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Benjamin Auffret, la quatrième dimension (saison 1)

8 juillet 2013

Par Eric LAHMY

Pour certains, 4e dans un concours, c’est la médaille ‘’en chocolat’’, la pire des places. Mais d’après Bernard Pierre, le respecté coach de plongeon, les deux 4e positions de Benjamin Auffret aux Europe juniors de Poznan sonnent l’heure de la relève des Tricolores.

« Ce qu’a fait Benjamin Auffret est vraiment sensationnel. » C’est Bernard Pierre qui parle. Le vice-président de la section plongeon de la VGA Saint-Maur, membre de la Commission de plongeon de la FFN chargé des organisations, en connait un rayon ! International de plongeon, il a officié comme entraîneur du plongeon français, à l’INSEP, de 1965 à décembre 2002, excusez du peu. Il a présidé la commission fédérale de plongeon de la Fédération, et on peut dire qu’il a tout vu. Donc vous pouvez le croire s’il vous dit que le jeune homme, « c’est la relève. »

Pas le seul, ajoute-t-il. Mais ce que Benjamin a réussi aux championnats d’Europe juniors de Poznan, atteindre deux quatrièmes places, lui parait être le signe de progrès fulgurants. « C’est sa troisième année de plongeon, et il s’est trouvé à seulement huit points du podium ! D’ailleurs, à 3 mètres, il était en troisième position aux éliminatoires. » Et s’il a perdu une place en finale, c’est en améliorant son meilleur total. Ultérieurement, à 1 mètre, il a fait 5e aux éliminatoires et, cette fois, gagné une place en finale.

Les qualités du jeune homme ? « D’abord il est impeccable à l’entraînement : très bon esprit. Ensuite il est très rapide, agile, il a une très belle vitesse de rotation. Il est sorti d’un pôle France de gym à Vélizy. »

Pour Bernard Pierre, « la relève », c’est, donc, Benjamin Auffret,… mais aussi Maxine Eouzan et Antoine Catel. Tous trois venus de la gymnastique ou des sports acrobatiques, tous trois déterminés semble-t-il à se faire une place dans l’air raréfié de la « haute compétition. »

« Maxine était, elle, dans un pôle trampoline à Bois-Colombes. Catel était un junior de Clamart-gym et de l’équipe France de gymnastique artistique. Eouzan a réussi les minimas monde et se retrouvera à Barcelone et Capel a obtenu sa sélection aux championnats universitaires. Tous trois sont du pôle de l’INSEP. »

Eouzan passera son bac en septembre. Parions qu’elle emmènera quelques livres d’études à Barcelone.

AUDREY LABEAU PASSE LE TEMOIN

8 juillet 2013

Plongeon

Par Eric LAHMY

Du temps, pas si lointain, où elle plongeait, Audrey Labeau, 28 ans, envisageait d’entraîner des jeunes plongeurs. Assurer le passage du témoin en quelque sorte. C’est chose faite. Depuis la rentrée dernière, quelques mois après être devenue la première championne d’Europe de Team Event (une formule mixte dans laquelle un garçon et une fille plongent sur leur épreuve forte et sur leur épreuve faible) en compagnie de Matthieu Rosset est devenue entraîneur à l’INSEP. Pourquoi ? Elle-même l’avait expliqué en avril dernier lors d’un entretien à l’INSEP sur l’insertion professionnelle des champions. Son sujet : « devenir entraîneur non par défaut mais par vocation. »

Audrey,   qui est née à Saint-Germain-en-Laye, n’a pas suivi d’emblée le chemin de la piscine dans une ville dont le club de natation est  l’un des plus importants de France. « Je   faisais de l’acrosport, et ce jusqu’à 18 ans, explique-t-elle. J‘ai donc plongé   assez tard. Pourquoi ? D’abord, l’acrosport n’est pas un sport olympique   et le plongeon l’est, olympique. Ensuite  j‘avais des partenaires qui ont quitté l’acrosport   et je me suis retrouvée seule. »

Le   plongeon et la gymnastique font partie d’un même genre de sports, dits sports   acrobatiques. Peut-on imaginer un passage immédiatement rentable entre l’acrosport   et le plongeon ? Non, répond Audrey :

« Il   faut oublier pas mal de choses et en acquérir d’autres. La technique n’est   pas la même. Il y a bien entendu beaucoup de points communs, la place dans l’espace,   les repères visuels. Une chose difficile à comprendre, c’est l’arrivée par la   tête, alors que sur terre, on arrive par les pieds. Moi, quand je partais le   dos à l’eau, e comprenais, mais de face, je comprenais mal, et alors c’était   l’arrivée à plat ventre ou à plat dos, et pas comme il faut. »

« Il   a fallu deux, trois ans. Disons deux. Après, ce n’était pas facile tous les jours, mais ça allait mieux. La première année, j’ai été entraînée par Monsieur Pierre (lisez :   Bernard Pierre), puis le reste de ma carrière par Gilles Emptoz-Lacote. »

Audrey avaIt obtenu son professorat de sport en 2010. On lui avait réservé un « poste   INSEP » qui lui garantissait un emploi du temps très allégé permettant   deux entraînements par jour, « ce que je n’aurais pu faire avec un emploi normal » ajoute-t-elle.

Après les Jeux olympiques de Londres, Gilles a pris du galon, est devenu DTN adjoint chargé du plongeon et a rejoint son poste à Bordeaux. Une place d’entraîneur à l’INSEP était disponible. Audrey n’a pas hésité. Une telle opportunité ne   se représenterait pas de sitôt. Elle a abandonné la pratique pour l’enseignement : « de toutes façons, j‘aurais plongé un an de plus, mais je n’aurais pas   fait l’olympiade, dit-elle. Donc pas de regrets. D’autant, dit-elle que : « j‘ai trois anciens gymnastes », ajoute-t-elle avec un accent de   triomphe dans la voix.

L’aventure continue…

à Poznan, l’espoir s’appelle Wattel

Les championnats d’Europe juniors 2013 ont débuté à Poznan (Pologne). Les championnats d’Europe juniors de natation ne correspondent pas aux championnats d’Europe seniors de natation. Les forces relatives ne s’y retrouvent pas. C’est un petit peu un autre monde.

Par exemple, en 2012 (année troublée par la présence des Jeux olympiques, certes), le tableau des médailles des championnats d’Europe seniors donnait la Hongrie, triomphatrice avec 26 médailles dont 9 d’or, devant  l’Allemagne, 8 or, 17 médailles, l’Italie, 18 médailles et 6 en or, et la France, 11 médailles dont quatre en or. Alors qu’en juniors, la Russie triomphait avec 12 or, 22 médailles, devant l’Italie, 13 médailles dont 6 en or, l’Allemagne, 21 médailles dont 5 d’or, le Royaume Uni, 20 médailles dont 4 d’or. Seules l’Allemagne et l’Italie se trouvaient dans les deux tableaux d’honneur…

En revanche, si l’on observe un décalage de trois ou quatre ans, les juniors projettent assez bien ce qu’on pourra voir plus tard chez les adultes. En général, la talent se détermine assez tôt chez un nageur ! Si l’on prend les résultats des championnats d’Europe juniors 2009, à Prague, que voit-on ? Yannick Agnel y gagner le 200m et le 400m et participer aux relais 4 fois 100m (2e) et quatre fois 200m (vainqueur). D’un autre côté, Camille Radou gagne le 200m à Prague et n’a pas confirmé, mais Anna Santamans, alors 3e du 50m, continue de progresser.

Si les résultats des juniors correspondent assez à ce que sera l’équipe de France seniors trois ou quatre ans plus tard, alors il y a de quoi s’inquiéter. En 2012, l’équipe de France avait terminé en 15e position, ex-aequo avec l’Autriche, la Biélorussie, la Georgie, la Lituanie, les Pays-Bas, la Slovénie, et DERRIERE la Croatie, Israël et la Moldavie !

L’histoire des récents championnats d’Europe juniors est, pour la France, celle d’une sorte de dégringolade…

En 2009, la France avait été 3e au nombre de titres (4), 6e au nombre des médailles (7). On l’a dit, les vainqueurs avaient été Agnel (200m, 400m), le 4x200m, Camille Radou (200m), les médaillés le 4x100m messieurs (2), Anna Santamans (3e du 50m) et Camille Radou (3e du 100m).

En 2010, Agnel remet ça, gagne 100m, 200m et 400m. Mehdy Metella est 2eme du 100m, 3eme du 50 papillon. Clément Mignotti 3eme du 50m. Ganesh Pédurand 3eme du 200m quatre nages. Les relais 4x100m et 4x200m s’imposent, le 4x100m quatre nages est 2e. Béryl Gastaldello 3eme du 50m. Alizée Mehdy 3eme du 100m. Mathilde Cini 3eme du 50m dos. Le 4x100m dames est 3ème. La France est 3ème aux titres (5), 1ère aux médailles (17).

En 2011, la France gagne 2 relais féminin (4x100m et 4x200m) et Charlotte Bonnet gagne le 100 mètres. Mathias Bellange est 3eme du 50m papillon. Les filles (et une fois de plus Nice) nous sauvent le coup. 3e nation pour les titres, mais seulement 10e pour les médailles.

2012. Le vivier français parait s’être asséché. Une fille de Bourges, entraînée à Font-Romeu puis à Antibes, Camille Gheorghiu, sauve l’honneur : 3eme du 400m. Et rien d’autre. Et là on commence à se faire du mauvais sang.

Sur le papier, 2013 ne sera pas bien meilleur pour la natation française. Une nouvelle fois, Nice va assurer pour la France entière. On dirait un peu que les autres unités ont perdu les clés. Nice sait-elle seule fabriquer du haut niveau ? On se le demande. Deux exemples (qui valent ce qu’ils valent). En 2009, Camille Radou, formée à Saint-Germain-en-Laye, est championne d’Europe juniors. Elle s’en va à Font-Romeu, car dit-elle, sourire radieux « c’est le meilleur moyen de concilier études et sport, » (entretien du Parisien du 15 juillet 2009). Finalement, elle s’en va à Mulhouse, mais l’air de l’Alsace ne lui convient pas. En 2011, sa meilleure place aux championnats de France est 11e sur 200 mètres papillon, elle finit aussi 24e du 200m, 26e du 200m papillon, 39e du 100m. Où s’est dissipée sa belle énergie, quand son enthousiasme s’est-il noyé??

L’autre exemple est celui de Marie Wattel. A 14 ans, elle nage pour les Dauphins d’Annecy, et, aux championnats de France, termine 8e du 100 mètres papillon. Puis elle décide de partir pour Nice, où elle rejoint le groupe entraîné par Maxime Leutenegger, afin de concilier études et sport. A l’ombre portée de Fabrice Pellerin, Leutenegger fait plus que du bon travail. Dans les douze mois qui suivent, Wattel va vien merci, trois fois 2e des courses de papillon des championnats de France, qualifiée pour les mondiaux de Barcelone et le seul participant français (garçons et filles) sauf exploit de Joris Bouchaud, le Squale guadeloupéen du TOEC, à pouvoir espérer une médaille d’or aux championnats d’Europe de Poznan…

Plongeurs juniors russe et britannique

8 juillet 2013

Poznan, championnats d’Europe juniors

A Poznan, les Russes et les Britanniques, arbitrés par le Polonais Kadper Lesiak, vainqueur du tremplin masculin à un mètre, se sont partagés, assez équitablement, les podiums des Européens juniors. Derrière ces trois là, l’Allemagne, l’Italie et l’Ukraine parviennent à grappiller du bronze. Benjamin Auffret, pour la France, ne se trouve pas loin. L’espoir de la VGA Saint-Maur, deux fois quatrième, aux plongeons de tremplin. Respectivement 10e et 8e l’an passé, l’ancien gymnaste progresse donc d’une façon qui semble satisfaisante.

MESSIEURS.- 1 METRE.- 1. Kacper Lesiak, Pologne, 529pts ; 2. Ilia Kuzmin, Russie, 486pts ; 3. Tino Barthel, Allemagne, 480,60pts ; 4. Benjamin Auffret, France, 466,05pts.

3 METRES.- 1. Ilia Kuzmin, Russie, 573,05pts ; 2. Kacper Lesiak, Pologne, 571,20pts ; 3. Vadim Nevnglovskyy, Ukraine, 559pts ; 4. Benjamin Auffret, France, 551,10pts.

HAUT-VOL.- 1. Daniel Goodfellow, Grande-Bretagne, 551,10pts ; 2. Alexey Zhevak, Russie, 532,25pts; 3. Dominik Stein, Allemagne, 524,30pts.

SYNCHRO.- 1.  Ilia Molchanov et Ilia Kuzmin, Russie, 331,62pts ; 2. Jack Haslam et Frederick Woodward, Grande-Bretagne, 309,pts; 3. Vadym Nevinglovskyy et Philip Tkachenko, Ukraine, 298,14pts.

DAMES.- 1 METRE.- 1. Alicia Blagg, Grande-Bretagne, 407,40pts ; 2. Maria Polykova, Russie, 397,75pts ; 3. Laura Bilotta, Italie, 383,90pts.

3 METRES.- 1… Alicia Blagg, Grande-Bretagne, 472,05pts ; 2. Louisa Stawczinsky, Allemagne, 438,65pts ; 3. Ganna Krasnoshlyk,  Ukraine, 429,30pts.

HAUT-VOL.- 1… Ekaterina, Petukhova, Russie, 448,20pts ; 2. Daria Govor, Russie, 396,05pts ; 3. Bettany Watt, Grande-Bretagne, 377pts.

Un Manaudou de gala

VICHY

Florent Manaudou a devancé sur 50m Cesar Cielo, et Magnussen. Entre le champion olymppique français, le recordman du monde brésilien et l’homme en forme australiens, les pronostics pouvaient être hésitants. Le résultat: une victoire de prestige pour Florent, dans cet Open de France 2013.

Camille Muffat s’est trouvé une nouvelle adversaire sur qui compter dans le cadre de la course du 400 mètres des mondiaux de Barcelone: Lauren Boyle, une Néo-Zélandaise qui est venue la chatouiller de près, dans l’épreuve, à l’Open de France de Vichy. Boyle s’est fait remarquer aux Jeux olympiques en nageant le 4e temps des séries séries du 400m. A vingt-cinq ans, ce n’est pas une révélation, mais une forte nageuse, de la même taille et corpulence que notre Française. Muffat a ensuite fini 3e du 100m, derrière l’ancienne championne olympique Britta Steffen et Charlotte Bonnet.

DAMES

100m : 1. Britta Steffen, Allemagne, 54’’07 ; 2. Charlotte Bonnet, France, 54’’98; 3. Camille Muffat, France, 55’’61

400m : 1. Camille Muffat, 4’4’’09 ; 2. Lauren Boyle, NZL, 4’4’’24 ; 3. Coralie Balmy, France, 4’8’’78.

100m dos : 1. Lisa Graf, Allemagne, 1’1’’64 ; 2. Cloé Crédeville, 1’1’’77.

50m brasse : 1. Theresa Michalak, Allemagne, 31’’78.

200m brasse : Vanessa Grimberg, Allemagne, 2’27’’85.

50 papillon : 1. Inge Dekker, Pays-Bas, 25’’95 ; 2. Britta Steffen, Allemagne, 26’’54 ; …4. Béryl Gastaldello, 26’’97.

400m4nages : Fantine Lesaffre, 4’46’’70.

MESSIEURS.

50m : 1. Florent Manaudou, 21’’64; 2. Cielo, Brésil, 21’’78; 3. Magnussen, Australie, 21’’86 ; 4. Bousquet, France,  et Van Mierlo.Pays-Bas, 22’’30.

200m : Marco Belotti, Italie, 1’49’’09.

1500m: 1. Damien Joly, France, 15’28’’82 ; 2. Enzo Vial Collet, France, 15‘30’’64.

50m dos : 1. Stravius, France, 24’’67 ; 2. Gerhard Zandberg, AfSud, 24’’71 ; 3. Camille Lacourt, 24’’75.

200m dos : 1. Christian Diener, Allemagne, 2’0’’24.

100m brasse : 1. Marco Koch, Allemagne, 1’1’’23 ; 2. Perez d’Ortona, France, 1’1’’48.

100m papillon : 1. Korotichkine, Russie, 52’’52.

200m4nages : 1. Thiago Pereira, Brésil, 1’58’’92 ; 2. Laszlo Cseh, Hongrie, 1’59’’23.

 

La Suède avec Soström et Johansson

Petits championnats de Suède, d’où émergent les nageuses Sarak Soström (crawl et papillon) et Jenna Johansson (brasse).

Nage libre : 50m : Sarah Sostrom, 24’’97. 200 m : Sostrom, 1’57’’42. 400m : Louise Hansson, 4’17’’88. 1500m : Grastrom, 17’16’’01.

Dos : Magdalena Kuras, 29’’50. 100m : Ida Lindborg, 1’2’’66. Sandra Hafstrom, 2’16’’90

Brasse: 50m: Jennie Johansson, 30’’61. 100m : Johansson, 1’7’’13 (record). 200m: Oln Hostman, 2’26’’81.

Papillon : 50m : Sarah Sjostrom, 25’’83. 100m : Sjostrom, 57’’87. 200m : Martna Granstrom, 2’10’’13.

4 nages.- 200m : Stina Gardell, 2’23’’42. 400m : Gardell, 4’42’’20.

4x100m: Vasby, 3’47’’21. 4x200m: Vastry, 8’17’’88. 4x100m4nages : Helsingbors, 4’12’’98.

Nage libre. 50m: Peter Stymne, 23’’23. 100m : Oskar Ekstrom, 51’’20. 400m : Gustav Albert Ledstrom, 3’58’’91. 800m: Oskar Nordstrand, 8’20’’27. 1500m: Nordstrand, 16’1’’55

Dos.-. 50m : Mattias Carlsson, 26’’51.100m: Carlsson, 55’’62. 200m : Carlsson, 2’1’’69.

Brasse : 50m : Jakob Zedler, 28’’83. 100m: Andreas Furst, 1’3’’01. 200m : Erik Persson, 2’16’’29.

Papillon : 50 m: Henrik Lindau, 24’’34 ; 2. Lars Frolander, 39 ans, 24’’41. 100m ; Jakob Thulin, 54’’51. 200m : Simon Slodin, 1’59’’78

4 nages : 200m: Simon Sjodin, 2’0’’47. 400m: Christian Kron 4’25’’89

4x100m : Neptun, 3’24’’. 4x200m: Helsingbors, 7’32’’49. 4x100m 4nages: Neptun, 3’43’’14.

SARAH VIEILLIT BIEN

En Suède, aux championnats nationaux qui se déroulent à Halmsattt, Jenny Johansson a nagé le 100 mètres brasse en 1’7’’13; Sarah Sjoström, 19 ans, la championne et recordwoman du monde 2009 (à quinze ans), championne d’Europe 2008, 2010 (100 papillon) et 2012 (50 papillon, 100 libre) a nagé un 50 mètres papillon en 25’’83 (4e performance mondiale de l’année), le 100 mètres papillon en 57’’8 et le 200 mètres libre en 1’57’’

 

Jeux européens. – Paolo Barelli, president italien de la Ligue Européenne de natation, a rencontré à Bakou le ministre des sport de l’Azerbaidjan, Azad Rahimov. Bakou accueillera en juin 2015 les premiers Jeux européens de l’histoire, une manifestation décidée le 8 décembre 2012, à Rome, par les Comités olympiques Européens, et qu devrait réunir 15 disciplines olympiques. Il semble, compte tenu de l’encombrement des calendriers, que la LEN ne prendra part à cet événement qu’à travers les sélections des jeunes (en-dehors des courses en eau libre.

. La synchro US capte Agon. – Agon, vous connaissez ? Moi non plus. C’est le nom de la marque de maillots de bain avec laquelle l’équipe nationale américaine de natation synchronisée a signé un contrat d’exclusivité. Agon a été créée en 2000. Basée à Nashville, dans le Tennessee, son président et chef exécutif est Rafael Escalas, un nageur de 1500 mètres qui représenta l’Espagne aux eux olympiques de Moscou, 6e aux jeux olympiques de 1980.

Tranquille comme Camille Muffat

Les melleures satisfactions françaises de la première journée de l’Open de France, à Vichy, sont venues de Camille Muffat, qui ne démont pas sa régularité à un niveau de performances très élevé, et de Jérémy Stravius, qui a enlevé le 100 mètres dos, dans une performance certes quelconque. Camille, ce dimanche matin, s’est qualifiée pour la finale du 400 mètres avec le troisième temps, 4’11 »45, derrière la Néo-Zélandaise Boyle, 4’8 »68, et l’Australienne Asdhwood, 4’11 »22, puis également troisème sur 100 mètres, en 55 »68, derrière Charlotte Bonnet, 55 »20, et l’Allemande Dorothea Bradnt, 55 »64.

Magnussen, lui, s’est qualifié sur 50 mètres en 21 »91, devant le recordman de la longueur de bassin, Cesar Cielo, 22 »08. Florent Manaudou est 4e avec 22 »44.

MESSIEURS;

100 mètres : 1. James Magnussen, Australien, 47’’67 ; 2. Daniel Tranter, Australie, 49’’77 ; 3. Matthew Abood, Australie, 49’’82 ;  4. Grégory Mallet, France, 50’’54 ; 5. Amaury Leveaux, France, 50’’56 ; 6. William Meynard, France, 50’’59 .

100 mètres dos : 1. Jérémy Stravius, 54’’11 ; 2. Gareth Kean, NZL, 54’’86 ; 3. Camille Lacourt, 66’’26.

50 mètres brasse : 1. Giulio Zorzi, Afrique du Sud, 27’’66 ; 2. Barry Murphy, Irlande, 27((88 ; 3. Giacomo Perez D’Ortona, France, 27’’90.

50 mètres papillon 1. Cesar Cielo, Brésil,  23’’15 ; 2. Florent Manaudou, France, 23’’61.

DAMES.- 200 mètres : 1. Camille Muffat, 1’56’’45 ; 2. Charlotte Bonnet, 1’58’’65 ; 3. 800m : 1. Lauren Boyle, Nouvelle-Zélande, 8’23’’08 ; 2. Sarah Kohler, Allemagne, 8’35’’99 ; 3. Jessica Ashwood, Australie, 8’37’’41 ; 4. Margaux Verge-Gourson, France, 8’42’’05.

100 mètres papillon 1. Inge Dekker, Pays-Bas, 58’’89.

MAGNUSSEN NAGEUR IMPAIR

« Humilié » pour son comportement et ses résultats des Jeux olympiques de Londres (argent sur 100m quand même, et relais raté), passé en commission, obligé de s’excuser publiquement, en « live » à la télévision, l’Australien Magnussen a promis de se racheter. Et a retrouvé son panache de 2011, qui faisait de lui, l’invincible nageur de 100 mètres.. Après l’impair de Londres, l’homme des années impaires, veut dominer en 2013 comme il le fit en 2011.

Après le 100 mètres que James Magnussen a nagé à l’open de France, hier à Vichy, après son temps, 47’’67, après la différence qu’il a faite avec ses suivants, tous internationaux ramenés trois classes en-dessous, il était toujours intéressant de voir certains nageurs interrogés relativiser à son sujet.                        

Quant au meilleur Français, Gregory Mallet, il a fini 4e  en 50’’54. S’il avait nagé une seconde plus vite, Mallet – certes assez loin de sa valeur – aurait eu une vue imprenable sur le battement de pieds de l’Australien.

C’est dire si, après l’énorme déconvenue des Jeux olympiques et la suite d’humiliations subies dans la foulée, avec un procès public pour mauvaise conduite à la clé, James Magnussen a décidé de se reprendre en mains et de retrouver sa place de champion incontesté de 2011.

Même s’il est vrai qu’on « a vu des mecs nager vite et pas gagner aux Mondiaux », comme aurait dit Fabien Gilot, dernier de cette finale, ou « on avait déjà dit avant Londres qu’il était imbattable et il a été battu », vérité que rappelait Amaury Leveaux, qui venait de terminer 5e, il ne fait guère de doute que le Magnussen de 2013 s’est promis de ne pas répéter les erreurs des Jeux. Si les Français ont pris, à tort, ce meeting à la légère, ils n’en noteront pas moins que Magnussen est redevenu le patron, qu’il doit être considéré comme le grand favori de la course d’ici les championnats du monde, et qu’on ne le croit pas assez écervelé pour reproduire les erreurs comportementales qui lui ont coûté tellement cher l’an passé. On serait étonné que nos garçons n’aient pas été pris d’un sacré coup de doute avec la course de Vichy.

Ne nous cachons pas qu’il y a de l’inquiétude à se faire au sujet de la position du sprint français dans le monde cette année. Si l’on devait prendre le 100 mètres de Vichy-Bellerive comme un match France-Australie, on voit apparaitre un véritable gouffre entre nos représentants et ceux des Antipodes. Non seulement l’équipe de France est battue, mais à l’addition des temps, elle est battue de six secondes. Ce qui est quand même sidérant si on pense que c’est notre quatuor et pas l’australien, qui était champion olympique à Londres.

Or, comme le disent nos techniciens les plus perspicaces, l’élite de la natation française masculine tourne autour du seul sprint. Pas de demi-fond, pas de brasse, pas de papillon, pas de quatre nages (à l’exception de Stravius, homme protée ou homme providentiel, comme on voudra).

Et Agnel ? Même l’ajout du Niçois ne changerait quoique ce soit. Yannick Agnel, qui s’entraîne aux Etats-Unis, ne nagera aucune épreuve individuelle, ce qui signifie qu’il ne s’estime pas prêt. Et s’il ne s’estime pas prêt, c’est qu’il ne s’attend pas à réaliser un exploit. Tout reste possible pour lui et peut-être même nous étonnera-t-il (on le souhaite en tous cas). Il reste les cas de Stravius et de Manaudou, qui sont peut-être les meilleurs nageurs de sprint français aujourd’hui. L’espoir, pour les Français, vient de ces absents. C’est tout l’imbroglio dans lequel nos sprinters se trouvent aujourd’hui. Celui qui pourrait révéler une richesse cachée sous une pauvreté apparente ?

100 mètres : 1. James Magnussen, Australien, 47’’67 ; 2. Daniel Tranter, Australie, 49’’77 ; 3. Matthew Abood, Australie, 49’’82 ;  4. Grégory Mallet, France, 50’’54 ; 5. Amaury Leveaux, France, 50’’56 ; 6. William Meynard, France, 50’’59 ; 7. Lorys Bourelly, France, 50’’91 ; 8. Fabien Gilot, France, 50’’93.

TRICKETT A LA RETRAITE

6 juillet 2013

 

La quadruple championne olympique australienne Libby Trickett a a annoncé qu’elle prenat définitivement sa retraite. Trickett, plus connue jusqu’en 2007, année de son mariage, sous son nom de jeune fille, Lenton, souffrait d’une blessure persistante à un poignet. A 28 ans, la jeune femme, qui a participé à trois éditions des Jeux olympiques, et remporté huit titres mondiaux en grand bassin, sept autres en petit bassin et cinq médailles d’or des Jeux du Commonwealth, effectua une dernière sortie à Londres où elle joua sa part dans le relais champion olympique de 2012. Mais elle ne nagea que les séries, clôturant en 54’’08 la course qui qualifiait l’équipe première. Elle n’était plus en valeur que la 6e sprinteuse de ce relais.

Lenton, qui nageait à Brisbane chez Stephen Widmer, puis à Sydney avec Grant Stoewinder, se distinguait par son gabarit très moyen, loin des canons de la natation moderne, avec son 1,67m pour 59 kg. En 2004, Lenton régnait sur le sprint, mais subit alors la loi de sa compatriote Jodie Henry qui prit toute la lumière (et le titre du 100 mètres) aux Jeux d’Athènes. Libby enleva le bronze du 50 mètres, derrière De Bruijn derrière Metella, et ne parvint pas en finale du 100m, mais connut la satisfaction de remporter le relais quatre fois 100 mètres. En 2008, à Pékin, elle est la recordwoman du monde (52’’88) et effectue un parcours intelligent dans les qualifications, mais tombe à l’issue d’une course mémorable, battue de quatre centièmes (53’’12 à 53’’16)  par l’Allemande Britta Steffen. Elle se venge sur 100 mètres papillon. Où elle bat la grande (1,85m) Christine Magnusson, participe aussi au relais quatre fois 100m (3e ) ainsi qu’au relais quatre nages vainqueur, où elle doit résister à la phénoménale Dara Torres, qui établit ce jour là (à 41 ans) le meilleur 100 mètres lancé de l’histoire en 52’’27 !

En championnats du monde, Trickett a gagné le 50 mètres libre en 2005, le 50 mètres et le 100m en 2007 et remporté de nombreux titres en relais et de médailles sur d’autres courses.

Elle a détenu les records mondiaux en grand bassin du 50m (23’’97 en 2008) et du 100m (53’’66 en 2004, 53’’42 en 2006, 52’’88 en 2008), du 100m (dont elle est toujours la détentrice avec 51’’01, après l’avoir amené à 51’’91 et 51’’70), du 200m (53’’29) et du 100 mètres papillon (55’’95 et 55’’74 en 2006) en petit