LAURENT GUIVARC’H, RICHARD MARTINEZ, PHILIPPE DUMOULIN, CANDIDATS AU POSTE DE DIRECTEUR TECHNIQUE NATIONAL

Éric LAHMY

Lundi 29 Mai 2017

Alors que les championnats de France venaient d’accoucher, dans la douloureuse euphorie que provoquent toutes les parturitions, des neuf sélectionnés pour les mondiaux de Budapest, maigre, mais rien moins qu’inattendu butin, quelques couloirs bruissaient au sujet des quatre candidatures au poste de prochain Directeur technique national de la natation française – Richard MARTINEZ, 59 ans, actuellement entraîneur à Font-Romeu, Laurent GUIVARC’H, 37 ans, actuel DTN par intérim, et Philippe DUMOULIN, ancien DTN adjoint de Claude FAUQUET, aujourd’hui rattaché à la fédération française de volley-ball.

Il se pourrait qu’un quatrième candidat, sous toutes réserves, soit le cycliste Florian ROUSSEAU [ancien champion multi-médaillé, ex-responsable du pôle France Sprint à l’INSEP et depuis 2016 directeur adjoint de la mission d’optimisation de la performance, (où il semble que Jacques FAVRE, le DTN sur le départ ait fait acte de candidature)]. On parle encore au Ministère d’un « responsable du sport en entreprise » dont le nom ne nous a pas été communiqué.

Les candidats passent cette semaine leur « grand oral » au ministère. Le choix final (délicat) devra être fait par Gilles SEZIONALE, a priori sur une « short-list » qu’établira le ministère.

Pourquoi choix délicat ? Parce qu’outre Florian ROUSSEAU dont la carrière est impressionnante, entre l’entraîneur de Font-Romeu, l’ancien directeur adjoint de la natation et l’actuel titulaire, par intérim, du poste, je crois que chacun d’eux dispose de grandes qualités pour le poste, en fonction de son équation personnelle. MARTINEZ, fort de sa technicité d’entraîneur à succès et de sa grande expérience, qui a formé Oussama MELLOULI, entraîné Pierre ROGER, Camille LACOURT, Lara GRANGEON, Ophélie ETIENNE ; GUIVARC’H et DUMOULIN en raison de profils d’administrateurs à idées (aux yeux des observateurs), mais dans des étapes très différentes de leurs parcours.

Bien entendu, loin de nous l’idée de vouloir créer un « dream team », mais on peut imaginer ces trois fortes compétences associées à la Direction technique avec des missions respectives. Les résultats des championnats de France de Strasbourg, le week-end passé, qui rappellent la « belle » époque des débuts de la DTN de FAUQUET, où l’on repartait de pas très haut, nous donnent à penser que ce ne sera pas le travail qui manquera rue Scandicci et dans le petit monde de la natation.


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7 comments:

    1. Eric Lahmy *

      Bonjour Marc,
      En fait, je n’ai pas de détails. Par exemple, j’ignore totalement le projet de MARTINEZ. En revanche, pour avoir beaucoup échangé avec DUMOULIN, je me sentirais plus ou moins capable de parler de ce qu’il souhaite mettre en place. Pour ce qui concerne les plans de GUIVARC’H, j’en ai au moins l’architecture théorique.
      La seule impression que j’en ai, c’est que ce seraient trois modes de fonctionnement assez différents.
      D‘ailleurs, je me demande s’il est très utile de communiquer à ce sujet pour des tas de raisons, dont celle qu’il faudra que leurs projets soient harmonisés avec le projet de l’équipe issue de l’élection. Par exemple, je crois savoir sous toutes réserves que Laurent GUIVARC’H souhaite (c’est inscrit dans son programme), dans le droit fil des recommandations qu’a pu faire Claude FAUQUET, la disparition du poste de Directeur général, dont les prérogatives s’étaient trop largement étendues, à son goût, et son remplacement par un Directeur des ressources humaines. Or Gilles SEZIONALE (qui n’a pu être joint, se trouvant au Japon) serait plutôt contre cette idée.
      Deux « craintes » antagonistes se dessinent, qui gouverneraient ce désaccord conceptuel : d’un côté celle des élus de laisser une technique « omnipotente » ; de l’autre, la crainte des techniciens, de voir se développer un « pouvoir » administratif qui fatalement d’après eux, mettrait en avant d’autres exigences que celle du résultat, comme on l’a vu ces dernières années avec le titulaire du poste. Quelle solution l’emportera ?

  1. Marc

    Espérons que les objectifs à atteindre et que l’ampleur de la tâche à accomplir seront fédérateurs…
    Il n’empêche qu’il aurait été intéressant de connaître précisément ces objectifs ainsi que la stratégie imaginée par les postulants au poste de DTN pour les atteindre.
    Cordialement

    1. Eric Lahmy *

      Oui, sûrement, l’intérêt est clair pour les techniciens qui s’occupent de natation (et pour moi aussi). Le problème pour moi en tant qu’informateur, était multiple. Je vous avais préparé une longue justification de mon relatif mutisme. Au bout du compte, je me suis aperçu que tout ce que je disais en l’occurrence pouvait se résumer en une seule phrase juste un peu longue. Quand la France s’est donnée un président, celui-ci a été élu à la suite d’une campagne longue de plusieurs mois. Une fois élu, le président de la République française a fait connaître la personnalité de son Premier Ministre en une minute. Je puis avoir des sentiments et des préférences concernant la personnalité que j’aimerais voir DTN de la natation française, mais je crois plus judicieux aujour’hui de faire confiance au patron que la natation s’est donnée…

  2. Marc

    Pour tout, Eric, dire peu importe le nom du « premier ministre ».
    Ce dont nous aimerions être informés, et cela ne remet pas en cause la confiance accordée, ce sont les objectifs à atteindre qui ont été fixés par le Président (nous connaissons quelques détails de gouvernance) mais quels sont ils véritablement ? Puis ce sont les idées, la stratégie qui vont permettre de les atteindre qui je l’espère font débat en interne mais dont nous ne savons rien.

    1. Eric Lahmy *

      Oui, il y a plein de questions que les entraîneurs et conseillers techniques sont en droit de se poser. Je pense que, le DTN nommé, il va réunir ses troupes. Et, quel qu’il soit, il devra « prouver le mouvement en marchant ».
      Bien entendu, si les candidats veulent exposer leurs programmes, je serai le premier à jouer le jeu avec plaisir. Maintenant, profondément, je doute un peu des programmes, je crois plus aux hommes. Quand Luyce a publié en février ou mars son programme sur un blog créé par ses hommes liges, et dans lequel il exposait toutes les idées qu’ils avaient piquées à Sezionale, et dont il n’entendait rien lui-même, j’avais rarement vu quelque chose d’aussi insincère depuis que le tigre avait promis de devenir végétarien dans son programme de candidature à la république des antilopes. Bien entendu, nos trois candidats sont à mille lieues de manœuvrer ainsi. Je ne crois pourtant pas qu’ils apprécieraient d’exposer leurs « idées » en public aujourd’hui. Peut-être est-ce que je me trompe de ne même pas essayer ?

  3. Marc

    Moi non plus, je ne crois pas aux programmes et, de moins en moins depuis quelques DTN et un président, à l’homme providentiel; c’est pourquoi les objectifs à atteindre doivent être clairement définis et communiqués (je parle bien d’objectifs à atteindre pas de déclarations d’intentions), c’est par là que commence un projet.

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