INGE DEKKER, HORS-JEUX, LUTTE POUR SA VIE

UN CANCER MET SA CARRIÈRE ENTRE PARENTHÈSES

Éric LAHMY

Jeudi 18 février 2016

Lu ce matin sous la signature du chroniqueur italien Stefano Arcobelli (qui vient d’être primé pour ses écrits, à Budapest, journaliste de natation de l’année 2015), la sombre nouvelle concernant Inge DEKKER, 30 ans, contrainte de stopper sa carrière. Un cancer a été diagnostiqué, alors que la nageuse néerlandaise s’apprétait à affronter tout autre chose, une quatrième édition des Jeux olympiques. Une certaine confusion semble s’être installée sur la nature de ce cancer: au cerveau, dit Arcobelli, alors qu’une autre source qui nous semble plus crédible, du moins en l’espèce, évoque le col de l’utérus. Quoiqu’il en soit, c’est un cancer, donc un danger mortel, et dont la dangerosité augmente de façon exponentielle s’il est diagnostiqué tard – même si le taux de survie s’est merveilleusement amélioré.

Ses trois participations précédentes aux Jeux olympiques avaient valu à la grande (1,82m) Néerlandaise, née à Achen le 18 août 1985, par le biais du relais quatre fois 100 mètres de l’or (en 2008 à Pékin), de l’argent (en 2012 à Londres) et du bronze (en 2004 à Athènes). Toujours dans le relais, elle avait atteint les podiums en 2007 (Melbourne, bronze), 2009 (Rome, or), 2011 (Shanghai, or) et 2013 (Barcelone, bronze). En 2015, à Kazan, elle était absente du relais médaillé d’argent et avait fini 4e du 50 mètres papillon, sa spécialité. Inge avait aussi terminé 9e du 100 papillon. Dekker, qu’on avait vu nager à Marseille voici quelques années, avait enlevé également un titre mondial sur 50 mètres papillon (Shanghai, 2011). Championne d’Europe du 100 mètres papillon en 2006 à Budapest, elle comptait également 26 médailles européennes en grand comme en petit bassin.

Elle s’est exprimée sur sa situation actuelle. On y entend une femme courageuse, quoiqu’un peu perdue, mais prête au combat: “Ces dernières années, je ne pensais qu’aux Jeux; ici, la vie s’arrête et tout devient relatif, mais je veux garder confiance en l’avenir, et je ferai de mon mieux pour guérir, même si certaines choses sont incontrôlables. Non, je ne veux pas faire sortir de mon esprit les Jeux olympiques de Rio.”

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