OSVALDO CODARO, GRAND DU WATER-POLO

 

LE HUITIEME ARGENTIN A L’INTERNATIONAL SWIMMING HALL OF FAME

Eric LAHMY

Vendredi 3 mars 2017

Depuis Fort Lauderdale, l’International Swimming Hall of Fame (ISHOF) a annoncé hier qu’un grand du water-polo, l’Argentin Osvaldo Horacio Codaro, s’est inscrit dans le grand livre d’or de l’institution, classe 2017. Codaro sera intronisé en grande pompes ces 25-27 août prochain.

“Pacha” Osvaldo Horacio Codaro, né le 9 décembre 1030, nageait à douze ans, et jouait au water-polo à quatorze sous l’expertise de son coach, Santiago Gentile, au Club Athletico Independiente. Champion d’Argentine du 100 au 400 mètres, il se mit au jeu de ballon malgré la jalousie des entraîneurs de natation…

Huitième Argentin à entrer au Swimming Hall of Fame, il commença à jouer quand l’Europe était ravagée par la guerre. Le water-polo d’Amérique latine était alors vivace, inventif, et contribuait de façon significative aux règles, aux tactiques: mouvements dans les temps morts (adoptés ensuite par la FINA), fautes « ordinaires » considérées « fautes personnelles ».

En 1954, et pour sept ans, il joua au club Comunicaciones, et rejoignit l’Atletico Boca de 1962 à 1971. Meilleur joueur des Amériques pendant plus d’une décennie et l’un des meilleurs du monde, il ne bénéficiait pas d’un grand club derrière lui, mais n’en conduisit pas moins son équipe, défaisant quasiment seul, pour les médailles d’or des Jeux Panaméricains en 1951 et 1955, l’équipe des Etats-Unis. Il participa à cinq Panaméricains, joua à trois Jeux olympiques, en 1948, 1952 et 1960 où même si son équipe ne termina que neuvième, il n’en fut pas moins déclaré 3e meilleur joueur du tournoi.

Alors qu’il se trouvait au sommet de sa forme, l’Argentine ne put l’envoyer aux Jeux olympiques de Melbourne. Il fut l’un des premiers grands gabarits (1,90m, 95-100 kg), et ajoutait une force physique exceptionnelle à un jeu de balle efficace et une bonne connaissance des finesses du jeu. Les 27 années où il joua, son équipe gagna 22 titres argentins.

Il s’arrêta de jouer en compétition à 42 ans, (« marre de shooter dans des portiques ») après une ultime participation aux Panaméricains 1971. Il devint l’entraîneur en chef de l’équipe nationale de 1975 à 1881 et présida la Fédération de water-polo argentine de 1985 et 1988. Après cela, il refusa toute responsabilité importante…

… Peut-être parce qu’il vécut un mariage heureux avec Tota, une nageuse et enseignante d’éducation physique qui lui donna cinq enfants, lesquels se sont dispersés à travers le monde, ses deux aînés au Japon, la troisième au Brésil. « On amenait leurs berceaux dans la piscine, ils ont respiré trop de chlore, ça leur a donné la bougeotte », explique-t-il avec un sens de l’humour très pesonnel.

Ces articles peuvent vous intéresser:


Also published on Medium.

0 comments:

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


+ 7 = huit