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Missy Franklin écrase la concurrence

3 août 2013

Barcelone, 15emes championnats du monde

Solo de Missy Franklin, très vite esseulée. Depuis les Jeux olympiques, aucune rivale ne s’est présentée, une Kristy Coventry, une Margaret Hoelzer. Ce n’est pas que les autres ne sont pas bonnes, elles excellent. Mais pas à son niveau ! Et l’avenir parait dégagé. Hocking et Caldwell, qui l’accompagnent à Barcelone sur le podium sont déjà trop aguerries pour espérer effectuer des progrès nécessaires pour la menacer à l’avenir, et Katinka Hosszu est d’un talent monstre mais se disperse…Et on dirait que Pellegrini, à peine goûté au dos, va revenir en crawl. Non, il reste cette Daria Ustinova, pas encore quinze ans (elle est née le 29 août 1998), 2’8 »69 ici, soit plus rapide que Missy à son âge. Mais la Russe traîne, hélas, déjà une inquiétante histoire de dopage dont on espère qu’elle n’est qu’un bête épisode médicamenteux ! A voir.

Le 200 mètres est sa distance reine, à Missy, et le dos sa nage forte. Rien ne lui résiste, d’entrée. Gros premier 50 mètres, déjà une longueur de corps d’avance, 29’’55 contre 30’’70 à Caldwell, la Canadienne qui va battre et rebattre son record canadien, mais a déjà sa tête à hauteur du battement de Franklin. Ensuite, celle-ci enquille la meilleure deuxième, la meilleure troisième, la meilleure dernière longueur : 31’’38, 31’’84, 31’’99. A l’arrivée, record des championnats. Ça lui fera sa cinquième médaille d’or des mondiaux.

DAMES.- 200 METRES DOS.- (Finale).- 1. FRANKLIN Missy, USA, 2’4’’76 (29.55, 1:0.93, 1:32.77) ; 2. HOCKING Belinda, AUS,  2:6.66 (30.85, 1:2.47, 1:34.65); 3. CALDWELL Hilary, CAN, 2:6.80 (30.70, 1:2.23, 1:34.56); 4. ZEVINA Daryna, UKR, 2:8.72; 5. PELTON Elizabeth, USA, 2:8.98; 6. HOSSZU Katinka, HUN, 2:9.08; 7. RUSSELL Sinead, CAN, 2:10.46; 8. USTINOVA Daria, RUS, 2:11.30 (2’8 »69 en séries, 2’9 »08 en demi-finale).

Coup d’Etat à Barcelone : Manaudou renversé, Cesar Imperator

3 août 2013

Barcelone, 15emes championnats du monde

Florent Manaudou a une grande sœur, laquelle lui a donné un grand frère. Bousquet. En un an il est passé de la ligne huit à la quatre. 1er en séries, 1er en demi, alors bien entendu la machine à positiver se met en marche. Chronique d’une victoire annoncée. Bon, ça ne se passe pas comme ça. Pourquoi j’aime voir nager le 50 mètres ? Parce que c’est un feu d’artifice, totalement imprévisible, cela amplifie le caractère d’aléa du sport, dont trop de gens veulent faire une science exacte. Pourquoi je déteste le 50 mètres ? Parce que c’est un court-circuit, totalement aléatoire, donc totalement injuste, où tout se joue trop vite, dans une logique par trop incertaine. Pas de stratégie, un emballement quasi-animal, un enchaînement de mouvements instinctifs, comme achevé avant même de commencer… Rien à goûter, rien qu’un mascaret qui avance, une éjaculation précoce.

Bon, retournons à Barcelone, racontons : départ un peu foiré de Manaudou, et… c’est fini. Scotché à l’arrière de ce torrent humain. Punition à l’arrivée. Qui c’est qui gagne ? C’est Cesar, Cesar Imperator, et comment, troisième titre mondial consécutif, 2009, 2011, 2013, il va encore pleurer sur le podium où il s’est fait couronner à répétition. Il y a vingt siècles, Néron recueillait ces fruits de ses émotions dans des fioles lacrymatoires. Cesar les disperse à l’écoute de l’hymne brésilien, quel gâchis. Florent 5e, Bousquet 8e, la Marseillaise repassera. Pas sympa les gars, vous auriez dû tout faire pour éviter des émotions et ces déluges lacrymaux à Cesar qui vont finir par lui faire du mal.

Tout a basculé tellement vite. Florent semblait bien dans sa glissée sous-marine, mais sa reprise de nage, oups ! Joué, perdu. Après ça, désabusé mais lucide, il trouve les mots qui conviennent : « je n’étais pas trop crispé, mais ça n’a pas marché et voilà ! On apprend bien plus d’un échec que d’une victoire » Bousquet, lui, question d’âge sans doute, parle de récupération : « la course d’hier a laissé trop de traces, je sentais qu’il manquait quelque chose. » Et Cesar Cielo, larmes séchées, affirme : « c’est mon 1er pas vers les Jeux olympiques de Rio. » Allons bon, Manaudou et Bousquet vont l’avoir entre les pattes pendant un certain temps !!

 

MESSIEURS.- 50 METRES.- (Finale).-1. CIELO FILHO Cesar, BRA, 21.32; 2. MOROZOV Vladimir, RUS, 21.47; 3. BOVELL George Richard, TRI, 21.51; 4. ADRIAN Nathan, USA, 21.60; 5. MANAUDOU Florent, FRA, 21.64; 6. ERVIN Anthony, USA, 21.65; 7. SCHOEMAN Roland, RSA, 21.85; 8. BOUSQUET Frédéric, FRA, 21.93.

Sur 800 comme sur 1500 mètres, c’est Ledecky devant Friis

3 août 2013

Barcelone, 15emes championnats du monde

La lotte commune est, on le sait, un poisson d’eau douce très recherché. Lotte Friis en est une variante d’origine danoise, remarquable par son endurance, qu’on trouve actuellement dans les eaux niçoises, où l’élève, dans un aquarium de 50 mètres un fameux éleveur nommé Fabrice Pellerin.

On ne savait rien sur l’endurance des lottes en général, mais la Lotte Friis, je vous jure, c’est quelque chose. Ce qu’elle a fait dans le 800 mètres des mondiaux de Barcelone, face à Katie Ledecky (qui évoque le brochet plus que la lotte), est un mélange admirable de courage et d’intelligence. Comme le soulignait Philippe Lucas sur la 2, elle n’avait pas d’autre choix que de durcir la course à mort pour essayer de déstabiliser Ledecky.  Mais sa seule vraie chance venait dans une certaine usure de l’Américaine, qui a beaucoup nagé toute la semaine. Le courage de Lotte n’a pas suffi, Barracuda Ledecky n’a montré aucun signe de fatigue, et a fait ce qu’elle pouvait faire de mieux : attendre. D’autant que Lotte ne badinait pas, et l’emmenait dans le rythme du record du monde… Tellement plus rapide que Lotte, et à peine moins endurante, Ledecky base sa supériorité sur la Danoise dans sa capacité de nager tant qu’elle le veut à l’économie avec un battement de jambes minimum, trainant, et de changer de rythme à volonté, en ‘’mettant le battement’’ et en ‘’durcissant’’ le rythme des bras. C’est ce changement de braquet qui manque à Friis. Je ne sais si la comparaison est judiciese, mais c’est comme si Ledeckyy disposait d’un réacteur supplémentaire, une post-combustion qu’elle déclenche pour le sprint tandis que Friis doit compter sur son moteur classique du début à la fin de son effort. Battue plus tôt dans la semaine par Ledecky sur 1500m, et compte tenu de leurs qualités respectives, la Niçoise ne pouvait qu’être encore moins susceptible de la déborder sur 800 mètres, le pronostic lui étant de moins en moins favorable à mesure que la distance diminue !

Lotte ne s’en est pas  laissé compter, elle a tenté le coup en grande championne, et elle a sans doute beaucoup moins perdu qu’il ne parait. Car si Ledecky l’a déposée après les 650 mètres, le panache de Lotte l’avait mise à l’abri d’une série d’expertes de l’emballage final qui auraient bien aimé se trouver  »dans sa roue » à cent mètres du mur. L’avance de 2’’13 sur Boyle que Friis engrangea dans son premier 400 mètres se retrouva presqu’exactement à l’arrivée (2’’26). Cela vaut mieux pour elle que d’avoir à la battre au sprint. Quoiqu’il en soit, à la fin de sa semaine, la Lotte à la sauce Pellerin compte deux médailles d’argent mondiales, et n’a donc pas perdu son année d’exil niçois ! Friis a approché son record européen, 8’15’’92, également en combinaison, et là encore il s’agit d’un progrès qu’on ne peut ni quantifier, ni ignorer. En revanche, Friis a nagé bien mieux qu’à Londres, 8’21’’89 en séries et 8’23’’86 en finale.  

Et Ledecky ? À l’issue de son succès tactique, l’Américaine a battu le record mondial, que Rebecca Adlington, vêtue d’une combinaison, avait amené à 8’14’’10 à Pékin. Un progrès symbolique, Katie nageant 8’13’’86, mais beaucoup plus important qu’il n’en a l’air. Ledecky est la grande nageuse de notre temps. Et elle n’a que seize ans.

 DAMES.- 800 METRES DAMES. Finale.- 1. LEDECKY Katie, USA, 8’13’’86 (record du monde) (50m 28.53,59.04, 2:1.23, 3:3.90, 4:6.44, 5:8.72, 6:11.03, 7:13.12); 2. FRIIS Lotte, DEN, 8:16.32 (28.51, 59.23, 2:1.07, 3:3.18 , 4:5.24, 5:7.63, 6:10.68, 7:13.69); 3. BOYLE Lauren, NZL, 8:18.58 (28.59, 59.24, 2:1.55, 3:4.20, 4:7.37, 5:10.32, 6:13.24, 7:16.47); 4. KAPAS Boglarka, HUN, 8:21.21; 5. BELMONTE GARCIA Mireia, ESP, 8:21.99; 6. SUTTON Chloe, USA, 8:27.75 ; 7. PINTO Andreina, VEN, 8:29.37 ; 8. DE MEMME Martina, ITA, 8:37.29.

Cochrane tient-il sa chance contre l’empereur de Chine ?

3 août 2013

Barcelone, 15emes championnats du monde

Les trois premiers des séries de la course des inoxydables appartiennent à trois séries différentes, mais déjà Sun Yang a écopé du meilleur temps. Le Chinois, qui avait nagé de concert avec l’espoir italien Gregorio Paltrinieri s’était contenté d’une ébauche de ses fameux sprints terminaux afin de montrer à son jeune rival qui était le patron. Ce faisant, il passait in extrémis les performances des vainqueurs des deuxième et troisième séries, le Canadien Ryan Cochrane, son éternel et malheureux adversaire habituel, et l’Américain Connor Jaeger. Parmi les recalés des séries, le Tunisien Mellouli, qui a raté le « cut » de plus de sept secondes.

Bien entendu, on ne voit pas qui pourrait battre Sun sur 1500 mètres, en finale, demain. Encore que, compte tenu des circonstances, Cochrane pourrait faire l’affaire. C’est le moment où jamais. La saison de Sun Yang a été troublée par son désir de s’émanciper de son entraîneur et de souffler après des années d’une discipline de fer. Il a coupé dans son entraînement; cela ne l’a pas trop affecté dans son 400 mètres et dans son 800 mètres. Cela a même paru  lui bénéficier sur 200 mètres, où il a signé, dans le relais chinois en finale, le 200 mètres lancé le plus rapide de l’histoire, 1’43’’16. Or, en raison même de cet exploit, on constate que Sun est plus vite qu’il ne l’a jamais été sur 200 mètres, à peine inférieur à sa valeur sur 400 mètres, et encore un peu moins bien sur 800 mètres. Sun a laissé Cochrane à 3’’4 sur 400 mètres,  et à 2’’4 sur 800 mètres. Prolonger la courbe de leurs performances respectives sur 1500 mètres pourrait bien donner un résultat étonnant. Restent deux questionnements : un, Sun a-t-il nagé à sa main, ou à son maximum sur 800m – et c’est dans ce dernier cas seulement qu’il serait prenable par Cochrane sur 1500m ; deux, est-ce que Cochrane aura le front d’attaquer le Chinois d’entrée, de chercher à démolir ses capacités de finisseur en réalisant une course record, du début à la fin ? Rien n’est moins sûr. Aux Jeux de Londres, Yang avait devancé Cochrane de 8’’6. C’est un écart dont le seul souvenir peut être intimidant! C’est en ce sens que la natation peut devenir un jeu mental…

MESSIEURS.- 1500 METRES.- (Séries).- 1. SUN Yang, CHN, 14:54.65; 2. COCHRANE Ryan, CAN, 14:55.15; 3. JAEGER Connor, USA, 14:56.62 ; 4. PALTRINIERI Gregorio, ITA, 14:57.15 ; 5. JOENSEN Pal, 1990, Feroë, 14:57.76 ; 6. HARRISON Jordan, AUS, 14:58.62 ; 7. MCBROOM Michael, USA, 14:59.73 ; 8. FOGG Daniel, GBR, 15:0.48 ; 9. HIRAI Ayatsugu, JPN, 15:3.45 ; 10. SAWRYMOWICZ Mateusz, POL, 15:6.45 ; 11. MELLOULI Oussama, TUN, 15:7.89 ; 12.exaequo, MIYAMOTO  Yohsuke, JPN, et. GYURTA Gergely, HUN, 15:9.21; 14. FURTEK Pawel, POL, 15:13.88 ; 15. KOSKI Matias, FIN, 15:13.97 ; 16. SANCHEZ TORRENS Marc, ESP, 15:13.98 ; 17. BROWN Devon Myles, RSA, 15:14.51 ; 18. FROLOV Sergii, UKR, 15:17.47 ; 19. DETTI Gabriele, ITA, 15:18.04; 20. NAGY Richard, SVK, 15:22.20.

Jessica Hardy s’est fait piquer ses économies!

3 août 2013

Barcelone, 15emes championnats du monde

Et voila Jessica Hardy qui vient de se faire barboter son 2eme record du monde de brasse de la semaine par une camarade indélicate; en sa présence s’il vous plait, jusqu’où va l’impudence! D’abord Meilutyte qui avait fait un sort à son temps du 100 mètres, et maintenant Julia Efimova qui raccourcit de deux centièmes la ‘’marque’’ du 50 mètres qui lui appartenait.

C’est le troisième record du monde féminin en brasse qui est exécuté en qualifications à ces championnats du monde de Barcelone, sans qu’on puisse en donner la vraie raison. Retard en valeur des records qui se comble? Evolution de la technique d’une nage qui se cherche toujours un peu à la limite des règlements? Ou émergence d’une génération de filles extrêmement douées? Le record de Meilutyte lui avait porté chance, puisqu’elle a enlevé le titre. En revanche, la Danoise Rikke Moller Pedersen a été plus mal servie, puisqu’elle a été battue en finale du 200 mètres brasse par… Efimova qui se trouve en passe de rafler le 50 mètres après avoir conquis le 200 mètres en ayant été devancée sur la distance intermédiaire. Mais l’affaire ne sera pas simple pour la Russe, avec Jessica Hardy et Meilutyte très proches…

DAMES.- 50 METRES BRASSE.-(Séries).- 1. EFIMOVA Yuliya, RUS,29.78 (record du monde ; ancien Jessica Hard, 29’’80) ; 2. HARDY Jessica, USA, 29.99; 3. MEILUTYTE Ruta, LTU, 30.07 ; 4. LARSON Breeja, USA, 30.46 ; 5. JOHANSSON Jennie, SWE, 30.55 ; 6. LIVER Mariia, UKR, 30.68 ; 7. CHOCOVA Petra, CZE, 30.77 ; 8. NIJHUIS Moniek, NED, 30.82 ; 9. DOYLE Fiona, IRL, 30.93 ; 10. ATKINSON Alia, JAM, 31.12 ; 11. GARCIA URZAINQUI Marina, ESP, 31.22 ; 12. PEDERSEN Rikke Moller, DEN, 31.23 ; 13. EJDERVIK Rebecca, SWE, 31.39 ; 14.HE Yuzhe, CHN, 31.46 ; 15. MARSHALL Samantha, AUS, 31.49; 16. LUTHERSDOTTIR Hrafnhildur, ISL, 31.50.

Orchekowski le ‘’brazuca’’ domine en séries

3 août 2013

Barcelone, 15emes championnats du monde

Daniel Orzechowski, un Brésilien au nom polonais, né à Joinville, pas celui de France, mais de l’état de Santa Catarina, est un exposant du sprint dont les Brésiliens semblent s’être faits une spécialité dans tous les styles. Il fait très court, dans l’esprit Brazuca (« Où en est l’économie ? – à utiliser le papier toilette des deux côtés »), nageant sur le dos parce qu’il dort beaucoup mieux dans cette position, et… est très fort jusqu’aux 50 mètres, mais déjà un peu moins bon entre le cinquante et le cinquante et un. Sur 100 mètres dos, il évolue entre la 21e place (à Barcelone) et la 28e (aux Jeux olympiques de Londres). Ce super-spécialiste qui se noierait sans doute s’il devait traverser le fleuve Llobregat sous le pont barcelonais de Calatrava, devance quelques vrais nageurs, comme Wildeboer Faber, les Français Jérémy Stravius (3) et Camille Lacourt (7), les Américains Plummer et Grevers.

MESSIEURS 50 METRES DOS.- (Séries). -1. ORZECHOWSKI Daniel, BRA, 24.67; 2. WILDEBOER FABER Aschwin, ESP, 24.72; 3. STRAVIUS Jeremy, FRA, 24.79; 4. ZANDBERG Gerhard, RSA, 24.85; 5. PLUMMER David, USA, 24.91; 6. LIJESEN Bastiaan, NED, 24.94; 7. LACOURT Camille, FRA, 24.97; 8. BARNEA Guy Marcos, ISR, 25.01; 8. SUN Xiaolei, CHN, 25.01; 10. GREVERS Matt, USA, 25.08; 11. SOLLI Lavrans, NOR, 25.15; 12. KOPELEV Jonatan Josef, ISR, 25.17; 13. DELANEY Ashley, AUS, 25.36; 14. SANKOVICH Pavel, BLR, 25.40; 15. GRABRICH Federico, ARG, 25.44; 16. RANDO GALVEZ Juan Miguel, ESP,25.52.

Les sœurs Campbell à l’assaut du sprint

3 août 2013

Barcelone, 15emes championnats du monde

Séries très australiennes, avec un côté affaire de famille pour les Campbell, Cate, déjà couronnée sur 100 mètres et la petite sœur Bronte, de deux ans sa cadette mais qui va déjà diablement vite. Entre les deux, Francesca Halsall qui va tenter un baroud d’honneur pour une « Royal Navy » en piteux état. Ranomi Kromowidjojo a perdu un peu plus de sa superbe olympique. Manque à l’appel la Niçoise Anna Santamans, dont la conduite en compétition internationale est exemplaire, ainsi aux Jeux olympiques de Londres l’an passé, et dont les 24’’81 réussis également en grande compétition aux Universiades de Kazan n’auraient pas été ridicules ici à Barcelone.

DAMES.- 50 METRES.- (séries).- 1. CAMPBELL Cate, AUS, 24.27; 2. HALSALL Francesca 1GBR 24.60; 3. CAMPBELL Bronte, AUS, 24.65; 4. KROMOWIDJOJO Ranomi, NED, 24.68; 5. BRANDT Dorothea, GER, 24.78; 6. VAN LANDEGHEM Chantal, CAN, 24.89; 7. MANUEL Simone, USA, 24.93; 8. SJOSTROM Sarah, SWE, 24.99; 9. COUGHLIN Natalie, USA,25.; 10. POON Cheuk Yuen Victoria, CAN, 25.01 ; 10. URBANCZYK Aleksandra, POL, 25.01 ; 12. OTTESEN GRAY Jeanette, DEN, 25.04; 13. VANDERPOOLWALLACE, BAH, 25.15; 14. HEEMSKERK Femke, NED, 25.19; 15. SEPPALA HannaMaria, FIN, 25.20; 16. BLUME Pernille, DEN, 25.23.

Relais 4 fois 200m: USA, Russie, Sun Yang, France dans l’ordre

2 août 2013

Barcelone, 15e championnats du monde

Enfin, la Russie a été à la hauteur de la grande natation qu’elle nous a évoquée pendant toute la saison, et enlevé l’argent derrière des Américains vainqueurs mais pas intouchables comme ils l’ont été en d’autres circonstances dans ce relais quatre fois 200 mètres des mondiaux de Barcelone. Elle a été lancée par un Izotov énergique et souverain, qui a su répondre au défi d’Agnel, et toucher avant lui. Et les Français ? Ils avaient eu la chance, l’an passé, aux Jeux de Londres, de disposer justement d’un très grand Agnel. Là, Agnel a été grand dans sa course, un peu moins dans le relais, un peu « rentré dans le rang », il a payé sa saison incomplète. Et il n’avait pas, comme Ryan Lochte, une nouvelle fois impeccable, trois autres nageurs de sa valeur pour l’épauler, et relancer. Le grand exploit chronométrique a été réussi par le Chinois Sun Yang, 1’43’’16 lancé, et qui a chapardé le bronze à un Stravius impeccable mais dépassé par le meilleur nageur de demi-fond de notre temps. L’an passé, Agnel avait nagé 1’43’’24 lancé, autant dire que Sun Yang a été sensationnel. Son exploit tend à démontrer une nouvelle fois que malgré les modes, la meilleure façon d’organiser le relais consiste à placer le nageur le plus fort à la fin.

MESSIEURS.- 4 FOIS 200 METRES.- Finale.– 1. Etats-Unis, 7:1.72 (DWYER Conor, 1:45.76; LOCHTE Ryan, 1:44.98; HOUCHIN Charles Gipson, 1:45.59; BERENS Ricky 1:45.39) ; 2. Russie, 7:3.92 (IZOTOV Danila, 1:45.14, LOBINTSEV Nikita, 1:46.23, LOBUZOV Artem, 1:46.16, UKHORUKOV Alexander, 1:46.39) ; 3. Chine, 7:4.74 (WANG Shun, 1:47.41, HAO Yun, 1:47.25, LI Yunqi, 1:46.92, SUN Yang, 1:43.16) ; 4. FRANCE, 7:4.91 (AGNEL Yannick, 1:45.44, BOURELLY Lorys, 1:47.45, MALLET Gregory, 1:46.61, STRAVIUS Jeremy, 1:45.41); 5. Japon, 7:4.95 (HAGINO Kosuke, 1:45.93, SOTODATE Sho, 1:46.74, KOBORI Yuki, 1:46.69, MATSUDA Takeshi, 1:45.59); 6. Allemagne, 7:10.07 (RAPP Clemens, 1:47.80,  DEIBLER Markus, 1:48.63 ; COLUPAEV Dimitri, 1:47.66; LEBHERZ Yannick, 1:45.98); 7. Belgique, 7:11.15 (SURGELOOSE Glenn, 1:48.45, VANLUCHENE Emmanuel, 1:48.09; DEKONINCK Dieter, 1:46.91, TIMMERS Pieter, 1:47.70); 8 Grande-Bretagne, 7:12. GUY James, 1:47.19, RENWICK Robert, 1:46.86; SCOTT Jak, 1:48.31, WALSH Joshua, 1:49.64)

Daniel Gyurta, l’homme qui arrive à l’heure

2 août 2013

Barcelone, 15e championnats du monde

La brasse japonaise est la meilleure du monde. La preuve : c’est un Japonais, Akihiro Yamaguchi, qui détient le record du monde. Mais elle n’est pas la meilleure du monde aujourd’hui. Yamaguchi et son compatriote  Ryo TaTeishi, ont fini 7e et 8e. En revanche, le Magyar Daniel Gyurta a la saine habitude de se laisser oublier toute l’année et de surgir comme un diable de sa boîte quand le jeu en vaut la chandelle (Jeux olympiques, championnats du monde et d’Europe). Alors ça fait champion du monde 2009, 2011 et 2013, champion olympique 2012, champion d’Europe 2010 et 2012. A part les Jeux olympiques 2008, où il a fini 4e, il n’a pas raté grand’ chose. Et cette fois encore, Gyurta est arrivé à l’heure. Il a été le plus en forme, le plus régulier dans sa course, terminée par une longueur autoritaire, en 32’’36, noyant les espoirs de Koch, l’Allemand, épatant de santé depuis les séries qu’il a dominées en 2’9’’39, pendant les demi-finales où le résultat, Gyurta, 2’8’’50, devant Koch, 2’8’’61, annonçait la finale. Parmi les déçus, les Britanniques, Willis et surtout Jamieson, dont on attendait merveille, de l’autre côté de la Manche, où l’on doit faire grise mine. La natation britannique, basée sur les gains du Loto sportif, doit être la plus riche du vieux continent, et peut-être du monde, mais pour ce qui est du secret des perfs, il a dû se perdre dans le Channel.  

MESSIEURS. 200 METRES BRASSE.- FINALE.- 1 GYURTA Daniel, HUN, 2:7.23 (record d’Europe et des championnats)  (29.35, 1:02.54, 1:34.87) ; 2. KOCH Marco, GER, 2:8.54 ; 3. MATTSSON Matti, FIN, 2:8.95; 4. WILLIS Andrew, GBR, 2:9.13; 5. JAMIESON Michael, GBR, 2:9.14; 6. SINKEVICH Viatcheslav, RUS,  2:9.34; 7. YAMAGUCHI Akihiro, JPN,  2:9.57; 8. TATEISHI Ryo, JPN, 2:10.28.

A Efimova le titre, à Pedersen le record

2 août 2013

Barcelone, 15e championnats du monde

C’était le duel annoncé. Hier, première demi-finale : la Danoise Rikke Moller Pedersen bat le record du monde du 200 mètres brasse dames. 2’19’’11. Cinq minutes plus tard, la Russe, Julia Efimova, tente manifestement de lui piquer son jouet. Elle n’y parvient pas, mais échoue d’assez peu, et, en 2’19’’85, approche de très près l’ancien record, 2’19’’59, réussi en finale olympique à Londres par la mythique Rebecca Soni. Que tirer de ces événements ? Que la brasse, nage à la fois très technique et très physique, mais aussi assez artificielle en raison de la codification fort compliquée qu’elle nécessite pour conserver sa nature, continue d’évoluer, puisque les records du monde ont été battus autant sur 100m par Ruta Meilutyte, que sur 200m par Pedersen.

Ensuite, comment ignorer que, plus d’une fois, dans la natation, un concurrent a battu un record en qualifications et a été battu en finale. En demi, Pedersen s’était élancée plus vite qu’Efimova, donc, par rapport à la Russe, elle a bâti son record dans le premier 50 mètres. En revanche, elle a un peu faibli au final. Mais elle a nagé seule, et là, il va y avoir contestation, donc risque de crispation. De plus, dans quelle mesure son record ne l’a pas troublé ? Elle a pleuré d’émotion en se rendant compte de son exploit. A-t-elle passé une bonne nuit, est-elle rasséréné, se sent-elle des responsabilités? Va-t-elle pouvoir nager pour gagner, et non pas pour ne pas être battue? Pedersen se lance encore une fois le plus vite, Efimova reste en dedans de son action. Elle revient sur la Danoise dans la troisième longueur. L’action de Pedersen s’enraie. Efimova passe, Pedersen essaie de se relancer, mais c’est fini. La Russe grignote sur son record, échoue de trois dixièmes contre le record, mais peu lui chaud : l’essentiel, c’est le titre !

 DAMES.- 200 METRES BRASSE.- Finale.- 1. EFIMOVA Yuliya, RUS, 2:19.41 (32.86, 35.44, 35.30, 35.81) ; 2. PEDERSEN Rikke Moller DEN, 2:20.08 (32.43, 35.12 35.78 36.75); 3. LAWRENCE Micah, USA, 2:22.37 (32.78, 36.12, 36.65, 36.82); 4. KANETO Rie, JPN, 2:22.96; 5. SOLNCEVA Viktoriya, UKR, 2:23.01; 6. GARCIA URZAINQUI Marina, ESP, 2:23.55; 7. FOSTER Sally, AUS, 2:24.01; 8. MCCABE Martha, CAN, 2:25.21.