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GREGG TROY JOUE LA CARTE DRESSEL EN VISANT TOKYO

Eric LAHMY

Lundi 3 Juillet 2018

L’Américain Gregg Troy, qui, au titre, pendant vingt ans, d’entraîneur des Florida Gators, est apparu comme l’un des grands coachs universitaires US, a annoncé an avril dernier qu’il quittait son poste à l’Université de Floride. Mais il n’abandonne pas la natation, et se concentrera sur la préparation en vue des prochains Jeux olympiques, de huit nageurs dont le monstre sacré que représente Caeleb Dressel. Parmi les questions qui se sont posées autour de ce mouvement : quel sera l’effet, pour la Floride, du départ d’un entraîneur célèbre et respecté; ou : en quoi ce passage d’un coach universitaire de sa dimension au professionnalisme signifie-t-il un changement de statut de la natation professionnelle aux Etats-Unis.

On peut aussi penser que, tout simplement, Gregg Troy s’est dit que coacher avec Caeleb Dressel le plus grand nom et le plus fort potentiel olympique de la natation mondiale masculine représente une chance de succès professionnels et de satisfactions qui dépassent ce que l’université peut aujourd’hui continuer de lui offrir. Quelle que soit l’aura des NCAA dans le milieu de la natation, la compétition reste confidentielle. L’impact olympique est infiniment supérieur. A 67 ans, Troy ne prend pas de gros risques, et pour lui le jeu en vaut la chandelle !

Deux mois après son changement d’affectation, Gregg Troy a été élu « entraîneur du mois », selon Swim Swam, suite aux résultats obtenus au meeting Mel Jazak (Canada). Ses nageurs y ont été pour quelque chose :

Caeleb Dressel y nageait 22s1 au 50 libre, 49s5 au 100m ,1’48s7 au 200 mètres, 23s6 au 50 papillon, 52s4 au 100 papillon, et 27s8 au 50 brasse. Une semaine plus tard, à Santa Clara, Dressel signait 48s9 au 100, 23s5 au 50 papillon et 52s2 au 100 papillon.

Les autres élèves de Troy qui se sont distingués, Ryan Lochte, 33 ans, 1’58s9 au 200 mètres quatre nages et 4’15s8 sur 400 mètres quatre nages, 50s7 au 100 libre, 54s7 au 100 dos et 53s7 au 100 papillon. Troy coache aussi Penny Oleksiak, Clark Beach, Maxime Rooney, Mitch d’Arrigo, Ben Lawless, et la nageuse Kelly Fertel.

ALEXANDRE MOUTTET, UN ENTRAÎNEUR DANS LE SIECLE

Samedi 2 Juin 2018

Catherine Grojean, dont le nom est synonyme de bienveillance et de fidélité, nous rapporte la mort, dans sa 94e année, d’Alexandre Mouttet, son entraîneur. Si vous ne savez pas qui c’est, lisez ce qui suit. Je pourrai seulement dire que son nom, entendu depuis des décennies, était prononcé toujours avec gratitude et respect par ceux qui l’évoquaient. Alexandre laisse dans l’affliction son épouse, Maria, trois enfants, Jeannine, Alain et Christian, ses belles-filles Geannina et Yoko, ses petits-enfants Jérémie, Antoine, Axel et Alexandra, açinsi qu’une quantité de nageurs et d’ondines qui se souviennent de lui avec émotion. Il était décoré de la Légion d’honneur, Croix de guerre et médaillé d’or de la Jeunesse et des Sports.

La cérémonie civile a été célébrée aujourd’hui samedi 2 juin 2018, à 10 h 30, au Parc mémorial d’Aix-Les-Milles, et a été suivie de l’inhumation au cimetière de Fuveau.

Le texte qui suit, apporté également par Catherine Grojean, est « l’intervention d’Alexandre Mouttet à l’occasion de ses 90 ans il y a 3 ans, une belle histoire de vie ! qu’il nous a raconté avec modestie et avec humour. Alexandre Mouttet, 29 janvier 1923 – 28 mai 2018 (93 ans). J’aime à lui faire cet hommage au nom de ses nageurs », ajoute-t-elle :

Ce sont les personnes comme vous, Alexandre Mouttet, capables de toutes les qualités et gentillesse, qui laissent en nous le souvenir le plus durable. Alexandre Mouttet que nous appelions affectueusement ‘Dédé’ était l’ami et le second père de ses nageurs. Formidable entraineur, pédagogue et psychologue. Il nous a donné toutes les clés pour exprimer nos talents et réussir. C’est beaucoup plus tard que l’on comprend que le sport nous a formé à la vie et pour toute notre vie. Le défi était d’être les meilleurs dans les règles dans l’équilibre et dans la joie de vivre. Merci ‘Dédé’ de ce précieux cadeau. (Catherine GROJEAN).

LES TRIBULATIONS D’UN ENTRAINEUR A L’ANCIENNE

(Contribution donnée par Alexandre Mouttet le 29 janvier 2013, à l’occasion de ses 90 ans).

A Carthage, vers l’âge de 15 ans, apprentissage de la natation aux plus jeunes dans des bassins naturels dont le plus grand, de 25 mètres environ, est délimité par d’anciennes colonnes d’un palais beylical.

Tout jeunes, nous avions l’exemple d’anciens champions qui y évoluaient. Compétitions entre nous dans tous les styles, concours de plongeons depuis les colonnes du palais, et débuts en compétition officielle aux clubs de Tunis.

A citer, présents aujourd’hui, Gilbert Taieb, Jacqueline Taieb, Lucien Borg et Simone Plazy. J’ai 16 ans au collège technique Emile Loubet, je demande au professeur de gym de nous inscrire et de nous accompagner aux championnats de Tunisie scolaires.

Suite au refus du directeur, je m’occupe moi-même du recrutement et des inscriptions à la fédération de Tunisie, soit 35 participants pour les différentes épreuves individuelles et le relais 30 fois 33,33 mètres (1 Km) avec la coupe offerte par les champagnes Moët & Chandon.

Nous nous partageons les titres individuels avec le Lycée Carnot, principal établissement scolaire de Tunis, et pour clore ces championnats, avec le relais de 30 nageurs, je n’ai que 29 présents. Avisant les pensionnaires du collège venus en spectateurs sur les gradins, je donne un maillot à l’un d’entre eux, et nous gagnons d’une main le relais et la coupe!

Le lendemain à 8 heures, défilé des participants dans la cour du collège sous les applaudissements de tous, remise de la coupe au directeur qui nous félicite.

Puis, arrive l’occupation Allemande et Italienne. A 18 ans, je m’engage et durant 3 ans c’est la guerre qui nous voit tous partir combattre en Italie puis débarquer en Provence ou en Normandie libérer notre pays et revenir par chance, entiers.

NAGER PARMI LES RUINES DU PORT DE CARTHAGE

De retour à la vie civile, je reprends mes activités sportives. Carthage est la principale source de recrutement de l’ASF dont je suis devenu l’entraineur de natation et de water polo sur les recommandations de notre ancien entraîneur, Marcel LESCURE. Par manque d’eau, car à cette époque l’eau est rare en Tunisie, la piscine est fermée et les entrainements se font en mer dans notre fameux bassin. Je récupère des planches dans l’épave d’un bateau américain coupé en deux par une torpille à 300 mètres de la côte et nous construisons un appontement pour permettre les départs. Nous fabriquons aussi des buts de water-polo flottant sur des chambres à air avec des filets fait main. Ces installations sommaires permettaient des rencontres avec des camarades d’autres banlieues de Tunis et étaient jugées par un arbitre de football perché sur un rocher. Ces réunions se terminaient autour d’un verre offert par ma mère qui était propriétaire du Pescadou (hôtel, restaurant, dancing).

Grâce à la construction de grands barrages, l’eau était devenue abondante, nous pouvions reprendre nos activités à la piscine de Tunis dans des conditions inimaginables aujourd’hui : 2 lignes d’eau avec le public, traversées en permanence par les baigneurs. C’est l’après guerre, nous n’avons pas de maillots et de bonnets; j’achète du tissu au souk de Tunis et je les confectionne moi-même sur la Singer à pédales de ma mère. Malgré ces difficultés, nous obtenons d’excellents résultats: un super nageur, Michel Longue, 15 ans à ses débuts, russe comme son nom ne l’indique pas (les parents ne parlaient pas le français) et qui buvait un petit cognac au bar avant la course. Il devient champion d’Afrique du Nord du 100m dos, recordman de Tunisie des 200m, 400m et l500mètres.

Il est imbattable aussi en course de fond en mer.

LE NAGEUR AUX DOUZE DOIGTS

Jacques Tixier (présent), champion et recordman de Tunisie du 1500 mètres, est en pension à la maison pour mieux préparer ses championnats. En vue de notre première participation aux critériums et championnat de France à Vichy, en accord avec le gérant de la piscine (merci Monsieur Rohou), nous disposons du bassin après la fermeture et pouvons mener un entrainement sérieux. Nous obtenons ainsi deux premières places à ce critérium national : Elvire Parodi en nage libre et Lucienne Michelucci en brasse. Puis la 5ème place en libre et en 3 nages pour les relais minimes filles et, surprise, Achour Hamadi (un Tunisien) sur le podium, 3ème au 100m dos toutes catégories. Au championnat d’Afrique du Nord de Natation, et surtout en Water-Polo, nous étions handicapés car le règlement n’autorisait pas les étrangers (Caparos et Almena, espagnols. Orsolini, italien) à y prendre part et cela m’obligeait à me mettre à l’eau sans préparation. Mais nous obtenons des succès en nage avec Languet Michel et Achour Hamadi en dos, et Georges Filliol en brasse.

A l’indépendance de la Tunisie, nos nageurs Tunisiens qui nous ont apporté un grand nombre de titres, nous quittent, le nom de notre club n’étant plus indiqué pour eux. La FTN me nomme entraineur fédéral, je reste donc toujours en contact et en bons termes avec eux. Lors d’un stage de formation d’éducateurs, je découvre un nageur exceptionnel âgé de 25 ans, n’ayant jamais nagé en piscine, le plus rapide aux tests de vitesse devant des nageurs confirmés. Il avait effectué la traversée du golf d’Hammamet (20km) mais la curiosité était qu’il avait 6 doigts à chaque membre lui donnant ainsi une plus grande efficacité. Trois ans plus tard, je l’aperçois en policier; il vient me saluer et me montre ses mains: il s’était fait amputer d’un doigt à chaque main afin de ne pas affoler les personnes à qui il dressait une contravention.

LE SPORTING CONTRE LE CNL : DUEL DE LYONS

La dernière compétition de notre club l’ASP avant mon départ définitif pour la France est un succès pour nos jeunes minimes et cadets lesquels contre tout pronostic, terminent à égalité avec le club Tunisien regroupant toutes les vedettes de l’époque. A signaler la présence aujourd’hui de J.-P. Parodi, vainqueur du 1500m toutes catégories. La nationalisation de la société où je travaillais nous oblige à quitter la Tunisie pour la France et Lyon, en principe provisoirement, car Monsieur Bertrand, alors président du CN Nice avait remarqué mes excellents résultats obtenus dans les années 1956 durant les vacances d’été et devait tout tenter pour que je sois affecté dans cette ville, sans succès.

Le provisoire allait durer 16 ans! Je me retrouve comme entraineur du Sporting Club de Lyon surtout connu pour sa section tennis. Surprise! Nos records de Tunisie sont pour la plupart supérieurs à ceux du Lyonnais qui bénéficient pourtant toute l’année d’une piscine chauffée! Aux championnats régionaux, mon nouveau club, remporte la totalité des titres masculins individuels et relais avec en particulier Jean-Pascal Curtillet, rapatrié d’Algérie, qui sera recordman du monde avec l’équipe de France du relais 4 fois100 mètres nage libre, avec également Bernard Protin, un de mes anciens nageurs de Tunisie, international espoir et champion de France universitaire, avec Lucien Gauche (plus tard champion du monde en Masters) avec J.-P. Castoldi (présent) mon premier international espoir dans la longue liste qui suivra ; avec Mireille Descroix Russo, repérée à la baignade du club à la mi-novembre, qui gagne l’épreuve de demi fond 800 mètres en brasse, dispute la finale des championnats de France d’hiver à Marseille 3 mois après, est sélectionnée en équipe de France espoir.

Surprise de Heda Frost, entraineur national : Mireille ne sait pas encore nager le crawl! A signaler également Gislaine Drevet, championne et recordwoman de France minime des 100 mètres brasse et 200 mètres nage libre. Le club adverse, le CNL, a fait venir à Lyon en grande pompe Jacques Latour, l’ancien entraineur de Gilbert Bozon, considéré comme le meilleur en France.

CLARET, GROJEAN, MOLLIER SELECTIONNEES AUX JEUX DE MUNICH

Mais, compte tenu de nos résultats, ils sont obligés de composer avec nous et une fusion des deux clubs est réalisée. Latour choisit les garçons, je me retrouve à la tête de la section féminine, laquelle rapidement égale les meilleurs en France, titres , records et meilleures performances individuelles et relais, internationales espoirs et toutes catégories ( 3 sélectionnées olympiques) Catherine Grojean (présente) et Dominique Mollier pour les jeux de Mexico, Martine Claret (présente) pour ceux de Munich, mais toujours loin de leurs meilleures performances lors de ces compétitions.

A signaler également pour leur participation et leurs performances, Murielle Paterson, Marie Françoise Grojean et Françoise Manson.

Les féminines en général, contribuent au succès du club, le tournoi triangulaire avec le Racing Club de Paris et Marseille est remporté par Lyon; cela n’est pas pour améliorer les relations avec l’entraineur des garçons et les dirigeants du club qui lui étaient favorables. Pour sortir de cette ambiance, la majorité des ondines et moi-même, nous quittons le Lyon Natation pour l’ASPTT et alors d’autres problèmes commencent….

L’ART DE NAGER EN SANDWICH

Aucune possibilité nous est donné de s’entrainer dans les piscines de la ville, l’adjoint aux sports est un ami du président du club quitté! Au début, entraînement au jour le jour au bassin universitaire de Villeurbanne, le gérant bien sympa m’informe des disponibilités chaque matin. Les transferts refusés par le comité départemental de natation présidé par notre ancien président, sont finalement homologués lors de l’Assemblée Générale de la Fédération où je compte de nombreux amis. Peu de possibilités pour entraîner nos nageurs à la piscine de Vaise, une ligne d’eau étant disponible, j’y entraine une trentaine de nageurs en payant leur entrée! La caissière, une pied-noir, complice, compte les présents mais ne fait payer que deux ou trois billets.

Tout ce groupe évoluait dans une ligne d’eau derrière la locomotive Christophe Charton. Pas pour longtemps, car le comité nous créait régulièrement des difficultés. Grâce à l’intervention des dirigeants des PTT auprès du Maire de Lyon, nous obtenons deux bonnes séances le mercredi et le samedi et la totalité des heures disponibles à la nouvelle piscine du Lycée féminin Boulevard des Etats Unis.

Les lundis, jeudis et vendredis, avec mon véhicule, je prends à la sortie de leur lycée à 12hl5, Michel Bouvier, Anne Chancel, Thomas Fahrner, Eric Fontaine , direction la piscine de Vaise, un sandwich à l’aller, entrainement dans une ligne d’eau cédée par les pompiers, 13h45, retour vers le lycée, deuxième sandwich, reprise des cours à 14h. Je retrouve ces mêmes nageurs à 17h avec leurs camarades.

D’autres créneaux disponibles aux piscines des lycées Lumière et de Bron sont pris en charge par Michel Paulin et Dominique Giordano, complètement investis dans leur mission. Les résultats suivent: interclubs nationaux, meilleurs performances et records de France battus en garçons et filles, Anne Chancel, Maryse Champion, Agnès Landrivon, Michel Bouvier, Marical, Fontaine, la tribu des Mure Ravaud et Guidani, Pascale Durand, les frères Tillie, dont l’actuel sélectionneur de notre équipe de volley. Thomas Fahrner, futur recordman olympique et du monde avec l’équipe nationale d’Allemagne.

THOMAS FAHRNER, LE GEANT ALLEMAND QUI AVAIT MANGE DU LYON

Thomas participe à toutes les épreuves de notre club, titres et record de France battus et bien d’autres encore. Il est sélectionné par notre entraineur national pour rencontrer l’Espagne et au moment d’établir son passeport, apprenant qu’il est allemand, il est privé de toutes compétitions en France.

Je conseille alors aux parents de contacter la fédération allemande en leur indiquant ses performances, les Allemands le découvrent et il devient chez eux une vraie vedette. Il participera aux JO de Los Angeles. S’étant trop réservé aux éliminatoires, Fahrner dispute la finale B, mais nage plus vite que le vainqueur de la grande finale et bat le record olympique.

Changement à la tête de la mairie de Lyon, mon ami le docteur Genety, nouvel adjoint aux sports de la ville, m’accorde l’intégralité des demandes concernant les entrainements dans les différentes piscines de la ville. Mais je quitte définitivement Lyon pour Salon de Provence, ayant obtenu ma retraite EDF, et ce sera Paulin et Giordano qui assureront la relève. Je tiens à souligner la part importante qu’ils ont eu dans les résultats de l’ASPTT.

A Salon, une belle équipe rapidement au niveau des jeunes benjamins et minimes, constitue un adversaire sérieux pour le CN Marseille, mais là également je rencontre des problèmes pour les entrainements. L’été en bassin de 50 mètres, les séances se déroulent en même temps que la section palmes (d’où des vagues) et le public traverse nos lignes ou arrête le chrono sur les gradins. Je demande au directeur à nous entraîner après 20h, heure de fermeture. Refusé, car cela aurait gêné la quiétude du gérant, qui vivait sur place. De bons résultats, deux meilleures performances Françaises battues, trois internationaux espoirs français, Karine Marckert, Christian Aim et Marie Christine Reyre, première place aux interclubs féminins et interclubs jeunes garçons et filles devant le CN Marseille.

Le hasard au cours d’une compétition me fait rencontrer un de mes anciens nageurs de Tunisie, Jean- Claude Pouvillon, devenu président du cercle des nageurs de Cannes. Il me propose de venir sur la côte retrouver la mer et le soleil. Merci Jean Claude. Le CN Salon me voit partir avec regret et à Cannes, les entraîneurs me reçoivent avec peu d’enthousiasme.

Durant trois ans, me voilà relégué à la piscine des Oliviers avec des horaires peu propices pour des entrainements sportifs. Une bonne nageuse quand même, Stéphanie Gras, présente à toutes les séances, sera plus tard internationale. Je lui conseille d’aller à Antibes pour avoir de meilleures possibilités d’évolution.

Me voilà à la Bocca, m’occupant des jeunes du club et du perfectionnement (baignade) aidé après quelques années par Anny Camahji qui a obtenu son diplôme de MNS grâce à son sérieux. Elle devint ensuite mon adjointe pour entraîner les différents groupes du club dont je m’occupais. Parmi ces jeunes, Julie Biaise, future internationale et recordwoman de France. Par la suite, Anny devint responsable de la section sport-études. Elle est toujours en place près de Lionel Volkaert, entraineur principal du CN Cannes et de nageurs internationaux qui ont fait le succès du club, tels que Cécile Prunier, Yohan Bernard, Stéphane Perrot, Nicolas Gruson, Guy Noël Schmitt, Julie Biaise en particulier, sous la présidence de M. Choss avec comme sponsor le groupe Barrière. Ma carrière comme entraineur se termine à Cannes où, avec l’aide d’Anny Camahji, nous remportons le titre national des interclubs filles 12 ans, avec en particulier dans cette équipe Claire Py, meilleure performance de l’année en France sur 100 et 200 brasse et 200 m 4 nages (présente, maman de son 3e enfant le 2 janvier dernier).

A l’âge de 78 ans, je participe avec succès au master, titres et records de France à la clé, puis à 82 ans, le CN Cannes dans la tourmente, ayant des problèmes de gestion, me nomme bien malgré moi président pour une courte durée. Aujourd’hui, je vous remercie d’être tous présents près de moi pour m’entourer de votre amitié et raviver d’aussi beaux souvenirs.

ADIEU A ALAIN DISTINGUIN

Alain Distinguin, champion de France du 200 mètres brasse en 1957 et 1958 et président de l’Entente Nautique de Caen, a été inhumé ce jeudi. A la demande de la famille et de l’Association des internationaux du Sport Français, Vincent Leroyer, qui avait nagé avec ses enfants, et l’avait connu au temps de ses responsabilités professionnelles, a prononcé l’éloge du disparu

 Vendredi 4 Mai 2018

Mme Distinguin, Mesdames et Messieurs,

Nous sommes réunis aujourd’hui, ici à Périgueux, sa ville, pour une bien triste journée d’adieu à Monsieur Alain Distinguin, parent, proche, ami ou connaissance, que les conséquences tragiques d’un accident domestique ont soustrait à notre affection.

 Cette journée d’adieu se doit aussi être l’occasion d’honorer sa mémoire, et Philippe, son fils, m’a demandé de participer à cet hommage.  Et donc de me souvenir.

 J’ai rencontré M. Alain Distinguin grâce au sport, la natation, et les joutes qui opposaient mon club du CN Havrais, puis des Vikings de Rouen à celui de l’Entente Nautique de Caen revêtaient une dimension qui allait au delà des compétitions sportives puisqu’elles entretenaient une rivalité des villes capitales de la Haute et de la Basse Normandie, rivalité que les adultes rappelaient et aiguisaient.  À cette époque, révolue, nous étions bas Normand ou haut Normand.  Nous sommes aujourd’hui tous Normands. Du Havre, de Caen ou de Rouen. M. Alain Distinguin, parent de nageurs, était, pour le jeune nageur que j’étais alors, un dirigeant du club de Caen, le camp d’en face. Les compétitions, puis les stages en commun à Coëtquidan, m’ont fait rencontrer son fils Philippe, dans ce lieu de villégiature sévère qui nous a laissé quelques souvenirs, qui, le temps faisant son œuvre, ont fini par devenir tous de bons souvenirs.

  1. Alain Distinguin, était donc un dirigeant de l’EN Caen, il allait en devenir durant quelques années le président, avec en complément un engagement identique au sein du Comité de Normandie, et c’est donc parmi beaucoup de parents, un de ceux, qui comme mes parents, au Havre, ont donné de leur temps, et de leur énergie, au service de leur club, et au bénéfice des centaines de jeunes nageuses et nageurs que nous étions alors. Un engagement bénévole au côté d’autres parents sans qui il n’y a pas de club, pas de déplacement, pas d’officiel ni de jury dans les compétitions. Alors que bien des clubs aujourd’hui encore sont confrontés à une crise des vocations de dirigeants pour la gestion des clubs et la constitution des jurys d’officiels, il est important de saluer ici son passé et son engagement, utiles au service de la collectivité, et souhaiter que cet exemple perdure. Dirigeant donc, rencontré aux bords des bassins, il avait aussi l’œil juste d’un passionné qui aimait son sport, et je peux témoigner qu’il ne réservait pas ses félicitations et ses encouragements aux seuls nageurs de son club. Pour le jeune que j’étais, que nous étions, les encouragements et la reconnaissance d’un adulte en responsabilité importaient et donnaient confiance. Alors M. Alain Distinguin, félicitations pour cet engagement de dirigeant bénévole, et merci pour l’attention et les encouragements.

 Par ailleurs, modestie ou/et discrétion, M. Alain Distinguin ne portait pas son passé de nageur en bandoulière ou en pavois, et s’il nous encourageait, nous ne savions pas le passé sportif glorieux qui avait été le sien.

  1. Alain Distinguin a été Champion de France du 200m Brasse en 1957 et en 1958. Il avait été sélectionné à dix reprises en équipe de France à une époque charnière ou la natation française connaissait des heures fastes entre la gloire olympique de Jean Boiteux en 1952 et l’arrivée au sommet mondial de Kiki Caron et d’Alain Gottvallès au début des années 60. Sa carrière sportive l’a vu porter les couleurs de grands clubs. Celles du Stade Français, du Cercle des Nageurs de Marseille et des Girondins de Bordeaux. Ce passé glorieux d’international et de champion avait entretenu son attachement à son sport, attachement qu’il avait ensuite mis au service de son club, à Caen, tout en encourageant les progrès éminents de son fils.

En ce jour triste, c’est donc au dirigeant sportif ainsi qu’au champion et international de natation qu’il a été que nous pouvons rendre hommage, hommage auquel je m’associe aux côtés des membres de l’Amicale des Internationaux Français de Natation, en vous priant d’accepter, Mme Distinguin, Mesdames et Messieurs les membres de sa famille et ses proches et amis, nos sincères condoléances.

Vincent Leroyer, Périgueux, église Saint-Martin, le 3 Mai 2018.

SWIM VORTEX EST MORT ET GALAXIE NATATION NE SE SENT PAS TRES BIEN

Eric LAHMY

Mardi 1er Mai 2018

Un ami journaliste qui appréciait l’humour noir, quand il annonçait ou entendait parler d’un décès, commentait de cette phrase : « Untel et mort… et je ne me sens pas très bien. »

Voilà quelques semaines que je n’avais plus trop envie d’écrire dans ce blog, et voilà que j’apprends par un courriel ami que Swim Vortex arrête. Ou, si vous préférez, que Craig Lord arrête la publication de Swim Vortex, l’un des trois blogs anglo-saxons qui comptent, avec Swimming World et SwimSwam.

« Today, SwimVortex suspends its coverage of swimming”…

Un édito de son patron, Craig Lord, signifie cet adieu aux armes.

« SwimVortex abandonne aussi soudain qu’il apparut il y a cinq ans, presque jour pour jour. Nous disons adieu avec un merci du cœur à ceux qui ont soutenu notre travail à travers leurs publicités, leur partenariat et leurs suscriptions ; nous apprécions la valeur que vous avez accordée à notre travail.

« De façon personnelle, l’éditeur aimerait remercier les journalistes Liz Byrnes, John Lohn, Sabrina Knoll et Karin Helmstaedt, ainsi que le photographe Patrick B. Kraemer qui connaissaient ce dont ils parlaient, pour avoir été les premiers dans la construction, et les derniers à partir ; pour avoir fourni une copie et des images de qualité plus vite que tout ce qu’ont pu faire les autres sites de natation. Merci aussi aux héros anonymes de l’équipe digitale…

Pourquoi ? Craig Lord l’explicite : « Nombreuses sont les raisons qui font que notre travail ne peut plus se soutenir plus longtemps, mais pour résumer, notre décision vient de ce que :

« Les ressources requises pour atteindre nos buts et produire un journalisme réellement indépendant et des services statistiques en natation ne sont, tout simplement, pas disponibles.

« La natation et les priorités d’une direction défaillante qui n’est pas tenue de rendre des comptes par ses actionnaires clés est en train de couler en masse les rangs des sports couverts par les media dominants et les journalistes professionnels. La natation est des sports abandonnés, tandis que les coupes sombres dans les budgets de l’ère digitale et les serrages de ceintures s’accélèrent dans la presse. Cela aussi a un impact sur la façon dont nous finançons notre travail et justifions notre présence et notre temps en tant que journalistes.

« La natation est devenue de plus en plus un sport couvert de façon distanciée ; il n’y a rien d’amusant à cela, et cette façon d’exister ne permet pas de raconter les histoires qui ne peuvent être racontées qu’en étant là, à regarder, à écouter, à entendre, à interagir, à connaître les nageurs, leurs entraîneurs et parfois leurs parents et leurs familles aussi – et alors relater des histoires humaines gonflées de défis, de combats, d’humour, de triomphes et d’échecs. C’est comme cela que la natation se racontait. Ce n’est plus le cas. »

Les raisons données par Craig Lord m’intéressent. Craig avait lancé son site où il voyait une opportunité professionnelle, après le décès de Nick Thierry, le statisticien et journaliste canadien qui avait réuni autour de lui, à Swim Canada une équipe à son image, jaloux de l’intégrité de ce sport. Il semblait avoir réussi dans son entreprise de professionnaliser son site, en faisant payer des abonnements pour toute une partie des informations originales ainsi que des statistiques qu’il publiait. Mais il faut croire que la plate-forme financière de la natation est faible.

Personnellement, après deux ou trois tentatives de recevoir une bourse de sponsoring, ainsi auprès des marques de maillots Arena et Tyr, j’abandonnais toute velléité dans cette direction.

Cela me donna l’occasion de vivre une aventure journalistique en toute liberté. Liberté de ton, d’analyse, possibilité d’appeler un chat un chat. Quelquefois, la tentation d’être aidé, non pour gagner un quelconque argent, mais pour pouvoir élever le niveau de ce site, par exemple accueillir des photos, rétribuer un peu mon neveu, qui l’avait créé pour moi,… et plus si possibilités.

Mais à chaque fois je retombais dans la situation sans issue, le Catch 22, la double contrainte. Soit faire ce qu’on veut sans aucun moyen, et donc échouer, soit chercher des moyens et devoir rendre des comptes, donc rogner sur ma liberté d’expression, ce qui revient à échouer également.  

Enfin : Craig Lord pourra se vanter de m’avoir fait travailler à mon blog un 1er mai, fête du travail !

ALAIN DISTINGUIN (1929-2018)

Alain Distinguin est mort samedi 28 avril à 8H30. Né en 1929, ancien champion de France du 200 mètres brasse (en 1957 et 1958), il avait appartenu au Stade Français (Paris), au Cercle des Nageurs de Marseille et aux Girondins de Bordeaux. 

International à dix reprises, il était devenu dirigeant et avait présidé l’Entente Nautique de Caen, en Normandie, de 1976 à 1980. Plus tard, il nagea en masters à l’ AS Libourne et remporta en 1996 plusieurs titres en compagnie d’Erika De Gailande, P. Peracini et Alexis Pannier.

 Père de Philippe et de Francis, il avait récemment été grièvement brûlé dans un accident domestique chez lui à Périgueux et se trouvait hospitalisé depuis à Bordeaux.

 Ses obsèques se dérouleront le jeudi 3 mai à 15H00 à Périgueux.

CHAMPIONNATS DE RUSSIE, ALEXANDRE KRASNYKH, 3’45s AU 400 METRES

Dimanche 22 Avril 2018

Aux championnats de Russie, à Moscou, de bonnes performances ont été réussies, dès la première journée, vendredi, ainsi par Alexandr KRASNYKH, vainqueur du 400 mètres qu’il mène de  bout en bout, d’une longueur de corps, devant Vyacheslav ANDRUSENKO.

A noter aussi le 50 papillon d’Oleg KOSTIN et quelques performances notables dans le relais quatre fois 100 mètres.

Comme toujours dans la natation russe ces dernières années, les résultats féminins sont de valeur inférieure. Un bon 200 dos cependant pour Polina EGOROVA qui passe d’un rien sous les 2’10s…
HOMMES.-
1. Alexandr KRASNYKH, 1995, Tatarstan, 3’45s84 (26s29, 54s96, 1’23s65, 1’52s45, 2’21s21, 2’ 49s86 3’17s96, 3’45s84). 2. Vyacheslav ANDRUSENKO, 1992, Saint-Pétersbourg, 3’47s25 (26s56, 55s40, 1’24s35, 1,53s23 2’ 21s95, 2’50s68 3’19s24, 3’47s25); 3. Martin MALYUTIN, 1999, Omsk, 3’48s46) ; 4. Anton NIKITIN, 2000, Saint-Pétersbourg, 3’51s40.

50 papillon : 1. Oleg KOSTIN, 1992, Nijni-Novgorod, 23s14 ; 2. NIKITA KOROLYOV, 1994, Tatarstan, 23s42 ; 3. ex aequo, Alexander SADOVNIKOV,  1996, Kaliningrad, et Andrey MINAKOV, 2002, Saint-Pétersbourg, 23s59.

4 fois 100 mètres: 1. Moscou, 3’14s48; (Kliment KOLESNIKOV, 23s51, 48s80; Andrey ZHILKIN, 23s07, 48s36; Vladislav GRINE, 22s92, 48s56; Vladimir MOROZOV, 23s09, 48s76). Meilleurs temps, au start: Evgeny RYLOV, 48s82. Lancé, Sergei FESIKOV, 48s56.DAMES.- 800 mètres: 1. Anna EGOROVA, 1998, KhMAO-Yugra, Kaliningrad, 8’ 30s66.

50 dos : 1. Mariya KAMENEVA, 1999, Saint-Pétersbourg-Orenbourg, 27s88; 2. Anastasia FESIKOVA, 1990, Penzenskaya-YANAO, 28s10; 3. Darya VASKINA, 2002, Moscou,28s29; 4. Polina EGOROVA 2000, Rép. Bachkortostan, 28s41.

200 dos : 1. Polina EGOROVA, 2000, Bachkortostan, 2’9s95  (30s70, 1’3s85, 33s15; 1’37s08, 33s23; 2’9s95, 32s87); 2. Anastasia AVDEEVA, 2001, Vladimir, 2’10s16 (30s44; 1’3s02, 32s58; 1’36s74, 33s72; 2’10s16, 33s42); 3. Darya K. USTINOVA, 1998, Sverdlovsk, 2’10s61 (31s02, 1’4s57, 33s55; 1’38s15, 33s58; 2’10s61, 32s46).

400 4 nages : 1. Irina KRIVONOGOVA, 2000, Samara, 4’47s46.

4 fois 100 mètres : 1. Saint-Pétersbourg, 3’42s48 (Darya S Ustinova, 26s98, 55s90; Polina NEVMOVENKO, 26s53, 55s75, Veronica ANDRUSENKO, 26s12, 53s88; Xenia KOZYUK, 27,22 56s95).

SUN YANG TOUJOURS DOMINATEUR AUX CHAMPIONNATS DE CHINE

Eric LAHMY

Jeudi 19 avril 2018

Les championnats de Chine de natation se sont tenus à Changxi, à une altitude de 500 mètres, ce qui peut expliquer des performances un peu en retrait (par rapport à ce qui était attendu) en demi-fond. Il s’agit des courses de 400 à 1500 mètres féminin, où la jeune vague chinoise, de Yang Junxuan à Li Bingjie, en passant par Zhang Yuhan et Hou Yawen, qui paraissaient, l’an passé, s’être lancées à la poursuite de Katie Ledecky, n’ont guère montré, malgré de bonnes performances dans l’ensemble, des progrès importants et son restés même très en deça de ce que Ariarne Titmus, la nouvelle perle australienne, a réalisé aux Jeux du Commonwealth.

A part ça, ce ne sont pas les bonnes performances qui ont manqué.

Sun Yang est resté le nageur chinois dominant. Six années après avoir été couronné deux fois champion olympique à Londres sur 400 et 1500 (et médaillé d’argent sur 200), Sun Yang, toujours bon pied bon œil, a enlevé à Shanxi 200, 400 et 1500 mètres, en faisant des différences énormes sur les distances les plus longues. Altitude ou pas, son 3’44s29 au 400 mètres, dans les circonstances, est très impressionnant, tout à fait au niveau du vice-champion olympique de Rio et du champion du monde de Budapest.

L’un des plus rapides nageurs de demi-fond, il est parvenu à monter sur le podium du 100 mètres, où il a fini 3e ex-aequo.

Si un record a été battu sur 50 brasse, 27s16 par Yan Zibei, on note aussi un doublé en dos messieurs adorné de belles performances de Xu Jiayu, 52s72 et 1’55s43, tandis que les titres féminins de dos reviennent, avec des performances de haute valeur à Chen Jie et Peng XuWei. Sur 200 mètres dames, Yan Junxuan, 16 ans, l’emporte, et l’ensemble donnera un relais quatre fois 200 mètres féminin chinois très performant, qui pourrait poser quelques soucis aux Américaines dans les compétitions « panpaciques ».

 MESSIEURS.- 50 mètres: 1. Yu Hexin, 22s14 ; 2. Zhao Xianjian, 22s54 ; 3. He Junyi, 22s60.

100 mètres: 1. Hou Yujie, 49s37; 2. Yu Hexin, 49s39; 3. Yang Jintong et Sun Yang, 49s48.

200 mètres: 1. Sun Yang, 1’46s07; 2. Ji Xinjie, 1’46s80; 3. Wang Shun, 1’47s21.

400mètres: 1. Sun Yang, 3’44s29; 2. Ji Xinjie, 3’49s25; 3. Wang Yifan, 3’53s07.

1500 mètres : 1. Sun Yang, 15’4s92 ; 2. Ji Xinjie, 15’23s09 ; 3. Cheng Long, 15’29s92.

100m dos: 1. Xu Jiayu, 52s72; 2. Li Guangyuan, 54s13; 3. Wang Guanbing, 54s74.

200 dos: 1. Xu Jiayu, 1’55s43; 2. Li Guangyuan, 1’56s48; 3. Wang Yutian, 1’59s12.

50 brasse: 1. Yan Zibei, 27s16 (record); 2. Sun Jiajun, 27s71; 3. Wang Lizhuo, 27s77.

100 brasse: 1. Yan Zibei, 59s26; 2. Qin Haiyang, 1’0s20; 3. Wang Lizhuo, 1’0s71.

200 brasse: 1. Qin Haiyang, 2’9s40; 2. Yan Zibei, 2’10s76; 3. Shen Hao, 2’11s92.

50 papillon: 1. Li Zhuhao, 23s55; 2. Zhao Xianjian, 23s93; 3. Wang Peng, 23.94.

100 papillon: 1. Li Zhuhao, 51s77; 2. Zheng Zehngjing, 53s31; 3. Shen Jiahao, 53s32.

200 papillon: 1. Li Zhuhao, 1’55s66 ; 2. Wang Zhou, 1’58s40; 3. Zhou Schuchang, 1’58s54

400 4 nages: 1. Wang Shun, 4’14s02; 2. Wang Yizhe, 4’16s50; 3. Mao Feilian, 4’17s46.

4 fois 100 mètres: Guangdong Hosa, 3’20s29; 2. Shanghai Hoasha, 3’22s77; 3.Zhejiang – 3:23.19.

4 dois100 m 4 nages: 1. Navale, 3’39s69 ; 2. Hubei, 3’41s01 ; 3. Guangdong, 3’41s18.

DAMES.-  50 mètres: 1. Lu Xiang, 24s55.

200 mètres: 1. Yang Junxuan, 1’56s79; 2. Li Bingjie, 1’57s08; 3. Zhang Yuhan, 1’57s26.

400 mètres: 1. Li Bingjie, 4’5s37 ; 2. Wang Jianjiahe, 4’6s97 ; 3. Zhang Yuhan, 4’8s33.

800 mètres: 1. Wang Jianjiahe, 8’22s65; 2. Li Bingjie, 8’28s72; 3. Hou Yawen, 8’33s95.

1500 mètres: 1. Wang Jianjiahe, 15’53s01; 2. Li Bingjie, 15’58s29; 3. Hou Yawen, 16’11s18.

50 dos: 1. Fu Yuanhui, 27s16; 2. Liu Xiang, 27s40; 3. Chen Jie, 27s60.

100 dos: 1. Chen Jie, 59s66; 2. Wan Xueer, 59s89; 3. ex-aequo, Pen Xuyi et Hubei Hosa, 1’0s05.

200 dos: 1. Peng Xuwei, 2’7s27 ; 2. Liu Yaxin, 2’9s14; 3. Li Haiyun, 2’11s44.

50 Brasse: 1 ex-aequo : Suo Ran et Feng Junyang, 31s50 ; 3. Yu Jingyao, 31s54.

100 brasse: 1. Yu Jingyao, 1’7s22; 2. Shi Jinglin, 1’7s36; 3. Zhang Xinyu, 1’7s73.

100 papillon: 1. Zhang Yuxi, 58s78 ; 2. Lin Xinyi, 59s16; 3. Wang Yijun, 59s70.

200 papillon: 1. Yu Liyan, 2’10s06 ; 2. Zhang Yufei, 2’11s71; 3. Zhou Yuqi, 2’12s07.

200 4 nages: 1. Zhou Min, 2’11s48 ; 2. Yang Chang, 2’12s90 ; 3. Zhang Sishi, 2’13s78.

400 4 nages:  1. Zhou Min, 4’43s25; 2. Yang Chang, 4’48s26; 3. Zhang Chenyao, 4’48s98.

4 fois 200 mètres: 1. Hebei Taihua, 8’0s73; 2. Shandong Haosha, 8’8s14; 3.Zheijang, 8’9s72.

4 fois 100 4 nages: 1. Henan, 4’4s42; 2. Pékin, 4’4s96; Navale, 4’6s74.

4 nages mixte: 1. Navale, 3’50s21; 2. Shangdong Haosha, 3’52s97; 3. Guangdong Hosa, 3’53s23.

CHAMPIONNATS DU BRÉSIL: DA COSTA, 7’52s54 SUR 800 METRES Éric LAHMY

Éric LAHMY

Jeudi 19 avril 2018

Record sud-américain du 800 mètres par Guillermo Pereira Da Costa, 7’52s54, après celui du 400 mètres qu’a battu la veille Fernando Scheffer (avec 3’49s06) au Trophée Maria Schenk, championnat du Brésil. Da Costa, 19 ans, 18e du 1500 des championnats du monde de Budapest, est déjà le recordman sud-américain du 1500 mètres avec 14’59s01 depuis le 6 décembre dernier… Un record qu’il avait amélioré à quatre reprises, avec 15’5s23, 15’2s18 et 15’0s54 avant de le porter de l’autre côté de la barrière mythique renversée pour la première fois en 1980 par Vladimir Salnikov aux Jeux de Moscou.

Les compétitions sont surtout marquées par le déséquilibre entre la natation féminine, assez faible, et qui ne donne aucune performance de relief, et la relative robustesse et la progressivité de la masculine.

A noter une performance dans le relais quatre fois 200, de Luiz Altamir Lopes Melo que le système de chronométrage n’a pas affiché, probablement de l’ordre de 1’47s. Lopes donne une nette avance à son équipe de Pinheiros. Mais un exploit personnel de Fernando Scheffer, un relais lancé en 1’44s84, reprenant six secondes sur le nageur de Pinheiros, assure la victoire pour Minas.

Le record sud-américain du 200 mètres, 1’46s42 par Joao De Lucca, pourrait bien être battu par Lopes ou Scheffer.

MESSIEURS.- 800 mètres: 1. Guillermo P. Da Costa, 7’52s54.

200 4 nages : 1. Vinicius Moreira Lanza, 1’58s10; 2. Leonardo Coelho Santos, 1’59s66.

4 fois 200 mètres: 1. Minas, 7’13s34; 2. Pinheiros, 7’15s09.

BRESIL : FERNANDO SCHEFFER, 3’49s06 RECORD SUD-AMERICAIN DU 400

Éric LAHMY

Mercredi 18 Avril 2018

Fernando Scheffer a gagné le 400 mètres nage libre messieurs du championnat international du Brésil, trophée Maria Lenk, qui se tient au parc aquatique Maria Lenk, à Rio de Janeiro, avec 3’49s06, un nouveau record sud américain. L’ancien record appartenait à Brandonn Almeida, plutôt spécialiste des quatre nages, aujourd’hui étudiant aux USA, qui avait nagé la distance, en 2016, dans le temps de 3’49s46.

A noter aussi le bon 51s42 au 100 papillon de Vinicius Moreira Lanza.

MESSIEURS.-  400 mètres : 1. Fernando Scheffer, 3’49s06 [50m 26s61, 100m 56s26 (29s65), 150m 1’25s97 (29s71), 200m 1’55s72 (29s75), 250m 2’24s80 (29s08), 300m 2’53s58 (28s78), 350m 3’22s (28s42), 400m, 3’49s06] (00:27.06); 2. Luiz Altamir Lopes Melo, 3’50s51; 3. Giuliano Carer Rocco, 3’50s85; 4.Guilherme P. Da Costa, 3’50s96.

100 m brasse: 1. Joao Liuz Gomes Jr, 59s98.

100 papillon: 1. Vinicius Moreira Lanza, 51s42; 2. Iago Moussalem Amaral, 52s09; 3. Henrique de Souza Martins, 53s28.

4 fois 100 mètres : 1. Pinheiros, 3’14s31.DAMES.- 400 mètres : 1. Viviane Eichelberger, 4’12s47.100 m brasse: 1. Ruta Meilutyte, Lituanie, 1’7s35
4 fois 100 mètres : 1. Pinheiros, 3’43s48.

TAMAS GYARFAS, EX-PRÉSIDENT DE LA FÉDÉRATION MAGYARE DE NATATION, IMPLIQUÉ DANS LE MEURTRE D’UN RIVAL

Eric LAHMY

Mercredi 18 Avril 2018

Selon l’agence de presse MTI (Magyar Távirati Iroda, littéralement « Bureau télégraphique hongrois), la police hongroise a procédé mardi 17 avril à l’arrestation de Tamas Gyarfas, l’ancien président de la Fédération hongroise de natation, toujours membre du Bureau de la FINA. Il est soupçonné d’avoir organisé en 1998 l’assassinat de l’un de ses rivaux en affaires, le magnat des médias Janos Fenyo. Agé de 69 ans, Tamas Gyarfas a occupé différentes fonctions dans le mouvement sportif, notamment au Comité olympique hongrois et dans les institutions européenne et internationale de la natation. Il avait été poussé en novembre 2016 à la démission de la Fédération hongroise de natation à la suite d’une action lancée par Katinka Hosszu et relayée par des nageurs excédés par le peu de considération qu’il leur concédait.

Gyarfas était depuis des décennies très introduit dans le monde du sport, et principalement de la natation, à une époque où rien ne pouvait se faire sans l’accord du parti communiste. C’était donc un apparatchik ou un homme toléré par le système… Une agence qu’il contrôlait dirigeait la revue de la FINA dans les années 1970 et/ou 1980, et je me souviens d’avoir écrit à sa demande un papier sur le programme de la Fédération Internationale de Natation, probablement en 1991.

Il a laissé à des personnes l’ayant côtoyé dans le business le souvenir d’un homme d’affaires redoutable, même s’il savait se détendre quand les intérêts ne dominaient plus.

Le meurtre de Janos Fenyo fut un acte de barbarie assez frappant. Le 11 février 1998, l’homme d’affaires revenait du siège social de son entreprise dans sa Mercedes, et stoppait à un feu de croisement à une intersection. Derrière lui, dans une Mitsubishi Galant de couleur claire, un homme, armé d’une mitraillette à silencieux Agram 2000 (fabriquée en Croatie), arrosa la voiture à répétition, vidant un chargeur de 20 ou 25 balles. On trouva 12 impacts dans la tête, le cou, la poitrine de la cible. Janos Fenyo avait 43 ans. L’agresseur lança alors son arme sous une voiture, se dirigea à pied vers la place voisine, laissa tomber chapeau et manteau contre une porte et disparut. Après une enquête qui s’est étendue sur près de deux décennies, en 2017, un Slovaque, un certain Jozef Rohac a été condamné à la réclusion à perpétuité pour ce meurtre.