GRANDE-BRETAGNE : ADAM PEATY, UN BRASSEUR QUI N’EST PAS DE LA PETITE BIÈRE

Éric LAHMY

Jeudi 20 Avril 2017

Adam Peaty était attendu, et Adam Peaty a répondu à l’attente. Sur 50 mètres brasse, distance non olympique. Mais le garçon apparait tellement phénoménal qu’il rendrait cette course attractive. Pour les Anglais, avec en séries, 26s62, en finale 26s48, c’est une médaille d’or mondiale pratiquement assurée. Aux championnats nationaux, à Sheffield, il a totalement rassuré sur ses compétences !

Quand je le vois en action, je constate un fait qu’Alex Scott, de Swimming World, a décrit simplement, et que je ne peux mieux exprimer : « Peaty nage sur un rythme de nage que ses compétiteurs, simplement ne peuvent pas suivre, et il le fait sans perdre son efficacité. »

Il donnerait soixante coups de bras par minute au début d’un 100 mètres, 55 à la fin. Van den Burgh aussi, qui est sur le même registre. Mais le Sud-Africain sacrifie plus d’efficacité technique à ce tempo élevé.

Coaché par Melanie Marshall, Peaty nage 35 heures par semaines et ne croit pas être au sommet de sa carrière. Mais il est difficile d’imaginer qui pourra l’empêcher de gagne 50 et 100 brasse aux mondiaux de Budapest. Sur 50, l’Italien Nicolo’ Martinenghi, recordman du monde juniors, est celui qui l’approche le plus près cette saison, avec 26s97 ; la technique de l’Italien a quelque chose de plus « furieuse » quand Peaty reste très posé, maîtrisé, dans sa gestuelle. Le flegme britannique sans doute? Sur 100, le Chinois Zibei Yan en est à 58s92, soir à plus d’une seconde derrière Adam, lequel mène les débats avec 57s79 cette année.

James Guy, qui, l’an passé, avait gagné le 100 mètres papillon (en 52s15), a tenté sa chance sur la distance double, et a largement gagné en 1’55s91.

La natation britannique, comme plusieurs autres natations nationales, souffre de carences, c’est semble-t-il, inévitable avec un programme démesuré que propose la FINA, et qui ne permet pas de présenter suffisamment de talents pour couvrir toutes les épreuves. Le dos masculin et le papillon féminin, par exemple, ne présentent pas d’éléments extraordinaires.

En revanche, Jocelyn Uliette a largement amélioré ses temps – autour de six secondes – dans l’année, pour devenir championne 2017, en s’emparant du record national du 200 mètres brasse.

MESSIEURS.- 100 dos : 1. Chris WALKER-HEBBORN, Bath, 54s24; 2. Luke GREENBANK, Loughborough, 54s75.

50 brasse : 1. Adam PEATY, Loughborough, 26s48; 2. Euan INGLIS, Edinburgh, 27s65; 3. Mark CAMPBELL, Aberdeen, 27s66; 4. L CLIFFORD-STEPHENSON, 27s86; 5. Charlie ATTWOOD, 27s90 (en série, 27s89).

200 papillon : 1. James GUY, 1’55s91; 2. Cameron BRODIE, Stirling, 1’57s46; 3. Duncan SCOTT, Stirling, 1’57s50.           

DAMES.- 800 libre : 1. Jazmin CARLIN, Bath, 8’30s56; 2. Holly HIBBOTT, Stockport, 8’31s78.  

100 dos : 1. Georgia DAVIES, Loughborough, 59s34; 2. Kathleen DAWSON, Stirling, 1’0s22; 3. Jessica FULLALOVE, Bath, 1’0s52; 4. Elizabeth SIMMONDS, Edinburgh, 1’0s58; 5. Chloe GOLDING, Manchester, 1’1s33. Target Tokyo: Kathryn GREENSLADE, 19 ans, Edinburgh, 1’1s35. Juniors: Cassie WILD, 17 ans, 1’1s25.

200 brasse : 1. Jocelyn ULIETT, Loughborough, 2’22s08; 2. Molly RENSHAW, Loughborough, 2’23s04; 3. Chloe TUTTON, 2’24s28; 4. Katie MATTS, Stockport, 2’25s51; 5. Abbie WOOD, 2’26s02.

50 papillon : 1. Charlotte ATKINSON, Loughborough, 26s81.

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