JULIA EFIMOVA SE RAPPROCHE DE LA SORTIE DÉFINITIVE

Éric LAMY

Samedi 16 Avril 2016

L’appel de Yulia Efimova contre la suspension provisoire qu’on lui impose suite à son test positif au meldonium a té rejeté. La championne du monde du 100 mètres brasse, espérait obtenir gain de cause assez tôt pour disputer les sélections olympiques russes pour les Jeux olympiques. L’espoir de la nageuse tenait à l’aveu implicite d’ignorance de l’Agence Mondiale Anti-Dopage de la durée de vie du meldonium dans l’organisme humain. L’Agence avait stipulé que si moins d’un microgramme était détecté dans un test, avant le 1er mars, un verdict de négligence ou d’absence de faute pouvait être atteint. Cela parce qu’on en sait encore assez peu au sujet de li vitesse d’excrétion urinaire du produit tandis que son élimination par les reins varie de façon significative selon les sujets, la dose ingérée et la durée de son administration.

Efimova avait demandé à la FINA, au vu de ces éléments, de suspendre sa suspension et lui permettre de nager les sélections olympiques russes qui commencent aujourd’hui. Plusieurs autres athlètes russes, dans d’autres sports, positifs au meldonium, avaient obtenu une suspension temporaire. Mais pas Efimova.  La FINA a décidé de maintenir cette suspension jusqu’à une audition de la nageuse par la Commission de dopage de la FINA.

Trop d’éléments justifiaient cette décision. Tout blanc seing pour une récidiviste aurait ajouté de la confusion à une affaire en soi désolante. Efimova avait déjà bénéficié d’égards de la part de la FINA quand elle avait eu droit à une réduction de peine à seize mois pour ingestion d’un anabolisant (DHEA) qui lui avait permis de nager aux championnats du monde de Kazan, en Russie. Par ailleurs, d’après son agent Andrei Mitkov, Efimova avait été testée quatre fois positive au meldonium, deux fois avant le 1er mars et deux après. Cela commençait à faire beaucoup pour une nageuse au départ sympathique mais qui a perdu sa crédibilité sportive dans de telles affaires! 

Comme par ailleurs, la politique de laisser aller dans la lutte contre le dopage de la FINA avait été vertement critiquée ces derniers temps, notamment par l’organisation anti-dopage, et ses décisions sont désormais scrutées avec attention, compte tenu des événements apparus au sujet de la Fédération Internationale d’Athlétisme, une décision envers cette nageuse eut été très mal vue…

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