BARROWMAN [Michaël Ray « Mike »]

Natation. (Asuncion, Paraguay, 4 décembre 1968-). États-Unis. Il incarne le 200 mètres brasse pendant l’olympiade qui conduit des Jeux de Séoul, en 1988, où il rate sa finale, et termine 4e, jusqu’aux Jeux de Barcelone, en 1992. Là, il triomphe en améliorant un record du monde, 2’10’’16, qui tiendra dix ans et sera battu en partie en raison de l’évolution des règlements, qui vont permettre le passage sous-marin de la tête à chaque mouvement et une ondulation de dauphin après le plongeon de départ et chaque virage. Barrowman domine dans la course des Jeux olympiques le Hongrois Norbert Rozsa (2’11’’23) et le Britannique Nick Gillingham (2’11’’29), qu’il a battus l’année précédente, dans cet ordre, aux mondiaux de Perth. A l’issue de cette ultime course, Barrowman détient sept des dix temps les plus rapides réalisés sur la distance. Il achève un chapitre de sa vie, débuté en 1986 auprès d’un expert financier doublé d’un grand coach de brasse hongrois, Jozsef Nagy, qui entraîne au Curl-Burke Swim Club, outre Barrowman, Sergio Lopez, 4e
de la finale olympique de Barcelone en 2’13’’29 et Roque Santos (USA), qui a
raté la dite finale de trois centièmes (Mike nage aussi pour John Urbancek, à l’Université du Michigan). Depuis cinq années, Nagy l’oblige à se coucher avec une médaille autour du cou. Le soir de la finale, c’est Nagy qui s’endort avec la médaille
d’or de Barrowman ! Barrowman se définit ainsi : « je ne suis pas un nageur. Je suis un compétiteur qui a trouvé dans la natation un moyen d’exprimer son goût pour la compétition. » Il n’est pas grand, autour de 1,80m, et aucune force particulière ne se dégage de son allure physique. Nageur des années 1989 et 1990 (selon la revue Swimming World), il établit sept records du monde, remporte le titre mondial 1991, enlève six titres américains et trois titres universitaires US. En ayant fini avec la brasse, il se retire mais continue de faire de la compétition. Il devient champion des états-Unis en canoë-kayak. Il entraîne ensuite en natation aux îles Caïman.

BARRETT [William Melvin “Bill]

Natation. (Atlanta, Georgia, 4 mars 1960-). États-Unis. Recordman
du monde du 200 mètres quatre nages, 2e de la distance des mondiaux
1982 derrière Ricardo Prado, Barrett, qui nageait aux Cincinnati Marlins et
pour l’Université de Californie, à Los Angeles, se qualifia pour les Jeux de
Moscou en gagnant le 200 mètres quatre nages et en terminant 2e du
100 mètres brasse des sélections US. Le boycott olympique américain le priva de
toute chance. Quatre ans plus tard, il ne put se qualifier pour les eux
olympiques de Los Angeles. Vingt-deux ans plus tard, Barrett, qui était
également un très bon sprinter en nage libre, nagea dans les programmes Masters
(vétérans).

BARR [Irène]

Natation. (Hamilton, Ontario, 3 septembre 1923-). Canada. Sujette
à une maladie rare, l’acrodynie, touchant les extrémités (mains, pieds, nez)
qui sont tuméfiées, douloureuses, cyanosées, et provoquant des troubles
nerveux, circulatoires et musculaires, elle nagea pour se soigner avant de
rejoindre le Club aquatique d’Hamilton ; dès l’âge de quatorze ans, elle
se posait en candidate aux médailles aux Jeux olympiques de Tokyo, en 1940, qui
furent annulés. Elle nage notamment 1’2’’ au 100 yards cette année (le record
mondial, de Ragnhild Hvager, est de 59’’7). Elle établit six records canadiens
de nage libre, des 100 yards au mile. Elle fut surnommé « iron barr »
(barre de fer).

BARON [Miete « Marie » PUY-]

Natation. (Rotterdam, 5 février 1908-Rotterdam, 23 juillet 1948). D’un talent étonnant de versatilité, c’est une nageuse et plongeuse de grand standing. On se souvient de sa 2e place dans le 200 mètres brasse des Jeux olympiques d’Amsterdam, qu’elle termine en 3’15’’2, derrière Hilde Schrader, 3’12’’6, ainsi que des records du monde de la distance qu’elle établit, 3’18’’4 en bassin de 25 mètres à Bruxelles en 1926, 3’12’’8 (en 25 mètres) à Rotterdam en 1928. Mais elle nage également le crawl assez bien pour entrer dans le relais quatre fois 100 mètres hollandais 6e aux Jeux, ainsi qu’une plongeuse, 4e du concours à Amsterdam. La chose n’est pas courante, mais cela arrive dans les débuts des Jeux olympiques, Johnny Weissmuller se produisait dans des plongeons et Kathleen Rawls et Aileen Riggin furent en 1932 et 1924 des médaillées olympiques de plongeon. Avant les Jeux d’Amsterdam, Marie Baron avait déjà nagé aux Jeux de Paris, en 1924.

BARON [Esther]

Natation. (Cholet, 6 février 1987-). France. Championne d’Europe 2006 du 200 mètres dos à Budapest, à l’issue d’une course équilibrée où, 4e au 50 mètres, 3e au 100 mètres, 2e au 150 mètres, elle laissa finalement sa suivante à plus de deux secondes. Championne d’Europe junior du 100 mètres dos trois ans plus tôt, elle avait alors quitté Manosque après avoir échoué dans sa poursuite des minima olympiques, pour rejoindre à Melun (puis, en août 2006, à Canet), Laure Manaudou, qui deviendra une grande amie, et l’entraîneur Philippe Lucas ; elle détint les records de France de la distance en grand (2’10’’05, 2006) et petit bassin (2’6’’82, 2006), avant d’abaisser, aux Championnats d’Europe 2007 en petit bassin à Helsinki le record d’Europe, 2’4’’08, qui appartenait à Buschschulte (2’4’’23). Des blessures (inflammation à l’aine en 2007) entravent sa progression, puis elle est victime des mauvaises relations de Philippe Lucas, qui refuse de signer la charte de préparation olympique en octobre 2007 et de la Fédération. Ecartée de l’équipe de France avant les Euros 2008 pour avoir sauté un stage (parce que son entraîneur n’y est pas admis), elle ne se qualifie pas pour les Jeux de Pékin. Elle se rend à Marseille et parvient à se qualifier pour les mondiaux 2009 de Rome, mais finit 22e du 100m dos. Elle prend alors sa retraite, connait des difficultés de réinsertion et devient éducatrice sportive à l’Entente Sportive Manosquine de natation.

BARBIT [Pierre]

Natation. (Choisy-le-Roi, 31 mars 1917-). France. Nageur, puis entraîneur. Il débuta à seize ans à Choisy-le-Roi sous la férule de Charles Copin, qui était à la fois un entraîneur et un affichiste publicitaire de grand talent. Comme il ne savait pas respirer dans l’eau, il fit du dos. Prisonnier de guerre, évadé, il entra dans la clandestinité, adhérant à un mouvement de résistance communiste. La paix retrouvée, il entraîna à Choisy-le-Roi, puis dirigea la piscine du Stade Gaëtan-Devaux, à Brive, avant de monter prendre en mains la section de natation du Racing club de France que dirigeait André Foucher-Créteau (1949-1961). Directeur de la piscine Molitor (1960-1962), premier Directeur technique de la natation française (1962-1964), il s’installa au Palm Beach de Cannes où il découvrit plusieurs talents, Jean-Philippe et Pierre Andraca, Patrice Mounier, Jean-Paul Biancamaria, qu’il fit tous monter avec lui à Paris quand il reprit la section natation du Racing où évoluaient déjà Bernard Vicente, Marc de Herdt et Jean-Paul Berjeau. Il créa une école de natation copiée sur les principes en vigueur aux états-Unis, mais à la mort de Foucher-Créteau, ce système novateur, mais payant, et tès rémunérateur, ce qui lui fut reproché, fut combattu et Barbit licencié. Il se concentra désormais sur son affaire de maillots de bains (Barbit Sports) tout en continuant d’entraîner, découvrant des talents comme celui de Sophie Kamoun avant de prendre sa retraite d’entraîneur, créa avec l’appui de Lucien Zins, vers cette époque, le Collège des Entraîneurs Français de Natation. En 1951 et en 1953 (4’31’’5), il réussit le rare exploit d’amener au record du monde le relais 4 fois 100m quatre nages du Racing, formé de Violas, Dumesnil, Arène et Éminente. Retiré à Sommières, près de Montpellier.

BARBIYER [Leonid Faivelevych]

Natation.(Kiev, Ukraine, 9 avril 1937-). Champion d’Europe soviétique (Ukraine) du 200 mètres dos, en 1962, il améliore six records d’Europe dans sa carrière, en dos et dans les relais quatre nages. En 1960, aux Jeux de Rome, et athlète de gabarit moyen
(1,80 m, 73kg) termine 5e du 100 mètres dos gagné par David Theile, en 1’3’’5, et 5e du relais quatre nages soviétique, qu’il lance en 1’4’’7. 2e du 100 mètres dos européen en 1958, à Budapest, derrière le Français Robert Christophe, qui le devance également aux Jeux, à Rome, il l’emporte aux championnats d’Europe 1962, à Leipzig, sur 200 mètres dos, en 2’16’’6, devant l’Allemand de l’Est Wagner, 2’17’’9. Avec le relais d’URSS, il est champion d’Europe en 1958.

Ledecky olympique du mois aux USA

15 juillet 2013

Katie Ledecky a été élue “athlète du mois” du Comité olympique américain (USOC) suite à ses performances de juin dernier aux championnats US à Indianapolis. La championne olympique du 800 mètres des jeux de Londres a gagné 400 mètres 800 mètres et 1500 mètres à Indianapolis. Elle s’est aussi qualifiée sur 200 mètres mais a décidé de ne pas nager cette épreuve aux mondiaux de Barcelone où elle devra aussi s’aligner avec le relais quatre fois 200m. Tout le monde n’a pas l’appêtit de Michael Phelps! 

KAZAN : CONGER DEVANT RESS ET STASIULIS

15 juillet 2013

Kazan, Russie, Universiades d’été 2013

800 mètres : l’Italienne Martina de Memme, 8’28’’09 au 800m, devant Stephanie Peacock, 8’28’’21, et Ashley Steenvoorden, USA, 8’29’’79, sur lesquelles elle revient au finish après les avoir laissé prendre plus d’une longueur de corps et demie d’avance. Sur 200 mètres, Viktoryia Andreeva améliore en 1’57’’31 le record des Universiades de Pellegrini sur 200 mètres, et devance Veronica Popova, 1’57’’40 et McClatchey, Grande-Bretagne, 1’58’’20. Au 50 mètres dos Anastasia Zueva, 27’’89, Alexyandra Hierasimiena, 28’’01, Madison Wilson, Australia, 28’’33. Zueva s’est bien remise de sa blessure.

Au 200 mètres dos, John Conger, USA, 1’55’’47, Yuki Shirai, Japon 1’56’’95 ; Jacob Pebley, USA, 1’57’’43, Hayate Matsubare, Japon, 1’57’’72, le franco-américain Eric Ress, 5e en 1’58’’83, devance une nouvelle fois, après les demi-finales, Benjamin Stasiulis, 1’59’’25. Conger, qui n’avait pu se sélectionner pour les mondiaux aux championnats des USA, avec alors un temps, 1’56’’8é qui constituait son record personnel, se place, directement derrière Ryan Lochte, en 4e place dans le bilan mondial de l’année.

Pavel Korzenovski, Pologne, 100m papillon, 51’’75, Yauhen Tsurkin, Biélorussie  51’’80, Youri Koptelov, Russie, 52’’04. Sur 50 m brasse, Giuglio Andrea Zorzi, Afrique du Sud, 27’’44, devance Andrea Toniato, Italie, 27’’53, et Vladimir Morozov, 27’’70.

Efimova brasseuse d’or

14 Juillet 2013

Kazan, Russie, Universiades d’été 2013

La Russe Julia Efimova a gagné le 200 mètres brasse des Universiades de Kazan en 2’24’’10 ; elle a devancé l’Américaine Laura Sodar, 2’25’’33 après avoir mené usqu’au sortir du dernier virage et qui a failli perdre aussi la seconde place des mains de la Japonaise Mio Motegi, 2’25’’73. Efimova, ex-championne et recordwoman du monde du 50 mètres brasse (à Rome en 2009) et six fois championne d’Europe, améliore son meilleur temps de l’année, 2’24’’31, et conforte sa 5e place dans le bilan mondial 2013. Elle est également la numéro 2 du 100 mètres brasse, avec 1’5’’48, et la n°4 du 50 mètres brasse avec 30’’56

.