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Solide comme Chen

22 juillet 2013

Barcelone, 15emes championnats du monde de natation

On peut avoir vingt ans et une bonne partie de son avenir derrière soi. Prenez la Chinoise Ruolin Chen qui a conquis ce soir avec sa compatriote Huxia Liu le titre du dix mètres synchronisé féminin, ici à Barcelone. On lui souhaite un futur constellé de podiums, mais voilà. A cet âge, elle a atteint le chiffre respectable de neuf médailles d’or, toutes mémorables: celles de cette même épreuve du 10 mètres synchronisé aux Jeux olympiques de 2008 et de 2012, ainsi qu’aux mondiaux 2011, à Shanghai, 2009 à Rome, et 2007 à Melborne, et celles des 10 mètres (solo) en 2008, 2011 et 2012. Chen a eu pour partenaires de duos Jia Tong (2007), Wang Xin (2008 et 2009), puis Wang Hao (2011 et 2012). Liu, la numéro quatre, a été à la hater de l’enjeu. Les deux filles prirent dès le premier exercice une avance confortable de six points et arrondirent saut après saut, sans la moindre bavure cette pelote initiale pour l’emporter de 24,87pts, qui représentait à quelques dixièmes près la différence séparant les secondes des sixièmes. Voilà qui s’appelle rendre copie propre.

DAMES.- 10 METRES SYNCHRO (Finale).- Ruolin Chen et Huixia Liu, 356,28pts ; 2. Megan Benfeito et Roseline Filion, Canada, 331,41pts ; 3. Pandelela Rinong Pamg et Mun Ye Leong, Malaisie, 331,14pts ; 4. Emily Boyd et Lara Tarvit, Australie, 309,78pts ; 5. Tonia Couch et Sarah Barrow, Grande-Bretagne, 309,72pts ; 6.Paola Espinoza et Alejandra Orozco, Mexique, 306,39pts ; 7. Cheyenne Cosineau et Samantha Bromberg, USA, 301,74pts ; 8. Yulia Timoshinina et Ekaterina Pethukova, Russie, 298,32pts

Pourtant, Matthieu Rosset y était presque

22 juillet 2013

Barcelone, 15e championnats du monde de natation

Basé sur six sauts, un concours de plongeon est autant une affaire de nerfs et de régularité que de virtuosité pure. Mathieu Rosset a pu s’en apercevoir aujourd’hui dans la finale du tremplin hommes. De la régularité, il en montra dans les deux premiers tiers de l’épreuve, et elle paya au point où il mena. Clés de cette domination, son saut initial, un double saut périlleux et demi groupé, et le quatrième, un double périlleux renversé et demi groupé. Après, que se passa-t-il ? Fut-il pris par un vertige en se voyant devant, comme fasciné par cette étrange « peur de gagner », y laissant sa concentration, ou la fatigue lui joua-t-elle un mauvais tour ? Un double périlleux et demi arrière mal maîtrisé le repoussa très loin du podium, en 7eme position, et son 5335D terminal (périlleux et demi renversé avec deux vrilles et demie) qui l’avait si bien servi en qualification, et fut ici un peu moins bien payé, ne lui permit de reprendre qu’une place. C’est dans ces derniers exercices que le Chinois Li se montra phénoménal de maîtrise. Sa remontée pourrait être comparée à un sprint dévastateur. Un double périlleux et demi carpé et un triple périlleux et demi avant groupé lui assurèrent le titre, sans contestation.

Li Shixin, Chine, 460,95pts; 2. Illia Kvasha, Ukraine, 434,30pts ; 3. Alejandro Chavez, Mexique, 431,55pts ; 4. Sun Zhiyi, 425,05pts ; 5. Constantin Blaha, Autriche, 411,75pts ; 6. Mathieu Rosset, France, 409,45pts ; 7. Rommel Pacheco, Mexique, 399,65pts ; 8. Martin Wolfram, Allemagne, 398,05pts.

Cattin-Vidal, un Viking en bonne compagnie

22 juillet 2013

Barcelone, 15e championnats du monde

Georges Verriest, qui fut sélectionneur de l’équipe de France de football de 1959 à 1964, aimait raconter qu’au cours de la Coupe du Monde 1934, à laquelle il participait en 1934, le sélectionneur George Kimpton lui confia le marquage de Matthias Sindelar, le Messi de l’époque, qu’on surnommait le Mozart du football. Afin de bien lui faire saisir qu’une telle tâche ne souffrait aucune distraction, il eut cette phrase désormais célèbre : « Si Sindelarl va aux toilettes, tu vas aux toilettes avec lui ».

Nous ne savons pas si Eric Boissière avait intimé à son jeune nageur Damien Cattin-Vidal d’en faire autant avec l’homme qui prendrait la tête du 10 kilomètres en eau libre des championnats du monde de Barcelone, tout à l’heure, mais il est sûr que si, vers le septième kilomètre, Richard Weinberger, le Canadien qui avait pris crânement la tête des opérations, avait ressenti un besoin pressant, il n’aurait pas manqué de compagnie avec Damien, tant le Viking de Rouen lui collait sérieusement au train. Le nageur du Saskatchewan, dont le palmarès s’honore d’une médaille de bronze olympique remportée l’an passé à Londres, après avoir attendu au chaud dans le peloton, avait surgi les profondeurs tel un marlin au milieu d’un banc de sardines pour lancer un sprint d’un peu moins de 3km.

Sa Majesté Oussama Mellouli en personne n’avait pas dédaigné de lancer l’affaire, dès le départ, et menait à la première bouée, aux 2500 mètres, de cette nage puissante qui signale en lui l’un des nageurs les plus doués de sa génération,sorte de Phelps de la distance. Aucun des ténors ne suivait, Lurz, 31e, Weinberger, 45e, le futur vainqueur pointaient entre 15 et 20 secondes derrière. Cattin-Vidal à 18’’3. Seul un petit groupe comptant le Britannique Burnett, le Chinois Zu, dont le patronyme est en soi une invite à l’accélération, et le Néo-Zélandais Radford, tentaient de serrer vaille que vaille le colosse de La Marsa, banlieue de Tunis, qui étirait les 196 centimètres de sa carcasse dans les eaux chaudes et plates du Moll de la Fusta de Barcelone. Disons-le tout net, seul Mellouli put soutenir ce train initial de Mellouli ; tous ses compagnons d’échappée sombrèrent, repris par la meute, et Zu abandonna. Mais les prudents s’organisaient, revenaient, se montraient entreprenants, et Mellouli,qui n’avait repris l’entraînement sérieux assez tard en saison, après avoir songé à la retraite, changé d’avis après deux mois de vacances et remis la tête dans le guidon seulement en février (ce qui ne s’était guère vu deux jours plus tôt dans le 500 mètres, dut partager, Rhys Mainstone Hodson et Richard Weinberger menèrent à chacun son tour, surveillés comme autant de Mathias Sindelar par des Georges Verriest par notre Cattin Vidal et le Britannique Jack Burnett. Mais chaque course a sa logique, et aucun de ces quatre n’était destiné à l’emporter. Le Grec Spyridon Giannotis, le vainqueur de l’épreuve en 2011 et, donc, tenant du titre mondial, après une course parfaite d’attentisme, lança un sprint terrifiant  d’efficacité à 400 mètres du but. Lurz passait Mellouli qui brûlait la politesse à Cattin-Vidal pour l’un des podiums les plus « vieux » de l’histoire, 33 ans, 34 ans et 29 ans… Mais le jeune Viking avait passé la journée en vraiment bonne compagnie.

10KM EAU LIBRE.- 1. Spyridon Giannotis, Grèce, 1h49’11’’18 ; 2. Thomas Peter Lurtz, Allemagne, 1h49’14’’5 ; 3. Oussama Mellouli, Tunisie, 1h49’19’’2 ; 4. Damien Cattin-Vidal, 1h49’19’’9 ; 6. Ferry Weertmann, 1h49’20’’3 ; 7. Allan Do Carmo, Brésil, 1h49’26’’2; 8. Chad Ho, Afrique du Sud.

Svetlana Romashina la joue solo

22 juillet 2013

Barcelone, 15e championnats du monde

Svetlana Romashina s’apprête à faire tomber son 13e titre mondial en natation synchronisée. Cela tombe bien, elle n’est pas superstitieuse. La Chinoise, seconde, est aussi une bonne routière, déjà distinguée aux Jeux de Pékin, puis à Londres, mais elle n’a jamais atteint un podium en solo. Ona Carbonell Ballestero elle aussi s’est surtout fait remarquer sur l’une ou l’autre des formations de groupe, et, depuis 2010, en duo. Depuis 1998 et l’arrivée de Sedakova, les Russes ont enlevé tous les soli mondiaux, à l’exception des trois titres (record absolu) remportés par la Française Virginie Dedieu.

SOLO Préliminaires.- 1…Svetlana ROMASHINA, Russie, 95,280pts (47,400+47,880); 2. Xuechen HUANG, Chine, 95,280pts (47,400+47,880) ; 3. Ona CARBONELL, Espagne, 94,260pts (46,990+47,270) ; 4. Lolita ANANASOVA, Ukraine, 91,990pts (45,880+46,110) ; 5. Yukiko INUI, Japon, 91,570pts (45,700+45,870) ; 6. Chloe ISAAC, Canada, 90,700pts (45,160+45,740) ; 7. Despoina SOLOMOU, Grèce, 89,680pts (44,710+44,970) ;  8. Linda CERRUTI, Italie, 88,580pts (43,970+44,610);… 10. Estel-Anais HUBAUD, France, 84,960pts (42,370+42,590 ; …14. Pamela FISCHER, Suisse, 82,840pts (41,120+41,720).

Synchro : Russie, Russie, Russie, Russie (air connu)

22 juillet 2013

Après deux premières journées de synchro aux mondiaux 2013 de Barcelone, on se dit, retour au bercail, qu’on devra se mettre au russe sans peine. Et qu’entre-temps, on va bouffer russe, salade russe, blinis, boeuf Strogonoff, goulasch et bortch, et vous reprendrez bien un peu de koulibiak !!

Svetlana Romashina, 23 ans, qui, depuis neuf saisons, a accumulé une montagne de médailles mondiales et olympiques à titre d’équipière en ballet d’équipe et en duo, s’est imposée en solo technique et, accompagnée de Svetlana Kolesnichenko, dans le duo technique : deux épreuves tellement intéressantes qu’elles avaient été supprimées il y a un tiers de siècle et que seule l’insatiable fringale de médailles des instances dirigeantes a ressuscitées du caveau dont elles n’auraient jamais dû s’extraire. Les positions étant fermement établies entre valeur aquatique et prestige après des juges, on a retrouvé les ressortissantes des mêmes pays, dans un de ces copiés-collés dont la synchro a le secret, de la première à la septième place. Entre les préliminaires du technique par équipes et du combiné d’équipe, en revanche, on a cependant noté une interversion entre la France et la Grèce pour les septième et huitième places. Y a peut-être eu erreur de comptage ? A moins que… C’est sans doute ce qu’on a appelé la noble incertitude du sport.

Natation synchronisée.- SOLO TECHNIQUE.- FINALE 1.. Svetlana ROMASHINA, Russie, 96,800pts (48,300+48,500) ; 2. HUANG Xuechen, Chine, 95,500pts (47,700+47,800) ; 3. Ona CARBONELL BALLESTERO, Espagne, 94,400pts (47,200+47,200) ; 4. Anna VOLOSHYNA, Ukraine, 92,900pts (46,500+46,400) ; 5. Yukiko INUI, Japon, 91,900pts (46+45,900) ; 6 Chloe ISAAC, Canada, 90,600 (45,300+45,300) ; 7 Despoina SOLOMOU, Grèce, 89,600pts (44,800+44,800) ; 8. Linda CERRUTI, Italie, 89,200 (44,700+44,500).

DUO TECHNIQUE.- FINALE . 1 Russie, (97.300 (48.500+48.800)-(Svetlana KOLESNICHENKO, Svetlana ROMASHINA); 2 Chine, 94.900 (47.300+47.600)-(Tingting JIANG, Wenwen JIANG); 3 Espagne 93.800 (46.600+47.200)-(Ona CARBONELL BALLESTERO, Margalida CRESPI JAUME) ; 4. Ukraine, 92.400 (46.100+46.300)-(Lolita ANANASOVA, Anna VOLOSHYNA); 5 Japon, 91.700 (45.700+46.000)-(Yumi ADACHI, Yukiko INUI); 6 Canada, 90.000 (45.000+45.000)-(Chloe ISAAC, Karine THOMAS); 7 Grèce, 88.300 (43.800+44.500)–(Evangelia PLATANIOTI, Despoina SOLOMOU) ; 8 Grande-Bretagne, 87.800 (43.700+44.100)-( Olivia FEDERICI, Jenna RANDALL).

DUO TECHNIQE (préliminaires).- 1. Russie, 97.000 (48.500+48.500)-(Svetlana KOLESNICHENKO, Svetlana ROMASHINA); 2 Chine, 94.800 (47.200+47.600)-(Tingting JIANG, Wenwen JIANG); 3 Espagne, 93.900 (46.700+47.200)- (Ona CARBONELL BALLESTERO, Margalida CRESPI JAUME) ; 4 Ukraine, 91.800 (46.000+45.800)-(Lolita ANANASOVA , Anna VOLOSHYNA); 5 Japon, 90.400 (45.200+45.200)-( Yumi ADACHI, Yukiko INUI) ; 6 Canada, 89.700 (44.700+45.000)-(Chloe ISAAC Karine THOMAS) ; 7. Grèce, 89.200 (44.500+44.700)-(Evangelia PLATANIOTI, Despoina SOLOMOU); 8. Grande-Bretagne, 87.700 (43.700+44.000)-(Olivia Britain FEDERICI, Jenna RANDALL).

Equipe technique (préliminaire).- 1. Russie, 96.500pts (48.100+48.400) (Vlada CHIGIREVA, Daria KOROBOVA, Alexandra PATSKEVICH, Elena PROKOFYEVA, Alla SHISHKINA, Maria SHUROCHKINA, Anzhelika TIMANINA, Alexandra ZUEVA) ; 2.Espagne, 94,700pts (47,300+47,400) ; 3. Ukraine, 94,200pts (46,400+46,800) ; 4. Japon, 92,200pts (45,800+46,400) ; 5. Canada, 90,100pts (44,900+45,200) ; 6. Italie, 89,600pts (44,500+45,100) ; 7. France, 87,100pts (43,500+43,600) ; 8. Grèce, 86,300pts (43+43,300).

COMBINE LIBRE (préliminaires).- 1. Russie,96,740pts ; 2 Espagne, 94,040pts ; 3. Ukraine, 92,860pts ; 4.Japon, 91,590pts ; 5. Canada, 91,280pts ; 6. Italie, 89,030pts ; 7. Grèce, 87,470pts ; 8. France, 87,080pts.

Deux Allemands bien synchronisés

21 juillet 2013

Barcelone, 15emes championnats du monde de natation

Ils l’ont fait. La paire allemande Sascha Klein et Patrick Hausding ont remporté le titre mondial de plongeon synchronisé de haut-vol cet après-midi à Barcelone, derrière lequel ils couraient depuis deux ans, quand, aux championnats du monde de Shanghai, ils avaient été battus (et, disons le archi-battus), par la paire Qiu Bo et Huo Liang par une marge considérable de 37 pts. L’année suivante, c’était les Jeux olympiques,et un concours qui tourna à la confusion de Klein-Hausding, « humiliés » par leur 7eme place, très loin d’une autre paire chinoise, Cao Yuan et Zhang Yanquan. Ici, ce sont les représentants de l’outre-Rhin qui ont fait la différence, devant les Russes Minibaev et Chesakov (4emes à Shanghai), tandis qe les triomphateurs de Londres manquaient pour leur part l’argent de 39 centièmes. et les Mexicains Sanchez et Garcia, (7emes à Shanghai). Partis petitement, Klein-Hausding passèrent de la 5e à la 3e position, prirent l’ascendant sur le couple russe dans leur pénultième saut, enfin confortèrent leur titre  dans le 5255b,  « le plongeon le plus difficile du monde », un double saut périlleux arrière avec deux vrilles et demi. Cao et Zhang frôlèrent la perfection, mais Klein et Hasding leur furent à peine inférieurs et il ne restait plus qu’à recevoir les médailles, puis écouter jouer le troisième couplet du Lied der Deutschen, l’air compassé et la main sur le coeur, un peu à l’étroit à deux sur la première marche du podium

Plongeon de haut vol synchronisé messieurs (finale).- 1. Sascha KLEIN et Patrick HAUSDING, Allemagne , 461,46pts ; 2. Victor MINIBAEV et Artem CHESAKOV , Russie, 445,95pts ; 3. CAO Yuan et ZHANG Yanquan, Chine, 445,56pts ; 4. German SANCHEZ et Ivan GARCIA, Mexique, 442,86pts ; 5. Jose GUERRA et Jeinkler AGUIRRE, Cuba, 434,49pts ; 6. Dmytro MEZHENSKYI et Oleksandr GORSHKOVOZOV, Ukraine, 425,52pts ; 7. Francesco DELL’UOMO et Maicol VERZOTTO, Italie, 386,25pts ; 8. WOO Haram et KIM Yeongnam, Corée, 376,56pts.

 

Tania Cagnotto entre deux Chinoises

21 juillet 2013

Barcelone, 15e championnats du monde.

Au troisième plongeon, Cagnotto et sa compatriote Maria Marconi, qui l’avait battue aux championnats d’Italie, mais avait fini 6e aux Européens de Rostock, étaient une et deux dans ces éliminatoires d tremplin à un mètre dames. Marconi a disparu, défaillance dans le dernier saut, est passée à la 23e position : éliminée de la finale, les douze premières étant seules conservées pour le titre. Cagnotto, championne d’Europe, est restée solidement installée, en sandwich entre deux Chinoises, Zi He, la championne du monde 2007 (dont le nom est bizarrement orthographié Tze Hi dans les feuilles de match, l’affublant ainsi du nom de l’ancienne impératrice de Chine), et Wang Han, la vice-championne du monde 1971, tandis qe la gagnante des mondiaux 2011, Shi Ting Mao, n’était pas reconduite (mais elle avait la veille remporté en compagnie de Wu Minxia le titre de plongeon synchronisé à trois mètres devant Cagnotto et Francesca Dallapé. Zi He, revenue d’une blessure qu’elle s’était donnée en 2011, pendant les championnats du monde de Shanghai, retournait ainsi par la grande porte dans le monde du tremplin de 1 mètre après s’être surtout exprimée à 3 mètres depuis cinq ans. Tina Punzel, 7e à Rostock, se qualifiait 7e ici aussi dans un groupe où les Européennes sont quand même une relative rareté.

Tremplin à un mètre femmes (éliminatoires). 1. Zi He, Chine, 287,70pts ; 2. Tania Cagnotto, Italie, 284,85pts ; 3. Wang Han, Chine, 284pts ; 4. Cheong Jun Hoong, Malaisie, 265,25pts; 5. Deirdre Freeman, USA, 263pts; 6. Pamela Ware, Canada, 261,45pts; 7. Tina Punzel, Allemagne, 260,60pts; 8. Dolores Hernandez Monzon, Mexique, 252,85pts.

Rosset bouscule un Li de souffrances

21 juillet 2013

Barcelone, 15e championnats du monde

Ce n’est pas du tout une blague. Le Français Mathieu Rosset a failli terminer premier des qualifications du concours au tremplin à 1 mètre messieurs. Le Lyonnais de 23 ans était un brillant second du Chinois Li Shixin, grâce en partie à son troisième saut, un double saut périlleux et 1/2 avant avec 1 vrille en position carpée particulièrement réussi qui lui avait permis de fausser compagnie à un Mexicain, un Colombien et un Ukrainien. Rosset, on le sait depuis maintenant deux ou trois ans, a l’étoffe d’un grand, adoubé en Europe et dans plus d’une « Coupe du monde », mais enfin, l’an passé, il avait terminé 15e du tremplin de 3 mètres des Jeux de Londres. Absent aux championnats d’Europe de Rostock, le mois dernier, où la France avait délégué un jeune et prometteur Benjamin Auffret, Rosset fourbissait ses armes. Une bourde de Li, le maître absolu de la discipline, champion du monde et au sommet de son art à vingt-cinq ans, dans son ultime saut, faillit renverser la situation respective entre les deux hommes. Li, qui menait sa barque en pole position, s’embrouilla un triple saut périlleux avant carpé qui confinait à la perte de figure, cette sorte de trou de mémoire gymnique aux conséquences désastreuses. Cela lui valut une note de vingt points inférieure à son tarif habituel. Rosset, qui avait devancé l’Asiatique dans deux des cinq plongeons précédents, n’était pas mené de plus de treize points. Finalement, la clémence des juges sauva Li, enfin, sa prééminence, de cinq centièmes de point. Comme quoi, même un plongeur chinois est un être humain ! Rosset avait failli s’étendre sur un Li de souffrance, mais le Chinois avait sauvé la face.

Plongeon tremplin 1 mètre (qualifications) : 1. Li Shixin, Chine, 405pts ; 2. Mathieu Rosset, France, 404,95pts ; 3. Illya Kvasha, Ukraine, 391,95pts ; 4. Alejandro Chavez, Mexique, 381,20pts ; 5. Sebastian Mendoza Morales, Colombie, 380,45pts ; 6. Rommel Pacheco, Mexique, 378,90pts ; 7. Sun Zhiyi, 377,15pts ; 8. Oliver Omuth, Allemagne, 362,20pts.

Wu et Shi, la vie à deux tout en haut

21 juillet 2013

Barcelone, 15e championnats du monde

Les Chinoises WU Minxia et SHI Tingmao ont empoché l’or du tremplin au 3 mètres synchronisé, première médaille distribuée aux mondiaux de Barcelone. Victoire presque trop facile pour ces duettistes qui ont devancé le couple italien Tania Cagnotto et Francesca Dallapè de plus de trente points, 334,20pts contre 302,40pts (pour donner une idée de cette supériorité, disons que c’est l’écart de points qui séparait les Italiennes des huitièmes du concours. Il s’agit du sixième titre mondial, le neuvième en comptant les victoires olympiques, de Wu dans cette épreuve depuis ses débuts, il y a dix ans. Shi Tingmao était une nouvelle partenaire pour la « vieille » Wu, 27 ans, mais la synchronisation des deux Chinoises était aussi parfaite que rêvé. Elles prirent la tête du concours d’entrée, ne perdant de points sur les Italiennes qu’à leur deuxième plongeon. Puis, lors des plongeons à fort coefficients, les Asiatiques montrèrent une maîtrise qui les rendait irrésistibles, un art de la voltige en synchronisée à faire pâlir les ‘’Jets’’ de la patrouille de France.

Après l’épreuve, les deux championnes du monde se rendaient des grâces : « avoir une nouvelle partenaire me relance, me rend une sorte de jeunesse, et j’en ai besoin parce que je suis vieille, expliquait en l’espèce Wu. Pour elle, c’est difficile, parce qu’elle travaille avec moi. » Shi, mettait l’accent sur la force de la présence et de l’expérience de sa formidable partenaire : « quand elle est là, je me sens calme, rassérénée, prête pour la performance. Si j’ai appris une chose de Wu, c’est son esprit et son attitude pendant une compétition. »

Plongeon. Tremplin dames à 3 mètres synchronisé.-

1. Wu Minxia et Shi Tingmao, Chine, 334,20pts ; 2. Tania Cagnotto et Francesca Dallapé, Italie, 302,40pts; 3. Jennifer Abel et Pamela Ware, Canada, 300,78pts ; 4. Maddison Keene et Sherilyse Gowlett, 284,07pts; 5. Cheong Jun Hoong et Pam Pandelela Rinong, Malaisie, 283,50pts; 6. Rebecca Gallantree et Alicia Blagg, Grande-Bretagne, 281,01pts; 7. Olena Fedorova et Anna Pysmenka, Ukraine, 274,50pts ; 8. Amanda Burke et Samantha Pickens, USA, 265,92pts.

Gwangju manque de liquide pour les mondiaux 2019

21 juillet 2013

par Eric LAHMY

Barcelone, 15e championnats du monde de natation

Le Bureau exécutif de la Fédération Internationale de Natation – président Julio Maglione, secrétaire Paolo Barelli et trésorier Pipat Paniangvai, qu’accompagnait le Directeur exécutif Cornel Marculescu – a fait connaître au cours d’une conférence de presse sise au Centre de presse du Palau San Jordi, les implantations des mondiaux de natation à venir. L’ont emporté Gwangju (Corée du Sud) pour 2019 et Budapest pour 2021, sachant que les organisateurs des mondiaux 2015 et 2017, déjà désignés, sont respectivement Kazan, en Russie, et Guadalajara, au Mexique.

Si l’organisation de Budapest ne souffre apparemment aucune critique, la nomination de Gwangju par la FINA n’est pas une affaire au-dessus de toute polémique. Le gouvernement coréen, par la voix de son ministre de la Cltre, des Sports et du Tourisme, accuse le maire de la ville, M. Kang Un-tae, d’avoir ‘’menti’’ pour obtenir cette organisation et le menace à la fois d’un procès, et de lui couper les vivres. La mairie aurait produit un document assurant des garanties financières du gouvernement au bas duquel auraient été imitiées les signatures d’un ancien Premier ministre et d’un ministre de la Culture.

Au cours d’une tournée d’inspection de la FINA, en avril, les fonctionnaires du gouvernement révisèrent les documents soumis par Gwangju en octobre dernier et se rendirent compte de la tromperie. Des documents signés par le chef du gouvernement, M. Kim Hwang-sik et du ministre de la culture M. Choi Kwang-shik, ayant été demandés par la FINA, en octobre 2012, la ville avait présenté ces fameuses lettres. Dans lesquelles le gouvernement offrait 73,9 milliards de won (502 millions d’Euros) à la ville pour organiser les championnats.

La mairie a argué de son côté d’une ‘’erreur” qui aurait été corrigée en avril dernier, lors de la finalisation de sa candidature.

Il n’en reste pas moins, souligne le quotidien Corea Times, que Gwangju et la province de Jeolla, à laquelle elle appartient, souffrent d’une dette grandissante qui atteint désormais 1,2 milliards d’Euros, en raison du Grand Prix de F1 automobile qu’elles organisent depuis 2010, et qui devrait être encore déficitaire en 2013.

D’après un enseignant en économie coréen, ce sont pratiques courantes de la part des gouvernements régionaux: “ils organisent le plus d’événements possibles sans s’être assurés de leur financement, puis quand les choses tournent mal, se tournent vers le gouvernement central, protégeant leur honneur aux dépens du contribuable.”

Les exemples de ce type de fonctionnement ne manquent pas. En 2007, Incheon s’octroya l’organisation des Jeux Asiatiques 2014, dont elle s’engageait à bâtir le stade sur ses propres deniers. Elle demande aujourd’hui au gouvernement, un d’assurer 30% des dépenses de construction du stade, deux, de couvrir 70% des coûts des Jeux, a lieu des 30% prévus initialement.