NCAA DAMES (2). EASTIN BAT LEDECKY, COMERFORD ET LILLY KING DOMINATRICES

Éric LAHMY

Vendredi 16 Mars 2018

Ella Eastin et Mallory Comerford ont réussi deux jolis coups lors de la deuxième journée de finales NCAA dames. Elles ont fait trébucher deux « invincibles », respectivement Kathleen Ledecky et Simone Manuel, dans, il est vrai, des courses qui ne sont pas les épreuves fortes de ces deux ci.

Eastin avait, le premier jour de ces finales NCAA, dominé le 200 yards quatre nages avec à la clé un record US et NCAA, 1’50s67, et devancé Kathleen Baker, qui l’avait battue l’année dernière (Baker est rappelons-le, la médaillée d’argent des Jeux olympiques sur 100 mètres dos). La tâche s’annonçait difficile, sur 400 yards quatre nages, contre Katie Ledecky, mais le suspense n’a duré que pendant la première moitié de course.

La lutte était serrée ; et au départ fracassant d’Eastin répondait une accélération de Ledecky qui passait en tête en papillon. Mais Eastin lui reprenait la tête dans le retour en dos. La brasse fut fatale à Ledecky, qui, à l’issue de cette partie du parcours, avait quatre secondes de retard et était également devancée par la Canadienne Pickrem, sur laquelle elle revint à l’énergie sans reprendre quelque chose de tangible à Eastin qui battait le record… de Ledecky de deux secondes, 3’54s60 contre 3’56s53.

400 yards quatre nages

1. Ella Eastin, Stanford, 3:54s60, 25s78, 54s80 (29s02), 1:24s65 (29s85), 1:53s55 (28s90), 2:26s90 (33s35), 3:0s12 (33s22), 3:27s34 (27s22), 3:54s60 (27s26).

2. Katie Ledecky, Stanford, 3:58s29, 25s90, 54s55 (28s65), 1:24s76 (30s21), 1:54s13 (29s37), 2:28s98 (34s85), 3:4s12 (35s14), 3:31s77 (27s65), 3:58s29 (26s52).

3. Sydney Pickrem, Texas A&M, 3:59s05, 26s02, 56s03 (30s01), 1:26s20 (30s17), 1:56s13 (29s93), 2:29s83 (33s70), 3:3s75 (33s92), 3:32s18 (28s43), 3:59s05 (26s87).

4. Brooke Forde, Stanford, 3:59s34, 26s01, 55s69 (29s68), 1:26s85 (31s16), 1:57s31 (30s46), 2:30s63 (33s32), 3:4s52 (33s89), 3:32s29 (27s77), 3:59s34 (27s05). 

Mais chaque course représentait un concentré d’intensité et de qualité… Sur 100 papillon, Louise Hansson, qui nageait pour USC, réussissait 49s90 et 49s80 en finale, approchant d’assez près la marque de Kelsi Worrell, 49s43, grâce à un retour très réussi qui la mettait à l’abri des velléités d’Erika Brown, de Tennessee, 50s34, et de Janet Hu, Stanford, 50s56. 

Mallory Comerford avait gagné ex-aequo avec Ledecky le 200 yards l’an dernier. Cette fois, elle se jouait de Simone Manuel, qui coince un peu sur la distance. Aux 50 yards, Comerford, Siobhan Haughey et Manuel étaient au coude-à-coude ; après quoi Comerford prenait le commandement sans creuser le moindre écart avant les trois quarts de la course.

A l’arrivée, sous les 1’40s, elle laissait debout le record de Missy Franklins, 1’39s10.

200 yards :

1. Mallory Comerford,  Louisville, 1:39s80 (23s90, 49s42 (25s52), 1:14s55 (25s13), 1:39s80 (25s25)

2. Siobhan Haughey, Michigan, 1:40s69 (23s84, 49s55 (25s71), 1:15s31 (25s76), 1:40s69 (25s38).

3. Simone Manuel, Stanford, 1:41s48 (23s88, 49s60 (25s72), 1:15s22 (25s62), 1:41s48 (26s26).

Last but not least, Lilly King, la championne olympique et du monde, améliorait son record sur 100 yards brasse, avec 56s25 (ancien, 56s30).

Sur 100 yards dos, Ally Howe (Stanford), en 49s70, à un centième de son record NCAA, devançait après un long coude-à-coude la jeune merveille Beata Nelson, qui nage pour le Wisconsin, 49s92, et Kathleen Baker, California, 50s18.


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2 comments:

  1. o

    La nouvelle de la journee reste Erika Brown qui se trompe de nage lors des qualifications relais 4 nages et les officiels n’ont rien vu …

    1. Eric Lahmy *

      La nouvelle de la journée? Permettez, je l’ai vu passer et ça ne m’a pas fasciné. Ce n’est rien qu’une anecdote marrante et dont on se souviendra bien sûr. Ou pas: comme le jour où Mark Spitz a viré à l’arrivée des 500 yards des NCAA et a nagé 550 yards. Ou quand aux mondiaux 1973, Stephen Holland et Rick Demont, trompés par le chahut à l’arrivée du 1500 mètres des mondiaux, ont nagé 1600 mètres! Sans doute une confusion dans sa tête, c’est arrivé dans la bagarre. On aimerait seulement qu’elle explique à quoi elle a pensé.
      Quant aux juges, ils n’ont rien vu, parce qu’après le virage de brasse, ils se décontractent vu que le crawl ne pose aucun problème de jugement. Enfin, la preuve est faite qu’il peut en poser…
      SwimSwam et Swimming World en ont beaucoup parlé et des choses comme ça ressemblent à des tremblements de terre et ne sont que de futurs sujets de rigolade…

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