IAN THORPE DE POCHE

L’autobiographie du nageur australien Ian Thorpe n’a pas assez souffert pour condamner son livre autobiographique « This Is Me », dont l’édition en format de poche sera mise en vente par son éditeur en Australie le 1er août. Vous pouvez lire notre critique de ce livre sur ce site.

EUROPE : PLONGEON UKRAINIEN

19 juin

Les plongeurs Ukrainiens Olexandre Bondar et Julia Prokopchuk ont remporté le team(s event, hier à Rostock, où débutaient les championnats d’Europe, avec un total de 413,20pts devant les Allemands Sascha Klein et Tina Putzel, 2e, 384pts, les Russes Julia Koltunova et Evgueni Kouznetsov, 3e, les Biélorusses Vadim Kaptur et Alena Khamulkina, 4e ; le duo français formé des jeunes Laura Marino (Lyon, 20 ans) et Benjamin Auffret (Saint-Maur, 18 ans) est 8e, avec 305,75pts.

Le team’s event est une nouvelle épreuve mixte du plongeon. Il associe un plongeur et une plongeuse qui doivent effectuer chacun des plongeons de haut-vol et de trois mètres. Sur ce plan là, il nécessite donc des plongeurs complets, autant à l’aise dans les deux épreuves. Après des essais officieux, aux championnats d’Europe 2010 et aux mondiaux 2011, à Turin, où le couple français Audrey Labeau et Matthieu Rosset avait enlevé une deuxième place, il est entré officiellement au programme en 2012 à Eindhoven, où le même duo Labeau-Rosset a enlevé le titre.

 Marino et Auffret ont remplacé au pied levé ces glorieux aînés. Audrey, qui aurait pu continuer à plonger quelques temps encore, a dû choisir entre poursuivre sa carrière ou… occuper une place de conseiller technique qui se présentait! Ce genre d’opportunité se présente rarement au plongeon, où les places sont rares. Désormais, ayant pris sa retraite sportive pour la bonne cause, elle officie auprès d’Alexandre Rochas au poste d’entraîneur à l’INSEP. Rosset, quant à lui, était bien prévu à Rostock, mais il a été victime d’une rage de dents qui a nécessité d’être opérée en urgence ce lundi.

GRANDE-BRETAGNE : PEART S’INCRUSTE

19 Juin

Dawn Peart, manager de l’équipe britannique de deux Jeux olympiques, à Pékin en 2008 et à Londres en 2012, et deux trois championnats du monde, a été nommée chef d’équipe de la natation britannique pour les Jeux du Commonwealth en 2014. Peart, entraîneur chef britannique de 1999 et 2001, manager depuis 2007, a donc été épargné par le « ménage » de la natation britannique, suite à la faible performance collective de l’équipe aux Jeux de Londres. En 2008, les Britanniques avaient été 3e nation aux Jeux, avec deux médailles d’or, deux d’argent et deux de bronze, tandis qu’en 2012, seule Rebecca Adlington, la reine du demi-fond de 2008, avait atteint les podiums (bronze du 400m et du 800m).

ANCIENNES COMBINES

17 juin 2013

Les trois modèles de combinaisons de natation d’Arena Carbon Pro interdites depuis avril en compétition internationale seront encore utilisables en France aux niveaux national et départemental jusqu’au 22 juillet prochain, avec cette restriction qu’aucun record de France, aucune meilleure performance française, ne sera homologable par ceux qui les revêtiront. On se souvient que la FINA avait retiré son agrément à ces tenues (AR 220993, combishort féminin dos ouvert; AR 220994, combishort féminin dos fermé, AR 141364 jammer hommes) en raison d’un mode de fabrication qui était apparu comme contrevenant à ses règlements.

LUYCE CHEF DE DELEGATION OLYMPIQUE

17 juin 2013

Vu les résultats obtenus par la natation française aux Jeux de Londres, c’est assez logique: le chef de la délégation française aux Jeux olympiques de Rio de Janeiro, en 2016, sera Francis Luyce. La nouvelle de cette nomination du président de la natation française à une haute responsabilité a été annoncée au Comité National Olympique et Sportif Français.

GLAESNER DOPÉ, PALTRINIERI DORÉ

Par Eric LAHMY

17 juin 2013

L’Italien Gregorio Paltrinieri est devenu champion du monde du 1500m en petit bassin, six mois après la course. Pourquoi? Dopage, pardi! Le Danois Mads Glaesner, qui avait devancé l’Italien au 1500m des derniers championnats du monde en petit bassin, à Istamboul, en décembre dernier, a été déclaré positif à la Levmetamfetamine, un stimulant (utilisé dans certaines formulations du Vicks Vapor inhalateur) qu’on considérerait presqu’innocent s’il n’était interdit!

Un contrôle antidopage effectué le 14 décembre, à l’issue de son 400m libre des championnats du monde (en petit bassin) où il avait conquis la médaille de bronze (3’40’’09) s’était révélé positif. Glaesner avait eu le temps de rafler l’or du 1500m après un duel serré face au jeune Paltrinieri, en 14’30’’01, avant que les faits n’éclatent au grand jour. Glaesner, 24 ans, accompagné de son propre avocat, a été entendu ce vendredi 14 juin à Lausanne, où siège la Fédératon Internationale de Nataton, mais n’a guère apporté d’éléments démontrant son innocence. La commission antidopage de la Fédération Internationale de Natation, présidée par Erik van Heijningen, a fait savoir ce jour que Maedsen était suspendu trois mois à compter du 19 mars 2013 (date de sa suspension provisoire), et donc jusqu’à ce mercredi 19 juin; que ses résultats sportifs acquis depuis le test devenaient caducs. Il perd donc le bronze du 400m et l’or du 1500m des mondiaux en petit bassin d’Istamboul. Gregorio Paltrinieri, devenu champion du monde, est originaire de Carpi, et est considéré comme le successeur de Samuel Pizzetti, le multi médaillé européen des années 2008-2012. Gabarit hyper-léger (1,91m, 72kg), natif de Modène, près de Modène, dans le nord de l’talie, Paltrinieri était déjà champion d’Europe en grand (à Debrecen) et en petit bassin (à Chartres). Il a terminé 5e de la finale du 1500m des Jeux olympiques des Londres

De ce fait, les podiums mondiaux des deux courses concernées d’Istamboul deviennent:

400m: 1. Paul Biedermann (GER) 3’39’’15; 2. Yun Hao (CHN) 3’39’’48; 3. Matthew Stanley (NZL) 3’41’’01.

1500m: 1. Gregorio Paltrinieri (ITA) 14’31’’13; 2. Pal Joensen (Iles Féroé) 14’36’’93; 3. Mateusz Sawrymowicz (POL) 14’38’’29.

GRIMALDI MONOPOLISE L’EAU LIBRE ITALIENNE

17 juin 2013

Martina Grimaldi n’a pas chômé aux championnats italiens d’eau libre. Dans une opposition de qualité (l’eau libre italienne est l’une des meilleures du monde), la championne du monde des 10km de 2010 (à Roberval, au Canada) s’est tout simplement hissée en haut du podium à trois reprises, enlevant coup sur coup les 5, 10 et 25km.  À Naples le 9 juin, puis à Castellabate, les 13 et 16 juin, dans une eau froide qui rendait les courses très sélectives, la blonde Bolognaise a devancé par deux fois, sur 10 et 5km, Rachele Bruni, en 2h9’4’’3 et 1h2’58’’, de, respectivement, neuf et six dixièmes de secondes, puis, sur 25km, en 5h56’51’’70, Alice Franco, au sprint, de quatre dixièmes.

“La Grimaldi”, 1,72m, 65kg, également championne d’Europe des 10km en 2011 et 2012, avait connu son heure de gloire à Londres l’été dernier quand la déroute de Pellegrini et consorts fit d’elle la seule médaillée italienne de natation aux Jeux olympiques (elle conquit le bronze des 10km). Le malheur des autres fit le bonheur de Martina, dont les Italiens apprirent à connaître le profil de médaille et les yeux pervenche. Elle reste à son meilleur niveau à vingt cinq ans, et tout laisse croire qu’elle médite un grand coup. Elle doit être plus que jamais considérée comme une menace pour toutes celles qui prétendent à médailles aux mondiaux de Barcelone, ce mois de juillet.  Côté masculin, Valerio Cleri, qui fut champion du monde et d’Europe en 2009 et 2010, il a été éliminé au 10km pour avoir manqué une bouée manquée, ce qui donna à sa victoire sur 25km un léger goût de revanche..

MESSIEURS.- 5km: 1. Federico Vanelli (C.C. Aniene) 57’31”70; 2. Luca Ferretti (Marina Militare/N Livorno) 57’32”70; 3. Simone Ruffini (C.S. Esercito/Pesaro Nuoto) 57’33”70
10km: 1. Mario Sanzullo (Fiamme Oro Napoli/CC Napoli) 1h56’42″10; 2. Federico Vanelli, 1h56’44 »; 3. Simone Ruffini, 1h56’44″70.
25 km: 1. Valerio Cleri (Esercito/CC Aniene) 5h12’33″10; 2. Simone Ruffini, 5h12’34″10; 3. Edoardo Stochino (Fiamme Oro Napoli/Nuotatori Genovesi) 5h13’57 ».
DAMES.- 5km: 1. Martina Grimaldi (Gs Fiamme Oro Napoli/Uisp Bologna) 1h2’58 »; 2. Rachele Bruni (Centro Sportivo Esercito/Forum) 1h2’58″60; 3. Fabiana Lamberti (Fiamme Oro Napoli) 1h3’08 ».
10km: 1. Martina Grimaldi, 2h9’4″30; 2. Rachele Bruni, 2h9’5″20; 3. Alice Franco (CS Esercito/Asti Nuoto) 2h9’27 ».
25km: 1. Martina Grimaldi, 5h56’51″70; Alice Franco, 5h56’52″10; Fabiana Lamberti, 5h56’58″20.

PISCINE ECOCOMPATIBLE EN COREE

16 juin 2013

Le Centre aquatique – en construction – qui accueillera les nageurs aux Universiades de 2015 à Gwangju sera « une structure hautement efficiente, à prix raisonnable, éco-compatible », qui offrira des installations de grand standing dans le respect des exigences  environnementales, ont déclaré les officiels sud-coréens.

Le stade nautique de la grande cité (1.500.000 habitants) industrielle méridionale de la Corée du Sud utilisera l’énergie solaire et géothermique, à la fois pendant les Universiades et lors de son ouverture au public. On espère aussi qu’elle pourra attirer des équipes professionnelles qui pourront s’y entraîner. Sa forme en gouttes d’eau évoquera le soleil levant sur le Mont Mudeung. Le Centre sera orienté vers le sud pour des raisons d’économie d’énergie. Sa construction en modules rendra possible des changements dans la forme du bâtiment sans que la structure en soit altérée. (Source, James Crook, Inside The Games).

MANAUDOU ET MUFFAT, « LA FURIA FRANCESE »

Par Eric LAHMY

A Rome, où le cinquantième meeting des Sept Collines s’achève, les deux atouts maîtres de la natation française, Manaudou et Camille Muffat, n’y sont pas allés de main morte. De quoi évoquer, cinq siècles après les batailles de la Guerre d’Italie, la « furie française » ?

15 juin 2013

Après son exploit des séries du matin, Florent Manaudou s’était positionné en super-favori de la finale, ce qui est toujours assez délicat à gérer. Mais on peut imaginer qu’un champion olympique est armé pour manier la pression d’un meeting Coupe du monde, quel que soit son prestige ! Egalement intéressant, la réaction des adversaires bafoués par la différence que leur avait imposée en séries le surpuissant Marseillais.

Si, le matin, Manaudou était passé à fond la caisse, en 22’’86, très près de sa valeur maximum, en finale, il aurait pu faire carrément exploser le chrono. Son 22’’71, effectué au pied sur le mur du virage, équivaut à 22’’ juste à la touche manuelle, autant dire qu’il n’avait pas prévu de conserver quelques biscuits pour le retour. Le Russe Fesikov et l’Italien Marco Orsi, partis très vivement, avec leurs 23’’13 et 23’’21, étaient relégués à un mètre. Ce n’était pas prudent, mais peut-être Florent avait-il pensé qu’on gagne avec ses points forts ? Disons-le, il faiblit dans son retour en 25’’84, 0’’29 moins vite que le matin, et derrière, les quatre suivants revinrent plus vite que lui. Mais à l’arrivée, c’est le Marseillais qui l’emportait, en 48’’55. Les temps du vieux Magnini, 48’’71, de Fesikov, 48’’76, Sebastian Verschueren Pays-Bas), 49’’09, Luca Leonardi, 49’’26, Marco Orsi, 49’’32, Lorenzo Benatti, 49’’44 et Michele Santucci, 49’’62, témoignaient que l’affaire avait été chaude. Et Florent ? En répétant deux chronos de valeur dans la même journée, il laisse à penser que le quatre fois 100m français pourrait bien avoir trouvé un nouveau relayeur, et peut-être même, surtout si Yannick Agnel continue d’y mettre du sien,  un patron.

Décidément, les Français se sont montrés très pressés, cet après-midi. Sur 200m, en effet, Camille Muffat (1’56’’11) s’ingénia elle aussi à partir vite, et, fit très tôt le trou. Mais ensuite, elle souffrit un peu, voire beaucoup. Passée en 26’’74, puis en 55’’71, sa seconde moitié de course fut accomplie en 1’0’’40, ce qui témoigne d’une perte de vitesse importante ; le coup de barre fut surtout palpable dans la dernière longueur, achevée en 30’’54 par la Niçoise, moins vite que les six jeunes filles qui la suivaient, et terminaient assez loin : la Suédoise Coleman, 1’57’’22 (et 30’’12 pour finir), Alice Mizzau, 1’57’’91 (et 29’’59), la Hollandaise Femke Heemskerk, 1’58’’33 (et 29’’93), la Hongroise Agnes Mutina, 1’59’’34 (et 29’’60), Diletta Carli, 2’0’’11 (et 29’’95), Martina de Memme, 2’0’’21 (et 29’’63) ! C’est dire l’état de fatigue dans lequel on peut supposer que se trouvait Muffat. Seule dans cette finale, Coralie Balmy, 8e en 2’1’’44 (et 30’’86) finit plus lentement. Après son 400m en 4’2’’64, on se mettait à espérer que Camille grignoterait sur son record de l’année, 1’55’’46, sur la distance inférieure. Mais, d’un autre côté, Muffat avait montré beaucoup moins de mordant sur 100m qu’aux championnats de France de Rennes, et cette perte de vitesse d’une seconde sur la plus courte distance de son registre n’était pas suffisamment compensée par l’accroissement de son endurance sur 400m. Cela, avec son erreur de train sans doute volontaire, explique aisément le temps légèrement moins bon qu’à Rennes

Sur 200m dos, le Hongrois Peter Bernek, 1’57’’96, restait à une seconde et demie de son temps de référence de 2013, 1’56’’54, des sélections mondiales hongroises.

Frédéric Bousquet, avec un 23’’65 assez modeste sur 50m papillon, n’avait pas fait honneur à son leadership de la distance, cette saison, en 23’’. Le Brésilien Nicholas Santos, crédité, lui, de 23’’05 au cours de l’année, avait pris le rendez-vous romain avec beaucoup de sérieux, et se trouvait plus près de sa meilleur valeur ; il a eu quand même un certain mal à précéder Andrey Govorov, en 23’’27 contre 23’’33, tandis que le local Piero Codia devançait aussi Bousquet en 23’’58. Du côté féminin, Ranomi Kromowidjojo ajoutait une nouvelle confortable victoire, en 25’’95, devant sa compatriote Inge Dekker, 26’’43. Sur 200m brasse, le Hongrois Daniel Gyurta, recordman d’Europe  et champion olympique en titre, s’échappait au sein d’une meute italienne attachée à sa perte. Il grignotait vingt cinq centièmes sur son meilleur temps de l’année, 2’10’’25 contre 2’10’’50, assez loin de ses 2’7’’28 de la finale olympique de Londres, et du record du monde de Yakihiro Yamaguchi, 2’7’’01. Mais certes, c’est à Barcelone qu’il faudra nager vite ! Côté filles, la victoire de la Suédoise Joline Hostman en 2’24’’90, tout en confortant sa position mondiale (elle passe de la 8e à la 7e place) en retranchant presqu’une seconde sur ses 2’25’’74, réussis à Anvers, en Belgique, au début de l’année, montre une fois de plus, après le meeting de Monte-Carlo que les Suédoises ont pris très au sérieux les meetings d’avant Mondiaux, où elles se sont produites sans arrières-pensées avec une belle générosité.

Sur 1500m, Gergo Kis (Hongrie), 15’5’’90, a réussi la seule performance notable devant un Paltrinieri très éloigné de sa valeur, 15’13’’29 contre 14’58’’78 cette saison. La Danoise de Nice Lotte Friis n’a pas battu les 8’25’’29, nagés à domicile, qui constituent son record de l’année sur 800m, mais a réalisé une belle course. Prenant une confortable longueur d’avance sur les autres finalistes, elle n’a cessé ensuite de conforter sa position. Chronométrée en 8’27’’39, elle devance trois Italiennes, Martina de Memme, 8’30’’18, Martina Rita Caramignoli, 8’34’’95 et Aurora Ponsele, 8’40’’34. Margaux Verger Gourson, qui représentait la Comité de l’Ile-de-France, signait un temps de 8’45’’45.

Sur 200m dos dames, Federica Pellegrini, tout de suite esseulée, signait un 2’8’’60 assez proche de ses 2’8’’05 des nationaux italiens à Riccione. Quatrième perf mondiale de l’année derrière deux Australiennes, Belinda Hocking, 2’7’’17, et Meagen Nay, 2’7’’96, et l’Américaine Missy Franklin, 2’7’’31, l’élève (par correspondance) de Philippe Lucas, qui prévoit de s’installer à Narbonne à la prochaine rentrée (mais sans Magnini comme on le pensait, les deux tourtereaux s’étant séparés), a bien opéré sa reconversion en dossiste de choc.

MANAUDOU AGRANDIT SON PETIT LOPIN

Par Eric LAHMY

15 juin 2013

Florent Manaudou est devenu à Rome le meilleur nageur français de 100m de la saison, plus vite que Meynard, Agnel et Gilot.

Florent Manaudou, dont il n’est nul besoin de dire depuis un an qu’il s’est fait un prénom, a réussi la meilleure performance des séries de la dernière journée du meeting des Sept Collines, à Rome, ce samedi matin. Le Marseillais d’adoption ne cherchait manifestement pas à se qualifier à l’économie pour la finale dans la sixième des huit séries du 100m nage libre. Il a joué des qualités de vitesse qui firent de lui un champion olympique du 50m à Londres, en août dernier, projetant son impressionnante carcasse, 2 mètres, 100 kilos, et passant à mi-course avec un mètre cinquante devant Marco Orsi, le plus valeureux de ses adversaires. Qu’allait-il faire ensuite ? Faiblir, privé de kérosène, et s’éteindre sur la ligne d’arrivée. Non, il augmenta tout simplement son avance et toucha en 48’’41, pour une seconde longueur en 25’’55. Il devenait ainsi le 8e performeur mondial de la saison, et le meilleur Français, devançant ainsi le triptyque de Rennes, Meynart, 48’’53, Agnel, 48’’62 et Gilot, 48’’74. Manaudou (qui, très occupé par le sprint pur, où il avait terminé 1er du crawl, 2e du papillon et 3e du dos, n’avait pas nagé sur 100m aux championnats nationaux) a sans doute un peu progressé en résistance, car son temps de passage « au pied » en 22’’86, c’est très vite, pour un garçon qui avait signé, l’avant-veille, 21’’80, et, à Rennes, neuf semaines plus tôt, 21’’55 sur une longueur de bassin. William Meynard, le champion de France en titre, présent à Rome, n’a pu que constater les dégâts et se dire que sa 15e place en 50’’58 adornée d’un strapontin de finale B ne pesait pas lourd en face de son équipiers marseillais.

Classement des séries, Manaudou, 48’’41, Sergey Fesikov, Russie, 49’’15, Flippo Magnini, 49’’18 ; … 15. William Meynard, 50’’58 ; …20. Mehdy Metella, 50’’78.

Camille Muffat, sur 200m, s’est qualifiée en gagnant sa série sans trop pousser après les 150 mètres, en 1’59’’07, devant Agnès Mutina, Hongrie, 1’59’’77, et Coralie Balmy, 1’59’’99 ; le meilleur temps de qualification avait été réalisé deux séries plus tôt par Femke Heemskerk en 1’58’’64. Finalement, Balmy se qualifiait en finale avec le 7e temps, tandis que Federica Pellegrini, qui est toujours la recordwoman du monde, préférait continuer son expérience de nageuse de dos. Avec brio, puisqu’elle se qualifiait sans forcer son talent, loin devant, en 2’12’’12, et loin aussi de son record accroché cette saison à 2’8’’05. Ranomi Kromowidjojo signait l’autre performance digne d’intérêt de la matinée, en 26’’39, sur 50m papillon dames.