LES SECRETS DERRIERE LAPORTE

LES MOTS POUR GAGNER OU L’ART

    DE NE PAS RATER LE COACH

***Bernard Laporte. « SECRETS DE COACHS Les mots justes, les coups de gueule, les silences. » Editions du moment, 17,95€

Eric LAHMY

Bernard Laporte a pesé d’un bon poids dans le sport français. Entraîneur du Stade Français de rugby, sélectionneur national, ministre des sports, aujourd’hui manager du Racing Club de Toulon. Aussi quand il publie aux éditions du moment « SECRETS DE COACH », sous-titré « les mots justes, les coups de gueule, les silences », cela risque d’être intéressant.

Amusant. Une citation, au début du bouquin : « le manager qui pense avoir toujours raison n’est pas un manager. Manager, c’est être dans l’échange, le dialogue, la proximité, la transparence. » Et c’est signé ? Bernard Laporte. Preuve qu’on n’est jamais si bien servir que par soi-même.

A l’attaque, l’auteur pose la question, le management, art ou science ? Comme souvent, l’entraîneur n’est pas celui qui a été le meilleur joueur. Un lien existe entre Laporte et Jacques Fouroux. Ce petit (Fouroux), et ce frêle (Laporte) entraînent des colosses et des surdoués. C’est par ses carences d’athlète, de sportif, que nait le grand coach. Laporte, petit, était chétif et adorait le rugby. Voilà la bonne combinaison. Au rebours de ce physique déficient au regard de l’élite sportive, il prend conscience d’un « petit ascendant psychologique ». Demi portion et demi-de-mêlée, à peine range-t-il ses crampons qu’il entraîne à haut niveau. Stade bordelais, Stade français.

« Je garde une image, une trace, un souvenir de chacun de mes entraîneurs. Parfois pas plus que quelques phrases, mais quelque chose quand même. »

Son livre fonctionne un peu comme un dictionnaire des citations, mais de citations qu’il commente librement… Parmi ses « héros », Arrigo Sacchi, Aimé Jacquet (football) Yannick Noah (tennis), Fabrice Pellerin (natation), Claude Onesta (handball), et bien d’autres. . Si je puis donner mon avis, il aurait pu y ajouter Daniel Costantini!

Laporte croit à l’inné. Il y a des choses qui ne s’acquièrent pas. Partant de sa première-ligne de joueurs d’avant, Philippe Gimbert, Vincent Moscato, Serge Simon, il développe sa certitude du caractère atavique, irréductible et impossible à acquérir de ce qu’il appelle l’ego. Une qualité qu’on n’aura jamais si on ne l’a pas. « Je n’ai jamais rencontré un joueur manquant de caractère en prendre conscience et rectifier le tir ; l’ego, c’est génétique. » Idée des plus excitantes, selon laquelle le refuge de l’inné, c’est dans la tête! 

Je ne dirai pas qu’il ne croit pas au talent. Mais sans doute contresignerait-il cette maxime de Georges Brassens selon qui « sans technique le talent n’est qu’une sale manie. » D’ailleurs, il ne faut pas s’y laisser prendre. Parlant de footeux de génie : « qu’il est bon d’apprendre, de leur entraîneur en personne, que ces garçons ayant manifesté tant de facilité et déployé en apparence si peu d’efforts par rapport à leurs adversaires ont par dessus tout travaillé, répété sans fin leurs gammes. » Il y a longtemps, en sport, que le talent ne suffit plus !

Pour mener ces talents au succès, il faut des meneurs d’hommes. Les coaches…

Laporte va citer notamment quelques entraîneurs de natation : Fabrice Pellerin et Fabrice Lucas. Point de vue de Pellerin : « soit ils adhèrent, soit ils s’en vont. On doit partager les mêmes valeurs, avoir le regard porté dans la même direction. Le plus dur et le plus fort, ce n’est pas la méthode, c’est la culture. »  Là-dessus, Laporte brode. La méthode, c’est bien entendu le savoir technique. La culture en revanche,  est beaucoup plus profonde : « une sorte de réseau de veines et d’artères qui traverse le groupe… En pratique, ce sont des rites et des habitudes que tous doivent partager. » La culture, c’est l’essentiel, dit encore Laporte, qui cite l’exemple de son club, Bègles-Bordeaux, où la culture fait que chacun s’impose librement « le don de soi, sans retenue et sans conditions… Nous sommes devenus champions de France grâce à cela. Puis soudain nous nous sommes moins aimés, le collectif s’est délité et patatras ! Nous sommes devenus quelconques et ça a été la dégringolade. » Essentielle, mais fragile, guère immuable, la culture (de la victoire) s’entretient, ou dépérit… Cette plante rare nécessite un riche terreau, des soins attentifs et constants.

Là, il convoque Alex Ferguson au secours de sa thèse suivante. Pour le manager de Manchester « la chose la plus importante dans [son] travail est le contrôle. Dès qu’ils menacent votre contrôle, vous devez vous débarrasser d’eux. » Il y a une dimension impérieuse, autocratique, dans le coaching – surtout d’une équipe, dont on ne peut faire l’économie parce que les comportements de chacun retentissent sur le groupe. La discipline, dit-on, fait la force des armées. Ici on se souvient du jour où Eddie Reese pète les plombs parce que tous, ses adjoints et les nageurs, se vautrent dans la facilité: « je suis prêt à virer tout le monde sauf moi-même si cela ne change pas. » Cette même année, Texas gagne le championnat NCAA.

Là-dessus, Laporte propose de s’appuyer sur les meilleurs éléments de son groupe. Lui, sa chance est d’avoir disposé de certains éléments d’exception, comme ce Jonny Wilkinson, qu’il convie tant de fois dans son texte pour signaler son caractère : « Wilkinson aimait être coaché… [Parfois], c’était moi qui spontanément lui adressais quelque remarque technique qu’il aurait pu juger désobligeante s’il n’avait pas été aussi ouvert d’esprit… J’étais frappé par son attention à mes conseils, tous sens en éveil, regard pénétrant, jamais dans la contradiction, cherchant obstinément à en savoir plus, à comprendre… C’est un peu comme être parent d’un enfant surdoué… Toujours en demande, curieux, en quête d’une réponse satisfaisante. » Epaté par son joueur, Laporte ne cache pas que parfois, une telle demande est difficile à combler, car les défauts que l’athlète d’élite demande à corriger sont tellement minuscules qu’ils exigent de lui, le coach, pour les cerner, puis les solutionner, un effort terrible de compétence technique ! Le désir d’excellence du grand champion aiguise les talents de son coach. Combien de fois ai-je entendu des coachs dire que leurs élèves leur avaient appris leur métier!

Laporte insiste beaucoup sur un point qui n’est guère évident, dans le coaching d’une équipe : celui des derniers instants à l’approche de la compétition. Il semble être obnubilé par cette idée de trouver la bonne approche, le bon discours, parfois seulement le bon mot qui va délivrer l’équipe et l’amener à se surpasser. Dans certains cas, pas besoin du coach, si l’on a la chance de disposer dans l’équipe du « capitaine parfait », qui s’appelle, ajoute Laporte, Jean-Pierre Rives, ou encore Tony Parker. Mais alors le coach doit savoir laisser parler ces moteurs de l’équipe, et laisser passer les flux d’énergie que ceux-ci dispensent à leurs équipiers.

Laporte rappelle l’incroyable histoire d’ « un des plus invraisemblables renversements de situation de l’histoire du sport », quand Oracle Team USA, mené 1-8 par Emirate Team New Zealand lors d’une Coupe America en neuf manches, finit par gagner 9-8. « Parmi les mesures d’urgence prises au moment où le fiasco menaçait, un coup d’audace en forme de coup de poker : confier l’ultime briefing, une heure avant le début de chaque régate, à KINLEY FOWLER, un équipier lambda empêché de naviguer à cause d’une blessure à la colonne vertébrale. A chaque fois, l’équipage termine plié de rire. Un jour il s’ingénie à ridiculiser Dean Barker, skipper du bateau néo-zélandais qu’il connait bien. « Aujourd’hui, je vais vous raconter Dean Barker qui ne tient pas la pression. » Il faut se mettre un instant à la place des Américains… Ils sont les tenants du titre…, évoluent à domicile,… ont édicté les règles du défi… et sont en train de prendre une énorme raclée.  Dean Fowler… a fait reculer la peur qui rongeait ses co-équipiers. »

On le voit, le coaching n’est pas exclusivement l’affaire du coach. Laporte cite Renaud Lavillenie, qui bat l’imbattable record du monde du saut à la perche et explique : « pour battre le record de Bubka, je devais le démythifier. Moi, à aucun moment, je me dis : c’est trop haut pour moi. » Vu ainsi, cela a presque l’air simple… Laporte, après avoir noté le phénomène, conclut : « tous les coachs doivent pouvoir compter sur une part d’auto-coaching de la part de leurs ouailles. » De formidables compétiteurs comme Murray Rose, Don Schollander, Mike Burton, Lars Frolander, Alain Mosconi, Fred de Burghgraeve, Amy Van Dyken ou Mike Phelps ajoutaient au coaching de leurs entraîneurs, de par leur caractère et leur personnalité!

La victoire s’acquiert sur des difficultés. C’est du moins la méthode deYannick Noah, selon qui triompher de choses difficiles à l’entraînement est essentiel : « il faut que tu fasses ce que tu n’as pas envie de faire, cela va t’aider à gagner. » Mais la méthode a du bon seulement si elle répond à une logique. Il faut démontrer son bien fondé. Fabrice Pellerin se distinguera ainsi en faisant nager ses Niçois sept jours sur sept. Ce sera, pour lui, une façon de créer sa culture sur une difficulté supplémentaire qui distingue des Niçois à l’approche des Jeux olympiques de Londres. Parfois, cependant, l’entraîneur cherche juste seulement à se rassurer lui-même en faisant trimer ses athlètes.

Ici, Fabrice Pellerin est rappelé à la barre des témoins. « Aucune séance ne doit ressembler à une autre. Chaque matin le nageur doit se jeter dans le bassin avec la perspective d’un apprentissage et la certitude d’une progression. Il faut que chaque journée raconte une histoire. Sinon, ça tient un mois, deux mois, et puis on craque physiquement, mentalement. »

Le coach n’a pas d’états d’âme. Il ne peut pas se permettre ce luxe. Parfois, cependant, face à l’incompréhension, il se permet de laisser entrevoir à ses ouailles qu’il n’a pas le choix, qu’il lui faut agir ainsi. Phil Jackson, le coach des Chicago Bulls, l’équipe de basket de Michael Jordan, après s’être montré particulièrement dur avec Luke Walton, le prend à part : « Je sais que tu envisages d’être coach un jour. Parfois, aussi gentil sois-tu, tu devras être un connard. Tu ne peux pas être coach si tu as besoin d’être apprécié. » Ce disant, il fait d’une pierre deux coups. Il se décharge un instant de son fardeau de dureté, dévoile que derrière le coach intraitable se niche un être humain. Mais aussi il rappelle au futur coach qui l’écoute ce que sera la voie à suivre… Quelquefois, l’athlète saisit le sens de cette démarche impitoyable. Quand Benoit Campargue demande un jour à Teddy Riner : « Je t’ai bien fait chier toutes ces années, hein ? – La réponse fuse : « Heureusement. » Le champion est celui qui intègre l’intransigeance, la dureté du coach, comme ce qui lui convient. C’est ce paradoxe que nous explique Michel Pedroletti quand il nous explique le fonctionnement d’Amaury Leveaux: « il cherchait les entraîneurs les plus durs, Horter ou Lucas, parce qu’il savait qu’il devait être tenu. Olivier Borios, toujours tenté par la fête, était venu chez moi parce qu’il savait que je lui remonterais les bretelles. »

Revenons à Laporte. La limite de la dureté exigée du coach, dit-il ? « Je ne peux pas entraîner des gens que je n’aime pas. » Mais voilà : apprécier ses joueurs, ce n’est pas s’inquiéter de son image parmi eux, ni chercher à être populaire. Pour prendre les bonnes décisions dans l’intérêt du collectif, « il ne faut à aucun moment se soucier de l’opinion des autres. » Laporte nous indique la voie étroite entre affection et indifférence que doit suivre l’entraîneur, coach, manager. Fabrice Pellerin, lui, allait plus loin; dans son livre, n’expliquait-il pas qu’il refusait toute affectivité dans une relation qu’il voulait purement professionnelle? Mais cette défense d’introverti, après les Jeux, l’a rendu rigide et finalement desservi.

Il y a, au fond, dans toutes ces leçons de coaching, un éloge de l’intuition qui parcourt son texte en filigrane. Intuition et non déduction, perspicacité et non science.  Et donc, d’une certaine façon, une méthode implicite, qui ne s’enseigne pas, voire dont les résultats, faut-il le préciser, procèdent aussi, parfois, de la chance. Le coach navigue au feeling et sans boussole sur des mers incertaines, dont les cartes n’ont pas été relevées… Et dans cette invraisemblable situation, sa tâche, impossible, s’appelle: garder le cap!

Ecoutons Laporte à ce sujet : « l’analyse fine, a posteriori, du dénouement heureux ou malheureux de telle ou telle compétition raconte souvent l’histoire d’un instant précis où le rapport de force entre un manager et son ou ses athlètes a été plus ou moins bien vécu et exploité de part et d’autre. »

Pour l’auteur, c’est comme si le travail d’une saison peut basculer, être réduit à néant ou au contraire, se sublimer, en raison d’une phrase heureuse ou malheureuse, d’un mot de travers ou prononcé à bon escient, d’un encouragement foireux, d’une exhortation stimulante. Il évoque une sorte de poésie guerrière du coaching, dans le style des discours de Bonaparte à l’armée d’Italie. Parmi les maîtres de ce coaching de la parole, Costantini et Onesta, les meneurs d’homme du handball français de ces dernières années!  

Laporte rapproche au contraire un discours de Roger Lemerre après le premier match, perdu face au Sénégal, et la suite, néfaste, des événements. Discours malheureux, explique l’auteur qui ajoute « la suite et l’issue fatale de cette Coupe du monde démontrent en tout état de cause que le coup a été mal joué. » On admettra facilement. D’ailleurs, s’il connait le football, Roger Lemerre n’est pas Monsieur Personnalité.

Lemerre a-t-il « brutalisé » ses joueurs et manié le coup de pied dans le derrière de façon maladroite ? Laporte le suggère. Sans doute peut-on le suivre là, même s’il est permis de croire que l’équipe de France (sans Zidane) n’était plus qu’un milieu de tableau peuplé d’egos hypertrophiés et mal orientés qui se fracasseraient collectivement des années plus tard à Knysna, en Afrique du Sud. Laporte insiste : ne jamais humilier. Et donne le contre-exemple bien connu autour des bassins de Philippe Lucas qui étrille Laure Manaudou : « tu fais quoi là ? Tu m’expliques ? Tu n’as pas envie de nager depuis près d’une semaine […] Allez, rentre chez toi. » Pourtant, cette manière étrange va porter ses fruits pendant quelques années. [On sait aussi le coaching sévère qu’a employé Pellerin vis-à-vis de ses Niçois!]

Là, Bernard explique : « connaissant Lucas, je suis convaincu que, au moment d’armer sa torpille, il n’avait pas pensé à la caméra saisissant ses moindres faits et gestes. » Opinion qui ne me convainc pas complètement. Lucas n’était jamais aussi prompt à faire du Lucas que quand il savait que la caméra se trouvait là. Rapprochant le couple Lucas-Manaudou et celui de Nadal et son oncle-coach Toni, « j’ignore si ces binômes singuliers, aussi bien dans les sports individuels que dans les disciplines collectives, doivent être regardées d’un œil admiratif ou suspicieux, » s’interroge Laporte, qui ne cache pas un certain scepticisme. Il y a là une brutalité dans la relation, une subordination telle entre le coach et le coaché qu’elles lui paraissent presque effrayantes. Mais ces cas extrêmes, dit-il, interrogent sur la durabilité de ces couples.

Notre auteur évoque tout de suite après un autre cas où le manager prend toute sa dimension. C’est dans la « stratégie », la façon d’aborder une compétition. Et l’éventualité dans laquelle le manager choisit de changer tout à coup de stratégie. L’exemple ? Le discours d’Aimé Jacquet à la mi-temps, égalité 0-0, de la demi-finale France-Croatie, en Coupe du monde 1998, sans doute le plus grand exploit sportif français de tous les temps. Jacquet, soutient Laporte, a le choix entre un discours optimiste à tout crin et celle radicalement contraire, alarmiste. C’est celui-ci que choisit Jacquet : « aucune chance. Aucune chance, les gars ! On est en train de s’annihiler toutes nos chances […] Vous allez perdre, les gars. Vous allez perdre. Vous allez perdre. » En fait de stratégie, il ne s’agit que d’un discours. Quelle place prend-il dans la victoire finale ? On se le demande. Laporte non : « ce genre de coup de gueule de mi-temps, c’est un appel d’urgence au rengagement. »

 Au détour de ses réflexions, Laporte effectue un rappel que bien des medias devraient méditer : un champion n’est le champion qu’au moment où il gagne. Son titre ne représente rien de plus qu’une ligne de palmarès et, surtout, n’offre aucune (mais vraiment aucune) garantie d’avenir. Et c’est le rôle du coach de lui faire saisir la fragilité de son statut. Non pas par rapport à l’opinion, qui pourra voir le champion dans son rôle pour l’éternité, ou les sponsors, qui vont miser sur son nom et sa « gloire ». Mais par rapport à ce qu’est l’excellence sportive. Quand Rafael Nadal devient champion d’Espagne des moins de douze ans, son oncle lui prouve, palmarès à l’appui, que ces vingt-cinq dernières années, seulement cinq de ses prédécesseurs, soit un sur cinq, est passé professionnel, et lui conseille de ne pas trop se réjouir de ce minuscule succès. Et Laporte de souligner cette idée essentielle : « quand une compétition démarre, il n’y a plus de champion de rien du tout. » Qu’on soit champion en titre, double, triple ou quintuple champion, rien de tout cela ne pèse. Les compteurs sont mis à zéro. Mieux: « être favori n’a jamais donné trois points d’avance. Être favori n’apporte pas grand-chose, sinon une part de risque supplémentaire, celui d’une érosion de l’agressivité. » Être sur un piédestal n’est pas la meilleure position pour atteindre un podium…

Cette réflexion me rappelle un propos de Brigitte Deydier, triple championne du monde, vice-championne olympique et, pendant six ans, la meilleure judokate poids moyens au monde. Pour elle, les championnats de France étaient l’épreuve la plus difficile. « J’avais du mal, retour des mondiaux ou des championnats d’Europe, à me motiver pour cette compétition, mais je tombais sur des filles qui étaient très dangereuses car, montées de leur club de province, m’affronter, c’était le match de leur vie. »

De tous les autres sujets que traversera Laporte, je retiendrai celui-ci, parce qu’il correspond à une préoccupation qui ne semble pas inquiéter beaucoup de gens de la natation. « Dans le rugby, discipline pourtant hyper-professionnelle aujourd’hui, évoluent encore des joueurs ayant appris un autre métier en parallèle. Le Toulonnais Juan Martin Fernandez Lobbe est, par exemple, architecte de formation. Il représente bien ce que ces garçons apportent à un groupe. Une vivacité d’esprit, une vitesse d’analyse qui les sert à titre individuel et dont profite toute l’équipe. Concrètement, ces joueurs-là manifestent une très grande intelligence de jeu, quel que soit le poste où ils exercent. Ils sont souvent ceux qui contribuent à trouver les meilleures solutions dans la fatigue, la difficulté. »

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