LAURE MANAUDOU A L’INTERNATIONAL SWIMMING HALL OF FAME!

Eric LAHMY

LAURE MANAUDOU ENTRE A L’INTERNATIONAL SWIMMING HALL OF FAME AU TITRE D’ « HONOREE ». ANNEE FASTE POUR LES FRANCAIS, PUISQU’ELLE REJOINT EN L’OCCURRENCE GEORGES VALLEREY ET ALAIN BERNARD, LES AUTRES CHAMPIONS RECONNUS EN 2017 PAR L’ORGANISME DE FORT LAUDERDALE ET DE SANTA CLARA. NOUS CONNAISSIONS DEPUIS PLUSIEURS MOIS CETTE SELECTION, MAIS ETIONS TENU AU SECRET EN RAISON D’UN « SPORT » MEDIATIQUE DIFFICILE QUI S’APPELLE L’EMBARGO SUR L’INFORMATION.

Née à Villeurbanne le 9 octobre 1986, Laure Manaudou est championne olympique, du monde et d’Europe, et recordwoman du monde du 400m. Elle fut sans aucun doute la meilleure nageuse française de tous les temps et peut être considérée comme la première nageuse du monde des années 2006 et2007.

Le palmarès de Laure Manaudou lui assure d’occuper la première place parmi les meilleures nageuses françaises de tous les temps. Elle a marqué sa place par ses triomphes olympiques, mondiaux, européens et ses records du monde du 200m et du 400m. Christine Caron a battu un record du monde, Catherine Plewinski, atteint plusieurs podiums mondiaux et olympiques, Roxana Maracineanu est championne du monde et médaillée (argent) olympique, Solenne Figues est championne du monde. Seule Manaudou a tout eu.

Elle a été élue meilleure nageuse du monde en 2006 en récompense de ses deux records du monde sur 400m et ses exploits à répétition des championnats d’Europe. Quelle sera sa place dans l’histoire. Si, comme on a pu l’espérer, elle avait réussi à conserver en 2008 le titre olympique conquis en 2004, elle se serait trouvée à un niveau que bien peu de nageuses, à travers le siècle, ont pu atteindre, juste derrière Dawn Fraser et Christina Egerszegi, « les » triples championnes olympiques de l’histoire.

Laure, en fait, est sûrement l’une des meilleures nageuses du monde. Qu’elle ait pu gagner les titres européens sur 100m dos, 200m quatre nages, 400m et 800m en 2006 montre l’éclectisme de son talent. Certes, cette capacité de briller dans deux styles et des distances allant du sprint au demi-fond n’est pas chose rare, en natation. Mais elle reste réservée aux meilleurs, aux Phelps, aux Coventry, aux Coughlin.

Peut-être l’héritage le plus précieux de Laure Manaudou est-il, grâce à son entraîneur, Philippe Lucas, d’avoir montré qu’une Française pouvait gagner, et ce, qui plus est, en demi-fond, dans un pays qui n’a fabriqué, jusqu’alors, à quelques exceptions près, que des nageurs de vitesse.

Enfin, au-delà des statistiques de records et de titres, Laure Manaudou a été une vraie star de la natation, un monument. Elle a su plaire aux foules, et faire craquer les limites d’un sport confiné, comme condamné à la discrétion.

En 2004, à Athènes, outre le titre olympique du 400m, elle enleva l’argent du 800m (qu’elle mena de bout en bout avant d’être ajustée par Shibata) et le bronze du 100m dos. Ce triple exploit mettait l’accent sur la diversité de ses dons et le caractère atypique, voire paradoxal (sprinteuse en dos, stayer en crawl) de son registre. Elle conserva en 2005 sa suprématie sur 400m (titre mondial), améliorant le record du monde en petit bassin (3’56’’79) et battant le 12 mai 2006, à Tours, au cours de championnats de France où elle avait pris le départ de dix-sept épreuves et remporté neuf titres, le record du monde de la course, en 4’3’’03 (détenu avec 4’3’’85 depuis 17 ans par Janet Evans). Trois mois plus tard, aux championnats d’Europe, elle gagnait le 100m dos, le 200m quatre nages et le 800m, finissait 3e du 200m et, le 6 août grappillait une seconde sur son record mondial du 400m (4’2’’13), passant en 57’’81, 1’59’’11, 3’1’’16. Installée en septembre 2006 à Canet en Roussillon, avec Philippe Lucas, elle continua de progresser. Encore remarquable deux mois plus tard aux championnats d’Europe en petit bassin d’Helsinki, elle y glana trois nouveaux titres, sur 400m (battant son propre record mondial en petit bassin, 3’56’’09), 800m et 100m dos. L’année 2007 la voit réaliser un doublé mondial, à Melbourne, 200m record du monde, 1’55’’52 et 400, 4’2’’61, et finir 2e du 800m qu’elle a mené tambour battant pour être devancée à la touche par Kate Ziegler, 8’18’’52 contre 8’18’’80. . Sur 100m dos, elle est aussi 2e derrière Natalie Coughlin, 59’’44 contre 59’’87. En revanche, elle est beaucoup moins éblouissante dans le relais quatre fois 200m, où ses équipières Alena Popchanka, Sophie Huber et Aurore Mongel, lui permettent de se lancer en deuxième position. Mais Manaudou, qui a fêté ses courses individuelles, termine à trois secondes, lancée, 1’58’’26, de son tout frais record mondial. Elle a nagé « petit bras » à une fréquence frénétique, sans poser sa nage. Cela ne l’empêche pas de connaître le triomphe d’une élection au titre de meilleure nageuse du monde de l’année. Après 2007, elle quitte Philippe Lucas et connaît une année trouble, s’entraîne en Italie, puis avec son frère, avant de rejoindre Horter à Mulhouse, mais perd toute son assurance en nage libre. Toujours performante en dos, elle amène le record de France du 200m dos (2’9’’59) à 2’6’’64 mais se qualifie de justesse pour les Jeux sur 400m et abdique sa chance sur 200m aux championnats de France qualificatifs pour les Jeux. Elle ne sera pas retenue pour le relais quatre fois 200m. Elle se qualifie de justesse avec le dernier temps pour la finale du 400m en 4’4’’93, et en finale, termine dernière en 4’11’’26, à huit secondes de la gagnante Adlington. Sur 100m dos, elle finit 7e en 1’0’’10.

Ce furent ses parents qui lui apprirent à nager. Entraînée d’abord à Ambérieu-en-Bugey, elle devint en 59’’44, en décembre 2001, aux Interclubs, dans le petit bassin de Dunkerque, la première Française à nager un 100 mètres dos en moins de la minute. Elle s’arrêta un an, puis passa à Melun, où Philippe Lucas la soumit à un énorme volume de travail : six heures de nage et du travail à sec, chaque jour. Deux 2es places aux Championnats d’Europe juniors en 2001 à Malte, championne d’Europe juniors du 100 dos, 2e au 50 dos et au 200 4 nages en 2002 à Linz (Autriche) la lancèrent dans la haute compétition. Le reste appartient à l’histoire.

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