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DANA VOLLMER, COUTTS ET LA NOUVELLE VAGUE

Eric LAHMY

28 juillet 2013

Barcelone, 15emes championnats du monde

DAMES. -100 METRES PAPILLON.- Séries (52 partantes).- 1. VOLLMER Dana, USA, 57.22; 2. SJOSTROM Sarah, Suède, 57.28; 3. SAVARD Katerine, Canada, 57.31 ; 4. COUTTS Alicia, Australie, 57.56; 5. OTTESEN GRAY Jeanette, Danemark, 57.79; 6. THOMAS Noemie IpTing, Canada, 58.11; 7. BIANCHI Ilaria, Italie, 58.22 ; 8. ELMSLIE Brittany, Australie, 58.27 ; 9. LOWE Jemma, GBR, 58.38 ; 10. DONAHUE Claire, USA, 58.58 ; 11. SNILDAL Ingvild Nicoline, Norvège, 58.83; 12. LU Ying, Chine, 58.93 ; 13. TAO Li, Singapour, 58.94 ; 14. VERRASZTO Evelin, Hongrie, 58.95 ; 15. DE PAULA Daynara, Brésil, 59.16 ; 16. HOSHI Natsumi, Japon, 59.18 ; 16 IGNACIO SORRIBES Judit, Espagne, 59.18 ;… 18. JIAO Liuyang, Chine, 59.21; 19. BUYS Kimberly, Belgique, 59.28.

Dana Vollmer, (26 ans le 13 novembre prochain) qui vient de réussir le meilleur temps des séries du 100 mètres papillon dames, première course de la première journée de natation en piscine de ces 15e championnats du monde de Barcelone, a assuré la présence, tout en haut de la hiérarchie, d’un nom connu. Derrière elle, Sarah Sjoström, qu’on savait en forme après ses exploits dans les meetings Coupe du monde, et Katerine Savard, étaient tout au plus des outsiders. Dana les a devancées dans la sixième série, de loin la plus rapide des séries. Elle est la championne du monde et la championne olympique du 100 mètres papillon, et a appartenu à une ‘’foultitude’’ de relais primés, quatre fois 100m, quatre fois 200m et autres quatre nages. Elle fut en 2000 la plus jeune des membres de l’équipe olympique des USA, mais elle a bien vieilli. Non sans une kyrielle d’aléas. Vers 2003, des problèmes de santé lui sont dégringolées dessus en série. Ils ont nécessité une opération au cœur, des soins d’une épaule, du dos et à un genou ; pour couronner le tout, elle s’est découvert des désagréments d’ordre alimentaire. Elle a nagé pendant des années à travers des allergies au gluten et une intolérance aux oeufs. Une mésaventure assez proche de celle des tennismen Novak Djokovic, Andy Murray et Sabine Lisicki.

On ne peut que noter la coïncidence : après la folie des régimes riches en sucres lents (pains, pâtes, pizza) sont arrivées des allergies au gluten. Un peu comme les allergies au beurre de cacahuètes survenues dans des populations gavées de ce produit. Il y a aussi l’intolérance au lait de vache, l’adulte ne produisant pas l’enzyme (lactase) qui permet de le digérer. Dana Vollmer a dû oublier ses quantités astronomiques de gluten et ses œufs du matin qui lui causaient des douleurs digestives. Or l’alimentation ne manque pas de produits riches en sucres lents sans gluten, comme le quinoa, le riz brun ou (il y a des incertitudes à son sujet) le millet.

Mais fermons cette parenthèse : Dana, ayant réglé ces ennuis, est devenue championne du monde de l’épreuve (en 2011 à Shanghai), championne olympique à Londres.

Alicia Coutts, Australie, plus âgée de deux mois (elle est née le 14 septembre 1987) est moins grande mais plus robuste. Elle fut 2e du mondial 2011, 3e des Jeux (et 2e du 200m quatre nages). 5 médailles aux Jeux, c’est la gloire, le trésor vivant de la natation australienne, mais bon, beaucoup de relais dans son palmarès… Depuis les Jeux, elle a ajouté 4kg (supposés être composés de muscles) à sa silhouette déjà robuste (passant de 70 à 74kg pour 1,76m, contre 68kg et 1,83m à Vollmer). La raison : un changement de travail à sec. Elle a depuis cherché à reperdre une partie de ce poids tout en s’efforçant de conserver la force acquise, chose qui, en théorie tient debout (et dont on saura bientôt si elle tient aussi couchés dans l’eau)… Ces variations de poids sont assez courantes chez les nageurs de sprint surtout, voir le physique de Bousquet avant et après les combinaisons de nage.

Selon Jim Fowler, le coach de Coutts, la grande nouvelle, c’est le renforcement de la présence des nageurs de maturité. Voilà qui est bien vrai! Nager au-delà de 25 ans était une double gageure dans le monde amateur, car le « vieux » nageur apparaissait comme déclassé, il était mal vu de nager, de prolonger ainsi des ‘’jeux d’enfants’’ au lieu d’assurer une carrière. Et il pouvait s’ennuyer dans une équipe composée de teen-agers avec qui les sujets de conversation manquaient. Pour qu’une natation ‘’adulte’’ se construise il faut qu’un certain nombre d’adultes prolongent leur jeunesse, et qu’ils puissent répondre aux soupçonneux qu’ils  travaillent, qu’ils gagnent leur vie. C’est bon pour le mental. Peut-être que la présence de Gilot a compté pour Bousquet (et vice-versa) dans sa décision de nager si possible jusqu’à Rio. Les Américains ont communiqué hier dans leur conférence de presse au sujet de l’âge. La moyenne de l’équipe masculine est de 24,67ans, Anthony Ervin étant le plus âgé à 32 ans, Jordan Wilimovsky le plus jeune, à 19 ans. La moyenne de l’équipe féminine est de 20,56ans, avec Coughlin la plus âgée, 30 ans, Rebecca Mann la plus jeune, 15 ans.

Lu Ying, 24 ans, autre favorite, a seulement été créditée du 12e temps. Méforme ou économie tactique de ses forces ? Si c’est cela, cette stratégie a été fatale à la seconde Chinoise, passée sans gloire par la fenêtre de ces éliminatoires… Mais on en saura plus sur Lu Ying, cet après-midi, en demi-finales. Où elle élève son niveau très nettement, ou elle ne passe pas en finale… Alors, nous changerons de discours et titrerons: place aux jeunes!

 

Charlyne Secrestat, la valeur n’attend pas

27 juillet

Koaceli, Turquie.- Eau libre, Europe juniors

Charlyne Secrestat, 15 ans et tous ses dons, de l’AS Le Plessis Savigny, où l’entraîne Magali Marino, et qui s’entraîne à l’année aux côtés d’Axel Reymond, a terminé 3e  de la course des 5km des championnats d’Europe juniors d’eau libre, à Kocaeli, en Turquie. La course a été remportée par la Britannique Alice Dearing, 16 ans, de Wolverhampton, qui conduisait les opérations dès la première bouée, puis se maintint dans le groupe de tête pendant l’essentiel de l’épreuve. Elle l’emporta au sprint en 1h3’30’’88, deux centièmes devant l’Italienne Alisia Tettamanzi. Secrétat fut créditée d’un temps de 1h3’31’18.

Les championnats d’Europe 2015 à Londres

27 juillet 2013

Londres accueillera les championnats d’Europe et les Masters Européens de natation en 2015. Les courses, le plongeon et la natation synchronisée se tiendront dans la piscine des Jeux olympiques

Il s’agit d’une nouvelle réussite des Gold Events Series, financées à hauteur de 27 millions de Livres (32M€) par UK Sports grâce aux apports de la Loterie Nationale, et dont le but avoué est d’assurer dans la continuité des Jeux olympiques et d’attirer 70 événements sportifs majeurs sur le sol britannique. Non seulement la Ligue Européenne de Natation a accordé les Européens à Londres, mais également les Masters, ou champions de vétérans. Assez étonnamment, si 1000 nageurs sont attendus aux championnats d’Europe, 4000 sont espérés aux Masters où les engagements sont libres. L’organisation impliquera la Fédération britannique de natation, UK Sport, la cité de Londres et la London Legacy Development Corporation, créée pour assurer un suivi des Jeux de Londres. Londres accueillera la Coupe du monde de rugby en 2015 et les championnats du monde d’athlétisme en 2017.

Les sept Mousquetaires

27 juillet 2013

Barcelone, 15e  championnats du monde

Lionel Horter a fait connaître la composition du relais 4 fois 100 mètres qui disputera les séries, demain matin: William Meynard,  Fabien Gilot, Grégory Mallet et Amaury Leveaux ont été désignés. Bien entendu, la question qui reste posée reste celle de la composition de l’équipe en finale, étant donné que Yannick Agnel, mais aussi Jérémy Stravius et Florent Manaudou seraient susceptibles d’y entrer en fonction de leurs performances respectives. Mais bien sûr, dans une progression logique par étapes, il s’agit d’abord de se qualifier, chose qui a priori, ne devrait pas poser problème.

Lurz, beau vainqueur d’eau libre en petit bassin

27 juillet 2013

Barcelone, 15e championnats du monde

Il y a dix ans, le mondial en eau libre s’était déroulé dans le même décor du Vieux Port de Barcelone. Les évolutions dans la topographie des lieux signalent les changements de l’eau libre.Le parcours n’était pas aussi étroit et constellé de bouées, et ne se développait pas entre des barques. L’épreuve se dirigeait vers la pleine mer. On imagine que son entrée aux Jeux Olympiques, des soucis de médiatisation, l’ont changé, domestiqué en quelque sorte. L’image, et son vecteur, la télévision, ne s’intéressent à vous qu’à condition de vous réduire aux dimensions du petit écran. Les courses modernes d’eau libre ne se déroulent pas en eau libre, mais dans une eau portuaire, bassinée et stagnante, privée de courants. On l’a appelée eau libre comme on appelle Lac des Castors tel lac où la queue du dernier castor qui le hantait a été commercialisée au siècle dernier, Trou aux Biches la plage dont l’ultime biche a été consommée en méchoui du temps de nos grands-pères.

De ce fait, les épreuves ont changé. Le grand fond, en devenant eau libre, s’est changé d’aventure au large en course de vitesse. Le Tunisien Oussama Mellouli, venu du 1500 mètres, est devenu champion olympique des 10 kilomètres à Londres. Des nageurs rapides, Lurz et Giannotis, le disputent aux endurants et investissent les podiums.
Bien malin qui nous dira qui aurait gagné si le marathon aquatique était resté fidèle à sa légende. Peut-être que le type de nageur de vitesse l’aurait emporté de toute façon? En l’occurrence, Thomas Lurz est un beau vainqueur, qui s’impose de 0’’4 devant le Belge Ryckeman et 1’’1 devant Evguenii Drattcev. Les Français Bertrand Venturi, 12e , Axel Reymond 20e ont tenu leur place dans la course des courageux.

Que représente l’effort d’un 25 kilomètres nagé? Au sujet de Martina Grimaldi, Marco Bonifazi, président du Centre d’études et de recherches de la Fédération italienne de natation, a publié le communiqué suivant. “Dans les tests effectués dans le bassin optométrique de l’Institut du Sport du CONI, il est apparu qe le coût énergétique de Martina Grimaldi est de l’ordre de 0,7kilojoule par minute, ce qui correspond à une dépense énergétique d’environ 4000 calories. Là-dessus, de 1000 à 1200 calories sont fournies par les hydrates de carbone représentés par la glyycogène musculaire, environ 300 grammes, consommés pendant la course. Et 2800-3000 calories sont fournies par la combustion de 400 grammes de lipides contenus dans le tissu adipeux Le sprint final de mille mètres, en conséquence de son changement de rythme, requiert une énergie fournie seulement par les hydrates de carbone. Ce qui signifie que Martina disposait d’une réserve suffisante pour affonter la partie finale de la course en progression. »

 

25 KILOMETRES. MESSIEURS.- 1. LURZ Thomas Peter, Allemagne, 4h47’27’’; 2. RYCKEMAN Brian, Belgique, 4h47’27’’4; 3. DRATTCEV Evguenii, Russie, 4h47’28’’1; 4. MEYER Alexander Maxwell, USA, 4h47’28’’2; 5. DO CARMO Allan, Brésil, 4h47’30’’1; 6. GIANNIOTIS Spyridon, Grèce, 4h47’31’’3 ; 7. RUFFINI Simone, Italie, 4h47’42’’7 ; 8. BERTOLA Guillermo Vittorio, Argentine, 4h47’44’’8; 9. GUERTIN Philippe, Canada, 4h48’46’’8; 10. POSMOURNY Jan, Tchécoslovaquie, 4h48’53’’4; 11. RESMAN Shahar, Israël, 4h48’53’’5; 12. VENTURI Bertrand, FRANCE, 4h48’58’’3; 13. GYURTA Gergely, Hongrie, 4h49’3’’9; 14. ILIMOVSKY Jordan Matthew, USA, 4h49’11’’1. 15. VILLARINHO Diogo, Brésil, 4h50’31’’3; 16. BOLANOS Luis, Venezuela, 4h50’52’’7; 17. FOKAIDIS Antonios, Grèce, 4h50’55’’1; 18. RYAN Phillip, Nouvelle-Zélande, 4h50’57’’2; 19. MAINSTONEHODSON Rhys, Australie, 4h51’8’’2; 20. REYMOND Axel, FRANCE, 4h53’47’’2; 21. CLERI Valerio, Italie, 4h55’16’’5; 22 SMOLKA Libor, Tchécoslovaquie, 4h58’13’’7; 23. DYATCHIN Vladimir, Russie, 4h58’18’’: 24. KHUDYAKOV Vitaliy, Kazakhstan, 4h58’18’’1; 25. CARRIZO YUNGES Martin Miguel, Argentine, 5h1’43’’1; 26. WEINBERGER Richard, Canada, 5h2’32’’6; 27. LAVRENTYEV Arseniy, Portugal, 5h3’12’’8 ; 28. PRINSLOO Hercules Troyden, Afrique du Sud, 5h3’19’’8.

 

Martina Grimaldi sur un air de Rihana

27 juillet 2013

Barcelone, 15e championnats du monde.

Après plus de cinq heures à poser un bras devant le corps, à tirer derrière en ramenant l’autre bras devant, à avancer dans cette nage économique dans laquelle le battement jambes réduit à sa plus simple expression se contente de servir de stabilisateur au corps, on ne doit plus savoir où on est. Ou peut-être même qui on est. C’est ce qui est arrivé à Martina Grimaldi, l’Italienne, tout à l’heure, sa course achevée sur le plan d’eau du Port Vell (le Vieux Port) de Barcelone. Elle ne savait pas trop quelle était sa place. Une certitude seulement. Elle était “sur le podium”. Mais deux ou trois?

Martina avait gagné. A la photo-finish, ce qui ne s’invente pas, après vingt-cinq kilomètres de nage, mais bon, tous ceux qui ont suivi le Tour de France connaissent ça, quand les écarts s’abolissent, quand les meilleurs se rejoignent au point qu’ils ont la (rageuse) impression qu’ils n’arriveront pas à décoller les importuns (“ils sont encore là, ceux-là?”). Un type de proximité créé par ces parcours en “couloirs” fabriqués sous la FINA, réduisant les raids de pleine mer,seul face aux éléments, en courses en bocaux, avec des stratégies, des accélérations, des suceurs de roue, des repérages, et même quelques fois de discrets réglements de compte en-dessous de la ligne de flottaison … L’avantage est que l’eau du port, habituellement très abîmée, a été délivrée de ses méduses et de ses détritus, oxygénée artificiellement, tandis que les polluantes activités habituelles des embarcations à moteurs y ont été stoppées depuis des semaines.

Martina, avant la course, était inquiète. Sur 5 comme sur 10 km, elle n’avait pas obtenu les résultats qu’elle escomptait, elle, cheffe de file d’une eau libre italienne florissante et qui, à Barcelone, sentait la déconfiture: les deux fois, ç’avait été la même chose; dans le coup jusqu’avant le sprint, il lui avait été impossible de “changer de braquet”. Là, dans les mille derniers mètres, elle a repéré ses compagnes et adversaires, Fabian qui ramait tout près d’elle, Maurer aussi. Elle ne voyait plus la redoutable Brésilienne Cunha. Mais c’est qu’elle la suivait comme un squale, planquée, collée à  »six heures », sous son battement de pieds. Alors elle a mis la gomme. Un sprint long et cruel, six cents cycles de bras, les poumons à éclater, le coeur qui dérape, les muscles qui agonisent. Vai, Grimaldi, vai! Mais les autres ont compris que les vingt-quatre kilomètres accomplis n’auront aucun sens si celui qui commence n’est pas maîtrisé, que maintenant LA course démarre… Et c’est l’arrivée, le sprint dans le sprint, la touche dans une sensation d’égarement. Elle regarde le tableau. Il indique que Maurer, l’inusable Allemande, championne du monde 2006, 2009, toujours là à 38 ans, a gagné.

Médaillée. Argent content. Sa seule préoccupation, son urgence, c’est maintenant de sortir de l’eau, oxygénée ou pas. En s’approchant, légèrement titubante, de la zone mixte où une triple population – athlètes, public et media – se donne rendez-vous, elle prend conscience que quelque chose est en train de se passer. Elles rencontre les visages des fans italiens, des gens de l’équipe nationale, et ces visages exultent. Que serait-ce si elle avait gagné?

Elle n’interprête pas clairement ces expressions, un peu trop joyeuses à son goût. Il y a des attitdes pour la « gagne », d’autres pour une médaille, ce n’est pas la même chose. Et elle a vu, sur l’écran géant, qu’elle était 2e; et elle n’a pas demandé son reste; elle a mis ses sentiments au diapason « joie forte mais mesurée », celui qui convient à l’argent. L’argent qui revient au fond à la première des battues. C’est bien mais ce n’est pas un miracle. L’or, c’est un cri. L’argent, un grand sourire. Alors elle sourit, et disserte posément sur ce morceau de métal couleur d’argent, avec des mots superbes, “médaille de la tête, du coeur, des poumons et des sacrifices.”“Mais tu as gagné”, lui lancent les journalistes. Elle regarde, surprise par le verdict de la photo-finish qui fait d’elle la championne du monde. Elle n’en revient pas.
Et voilà. Martina Grimaldi, championne du monde, 5h7’19’’7. Le temps de l’Allemande Angela Maurer s’affiche, au dixième supérieur, et celui de l’Américaine Eva Fabian, à sept dixièmes. La deuxième Italienne, Alice Franco n’est que larmes et frustration. Elle est 4e à 3’’2, et n’ira pas sur le podium avec Martina, comme l’an passé, aux championnats d’Europe.

Martina avait décidé qu’elle nagerait les trois courses aux Mondiaux. “J’avais l’entraînement pour ça.” Avant la course, elle ne songeait qu’à une chose: porter en elle la carte mnémotechnique du parcours. Les hommes partaient à huit heures, les femmes quinze minutes plus tard. Lui est alors venue une image de ski. “Suivre la trace.” La trace des garçons, quinze cent mètres devant. “Suivre la trace, est ma caractéristique.” Vers la mi-course, la course s’est décantée d’elle-même. Elle est restée en sixième position, sachant qu’elle pourrait avoir sa chance dans le final. Cinq heures à penser. A se chanter ‘’Man Down’’, le tube de Rihanna (Rum pum pum pum rum pum pum pum rum pum pum pum Man Down), à se dire de ne pas refaire les erreurs des jours précédents.

DAMES.- 25 KILOMETRES.- GRIMALDI Martina, Italie, 5h7’19’’7 ; 2. MAURER Angela Alexandra, Allemagne, 5h7’19’’8 ; 3. FABIAN Eva Mariel, USA, 5h7’20’’4 ; 4. FRANCO Alice, Italie, 5h7’22’’9 ; 5. CUNHA Ana Marcela, Brésil,  5h7’23’’4 ; 6. JENNINGS Christine Elizabeth, USA, 5h7’32’’3 ; 7. DOMINGUEZ CABEZAS Margarita, Espagne, 5h11’55’’5 ; 8. KIDA Yumi, Japon,  5h16’25’’7 ; 9. SHAN Lei, Chine, 5h16’54’’3 ; 10. SOKOLOVA Alexandra, Russie, 5h18’14’’4 ; 11. DANDAN Yang, Chine, 5h19’13’’7; 12. BARROT Celia, France, 5h20’31’’8 ; 13. PEREZ Paola, Venezuela, 5h22’40’’1 ; 14. RYBAROVA Silvie, Tchécoslovaquie, 5h22’42’’4 ; 15. ARINO Julia Lucila, Argentine, 5h22’47’’ ; 16. NAVARRO Vicenia, Venezuela, 5h23’31’’8; 17. 17. WILLIAMS Nadine, Canada, 5h42’17’’9 ; 18. ROMANCHUK Xeniya, Kazakhstan,  5h43’40’’5.

Sans rivales

26 juillet 2013

Barcelone, 15emes championnats d monde

NATATION SYNCHRONISEE, BALLET D’EQUIPE (finale).-1. Russie 97.400pts (48.610+48.790) (CHIGIREVA Vlada 1994 KOLESNICHENKO Svetlana 1993 KOROBOVA Daria 1989 PATSKEVICH Alexandra 1988 PROKOFYEVA Elena 1994 SHISHKINA Alla 1989 SHUROCHKINA Maria 1995 TIMANINA Anzhelika 1989

2. Espagne, 94.230 (46.970+47.260) (BASIANA CANELLAS Clara 1991 CABELLO RODILLA Alba 1986 Ona CARBONELL BALLESTERO 1990 CRESPI JAUME Margalida 1990 HENRIQUEZ TORRES Thais 1982 11

3. Ukraine 93,640pts (46,670+46,970) (ANANASOVA Lolita 1992 GRECHYKHINA Olena 1991 KLYMENKO Ganna 1992 SABADA Oleksandra 1991 SADURSKA Kateryna 1992 SAVCHUK Anastasiya 1996 VOLOSHYNA Anna 1991 ZOLOTAROVA Olha 1994).

4. Japon, 91,950pts (45,920+46,030) (ADACHI Yumi 1989 HAKOYAMA Aika 1991 ITOYAMA Mayo 1991 KAZUMORI Hikaru 1994 ITSUI Risako 1993 NAKAMAKI Kanami 1992 NAKAMURA Mai 1989 SUGIYAMA Misa 1990).

5.  Italie, 89,840pts (45,030+44,810) (BOZZO Elisa 1987 CALLEGARI Beatrice 1991 CATTANEO Camilla 1990 FLAMINI Manila 1987 LAPI Giulia 1985 PERRUPATO Mariangela 1988 SCHIESARO Dalila 1987 SGARZI Sara 1986 DEIDDA).

6. Canada, 88,620pts (44,240+44,380) (GILL Sandy 1989 ISAAC Chloe 1991 KOPCIK Emilia 1993 LECLAIR Stephanie 1990 MIKELBERG Lisa 1989 MORIN MarieLou 1990 SIMONEAU Jacqueline 1996 THOMAS Karine 1989).

7.. FRANCE, 87,080pts (43,230+43,850) (ANNEQUIN Marie 1992 AUGE Laura 1992 CHARBONNIER Maeva 1991 CHRETIEN Margaux 1992 JOUVENEZ May 1994 KAUTZMANN Chloe 1991 PONTAT Lauriane 1992 RICHAUD Lisa 1994)

8. Grèce 85,060pts (42,320+42’740) (ALZIGKOUZI KOMINEA Maria 1995 BACHTSEVANIDOU 1994 GIALIDI Evangelia 1994 GKEORGKIEVA Giana 1997 KAFETZI Vasiliki 1995 KOUTIDI Evangelia 1995 PAPAZOGLOU Evangelia 1995 PLATANIOTI Evangelia 1994

9. Mexique 84,430pts (41,920+42510) ACHACH RAMIREZ Karem 1991 ARREOLA DELGADILLO 1988 CIFUENTES CASTRO 1987 DELGADO PLANCARTE 1987 DIOSDADO GARCIA Nuria 1990 JIMENEZ GARCIA Joana 1993 RIOS CASTILLO Sofia 1991 RODRIGUEZ RUBIO Luisa 1994

10. Brésil, 83,520pts (41,650+41,870) ;  BORGES Luisa 1996 BRUNO Maria 1992 FIGUEIREDO Gabriella 1992  GONCALVES Jessica 1993 MICUCCI Maria Eduarda 1995 MOLINOS Lorena 1991 NOGUEIRA Pamela 1988 STEPHAN Giovana 1990

11. Suisse, 82,680pts (40,750+41,930) ; (FISCHER Pamela 1988 GIGER Sophie 1995 KRAUS Sascia 1993 NYFFELER Anja 1992 NYFFELER Sara 1995 QUINCHE Isabelle 1988 WIDMER Giordana 1995 WUNDERLIN Matilda 1993) ;

12. Grande-Bretagne, 82,570pts (40,920+41,650) (BAKER Yvette 1991 BOWES Lucy 1998 CAMPBELL Amy 1997 CLARK Katie 1994 COWIE Jodie 1997 LUCASS Victoria 1990 RANDALL Asha 1990 WILSON Samantha 1994.

He Chong se bonifie en vieillissant

26 juillet 2013

Barcelone, 15eme championnats du monde

He Chong a remporté à 26 ans le plongeon de tremplin à 3 mètres des championnats du monde. Toujours sur la touche, le Chinois, râblé, solide, aux cuisses puissantes, est le champion olympique 2008, le champion du monde 2009 et 2011 de la discipline, et le 3e des Jeux de Londres, l’an passé, derrière Sakharov, qui s’est défait ici en éliminatoires, et Qin Kai, ici 5e.

MESSIEURS.- TREMPLIN 3 METRES (Finale). 1 HE Chong, Chine, 544,95pts; 2. Evgeny KUZNETSOV Russie, 508pts ; 3 Yahel CASTILLO, Mexique, 498,30pts ; 4. Illya KVASHA, Ukraine, 494,10pts ; 5. QIN Kai, Chine, 473,25pts ; 6. Javier ILLANA GARCIA, Espagne,  468,15pts ; 7. Patrick HAUSDING, Allemagne, 445,75pts ; 8 Sho SAKAI, Japon, 433,40pts ; 9. Constantin BLAHA, Autriche, 429,45pts ; 10. Oleksandr GORSHKOVOZOV, Ukraine, Ukraine, 425,85pts ; 11. Grant NEL, Australie, 420,75pts ; 12. Kristian IPSEN (USA), 413.35.

Yannick Agnel, mais bien sûr

26 juillet 2013

Barcelone, 15emes championnats du monde

Le 30 mai dernier, nous avions écrit ici même que Yannick Agnel avait encore des chances de nager, et de bien nager, dans les courses individuelles des championnats du monde de Barcelone. Pourtant, l’intéressé avait barré d’une croix sa participation à toute épreuve autre que les relais. Avoir manqué une vingtaine de jours d’entraînement était certes dommageable, écrivions-nous, mais pas au point de condamner définitivement le champion olympique de Londres. S’il avait été capable de gagner le 200 mètres des championnats de France alors qu’il souffrait d’une grippe intestinale devant un client de la dimension qu’a atteint aujourd’hui Jérémy Stravius, il pouvait se sortir de la situation dans laquelle il se trouvait à deux mois de la finale mondiale.

Avoir repris le chemin de la piscine d’abord à Nice, puis aux USA, à Baltimore, auprès de Bob Bowman, avoir réalisé des entraînements de qualité, avoir échangé avec le coach de Michaël Phelps a rendu à l’ex-Nîmois, toujours Niçois et nouveau Baltimorian sa confiance en lui. Bowman lui a redonné l’envie de jouer avec la natation. Va-t-il devenir le champion du monde 2013 du 200 mètres ? Pesons le pour et le contre.

IL NE PEUT PAS LE FAIRE

A l’impossible nul n’est tenu. Agnel a coupé dans sa préparation au plus mauvais moment. S’il avait pris de longues vacances, comme Lochte ou Sun Yang, juste après les Jeux, il aurait pu effectuer un retour graduel, se qualifier puis monter en puissance à l’approche des Mondiaux. Un peu comme tout le monde, Agnel croit que Bowman est un sorcier parce que Phelps… Mais qui parle des échecs de l’enchanteur de Baltimore, qui avait raté Hoff en 2008 et a raté cette année Allison Schmitt, disparue corps et biens aux championnats US d’Indianapolis sans aucune explication ? De toutes façons, en natation, on ne peut plus se permettre de ne pas nager pendant trop de temps, il y a trop de paramètres à reconstruire, physiologiques, techniques, le toucher de l’eau… En outre il faut passer par les séries, les demi-finales, et reproduire une troisième course à fond en l’espace de deux jours. Sun l’a bien compris, il avait coupé lui aussi au plus mauvais moment et il a scratché le 200m. Lochte s’est qualifié mais aux championnats des Etats-Unis, on n’a pas adopté le système des demi-finales, il a donc économisé une course. Il en ira différemment à Barcelone. Pour gagner, il faudra avoir la « caisse », donc ou Izotov, leader cette année, ou Stravius, ou Fraser-Holmes, l’Australien, à la résistance de « quatre nageur » doivent être les favoris.

IL PEUT LE FAIRE.

Nous sommes en année post-olympique et on n’a pas vu de grosses performances sur 200 mètres cette saison. Le Chinois Sun Yang, qui a connu exactement les mêmes aventures que le Français (rupture avec son entraîneur, coupure dans son entraînement), a décidé de ne pas nager le 200 mètres programmé le lendemain du 400 mètres. Mais sa coupure ne l’empêchera pas de nager très fort sur 400 et 1500 mètres. Les entraîneurs n’aiment pas que les nageurs coupent dans l’entraînement, mais du repos n’hypothèque pas forcément les performances et régénère l’athlète. Regardez les résultats de Mellouli, qui a repris l’entraînement sérieux il y a moins de six mois après avoir songé à la retraite, gagné le 5000 et fini 3e du 10.000 mètres en eau libre à Barcelone. Voyez Lochte, qui jure n’avoir virtuellement pas nagé pendant six mois et qui s’est qualifié sur cinq courses dans le championnats national le plus disputé au monde. L’échec d’Allison Schmitt n’est pas celui de Bowman, c’est celui de sa difficulté à assumer son statut olympique. Sun Yang absent du 200 mètres, c’est un candidat sérieux à la victoire qui disparait. Danila Izotov, le Russe, est le plus rapide cette saison, avec 1’44’’87. En 2010, Agnel l’a battu aux mondiaux petit bassin. Agnel et Izotov se connaissent bien. En 2011, Izotov a participé sous la supervision de Fabrice Pellerin à un camp d’entraînement à Nice, que Keith Braden a qualifié sur le site SwimSwam de « camp le plus analytique dont je n’ai jamais entend parler. »

“Les données de l’époque, ajoute Braden, montraient qu’Izotov était plus fort physiquement qu’Agnel mais la coordination et l’équilibre de nage supérieurs du Français lui promettaient un avenir plus brillant. » Le record d’Izotov, 1’43’’90, a été réussi en 2009 en combinaison de nage, et ses 1’44’’87 de 2013 ont été réalisés en départ de relais, aux Universiades. Il a été finaliste (8e) du 200 mètres des mondiaux de Shanghai en 2011 et des Jeux de Londres en 2012.

Thomas Fraser-Holmes (1’45’’79), spécialiste australien du 400 mètres quatre nages, a reporté ses ambitions sur 200 mètres après un faux départ qui l’a éliminé du 400 libre. Ryan Lochte ne peut être écarté mais Agnel a pris sa mesure. On ne peut écarter non plus Stravius même si l’Amiénois va un peu se disperser à Barcelone entre le dos, le crawl, le quatre nages, les relais. On va peut-être se souvenir de 2013 comme de la grande année Stravius (et Chrétien, son entraîneur). Mais une fois agités tous ces paramètres, il est difficile de ne pas compter Agnel parmi les favoris, mieux, comme LE favori !

Quand l’eau libre est trop occupée

26 juillet 2013

Barcelone, 26 juillet 2013

A l’arrivée du 10.000 mètres dames des mondiaux, mardi, la double championne du monde britannique Keri-Anna Payne, fort déçue de sa quatorzième place, s’est répandue en récriminations au sujet de certains aspects de la course. « Tout s’est bien passé jusqu’à mi-course, mais ensuite, ce fut le carnage. » Au passage d’une bouée qu’elle abordait bien placée, affirment certains privilégiés qui ont pu admirer les ralentis de l’action, elle sortit loin derrière, comme avalée puis recrachée par  un peloton compact composé essentiellement de coudes, de genoux, de pieds.

Notre confrère Craig Lord (sur le site SwimVortex) s’est élevé contre les exactions impunies des épreuves d’eau libre. Au banc des accusées de pratiquer ce genre de manoeuvres musclées, les deux premières de la course, brésiliennes, étaient plutôt bien placées. Elles-mêmes ont (ingénument) avoué qu’au moment du sprint, elles avaient fait barrage afin d’empêcher qui que ce soit d’autre de passer.

Ce qui parait de bonne guerre. En revanche, il n’est guère douteux qu’une certaine violence puisse se manifester dans les courses en eau libre. On n‘y trouve pas de lignes, et il faut apprendre à nager droit, ou négocier les bouées, une gageure quand un paquet de nageurs arrivent ensemble et que chacun essaie en même temps de couper ‘’à la corde’’ sans se laisser enfermer. Donc il arrive qu’il  y ait des frottements, comme en demi-fond (course à pied) ou en cyclisme. Le problème dans l’eau c’est que ces violences, souvent perpétrées en-dessous de la ligne de flottaison, restent invisibles. L’hiver dernier, David Aubry, l’un des espoirs de la longue distance française, était en train d’attaquer aux championnats d’Europe juniors, mais l’Anglais de service ne lui en a pas laissé l’occasion. Un coup de ciseau dans un genou a mis fin à sa saison !

Les récriminations de Payne représentent le genre de discours classique qu’on entend aux arrivées des courses de fond. On peut le comprendre. Dans une épreuve excessivement longue et difficile, où l’on a dû jouer avec les éléments – soleil, courants, températures, vagues – saupoudrés de joyeusetés comme des méduses sans parler de la pollution (difficile de trouver une eau propre de nos jours après un siècle de rejets industriels ou domestiques), il ne s’est pas agi de nager, il a fallu se dépêcher, aller au bout de soi même, battre l’autre. Dans ce Purgatoire aquatique, l’Enfer, c’est les autres ! Alors, à l’arrivée, en-dehors des médaillés, ça peste. Je me souviens d’un mondial où la grande Anne Chagnaud, était arrivée quatrième, et ça n’avait pas l’air de lui plaire, à la fois épuisée et fumante de rage. Après six heures et neuf secondes dans l’eau, tuméfiée de coups de soleil et boursouflée de caresses de méduses dont une ou deux avaient visité l’intérieur de son maillot, Anne avait perdu quelque peu son sens de l’humour à froid ; elle était partie dans un discours où, si je comprenais bien ce qu’elle disait, tous les éléments lui avaient été défavorables et toutes celles qui étaient arrivées avant elle étaient dopées ! Fallait attendre le retour au calme, physiquement et mentalement …

On a pu suivre les déclarations du même tonneau des concurrents battus de Barcelone, ils avaient tous non pas une excuse, mais une batterie d’excuses : l’eau est chaude, l’eau est douce, donc elle manque de portance ; elle est salée, donc elle avantage l’autre là-bas ; l’eau était plate, elle a profité aux nageurs de piscines [nageur de piscine et constituer une insulte majeure] ; elle était agitée, comment peut-on nager là-dedans ; le dessin du parcours est une hérésie ; le champ de course est trop étroit, on ne pouvait pas passer ; il est trop large ; on ne s’est pas préparés pour ce type de parcours…

A ce moment, ce n’est pas ces gens-là qui parlent, c’est toute cette tension née du combat qu’ils viennent de mener.

Mais la vérité est que les grandes distances d’eau libre ne devraient pas être inscrites dans ces décors portuaires protégés de bouées. Le génie du grand fond, c’est la traversée : aller de A à Z, distants de 5, 10 et 25 kilomètres. Quand la FINA n’avait pas encore mis le nez dans ces courses, elles respectaient la tradition du raid nautique, où le nageur rejoint le statut du héros légendaire. Le sommet fut atteint, je crois, lors d’une course, non loin d’une côte, aux USA, qu’allait remporter John Kinsella. C’était une période de migrations de thons. Les gens du cru avaient signalé aux concurrents que ces thons ne représentaient aucun danger, mais qu’ils étaient toujours suivis par les prédateurs les plus hauts placés dans la chaîne alimentaire, lesquels il convient de préciser, ne sont pas les sardines. Foin de ces salades, les nageurs se mirent à l’eau ! Et quelques coachs, dont celui de Kinsella, qui suivaient en embarcation, embarquèrent des carabines. Pendant la course,  un banc de thons passa sous les concurrents. Et quelques instants plus tard, derrière eux, l’ombre massive d’un grand requin blanc glissa à l’aplomb, juste sous Kinsella, à la poursuite d’un repas plus substantiel qu’un nageur de 1,93m pour 97kg.

Bien entendu, il ne s’agit pas ici de faire l’apologie de scénarii issus des « Dents de la Mer ». Mais enfin on peut noter que le seul accident fatal à déplorer en eau libre, ces dernières années, est une crise cardiaque provoquée par une hyperthermie, dans une eau à 30°. L’eau libre ferait peut-être mieux de retrouver ses bases, sa tradition, d’une traversée en ligne droite, et d’oublier ses circuits gommeux dans des ports, des bassins d’aviron… Là, on aura moins de close-combat, et plus de nage… libre.