TRICKETT A LA RETRAITE

6 juillet 2013

 

La quadruple championne olympique australienne Libby Trickett a a annoncé qu’elle prenat définitivement sa retraite. Trickett, plus connue jusqu’en 2007, année de son mariage, sous son nom de jeune fille, Lenton, souffrait d’une blessure persistante à un poignet. A 28 ans, la jeune femme, qui a participé à trois éditions des Jeux olympiques, et remporté huit titres mondiaux en grand bassin, sept autres en petit bassin et cinq médailles d’or des Jeux du Commonwealth, effectua une dernière sortie à Londres où elle joua sa part dans le relais champion olympique de 2012. Mais elle ne nagea que les séries, clôturant en 54’’08 la course qui qualifiait l’équipe première. Elle n’était plus en valeur que la 6e sprinteuse de ce relais.

Lenton, qui nageait à Brisbane chez Stephen Widmer, puis à Sydney avec Grant Stoewinder, se distinguait par son gabarit très moyen, loin des canons de la natation moderne, avec son 1,67m pour 59 kg. En 2004, Lenton régnait sur le sprint, mais subit alors la loi de sa compatriote Jodie Henry qui prit toute la lumière (et le titre du 100 mètres) aux Jeux d’Athènes. Libby enleva le bronze du 50 mètres, derrière De Bruijn derrière Metella, et ne parvint pas en finale du 100m, mais connut la satisfaction de remporter le relais quatre fois 100 mètres. En 2008, à Pékin, elle est la recordwoman du monde (52’’88) et effectue un parcours intelligent dans les qualifications, mais tombe à l’issue d’une course mémorable, battue de quatre centièmes (53’’12 à 53’’16)  par l’Allemande Britta Steffen. Elle se venge sur 100 mètres papillon. Où elle bat la grande (1,85m) Christine Magnusson, participe aussi au relais quatre fois 100m (3e ) ainsi qu’au relais quatre nages vainqueur, où elle doit résister à la phénoménale Dara Torres, qui établit ce jour là (à 41 ans) le meilleur 100 mètres lancé de l’histoire en 52’’27 !

En championnats du monde, Trickett a gagné le 50 mètres libre en 2005, le 50 mètres et le 100m en 2007 et remporté de nombreux titres en relais et de médailles sur d’autres courses.

Elle a détenu les records mondiaux en grand bassin du 50m (23’’97 en 2008) et du 100m (53’’66 en 2004, 53’’42 en 2006, 52’’88 en 2008), du 100m (dont elle est toujours la détentrice avec 51’’01, après l’avoir amené à 51’’91 et 51’’70), du 200m (53’’29) et du 100 mètres papillon (55’’95 et 55’’74 en 2006) en petit

Van Der Burg privé de Vichy

Son entraîneur, Dirk Lange, a fait savoir que le champion olympique sud-africain du 100 mètres brasse, Cameron Van Der Burg, blessé à genou gauche, ne se présentera pas au départ de l’Open de France, à Vichy, ce week-end, nous précise Nicolas Menanteau, responsable de la communication de la FFN. « Durant ses intenses entraînements, la semaine dernière, Cameron s’est plaint d’une douleur au genou. A l’issue des nombreuses courses auxquelles il a participé lors du Grand Prix d’Italie, il était dans l’incapacité de plier son genou à plus de 90 degrés. » Le médecin a conseillé le repos.

LE RENDEZ-VOUS DE VERONE

5 juillet 2013

 

Depuis lundi 25 juin, Philippe Lucas se trouve à Vérone, dans le cadre de l’accord de collaboration conclu par l’entraîneur de Narbonne avec la Federazione Italiana Nuoto. Philippe entraîne Federica Pellegrini et Filippo Magnini en vue des championnats du monde de Barcelone, du 28 juillet au 4 août. La préparation des deux étoiles de la natation transalpine se déroule près du Centre fédéral Alberto Castagnetti, du nom du technicien italien qui dirigeait jusqu’à l’époque de sa mort la carrière de Pellegrini. Philippe Lucas est assisté dans sa tâche par le préparateur athlétique Matteo Giunta, qui est, dans la vie, un cousin de Magnini.

Il est prévu que Philippe Lucas demeure à Vérone jusqu’au départ des équipes italiennes pour les mondiaux, le 19 juillet, soulignent nos confrères italiens. Le séjour à Vérone de ce petit quatuor ne devait être interrompu que par une participation à deux rendez-vous en compétitions (tests chronométriques en situation qui ont eu lieu à Milan le 2 juillet et à Turin le lendemain). Lucas a tout de suite imposé ses rythmes et ses sessions intenses d’entraînement.

Federica Pellegrini espérait que le Français s’installe en Italie. Mais il a toujours découragé ses tentatives, refusant ce que Pellegrini a appelé une « importante offre économique » de la Direction italienne : un contrat de trois ans pour un poste à Vérone. « Narbonne est mpour moi un choix de vie », aurait dit l’entraîneur. L’Italienne a donc décidé de se déplacer à Narbonne l’année prochaine…

[A la mort de Castagnetti, le 12 octobre 2009, Pellegrini, chagrinée et décontenancée par cette disparition d’un homme qu’elle respecte comme un second père, a du mal à trouver un technicien en qui elle peut avoir confiance en Italie. Elle limoge Stefano Morini, le technicien qui l’a prise en charge, parce qu’il « ne sait pas gérer la pression ». La pire des choses pour un entraîneur parce qu’il communique sa peur à son athlète ! Elle prend alors contact avec Philippe Lucas, en raison, bien sûr, du travail qu’il avait réalisé avec Laure Manaudou, et parce qu’elle sait qu’il gère, lui, la pression ! Elle envisage même de s’installer à Paris, où Lucas anime alors la section d’élite du Lagardère Paris Racing. Mais Lucas rompt le « contrat », et Pellegrini doit rentrer en Italie, en raison du veto d’une autre championne olympique du coach, la Roumaine Camelia Potec, qui, en outre, fait alors partie de sa vie. Potec se montre assez peu enthousiasme à l’idée de partager le bassin avec l’Italienne, double recordwoman du monde et championne olympique à Pékin. Pellegrini a bien compris, mais elle fait savoir qu’elle reste intéressée par une collaboration avec Lucas. Celui-ci doit avoir saisi le message car quand Potec, atteinte par la limite d’âge ou par la limite de son enthousiasme, range ses maillots, Lucas fait savoir qu’il est à nouveau disponible. Cet hiver, donc, Pellegrini et son ami d’alors, Magnini, ont reçu leurs programmes d’entraînement signés Lucas par écrit. Séparés au plan affectif, il sont quand même réunis dans l’eau…]

ERIC GASTALDELLO

 5 juillet 2013

On apprend que le nageur et entraîneur Eric Gastaldello, 51 ans, a été victime récemment d’un accident vasculaire cérébral. Hospitalisé dans un état grave,  Eric n’aurait toujours pas repris connaissance, et les médecins restent réservés à son sujet. Champion de France, deux fois sélectionné, il a nagé pour le Racing Club de France, l’USB Longwy et Istres, où il a entraîné avec la passion communicative et l’intensité chaleureuse qui le caractérise. Il s’apprêtait à assister aux mondiaux de Barcelone en compagnie d’un groupe d’amis qui partageaient son enthousiasme pour la natation. Comme nageur il avait participé aux championnats d’Europe 1983 de Rome. Eric fait partie d’une célèbre et épatante famille de nageurs sur trois générations. Sa mère Amélie (née Mirkovitch), championne de brasse, son père, Lucien, gymnaste, maître-nageur et dirigeant, son épouse Véronique (Jardin-Gastaldello) l’une des championnes les plus capées de l’histoire de la natation française, leurs enfants, Béryl, internationale, et Marvin. GalaxieNatation souhaite un prompt rétablissement à Eric et tient à témoigner de sa plus vive affection à ses proches.

LA JEUNESSE DE BUENOS AIRES

4 juillet 2013

La capitale de la République Argentine, Buenos Aires, organisera les Jeux olympiques de la Jeunesse en 2018. Ainsi en a décidé aujourd’hui le Comité International Olympique. Buenos Aires a devancé au second tour la ville colombienne de Medellin,  par 49 voix contre 39. Au premier tour, Buenos Aires, 40 voix, était en tête devant Medellin, 32 voix, et un troisième concurrent, la ville de Glasgow, en Ecosse, qui a récolté 13 voix.

[Outre un dossier en béton concernant ses infrastructures, sportives ou autres, et son excellente capacité hôtelière, Buenos Aires a sans doute bénéficié d’un classement parmi les villes organisatrices d’événements et de réunions d’affaires, publié par la très sérieuse Association des Congrès et des Conventions Internationales (ICCA). La capitale de l’Argentine se situe en première place du continent américain dans ce domaine, avec 779 rencontres et événements organisés ces 10 dernières années, et 218.631 participants à des congrès ou des événements qu’elle a accueillis sur son territoire depuis cinq ans. La ville a drainé 35,8% des manifestations réunissant plus de 3000 personnes organisées en Amérique du Sud, et dépasse les plus grandes villes européennes sous cet angle.]

QUAND DENCAUSSE A LES NERFS

3 juillet 2013

 par Eric LAHMY

     En améliorant l’antique meilleure performance des seize ans de Stephan Perrot lors de la Coupe de la COMEN, Jean Dencausse a montré le bout du talent qui pourrait donner un héritier aux grands de la brasse française, de Perrot, Yohan Bernard, Sarnin à Duboscq. A suivre ?

 

A San Marino, le week-end passé, la France a fini 2e de la Coupe de la COMEN, réservée aux filles de 13 et 14 ans et aux garçons de 15 et 16 ans, derrière l’Italie, 318,5pts contre 294,5pts, et a raflé 22 médailles, 8 en or, 10 en argent et 4 en bronze, tandis que Jean Dencausse a réussi les exploits individuels, en améliorant d’abord la meilleure performance des seize ans sur 200 mètres brasse. Fort marri d’avoir été disqualifié la veille sur 100 mètres brasse pour « nage incorrecte », Dencausse s’est superbement vengé en enlevant la distance supérieure dans un temps de 2’18’’41 qui efface la meilleure performance, 2’19’’56, qui était détenue depuis vingt ans par Stephan Perrot. Puis il démontra par A plus B, dans le relais quatre fois cent mètres quatre nages, qui était le patron, en reprenant plus de deux secondes à Umberto Palumbo, vainqueur de l’épreuve individuelle, dans son parcours lancé de brasse, 1’3’’41 contre 1’5’’43 !

Sur 200 mètres nage libre, Léa Marchal, 2’7’’79, a devancé Anissa Gitton, 2’8’’68 tandis que le vainqueur garçons, Jean-Baptiste Abily, 1’54’’90, a été accompagné sur le podium par Julien Pinon, 3e en 1’55’’14. Emmené par ces deux jeunes gens, le relais quatre fois 200 mètres ne pouvait que l’emporter, ce qui a été fait en 7’41’’42, une moyenne de 1’55’’35 par nageur. Abily avait le premier jour terminé second du 100 mètres en 52’’47, tout comme Maelle Baesel chez les filles (59’’40). Léa Marchal avait enlevé précédemment le 400 mètres (4’23’’54) et le 800 mètres (9’1’’63), tandis que Nicolas d’Oriano, vainqueur du 400 mètres (3’59’’40) et du 400 mètres quatre nages (4’32’’62, nettement devant Théo Berry, second en 4’37’’70),  terminait 2e du 1500 mètres (15’53’’01), comme Théo Berry, 2’8’’04, encore deuxième, au 200 mètres quatre nages cette fois, et comme le relais quatre fois 100 mètres libre des jeunes filles (3’58’’12).

Le quatre fois 200m féminin (8’36’’47) et le quatre fois mètres garçons (3’32’’24) enlevaient, eux, l’argent. Marie Hénon, quant à elle, accumulait les bronzes comme autant d’œuvres d’art sur 100 mètres (1’13’’92) et 200 mètres (2’41’’58) brasse. Les relais quatre nages français terminaient deuxièmes en garçons (3’52’’99) et troisièmes en filles (4’29’’86). En 2012, la France avait été 3e de la COMEN, et a donc gagné une place.

100 mètres : 1. Despoina Markante, Grèce, 59″36; 2. Maëlle Baesel, France, et Jessica Bosco, Italie, 59″40; … 7. Tiphaine Lacavalerie, France, 1’0’’43; 8. Mathilde Vaquette, France, 1’0’’59.

200 mètres: 1. Léa Marchal, France, 2’7’’79; 2. Anissa Gitton, France, 2’8’’68; 3. Elena Giovannini, San Marino, 2’9’’04.

400 mètres: 1. Lea Marchal, France, 4’23″54; 2. 2. Margherita Cordiali, Italie, 4’24″38; 3. Eleonora Brotto, Italie, 4’28″69; 4. Maëlle Baesel, France, 4’30’’87.

800 mètres: 1. Lea Marchal, France, 9’1″63; 2. Giorgia Mai (Italie) 9’2″17; 3. Margherita Cordiali (Italie) 9’14″18; … 7. Maëlle Baesel,France, 9’32’’97.

100 dos: 1. 1. Ioanna Sacha, Grèce, 1’4″30; 2. Sara Pusceddu, Italie, 1’4″97; 3. Sara Franceschi, Italie, 1’6″53; 4. Alexane Cormier, France, 1’6’’81; 7. Amandine Laganier, France, 1’7’’83.

200 dos: 1. Ioanna Sacha, Grèce, 2’17″96; 2. Sara Pusceddù, Italie, 2’18″50; 3. Sara Franceschi, Italie, 2’21″81; 4. Alexane Cormier, France, 2’22’’66.

100 brasse: 1. Ilaria Cusinato, Italie, 1’12″51; 2. Anastasia Syrigou, Grèce, 1’13″22; 3. Marie Hénon, France, 1’13″92;… 6. Emma Drhouin, France, 1’16’’91.

200 brasse: 1. Anastasia Syrigou, Grèce,  2’37″18; 2. Alessia Puleo, Italie, 2’40″67; 3. Marie Hénon, France, 2’41″58.

100 papillon: 1. Giorgia Peschiera, Italie, 1’4″02; 2. Xanthi Mitsakou, Grèce, 1’5″06; 3. Yuval Saba, Israël, 1’5″71; 5. Margaux Szczepiak. France, 1’5’’90; … 8. Romane Smonetti, France, 1’8’’40.

200 papillon: 1. Giorgia Peschiera, Italie, 2’19″45; 2. Martina Rampi, Italie, 2’24″23; 3. Xanthi Mitsakou, Grèce, 2’25″60; … 5. Margaux Szczepiak, France, 2’27’’74.

200 quatre nages: 1. Sara Franceschi, Italie, 2’18″85 (record Italie jeunes, ancien 2’19″57 par Andrea Ambra Pescio, 4 août 2012); 2. Ilaria Cusinato, Italie), 2’22″24; 3. Ioanna Sacha, Grèce, 2’22″99; …7. Romane Simonetti, France, 2’28’’93.

400 quatre nages: 1. Ilaria Cusinato, Italie, 5’2″36; 2. Giorgia Peschiera, Italie, 5’2″78; 3. Ilektra Lebl, Grèce, 5’9″30; 4. Anissa Giton, France, 5’12’’96.

4×100 mètres: 1. Italie (Cordiali, Mai, Montanari, Bosco, 58’’74) 3’58″12; 2. France (Maëlle Baesel, 58’’90, Tiphaine Lacavalerie, 1’0’’41, Mathilde Vaquette, 59’’92, Anissa Gitton, 1’0’’63), 3’59 »86; 3. Israël, 4’2″63.

4×200 mètres: 1. Italie (Mai, Cordiali, Montanari, Brotto) 8’36″47; 2. France (Anissa Gitton, 2’10’’21, Maëlle Baesel, 2’10’’68, Lisa Pou, 2’11’’71, Léa Marchal, 2’10’’76), 8’43″36; 3. Israël, 8’52″22.

4×100 quatre nages: 1. Grèce, 4’21″89; 2. Italie (Pusceddu, Morotti, Peschiera, Bosco), 4’22″64; 3. France, 4’29’’86 (Alexane Cormier, 1’7’’18, Emma Dhrouin, 1’16’’72, Margaux Szczepiak, 1’6’’15, Maëlle Baesel, 59’’81).

MESSIEURS.

100 mètres: 1. Filippo Tubertini, Italie, 52″29; 2. Jean-BaptisteAbily, France, 52″47; 3. Stefano Fabbri Corsarini, Italie, 53″17; 4. Rémi Mairesse, France, 53’’21; …8. Guillaume Garzotto, France, 53’’67.

200 mètres: 1. Jean-Baptiste Abily, France, et Ziv Kalontarov, Israël, 1’54’’90; 3. Julien Pinon, France, 1’55’’14.

400 mètres: 1. Nicolas D’Oriano, France, 3’59″40; 2. Marc Hinawi, Israël, 3’59″54; 3. Gianfilippo Lucangeli, Italie, 4’0″90; … 6. Mathias Marsau, France, 4’5’’33.

1500 mètres: 1. Marc Hinawi, Israël, 15’39’’33; 2. Nicolas d’Oriano, France, 15’53’’01; 3. Athanasios Charalambos Kynigakis, Grèce, 15’53’’27; 4. Léo Vannier, France, 16’7’’15.

100 dos: 1. Cristiano Hantjoglu, Italie, 57″13; 2. Nikolaos Sofianidis, Grèce, 57″83; 3. Idan Dotan, Israël, 58″82; … 5. Geoffroy Renard, France, 59’’87 .

200 dos: 1. Ziv Kalontarov, Israël, 2’5″42; 2. Joao Vital, Portugal, 2’6″73; 3. Cristiano Hantjoglu, Italie, 2’8″05;… 5. Geoffroy Mathieu, France, 2’8’’54; 6. Oleg Garasymovytch, France, 2’8’’67.

100 brasse: 1. Umberto Palumbo, Italie, 1’5″43; 2. Amir Haviv, Israël, 1’5″48; 3. Stefano Raimondi, Italie, 1’6″15. Jean Dencausse, disqualifié pour nage irrégulière.

200 brasse; 1. Jean Dencausse, France, 2’18″41; 2. Iliya Gladishev, Israël, 2’23″29; 3. Stefano Raimondi, Italie, 2’23″49; … 5. Arnaud Trog, France, 2’25’’36.

100 papillon: 1. Lorenzo Trevisan, Italie, 56″19; 2. Athanasios Charalambos Kynigakis, Grèce, 56″81; 3. Matteo Bertoldi, Italie, 57″15; 4. Guillaume Garzotto, France, 57’’67.

200 papillon: 1. Lorenzo Trevisan, Italie, 2’3″72; 2. Matteo Bertoldi, Italie, 2’4″36; 3. Athanasios Charalambos Kynigakis, Grèce, 2’4″50; … 5. Mathias Garsau, France, 2’6’’48; 6. Théo Cacheux, France, 2’8’’07.

200 quatre nages: 1. Theodoros Benechoutsos, Grèce), 2’6″96; 2. Théo Berry, France, 2’8″04; 3. Stefano Raimondi, Italie, 2’8’’74.

400 quatre nages: 1. Nicolas D’Oriano, France, 4’32″62; 2. Theo Berry, France, 4’37″70; 3. Matteo Bertoldi, Italie, 4’37″79.

4×100 mètres: 1. Italie (Fabbri Corsarini, Manna, Minicozzi, Tubertini, 52’’14) 3’31’’59; 2. France Jean-Baptiste Abily, 52’’29, Maxim Cadiat, 53’’21, Guillaume Garzotto, 53’’78, Julien Pinon, 52’’96), 3’32’’24; 3. Israël, 3’32.49.

4×200 libre: 1. France (Julien Pinon, 1’57’’68, Jean-Baptiste Abily, 1’54’’65, Rémi Mairesse, 1’54’’85, Nicolas d’Oriano, 1’54’’24), 7’41″42; 2. Israël, 7’45″08; 3. 3. Italie (Lucangeli, Zangrandi, Manna, Bertoldi) 7’46″14.

4×100 quatre nages: 1. Italie (Hantjoglu, Palumbo, Trevisan, Fabbri Corsarini) 3’52″19; 2. France (Geoffroy Bernard, 59’’75, Jean Dencausse, 1’3’’41, Guillaume Garzotto, 57’’91, Jean-Baptiste Abily, 51’’92), 3’52″99; 3. Israël, 3’53″42.

LA PISCINE DE LONDRES CHANGE DE FORMAT

Le Centre aquatique de Londres, décor des épreuves de natation et de plongeon des Jeux olympiques 2012, se refait une façade. La piscine s’adapte à sa nouvelle fonction, d’être ouverte au public, au printemps 2014. Les 15.000 sièges temporaires, qui n’étaient pas dans le dessin original de l’architecte Zaha Hadid (prix Pritzker, appelé parfois le Nobel de l’architecture) ont disparu. 700 panneaux de verre de 250 à 377 kilos chacun, fabriqués à Leon, en Espagne, fermeront la structure réformée. Situé dans le parc olympique Reine Elizabeth, à Strafford, le Centre Aquatique, achevé en 2011, a coûté £251 millions, soit €293 millions, sa hauteur est de 45 mètres, son toit imitant la forme de vagues, couvre une surface de 160 mètres sur 80 mètres. Avec ses deux bassins de 50 mètres et sa fosse à plongeons de 25 mètres, le centre, ouvert à la fois à l’élite et au public,  pourra accueillir 2500 personnes, avec option d’ajouter 1000 sièges de spectateurs pour les compétitions.

EQUIPE BRITANNIQUE CHERCHE REVANCHE

par Eric LAHMY

1er juillet 2013

A l’issue des championnats britanniques de natation, qui se sont tenus la semaine passée à Sheffield, dans le nord de l’Angleterre, l’équipe d’outre-Manche pour les Mondiaux de Barcelone a été formée, et il apparait qu’elle sera diablement forte. Elle sera aussi plutôt revancharde. Nos voisins du Channel ont eu un sentiment d’humiliation, suite à leurs résultats, à domicile, aux Jeux olympiques de Londres, l’an passé. Ils espéraient Waterloo (grande victoire chez eux), ils l’ont eu… mais dans l’acception française du terme.

Une médaille d’argent, celle acquise par Michael Jamieson sur 200 mètres brasse, deux de bronze, arrachées sur 400 mètres et 800 mètres par Rebecca Adlington, qui avait, quatre ans plus tôt, sur les mêmes distances, enlevé deux fois le plus noble métal, voilà les seuls podiums qu’a pu s’offrir Albion. Loin de suffire à son bonheur.

S’ils s’attendaient à mieux que ça, nos amis anglais, ce n’était pas parce qu’ils étaient déraisonnables, mais parce qu’ils avaient de bonnes raisons techniques et humaines d’obtenir de plus belles réussites. Leurs nageurs étaient classés parmi les premiers dans plusieurs courses. Ils avaient été préparés dans des conditions optimales, dans des centres où était dispensé un enseignement de qualité, pendant quatre années. Ils avaient marqué des progrès réguliers et constants. Ils avaient dépensé sans compter, puisant dans les ressources des fonds publics et d’un système de loterie très rémunérateur. Et ils croyaient, parce que cela se passe presque toujours comme ça, que l’avantage du terrain jouerait en leur faveur.

Aux Jeux de Pékin, les Britanniques avaient terminés 3e ex-aequo au nombre des titres (les deux de « Becky » Adlington), et des médailles (six) ; aux championnats du monde 2009, ils avaient obtenu 7 médailles, dont deux d’or, il est vrai compte tenu des courses non olympiques, été classés 7e pour l’or, 5e pour les médailles ; et aux mondiaux 2011, il étaient encore 6e, ex-aequo, avec deux médailles d’or et trois d’argent.

A Londres, donc, pas d’or, terrible déconvenue ; et une publication qui leur a fait mal, par la FINA : 15eme ex-aequo, au classement mondial.

Un classement basé sur d’autres paramètres aurait donné une idée de la force cachée de la natation britannique, dont les nageurs avaient atteint les finales de Londres à 24 reprises, dix fois chez les hommes et quatorze chez les  femmes. Seuls les USA et l’Australie avaient fait mieux, avec 48 finales, 24 chez les hommes et 24 chez les femmes et 27 finales (14 plus 13). Même les Chinois, n’avaient pu dépasser les British dans ce domaine ! Mais, bien entendu, les Chinois s’en étaient sortis avec quatre médailles d’or, ce qui ne se compare pas avec le zéro pointé du Royaume-Uni.

Dans un classement des nations tenant compte des finalistes de chaque épreuve de course des Jeux de Londres, eau libre incluse, attribuant 1 point au 8e, 2pts au 7e, etc. et 9 points au premier pour valoriser la victoire, en combinant hommes et femmes, les USA sont premiers  avec 299 pts (hommes 157pts, femmes 142 pts) ; suivent 2. Australie, 110pts (48pts + 62pts) ; 3. Chine, 100pts (46pts + 54pts) ; 4. Japon, 94pts (60pts  + 34pts) ; 5. Grande-Bretagne, 84pts (52pts + 32pts) ; 6. France, 76 pts (44pts + 32pts) ; 7. Hongrie, 50pts (31pts + 19pts) ; 8. Allemagne, 45pts (36pts + 9 pts) ; 9. Russie, 41pts (13pts + 28pts) ; 10. Pays-Bas, 40 pts (6 pts + 34pts). Suivent l’Afrique du Sud, 33pts, le Canada, 32pts, l’Italie, 29pts, le Brésil, 26pts, le Danemark, 25pts, pays dont on dira, sans aucune intention péjorative, qu’ils disposent, au niveau mondial, de nageurs plutôt que d’une natation

Mais, bien entendu, si un tel classement confortait l’idée de la solidité de la natation britannique, la fascination (assez compréhensible) des titres et des médailles ne faisait que souligner plus cruellement le manque de réussite au sommet (au contraire du fameux « carton plein » qu’avaient opéré les Français. L’ironie a voulu qu’une médaille d’or a été obtenue par le système britannique. Celle d’une nageuse de Plymouth, la Lituanienne Rüta Meylutite !

Comme chacun sait, malheureusement pour la natation française, celle-ci risque de vivre une situation terriblement handicapante avec le choix de Yannick Agnel de ne pas se présenter dans les courses individuelles aux mondiaux de Barcelone. S’il se maintient dans cet état d’esprit, Agnel, auquel le Directeur technique Lionel Horter rend visite aux USA, ôte à la France une grande partie de sa force de frappe aux mondiaux. D’abord parce que dans sa forme de Londres, Yannick ne pouvait que partir favori du 200 mètres nage libre où même le formidable Chinois Sun Yang – à nos yeux le meilleur nageur du monde en 2012 en dépit des classements mondiaux privilégiant Phelps – ne pouvait le menacer. Ensuite parce qu’un Agnel diminué risque de coûter cher aux relais. Amusez vous  à l’enlever des relais de Londres et imaginez le résultat. Pas de titre sur 4 fois 100m, pas de médaille sur 4 fois 200m! Même chose chez les filles, pour ce qui concerne Muffat. Sans elle, dabord le relais quatre fois 200 mètres n’aurait pas été qualifié, ensuite, il n’aurait pu être médaillé. L’épatante Niçoise, non contente de projeter ses équipières en finale, leur avait offert le bronze.

Les Britanniques, en face de Français amoindris, sont en position de retourner la situation qui a été la leur à Londres dans le décompte des médailles. A Sheffield, la semaine passée, dans plusieurs courses, leurs éléments apparaissaient comme des rivaux de valeur face aux Américains qui disputaient en même temps leurs championnats.

S’il est vrai que le crawl masculin britannique sera inexistant à Barcelone, qu’en dos, Chris Walker-Hebborn et Craig Mc Nally, sixièmes respectivement du 100 mètres et du 200 mètres, ne sont autre chose que des outsiders, et Roberto Pavoni un lointain prétendant en quatre nages, Michael Jamieson reste le meilleur atout, sur 200 mètres brasse: n° 1 au monde cette saison, avec 2’7’’78; et Ross Murdoch, n° 3 au 100m brasse (59’’80), peut rêver de podium, comme Benjamin Proud l’est au 50 mètres papillon.

Une précision : Walker-Hebborn, 6e sur le papier, n’est qu’à trois dixièmes du leader, notre représentant Jérémy Stravius, champion du monde en titre, dans une épreuve tellement compactée que tout peut arriver. Les Britanniques devraient disposer de relais de qualité, finalistes certains et médaillés possibles.

Côté filles, les départs à la retraite de Rebecca Adlington et de Joanne Jackson, deux des reines du demi-fond mondial entre 2008 et 2012, ont été admirablement compensés par l’éclosion un peu tardive mais bienvenue de Jazmin Carlin. Roxy (son deuxième prénom) montrait le bout de ses ambitions depuis le début de la saison et a magnifiquement confirmé par son comportement à Sheffield, enlevant 400 mètres, 800 mètres et 1500 mètres. Ses performances en ont fait la première rivale de Katie Ledecky sur les distances plus longues et une outsider potentielle de Camille Muffat, l’Australienne Bronte Barratt et Ledecky sur 400 mètres, ainsi qu’un appoint considérable dans le relais quatre fois 200 mètres.

Nous n’oublierons pas l’Ecossaise Hannah Miley, alias « Smiley » (souriante), que tous les enfants des Iles Britanniques doivent apprécier, son charmant minois ornant les  paquets de corn flakes de Kelloggs’).  Elle a inscrit son nom tout en haut du bilan du 400 mètres quatre nages, cette année, avec 4’34’’21, devant la championne olympique Shiwen Ye, 4’34’’27. Certes, si Ye retrouve sa forme phénoménale des Jeux olympiques de Londres, Miley, championne d’Europe, vice-championne du monde, et 5e aux Jeux olympiques, à Londres, aura bien du mal à s’en sortir, il n’empêche, elle demeure tout en haut des pronostics.

D’autres éléments sont assez favorablement placés sur l’échiquier pour accéder aux finales et, avec un peu de chance, grimper sur un podium. Et les relais semblent assez solides dans l’ensemble. Mais surtout, les Britanniques, qui ont ruminé leur échec de Londres, ont tout fait pour qu’il ne se renouvelle pas. Ne pas refaire deux fois les mêmes erreurs est l’un des secrets de la réussite. Mais, bien entendu, le dernier mot restera à la compétition.

RIVERSIDE JOUE LA JEUNESSE EN SYNCHRO

1er juillet 2013

 

USA Synchro a créé un nouveau Centre d’entraînement national de natation synchronisée, qui sera réservé aux juniors et aux équipes de jeunes, à l’intérieur du Centre Aquatique de Riverside, en Californie. Une piscine longue de 65 mètres, une fosse à plongeons et divers systèmes peuvent la formater de façon à recevoir trois activités à la fois. L’équipe juniors US s’entraîne actuellement dans le complexe jusqu’au 31 juillet, où les 15-16 ans les rejoignent à partir du 1er juillet. Chaque été, se félicitent les dirigeants des ballets nautiques des Etats-Unis, les équipes de jeunes passeront deux mois aux côtés de l’équipe nationale, en route vers les Jeux de Rio en 2016. La ville de Riverside a joué un rôle important dans la culture natation synchronisée des USA et du monde. Les « Aquettes », l’équipe locale, effectue un gala annuel depuis maintenant cinquante-cinq ans. Sans pouvoir être considéré comme un club fondateur de l’activité au même titre qu’ Athens, San Francisco, Santa Clara ou Walnut Creek, Riverside Aquettes s’est maintenue à un bon niveau, notamment en age groups, ou chez les juniors, comme Barbara Nesbitt, championne des USA 2003, qu’entraînait sa mère Sue.

CARLIN CONTRE LEDECKI, LE DEFI DE L’ATLANTIQUE

par Eric LAHMY

30 juin 2013

Sheffield, Championnats de Grande-Bretagne

La nouvelle bataille de l’Atlantique ne fera pas de morts ni de blessés, mais tout laisse croire qu’on ne fera pas de prisonniers. C’est celle qui va  opposer les deux reines du demi-fond long, l’Américaine Katie Ledecky et la Galloise Jazmin Roxy Carlin. Les déclarations de « guerre » ont été faites toute la semaine durant à 6288,7 kilomètres de distance, celle qui sépare Indianapolis, où se tenaient les championnats des Etats-Unis, et Sheffield, où les Britanniques en faisaient autant.

Disons le, Ledecky aura les faveurs du pronostics. L’Américaine a déjà été adoubée dans le 800 mètres des Jeux olympiques, et ses limites physiques sont difficiles à discerner. Carlin a longtemps nagé dans son pays dans l’ombre de Rebecca Adlington et de Joanne Jackson. Elle est présente à l’international depuis 2009, mais son palmarès est vierge de victoires internationales. Mais depuis le départ à la retraite d’Adlington et de Jackson, elle a endossé l’habit de représentante de Grande-Bretagne, et le costume lui va bien.

A l’issue de cette semaine de compétitions des deux côtés de l’océan, c’est sûr, Carlin a complètement résorbé son retard. Prenez leurs performances : Ledecky, 1’56’’93 au 200 mètres, 4’4’’05 au 400 mètres, 8’20’’54 au 800 mètres, 15’47’’15 au 1500 mètres. Et Carlin, respectivement 1’58’’29, 4’4’’25, 8’18’’28, 15’47’’56. En-dehors du 200 mètres que Jazmin n’a pas nagé à Sheffield, parce que la course se disputait vingt minutes avant le 1500 mètres, cela ressemble quasiment à un ex-aequo, tant leurs différences ont un air anecdotique.

Carlin se venge d’ailleurs sans doute de ses déboires de la saison 2012, quand la maladie l’avait empêchée de se qualifier aux Jeux olympiques. Sur 200 mètres, son record personnel, 1’58’’29, date de 2010, quand elle nageait 4’8’’22 au 400 mètres); elle a nagé par ailleurs 1’56’’7 lancé en relais, en 2009, à Rome. Une époque où l’on ne savait pas que cette blonde hyperfine était faite pour la distance. L’une de ses qualités est de ne pas fatiguer et de récupérer très vite, et sa structure physique très légère serait en cause (57kg pour 1,77m). Depuis, elle a été soumise à des séances ad hoc, et admirez le résultat!

Sur 400 mètres, en revanche, la favorite ne peut être autre que Camille Muffat, depuis, surtout, la disparition inexpliquée que Schmitt, la championne olympique du 200 mètres à Londres.

A Sheffield, Carlin n’a pu compter sur une opposition valable, sa suivante du 400 mètres ayant terminé à cinq secondes. Au-delà de sa belle performance, il faut noter, pour cette dernière journée de championnats de Grande-Bretagne, les 59’’80 au 100 mètres brasse de Ross Murdoch, 3e au monde cette année, les 25’’91 de Rebecca Halsall au 50 mètres papillon (4e performance mondiale de l’année), les 48’’67 d’Adam Brown, qui s’était distingué un peu plus tôt en améliorant le record britannique du 50 mètres, et les 51’’97 sur 100m papillon de Michael Rock… moins vite cependant qu’en demi-finales, où l avait nagé 51’’91.

 

DAMES.- 400 mètres: 1. Jazmin Carlin, 4’4’’25 ; 2. Eleanor Faulkner, 4’9’’07; 3. Aimée Willmott, 4’9’’90; 4. Hannah Miley, 4’10’’09; 5. Jessica Thielmann, 4’12’’65.

100 mètres brasse: 1. Stacey Tadd, 2’27’’52; 2. Molly Renshaw, 2’27’’71; 3. Sophie Taylor, 2’28’’82.

50 mètres dos: 1. Georgia Davis, 27’’97; 2. Lauren Quigley, 28’’16; 3. Jassica Fullalove, 28’’82.

50 mètres papillon: Francesca Halsall, 25’’91; 2. Siobhan Marie O’Connor, 26’’83.

MESSIEURS.- 100 mètres: 1. Adam Brown, 48’’67; 2. Robert Renwick, 49’’17; 3. Benjamin Proud, 49’’48; 4. James Disney May, 50’’13; 5. Grant Turner, 50’’20.

1500 mètres:1. Daniel Fogg, 15’1’’74; 2. Jack Burnett, 15’16’’12 ; 3. Stephen Milne, 15’16’’19; 4. Thomas Allen, 15’23’’24. 5. Nicholas Grainger, 15’24’’93.

100 mètres brasse : 1. Ross Murdoch, 59’’80 ; 2. Michael Jamieson, 1’0’’06 ; 3. Adam Peaty, 1’0’’11 ; 4. Robert Holderness, 1’0’’99 ; 5. Craig Benson, 1’1’’01; 6. Andraw Willis, 1’1’’10; 7. Christopher Stiples, 1’1’’35; 8. Jamie Graham, 1’1’’39.

100 mètres papillon: Michael Rock, 51’’97; 2. Thomas Laxton, 52’’40 ; 3. Adam Barrett, 52’’56 ; 4. Anthony James, 52’’76 ; 5.Joseph Roebuck, 52’’78.

400 mètres quatre nages : 1. Roberto Pavoni, 4’13’’67 ; 2. Daniel Wallace, 4’15’’22 ; 3. Lewis Smith, 4’15’’51 ; 4. Matthew Johnson, 4’17’’31.