MADELINE GROVES ET DEUX AUTRES AUSTRALIENS RATENT LES CONTRÔLEURS: LE TARIF, C’EST UN AN!

Éric LAHMY

Jeudi 8 Juin 2017

Pas marrant pour la natation australienne. Trois nageurs appartenant ou ayant appartenu à son équipe nationale ont été exclu pour douze mois par la Fédération Internationale, pour avoir manqué trois contrôle de dopage. La médaillée d’argent olympique du 200 mètres papillon de Rio, Madeline Groves, 22 ans, le champion du Commonwealth et vainqueur des PanPacifics du 200 libre en 2014 Thomas Fraser-Holmes, 25 ans, et leur champion d’eau libre, Jarrod Poort. Ça ne fait pas joli dans le décor pour une natation qui se félicite de sa politique anti-dopage…

Un avocat du sport, Tim Fuller, défendra la cause de Fraser-Holmes et de Groves devant la Cour arbitrale du sport. Les athlètes doivent répondre aux tests de dopage non annoncés effectués par la FINA et, en l’occurrence, l’institution australienne chargée de ces prélèvements. S’ils ne répondent pas à trois tests dans un délai de douze mois, la sanction tombe, deux ans écartés du sport !

Pendant que Fraser Holmes manquait son troisième contrôle « at home », ayant été retardé, explique-t-il, par un dîner chez ses parents, Madeline Groves, elle, en faisait de même alors qu’elle se trouve loin de la natation sérieuse, aux Etats-Unis, en s’assurant ce qui semble bien être une année sabbatique. Pour avoir essayé de la repérer grâce à l’Internet, je puis témoigner que ce n’est pas si facile. Elle nage dans des compétitions d’audience régionale, et n’est guère très visible, en dehors de ses twitts et autre Facebook. Heureuse loin de la haute compétition, mais… Les contrôleurs l’ayant raté trois fois à San Diego où elle se trouve, étudie à l’Université… et semble prendre du bon temps. Pour sa défense, Groves assure que les agents de la FINA n’ont pas suivi leur protocole lors de leur rencontre ratée à l’Université de San Diego. Elle était bien là où elle aurait dû se trouver, mais ce sont eux, prétend-elle, qui n’ont pas capables de la repérer à travers les dortoirs de l’Université. Les employés de l’anti-dopage affirment l’avoir appelée sur son téléphone, elle rétorque qu’aucune trace d’appel ne s’y trouve… Jusqu’à ce que la preuve soit assénée, c’est sa parole contre la leur.

Un troisième nageur australien, Jarrod Poort, qui disputait le 10 kilomètres des Jeux de Rio (il y a terminé 21e), se trouve dans la même situation.

Tous les sportifs ne sont pas convaincus de l’importance d’être présents aux contrôles, quoi sont quelquefois assez compliqués dans leurs protocoles pour conduire à la faute, mais parfois il arrive que ces testeurs (contractuels de la FINA en l’occurrence) ne soient pas au-delà de tout reproche. Avant les Jeux de Rio, la cycliste britannique Lizzie Armitstead, qui s’était ainsi retrouvée dans la situation d’être radiée pour quatre ans, réussit à démontrer devant le tribunal arbitral du sport qu’au moins un des contrôles fut raté de la faute des autorités. Elle avait d’ailleurs passé  victorieusement 16 contrôles au cours de cette même année et put disputer les Jeux olympiques de Rio.

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2 comments:

  1. LEPAGE

    Nous avons atteint un degré difficilement concevable de perversité dans le sportdehaut niveau. La course à l’échalotte entre sportifs et contrôleurs pour certivfier la bonne qualité des produits que sont devenus les sportifs révèlent une mise en esclavage évident. A quand l’intégration d’une puce électronique dans le corps des sportifs?
    tout ça devient complètement con.

    1. Eric Lahmy *

      Il est possible que les innocents paient pour les contrevenants. Les délinquants sont les meilleurs alliés des tempéraments policiers

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