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Magnussen reprend la main

1er août 2013

Barcelone, 15emes championnats du monde

Morozov est champion du monde du 75 mètres, puis il reçoit le « grand piano » sur le dos et coule. Il tourne toujours des bras aussi vite, semble-t-il, mais de mouliner ils ne prennent plus autant d’eau, il s’enraye ou plutôt il patine. Nathan Adrian, le champion olympique US, vire en seconde position. Adrian semble avoir course gagnée, mais là, Magnussen et Feigen remontent déjà, cela se joue comme toujours à rien du tout. Au milieu des lignes d’eau, c’est Magnussen qui a le dernier mot, puis, assis sur la ligne d’eau, fait des doubles biceps à la Arnold Schwarzenegger.

Magnussen a battu les deux Américains, Feigen et Adrian. En fait, il en a battu quatre. Qui sont les deux autres ?

Le premier, c’est Vladimir Morozov. C’est le bûcheron de la finale, un multi-sportif, qui a bâti ses bases dans la mère patrie, avec du basket, du volley, de l’haltérophilie et de la danse de salon ! Il s’est installé à Torrance, près de Long Beach, en Californie, à 14 ans, avec sa mère. Il songeait nager dans l’équipe US mais les formalités, trop longues, de son changement de nationalité, l’ont découragé. Une lettre de présentation de son Université de Californie du Sud (USC), lui a permis de s’aligner aux championnats de Russie. Là, depuis, il règne sur leur sprint. 47’’93 aux championnats de Russie en avril, et une énorme performance aux Jeux Universitaires à Kazan, l’équipe nationale s’étant présentée au mieux de sa forme, sur ordre du gouvernement. C’est peut-être là, avec ce gros 100m en 47’’62, qu’il est apparu comme un possible vainqueur à Barcelone tout en perdant ses meilleures chances. Morozov a fait jouer crânement, en finale, sa vitesse fabuleuse, mais a laissé tout son kérosène dans cette folie aquatique… Bon, ses chances sont intactes sur 50 mètres.

La quatrième « Américain », Marcello Chierighini, a beau être brésilien, il fait ses armes en Université US. Né en janvier 1991, 1,93m, il nage à Auburn, parmi les  »Tigers » chers à Romain Barnier ; il valait 48’’17 lancé à Londres en 2012, maintenant 48’’11 au start, (et 48’’28 en finale).

On se demande,si Fabien Gilot va améliorer sa meilleure place individuelle dans un mondial, 5e en 2011 à Shanghai ? Le Français a depuis quelques années fait évoluer sa technique, à l’imitation de Bousquet, retour bras tendu. Non, il est finalement 6e. Le gamin de la finale, Cameron McEvoy, 48’’07 aux Australiens, records 16,17,18 ans ne cesse de progresser. Il a battu un record de Ian Thorpe des 16 ans, et son registre impressionne, il fait des temps depuis 50m jusqu’à 400. Il a battu Magnussen sur 200 mètres aux championnats du Nouveau Queensland. Le voilà, à Barcelone, sous les 48’’ !

Nathan Adrian, le Champion olympique du 100m aux Jeux de Londres, en 2012, où il a devancé d’1/100e le champion du monde 2011 James Magnussen, grand favori, 47’’52 contre 47’’53. James Magnussen, énorme battant, a repris sa couronne. Il a surtout bien équilibré sa course. On peut passer cinquième au mur du virage et gagner. Il le prouve. Feigen, le Hawaien qui était l’an passé dans le relais quatre fois 100 mètres médaillé d’argent aux Jeux, est toujours abonné à l’argent. Dans le relais, où il s’est fait une nouvelle fois voler l’or par Stravius. Dans la course individuelle, derrière Magnussen le kangourou boxeur, qui, battu lui-même d’un doigt à Londres, a rendu la politesse et gagné d’une main.

MESSIEURS. 100 METRES (Finale).-1. MAGNUSSEN James, AUS, 47.71 (22’’80) ; 2. FEIGEN James, USA, 47.82 (22.91) ; 3. ADRIAN Nathan, USA, 47.84 (22.38) ;4. McEVOY Cameron, AUS, 47.88 (22.64) ; 5. MOROZOV Vladimir, RUS, 48.01 (21.94) ; 6. CHIERIGHINI Marcelo, BRA, 48.28 (22.73) ; 7. GILOT Fabien, France, 48.33 (22.96) ; 8. DOTTO Luca, ITA, 48.58 (23.32).

Le relais de tous les dangers

1er août 2013

Barcelone, 15emes championnats du monde

Les Chinoises mènent le bal dans ces séries du relais quatre fois 200 mètres, mais leur forme, jusqu’ici, n’a rien d’impressionnant. La bagarre devrait se circonscrire entre Américaines (qui se sont qualifiées avec une équipe B, à l’exception de Jordana Mattern, 4e de leurs championnats d’Indianapolis) et Australiennes, sans Palmer ni Barratt (qui, il est vrai, n’a plus sa forme d’avril dernier). Les Françaises ont pris le risque de se présenter en l’absence de Camille Muffat. L’an dernier, aux Jeux, la Niçoise, en grande forme, avait pour ainsi dire qualifié le relais par un parcours très énergique en séries, puis en finale, fait la différence qui signifiait médaille de bronze pour les Françaises. Cette fois, c’est sans la chef de file qu’elles se sont qualifiées. Après le parcours d’Isabelle Mabboux, les Françaises étaient virtuellement hors de la finale (9’), affront qu’un bon parcours de Coralie Balmy leur a évité.

DAMES. RELAIS QUATRE FOIS 200 METRES (séries).- 1. Chine, 7:52.50 (YE Shiwen 1:57.43, SHAO Yiwen 1:57.69; GUO Junjun 1:58.26, ZHANG Wenqing, 1:59.12); 2 Australie, 7:52.69 (ELMSLIE Brittany, 1:57.70, MCKEON Emma 1:58.24 MATSUO Ami 1:58.61, COUTTS Alicia1:58.14); 3. USA 7:53.03 (CHENAULT Chelsea 1:58.95, BISPO Karlee 1:57.74, DIRADO Madeline 1:58.48, MATTERN Jordan 1:57.86); 4.Espagne, 7:54.90; 5. France, 7:56.38, (BONNET Charlotte 1:58.31, LAZARE Mylene 1:59.81, MABBOUX Isabelle  2:1.14, BALMY Coralie, 1:57.12) ; 6. Canada, 7:56.64 ;  7. Japon, 7:56.86 ; 8. Italie, 7:57.41.

Le chant de Koch sera-t-il aussi beau ce soir ?

1er août 2013

Barcelone, 15emes championnats du monde

Le niveau est équivalent à celui des Jeux olympiques. Cela pourrait être un effet de la professionnalisation de la natation, un pro fonctionnant moins qu’un amateur en fonction des considération sportives qu’encadre le rythme de l’Olympiade, et étant plus sensible à des intérêts liés à sa propre carrière, voire à la date d’expiration de ses contrats. Le gros succès de ces séries est celui de Marco Koch, le champion d’Allemagne de la distance, indéboulonnable depuis 2008. L’Allemand, aux Jeux olympiques, était 11e des séries et 13e des demi-finales. La densité des performances est telle qu’en ne gagnant guère plus de 1’’22, ce Koch est devenu un produit d’exportation digne de l’industrie allemande. Mais Koch, d’avoir chanté le matin n’est assuré de rien. Il faudra réitérer en demi-finales.

En revanche, Jamieson, le médaillé d’argent des Jeux de Londres, a été méconnaissable, seulement quatrième de la quatrième série, il a évité l’élimination de fort peu. S’est-il un peu trop économisé, ou a-t-il perdu sa forme, excellente aux championnats britanniques ? A voir.

MESSIEURS 200 METRES BRASSE.- (Séries).- 1. KOCH Marco, GER, 2:9.39 ; 2. WILLIS Andrew, GBR, 2:9.91; 3. GYURTA Daniel, HUN, 2:9.94; 4. MATTSSON Matti, FIN, 2:10.16; 5. YAMAGUCHI Akihiro, JPN, 2:10.17 ; 6. TATEISHI Ryo, JPN, 2:10.41 ; 7. TITENIS Giedrius, LTU, 2:10.70 ; 8. SINKEVICH Viatcheslav, RUS, 2:10.82 ;  6. CARNOL Laurent, LUX, 2:10.94 ; 10. KLOBUCNIK Tomas, SVK, 2:11. 11. CORDES Kevin, USA, 2:11.40 ;

Lawrence Micah en clone de Rebecca Soni

1er août 2013

Barcelone, 15emes championnats du monde

Le 200 mètres brasse féminin se renouvelle fortement, au niveau des demi-finales, seulement cinq nageuses des Jeux se retrouvent au même niveau de compétition ici, pour onze nouvelles, un an après. La valeur des performances est comparable pour ce qui est des leaders, mais ensuite, on trouve moins de densité à Barcelone. Micah Lawrence comble assez bien, jusqu’ici, le départ de sa fameuse compatriote Rebecca Soni. La Danoise Pedersen la talonne comme elle avait talonné Soni l’an passé, en 2’22’’29 contre 2’21’’40, mais Lawrence a moins fait la différence. La course n’est pas gagnée.

DAMES.- 200 METRES BRASSE (séries).-1. LAWRENCE Micah, USA, 2:21.74; 2. PEDERSEN Rikke Moller, DEN, 2:22.20; 3. EFIMOVA Yuliya, RUS, 2:23.13; 4. KANETO Rie, JPN, 2:23.91; 5. GARCIA URZAINQUI Marina, ESP, 2:24.21; 6. SOLNCEVA Viktoriya, UKR, 2:24.65; 7. SHI Jinglin, CHN, 2:25.73; 8. MCCABE Martha, CAN, 2:25.91; 9. VALL MONTERO Jessica, ESP, 2:26.62; 10. LARSON Breeja, USA, 2:26.90

Tyler Clary, comme un goût de déjà vu.

1er août 2013

Barcelone, 15emes championnats du monde

Ce 200 mètres dos ressemble assez à celui des Jeux olympiques, dont neuf des seize qui atteignent les demi-finales en avaient fait de même à Londres. Le niveau technique est un peu plus faible, le dernier qualifié en 2012 nageait 1’58’’22. C’était Leonardo De Deus, le Brésilien qui a gagné une place et ne devrait pas arriver en finale, contrairement à ce qu’il a réussi à faire sur 200 mètres papillon. De Deus est un Clary au petit pied (il mesure 1,73m) qui participa à Londres aux 200m dos (finale) et 200m papillon (13e) et qui semble parti pour le même ‘’trip’’ ici. Son titre de gloire a été d’être champion panaméricain en 2011 à Guadalajara, d’être disqualifié pour « sponsor illégal » sur son bonnet, avant d’être requalifié après une bronca monstre du public et des autres nageurs. Il fut en 2011 le 2e des séries (1’55’’55) du 200 mètres papillon avant de terminer 13e des demi-finales des mondiaux de Shanghai. On retrouve d’ailleurs en foule des nageurs de 200 mètres libre sur 200 mètres dos, et 200 mètres papillon sans oublier le 200 mètres quatre nages, et vice-versa. Il y a toute une analyse des doublons, triplons et quadruplons dans le programme de natation, entre distances équivalentes en dos, en papillon, en quatre nages et en crawl, où on retrouve les mêmes nageurs. C’est une particularité du programme qui, au bout de quelques jours, vous donne un petit goût de déjà vu, provoque des confusions et laisse à penser sur l’ambition de la FINA de faire entrer aux Jeux ses courses de sprint de spécialités… Ici, c’est Clary qui mène le bal, comme à Londres, en nageant une demi-seconde moins vite, et Lochte en embuscade. J’ai dit : déjà vu ?

 MESSIEURS.- 200 METRES DOS (Séries).- 1. CLARY Tyler, USA, 1:56.76; 2. MCNALLY Craig, GBR, 1:57.18; 3. LOCHTE Ryan, USA, 1:57.19; 4. BERNEK Peter, HUN, 1:57.20; 5. LEBHERZ Yannick, GER, 1:57.33; 6. LAWSON Matson, AUS, 1:57.48; 7. HAGINO Kosuke, JPN, 1:57.52; 8. IRIE Ryosuke, JPN, 1:57.53; 9. WALKERHEBBORN Christopher, GBR, 1:57.95; 10. BALOG Gabor, HUN, 1:57.98; 11. KAWECKI Radoslaw, POL, 1:57.99; 12. XU Jiayu, CHN, 1:58.29; 13. TURRINI Federico, ITA, 1:58.54; 14. RAPSYS Danas, LTU, 1:59.11; 15. DE DEUS Leonardo, BRA, 1:59.17; 16. MURRAY Darren, RSA, 1:59.19 ; 17. LARKIN Mitchell, AUS, 1:59.34.

Cate Campbell contre docteur Franklin et Missy Hyde

1er août 2013

par Eric LAHMY

Barcelone, 15emes championnats du monde

Sur ce que nous avions vu voici quelques jours dans le relais quatre fois 100 mètres féminin remporté par les Américaines, Cate Campbell est hors d’atteinte. Ni Missy Franklin, qui lui était opposée directement au départ du relais, devancée d’une large seconde, 53’’51 contre 52’’33, ni Ranomi Kromowidjojo, la championne olympique néerlandaise, 52’’65 lancée, ne signaient de performances comparables, de près ou de loin, à l’aînée des Campbell.

Dans la huitième série de ce matin, opposée directement à Franklin et à Sjostrom, elle a montré sa force : le premier 50 mètres. Elle est passée un petit peu moins vite qu’au départ de son relais, 25’’36 contre 25’’19, mais cela a suffi pour effectuer sa coulée de virage en laissant  ces deux femmes en forme des mondiaux au niveau de ses hanches ou du haut de ses cuisses. Allez reprendre ça en moins de 50 mètres, face à une machine à nager de la dimension de l’Australienne. Franklin, cependant, y  a presque réussi, grâce à un retour fracassant qui rappelait la deuxième longueur effarante qu’elle sut produire dans le 200 mètres de la veille, pour dévorer notre Camille Muffat nationale,. A l’arrivée de ce 100 mètres des séries, douze centièmes de seconde séparaient l’Australienne de l’Américaine dont on se méfiera quand même du « big match temperament ». Sous des dehors délicieux, des sourires de bon aloi et un comportement très amical, Franklin représente un avatar du syndrome Docteur Jekyll et Mister Hyde qu’on voit fleurir de ci de là dans le monde de la haute compétition. Ici, elle est dans sa mission phelpsienne de collectionneuse de titres, et pour la battre, il va falloir donner de sa personne. N’enterrons pas Ranomi, qui a caché son jeu.

Campbell, cependant, est la plus affamée du trio de tête de ces séries, Sjostrom ayant ramené le trophée du 100 mètres papillon, et Franklin trois titres. Mais ces frustrations ne signifient rien si on ne sait en jouer pour se transcender. Si le sport est un jeu mental, ce côté de la performance est le plus difficile à contrôler, le plus fragile, avec des côtés erratique… et aussi, disons-le, le plus difficile à quantifier…

Prenons le cas de Camille Muffat. Même après ses performances olympiques, or sur 400 mètres, argent sur 200 mètres, bronze avec le relais quatre fois 200 mètres, plus d’un connaisseur s’était dit un peu déçu de ses résultats londoniens. Ceux qui l’avaient vu réaliser des performances ébouriffantes au meeting EDF, à Paris, en juin 2012, selon des schémas demandés par Fabrice Pellerin avec des départs ultra-lents et des finals déments, s’étonnaient qu’elle n’ait pas nagé plus vite aux Jeux. « Camille aurait dû être la première nageuse ‘’textile’’ sous les quatre minutes », estime Jacky Brochen, qui, dans la suite de sa carrière d’entraîneur national en France et en Suisse, effectuera l’an prochain sa rentrée à la Stella Sports de Saint-Maur. J’en connais beaucoup d’autres qui sont de cette avis.

La raison en est vraisemblablement que si Pellerin a façonné dans Muffat une athlète d’exception, il n’a pas réussi à lui donner cette rage de vaincre qui se résout parfois chez elle, dans la finale, en peur de perdre, et explique au moins partiellement le caractère cuisant de son échec sur 400 mètres. Cet état psychique est quelque chose qu’on a ou qu’on n’a pas en soi, et très difficile à développer en l’absence d’un terreau favorable.

Bien entendu, cela n’enlève rien à Camille Muffat en tant que personne, mais cela la désarme un peu quand les enjeux la dépassent. Il y a bien le docteur Jekyll chez Camille, personne sensible, calme et bonne équipière, mais on lui aurait souhaité de mieux exprimer le docteur Hyde qui sommeille en chacun de nous. L’exceptionnel est de voir la carrière qu’elle a produite dans ces conditions…

DAMES. 100 METRES (séries).- 1. CAMPBELL Cate, AUS, 53’’24 (25’’36+27.88); 2. FRANKLIN Missy, USA, 53’’36 (26’’06+27’’30); 3. SJOSTROM Sarah, SWE, 53’’61 (26’’01+27’’60); 4. STEFFEN Britta, GER, 53’’93 (26’’55+27’’38); 5. KROMOWIDJOJO Ranomi, NED, 54’’12 (26’’53+27’’59); 6. TANG Yi, CHN, 54’’21 (26’’30+27’’91); 6. HEEMSKERK Femke, NED, 54’’21 (26’’51+27’’70); 8. VREELAND Shannon, USA, 54’’25 (26.72+27.53); 9. VANDERPOOLWALLACE Arianna, BAH, 54’’42 (25’’86+28’’56); 10. COLEMAN Michelle, SWE, 54’’53 26’’25+28’’28) ; 10. POPOVA Veronika, RUS, 54’’53 (26’’45+28’’08); 12. CAMPBELL Bronte, AUS, 54’’67 (26’’12+28’’55) ; 13. MUFFAT Camille, FRANCE, 54’’84 26’’77+28’’07) ; 14. BLUME Pernille, DEN, 54’’88 (26’’92+27’’96) ; 15. QIU Yuhan, CHN, 54.93 ; 16. PRINSLOO Karin, RSA, 55’’05 ; 17. VERRASZTO Evelin, HUN, 55’’08 ; 18. BONNET Charlotte, FRANCE, 55’’15 ; 19. POON Cheuk Yuen Victoria, CAN, 55’’30.

sun entre quatre et quinze

31 juillet 2013

Barcelone, 15e championnats du monde.

Sun Yang étant le meilleur nageur du monde sur 400m et 1500m pouvait difficilement perdre ce 800 mètres. Pas de surprise donc.

MESSIEURS 200 METRES QUATRE NAGES (demi-finales).-1 LOCHTE Ryan USA1:57.07; 2 HAGINO Kosuke JPN1:57.38; 3 CSEH Laszlo HUN 1:57.41; 4 PEREIRA Thiago BRA 1:57.52; 5 WANG Shun CHN 1:57.80; 6 SETO Daiya JPN 1:58.03; 7 TRANTER Daniel AUS 1:58.10; 8  SJODIN Simon SWE 1:58.17

MESSIEURS 800 METRES finale.-1. SUN Yang CHN 7:41.36: 2 MCBROOM Michael USA 7:43.60; 3. COCHRANE Ryan CAN 7:43.70; 4 JAEGER Connor USA 7:44.26; 5. HARRISON Jordan, AUS, 7:47.38; 6. PALTRINIERI Gregorio, ITA, 7:50.29; 7 JOENSEN Pal FAR 7:52.57: 8. MELLOULI Oussama, TUN, 7:52.79.

 

 

 

Franklin les a mises à ses pieds (taille 46)

31 juillet 2013

Barcelone, 15e championnats du monde.

Camille Muffat se lance avec l’énergie de celle qui ne veut pas repartir de Barcelone les mains vides.. Elle part vite et a de bonnes raisons pour cela. « « Crispée », dira-t-elle, malheureusement crispée, car le relâchement est le secret numéro un de la natation, et la crispation son ennemie numéro un. Franklin est dans la ligne adjacente,  l’Américaine déchaîne une formidable contre-attaque (deuxième longueur en 28’’63) et passe en tête. Muffat se défend, mais « Missy » se met à contrôler, et au niveau de la victoire, il semble bien que la course soit jouée. Et derrière, cette étonnante Pellegrini, qui ne devait même pas nager cette épreuve, qui passe 6e au 50m, 5e au 100m, 4e aux 150m, termine en boulet de canon, s’intercale en « injection » entre Muffat et Franklin, vient s’assurer l’argent dans son retour fulgurant, où elle a repris 1,20m à l’Américaine. Bonnet, la deuxième Niçoise, ne peut faire mieux que 8e et dernière, mais cette place montre a contrario qu’elle a été très judicieuse et courageuse, en séries comme en demi. Charlotte, qui est, avec Franklin, la benjamine de cette finale, a tout d’une grande…

Reste que Franklin est en train de réussir son pari phelpsien. Elle ne gagnera pas le 50 mètres dos, mais elle a déjà empoché 100m dos et 200m libre, sans oublier le relais… De là à dire qu’elle a mis Barcelone à ses pieds…

 DAMES.- 200 METRES LIBRE.- FINALE.-1 FRANKLIN Missy USA, 1:54.81 (26.93 55.56 1:25.05);  2. PELLEGRINI Federica ITA, 1:55.14 (27.40 (5) 56.63 (4) 1:26.07); 3 MUFFAT Camille FRANCE, 1:55.72 (26.59  55.72  1:25.63); 4. SJOSTROM Sarah SWE 1:56.63 ; 5. COSTA SCHMID Melanie, ESP, 1:57.04; 6. PALMER Kylie, AUS, 1:57.14; 7. VREELAND Shannon USA 1:57.41 ; 8. BONNET Charlotte FRA, 1:57.56.

Chad Le Clos comme un gamin effrayé

31 juillet 2013

Barcelone, 15e championnats du monde.

On trouve trois finalistes des Jeux de Londres, Chad Le Clos, Tyler Clary et Pavel Korzenowski dans cette finale. Chad Le Clos nage comme un gamin effrayé, il ne cesse de regarder à gauche et à droite pour voir où il en est, mais il gagne. A force de s’occuper de tout sauf de sa course, il a failli se faire piquer le titre par le Chinois Wu Peng et par le vieux Pawel Korzeniowski qui a lancé la course, laissé Chad revenir puis relancé un baroud terrible dans la troisième longueur. Pawel, champion du monde 2005 à Montréal, 2e en 2009, finaliste olympique à trois reprises, en 2004(4e), 2008 (6e) et 2012 (7e), venu du 1500 mètres. Le Polonais a nagé avec la rage au cœur. Après Londres, il a été victime d’un accident en jouant au football. Pied en l’air! Cinq semaines de plâtre, et après sept kilos de gras à perdre. Il se remet en forme, sans argent, sans aide, vivant d’amour et d’eau fraîche avec son amie Marta Domachovska, mi joueuse de tennis mi mannequin désargentée. En outre, il devrait perdre son sponsor. Fin de carrière obligée. Il s’entraîne seul, à Varsovie. Parle de “clouer le cercueil” de sa carrière. Ça sent le sapin. Cette médaille de bronze suffira-t-elle à la relancer? Affaire à suivre. L’homme de bronze de ce 200 mètres papillon, c’est WU PENG, 26 ans, une autre histoire d’homme. Mis à l’eau par ses parents tout gamin parce qu’enveloppé, il en reste quelque chose (1,80m, 85kg). Son père est mort subitement en 2003 alors qu’il allait chercher Peng au sortir d’un entraînement. Wu a continué. Il a été 2e aux “Mondes” en 2007, Champion du monde petit bassin 2006…

MESSIEURS. 200 METRES PAPILLON. Finale.- 1. LE CLOS Chad, RSA, 1:54.32 (25.53, 54.66, 1:24.81); 2. KORZENIOWSKI Pawel, POL, 1:55.01 (25.46, 54.95, 1:24.69); 3. WU Peng, CHN, 1:55.09 (25.68, 55.36, 1:25.64); 4. CHEN Yin, CHN, 1:55.47; 5. LUCHSINGER Tom, USA, 1:55.70; 7. SKVORTSOV Nikolay, RUS, 1:56.02; 7. CLARY Tyler, USA, 1:56.34 ; 8. DE DEUS Leonardo, BRA, 1:56.44 ;

Adrian et Feigen, plus Gilot en vedette américaine

31 juillet 2013

Barcelone, 15e championnats du monde.

Gilot nous a fait une Agnel, il est parti à fond et il a accéléré. Quelquefois, il y a des nageurs qui zappent les soucis stratégiques, oublient certaines « règles » de l’égalité d’allure et nagent sur l’adrénaline. Et ça marche, voyez Agnel en finale du 200 mètres, qui écarte tous les doutes et fonce. Mais quelques fois, ça casse, il y a toujours un risque. Gilot paraissait mal barré après les séries, 14e temps, mais il a suffi de changer l’attitude, de devenir un conquérant. En sens inverse, Magnussen qui s’était exposé en séries, nageant une seconde plus vite qu’il n’en était besoin, s’est changé en calculateur en demi-finales, il ne mène pas un millimètre. Au virage des 50 mètres, les temps de passage des feuilles de résultats montrent qu’il est passé en douzième position sur l’ensemble des deux demi-finales. Mais seul des finalistes, le champion du monde de Shanghai revient en moins de 25’’ (24’’88), et cela suffit à le bien qualifier, en remontant huit positions. A propos, qui effectue le plus mauvais retour ? C’est notre Gilot national. Mais étant le mieux partant (22’’51), il lui est resté suffisamment pour assurer la 6e place. Comme quoi, les chemins de la félicité sont innombrables !

Ceux des Américains, eux, mènent manifestement aux podiums. Chaque année, depuis une éternité, j’entends parler de la chute de l’Empire américain, et chaque année, c’est remis à l’année prochaine… Ce n’est pas la finale, mais cette fois encore les deux US boys sont devant.

MESSIEURS. 100 METRES. (demi-finales).- 1. ADRIAN Nathan, USA, 47.95 (22.77) ; 2. FEIGEN James, USA, 48.07 (23.05) ; 3. CHIERIGHINI Marcelo, BRA, 48.11 (23.09) ; 4. MAGNUSSEN James, AUS, 48.20 (23.32) ; 4. MOROZOV Vladimir, RUS, 48.20 (22.99) ; 6. GILOT Fabien, France, 48.21 (22.51) ; 7. MCEVOY Cameron, AUS, 48.43 (23.16) ; 8. DOTTO Luca, ITA, 48.46 (23.21) (qualifiés). 9. BROWN Adam, GBR, 48.48; 10. SHIOURA Shinri, JPN, 48.51; 11. GARCIA HERNANDEZ Hanser, CUB, 48.54; 12. TIMMERS Pieter, BEL, 48.65; 13. VERSCHUREN Sebastiaan NED, 48.73; 13. LOBINTSEV Nikita RUS, 48.73; 15. CZERNIAK Konrad, POL, 48.78; 16. MAGNINI Filippo, ITA, 49.12