LES NAGEURS FRANÇAIX AUX JEUX, CHRONIQUE D’UNE DÉCEPTION A DÉFAUT D’UN DÉSASTRE

Éric LAHMY

Dimanche 14 août 2016

C’était une défaite annoncée. Ici, sur ce site. Sincèrement, ça ne me procure aucun plaisir. Il y a les nageurs, leur travail fanatique, leurs rêves dorés et chlorés. Il y a les entraîneurs, qui font un drôle de métier, qui se tapent des dix heures par jour sur les bords des bassins, à se faire bouffer les poumons par le chlore, et à chercher à faire mieux dans une compétition qui prend parfois des aspects terribles d’intensité. Plutôt que d’épiloguer, ou de chercher de grandes explications sous forme de synthèses parfois impossibles, j’ai choisi de commenter épreuve par épreuve. Pour le reste, on verra plus tard.

50 mètres : Florent Manaudou d’argent ou Florent Manaudou battu ? Tout est dans la nuance. Le Marseillais a fait une belle course. Il s’est déçu, mais il ne nous a pas déçu. Il a fait des bons jeux, un relais quatre fois 100 mètres, et sa demi-finale du 50 mètres en 21s32 a montré qu’il était prêt. A la limite, sa désolation après sa si courte défaite était d’une spontanéité rafraichissante… Tels sont les aléas de la course, je vais écrire une phrase qui me dérange moi-même un petit peu et que vous avez le droit de réfuter : il n’a pas été battu par plus fort que lui. Il prétend lui-même n’avoir pas produit une course parfaite, avoir un peu foiré sa reprise de nage, étant trop haut sur l’eau, et puis d’avoir cogité. Ça va tellement vite, un 50 mètres !

100 mètres : Le « meilleur sprint du monde », place à laquelle ses places sur le bilan d’avant les Jeux le situait, ne peut poser ses représentants mieux qu’aux 14et et 18e places en séries des Jeux. Allez analyser ça. Cela dit, les performances ne sont pas horribles, 48s57 pour Mignon (ex-aequo avec Nin Zetao) et 48s62 pour Stravius, mais voilà, c’est un mètre moins vite qu’aux championnats de France, et insuffisant dans le contexte brûlant de Rio. Ce qui est arrivé à Cate Campbell nous permet de relativiser.

200 mètres : Stravius, 11e des séries, 1’46s67, doit se sentir un peu court. Il « scratche » la demi-finale. Il doit savoir qu’il ne passera pas. Et le champion olympique sortant ? 1’47s35, 19e, cela s’appelle sortir par la petite porte. Cela serait plus supportable si Agnel n’avait pas cessé, toute la saison suivante, de nous bassiner avec ses « demain on rase gratis » et ses systématiques déclarations d’autosatisfaction après chaque course où on le voyait plafonner. Jusqu’à une semaine du début, où il estimait qu’il allait s’en sortir avec une ou deux médailles, il a professé une sorte d’optimisme qu’on dirait de commande, au lieu d’analyser la situation. Vu la forme affichée par Pothain, on eut préféré que ce soit lui qui nage. Cela nous aurait peut-être évité quelques numéros d’acteur.

400 mètres : Pothain, 3’45s43 en séries, pulvérise son record pour accéder à la finale. Derrière, des pointures comme Vogel, Park, Cochrane, Stjepanovic. Mais la finale, c’est trop pour lui. Bon dernier, mais cette accession à la finale était presque inespérée, donc on dira que c’était du beau travail… Pothain n’est pas à proprement parler un jeune, en raison de sa maturation lente, mais il a un vrai talent, l’éthique de travail, un entraîneur qui gagnerait à être connu…

1500 mètres : Après quinze ans à vivre sur le sprint, la natation française s’est-elle trouvée des éléments de demi-fond ? On le souhaite. Je n’ai rien contre le sprint, mais le creuset de la natation, c’est quand même la distance, il y a des qualités qui se développent pleinement à travers un certain volume de travail.  

100 mètres dos : Camille Lacourt. En séries, il fait le meilleur temps – mais 52s96…, et d’aucuns se disent, on va voir ce qu’on va voir. Las ! 5e de la finale où, parti prudemment il ne jouera aucun rôle. Son retour en 26s92, le 3e de cette finale, ne lui vaut pas de reprendre une place. Son temps final, 52s70, n’a rien de déshonorant, mais voilà… 52s72 en demi-finale, 4e il perd donc une place en finale. Camille aurait espéré une fin de carrière adornée d’un podium, mais ça ne rigolait pas pour les Français… Murphy était hors d’atteinte et derrière ça s’est battu pour chaque place.

100 mètres papillon : Mehdy Metella voulait nager plus vite que Phelps, mais celui-ci avait trouvé une partie de sa flamme passée. Et le Singapourien Schooling, qu’Eddie Reese, le coach « mythique » de la NCAA, présentait comme « le nageur le plus doué » qu’il « n’avait jamais vu » est devenu le nouveau super-crack de la natation. Mehdy, c’est quand même mission accomplie, parce qu’il a passé les séries, passé les demi-finales et fini 6e derrière un super, Schooling, trois anciennes gloires ex-aequo, Phelps, Cseh et Le Clos, ainsi qu’un nageur d’avenir qui bat le record du monde junior, le Chinois Li Zhuaho.

4 fois 100 mètres : Le relais français perd, ce qui n’est pas grave, même si les garçons ont ressenti une blessure au niveau de leur orgueil national. Deuxième, c’est quand même du haut de gamme, d’autant que, un, les Américains n’étaient pas facilement prenables, deux, les champions olympiques et du monde sortants devaient se fader les Australiens – dont certains ont raté leur préparation terminale – et les Russes, mission accomplie sous cet angle. Une question quand même : pourquoi se priver de Mignon ? Pour favoriser l’injection d’un Fabien Gilot qui avait pourtant montré, en saison, qu’il était sur la pente descendante ? Avec le Mignon qu’on a vu en séries et en demis du 100 mètres, les Français pouvaient passer les Américains, Le potentiel de Mignon était meilleur.

4 fois 200 mètres : Pothain, 1’46s56, Mallet, 1’47s60, Bourelly, 1’48s62 et Joly, 1’50s93, totalisent un bien faible 7’13s71, à 4s57 de l’accession en finale. Certes, la non-participation de Stravius et de Mignon, retenus par le 100 mètres nage libre a condamné d’entrée ce relais à la participation sans gloire. Pour le reste on vous renvoie à toute la polémique qu’a soulevée ce relais…

DAMES

100 mètres : la course a lieu après le 200 et Charlotte Bonnet a peut-être souffert d’un programme où elle était beaucoup requise.

200 mètres : Charlotte Bonnet, 4e des séries en 1’56s26, 7e des demi-finales en 1’56s38, pourra se vanter d’avoir devancé Missy Franklin en perdition, ou encore Femke Heemskerk pour qui le régime Lucas n’a pas représenté un plus. Coralie Balmy, 23e en 1’58s83, que dire ?

400 mètres : Coralie Balmy, 8e en 4’6s98, a maintenu une fière allure jusqu’aux deux cents, et a fini loin de son temps des séries, 4’3s40. Déception donc car je crois qu’elle visait haut… Je pourrai toujours dire qu’elle était devant Lotte Friis et Lauren Boyle, ou encore qu’elle est la 3e Européenne de la course derrière Carlin et Kapas, mais je ne crois pas que cela va la rasséréner.

100 m papillon : Marie Wattel, 58s90, 24e , et Béryl Gastadello, 58s93, 25e dans le même ordre qu’aux France, trop loin pour la demi-finale (58s15) sans parler de la finale (57s51). A Montpellier, elles avaient nagé 58s38 et 58s48

 200 mètres papillon : Lara Grangeon, 18e, 2’9s69, rate d’assez peu l’entrée en demi-finales de 0s49. A 2’7s87, son temps de Montpellier, elle passait… L’accession à la finale se serait alors jouée à 2’7s22. Décidément les Jeux olympiques ne conviennent pas à la Néo-Calédonienne, déjà échaudée à Londres, où elle avait fini 18e à 4 secondes de son record (et convient-il de dire, 8 secondes de l’accession à la finale) sur 400 quatre nages.

200 mètres quatre nages : Fantine Lesaffre, 30e ex-aequo, en 2’15s71. Rappelez-moi, pourquoi a-t-elle été retenue à Rio, déjà ?

400 mètres quatre nages : Lara Grangeon finit 22e en 4’43s98, Lesaffre 24e en 4’44s47. La dernière qualifiée en finale, la Canadienne Emily Overholt, 4’36s54, les précède de sept et huit secondes. Grangeon s’est plaint de la climatisation qui lui a donné une « rhino-pharyngite ». Qu’on ne me parle plus de ça !

4 fois 100 mètres : la France se qualifie 8e en 3’36s85. En finale, les quatre filles, Gastaldello, Bonnet, Cini et Santamans, refont leus temps ou un peu moins bien mais passent le Japon. D’une certaine façon, c’est mission accomplie .

4 fois 200 mètres : Coralie Balmy, 1’57s38, lance l’affaire plutôt bien, mais immédiatement après, le parcours de Cloé Hache, 2’1s52, à deux secondes de son temps de Montpellier (1’59s70) met l’équipe dans les lointains. Bonnet, 1’58s15, à deux secondes et demie en-dessous de son potentiel, et Margaux Fabre, méritante, 1’58s50, son meilleur niveau, ne peuvent reprendre un handicap qui sera de plus de deux secondes sur le temps de qualification, 7’53s43 contre 7’55s55.


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17 comments:

  1. Baigneur

    4 fois 100 mètres homme, même analyse !

    Depuis l’échec des JO de 2008 (et le formidable succès de 2012) il est possible que les nageurs aient pris le pouvoir sur le staff, ceci pouvant expliquant cela..

    1. Eric Lahmy *

      L’échec des Jeux de 2008? 50 mètres argent Amaury Leveaux, bronze Alain Bernard. 100 mètres champion olympique Alain Bernard. 100 brasse, bronze Hugues Duboscq. 200 brasse, bronze Hugues Duboscq. 4 fois 100 mètres, argent France. 400 dames, 4e Coralie Balmy. 100 dos, 7e Laure Manaudou, c’était quand même très bien!
      Maintenant sur le fond, croyez-vous que les nageurs ont pris le pouvoir? Avez-vous quelques éléments pour soutenir cette idée? Ce qui me semble envisageable, en revanche, c’est qu’il y a eu beaucoup de démagogie ces derniers temps et que ça a fait du dégât. Je me suis fait dire que la sélection pléthorique des nageurs a été due à une conjonction d’obligations qui n’ont rien de sportives: 1) le ministère qui a encouragé la politique du nombre parce que la France candidate aux Jeux de 2024; 2) le Francis Luyce bien connu qui a fait plaisir au max de dirigeants pour qu’ils aident à sa énième réélection, et qui voulait aussi avoir une délégation pléthorique pour se pavaner en face de l’athlé. Il a l’air fin, maintenant… 3) le président du Cercle des nageurs de Marseille qui voulait sa photo avec les 13 sélectionnés du Cercle aux Jeux.
      Maintenant, prions pour notre inoxydable nageuse de 10 kilomètres sauve demain la France!

      1. Baigneur

        Bonjour Eric, je parlais simplement du 4X100 en 2008. Je me base juste sur les documentaires et interviews réalisées. Gilot explique que c’est le staff qui a imposé Bernard en dernier relayeur à la dernière minute et que depuis cette contreperformance (et la bronca des nageurs qui s’en ait suivi), l’ordre et le choix des relayeurs se fait en réunion avec les nageurs/entraîneurs/staff technique ou tout le monde donne son avis. Surtout il explique que depuis lors, l’expérience française du relais (et de la gagne) consiste à ne plus considérer seulement le relais comme une somme arithmétique mais comme un assemblage de « liens » humains. Il n’est pas difficile de supposer que le succès aidant par la suite et les liens se resserrant (Gilot/Barnier), il devient difficile humainement de revenir à un raisonnement plus « froid », chronométrique ou « réaliste » pour les techniciens.

        1. Pierre

          Sur le 4x100m, la France est rarement devant à l’addition des quatre meilleurs temps, et la médaille d’argent des français est une performance plus qu’honorable vu leurs performances individuelles! Au contraire, il devenait presque miraculeux que l’équipe française gagne toujours sans jamais être la meilleure sur le papier. Sur les performances de cette saison, je ne sais pas si elle est meilleure que les USA, mais l’Australie est clairement devant. Les saisons précédentes, c’est certainement assez similaire. (En fait, étonnamment, la France a commencé à gagner plus ou moins quand elle a cessé d’être la meilleure sur le papier) Pourtant, je ne suis pas sûr qu’il existe un « truc » particulier qui faisait exister le relais au-delà des individus, sinon psychologique (et donc potentiellement évanescent).

          1. Eric Lahmy *

            Bon tout cela est vrai mais je pense quand même que deuxième au Jeux olympiques, c’est purement magnifique.

        2. Eric Lahmy *

          En tout cas Barnier insiste là-dessus, et il est sans doute en France le coach qui a le mieux joué la carte du collectif. Même si quelques fois, il s’agit un peu trop du collectif de Marseille en oubliant celui de la France, les autres ont des leçons à apprendre de lui dans le domaine.
          Par ailleurs c’est peut-être un peu pour cela qu’Agnel a été collectif en 2012 quand il recevait le relais de son pote de Nice et qu’aujourd’hui, après deux années d’entraînement hors de toute contrainte d’équipe il s’est senti démobilisé après son 200 individuel?
          Allez savoir.

  2. morgan

    Juste une remarque sur « le creuset de la natation, c’est quand même la distance ». En ne comptant pas l’eau libre, 5 épreuves sur 13 durent moins d’une minute et 9 moins de 2 minutes donc la notion de distance est quand même assez relative. Et je ne compte pas les relais, additions de performances de durée courte aussi.
    « Creuset » ici est mal employé mais ça ne change pas l’affaire, la natation est un sport d’efforts courts. C’est pas de l’haltérophilie OK mais c’est quand même court.

    1. Eric Lahmy *

      Permettez-moi, cher Baigneur, de défendre mon idée. Vrai sur le plan du PROGRAMME qui a été voulu ainsi par ceux qui veulent un sport spectacle, faux sur le plan de l’éducation du nageur. D’ailleurs la FINA milite pour des 50 de spécialités que les USA et le Canada ont désormais décidé d’éliminer de leurs programmes (regardez leurs résultats olympiques). Tellement d’arguments militent pour une natation longue: déjà, le 50 mètres représente un temps de 200 mètres en athlétisme, le 100 mètres un temps de 400 et dès le 200 vous êtes dans des temps de 800 sur terre, soit ce qu’on appelle demi-fond court en athlé. Sans des qualités de demi-fond impossible de faire un Phelps. L’homme n’est pas un nageur né alors qu’il est un marcheur coureur né, il lui faut donc mariner. Toute la natation santé ne peut se faire en sprint, ce serait pour provoquer chez le nageur une fatigue cardiaque alors que le demi-fond provoque une fatigue asphyxique qui aide au développement harmonieux du jeune. Enfin aujourd’hui les sprinteurs passent le plus clair de leur temps à : 1) effectuer des départs; 2) effectuer des coulées sous-marines; 3) faire de la musculation. Manaudou effectuait trois séances hebdomadaires de musculation dure et pendant une moitié de la saison, il nageait souple. Bon, je n’en tire aucune conclusion, mais ça me rappelle la boutade de Steve Lundquist, recordman du monde du 100 brasse: « je vais si vite pour ne pas couler. »

      1. Baigneur

        Re-Eric, c’est Morgan qui vous avez fait cette remarque. Mais puisque la question est abordée, je pense (très personnellement) que les ‘champions’ (au sens de carrière) se développent avec du long (Phelps, Ledecky, Thorpe..) mais la natation (ou l’art natatoire) avec du court :). J’ai beaucoup aimé les images sous-marine du 4×100 féminin, Ledecky et C.Campbell côte à côte, ce sont deux mondes différents, deux nages différentes ! 😉 Un peu comme dans le sport automobile, je pense que les progrès techniques effectuée dans le domaine de la vitesse profite à toute la filière 🙂 Alors oui le dogme aujourd’hui est à la muscu (au départ, aux coulées) mais il n’en sera peut-être pas toujours ainsi, ou de manière plus relative.

        1. Eric Lahmy *

          J’ai toujours vu en France qu’on était sur des modes. Mais on se rapproche de la vérité en effectuant des synthèses, et en mettant tous les atouts dans son jeu. Malgré cela, il y aura toujours place pour l’aléatoire. La seule « catastrophe » de ces Jeux à mes yeux, c’est celle qui a touché et coulé Cate Campbell et Cameron McEvoy. Qui pouvait imaginer un instant que Pernilla Blume, Simone Manuel et Penny Oleksiak chez les filles, Ervin et Chalmers chez les hommes seraient champions olympiques?
          A côté tout le reste me parait anecdote. Même la malheureuse élimination de notre Muller préférée au 10.000!

          1. Aigues

            D’ailleurs le podium du 50 sacre les 5eme, 6eme et 7eme meilleures performeuses de l’olympiade (en comptant les temps réalisés à Rio, aux bilans pré-JO elles étaient encore plus loin que ça). Ok c’est le 50, mais un tel cas de figure n’a pas dû arriver très souvent, surtout que les 4 filles qui on réalisé mieux que 24.07 ces dernières années étaient toutes bien présentes à Rio et pas vraiment sur le déclin.

            Je me réjouis déjà de voir la suite.

          2. Eric Lahmy *

            Il y a eu un effondrement psychologique des deux Australiens qui devaient tout casser et on peut proposer des pistes pour comprendre ça. Déjà, Mc Evoy et je crois Campbell aussi, ont admis qu’ils ont subi une pression énorme, liée aux attentes dont ils étaient l’objet. Y a-t-il eu une carence de l’entourage australien, blindé pourtant d’une nombre élevé de psychologues, analystes et autres? C’est sidérant, surtout pour Campbell, vu la supériorité manifeste et constante qu’elle a démontrée. Qu’elle ne refasse pas 52s06 en finale, je comprends facilement, mais 53s et demi… Après, voilà, Pernilla Blume, d’un autre côté c’est magique!! Cendrillon épouse le Prince Charmant!!!

          3. Aigues

            McEvoy a plaidé une méforme générale (d’ailleurs ils l’ont sorti de la finale du 4×200 qui aurait vraiment pu faire une médaille avec lui), mais il avait quand même nagé 47.0 en départ de relais, ce qui reste pas mal du tout à défaut de tenir la comparaison avec son temps du printemps.

            Campbell, c’est clairement les nerfs, bon, si elle avait nagé 51.5 en relais (au lieu de 51.8 puis 51.97 pour mémoire) et que l’équipe s’était bien comportée jusque là, elle aurait peut-être été plus sereine au moment de démarrer son 100m. Elle avait sans doute un tout petit peu moins de sensations qu’il y a un mois, mais ça a suffit pour que la peur de perdre la tétanise après un départ limite (enfin c’est une interprétation, elle-seule sait). Déçu quand même que la victoire du 100m se joue en 52.7 seulement. Sjostrom et Bronte étaient aussi des filles capables d’aller plus vite que ça, même Heemskerk le fut…

            Je vais suivre avec attention l’évolution de Cate qui a 24ans et peut largement tirer au moins jusqu’à 2018 sous les 53, et si Manuel garde un 52.7 dans les bras ou même progresse (pour Oleksiak, on a déjà une bonne idée de la réponse), on pourrait voir un très très joli 100m à Budapest l’an prochain. Le 100m qu’on a pas vraiment eu à Rio à mes yeux.

          4. Eric Lahmy *

            Méfiez-vous au sujet de Cate Campbell, les jeunes femmes se marient et font des enfants, et 24 ans est un bel âge pour ça. Par ailleurs, rappelons-nous qu’elle n’en est pas à ses premiers Jeux olympiques ratés et que cela laisse des traces. A la vitesse où Oleksiak arrive, je ne sais d’ailleurs pas trop ce qui peut se passer l’an prochain. D’ailleurs en général, en année post-olympique, ce n’est pas souvent très bon. Moi, ce 100 mètres m’a déçu par rapport à Campbell, comme si je ressentais une injustice, mais ce serait le moment de ressortir l’histoire des déconvenues olympiques. Il y en a tant que je me sens découragé avant de commencer. Elle a dit qu’elle avait peur, mais surtout que la crainte d’être disqualifiée pour son mouvement au départ lui a flingué la course. C’est très plausible! Après, c’est comme la digue qui s’effondre en un point, et tout le pays est noyé. Et pourtant quelle grande championne!

          5. Aigues

            C’était ma projection optimiste. Dans la pessimiste, les deux soeurs arrêtent, Sjostrom se lasse de la nage libre, et Budapest se gagne en 52.9. Mais 2013 a été finalement sa meilleure année du point de vue du palmarès alors pourquoi pas.

          6. Eric Lahmy *

            Oui, on ne peut jamais dire. En général, les années post-olympiques sont faibles mais il y a quelquefois l’effet inverse, des revanches post-olympiques. Cela risque de varier beaucoup du ne course à l’autre. Ce qui m’étonnerait, c’est que 2017 soit une meilleure année que 2016 pour les Français

  3. Marie A

    Le 50m est pour moi un non sens. Le nageur s’entraîne plus hors que dans l’eau et plongeon et coulée déduite il nage finalement guère plus de 25m…. C’est absurde! Contente de pouvoir vous lire à nouveau.

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