Quelle solidité.On se demande si Ye Shiwen n’a pas été beaucoup plus atteinte qu’il ne parait par l’invraisemblable agression médiatique dont elle a été la victime après ses triomphes londoniens. Elle était encore superbe aux championnats de Chine, et ici, on aurait dit qu’elle a eu peur de gagner. Je ne peux m’empêcher de penser que cette nageuse a été poignardée dans le dos.

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MESSIEURS. – 4 FOIS 100 METRES QUATRE NAGES (Finale).- 1 France, 3:31.51 (LACOURT Camille, 53.23, PEREZ D’ORTONA, 1:52.79, STRAVIUS Jeremy, 2:44.12, GILOT Fabien, 47’’39); 2. Australie, 3:31.64 (DELANEY Ashley, 53.55, SPRENGER Christian, 1:52.02, D’ORSOGNA Tommaso, 2:44.36, MAGNUSSEN James, 47.28); 3. Japan, 3:32.26, IRIE Ryosuke, 53.48, KITAJIMA Kosuke, 1:52.77, FUJII Takuro, 2:44.44, SHIOURA Shinri 47.82); 4. Russie, 3:32.74 (MOROZOV Vladimir 53.99 en dos), 5. Allemagne, 3:33.97; 6. Italie, 3:34.06 ; 7. Hongrie, USA disqualifiés, GREVERS Matt, 53.02 en dos.

La bourde de Kevin Cordes dans le relais américain permet de relativiser la disqualification du relais féminin français le matin. Cela fait une médaille d’or certaine des Etats-Unis qui se volatilise, et une médaille à peine probable française qui se réalise. Jérémy Stravius admirable une nouvelle fois et Fabien Gilot montrent une fois de plus qu’ils sont de sacrés relayeurs! La Fortune dépose son cadeau aux pieds de nos quatre Mousquetaires, one ne va pas bouder ce plaisir.

DAMES.- 4 FOIS 100 METRES QUATRE NAGES (Finale).- 1 USA, 3:53.23 (FRANKLIN Missy  58.39, HARDY Jessica 2:3.49, VOLLMER Dana 2:59.80, ROMANO Megan 3:53.23); 2. Australie, 3:55.22 (SEEBOHM Emily 59.40, FOSTER Sally 2:6.24, COUTTS Alicia 3:3.13, CAMPBELL Cate 3:55.22): 3. Russie, 3:56.47 (USTINOVA Daria,1:0.58, EFIMOVA Yuliya 2:5.40, CHIMROVA Svetlana 3:3.04, POPOVA Veronika 3:56.47) ; 4. Chine, 3:57.30 (FU Yuanhui  59.51 en dos) ; 5. Japon, 3:58.06 (TERAKAWA Aya 58.70 en dos) ; 6. Grande-Bretagne, 3:58.67 (QUIGLEY Lauren 1:0.30 en dos) ; 7. Canada, 4:0.19 (CALDWELL Hilary 1:0.76 en dos); 8 Allemagne, 4:1.81.

SUN YANG MOINS FORT, MAIS IMPRENABLE

4 août 2013

Barcelone, 15emes championnats du monde

Sun Yang était moins costaud que d’habitude, dans ce 1500 mètres. Ryan Cochrane a joué son rôle d’outsider, mais il n’avait pas la carrure suffisante pour parvenir à ôter au Chinois cette capacité de finir fort. Il a un peu faibli après le 800 mètres. Faute! Ou incapacité physique. Peut-être ne pouvait-il continuer d’appuyer? Ou, après avoir mené et joué son rôle, a-t-il consciemment freiné son élan pour se réserver, en pensant qu’il pourrait surpasser Yang dans le final. Illusion! Cochrane a nagé son dernier 100 mètres en 55’’91, ce qui est remarquable, mais le champion olympique a lui fini en 54’’48, ce qui n’est d’ailleurs pas sa meilleure fin de course (elle reste inférieure à celle des mondiaux de Shanghai et des Jeux). Il est resté à dix secondes de son record mondial. Dans son année post-olympique, Sun a conservé toute sa vitesse mais a perdu un peu de son endurance. Le jeune Italien Gregorio Paltrinieri a nagé sa course, il est presque revenu au niveau de Cochrane, en profitant du ralentissement de ce dernier sans lui-même accélérer. Ce soir, Sun, sur le podium, est entre le passé, Cochrane, et l’avenir, Paltrinieri, mais il est le présent… Il ajoute à ses titres de 2011 et 2012 une troisième couonne. Il est plus que jamais le meilleur nageur du monde, et, comme Agnel, il montre que, même bousculé, le grand talent reste le grand talent.

MESSIEURS.- 1500 METRES (Finale).- 1.SUN Yang, CHN, 14:41.15 (56.50, 1:56.49, 2:55.48, 3:54.11, 4:53.18, 5:22.75, 5:52.32, 6:51.45, 7:50.83, 8:49.99, 9:49.71, 10:48.88, 11:48.31, 12:47.85, 13:46.67); 2. COCHRANE Ryan, CAN 14:42.48 ( 56.82, 1:56.60, 2:55.35, 3:54.09, 4:53.15, 5:52.27, 6:51.28, 7:50.67, 8:49.95, 9:49.55, 10:48.74, 11:48.17, 12:47.84, 13:46.57); 3. PALTRINIERI Gregorio, ITA, 14:45.37 (57.17, 1:57.02, 2:56.50, 3:55.81, 4:55.45, 5:54.70, 6:53.95, 7:53.16, 8:52.29, 9:51.66, 10:51.01, 11:50.40,  12:49.75, 13:48.52, 14:17.44) ; 4. JAEGER Connor, USA, 14:47.96; 5. MCBROOM Michael, USA, 14:53.95 ; 6. HARRISON Jordan, AUS, 15:0.44; 7. JOENSEN Pal, FAR, 15:3.10; 8. FOGG Daniel, GBR, 15:5.92.

Relais quatre nages, zéro scandale

4 août 2013

Barcelone, 15e championnats du monde

Coralie Balmy, départ un peu trop anticipé, et le relais quatre nages des Françaises est passé à la trappe. Pas de quoi fouetter un chat, Balmy a décollé douze centièmes de seconde avant qu’Hénique n’ait touché à l’arrivée de son parcours de papillon. Balmy devait être fébrile au départ, voyant que de toute façon le relais ne pouvait pas passer. Les Italiennes ont eu le même pépin (Erika Ferraioli, pour treize centièmes), et se trouvaient deux secondes devant les Françaises. A la fin du parcours de Mélanie Hénique, qui nageait le papillon, les Françaises étaient onzièmes et il aurait fallu lancer Yannick Agnel déguisé en fille pour espérer qualifier l’équipe de France sur ce coup là.

On a lu de ci de là, des commentaires acides sur l’incident. Ils paraissent injustes au vu de l’engagement et de la passion qu’exhibe Coralie Balmy, son admirable esprit collectif, démontré sans faille, depuis des années en relais, et qui s’est encore manifesté avec éclat voici quelques jours dans le quatre fois 200 mètres ; on voit mal en outre en quoi l’encadrement de l’équipe de France – que nous n’avons pas pour politique de ménager – peut être responsable d’un incident qui arrive parfois, de façon collatérale à la prise de risque.  A Barcelone,  le relais quatre nages masculin de la Pologne a été disqualifié par Pawel Korzeniowski, un champion du monde de papillon et l’un des nageurs les plus expérimentés de la planète ! En séries du 4 fois 100m messieurs, la formation espagnole a été disqualifiée  et elle avait gros à jouer en finale ! Bref, qu’on se rassure, nous sommes en bonne compagnie, et même si on ne va pas féliciter aujourd’hui Coralie, nous préférerons toujours de très loin une boulette effectuée dans l’esprit du jeu par excès de ferveur à une participation molle de petit fonctionnaire de la compétition.

Si erreur il y a eu, c’est sans doute d’avoir présenté une autre formation que l’équipe première, en laissant au repos Camille Muffat et Charlotte Bonnet. La France n’est pas les Etats-Unis, ses forces sont réparties sur un trop petit nombre de nageuses pour pouvoir se qualifier avec des remplaçantes (en-dehors du quatre fois 200 mètres). Rendez-vous compte: les Américaines se sont qualifiées avec une équipe de remplaçantes qui étaient toutes des finalistes de leur course individuelle à Barcelone! Nous n’en sommes pas là, nous n’avions même pas UNE finaliste individuelle dans UNE course de 100 mètres, ni en dos, ni en brasse, ni en papillon, ni en crawl. C’est parce que la même erreur n’a pas été commise dans le relais masculin que Lacourt, Perez d’Ortona, Stravius et Gilot sont arrivés en finale !

Mais enfin, dites-moi, qu’avons-nous perdu de grave dans cette affaire?

 DAMES.-50 METRES PAPILLON (Finale).- 1. OTTESEN GRAY Jeanette, DEN, 25.24 ; 2. LU Ying, CHN, 25.42; 3. KROMOWIDJOJO Ranomi, NED, 25.53; 4. HALSALL Francesca, GBR, 25.70; 5. DEKKER Inge, NED, 25.83; 6. HENIQUE Mélanie, FRANCE, 25.96; 7. OSMAN Farida, EGY, 26.17; 8. VOLLMER Dana, USA, 26.46.

MESSIEURS. 400 METRES QUATRE NAGES (Séries).- 1. KALISZ Chase, USA, 4:11.87; 2. SETO Daiya, JPN, 4:12.96; 3. CLARY Tyler, USA, 4:13.55; 4. HAGINO Kosuke, JPN, 4:13.80 ; 5. VERRASZTO David, HUN, 4:13.95 ; 6. WALLACE Daniel, GBR, 4:14.15 ; 7. FRASERHOLMES Thomas, AUS, 4:14.52; 8. PEREIRA Thiago, BRA, 4:15.81.

DAMES.- 400 METRES QUATRE NAGES (Séries).- 1. HOSSZU Katinka, HUN, 4:32.72; 2. BELMONTE GARCIA Mireia, ESP, 4:34.64; 3. YE Shiwen, CHN, 4:34.93; 3. JAKABOS Zsuzsanna, HUN, 4:34.93; 5. MILEY Hannah, GBR, 4:34.94; 6. BEISEL Elizabeth, USA, 4:35.17; 7. DIRADO Madeline, USA, 4:37.39; 8. OTSUKA Miyu, JPN, 4:37.77.

MESSIEURS 4 FOIS 100 METRES QUATRE NAGES (Séries).- 1. USA, 3:32.72 (PLUMMER David 53.22, FINK Nicolas, 1:00.17, 1:53.39, ODSOE Eugene, 51.59, 2:44.98, FEIGEN James, 47.74); 2. Australie, 3:33.64 (DELANEY Ashley, 53.85, SPRENGER Christian, 59.57, 1:53.42, ITO Kenneth, 52.37, 2:45.79, MCEVOY Cameron,47.85, 3:33.64), 2. Russie, 3:33.64 (MOROZOV Vladimir, 54.67, STRELNIKOV Kirill,59.84, 1:54.51, SKVORTSOV Nikolay, 51.43, 2:45.94, LOBINTSEV Nikita, 47.70, 3:33.64) ; 4. FRANCE, 3:34.04 (LACOURT Camille, 54.02; PEREZ DORTONA Giacomo, 59.95, 1:53.97, STRAVIUS Jeremy, 51.96, 2:45.93, GILOT Fabien, 48.11); 5. Japon, 3:34.25 (IRIE Ryosuke, 53.67, KITAJIMA Kosuke, 1:0.10, 1:53.77, FUJII Takuro, 52.18, 2:45.95, SHIOURA Shinri, 48.30) ; 6. Italie, 3:34.29 (DI TORA Mirco, 54.99, SCOZZOLI Fabio, 59.63, 1:54.62, RIVOLTA Matteo, 51.60, 2:46.22, ORSI Marco, 48.07) 7. Hongrie, 3:34.64, (CSEH Laszlo, 54.19) ; 8. Allemagne, 3:34.91.

DAMES.- 4 FOIS 100 METRES QUATRE NAGES (Séries).- 1. USA, 3’58’’66 (PELTON Elizabeth, 1:0.83, LARSON Breeja, 1:5.68, 2:6.51, DONAHUE Claire, 58.67, 3:5.18, VREELAND Shannon, 53.48); 2. Australie, 3:58.73, (SEEBOHM Emily, 58.79, MARSHALL Samantha, 1:7.71, 2:6.50, COUTTS Alicia, 57.22, 3:3.72, MCKEON Emma 55.01); 3. Chine, 3:59.39, (FU Yuanhui, 59.57 en dos) ; 4. Grande-Bretagne, 4:0.04 ; (QUIGLEY Lauren 1:0.32 en dos) ; 5. Japon, 4:0.18 (TERAKAWA Aya, 59.72 en dos) ; 6. Canada, 4:0.34 (CALDWELL Hilary, 1:0.47 en dos), 7. Russie, 4:0.69 (USTINOVA Daria, 14 ans, 1:0.11 en dos) ; 8. Allemagne, 4:1.30 (GRAF Lisa,1:0.89 en dos).

La France a été disqualifiée ; ont achevé leurs parcours, CREDEVILLE Cloé, 1:0.86, DE RONCHI Sophie, 1’9.02, HENIQUE Mélanie, 60’’19

Chad Le Clos, pape du pap’

3 août 2013

Barcelone, 15emes championnats du monde

 

Steffen Deibler a flairé un bon coup, et, de sa ligne extérieure, la numéro un, masqué de la vue des gros bras des lignes du milieu du bassin, il a tenté de filer dans un 100 mètres papillon qui semblait extrêmement ouvert. Aux 50 mètres, il passe devant, en 23’’60, devant le Polonais Czerniak, qui joue lui aussi la carte de la vitesse. Mais le rêve de l’Allemand se fendille après le virage, il est encore en tête aux 75 mètres, mais d’un rien et il se fait manger du terrain. Pour une fois, Ryan Lochte, dont c’est l’anniversaire, et peut-être parce qu’avec un an de plus, il sent que l’âge joue contre lui – pour une fois donc, Lochte coince. Le Clos qui finit plus vite que tout le monde l’emporte, le voici auteur d’un doublé 100-200 papillon, Laszlo Cseh, 2e, n’a jamais médaillé sur une si courte distance ! Mais on est un peu loin des temps de Michael Phelps…

MESSIEURS.- 100 METRES PAPILLON.- (Finale).- 1. LE CLOS Chad, RSA, 51.06 (24.17); 2. CSEH Laszlo, HUN, 51.45 (24.22); 3. CZERNIAK Konrad, POL, 51.46 (23.92); 4. DEIBLER Steffen, GER,  51.54 (23.60); 5. KOROTYSHKIN Evgeny, RUS, 51.57 (24.06); 6. LOCHTE Ryan, USA, 51.58 (24.29); 7. RIVOLTA Matteo, ITA, 51.65 (24.14) ; 7. TSURKIN Yauhen, BLR, 51.65 (24.29).

Missy Franklin écrase la concurrence

3 août 2013

Barcelone, 15emes championnats du monde

Solo de Missy Franklin, très vite esseulée. Depuis les Jeux olympiques, aucune rivale ne s’est présentée, une Kristy Coventry, une Margaret Hoelzer. Ce n’est pas que les autres ne sont pas bonnes, elles excellent. Mais pas à son niveau ! Et l’avenir parait dégagé. Hocking et Caldwell, qui l’accompagnent à Barcelone sur le podium sont déjà trop aguerries pour espérer effectuer des progrès nécessaires pour la menacer à l’avenir, et Katinka Hosszu est d’un talent monstre mais se disperse…Et on dirait que Pellegrini, à peine goûté au dos, va revenir en crawl. Non, il reste cette Daria Ustinova, pas encore quinze ans (elle est née le 29 août 1998), 2’8 »69 ici, soit plus rapide que Missy à son âge. Mais la Russe traîne, hélas, déjà une inquiétante histoire de dopage dont on espère qu’elle n’est qu’un bête épisode médicamenteux ! A voir.

Le 200 mètres est sa distance reine, à Missy, et le dos sa nage forte. Rien ne lui résiste, d’entrée. Gros premier 50 mètres, déjà une longueur de corps d’avance, 29’’55 contre 30’’70 à Caldwell, la Canadienne qui va battre et rebattre son record canadien, mais a déjà sa tête à hauteur du battement de Franklin. Ensuite, celle-ci enquille la meilleure deuxième, la meilleure troisième, la meilleure dernière longueur : 31’’38, 31’’84, 31’’99. A l’arrivée, record des championnats. Ça lui fera sa cinquième médaille d’or des mondiaux.

DAMES.- 200 METRES DOS.- (Finale).- 1. FRANKLIN Missy, USA, 2’4’’76 (29.55, 1:0.93, 1:32.77) ; 2. HOCKING Belinda, AUS,  2:6.66 (30.85, 1:2.47, 1:34.65); 3. CALDWELL Hilary, CAN, 2:6.80 (30.70, 1:2.23, 1:34.56); 4. ZEVINA Daryna, UKR, 2:8.72; 5. PELTON Elizabeth, USA, 2:8.98; 6. HOSSZU Katinka, HUN, 2:9.08; 7. RUSSELL Sinead, CAN, 2:10.46; 8. USTINOVA Daria, RUS, 2:11.30 (2’8 »69 en séries, 2’9 »08 en demi-finale).

Coup d’Etat à Barcelone : Manaudou renversé, Cesar Imperator

3 août 2013

Barcelone, 15emes championnats du monde

Florent Manaudou a une grande sœur, laquelle lui a donné un grand frère. Bousquet. En un an il est passé de la ligne huit à la quatre. 1er en séries, 1er en demi, alors bien entendu la machine à positiver se met en marche. Chronique d’une victoire annoncée. Bon, ça ne se passe pas comme ça. Pourquoi j’aime voir nager le 50 mètres ? Parce que c’est un feu d’artifice, totalement imprévisible, cela amplifie le caractère d’aléa du sport, dont trop de gens veulent faire une science exacte. Pourquoi je déteste le 50 mètres ? Parce que c’est un court-circuit, totalement aléatoire, donc totalement injuste, où tout se joue trop vite, dans une logique par trop incertaine. Pas de stratégie, un emballement quasi-animal, un enchaînement de mouvements instinctifs, comme achevé avant même de commencer… Rien à goûter, rien qu’un mascaret qui avance, une éjaculation précoce.

Bon, retournons à Barcelone, racontons : départ un peu foiré de Manaudou, et… c’est fini. Scotché à l’arrière de ce torrent humain. Punition à l’arrivée. Qui c’est qui gagne ? C’est Cesar, Cesar Imperator, et comment, troisième titre mondial consécutif, 2009, 2011, 2013, il va encore pleurer sur le podium où il s’est fait couronner à répétition. Il y a vingt siècles, Néron recueillait ces fruits de ses émotions dans des fioles lacrymatoires. Cesar les disperse à l’écoute de l’hymne brésilien, quel gâchis. Florent 5e, Bousquet 8e, la Marseillaise repassera. Pas sympa les gars, vous auriez dû tout faire pour éviter des émotions et ces déluges lacrymaux à Cesar qui vont finir par lui faire du mal.

Tout a basculé tellement vite. Florent semblait bien dans sa glissée sous-marine, mais sa reprise de nage, oups ! Joué, perdu. Après ça, désabusé mais lucide, il trouve les mots qui conviennent : « je n’étais pas trop crispé, mais ça n’a pas marché et voilà ! On apprend bien plus d’un échec que d’une victoire » Bousquet, lui, question d’âge sans doute, parle de récupération : « la course d’hier a laissé trop de traces, je sentais qu’il manquait quelque chose. » Et Cesar Cielo, larmes séchées, affirme : « c’est mon 1er pas vers les Jeux olympiques de Rio. » Allons bon, Manaudou et Bousquet vont l’avoir entre les pattes pendant un certain temps !!

 

MESSIEURS.- 50 METRES.- (Finale).-1. CIELO FILHO Cesar, BRA, 21.32; 2. MOROZOV Vladimir, RUS, 21.47; 3. BOVELL George Richard, TRI, 21.51; 4. ADRIAN Nathan, USA, 21.60; 5. MANAUDOU Florent, FRA, 21.64; 6. ERVIN Anthony, USA, 21.65; 7. SCHOEMAN Roland, RSA, 21.85; 8. BOUSQUET Frédéric, FRA, 21.93.

Sur 800 comme sur 1500 mètres, c’est Ledecky devant Friis

3 août 2013

Barcelone, 15emes championnats du monde

La lotte commune est, on le sait, un poisson d’eau douce très recherché. Lotte Friis en est une variante d’origine danoise, remarquable par son endurance, qu’on trouve actuellement dans les eaux niçoises, où l’élève, dans un aquarium de 50 mètres un fameux éleveur nommé Fabrice Pellerin.

On ne savait rien sur l’endurance des lottes en général, mais la Lotte Friis, je vous jure, c’est quelque chose. Ce qu’elle a fait dans le 800 mètres des mondiaux de Barcelone, face à Katie Ledecky (qui évoque le brochet plus que la lotte), est un mélange admirable de courage et d’intelligence. Comme le soulignait Philippe Lucas sur la 2, elle n’avait pas d’autre choix que de durcir la course à mort pour essayer de déstabiliser Ledecky.  Mais sa seule vraie chance venait dans une certaine usure de l’Américaine, qui a beaucoup nagé toute la semaine. Le courage de Lotte n’a pas suffi, Barracuda Ledecky n’a montré aucun signe de fatigue, et a fait ce qu’elle pouvait faire de mieux : attendre. D’autant que Lotte ne badinait pas, et l’emmenait dans le rythme du record du monde… Tellement plus rapide que Lotte, et à peine moins endurante, Ledecky base sa supériorité sur la Danoise dans sa capacité de nager tant qu’elle le veut à l’économie avec un battement de jambes minimum, trainant, et de changer de rythme à volonté, en ‘’mettant le battement’’ et en ‘’durcissant’’ le rythme des bras. C’est ce changement de braquet qui manque à Friis. Je ne sais si la comparaison est judiciese, mais c’est comme si Ledeckyy disposait d’un réacteur supplémentaire, une post-combustion qu’elle déclenche pour le sprint tandis que Friis doit compter sur son moteur classique du début à la fin de son effort. Battue plus tôt dans la semaine par Ledecky sur 1500m, et compte tenu de leurs qualités respectives, la Niçoise ne pouvait qu’être encore moins susceptible de la déborder sur 800 mètres, le pronostic lui étant de moins en moins favorable à mesure que la distance diminue !

Lotte ne s’en est pas  laissé compter, elle a tenté le coup en grande championne, et elle a sans doute beaucoup moins perdu qu’il ne parait. Car si Ledecky l’a déposée après les 650 mètres, le panache de Lotte l’avait mise à l’abri d’une série d’expertes de l’emballage final qui auraient bien aimé se trouver  »dans sa roue » à cent mètres du mur. L’avance de 2’’13 sur Boyle que Friis engrangea dans son premier 400 mètres se retrouva presqu’exactement à l’arrivée (2’’26). Cela vaut mieux pour elle que d’avoir à la battre au sprint. Quoiqu’il en soit, à la fin de sa semaine, la Lotte à la sauce Pellerin compte deux médailles d’argent mondiales, et n’a donc pas perdu son année d’exil niçois ! Friis a approché son record européen, 8’15’’92, également en combinaison, et là encore il s’agit d’un progrès qu’on ne peut ni quantifier, ni ignorer. En revanche, Friis a nagé bien mieux qu’à Londres, 8’21’’89 en séries et 8’23’’86 en finale.  

Et Ledecky ? À l’issue de son succès tactique, l’Américaine a battu le record mondial, que Rebecca Adlington, vêtue d’une combinaison, avait amené à 8’14’’10 à Pékin. Un progrès symbolique, Katie nageant 8’13’’86, mais beaucoup plus important qu’il n’en a l’air. Ledecky est la grande nageuse de notre temps. Et elle n’a que seize ans.

 DAMES.- 800 METRES DAMES. Finale.- 1. LEDECKY Katie, USA, 8’13’’86 (record du monde) (50m 28.53,59.04, 2:1.23, 3:3.90, 4:6.44, 5:8.72, 6:11.03, 7:13.12); 2. FRIIS Lotte, DEN, 8:16.32 (28.51, 59.23, 2:1.07, 3:3.18 , 4:5.24, 5:7.63, 6:10.68, 7:13.69); 3. BOYLE Lauren, NZL, 8:18.58 (28.59, 59.24, 2:1.55, 3:4.20, 4:7.37, 5:10.32, 6:13.24, 7:16.47); 4. KAPAS Boglarka, HUN, 8:21.21; 5. BELMONTE GARCIA Mireia, ESP, 8:21.99; 6. SUTTON Chloe, USA, 8:27.75 ; 7. PINTO Andreina, VEN, 8:29.37 ; 8. DE MEMME Martina, ITA, 8:37.29.

Cochrane tient-il sa chance contre l’empereur de Chine ?

3 août 2013

Barcelone, 15emes championnats du monde

Les trois premiers des séries de la course des inoxydables appartiennent à trois séries différentes, mais déjà Sun Yang a écopé du meilleur temps. Le Chinois, qui avait nagé de concert avec l’espoir italien Gregorio Paltrinieri s’était contenté d’une ébauche de ses fameux sprints terminaux afin de montrer à son jeune rival qui était le patron. Ce faisant, il passait in extrémis les performances des vainqueurs des deuxième et troisième séries, le Canadien Ryan Cochrane, son éternel et malheureux adversaire habituel, et l’Américain Connor Jaeger. Parmi les recalés des séries, le Tunisien Mellouli, qui a raté le « cut » de plus de sept secondes.

Bien entendu, on ne voit pas qui pourrait battre Sun sur 1500 mètres, en finale, demain. Encore que, compte tenu des circonstances, Cochrane pourrait faire l’affaire. C’est le moment où jamais. La saison de Sun Yang a été troublée par son désir de s’émanciper de son entraîneur et de souffler après des années d’une discipline de fer. Il a coupé dans son entraînement; cela ne l’a pas trop affecté dans son 400 mètres et dans son 800 mètres. Cela a même paru  lui bénéficier sur 200 mètres, où il a signé, dans le relais chinois en finale, le 200 mètres lancé le plus rapide de l’histoire, 1’43’’16. Or, en raison même de cet exploit, on constate que Sun est plus vite qu’il ne l’a jamais été sur 200 mètres, à peine inférieur à sa valeur sur 400 mètres, et encore un peu moins bien sur 800 mètres. Sun a laissé Cochrane à 3’’4 sur 400 mètres,  et à 2’’4 sur 800 mètres. Prolonger la courbe de leurs performances respectives sur 1500 mètres pourrait bien donner un résultat étonnant. Restent deux questionnements : un, Sun a-t-il nagé à sa main, ou à son maximum sur 800m – et c’est dans ce dernier cas seulement qu’il serait prenable par Cochrane sur 1500m ; deux, est-ce que Cochrane aura le front d’attaquer le Chinois d’entrée, de chercher à démolir ses capacités de finisseur en réalisant une course record, du début à la fin ? Rien n’est moins sûr. Aux Jeux de Londres, Yang avait devancé Cochrane de 8’’6. C’est un écart dont le seul souvenir peut être intimidant! C’est en ce sens que la natation peut devenir un jeu mental…

MESSIEURS.- 1500 METRES.- (Séries).- 1. SUN Yang, CHN, 14:54.65; 2. COCHRANE Ryan, CAN, 14:55.15; 3. JAEGER Connor, USA, 14:56.62 ; 4. PALTRINIERI Gregorio, ITA, 14:57.15 ; 5. JOENSEN Pal, 1990, Feroë, 14:57.76 ; 6. HARRISON Jordan, AUS, 14:58.62 ; 7. MCBROOM Michael, USA, 14:59.73 ; 8. FOGG Daniel, GBR, 15:0.48 ; 9. HIRAI Ayatsugu, JPN, 15:3.45 ; 10. SAWRYMOWICZ Mateusz, POL, 15:6.45 ; 11. MELLOULI Oussama, TUN, 15:7.89 ; 12.exaequo, MIYAMOTO  Yohsuke, JPN, et. GYURTA Gergely, HUN, 15:9.21; 14. FURTEK Pawel, POL, 15:13.88 ; 15. KOSKI Matias, FIN, 15:13.97 ; 16. SANCHEZ TORRENS Marc, ESP, 15:13.98 ; 17. BROWN Devon Myles, RSA, 15:14.51 ; 18. FROLOV Sergii, UKR, 15:17.47 ; 19. DETTI Gabriele, ITA, 15:18.04; 20. NAGY Richard, SVK, 15:22.20.

Jessica Hardy s’est fait piquer ses économies!

3 août 2013

Barcelone, 15emes championnats du monde

Et voila Jessica Hardy qui vient de se faire barboter son 2eme record du monde de brasse de la semaine par une camarade indélicate; en sa présence s’il vous plait, jusqu’où va l’impudence! D’abord Meilutyte qui avait fait un sort à son temps du 100 mètres, et maintenant Julia Efimova qui raccourcit de deux centièmes la ‘’marque’’ du 50 mètres qui lui appartenait.

C’est le troisième record du monde féminin en brasse qui est exécuté en qualifications à ces championnats du monde de Barcelone, sans qu’on puisse en donner la vraie raison. Retard en valeur des records qui se comble? Evolution de la technique d’une nage qui se cherche toujours un peu à la limite des règlements? Ou émergence d’une génération de filles extrêmement douées? Le record de Meilutyte lui avait porté chance, puisqu’elle a enlevé le titre. En revanche, la Danoise Rikke Moller Pedersen a été plus mal servie, puisqu’elle a été battue en finale du 200 mètres brasse par… Efimova qui se trouve en passe de rafler le 50 mètres après avoir conquis le 200 mètres en ayant été devancée sur la distance intermédiaire. Mais l’affaire ne sera pas simple pour la Russe, avec Jessica Hardy et Meilutyte très proches…

DAMES.- 50 METRES BRASSE.-(Séries).- 1. EFIMOVA Yuliya, RUS,29.78 (record du monde ; ancien Jessica Hard, 29’’80) ; 2. HARDY Jessica, USA, 29.99; 3. MEILUTYTE Ruta, LTU, 30.07 ; 4. LARSON Breeja, USA, 30.46 ; 5. JOHANSSON Jennie, SWE, 30.55 ; 6. LIVER Mariia, UKR, 30.68 ; 7. CHOCOVA Petra, CZE, 30.77 ; 8. NIJHUIS Moniek, NED, 30.82 ; 9. DOYLE Fiona, IRL, 30.93 ; 10. ATKINSON Alia, JAM, 31.12 ; 11. GARCIA URZAINQUI Marina, ESP, 31.22 ; 12. PEDERSEN Rikke Moller, DEN, 31.23 ; 13. EJDERVIK Rebecca, SWE, 31.39 ; 14.HE Yuzhe, CHN, 31.46 ; 15. MARSHALL Samantha, AUS, 31.49; 16. LUTHERSDOTTIR Hrafnhildur, ISL, 31.50.

Orchekowski le ‘’brazuca’’ domine en séries

3 août 2013

Barcelone, 15emes championnats du monde

Daniel Orzechowski, un Brésilien au nom polonais, né à Joinville, pas celui de France, mais de l’état de Santa Catarina, est un exposant du sprint dont les Brésiliens semblent s’être faits une spécialité dans tous les styles. Il fait très court, dans l’esprit Brazuca (« Où en est l’économie ? – à utiliser le papier toilette des deux côtés »), nageant sur le dos parce qu’il dort beaucoup mieux dans cette position, et… est très fort jusqu’aux 50 mètres, mais déjà un peu moins bon entre le cinquante et le cinquante et un. Sur 100 mètres dos, il évolue entre la 21e place (à Barcelone) et la 28e (aux Jeux olympiques de Londres). Ce super-spécialiste qui se noierait sans doute s’il devait traverser le fleuve Llobregat sous le pont barcelonais de Calatrava, devance quelques vrais nageurs, comme Wildeboer Faber, les Français Jérémy Stravius (3) et Camille Lacourt (7), les Américains Plummer et Grevers.

MESSIEURS 50 METRES DOS.- (Séries). -1. ORZECHOWSKI Daniel, BRA, 24.67; 2. WILDEBOER FABER Aschwin, ESP, 24.72; 3. STRAVIUS Jeremy, FRA, 24.79; 4. ZANDBERG Gerhard, RSA, 24.85; 5. PLUMMER David, USA, 24.91; 6. LIJESEN Bastiaan, NED, 24.94; 7. LACOURT Camille, FRA, 24.97; 8. BARNEA Guy Marcos, ISR, 25.01; 8. SUN Xiaolei, CHN, 25.01; 10. GREVERS Matt, USA, 25.08; 11. SOLLI Lavrans, NOR, 25.15; 12. KOPELEV Jonatan Josef, ISR, 25.17; 13. DELANEY Ashley, AUS, 25.36; 14. SANKOVICH Pavel, BLR, 25.40; 15. GRABRICH Federico, ARG, 25.44; 16. RANDO GALVEZ Juan Miguel, ESP,25.52.