JULIA EFIMOVA: MISS UNIVERS OU IMPOSTURE ?

Par Eric LAHMY                                                            Jeudi 4 Juin 2015

EFIMOVA [Julia]. Natation. (Grozny, 3 Avril 1992-) Russie.

La situation en Tchétchénie contraint la famille de Julia Efimova à quitter la capitale de cette République. Elle s’installe à Volgodonsk, petite ville nouvelle le long du canal Volga-Don, sur la mer d’Azov, au cœur de la Russie d’Europe. Julia grandit donc au pays des Cosaques, et commence à s’entraîner dans une école de sport (sorte de sport-études russe) sous la guidance de son père, Andrei Mikhailovich Efimov. Avant 2011, la famille vit à Taganrog, 300 kilomètres plus loin, et Julia passe sous l’expertise d’Irina Vyatchanina, entraîneur « honoré », le haut niveau de Russie.– En décembre 2007, à Debrecen, en Hongrie, Efimova, 15 ans et huit mois, est triple championne d’Europe en petit bassin dans sa grande spécialité, la brasse (50 mètres en 30’’33, 100 et 200 mètres avec les records d’Europe (p.b.), 1’4’’95, et 2’19’’08; championne d’Europe 2008, mais en grand bassin cette fois, à Eindhoven (13-24 mars), sur 200 mètres – en 2’24’’09, (et médaillée d’argent du 50 mètres – en 31’’41), elle ne peut se qualifier en finale du 100 mètres ! Retour au petit bassin, en raison du cocasse calendrier en forme d’usine à gaz concocté par les ‘’instances’’, quatre semaines plus tard, à Manchester, pour les mondiaux de la FINA, elle reste un peu en-dessous de ses temps et enlève « seulement » le bronze sur 200 mètres, avec 2’20’’48, derrière Suzaan van Bijon, Afrique du Sud, 2’18’’73, et l’Australienne Sally Foster, 2’20’’11. Présente aux Jeux olympiques de Pékin, en 2008, elle y finit 4e du 100 mètres et 5e du 200 mètres. Au 100 mètres, elle peut nourrir quelques regrets, car elle s’est qualifiée par un épatant 1’6’’08, record d’Europe, en séries, qu’elle ne pourra rééditer ni même seulement approcher, comme si elle avait craché son venin ! Ce temps des séries lui aurait donné la médaille d’argent. Mais elle nage 1’7’’50 en demi et 1’7’’43 en finale, loin de Leisel Jones (AUS), 1’5’’17, et derrière Rebecca Soni (USA), 1’6’’73 et Mirna Jukic (AUT), 1’7 »34. Sa qualification en finale du 200 mètres brasse est plus prudente, mais tandis que Rebecca Soni, 2’20’’22, et Leisel Jones, 2’22’’05, inversent leurs positions du 100, Efimova termine hors des médailles, en 2’23’’76. Efimova, qui nagera également dans le relais quatre nages, peut se consoler en se disant que l’avenir lui appartient. N’est-elle pas à seize ans la plus jeune finaliste, les autres s’étageant entre vingt ans et vingt-huit ans d’âge ? Elle, aura vingt-huit ans en 2020 !

A LA POURSUITE DE REBECCA SONI

Julia Efimova arrive à Rome, où se tiennent les mondiaux 2009, en pleine folie des combinaisons qui font de la natation une sorte de patinage aquatique, et s’arroge sa part du gâteau. Championne et recordwoman du monde sur 50 mètres brasse en 30’’09. Soni, qu’elle a devancé là de deux centièmes, se montre intraitable sur 100 mètres, où elle bat le record américain en séries, le record du monde, 1’4’’84, en demi, et gagne la finale en 1’4’’93. Efimova, qui a appris à mieux répartir ses efforts, nage 1’6’’82 en série, 1’5’’84 en demi, puis 1’5’’41 (2e, record d’Europe) en finale. Sur 200 mètres, en revanche, Julia, hors du coup, manque de sauter en série et ne survit pas aux demi-finales : 14e.

Cette année, elle est fêtée et consacrée meilleure nageuse et découverte de l’année en Russie. En 2010, Julia est double championne d’Europe à Budapest, remportant le 50 mètres en 30’’29, record d’Europe, et 1’6’’32 par de très larges marges. En mars 2011, confrontée aux limites du système russe, elle se rend aux USA, où elle sait qu’elle va trouver des conditions optimales, et s’entraîne depuis en Californie sous la houlette de Dave Salo. Shanghai 2011, mondiaux : Julia ne peut conserver son titre des 50 brasse, qui revient à Jessica Hardy, 30’’19 contre 30’’49, mais laisse comme deux ans plus tôt Rebecca Soni, 30’’58, derrière elle ! Cinq jours plus tôt, cependant, c’est Soni qui l’a emporté, très facilement en 1’5’’05, et Efimova, 1’6’’56, n’a été que 4e. Trois jours après le 100 mètres, Efimova s’est montrée guerrière sur la distance double, et n’a cédé en finale que devant Soni, 2’22’’22, record de Russie, contre 2’21’’74.

LA ROUTE DU 50 AU 200 NE PASSE PAS PAR LE 100

TECHNIQUE.- Ici apparait clairement cette « anomalie » du registre d’Efimova, remarquée déjà à Eindhoven en 2008, qui fait que Julia performe mieux sur 50 mètres et sur 200 mètres qu’elle ne le fait sur la distance intermédiaire, le 100 mètres, bizarrerie qu’on va retrouver dans d’autres étapes de sa carrière. Finir 2e sur 50 et 2e sur 200, signifie qu’en face des mêmes adversaires, on doit finir au plus mal 2e du 100 mètres ! C’est une règle du « registre » d’un sportif. Or elle n’y est que 4e. Ce paradoxe peut s’expliquer par la physiologie et le type d’entraînement. L’effort en course utilise trois filières énergétiques, l’une représentant la vitesse pure (anaérobie alactique) qui se brûle en quelques secondes, une autre la résistance vitesse (lactique), une troisième les capacités aérobies. Efimova, dotée naturellement d’une grande vitesse de base de par son potentiel anaérobie alactique, atteint de hautes performances sur le très court. Son entraînement « long » lui a donné aussi une très belle valeur en distance qui s’exprime sur 200 mètres ; mais entre les deux, sans doute par la faute d’un manque de travail spécifique en « anaérobie », elle n’exprime pas de fortes qualités de résistance vitesse, nécessaires sur 100 mètres, où elle se trouve dans une situation bancale : ou elle part à fond et ne tient pas ; ou elle nage long, mais se fait distancer et attaque ensuite de trop loin son sprint final. Elle ne trouve pas le rythme qui lui convient dans un effort d’une minute, où elle ne peut pas tenir le rythme de vitesse maximale et où le rythme long ne lui donne pas une cadence suffisante ! Bien entendu, tout ce qui précède n’est qu’hypothèse…

 LE PIEDESTAL ET PUIS LA CHUTE

En 2012, à Londres, Julia est « bronzée » sur un 200 mètres ultra-rapide (avec 2’20’’92, record d’Europe) derrière Soni, 2’19’’59, record mondial, et Satomi Suzuki, Japon, 2’20’’72, record d’Asie, et devant Rikke Pedersen, qui a battu trois record danois, en série, en demi-finale et en finale. Et, pour sa deuxième olympiade, Julia est, toujours, la benjamine de la finale du 200 mètres brasse ! En revanche, elle s’exprime moins bien sur 100 mètres, et ce n’est que dans le relais quatre nages qu’en 1’4’’98, elle montre son potentiel, reprenant la Japonaise et l’Australienne, et amenant la Russie (finalement 4e) à la 2e place. Aux championnats du monde 2013 de Barcelone, Efimova continue de progresser ; elle gagne le 200 mètres brasse devant Rikke Moeller Pedersen qui a battu le record mondial en qualifications. Elle-même amène son record de Russie à 2’19’’41. Sur 50 mètres, elle améliore le record du monde en séries en 29’’78, Meilutyte l’amène à 29’’48 en demi, mais Efimova gagne la finale, en 29’’52. Sur 100 mètres, elle est 2e en 1’5’’02 (Meilutyte l’emporte en 1’4’’42). Sur 200 mètres brasse, on l’a dit, Rikke Moeller-Pedersen efface le record mondial en demi, avec 2’19’’11. Dans la seconde demi-finale, Efimova affirme ses prétentions à son tour, approche ce temps, avec 2’19’’85. La finale se jouera à deux, la troisième étant deux longueurs derrière. Moeller Pedersen lance la course de sa nage longue, glissée et puissante mais ne peut tenir le rythme à l’issue du dernier virage, et Efimova, dans la dernière longueur, lance un sprint cadencé et l’emporte, en 2’19’’41. Ce jour là, elle est devenue la meilleure nageuse de brasse au monde. Enfin, dans le relais quatre nages, Efimova compense une contre-performance de Daria Ustinova, la dossiste, 6e, et va reprendre quatre places, dévorant littéralement quatre nageuses, nageant 1’4’’82. Les Russes finiront 3e et médaillées de bronze.

Mais le conte de fées va tourner court. En octobre 2013, Julia Efimova subit un test de dépistage de produits dopants. Or il s’avère qu’elle a consommé de la DHEA, un produit diététique a priori commun, mais inscrit sur la liste des produits interdits en raison de ses capacités anaboliques. Elle clame avoir été trompée par un commerçant de produits diététiques. Cela n’en démontre pas moins de sa part une grande légèreté, tous les champions ayant été avertis des enjeux et qu’ils ont en ce domaine un devoir de prudence. Vraie ou fausse dopée, elle en prend pour seize mois, et les records en petit bassin qu’elle a battus entre octobre et janvier, date de la publication des rapports, et notamment des victoires désormais maudites en face de Meilutyte, sont effacés. Elle est « le » 20e Russe à être « pris » aux contrôles depuis que ce pays a obtenu l’organisation des mondiaux à Kazan. Après son temps de pénitence, n’ayant jamais cessé de s’entraîner avec Dave Salo, à Los Angeles, qui l’a prise en mains depuis 2011, elle effectue un retour en fanfare : 30’’39 au 50 mètres, 1’5’’89 au 100 mètres, 2’22’’12 au 200 mètres, triple titre aux championnats de Russie. Mais sa grande adversaire, Meilutyte, affirme sa déception : « je ne crois plus en l’honnêteté de Julia », dit-elle. La plus belle nageuse du monde est-elle une tricheuse ?

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8 comments:

    1. admin *

      Drôle d’histoire, ce meldonium!!! Quel est le Sherlock Holmes qui pourrait mettre en perspective l’interdiction d’un produit utilisé jusqu’ici librement, le contrôle positif de Maria Sharapova à ce produit à la toxicité peu avérée (vigoureusement défendue par Marion Bartoli: « je sais qu’elle n’est pas dopée »), les problèmes cardiaques dont s’est plaint Sun Yang aux championnats du monde de Kazan avant le 1500 mètres, la mort dramatique de cette jeune nageuse chinoise, QING WEN-YI, en pleine nuit, dans son sommeil, la mort de Dale Oen, le nageur de brasse norvégien sous sa douche, celle de Fran Crippen pendant une course de fond. Faut-il commencer à avoir peur pour les sportifs de haut niveau? Vont-ils devenir des cardiaques?
      Ou au contraire faut-il que l’Association Mondiale Anti-Dopage arrête d’interdire des produits dès que 2% des sportifs en prennent sous prétexte que dans le dopage c’est l’intention qui compte? Dans le dopage c’est la toxicité qui compte et personne n’a jamais démontré que le meldonium soit dangereux!!

    1. admin *

      Je vous réponds de chic: en prendre, on peut sûrement en prendre. L’approbation ne signifie rien rapport à la toxicité, les stéroïdes sont vendus aux USA, mais interdits en sport organisé. Mais je présume qu’on ne devrait pas pouvoir en vendre? J’ai lu un point de vue de spécialiste selon lequel ce n’est que de la poudre de perlimpimpin. Ce dont je suis quasi sûr, c’est que l’AMA l’a mis sur sa liste sans étudier sa toxicité, par pur réflexe parce qu’ils en trouvaient chez un certain pourcentage de sportifs… Le papier du Guardian est fortement sujet à caution sur bien des points. Par exemple il se base sur les indications thérapeutiques du produit pour dire que c’est un produit lourd alors que cela ne prouve rien, si je vous donne les indications thérapeutiques de l’aspirine, soigner mes maux de tête constitue un acte de dopage! Ainsi The Guardian parle d’une grossière négligence de Sharapova, grossière négligence qui consiste à ne pas avoir vu passer la nouvelle de l’interdiction du produit! Si les journalistes du Guardian étaient soumis aux mêmes contraintes que les championnes de tennis, ils seraient tous virés de leur canard!
      Grossière négligence? Moi je dis: ce sont des choses qui arrivent!! Mais bon, dès qu’il y a un problème de cet ordre, on voit rouge et c’est l’insulte à la bouche. J’ai du mal à croire que Sharapova soit une nouvelle Lance Armstrong.
      Manifestement, d’ailleurs, ce n’est pas Sharapova, mais les relais fédéraux du tennis russe qui sont coupables. Vladimir Poutine, lui, désigne carrément les dirigeants du sport russe, où il y a un très, très gros problème. Je suis d’accord avec Marion Bartoli, Sharapova n’était pas dopée, mais dupée.

    1. admin *

      C’est pas seulement qu’elle est très jolie, c’est qu’elle n’a pas le comportement du tordu, du tricheur qui se cache. Elle montre une gaieté, une joie de vivre, une exubérance. Est-ce qu’il s’agit de « tout lui pardonner »? Non, c’est trop, disons que j’avais un doute sur sa culpabilité, je pensais qu’il y avait de bonnes chances qu’elle avait été légère, voire un peu stupide; et dès lors j’émets des réserves et je refuse de jeter la première pierre… Mais en sens contraire j’éprouvais un certain « malaise » à la voir se conduire à sa façon expansive à Kazan où elle a pu nager parce que la FINA avait voulu faire une fleur aux Russes en raccourcissant sa peine, ses grands sourires quand elle a battu Meilutyte me dérangeaient, je n’avais pas trop envie de voir ça. Je ne devrais pas dire ça mais j’aurais préféré clairement que Meilutyte gagne. Et je comprends en même temps la colère de Meilutyte à son égard…
      Maintenant, il y a cette affaire de meldonium et encore une fois, je me dis: ce n’est pas possible, après ce qu’il lui est arrivé, elle n’aurait pas tenté le coup encore! Ou bien c’est un esprit criminel, quelqu’un qui n’a peur de rien et qui veut gagner à tout prix? On dirait que sa carrière est finie maintenant. Pour moi, c’est une belle image qui a été souillée.

  1. Johnny

    Au delà du cas personnel d’Efimova, il y a des instances, à un moment, qui vont enfoncer les portes ouvertes et commencer à s´intéresser à ce qui se passe à l Université de ce cher Mr Dave Salo.
    Outre le palmarès des nageurs qui sont passés entre ces mains, il a aussi le privilège d’en avoir un paquet qui se sont fait rattraper par la patrouille pour x ou y raisons sur les dernières années.
    Hardy , Mellouli, Glaesner, Efimova x2.
    Avec un tel palmarès, ce brave homme, admiré par un certain nombre de nos chers CTR , aurait tout aussi le droit d’être banni à vie.

    1. admin *

      Il y a un souci de ce côté en effet. Je ne sais pas trop pourquoi, je ne trouve jamais une interrogation le concernant, ce n’est pas tant qu’il soit coupable, mais qu’au moins on s’interroge à son sujet et aussi qu’on l’interroge sur ces questions. Est-il possible qu’il dope ses nageurs? J’ai du mal à y croire. Il y a peut-être aussi que l’entraîneur, officiellement, n’a pas de statut ou de responsabilité réglementaire. Mais pourquoi tant de nageurs de Salo se font gauler?
      J’ai cependant un texte paru dans Swim Swam reprenant une interview s Salo par une télé US:

      USC et Dave Salo, l’entraîneur des Troyens Dave Salo se sont exprimé favorablement vis-à-vis de Julia Efimova. Selon NBC sports, Salo a fait connaître la détermination d’Efimova de combattre les conséquences de son contrôle positif. Lui-même déclare n’avoir jamais encouragé ou même suggéré la prise de produits en vue d’améliorer leurs performances par ses nageurs.. D’après Salo, Efimova a cessé de prendre du meldonium dès quelle apprit que le produit avait un nouveau statut. Elle m’a presqu’immédiatement écrit pour maffirmer qu’elle n’avait pas pris de produit depuis décembre. L’interdiction du meldonium prenait effet le 1er janvier 2016. Salo a déclaré n’avaoir jmais donné de produits à ses nageurs. « Cela ne vient pas de moi, cela n’est jamais venu de moi. Je ne crois pas que les nageurs aient besoin d’une quelconque supplémentation, je n’ai jamais conseillé à mes nageurs de prendre quelque chose, ils connaissent ma position sur le sujet. Salo devait rencontrer Efimova à son retour des NCAA féminins d’Atlanta (Ils se sont donc sans doute vu déjà, E.L.) « Son texte était : croyez-moi, je n’ai pas fait cela intentionnellement, a dit Salo. Je la crois. Elle est coupable dans la mesure du grand nombre de personnes qui ont accès à son oreille. »

      Le texte original en anglais de Swim Swam:


      « USC and Trojan Swim Club coach Dave Salo had some words of support after Russian breaststroker Yulia Efimova tested positive for meldonium and could now face a lifetime ban as a result of her test failure. Efimova, one of the world’s top breaststrokers, trains with Salo at USC.
      NBC Sports reports that Salo has told the media about Efimova’s desire to try to fight the impending consequences. As for himself, the USC coach claims that he has never encouraged or even suggested the use of performance-enhancing drugs for any of his swimmers.
      According to Salo, once the 23-year-old Efimova learned about meldonium’s new status as a banned substance back in December, she stopped taking it.
      “Yulia stopped taking it [meldonium] in December when it became evident it was going to be on the banned list,” said Salo. “She sent me a text almost immediately yesterday and tried to assure me that she hadn’t done anything since December.”
      Meldonium was named a prohibited substance on WADA’s list last year, but the ban officially went into effect on January 1, 2016.
      Salo also says that he has never given his swimmers any sort of performance-enhancing drugs.
      “It’s not coming from me, it never has come from me,” Salo said. “I don’t think kids need supplementation of any sort. I’ve never counseled kids to take anything. They know my stance on it.”
      This isn’t the first time Efimova has seen trouble with doping– in 2013, she tested positive for the steroid DHEA and as a result was stripped of 2 world records and 5 international medals from earlier competition. According to NBC Sports, Salo plans to meet with Efimova upon his return to USC after the NCAA Women’s Swimming & Diving Champs in Atlanta.
      “Her text was, ‘Please believe me. I didn’t do this on purpose,’” he said. “I believe her. She’s culpable to the extent that she has a lot of other people in her ear.”
      Efimova, who trains in Southern California with Salo, has put down the fastest 100 meter breast time this season. She now faces a penalty that could be as severe as a lifetime ban from the sport.

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