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CHAMPIONNATS D’ITALIE : FEDERICA PELLEGRINI SUR 200, LA BELLE HISTOIRE N’EST PEUT-ÊTRE PAS FINIE

Éric LAHMY

Vendredi 30 Novembre 2018

Federica Pellegrini a beau faire croire depuis quelque temps qu’elle abandonne le 200 mètres nage libre, la distance qu’elle a éclaboussé de sa classe depuis dix ans maintenant, je la vois mal quitter aujourd’hui ce bloc de compétence que représente pour elle la distance, au carrefour du sprint et du long, au cœur des capacités de résistance athlétique, et se transformer à trente ans en sprinteuse capable d’aller chercher noise à Cate ou Bronte CAMPBELL, à Simone MANUEL ou à Sarah SJÖSTRÖM. Et tant pis si je me trompe…

Pour des raisons qu’on peut expliquer mais un peu trop longuement pour que je m’y essaie ici, et qui tiennent à leurs qualités musculaires, mécaniques, physiologiques (et peut-être même mentales), certains nageurs, quoique préparés en demi-fond, sans être des sprinteurs, produisent plus de vitesse que d’autres. Et je pense au Yannick AGNEL de 2012, à Michael PHELPS bien sûr, ou encore à SUN Yang, capable d’être recordman du monde du 1500 et de nager autour de 49s au 100, sans oublier LOCHTE ni THORPE. Dans le passé, Mark SPITZ présentait un cas équivalent (et proprement phénoménal). Don SCHOLLANDER fut champion olympique du 100 alors qu’il pulvérisait tout un chacun, record mondial compris, sur 400, et l’Australien John KONRADS autant que Bruce FURNISS présentaient des profils équivalents. Côté féminin, personne sous cet angle n’a égalé Shane GOULD, laquelle détenait tous les records du monde du 100 au 1500 mètres. En me remémorant leurs noms, je remarque que tous nageaient TRÈS bien.

Jordan POTHAIN n’a pas atteint jusqu’ici le niveau de compétition de ces grands nageurs, mais me parait doté d’un registre proche.

PELLEGRINI est une nageuse hors normes, entendons-nous bien, mais elle n’a pas montré de telles capacités de vitesse « pure » et a battu le record du monde du 200 mètres, dans le passé, en utilisant une vitesse de base relativement faible : 53s52 au 100 au temps de ses 1’52s98 au 200 (1). On peut imaginer des raisons à cela : d’abord une relative carence dans les coulées et les virages et une tonicité assez limitée du train inférieur (c’est surtout une grande nageuse « de bras »), qui la désavantagent dans ses poussées ; et, en sens inverse, une capacité de résistance acquise par cette bûcheuse et qui lui a permis de maintenir des vitesses très proches de son maximum (recordwoman du monde du 400 mètres) !

On va peut-être voir à ces championnats italiens en petit bassin si « la divina » saura faire progresser sa base de vitesse. Ses records, sur 100 mètres, sont de 53s18 (grand bassin) et 52s17 (petit bassin) et datent de 2016.

Hier, notre « trentenaire » a gagné le 200 mètres, le premier jour des championnats d’hiver en petit bassin, à Riccione. Temps quelconque pour elle, 1’55s31, mais suffisant pour devancer de deux secondes juste Laura LETRARI, une autre « jeunesse » de 29 ans. Federica n’a pas traîné, qui a lancé la course, 26s79, 55s79, accumulant d’entrée toute son avance sur LETRARI. Un bon signe, peut-être, que cette première moitié de course, pour ce qui est de sa vitesse…

Si elle s’améliore suffisamment sur 100, alors elle pourra définitivement tirer un trait sur la distance double. Mais si elle n’y parvient pas ?

Dans ces championnats d’hiver, pas de finales, seulement des séries et classement au temps. Silvia SCALIA, 23 ans, bat le record du 50 dos en 26s67. Son père, Roberto, l’a mise à l’eau à l’âge de trois mois et fut son premier entraîneur au club de Lecco où elle est née. Elle nage maintenant à Rome avec les Canottieri Aniene, comme beaucoup de celles et ceux qui nagent vite en Italie. Son perso était de 26s83, le record d’Italie 26s77.

 (1). Alors ses records personnels. Il est très probable cependant que Federica valait beaucoup mieux sur 100 ; son 53s52 fut réalisé dans un meeting où elle nagea en 1’54s47 (record du monde).Je sais que cette comparaison est à la limite absurde tant la situation a changé dans le sport depuis, mais aux Jeux olympiques de Munich, Mark SPITZ battit les records du monde du 100 mètres avec 51s22 et du 200 mètres avec 1’52s78, et nagea 2s3 plus vite que PELLEGRINI de 2009 sur 100 et seulement 0s2 sur 200…

 

MESSIEURS.- 400 libre : 1. Alessio PROIETTI COLONNA, 3’43s21; 2. Matteo CIAMPI, 3’43s87.

50 brasse : 1. Fabio SCOZZOLI, 25s99; 2. Nicolo’ MARTINENGHI, 26s58.

50 papillon : 1. Marco ORSI, 22s87.

400 4 nages : 1. Lorenzo TAROCCHI, 4’6s90; 2. Alberto RAZZETTI, 4’8s43

4 x 50 : 1. Esercito, 1’26s17 ; 2. Fiamme Oro, 1’26s23 (Ceccon, 21s62 au depart). Avec Aurelio Nuoto, Santo Yukio CONDORELLI, 21s60 au départ. Meillurs temps lancés, Lorenzo ZAZZERI, Esercito, 21s02 ; Marco ORSI, Fiamme Oro, 21s14.

DAMES.- 200 libre : 1. Federica PELLEGRINI, 1’55s31.

50 dos : 1. Silvia SCALIA, 26s67 (record ‘Italie ; ancien, Elena GEMO, 26s77).

100 brasse : 1. Martina CARRARO, 1’5s86 ; 2. Arianna CASTIGLIONE et Ilaria SCARCELLA, 1’6s.

100 papillon : 1. Elena DI LIDDO, 57s01; 2. Ilaria BIANCHI, 57s20.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JEUNES RUSSES EN VERVE ET EN PETIT BASSIN

Vendredi 30 Novembre 2018

Ce 28 novembre, la Fédération russe a fêté le 50e anniversaire de sa revue « Natation pour tous ». C’était quelques mois après les Jeux olympiques de Mexico, où les nageurs de brasse russe étaient les représentants les plus aguerris de ce qui était alors l’Union soviétique. Mais rataient à chaque fois l’or. Nikolaï PANKIN, la locomotive de Moscou (son club) et le recordman du monde, était le grand battu du 100 (3e) comme du 200 brasse (4e) et était même devancé parmi les Russes par son compatriote Vladimir KOSINSKY, deux fois 2e. Galina PROZUMENCHIKOVA, championne olympique en 1964, enlevait l’argent du 100 mètres et le bronze du 200 mètres. Les nageurs de libre russes, Illitchev, recordman d’Europe du 200, et Belitz-Geiman, recordman du monde du 800, étaient méconnaissables, mais collectivement, les Russes épinglèrent le bronze du quatre fois 200 mètres !

Un demi-siècle et un jour plus tard, à Saransk, capitale de la République de Mordovie, au sud est de la Russie, un record d’Europe a été établi dans le relais 4 fois 50 mètres féminin par un quatuor de Moscou dans le temps de 1’41s05. Cette performance collective de Victoria NOSOVA, Katharina MILUTINOVICH, Elizaveta SUSOROVA et Polina OSIPENKO. a été réalisée lors de la première journée du championnat des jeunes dite des « réserves de Russie ».

Quelques performances de relief ont été établies lors de cette première journée. Anastasia AVDEEVA, de la région de Vladimir, a nagé un 200 mètres dos en 2’5s69, tandis que Daniel MARKOV (Novosibirsk) signait 22s94 au 50 papillon. Chez les 15-16 ans, Kirill MERTYNYCHEV gagnait un 400 libre en 3’47s74 tandis qu’une jeune fille des 13-14 ans Aleksandra SABITOVA  enlevait le 200 papillon avec un temps de 2’9s86.

[La traduction du cyrillique s’est faite automatiquement et certains noms peuvent être estropiés].

GARÇONS 17-18 ans : 400 mètres : 1. Ilya SIBIRTSEV (Volgograd), 3’43s61 ; 2. Michael BOCHARNIKOV (Lipetsk), 3’44s31; 3. Alexander EGOROV (Moscow), 3’45s38.

100 dos1. Egor DOLOMANOV (Volgograd), 52s60; 2. Egor PAVLOV (Penza Oblast), 52s79. 3. Maxim STUPIN (Moscou), 53s34.

200 brasse1. Alexander ZHIGALOV (Kemerovo), 2’8s48; 2. Stepan RAKOV (Moscou), 2’10s89; 3. Vladislav GERASIMENKO (St. Petersburg), 2’11s01.

50 papillon1. Daniel MARKOV (Novosibirsk), 22”94. 2. Yury SHARYKIN (Perm), 23s59; 3. Alexandr OBSHAROV (Tatarstan), 23s71

4×50 m libre1. Novosibirsk  (Daniel MARKOV, Alexey KRAVTSOV, Alexander SHMAKOV, Daniil TUPIPLOV), 1’30s18. 2. St. Petersburg (Alexandr SAZONOV, Ilya TOLSTOV, Vadim SEMENCHENKO, Vladislav GERASYMENKO), 1’30s24; 3. Nizhny Novgorod (Nikolai SHUSHPANOV, Denis DOGADOV, Daniil LABUTIN, Valery GOLUBEV), 1’31s01.

GARÇONS 15-16 ans.- 400 mètres: 1. Kirill MARTYNYCHEV (St. Petersburg), 3’47s74; 2. Evgeny MITIN (Volgograd), 3’50s17; 3. Roman MOSKALENKO (St. Petersburg), 3’ 51s98.

100 dos. 1. Maxim FOFANOV (St. Petersburg), 53s20; 2. Alexandr MIKHAILOV (Chelyabinsk), 53s57; 3. Alexey A. TKACHYOV (St. Petersburg), 53s64.

200 m brasse: 1. Lev AGAFONOV (Sverdlovsk), 2’10s31. 2. Ilya BORODIN (Bryansk), 2’10s55. 3. Danits ZAITSEV (St. Petersburg), 2’11s55.

50 papillon. 1. Alexandr SCHEGOGOLEV (St. Petersburg), 23s49; 2. RASKIN Matvey (Tomsk), 24s41. 3. Semen GRUNTAL (St. Petersburg), 24s43.

4×50 mètres. 1. St. Petersburg, 1’30s41; 2. Moscou, 1’32s07; 3. Rostov, 1’33s19.

FILLES 15-17 ans.- 100 mètres: 1. Daria SURUSHKINA (Belgorod), 54s41 ; 2. Polina NEVMOVENKO (St. Petersburg), 54s54. 3. Elizaveta KLEVANOVICH (Tyumen), 54s75.

200 dos: 1. Anastasia AVDEEVA (Vladimir), 2’5s69; 2. Karina ABROSIMOVA (Moscou), 2’7s88. 3. Angelina NIKIFOROVA (Saratov), 2’08s20.

50 brasse1. Anastasia AFANASYEVA (Moscou), 30s85. 2. Natalia ODINTSOVA (Moscou), 31s57; 3. Anastasia R. MAKAROVA (Moscou), 31s91.

200 papillon1. Sofia CHICHAIKINA (Samara), 2’10s89; 2. Sofia LOBOVA (Krasnoyarsk), 2’11s03. 3. Yana KURTSEVA (Volgograd), 2’11s70.

4×50 mètres: 1. Moscou (Victoria NOSOVA, Katharina MILUTINOVICH, Elizaveta SUSOROVA, Polina OSIPENKO), 1’41s05 (record d’Europe); 2. St. Petersburg, 1’41s88; 3. Samara, 1’43s62.  

Filles 13-14 ans.- 100 mètres1. Alexandra KHAILOVA (St. Petersburg), 55s83; 2. Sofia S. GUEST (Moscou), 55s87; 3. Alexandra KURILKINA (St. Petersburg), 55s93.

200 dos1. Renata GAINULLINA (Tatarstan), 2’ 11s64. 2. Daria ASTANINA (Moscou), 2’12s40; 3. Alena SCHEGLOVA (Nijny Novgorod), 2’ 14s27.

50 brasse1. Uliana ZHDANOVA (Moscou), 31s55. 2. Evgenia CHIKUNOVA (St. Petersburg), 31s83; 3. Yulia BEZNOSOVA (Kemerovo), 32s15.

200 papillon1. Alexandra SABITOVA (Kemerovo), 2’9s86; 2. Anastasia MARKOVA (Vologda), 2’13s59. 3. Anna VELYOVOCHKINA (Samara), 2’16s03.

4×50 libre1. St. Petersburg, 1’ 43s94; 2. Moscou, 1’44s60; 3. Nijny Novgorod, 1’46s46. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LES RUSSES DONNENT LA RESERVE : ILYA SIBIRTSEV, 17 ANS, 14’39s57 (P.B.)

Vendredi 30 Novembre 2018

A Saransk, capitale de la République de Mordovie, sud est de la Russie, ce 29 novembre, compétition de jeunes “réserve de Russie” 2018, en petit bassin. Ilya SIBIRTSEV améliore le record de Russie des 17 ans du 1500 mètres avec 14’39s57 (ancien record Ilya DRUZHININ, 14’40s26 en 2016). A seize ans, Kirill MARTYNYCHEV (Saint-Petersburg) nage la distance en 14’43s53.

Polina NEVMOVENKO, de Saint-Petersburg, a gagné un 400 mètres en 4’5s89. Alina SABITOVA, de Kemerovo,  14 ans, nage 4’7s42.

GARçONS 17-18 ans.- 100 libre: 1. Daniel MARKOV (Novosibirsk), 47s62 ; 2. Arseny Chivilev (Tyumen), 48s08; 3. Michael BOCHARNIKOV (Lipetsk), 48s91.

1500 libre: 1. Ilya SIBIRTSEV (Volgograd), 14’39s57; 2. Alexander EGOROV (Moscou), 14’58s45; 3. Maxim TRAVNIKOV (Moscou-Yaroslavl), 15’2s87.

200 papillon: 1. Egor PAVLOV (Penza), 1’55s72; 2. Artyom SHALASHOV, (St. Petersburg), 1’57s93; 3. Ilya TOLSTOV (St. Petersburg), 1’58s29.

200 4 nages: 1. Maxim STUPIN (Moscou), 1’56s97. 2. Alexey SERGEEV (Moscou), 1’58s42; 3. Sergey ISAEV (Penza), 1’ 58s96.

FILLES 15-17 ans.- 400 mètres: 1. Polina NEVMOVENKO (St. Petersburg), 4’5s89; 2. Yana KURTSEVA (Volgograd), 4’8s49; . 3. Valery EGOROVA (Khanty-Mansiysk Okrug Autonome – Yugra),  4’11s71.

200 brasse: 1. Olga TURCHINA (Moscou), 2’25s77. 2. Anastasia R. MAKAROVA (Moscou), 2’ 26s17. 3. Anna CHERNYSHEV (Moscou), 2’26s31.

GARçONS 15-16 ans.- 100 mètres: 1. Alexander SCHEGOGOLEV (St. Petersburg), 48s88; 2. Roman MOSKALENKO (St. Petersburg), 49s17; 3. Danilova INBULAEV (Orenburg), 49s86.

1500 mètres: 1. Kirill MARTYNYCHEV (St. Petersburg), 14’ 43s53; 2. Evgeny MITIN (Volgograd) 14’59s63; 3. Ruslan SADYK (Perm), 15’24s30.

200 papillon : 1. Vadim KLIMENISHCHEV (Lipetsk), 1’59s09; 2. Andrei CHULKOV (Moscou), 1’59s10. 3. Yuri BYKOV (Moscou), 2’2s53.

200 quatre nages: 1. Danits ZAITSEV (St. Petersburg), 1’57s64; 2. Maxim FOFANOV (St.Petersburg), 1’59s17; 3. Andrei EZHKOV (Moscou), 1’59s65.

FILLES 13-14 ans.- 400 mètres : 1. Alexandra SABITOVA (Kemerovo), 4’7s42 ; 2. Margarita VARULNIKOVA (Moscou), 4’10s37; 3. Alexandra KHAILOVA (St. Petersburg), 4’12s49.

200 brasse: 1. Evgenia CHIKUNOVA (St. Petersburg), 2’25s92; 2. Uliana ZHDANOVA (Moscou), 2’29s32; 3. Polina KOVALEVA (Moscou),  2’29s86.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

CHAMPIONNATS D’HIVER U.S. : SIMONE MANUEL (50 METRES) ET KATIE LEDECKY (400 METRES) PLUTÔT SEULES

Vendredi 30 Novembre 2018

Deux performances émergent de la deuxième journée des championnats des Etats-Unis d’hiver, qui se tiennent ce week-end à Greensboro, en Caroline du Nord. Celles de Katie LEDECKY qui n’a pas eu d’adversaire sur 400 mètres, fait qui n’étonnera personne ; et de Simone MANUEL qui s’est promenée, si l’on ose dire, sur 50 mètres, où elle a gagné de près d’un mètre devant un trio très compact.

Les autres résultats ne se comparent pas à ceux-ci, en termes de relief. Nathan Adrian a gagné le 50 mètres et Jordan Wilimowsky a ajouté le 400 au 800 de la veille.

Madisyn Cox a gagné le 200 quatre nages.

Contrôlée positive l’hiver dernier, elle avait été condamnée à quatre ans de suspension, peine ramenée à deux ans, la FINA ayant admis sa bonne foi. Enfin, sa peine, démarrant le 3 mars dernier, a été de nouveau réduite, cette fois à six mois (ses analyses trahissaient des traces infimes de Trimetazidine, le produit qui avait fait chuter SUN Yang). Ne sachant d’où cette molécule était entrée dans son système, on vérifia toutes les sources possibles, y compris l’eau du robinet de chez elle, à Austin, au Texas ! En vain. Finalement, il a été démontré qu’un complément alimentaire qu’elle utilisait depuis des années avait pu contenir 4 nanogrammes de trimetazidine et le Tribunal arbitral du sport a admis un accord entre la nageuse et la FINA permettant sa réinsertion anticipée dans le circuit.

MESSIEURS.- 50 libre : 1. Nathan ADRIAN, 21s94.

400 libre : 1. Jordan WILIMOWSKY, 3’50s78 ; 2. Mich D’ARRIGO, 3’51s92 (en séries, 3’51s39.

200 4 nages : 1. Christopher REID, 2’2s18.

DAMES.- 50 libre : 1. Simone MANUEL, 24s39 ; 2. Madison KENNEDY, 24s87; 3. Anna HOPKIN, Grande-Bretagne, 24s93; 4. Margo GEER, 24s97.

400 libre : 1. Katie LEDECKY, 4’0s35 [58s48, 1’59s63 (1’1s15), 3’0s57 (1’0s94), 4’0s35 (59s78); 2. Hali FLICKINGER, 4’9s71; 3. Kaerstein MEITZ et Ashley TWICHELL, 4’11s52;

200 4 nages : 1. Madisyn COX, 2’10s76 ; 2. Kelsey WOG, Canada, 2’11s69.

CHAMPIONNATS U.S. : KATIE LEDECKY PLUS CLASSE À PART ET SEULE AU MONDE QUE JAMAIS, EXÉCUTE UN 800 MÈTRES EN 8’14s40

Éric LAHMY

Jeudi 29 Novembre 2018

Katie LEDECKY reste toujours une nageuse à part. A 21 ans, la néo-professionnelle n’est plus au temps des grandes conquêtes chronométriques, celle qui la conduisit à amener le record du monde du 1500 mètres de 15’42s54 (Kate ZIEGLER en 2007) à 15’20s48 entre 2013 et le mois de mai dernier). La merveille des merveilles a donc gagné son 800 mètres des championnats d’hiver des Etats-Unis (en grand bassin), à Greensboro, lors de la première journée, en demeurant à dix secondes de son record du monde, et en nageant seule, à son rythme, en 8’14s40, soit 4’7s27 plus 4’7s13.

En-dehors du premier et du dernier 100 mètres, en 58s96 et 1’0s16, elle nage une moyenne de 1’2s5-1’3s entre le 100 et le 500 et accélère ensuite pour finalement équilibrer parfaitement ses moitiés de course. Au total, cela donne 58s96, 1’2s50, 1’2s86, 1’2s95, 1’2s81, 1’2s32, 1’1s84 et 1’0s16.

Sa domination est manifestement aussi écrasante que par le passé, sa seconde dans ce 800 mètres, Ashley TWICHELL, qui, à 29 ans, ne représente pas l’avenir du demi-fond américain, a fini à quatorze secondes, laissant filer 1s7 ou 1 s8 tous les 100 mètres. LEDECKY, avec son temps, aurait fini 8e de la course masculine.

Côté messieurs, d’ailleurs, Jordan WILIMOVSKI a été le seul concurrent à battre les huit minutes, et il semble que le demi-fond américain, qui fut tellement dominateur pendant si longtemps au siècle dernier bat de l’aile… Le temps ne semble plus être à des programmes où l’on encaissait vingt kilomètres par jour. Ce qui fait de LEDECKY, plus que jamais, une fille comme on n’en fait plus !

Ce matin 29 novembre, LEDECKY s’est qualifiée sur 400 mètres en 4’3s49, sept secondes plus vite que la 2e des séries, Hali FLICKINGER ! Simone MANUEL a elle dominée les séries du 50 mètres en 24s60, tandis qu’une jeune fille de 14 ans, Claire CURZAN, se qualifiait pour la finale en 25s64.

Peu de performances intéressantes, mais on imagine qu’entre la saison universitaire, le fait que la plupart des nageurs se trouvent sans doute dans la phase de « hard labour » à l’entraînement, et celui que plusieurs nageurs ne se sont pas dérangés, on ne peut pas s’attendre à des miracles.

MESSIEURS.- 800 libre : 1. Jordan WILIMOVSKI, 7’56s88.

DAMES.- 800 libre : 1. Katie LEDECKY, 8’14s40 ; 2. Ashley TWICHELL, 8’28s16 ; 3. Erica SULLIVAN, 8’29s02.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’INTERNATIONAL SWIMMING LEAGUE PEUT-ELLE METTRE FIN AU MONOPOLE DE LA FINA ? (4)

KONSTANTIN GRIGORISHIN: « LE CHIFFRE D’AFFAIRES DU SPECTACLE DE LA NATATION POURRAIT SE MONTER À UN MILLIARD PAR AN – DONT LA MOITIÉ IRAIT AUX ACTEURS »

Éric LAHMY

Mercredi 29 Novembre 2018

On a vu précédemment qu’à condition de le vouloir et de s’atteler à cette tâche, l’International Swimming League pouvait mettre fin au monopole de la FINA sur les compétitions internationales en raison du caractère illégal de cet accaparement.

Pourquoi les champions qui ont été contactés par l’International Swimming League ont-ils répondu en nombre, avec un enthousiasme très clairement exprimé pour certains d’entre eux, et pourquoi s’apprêtaient-ils à venir à Turin – certains d’entre eux, et non des moindres, Katie Ledecky ou Adam Peaty par exemple, n’ayant pas daigné se présenter aux championnats du monde en petit bassin de la FINA ?

On imagine qu’ils ont été séduits par la présentation qui leur a été faite par Konstantin GRIGORISHIN, grand patron et « bras financier » de l’opération, ou ses représentants.

Mr GRIGORISHIN est un homme pour le moins intrigant. Homme d’affaires influent, ayant évolué pendant une vingtaine d’années en Russie avant d’obtenir la nationalité ukrainienne à 51 ans en 2016 alors que la situation politique entre ces deux pays est tendue.

On lui prête de puissants amis (on ne prête qu’aux riches), avec lesquels il a pris ses distances, et il y a gagné la réputation de ne pas épargner de ses critiques les cercles du pouvoir, en raison de la corruption qui y règne, et qui, dit-il, empêche l’Ukraine de se développer. Son entreprise, Energy Standard, détient plusieurs usines d’équipement électrique.

Clairement, Mr GRIGORISHIN est à la fois un intellectuel et un sportif. Doté d’un physique solide et qu’on devine athlétiquement entretenu, ce diplômé en ingénierie physique d’une grande école de Moscou, est également doté d’une intelligence mathématique solide, et s’intéresse, dit-on, à l’astronomie et la cosmologie.

Son mode de vie est simple – presque ascétique, si on le compare à ses pairs. Sa fortune, évaluée entre 950 millions et 1,1 milliard, dont un tiers en œuvres d’art, en fait le 6e homme le plus riche d’Ukraine (et le 1638e du monde).

Si vous allez sur le site de l’International Swimming League, vous pouvez suivre deux de ses exposés, en russe, sous-titré anglais. Intelligent, subtil, il égrène ses convictions avec une sorte d’ironique tranquillité et ses analyses, remarquables, sont difficiles à prendre en défaut.

Cette intervention:

Konstantin Grigorishin on the proposed revenue distribution model at the ISL.

Konstantin Grigorishin on the proposed revenue distribution model at the ISL(part 2).

Publiée par International Swimming League sur Vendredi 31 août 2018

Dans mon précédent article, j’avais largement cité l’un de ses énoncés. Dans un autre développement, d’un peu moins de quinze minutes, il explique sa conception du « partage des revenus » dans les meetings qu’il propose de la Ligue.

En voici les grandes lignes, telles que je me suis efforcé de les résumer :

« On n’a pas besoin de réinventer la roue, explique Mr. Grigorishin. On s’aligne sur la pratique des ligues sportives professionnelles américaines et sur certains autres sports commercialisés qui voient le sport comme un business.

« Les principes de distribution [qu’empruntent ces différentes structures] sont très proches. En gros, 50% des revenus vont aux athlètes, en fonction des performances réalisées et de la valeur du marché des droits des media qu’ils représentent. »

« Toujours approximativement, les autres 50% s’en vont aux organisateurs : la ligue et les clubs. [Dans le monde du sport professionnel], on distingue quelques variations dans les modalités de paiement. Dans le football professionnel, les joueurs reçoivent leur argent des clubs, et n’ont pas de contacts directs avec l’UEFA ou la FIFA. Les clubs et les équipes nationales sont les bénéficiaires, et paient les joueurs. Dans les ligues américaines, les gains sont également distribués par les clubs, avec quelques restrictions non négligeables, qui sont en fait les limites – minimum et maximum – des « salary caps ». Sans aller dans le détail – il est clair que le champion touchera plus que le finaliste – le principe fondamental st de réserver 50% du paiement à l’athlète. »

C’est ce principe qu’on suivra à l’International Swimming League. Entre 20 et 30% du revenu total constitueront un fond de primes et bonifications, et de 15 à 20% le fonds salarial. En outre, de 15 à 20% des revenus seront distribués aux clubs, chose que je mentionne parce que nous envisageons pour les clubs un pourcentage progressif (en fait régressif) : plus les revenus générés par ISL augmenteront, plus faible sera le pourcentage des clubs (tout cela est encore en discussion).

« Mais le principe reste que les gains des athlètes seront fixes et ceux des clubs seront dégressifs. En effet, nous estimons que les organisateurs de la Ligue doivent être gratifiés s’ils font plus d’efforts pour faire monter les revenus.

« Mais de toute façon, plus le revenu s’élèvera, plus les clubs toucheront, grâce aux contrats de sponsoring direct, et cela fait sens pour nous. L’essentiel, c’est que 50% ira aux athlètes comme dans les autres ligues professionnelles, partiellement par le club qui salarie, partiellement sous formes de primes reliées à la performance – performance individuelle et performance de l’équipe. L’équipe qui domine le classement à la fin de la saison reçoit une prime maximum.

« Cela dit, le système peut varier : dans la Ligue des champions de l’UEFA, 60% des revenus sont distribués au prorata de la performance et 40% répondent à la valeur du marché des droits des media que le club représente. Grossièrement parlant, si la valeur des droits media d’un marché particulier fait 50% de l’ensemble des droits média, les clubs qui représentent ce marché seront assurés de recevoir 50% des 40% affectés au paiement des droits des media.

Ce fonctionnement permet d’expliquer pourquoi dans la Champion’s League, ces dernières années, le club vainqueur ne touchait pas le plus d’argent. Ces quatre ou cinq dernières années, le champion a été Madrid, mais le club anglais touchait plus, qu’il soit finaliste, demi-finaliste, voire quart-finaliste parce que dans la Champions’ League, en termes de parts de marché, le Royaume Uni devance l’Espagne, ce qui permet aux clubs britanniques de recevoir des paiements plus élevés…

« De même, la Juventus a touché plus que Madrid non pas parce que les parts du marché italien sont plus importants que ceux de l’Espagne, mais parce que trois ou quatre clubs espagnols se partagent leurs parts de marché alors que la Juve, seul club italien, recevait toute la part de l’Italie.

«  Combien d’argent pourrons-nous faire avec l’ISL ? 300 millions de personnes nagent dans le monde, mais sur une base de cent millions susceptibles de nous suivre –c’est notre ambition d’y parvenir), le revenu d’ISL ne pourra pas être inférieur à un milliard. Ce qui vous donne une claire idée de ce que chacun des 300 à 350 nageurs liés à l’ISL pourront recevoir. En moyenne, un nageur devra toucher un million, et ce n’est pas une projection tirée par les cheveux. Des nageurs actuellement en activité pourraient pouvoir atteindre ces chiffres de gains, chiffres que nous projetons de rejoindre d’ici quatre ou cinq ans.

« Alors, qu’est-ce qui nous retient ? L’inertie qui gouverne les esprits et la résistance des fédérations internationales, plus spécialement la FINA en raison de leurs conceptions conservatrices, et, il est possible, un certain degré de malveillance, une chose que je ne veux même pas imaginer. »  

On peut croire ou ne pas croire qu’Energy Standard parviendra à ses buts – ou que la natation professionnelle peut dégager de tels chiffres d’affaires et de gains pour ses exposants. Si cela est, alors une possibilité de professionnalisme pourra être entrevue en natation.

Ce que le système dominé par la FINA ne permet pas.

Mais le pire (ou le meilleur) n’est pas que les nageurs ont été séduits par les propositions d’Energy Standard et de Mr GRIGORISHIN. Le pire ou le meilleur serait qu’ils aient pris conscience de l’avarice sordide de la FINA, qui développe depuis des lustres des tournois millionnaires et, tout en feignant de promouvoir la natation professionnelle, se garde bien de distribuer aux acteurs de ses spectacles plus que les miettes du festin.

POUR HILDA, LES INSTANCES SPORTIVES INTERNATIONALES NE FONT PAS LEUR BOULOT

« LES CONTRÔLES DE DOPAGE FRÔLENT PARFOIS LA PLAISANTERIE »

Éric LAHMY

28 Novembre 2018

Hrafnhildur Lúthersdóttir, vous connaissez ? Bon, son nom est un peu compliqué à orthographier; et à prononcer, je ne vous dis pas. Aussi comprend-on que ses potes l’appellent Hilda. Mais ça ne l’a pas empêché d’être une sacrément bonne nageuse islandaise. Elle est née à Hafnarfjordur, 3e ville du pays (et un autre défi pour un larynx made in France). Elle a étudié à Gainesville, en Floride, nagé avec les Florida Gators et ramené quelques trophées des NCAA. Spécialiste de la brasse, elle a été 6e en finale du 100 mètres brasse des Jeux olympiques de Rio, en 2016 et pas mal médaillée de championnats d’Europe.

Ses exploits l’ont rendue célèbre dans son île, dont la population avoisine celle de Toulouse, ce qui lui a valu d’être présentée à la clôture des Jeux olympiques, porte-drapeau de l’Islande.

Elle est aussi diplômée en criminologie, Hilda, et on l’imagine, nouvelle Kyra Sedgwick dans un Closer arctique, interrogeant cet ours polaire soupçonné d’avoir assassiné une famille de macareux : « que faisiez-vous dans la nuit du 27 octobre au 19 février ? »

Tout cela pour dire qu’on ne peut pas trop lui en conter, à Hrafnhildur ; et peut-être parce qu’elle a arrêté sa carrière de nageuse, elle peut balancer plus librement sur les mœurs des dirigeants de son sport. Enfin, balancer, c’est beaucoup dire. Mais ils ne l’ont pas trop impressionnée. « Je me souviens d’avoir été choquée, j’étais aux championnats d’Europe de Londres, en 2016 ; j’ai nagé à onze reprises, neuf fois en brasse et deux fois en relais, et enlevé trois médailles, et pas une fois je n’ai été contrôlée », a-t-elle raconté à Insidethegames, propos repris par le chroniqueur italien Stefano ARCOBELLI Je notais aussi que le centre de tests de dopage était rarement fréquenté. C’était quelque chose d’isolé, j’espère, parce qu’heureusement, dans d’autres meetings, la salle des contrôles était plus active. »

Il semble qu’elle mérite bien son nom de famille qui, si j’en crois ce que m’en dit le site « NameDoctor » (tout en m’imposant quelques cookies délétères), signifierait CORBEAU BATAILLEUR. Et s’il est clair, au vu des clichés de son site instagram, qu’elle a bien le corps beau, ce qui suit montre qu’elle n’est pas mal dotée non plus au plan du tempérament batailleur.

Ni la LEN, ni la FINA ne l’impressionnent donc par leur diligence à aider les athlètes et par leur plus d’empressement à les quadriller qu’à lutter contre les dérives du dopage.

CORBEAU BATAILLEUR À LA DÉFENSE DES SPORTIFS

« Je ne sais pas trop si la FINA est impliquée dans les contrôles de dopage, mais j’espère bien que la WADA fait de son mieux pour stopper le dopage, parce que le dopage est une injustice pour tout le monde, même pour ceux qui se dopent. Ils volent à d’autres leurs chances d’aller en finale, d’enlever une médaille. Et ils se volent leur propre fierté. »

Pas contente, non plus Hilda, d’avoir siégé dans les instances de la fédération islandaise, où, dit-elle, on lui fermait son caquet dès qu’elle faisait une remarque : « vous êtes jeune, vous ne savez pas… »

Elle a sans doute quelques raisons d’être un peu chagrine vis-à-vis des dirigeants, Hilda, parce que c’est avec les sous d’un rare sponsor qu’elle a payé le voyage olympique de son entraîneur. Elle appuie donc les actions de l’escrimeur allemand Max Hartung et de Katinka Hosszu et leurs revendications en faveur des athlètes.

Manifestement, ces combats ont désormais le vent en poupe.

L’INTERNATIONAL SWIMMING LEAGUE PEUT-ELLE METTRE FIN AU MONOPOLE DE LA FINA ? (3)

QUAND MONSIEUR GRIGORISHIN PARLE MILLIARDS

Éric LAHMY

Mardi 27 Novembre 2018

J’ai essayé, dans deux articles précédents, de comprendre le fonctionnement de la F.I.N.A., en face de l’ambition de la toute nouvelle Ligue de Natation Internationale (I.S.L.) et de ses projets qui séduisent les grands nageurs. J’ai analysé sans complaisance cette réaction en termes de lutte de pouvoir. J’ai relié le réflexe de défense de ses intérêts de la F.I.N.A. à la politique qu’elle mène depuis quelques années. Désireuse de développer le sport, l’institution a oublié son rôle de catalyseur de ce développement et se découvre des réflexes de propriétaire.

Peut-on le comprendre ? Oui. Le sentiment trompeur de « devoir tout faire », d’avoir créé un empire, d’avoir en charge le destin de la natation, peut conduire à ces réaction machinales de « c’est à moi ».

Peut-on l’approuver ? Non, si l’on admet qu’une activité mondiale ne peut être laissée à un monopole lausannois.

Le doute n’est plus permis. La F.I.N.A. veut garder une mainmise sur tout ce qui, en raison de sa taille ou de son potentiel, risque de rapporter. Or, quel que soit le sentiment de dépossession qu’elle puisse ressentir, elle doit se débarrasser de ces réflexes tyranniques.

Il y a plus de cent dix années, la Fédération Internationale a été créée dans le but d’harmoniser ou d’établir puis de défendre les règles sportives comme celle de l’amateurisme, et d’enregistrer les records du monde en accord avec le Comité International Olympique. Il s’agissait d’obtenir un consensus… On décidait de la taille des bassins, de la densité de l’eau et de toutes les données techniques qui permettaient de reconnaître les performances. Cela prenait du temps, et pouvait prendre des tours inattendus. Par exemple, on se posait des questions sur la décence des maillots que portaient les nageurs, en fonction des normes de l’époque. Pour que les dossistes ne donnent de la tête sur les murs, on instituait les lignes de rubans qui traversaient le bassin en largeur à quelques mètres du point d’impact. On légiférait sur les plots de départ, d’abord amovibles, puis plus tard fixes.

DE LA MISSION D’HARMONISER LE SPORT AU SENTIMENT DE PROPRIÉTÉ

En légiférant sur ces domaines, on harmonisait le développement du sport. En quelque sorte, comme les autres fédérations internationales, la F.I.N.A. accordait les violons de l’activité en vue d’une pratique globale…

A l’amateurisme des athlètes correspondait un bénévolat des dirigeants qui, à l’exemple du baron de Coubertin, payaient de leurs poches leurs dépenses. Coubertin se ruina, et d’autres dirigeants comme Avery Brundage étaient des millionnaires [fait, qui, à une certaine époque, lui fut amèrement reproché]. Diriger le sport ne rapportait rien. Il coûtait.

L’origine sociale du dirigeant a évolué avec le temps. Les grands patrons du sport sont beaucoup moins recrutés dans la noblesse, même si quelques majestés comme Albert de Monaco ou Nora du Lichtenstein honorent le C.I.O de leurs fidèles présences. L’homme d’affaires a remplacé le dandy bénévole, et ce n’est peut-être pas un mal ! Je me souviens, ayant lu les mémoires du comte de Beaumont, banquier et président du Comité Olympique français (1967-71), membre (1951-1990) français et vice-président (1970-1974) du Comité International Olympique, de mon étonnement de ne pas trouver dans cet ouvrage UNE SEULE LIGNE sur le sport ou sur sa vie de dirigeant sportif. Ses successeurs ont été plus impliqués !

Les droits de télévision, puis les commanditaires, désireux de s’associer aux exploits des sportifs – ces aventuriers des temps modernes – ont attiré sur le CIO, les Fédérations Internationales et nationales, des flux d’argent considérables et inattendus.

A la FINA, on décida de développer son programme sportif, ce qui parait être un bon réflexe. On créa donc les championnats du monde (qui manquaient cruellement), qui, prévus pour 1971, se tinrent en 1973, et dont la 18e édition aura lieu à Gwangju, en Corée, en juillet prochain. On lança des programmes de plus en plus nombreux qui emplissent de façon exponentielle (et pas toujours harmonieuse) le calendrier. Comme l’empire de Charles Quint, la saison de natation ne voit jamais le soleil se coucher.

Le souci, c’est que cette dérive des attributions qu’elle s’est données amène la F.I.N.A. se poser à la fois comme le législatif, l’exécutif et le judiciaire. Comme elle dirige les affaires (sportives et commerciales), édicte les lois et en assure l’interprétation, un conflit d’intérêt surgit inévitablement quand elle se trouve être juge et partie dans un litige concernant la légitimité d’un « concurrent ».

En s’appliquant à sabrer les velléités d’autres organisateurs, la F.I.N.A. s’oppose frontalement à d’importantes possibilités de développement de la natation. Pour la première fois, avec I.S.L., elle trouve en face d’elle un adversaire qui a les moyens de répliquer.

Une fronde, qui semblerait se préparer au cœur de la natation, a-t-elle une chance d’aboutir ? Un article de Craig Lord dans le Sunday Times nous signale que plus de quinze grandes fédérations de natation auraient « défié les patrons mondiaux et délibérément rompu avec les règles désuètes en appuyant la sécessionniste ISL dans son combat pour mettre fin au monopole de leur sport par la FINA. »

Toujours selon LORD, ces fédérations estiment qu’en interdisant à ses membres d’engager « aucune sorte de relation avec une entité non affiliée », la FINA a enfreint les lois antitrust de la Fédération européenne. Un porte-parole de British Swimming a pris fait et cause en faveur d’Adam PEATY (et, dirai-je, de Duncan SCOTT, élu meilleur nageur britannique de 2018)) et a déclaré au Sunday Times : « nous avons parlé à nos nageurs, leurs entraîneurs et leurs agents aussi bien qu’à la LEN, la FINA, ISL et à d’autres pays. La natation est un grand sport et nous encouragerons l’innovation afin d’accroître les images de nos nageurs et ces événements sportifs. »

Ayant déjà tenté d’examiner la situation juridique qui se présente entre F.I.N.A. et I.S.L., et découvert sans surprise que la F.I.N.A. était hors des clous, j’aimerais ici me demander aussi ce qu’aurait pu apporter le développement I.S.L. à la natation, en-dehors de la très nécessaire mise à bas, aujourd’hui, d’une tutelle, devenue étouffante, exercée par la F.I.N.A.

« LA NATATION BUSINESS, SPECTACLE QUI PEUT RAPPORTER GROS »

Sur le site Facebook de l’International Swimming League, Mr Konstantin Grigorishin, présenté comme le grand argentier de l’opération, explique que la natation est très loin d’avoir atteint le développement qu’elle mérite.

De son point de vue, le sport doit être aujourd’hui appréhendé sous un angle professionnel. « C’est un spectacle ; un show business. » Il faut « oublier les autres aspects, propagande, passe-temps, activité sociale.  Un athlète professionnel qui passe de 6 à 8 heures quotidiennes à se préparer, effectuant une énorme charge de travail avec peu de temps pour, il ne s’agit ni d’un hobby ni d’une activité sociale. »

« Les coaches de natation, eux, voient dans le sport une sorte d’expérience scientifique. Ils s’intéressent à la vitesse qu’un corps humain peut développer dans un milieu comme l’eau… Le spectateur ne trouve aucun intérêt dans ces choses. Les temps sont vite oubliés, personne (et cela même souvent parmi les spécialistes) ne se souvient précisément de ce que sont les records du monde, ou encore du temps qu’a mis pour gagner tel vainqueur olympique, tel champion du monde. Non, ce qu’on retient, c’est qui a gagné. »

« Le sport est un spectacle. Un business, avec beaucoup d’argent. A présent, le sport et tout ce qui est relié à lui représente une valeur ajoutée d’environ un trillion. Un trillion de dollars, ce qui représente plus d’un pour cent du produit intérieur brut mondial.

« Les événements sportifs représentent 100 milliards. 100 milliards sont générés par les droits des média, les commandites, les ventes de billets, le merchandising. L’équipement et le sportswear, 300 milliards. L’infrastructure, 200 milliards par an ; la nutrition, les vitamines, de 150 à 200 milliards ; les paris sportifs, zone un peu grise,200 milliards. La progression de ce business, plus rapide que celle de l’économie globale, est de 7 à 8% par an actuellement. Pourquoi cela se développe-t-il ainsi ? On a de plus en plus de loisirs qu’on cherche à remplir. Les événements sportifs conviennent parfaitement à ce genre de préoccupations. Ensuite les gens, jeunes adultes et d’âge moyen, qui pensent à leur bien-être, et dont le nombre croît vite. Ils seraient près d’un milliard d’individus dans ce cas. Sachant que ce ne sont pas les plus pauvres, ils ont de quoi consacrer du temps et de l’argent à ces activités.

« Le sport représente une expérience émotionnelle qui manque dans nos vies. Cela explique que le programme sportif TV ne vaut la peine d’être vendu qu’en direct. Le public s’unit dans une expérience émotionnelle tandis qu’il assiste à une expérience physique extrême. Cela rend le spectacle sportif passionnant. Le public développe une empathie pour les sportifs qu’il suit.

« Notre point suivant est de savoir pourquoi les sports d’équipes sont plus populaires que les sports individuels. Le sport, pour développer l’empathie et donc la passion du spectateur doit être simple. Les sports compliqués ne créent pas trop d’empathie parce que leurs règles sont complexes, ou ne sont pas aisément imitées. Les règles doivent être aussi objectives et justes. Le sport doit aussi pouvoir être facile à pratiquer. La popularité du football vient de ce que tout un chacun à essayé d’y jouer. De même pour le basket. Le hockey l’est moins…

« Ces observations générales une fois dites, revenons à la natation. Pourquoi jusqu’ici on n’a pas tenté d’appréhender la natation comme un spectacle ? Ceci alors que la natation est l’un des sports les plus populaires qui soient ? D’après les statistiques FINA, 300.000.000 de personnes dans le monde pratiquent la natation de façon régulière, en moyenne tous les deux  – ou dix jours… en piscines privées, publiques, plans d’eau, lacs, rivières, océans. 60% sont des enfants, donc susceptibles de suivre la natation pendant leur existence. Et les statistiques donnent 300 millions de téléspectateurs aux Jeux olympiques. Les championnats du monde sont suivis par 200 millions de gens. 30 millions aux USA suivent la natation aux Jeux, chiffre que seul le SuperBowl surpasse.

« On me répond que c’est l’effet des Jeux olympiques, pas la natation. Ce qui m’amène à demander pourquoi, dès lors, l’escrime ou le tir à l’arc aux Jeux n’attirent pas 300 millions de téléspectateurs ? Ou encore le karaté non contact ou le taekwondo ? »

 (à suivre)

LA NATATION N’A PAS HONTE DE SES CENTRES D’ENTRAÎNEMENT. SEULEMENT, ELLE NE SAIT PAS LES VENDRE !

 Éric LAHMY

Lundi 26 Novembre 2018

Suite à mon article du 22 novembre intitulé « exemple de l’INSEP : la fédération a-t-elle honte de ses centres d’entraînement ? », dans lequel je m’étonnais du peu de cas que la Fédération semble faire des résultats de l’INSEP et de Font-Romeu, j’ai reçu les deux commentaires qui suivent.

Un, de Patrick FRADET, membre du comité directeur de la FFN, président de la commission informatique, qui m’écrit ce qui suit :

« Vous avez écrit, « Pourra-t-on me l’expliquer? Non, on ne pourra pas, parce que c’est tellement idiot que personne n’aura le courage de me donner une explication qui de toute façon ne tiendra pas debout. »
En tant que Président de la commission informatique fédérale, je peux vous donner quelques explications même si vous ne semblez pas en mesure de les entendre.
Les pôles ‘FRANCE’ et ‘ESPOIR’ ont été supprimés en fin de saison dernière pour faire place à un nouveau projet ‘Haut Niveau’ décliné sous le nom de PPF ‘Projet de Performance Fédéral’ mis en place au début de cette saison ( à ne pas confondre avec un autre projet PPF,  »Passion Pétanque Française) ‘. Seul deux Pôles France, appelés ‘Centre Nationaux d’Entrainement subsistent , INSEP et Font Romeux.
Vous trouverez plus d’explications en suivant le lien ci-après:
http://www.ffnatation.fr/projet-performance-federal-ppf
Ce projet est en cours de mise en place, c’est pourquoi il nous a paru opportun d’enlever l’ancienne appartenance aux anciens pôles qui ne sont plus d’actualité et je reste persuadé que si nous les avions laissé, il y aurait eu également quelques pointilleux qui nous auraient fait la remarque de publication d’une information erronée.
Rassurez-vous, lorsque la mise en place du PPF sera terminé et que nous pourront identifier les nageurs des différentes structures du PPF (Clubs partenaires d’excellence, CAF, CNAHN, etc.), cette appartenance sera indiquée dans les résultats des compétitions.
Pour le moment il est trop tôt pour le faire et les priorités actuelles informatiques sont concentrées sur la réforme de la licence et de ses 21 modules connexes, modules indispensables pour le bon fonctionnement de nos clubs. »

Pour mon deuxième interlocuteur, le dirigeant blésois Jean-Pierre Miquel, autre membre de la commission informatique, l’absence d’information correspondant à l’appartenance aux centres d’entraînement des championnats de France ne tient pas à un bug informatique, comme un autre lecteur commentateur l’avait supposé :

« Il ne s’agit pas d’un bogue informatique, mais d’une conséquence de la réforme des licences décidée par les élus, écrit-il. En effet cette réforme a des impacts sur les applications
d’extranat (résultats, liveffn). Depuis des mois les équipes des services d’informations sont sur le pont pour intégrer cette nouvelle gestion. Il y a des priorités plus importantes à ce jour que l’indication que vous regrettez. Je citerai entre autres la gestion de l’ENF, des officiels, etc. Si vous vous aviez fait une enquête approfondie, c’est plutôt un article sur les difficultés que rencontrent ces équipes pour mettre en œuvre cette réforme et ses conséquences »
que vous auriez pu faire.

IL Y A LA QUESTION INFORMATIQUE ET IL Y A LA QUESTION DE LA DÉSINFORMATION

Je remercie ces deux dirigeants d’avoir pris la peine de me répondre. Ils nous expliquent ce qui se passe au niveau technique informatique.

Je n’ai certes pas mené d’enquête approfondie sur ces questions mais j’étais assez au courant, depuis plusieurs mois, de certain challenge dû à l’application en termes de procédures informatiques des données nouvelles de la vie fédérale.

J’ai cru ainsi comprendre que la refonte des régions nécessitait un alignement des profils informatiques des licenciés qui ne se fait pas d’un coup de baguette magique. Tel licencié alsacien devenant licencié Grand Est, il fallait réécrire son identité informatique. Effectuer l’opération 300.000 + fois demande énormément de temps et pas mal d’astuce. Cela m’a bien été expliqué.

On découvre aussi, m’a-t-on fait comprendre, certains soucis nés de la réforme des licences, ainsi aux interclubs quand des licenciés dirigeants (licence 15€) se sont aperçus qu’ils ne pouvaient nager car pour nager, il leur faut la licence nageur, et c’est 55€, etc.

Il faut régler cela et bien d’autres choses encore.

Je comprends parfaitement.

Maintenant, cela fait plus d’un an que cela dure. Et puisque j’en suis à ce que j’ai appris, je me suis laissé dire que la Fédé n’a pas souhaité engager suffisamment de personnel pour effectuer le travail dans des délais raisonnables, et donc c’est toujours le chantier…

Il y a des moments où il faut accélérer le(s) mouvement(s).  

J’ai rechigné à entrer dans ce genre de développements. Je n’ai pas créé ce site pour évoquer ces questions, mais parce que j’aimais la façon dont Camille Muffat nageait la seconde moitié d’un 800 treize secondes plus vite que la première, dont Agnel dynamitait une finale olympique, dont Gilot et Bousquet décoiffaient dans les relais, dont Jérémy Stravius effectuait ses ondulations de départ et de virage, et dont Diane Buy-Duyet jaillissait telle une torpille en reprise de nage…

Mais cette question n’est pas que de votre ressort, mais de celui de la communication.

La communication ne s’arrête pas à des limites techniques informatiques. Elle part de la volonté de communiquer.

Lorsque vous recevez les résultats des championnats et que vous n’y trouvez pas le nom de la structure qui produit les nageurs, c’est une désinformation. Lorsque le calendrier de l’agenda fédéral ne contient qu’une seule date, celle des championnats du monde, et oblitère tout le reste, c’est une désinformation.  Lorsque sur le site qui était tenu de façon impeccable jusqu’à l’an passé, on trouve que 35 records battus ces deniers mois ne sont pas mis à jour ou référencés, c’est une désinformation. En 2009, 489 références de records (monde, Europe, France) étaient tombées et ces références étaient constamment à jour, quotidiennement, dans la base de données, par Marc Planche, qui a été dégommé l’an passé. Nul n’est éternel, mais manifestement, Francis Luyce a été plus facile à remplacer que Marc Planche!

Ce sont donc, aussi, des chances perdues, à ma montre, de donner aux journalistes, aux nageurs, aux entraîneurs, à tout le monde, une information exacte et actualisée; des chances ratées de rebondir sur une information (et pour cause, elle n’existe pas) et de publier un papier sur les débuts d’une nouvelle donne à l’INSEP, ou le premier champion de France INSEPIEN depuis Mathusalem, ou de produire certaines photos, ou de publier tel reportage télé, ou de trouver un « angle », qu’affectionne le medium moderne.

Je puis vous dire une chose : bien avant les championnats, j’ai effectué des recherches sur le site (dramatiquement faible depuis toujours) de l’INSEP et dans beaucoup d’autres endroits et je n’ai pas trouvé qui nageait à l’INSEP (et à Amiens non plus).

Et je crois que pour l’INSEP, pour Amiens et pour la FFN, laisser passer des occasions comme ça d’allumer la curiosité des media, de faire parler de soi, au moment de la grande réunion des championnats de France, c’est dommage.

Toujours aux championnats, vous vous dites : qu’est-ce qui se passe à Marseille ? Vous allez sur les sites de Marseille et vous avez TOUTES les informations désirées. TOUTES. Qui nage, qui entraîne, le kiné, l’ostéopathe, le préparateur mental, le préparateur physique, qui est le président, l’historique, les kinés, les médecins, qui était Monsieur Vahouny. Les sites de Marseille sont très bien tenus, très bien faits, très lisibles, pour moi, par rapport à ce que j’attend, c’est 8 sur 10. (J’enlève deux points parce qu’en revanche, quand je questionne par mails je n’ai pas de réponse. Même chose à l’INSEP, mais le site de l’INSEP, c’est zéro et je ne sais pas enlever deux points à zéro).

Autour de l’INSEP natation, vous avez pas mal d’ingrédients. Un coach expérimenté et charismatique, de jeunes entraîneurs autour de lui, des situations intéressantes, des possibilités d’appuis scientifiques uniques en France. Des nageurs qui redorent le blason. Une solution originale, mi-chèvre, mi-chou, associant Amiens et le bois de Vincennes. Une HISTOIRE A RACONTER, de bien des manières différentes.

Ça n’a rien à voir avec l’informatique. Ça a à voir avec la communication. Dans les temps lointains où Sophie Kamoun s’occupait de la com’ fédérale, elle n’aurait pas laissé passer l’occasion de vendre cette histoire aux media.

Mais encore faut-il connaître son truc, aimer ça et avoir les coudées franches…

Il est temps que le service communication de la FFN remette à plat la question de savoir à qui il a affaire en termes de médias, et comment leur parler…

De vous à moi ? C’est le doux chant de CHANDOU que j’aurais voulu entendre, en réponse à mon article. Quelqu’un pourra-t-il réveiller Adrien CHANDOU de sa sieste ?

Les choses étant ce qu’elles sont, c’est de Vincent Leroyer que j’ai reçu les informations que la Fédération n’a pas su nous donner. Avec moult détails que je n’attendais pas, par-dessus le marché. Je vous livre le tout, il y a les Amiénois, les Amiénois Insepiens, les Insepiens non Amiénois…

LES NAGEURS D’AMIENS ET DE L »INSEP

 par Vincent LEROYER

💦AMIENS Métropole Natation / Entraîneur Mathieu NEUILLET
✅Amiens Métropole Natation saison 2018-2019
•tableau synthétique des meilleures performances des nageurs sur saisons N, N-1, N-2, N-3
•et liens vers les historiques swimrankings des performances des nageurs
✅les performances seront mises à jour automatiquement durant la saison , et les liens restent actifs
Alexandre DERACHE 1998 (Amiens Métropole Natation)
•Tableau de synthèse N, N-1, N-2, N-3, N-4
•Historique de toutes les perfs en carrière
Mewen TOMAC 2001 (Amiens Métropole Natation)
Adrien MUSART 2002 (Amiens Métropole Natation)
•Tableau de synthèse N, N-1, N-2, N-3, N-4
•Historique de toutes les perfs en carrière
Mathieu ROTHON 2000 (Amiens Métropole Natation)
Enzo TESIC 2000 (Amiens Métropole Natation)
•Tableau de synthèse N, N-1, N-2, N-3, N-4
•Historique de toutes les perfs en carrière
Aron BARRY 2002 (Amiens Métropole Natation)
•Tableau de synthèse N, N-1, N-2, N-3, N-4
•Historique de toutes les perfs en carrière
Eva BONNET 2000 – BEL (Denain Natation Porte du Hainaut)
•Tableau de synthèse N, N-1, N-2, N-3, N-4
•Historique de toutes les perfs en carrière
Camille MALLET 2001 (Amiens Métropole Natation)
•Tableau de synthèse N, N-1, N-2, N-3, N-4
•Historique de toutes les perfs en carrière
💦CAF AMIENS MN / Entraîneur Antoine BRITZ (Centre d’accession et de formation)
✅ saison 2018-2019
•tableau synthétique des meilleures performances des nageurs sur saisons N, N-1, N-2, N-3
•et liens vers les historiques swimrankings des performances des nageurs
✅les performances seront mises à jour automatiquement durant la saison , et les liens restent actifs
Maximilien HUGOT 2003 (Amiens Métropole Natation)
•Tableau de synthèse N, N-1, N-2, N-3, N-4 (pas disponible)
•Historique de toutes les perfs en carrière
Paul ANNOCQUE 2003 (Amiens Métropole Natation)
•Tableau de synthèse N, N-1, N-2, N-3, N-4
•Historique de toutes les perfs en carrière
Clément MALLET 2002 (Amiens Métropole Natation)
•Tableau de synthèse N, N-1, N-2, N-3, N-4
pas disponible
•Historique de toutes les perfs en carrière
Aron BARRY 2002 (Amiens Métropole Natation)
•Tableau de synthèse N, N-1, N-2, N-3, N-4
•Historique de toutes les perfs en carrière
Léa DUROT 2003 (Amiens Métropole Natation)
•Tableau de synthèse N, N-1, N-2, N-3, N-4
pas disponible
•Historique de toutes les perfs en carrière
Naële PORTECOP 2003 (Amiens Métropole Natation)
•Tableau de synthèse N, N-1, N-2, N-3, N-4
•Historique de toutes les perfs en carrière
Chloé QUINT 2002 (Amiens Métropole Natation)
•Tableau de synthèse N, N-1, N-2, N-3, N-4
•Historique de toutes les perfs en carrière
Mathilde JEAN 2000 (Amiens Métropole Natation)
•Tableau de synthèse N, N-1, N-2, N-3, N-4
•Historique de toutes les perfs en carrière
💦INSEP 2018 / Entraîneur Michel CHRETIEN, assisté de Mathias MERCADAL
•tableau synthétique des meilleures performances des nageurs sur saisons N, N-1, N-2, N-3
•et liens vers les historiques swimrankings des performances des nageurs
✅les performances seront mises à jour automatiquement durant la saison , et les liens restent actifs
Roman FUCHS 1998 (Amiens Métropole Natation)
•Tableau de synthèse N, N-1, N-2, N-3, N-4
•Historique de toutes les perfs en carrière
Maxime GROUSSET 1999 (Amiens Métropole Natation)
•Tableau de synthèse N, N-1, N-2, N-3, N-4
•Historique de toutes les perfs en carrière
Hugo SAGNES 2001(Amiens Métropole Natation)
•Tableau de synthèse N, N-1, N-2, N-3, N-4
•Historique de toutes les perfs en carrière
Yohann NDOYE BROUARD 2000 (Dauphins d’Annecy)
•Tableau de synthèse N, N-1, N-2, N-3, N-4
•Historique de toutes les perfs en carrière
Stanislas HUILLE 1999 (SN Versailles)
Théo BERRY 1997 (Angers Natation)
•Tableau de synthèse N, N-1, N-2, N-3, N-4
•Historique de toutes les perfs en carrière
Joana DESBORDES 2000 (Stade Français Olympique Courbevoie)
•Tableau de synthèse N, N-1, N-2, N-3, N-4
•Historique de toutes les perfs en carrière
Pierre HENRY ARRENOUS 1998 (ASPTT Poitiers)
•Tableau de synthèse N, N-1, N-2, N-3, N-4
•Historique de toutes les perfs en carrière

JORDAN POTHAIN : « FABRICE (PELLERIN) ME SURPREND ET J’ADORE ÇA »

Éric LAHMY

Dimanche 25 Novembre 2018

Après comme avant les championnats de France, Jordan Pothain représentait pour moi une énigme. Ceux qui suivent la natation savent par quels soucis le garçon, finaliste du 400 mètres des Jeux olympiques de Rio (3’45s43 en séries) est passé, aux plans de la santé et de sa vie de nageur. Ila donc mis une certaine distance entre Grenoble et lui et a installé ses pénates à Nice, Fabrice PELLERIN ayant accepté de l’entraîner. Celui qui était un nageur seul s’est retrouvé dans une cellule « Olympic » où ça va vite, avec Charlotte BONNET, Jérémy DESPLANCHES, Jérémy STRAVIUS, Charles RIOUX et Tom PACO PEDRONI.

POTHAIN, on le sait, a eu quelques soucis cardiaques qui ont été réparés. On peut imaginer que ces soucis ont joué un rôle dans ses contre-performances d’après Jeux olympiques, en 2017.

A Montpellier, en petit bassin, il a fini :

7e du 100 mètres où il manque de vitesse pour se mêler de la grande bagarre pour le titre, 48s74 contre 47s72 au vainqueur Oussama SAHNOUN.

4e du 200 mètres en 1’44s89, où seul Jérémy STRAVIUS le domine clairement (1’43s28). FUCHS, 1’44s62) et Jonathan ATSU, de Toulouse, 1’44s80, produisant des courses très proches en fin de compte de la sienne.

4e du 400 mètres en 3’43s44, très près d’une médaille puisque la course a été gagnée en 3’41s12 par Roman FUCHS, devant David AUBRY, 4’43s et Joris BOUCHAUT, 3’43s22.

6e du 50 mètres dos

et 7e du 100 mètres dos.

Ce qui m’a paru intéressant, c’est qu’il n’a pas connu ces effondrements en fins de courses dramatiques de la saison passée.

« JE ME RÉGALE ET ÇA FAIT DU BIEN »

En face des interrogations, le mieux était de lui poser quelques questions.

« Tout va pour le mieux, répond-il ! Mon quotidien est juste génial, je suis dans une dynamique magnifique, autant par le groupe que par le travail avec Fabrice. Je me régale et ça fait du bien. Les France 25m étaient sans doute un des pires championnats pour moi en terme de classement puisque je rentre sans médaille, mais vraiment hyper constructifs pour Fabrice et moi. Les changements dans ma nage sont déjà très notables, le processus est en cours et il y a quelques étapes à passer. Une période charnière mêlée à un peu de frustration de ne pouvoir aller chercher la gagne, je t’avoue m’être dit à l’issue de ma 4e place du 400 comme du 200m, que ces courses me donneraient la rage pour la suite. 

« Techniquement, on stabilise ce roulis qui me freine tant, on réduit la puissance que je mettais sous l’eau au profit d’une nage plus fluide et moins énergivore pour le moment. Il y aura un entre-deux à trouver par la suite. J’ai vraiment progressé sur mes coulées et départs, je pense que ça sera plus lisible en grand bassin, et avec 2 mois de travail en plus.

« Pour ce qui est de l’entraînement, nous n’avons coupé que 3 jours avant les France, soit à partir du lundi qui a suivi les interclubs. Ça m’a permis de régénérer un peu, mais j’ai besoin de plus que ça pour exploser. C’est donc un bon bilan entre les lignes du live.ffn). 

« Sinon que te dire sur Fabrice… Tu devrais vraiment essayer de le joindre. C’est un homme plus qu’intéressant. On alterne toujours ces différentes modalités, une nage très lente, des éléments techniques, du progressif et des efforts spécifiques. Et ça peut être mixé : de la technique dans une récupération active (du  trois-temps tout bête en crawl au lieu de faire du dos à l’agonie), une équation à deux facteurs : nager tel temps avec tant de coups de bras, ou avec tel tempo… Il me surprend toujours et j’adore ça. Et je me surprends aussi, ça fait du bien dans une activité que tu pratiques depuis 20 ans. »