BROUILLARD FRANÇAIS ET REALISME BRITISH

 

Par Eric LAHMY                                     Jeudi 2 Avril 2015

On a souvent dit que l’une des actions qui firent la fortune des années de Claude Fauquet à la Direction technique de la natation française fut le choix de minima élevés. On sait combien il fut difficile de se montrer aussi exigeant que l’ancienne direction technique, combien ses choix ne pouvaient faire l’unanimité (sauf contre elle), tant ils allaient à l’encontre d’intérêts particuliers, tel élu local influent, tel entraîneur de renom, essayant de sauver la mise de leur nageur ou nageuse.

Nous avons ici laissé au cours des derniers mois s’exprimer un certain scepticisme quant à la façon dont cette partie du legs a été peu à peu érodée, ratiboisée, remise en cause par les épigones, qui, surfant sur l’erre créée par Fauquet, détruisaient en fait ce système gagnant pour plaire à qui de droit.

Aujourd’hui, l’œuvre de démantèlement de ce pan d’une politique est achevée. Les intentions ne sont pas en soi mauvaises, puisqu’il s’agit de maintenir à flot ou de récupérer les anciens et d’encourager les jeunes (déclaration d’hier du directeur adjoint de la natation de course sur le site fédéral). Tout cela est bien mignon, mais autant dire que le processus régressif est enclenché…

La natation française achève de se dévitaliser par la baisse de ses objectifs, par la petitesse de ses exigences, par la reprise en mains de ceux qui voient midi à leur porte, ou qui croient que l’effort ayant été consenti, on peut maintenant se reposer sur ses lauriers, et naviguer à vue sur le lac de la haute compétition.

Croit-on pouvoir revitaliser une épreuve faible en emmenant « tel ou tel » à la compétition-phare afin de l’aguerrir ? Ne sait-on pas que pour les « tel ou tel » en question, il s’agira bien souvent d’un bâton de maréchal. Et au lieu de s’aguerrir, ils se décourageront en songeant qu’ils ne sont pas à la hauteur… Quand ils n’entraîneront pas les autres vers le bas.

Non seulement la natation française n’est plus exigeante, et donc chutera bien évidemment, si ce n’est déjà fait, mais elle est entrée dans une contraction, une régression dont elle ne se relèvera pas avant longtemps. On n’aimerait pas que Francis Luyce boucle ainsi la boucle. Et qu’ayant pris la natation en assez mauvais état, il la laisse dans un état pire encore. On ne l’aimerait pas pour lui, et encore moins pour le sport !

MAMAN LES P’TITS BATEAUX

Car la natation est le sport le plus exigeant, ce n’est pas un lac, mais une mer agitée, et y jouer à maman les petits bateaux, c’est aller au naufrage.

Ceux qui ont compris cela, ce sont les Britanniques. Avez-vous leurs minima pour Kazan ? Ouh ! la la… Si vous aimez les thrillers, lisez ce qui suit…

Classiquement, les Britanniques ont décidé de sélectionner 30 filles et garçons. Donc une équipe resserrée. Selon les règlements internationaux, pas plus de deux nageurs n’entrent dans une épreuve. Six sélections au maximum peuvent être à la discrétion du head coach et du Comité de sélection. Jusque là, on est dans le classique. Mais peu à peu la terreur s’installe…

La rigueur britannique se lit dans les minima choisis. La Grande-Bretagne est exigeante, elle sort de Jeux olympiques et de championnats mondiaux qu’elle a trouvé décevants, et ses minima sont extraordinairement difficiles. Cela est le signe d’une ambition très élevée. Les nageurs britanniques sont avertis. Il faudra nager très vite aux championnats de Grande-Bretagne, les 14-18 Avril dans le bassin olympique de Londres.

Non seulement cela, mais les Britanniques n’ont pas tenu compte des courses FINA, 50 mètres dos, brasse et papillon, 1500 mètres dames, 800 mètres messieurs, relais mixtes ces épreuves folkloriques que l’organisme qui prétend diriger la natation (et, hélas, la dirige) essaie de lancer et d’imposer à un Comité International Olympique qui ne rêve, lui, que de réduire un programme qui s’alourdit d’année en année. Les nageurs qui réussiront des temps dans ces courses non-olympiques ne pourront être inscrits qu’à condition d’avoir souscrits aux minima dans les seules épreuves olympiques. Nos amis d’outre Manche sont sérieux. Ils ne prêtent pas attention au programme bidon de mister Marculescu.

Dans chaque épreuve, ces minima sont tellement plus stricts que les français qu’on se demande si nous pratiquons le même sport des deux côtés du Channel.

DES MINIMA QUI CAUSENT

Ici, voici les minima comparés des Français et des Britanniques. Après les avoir lu, demandez-vous quelle est la natation ambitieuse…

 

Dames

50 METRES, France, 25’‘23,       Grande-Bretagne, 24’’35

100 METRES, France, 54’‘90,     Grande-Bretagne, 53’’43

200 METRES, France, 1’58’‘70,  Grande-Bretagne, 1’55’‘93

400 METRES, France, 4’09’‘80,  Grande-Bretagne, 4’04’‘47

800 METRES, France, 8’34’‘30,  Grande-Bretagne, 8’21’‘22

1500 METRES, France, 16’26’‘40, Grande-Bretagne, NON

50 DOS, France, 28’‘60,            Grande-Bretagne, NON

100 DOS, France, 1’01’‘25,       Grande-Bretagne, 59’‘59

200 DOS, France, 2’11’‘10,       Grande-Bretagne, 2’08’‘55

50 BRASSE, France, 31’‘50,       Grande-Bretagne,  NON

100 BRASSE, France, 1’8’‘36,    Grande-Bretagne, 1’06’‘51

200 BRASSE, France, 2’27’‘90,  Grande-Bretagne, 2’23’‘05

50 PAP, France, 26’‘54,             Grande-Bretagne, NON

100 PAP, France, 58’‘90,           Grande-Bretagne, 57’‘43

200 PAP, France, 2’9’‘40,          Grande-Bretagne, 2’06’‘81

200 4 NAGES, France, 2’13’‘98, Grande-Bretagne, 2’10’‘20

400 4 NAGES, France, 4’44’‘50, Grande-Bretagne, 4’33’‘01

4X100, France, 3’39’‘44,           Grande-Bretagne, 3’34’’40

4X200, France, 7’54’‘96,           Grande-Bretagne,7’45’’58

4X1004NAGES, France, 4’3’‘77, Grande-Bretagne, 3’55’’60

 

Messieurs

50NL, France, 22’‘25,               Grande-Bretagne, 21’’65

100NL, France, 48’‘90 ,            Grande-Bretagne, 48’’13

200NL, France, 1’48’‘37,          Grande-Bretagne, 1’45’’63

400NL, France, 3’49’‘50,          Grande-Bretagne, 3’44’‘58

800NL, France, 7’57’‘69,          Grande-Bretagne, NON

1500N, France, 15’13’‘98,        Grande-Bretagne, 14’51’‘06

50 DOS,  France, 25’‘40,         Grande-Bretagne, NON

100 DOS, France, 54’‘40,        Grande-Bretagne, 53’‘12

200 DOS, France, 1’58’‘50,     Grande-Bretagne, 1’55’‘30

50 BRASS, France, 27’‘58,      Grande-Bretagne, NON

100 BRA, France, 1’0’‘44,        Grande-Bretagne, 59’‘58

200 BRA, France, 2’11’‘71,      Grande-Bretagne, 2’8’‘34

50 PAP, France, 23’‘53,           Grande-Bretagne, NON

100 PAP, France, 52’‘52,         Grande-Bretagne, 51’‘69

200 PAP, France, 1’57’‘,          Grande-Bretagne, 1’55’‘29

200 4N, France, 1’59’‘99,         Grande-Bretagne, 1’57’‘83

400 4N, France, 4’19’‘,             Grande-Bretagne, 4’10’‘49

4X100, France, 3’15’‘72,          Grande-Bretagne, 3’12’’63

4X200, France, 7’13’‘68,          Grande-Bretagne, 7’4’’40

4X1004nages, France, 3’36’‘81, Grande-Bretagne, 3’31’’89

 

Maintenant, essayons de comprendre ces minima. Sur 50 mètres messieurs, 22’’25, minimum français, correspond au temps du 16e nageur des séries des championnats du monde de Barcelone. Sur 100 mètres, 48’’90 est très proche du 16e temps. Le minimum français du 200 mètres, c’est aussi le 16e temps de Barcelone. Vous avez compris le système ? Les techniciens français disent à leurs nageurs : nous visons la demi-finale. C’est la place de la France. Le classement de la FINA tient compte des 16 meilleurs nageurs classés, c’est ce qui nous intéresse. Le système de la FINA donne autant de considérations à deux 9e de courses qu’à un vainqueur. On va marquer des points avec des demi-finalistes, ça va faire monter le schmilblick et on va vendre ça à l’opinion et au Ministère. C’est pas nous les plus forts ? Mais les plus malins !

Les minimas britanniques, d’un autre côté, sont plus qu’exigeants. Ils paraissent aberrants. Soyons clair : ILS SONT TERRIBLES.

COCORICO ET GOD SAVE THE QUEEN

Dans cinq épreuves masculines, ces minima sont supérieurs en valeur aux records nationaux : sur 50 mètres (record, Benjamin Proud, 21’’76), 100 mètres (Simon Burnett, 48’’20), 200 mètres (Robert Renwick, 1’45’’99), 200 mètres dos (James Goddard, 1’55’’58), 400 mètres quatre nages (Daniel Wallace, 4’11’’04).

Sur 400 mètres, le record de James Guy est exactement le minimum exigé (3’44’’58). Sur les sept autres distances, les records britanniques sont meilleurs que ces minima : 1500m (David Davies, 14’45’’95), 100 mètres dos (Liam Tancock, 52’’73), 100 mètres brasse (Adam Peatty, 58’’68), 200 mètres brasse (Ross Murdoch, 2’7’’03), 100 mètres papillon (Michael Rock, 51’’41), 200 mètres papillon (Michael Rock, 1’54’’58), 200 mètres quatre nages (James Goddard, 1’57’’12).

Comme en outre certaines de ces records datent de l’ère polyuréthane et n’ont pas été rejoints, la probabilité qu’ils soient dépassés à Londres reste faible. C’est dire.

Ces demoiselles n’ont pas été logées à meilleure enseigne, mais leur valeur internationale, supérieure à celle des garçons, leur assure un bien meilleur traitement.

Les records britanniques féminins outrepassent les minima sur 50 mètres (Francesca Halsall, 23’’96), 100 mètres (Francesca Halsall, 52’’87), 200 mètres (Joanne Jackson, 1’55’’54), 400 mètres (Joanne Jackson, 4’0’’60), 800 mètres (Rebecca Adlington, 8’14’’10), 100 mètres dos (Gemme Spofforth, 58’’12), 200 mètres dos (Gemma Spofforth, 2’6’’66), 100 mètres brasse (Sophia Taylor, 1’6’’35), 100 mètres papillon (Ellen Gandy, 57’’25), 200 mètres papillon (Ellen Gandy, 2’4’’83), 200 mètres 4 nages (Siobhan Marie O’Connor, 2’8’’21), 400 mètres quatre nages (Hannah Miley 4’31’’33).

Seuls le record britannique du 200 mètres brasse (Molly Renshaw, 2’23’’82) est inférieur en valeur au minimum. Comme la plupart de ces records ont été réalisés en polyuréthane par des nageuses qui ne sont plus en activité, cette meilleure position des femmes est quand même un peu illusoire.

Le message british à leurs nageurs est aussi clair que celui des Français. Il se lit comme cela : la compétition internationale, aux championnats du monde,  est peuplée de natations hyper-fortes, l’Américaine, l’Australienne, la Japonaise, et de groupes de valeurs, Espagnoles, Canadiennes, Hongrois, Sud Africains, Français, Chinois. Nous dépensons beaucoup de moyens pour vous offrir les meilleures conditions pour vous mesurer aux meilleurs d’entre ceux là. Mais nous ne vous laisserons pas tomber, ou être finir dans les choux. On ne vous lâchera dans cette jungle que si vous êtes surarmés. Si vous ne l’êtes pas, il y a plein de compétitions au programme en 2015. On vous y enverra en fonction de vos compétences afin de vous aguerrir. Honni Soit Qui Mal Y Pense et God Save the Queen.

Cela dit, il sera intéressant de voir comment les sélectionneurs britanniques vont pouvoir monter une équipe sur des chiffres aussi inflexibles.

Mais avec notre collection de demi-finalistes en puissance, la difficulté ne sera pas de former une équipe. Elle sera de la faire performer à Kazan. Tous nos vœux accompagnent ces jeunes gens et leurs entraîneurs, car ils ont fait ce qui leur a été demandé. Ils ont répondu présent. Ce sont nos représentants et, qu’ils gagnent ou non, nous serons leurs fans. Mais… Cela sera un drôle de boulot.

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6 comments:

  1. Jahcrew

    Bonjour Mr Lahmy , tout d’abord félicitations pour ce blog .il est rare de trouver des articles à contre courant de l’aristocratie LUYCE , vous en êtes l exemple même , merci !
    Concernant cet article , la comparaison est fort intéressante en effet . Mais honnêtement pour suivre la natation depuis 10-15 ans , je n ai jamais vu une grilles de minimas aussi dur . Même les ricains n’osent pas demander un tel niveau de pratique pour partir aux jeux alors qu’eux seule le pourrait .
    La natation britannique vit depuis cet été un véritable essor, deux ans après l échec des jeux , avec des perf aux jeux du Commonwealth vraiment très costaud . A berlin il n y avait que la moitié de l équipe donc on n’a pas pu mesurer les réels progrès .
    Mon questionnement est le suivant : cette grilles n’est telle pas tout simplement trop dur . Quand je vois que même Peaty pourrait être en danger si celui ci ne nage que 59″50 alors qu’il a prouvait depuis un an et demie que c’était le patron de la brasse .Une Willmott qui a nage 4’33 au 400 4n à Glasgow l été dernier ne serait même pas qualifiée si elle n accélère pas la semaine prochaine . Pareil pour WALKER -HERBORN sur le dos en 53″12 l’été dernier qui devra renagé exactement le même temps .Des exemple comme ça je peux vous en sortir encore et encore
    Certes le durcicement des minimas doit amener à augmenter le niveau de performances d’une nation mais en aucun cas l affaiblir . Et pour moi  » trop durcir  » c’est affaiblir . Même s’il parvenait à se qualifier , je donne moins cher de leur peau pour réussir cet été vu que présentement , leurs effort auront été surmultiplié pour aller chercher un sésame quasi impossible , plus que pour préparer de façon sereine la compétition internationale qui en résulte. Et c est pas comme-ci l anglais été coutumié du fait de nager très vite aux trials et d etre quasi incapable d accélérer l été d après ( cqfd 2012 et les jeux avec le problème du bassin trop rapide des Trials )

    Les minimas australiens sont à mi chemin de ceux français et anglais et me semble le juste millieu .
    Après il faudrait regarder mais prendre l éventuelle demi finale de deux ans avant comme critères de sélection , avec votre mentor Fauquet c’ était il me semble dans les mêmes hauts . A part à Fukuoka . Non ?? Pas souvenir qu’on aller chercher des minimas en dessous des 10 meilleur au rankings internationales mise à part au Japon à 3 ans des jeux .A moins que ma mémoire me joue des tour .
    La à un an et demie des jeux c’est pas la même dynamique qu à trois . Pas sur que Wilmott and co se relève d une non qualif aux mondes pour partir
    sereinement sur l année des jeux . Forcément un échec la , coûterait cher à leur prépa olympique alors que vu leur perf l’été dernier on pourrait envisager une vraie accélération sur ces deux années

    C est peut être aussi pour ça que les ricains ne font pas de Trials un an avant les jeux ….Pour laisser le temps de bosser et ne pas mettre la pression outre mesure sur des temps de qualif ultra rapide comme c est le cas le jour des trials pré- JO .

  2. Vincent

    Merci pour votre blog que je lis assiduement depuis sa création.

    Je pense que des minimas basés sur les temps permettant à priori d’entrer en demi finale des championnats du monde sont tout à fait honnêtes.

    « Les techniciens français disent à leurs nageurs : nous visons la demi-finale »
    J’interprète plutôt de cette façon « Les techniciens français disent à leurs nageurs : vous avez le niveau pour une demi finale, vous visez la finale !! » Et une fois un nageur en finale, je ne crois pas qu’il se repose sur ses lauriers si proche des médailles.

    Ne pas emmener aux championnats du monde un nageur capable de faire une demi finale me choque, car cela revient à interdire à un des 16 meilleurs nageurs du monde de ne pas être présent au championnat du monde !! Dans ce cas, changeons la formule des championnats du monde, supprimons les séries et demi finales et prenons uniquement les 8 meilleurs au monde sur les ranking pour faire une seule course, une seule finale.

    Pour finir, Florent Manaudou en 2012 s’est qualifié pour les jeux olympiques dans le temps de 21.9 en finale des championnats de france. Ce temps est un temps de niveau demi finale mondiale. Avec des critères de sélection à l’anglaise, il n’aurait pas eu sa place pour londres et n’aurait pas été l’un de nos champions olympiques !

  3. Jahcrew

    Mr Lahmy en lisant le texte de qualification qu’on trouve ici

    http://www.swimming.org/assets/uploads/library/World_Long_Course_Championships_2015_Selection_Policy_FINAL_3-12-2014.pdf

    C est pas tout à fait ce que vous nous dites .

    Certes pour être sur d aller en Russie il faut mieux faire les minimas que vous nous exposer mais ils peuvent se rattraper autrement tout de même en se rapprochant le plus possible de la grille numéro 2 à 2 % près . Il y aura donc pas mal de qualifiés en plus . à l arrivée ce sont des minimas bien plus souple qu annoncé ici

    1. admin *

      C’est bien le texte sur lequel je me suis appuyé. Cela est vrai, la procédure est un peu plus compliquée, et je ne suis pas entré dans les détails, mais en fait, en-dehors de ces minima, les chances d’être sélectionnés sont extrêmement faibles
      En effet, en réalité, des nageurs supplémentaires peuvent s’ajouter, mais il leur faut alors réaliser des minima encore plus difficiles (titre 2). Par exemple 21 »43 sur 50 mètres (contre 21 »65), 47 »52 sur 100 mètres contre 48 »12. Pour donner une idée, le minimum pour le 200 mètres, n’aurait pas été réussi par les médaillés d’argent (Sun et Park) des Jeux olympiques de Londres, et là, on est en plein dans l’ubuesque, dans la science fiction.
      En effet, parmi les nageurs olympiques aux Jeux de Londres, auraient satisfait au minima du Titre 2, Florent Manaudou sur 50 mètres, Nathan Adrian sur 100 mètres, Yannick Agnel sur 200 mètres, Sun Yang et Park Tea-hwan sur 400 mètres, Sun Yang et Ryan Cochrane sur 1500 mètres; vous pouvez vous amuser avec les autres épreuves. Ce sont pratiquement des temps de champion olympique. A votre avis, combien de nageurs ou de nageuses, étant 2e des championnats de Grande-Bretagne, pourront satisfaire à ces minima?
      Non, cette table 2 ne sert à rien, parce qu’en fait ces temps ne correspondent en rien à la valeur de la natation britannique, ni même d’ailleurs à la valeur de la natation mondiale!!! Et la meilleure chance de compléter une équipe restera, outre les relais, dont les minima sont également complètement irréalistes, la possibilité pour le sélectionneur d’ajouter A SA TOTALE DISCRETION, six nageurs.
      De toute façon, c’est bien connu, les British ne font jamais rien comme les autres! Normal que leurs minima roulent à gauche.
      pour ce qui concerne la tolérance des 2%, je pense qu’elle concerne les relayeurs…

  4. jahcrew

    bonjour Eric ,

    http://www.swimming.org/britishswimming/news/swimming/30-strong-world-championship-team-announced/23784

    Je n ‘avais pas cherché depuis avril mais ma traduction du doc sur les criteres de selection etait la bonne.
    Il y a ceux qui ont realisé le minmas et ceyx qui se sont rapproché en pourcentage des minimas de la grille B
    Plus 4-5 repechage à la convenance du DT.

    Ils seront bien 30 et non en petit comité à Kazan , avec une tres belles equipe.

    1. admin *

      Salut, ça fait un bail.
      Oui, j’avais épluché ces critères à l’époque et je crois qu’il y avait en effet des systèmes de repêchage et si je me souviens bien, un alinéa très intelligent qui disait que toute sélection supplémentaire était à la discrétion du sélectionneur, ce qui revenait à éviter tous les « catch 22 », et autres serpents qui se mordent la queue. Il n’empêche malgré tout que dans ces minima, il y avait quelque chose d’une grande ambition qui transparaissait et qui mettait en doute tout nageur qui ne les réalisait pas. Je ne sais pas ce que cela donnera à Kazan (en l’absence d’une boule de cristal pour me le dire) mais l’équipe britannique est bien l’une des plus fortes du monde, derrière l’énorme point d’interrogation américain, l’Australie, le Japon, la Chine; la France sera je ne sais où, elle dépendra beaucoup de Manaudou, sans doute dans un second peloton avec la Hongrie, les Pays-Bas, l’Afrique du Sud, la Russie, le Brésil, chi lo sà. Et puis il y aura Reymond!!

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