Katinka Hosszu, oui ; Ye Shiwen, non

29 juillet 2013

Barcelone, 15emes championnats du monde

Katinka Hosszu l’a finalement emporté sur Ye Shiwen. La Hongroise était, nous l’avons dit, revancharde après ses Jeux ratés. Elle a raflé une invraisemblable collection de médailles dans les meetings de Coupe du monde, et est arrivée à Barcelone avec un appétit évident. En séries et en demi-finales de ce 200 mètres quatre nages, elle a dominé, et Ye Shiwen était assez loin, mais on ne pouvait savoir si c’était stratégie ou incapacité de sa part. La finale a répondu. Hosszu l’a emporté, et Ye a été totalement dominée. C’est l’Australienne Coutts, une abonnée à l’argent, qui est seconde, comme dans le relais quatre fois 100 mètres nage libre.

Le succès d’Hosszu est une chose, l’échec de Ye Shiwen aurait quelque chose de mystérieux si nous ne nous étions pas posé la question pour Camille Muffat. A la différence de la Française, Ye est jeune, c’est une des nageuses les plus précoces de notre temps. Peut-être sature-t-elle, après trois saisons au sommet (elle a été championne du monde en 2011, à quinze ans).

Nous avions remarqué que l’équipe chinoise n’était pas en forme à Barcelone. Par exemple, pas une finaliste chinoise sur 100 mètres papillon, une épreuve très forte pour eux. Mais on se disait que Ye échapperait à cette faiblesse, un peu comme Sun Yang qui a remporté le 400 mètres. Ye est cette malheureuse nageuse de quatre nages qui a subi les foudres de la presse anglo-saxonne et de la meute qui a emboité le pas après que John Leonard, président de l’Association des Coaches Américains, ait flairé du dopage derrière sa formidable accélération finale dans le quatre cent mètres quatre nages des Jeux Olympiques de Londres.

Je crois qu’après un tel type d’incident, on devrait mettre au point un contrôle radar de performances imité de ceux qui surveillent nos autoroutes et tous les endroits où l’Etat-Providence peut se faire de l’argent facile en ayant l’air de protéger la vie de nos concitoyens.

Au-delà d’une certaine vitesse sur laquelle ceux qui ont accusé Ye de tricher, devront quand même nous préciser (il sera ainsi interdit à toute nageuse de dépasser la vitesse correspondante du nageur vainqueur dans la même épreuve, dans n’importe quelle phase de sa course, même si ce nageur était fatigué dans cette phase de la course en raison d’une erreur de train ou freinait pour des raisons tactiques).

En fait, si, à Londres, Ye a terminé son 400 mètres quatre nages plus vite que Ryan Lochte le sien (c’est le fait reproché) c’est parce que Lochte avait cravaché dans les autres styles de son parcours, et que Ye avait produit une course d’attente, façon d’agir que plusieurs champions chinois maîtrisent très bien, Sun Yang en étant l’exemple abouti… D’ailleurs quatre finalistes du 400 mètres quatre nages messieurs nagèrent ce fameux 50 mètres plus vite que Lochte.

Qu’apporte une course d’attente ? Un avantage physiologique : vous nagez au ‘’seuil’’, c’est-à-dire au bout de vos capacités aérobies, mais sans mordre dans votre potentiel anaérobie. C’est une forme de gestion de l’effort qui doit s’apprendre, à l’entraînement les cyclistes et les fondeurs s’aident de pulsomètres pour ne jamais dépasser le seuil.

Les résultats pour Sun Yang, de cette façon de nager, ont été insolites. Car tenez vous bien, Yang a terminé son 1500 mètres olmpique par un 100 mètres d’un poil plus rapide (53’’49) que celui qui clôturait son 400 mètres (53’’50), lequel il acheva plus vite qu’il ne l’avait fait sur 200 mètres (53’’71). Heureusement Yang est le même dans ces trois courses, parce qu’en appliquant une variante de raisonnement employé pour Ye, on aurait pu affirmer que, pour terminer son 1500 mètres plus vite que ne l’avait fait le champion olympique du 400 mètres et que le médaillé d’argent du 200 mètres démontrait qu’il était dopé !!!

Pourquoi Sun n’a-t-il pas été en mesure, à Londres, de gérer son 400 mètres et son 200 mètres comme son 1500 mètres ? Parce qu’il ne pouvait se permettre de nager sur son seul ‘’réacteur’’ aérobie sans être distancé de trop loin. Il a été contraint de fabriquer des lactates. Sur 200 mètres, l’enfer que lui a mis Yannick Agnel l’a contraint de passer en 51’’22 à mi-course et, donc, de puiser dans son ‘’kérosène’’ anaérobie. Au virage des 100 mètres, il devait être joliment entamé et aux 150 mètres, il ne devait plus lui en rester grand’ chose. Quand il a dû terminer son effort, Yang, le plus grand finisseur de l’histoire du demi-fond, s’est retrouvé à 96% de la vitesse du Gaulois de service !!

Ye Shiwen fait ça en Chine. Elle a gagné le 200 dos des championnats nationaux en « attendant » pendant 150 mètres, puis en fusillant dans la dernière longueur, 2’9’’12 contre 2’10’’12 à la suivante, Fu Yuanhui, 2’10’’02, et Bai Anqui, 2’11’’76. Elle a gagné le 200 mètres libre des championnats en moins de 1’58’’ devant Shen Duo, 1’58’’37, et Qiu Yuhan, 1’58’’50. Le 200 quatre nages en 2’9’’08. Mais ici, à Barcelone, sommet de sa saison… il est peo probable q’elle ait tenté une course d’attente. Et de totes façons, Hosszu ne l’a pas attendue.

 DAMES 200 METRES QUATRE NAGES (finale).- 1 HOSSZU Katinka HUN 2:7.92 (27.20, 59.39, 1:36.85); 2  COUTTS Alicia AUS, 2:9.39 (27.77, 1:0.57, 1:38.35); 3  BELMONTE GARCIA Mireia, ESP,  2:9.45 (28’’, 1:1.94, 1:39.02); 4. YE Shiwen, CHN, 2:10.48; 5. LEVERENZ Caitlin USA 2:10.73; 6.  JAKABOS Zsuzsanna, HUN, 2:10.95 ; 7.  ALLEN Sophie, GBR, 2:11.32 ; 8. OCONNOR SiobhanMarie, GBR, 2:12.03.

Le record du monde en passant de Ruta Mailutyte

29 juillet 2013

Barcelone, 15emes championnats du monde

A quoi sert-il de battre un record du monde en demi-finale? Demandez-le à Ruta Meilutyte. C’est ce qu’elle a fait, sur 100 mètres brasse. D’abord elle le voulait très fort, il suffit de voir la tête qu’elle faisait à l’arrivée quand, ayant regardé le tableau, elle a compris. Est-ce que cela peut nuire à la suite des opérations ? Car en effet il faut se regrouper mentalement. Nager et gagner la finale. Cela n’a l’air de rien, mais on pourrait trouver plus d’un exemple de recordman du monde en série ou en demi-finale qui a été battu en finale. Mais puisqu’on évoque le mental, il y a l’effet que le record de Meilutyte a pu produire sur ses adversaires. La Lituanienne n’a sans doute pas trop besoin de cela pour instiller l’inquiétude autour d’elle, tant elle a dominé toutes ses courses cette saison. Mais le fait d’entrer dans la finale en recordwoman du monde ne pourra pas lui faire de mal. Derrière, la valeur du 100 mètres brasse féminin reste stable. L’entrée en finale se joue ici à 1’7’’12, contre 1’7’’10 aux Jeux olympiques de Londres. La seule différence, c’est que la première est encore un peu plus loin devant, et qu’Efimova, nageant plus vite que la championne olympique en finale, l’an dernier, est seulement 2e..

DAMES.- 100 METRES BRASSE.- (Demi-finales).- 1. MEILUTYTE Ruta, LTU, 1’4’’35 ( 29’’97 +34’’38) ; 2. EFIMOVA Yuliya, RUS, 1’5’’29; 3. PEDERSEN Rikke Moller, DEN, 1’5’’99; 4. HARDY Jessica, USA, 1’6’’10; 5. LARSON Breeja, USA, 1’6’’61; 6. SOLNCEVA Viktoriya, UKR, 1’6’’67; 7. JOHANSSON Jennie, Suède, 1’6’’96; 8. GARCIA URZAINQUI Marina, ESP, 1’7’’12.

Retour sur une course ratée

29 juillet 2013

Barcelone, 15emes championnats du monde

Revenons sur le 400 mètres dames d’hier. Quoiqu’on en dise, c’est toujours un petit traumatisme, un drame (enfin, un drame de sport), que de voir une championne olympique, un an après, partir en quenouille dans la finale mondiale. On a beau savoir, comme Camille Muffat elle-même le disait avec toujours l’air de la fille qui ne fait que passer, que « championne olympique, ça ne veut rien dire, au départ de la course, on est toutes pareilles,» il y a un pourquoi du comment qu’on aimerait comprendre.

Mettons de côté pour un instant le cas Ledecky. Certes, la fille a été impressionnante. Elle est la vraie recordwoman du monde, la vraie seule nageuse sous les quatre minutes au 400m (3’59’’82), vu que Pellegrini, malgré le respect qu’on lui doit, a accompli son grand record, 3’59’’16, en ‘’combinaison’’ de nage. L’Américaine était hier hors d’atteinte de la meilleure Muffat. Mais pas la seconde. La Camille de l’an dernier aurait fini deuxième à Barcelone, devant Melanie Costa Schmid et ses 4’2’’47. Pas septième en 4’7’’67. Le matin, d’ailleurs, interrogée après sa série (7e temps en 4’5’’53), elle exprimait sa conviction de réussir un meilleur temps en finale. « Je vais aller plus vite, bien sûr, » disait-elle même. Tout juste doutait-elle que ça serait « suffisant ».

Sur la plage de départ, le visage fermé, hermétique, de Ledecky, exprimait une détermination terrible. C’est sûr, la fille ne doutait pas. Mais c’est après, dès les premiers mouvements, que l’Américaine traduisit sa volonté en actes. Sa cadence de bras était très élevée. Non loin, à trois ligne d’eau, Camille Muffat exhibait une toute autre version de l’art de nager : elle glissait dans l’eau, posait ses bras, profitait de l’impulsion de son battement de jambes, et, au virage des premiers cent mètres, elle pouvait être nettement derrière, il n’y avait là rien de définitif, rien ne paraissait joué. Sa nage semblait assez économique (du moins pour ce qui concernait la fréquence) pour qu’un retour sur Ledecky restait envisageable.

Mais dès lors, quelque chose se défit chez la championne olympique. Sa nage, cette nage dont on a dit qu’on devrait l’enseigner dans les écoles, prit peu à peu un aspect obsolète. La comparaison avec l’effarante action rotative de Ledecky se faisait au détriment de la championne olympique, on aurait une carabine à un coup en face d’une mitraillette. C’est que la Française se faisait bousculer (elle n’était pas la seule). Elle nous faisait l’effet d’un boxeur scientifique, d’un artiste de l’esquive et de l’escrime des poings, qui se fait déborder par l’énergie d’un batailleur de rues qui le submerge, le prend totalement de vitesse, l’abreuve de coups et le met par terre.

Il nous revenait un propos, vieux d’un demi-siècle, lancé par James « Doc » Counsilman, entraîneur de Mark Spitz et tutti quanti ,dans un colloque sur le rôle respectif des bras et des jambes en natation, et qu’avait rapporté François Oppenheim dans son ouvrage de 1965, ‘’La Natation’’. «Pendant que vous glissez sur les bras, c’est très mauvais pour vous si vos concurrents tirent sur leurs bras. »

Mais s’agit-il de ça ? Muffat n’avait pas l’air d’y croire. C’était seulement, avait-elle l’air de dire, un de ces soirs où ça va mal, où rien ne marche, un jour sans. Vous ne comprenez pas bien pourquoi, une sorte de grâce vous a quitté. Elle pouvait nager vite (elle l’a assez prouvé cette saison) et ça n’a pas fonctionné. Elle seule peut déterminer l’origine de cette dissipation, et y remédier. Elle a encore une carte à jouer, sur 200 mètres. Bonne nouvelle : Ledecky n’y sera pas. En revanche, il y aura Missy Franklin, Bronte Barratt, Sarah Sjostrom et Katinka Hosszu. Autres sacrées clientes… Championnats du monde obligent.

Lotte Friis Katie Ledecky, la belle affiche du 1500 mètres

29 juillet 2013

Barcelone, 15emes championnats du monde

Le gros événement des séries du 1500 mètres dames, c’est le neuvième temps de Jazmin Carlin, la Britannique que nous présentions, chiffres à l’appui, après les championnats nationaux de Sheffield, comme la rivale de Ledecky. Ce qui démontre que mêmes les journalistes font des contre-performances. Mais il doit y avoir un problème avec Carlin, qui reste, malgré son expérience, une nageuse très inconstante. Une inconstance qui lui avait coûté de ne pas être retenue aux Jeux de Londres, et qui, ici, l’écarte de la finale. Son temps de 16’6’’46 n’est pas mauvais, mais il est insuffisant! A-t-elle voulu se réserver ? Mais elle nageait dans la deuxième série et savait bien que la première avait été remportée dans les 15’49 » par Lotte Friis, la Danoise de Nice et de Fabrice Pellerin, désireuse de marquer son territoire en face de la nageuse de demi-fond chilienne Kristel Arianne Köbrich Schimpl, dont le seul énoncé du nom représente une épreuve de longue distance, et que le feu allait être mis aux poudres par Ledecky dans la troisième. Se traîner aux guêtres de Chloe Sutton, qui n’est pas si forte que ça, lui a été fatal. Ledecky, elle, ne s’est occupée de personne. Elle est partie au rythme de son tambour intime de galérienne, et a ciselé un assez joli parcours en égalité d’allure, 7’52’’04 plus 7’57’’18. A l’addition, elle approche d’un rien, huit centièmes de seconde, le temps , vieux d’une grosse demi-heure, de Friis, partie plus vite (7’49’’55), mais plus calculatrice (ou plus fatiguée) ensuite (7’59’’85).

DAMES. 1500 METRES (séries). Friis Lotte, Danemark, 15’49’’18; 2. Katie Ledecky, USA, 15’49’’26; 3. Kristel Kobrich Schimpl, Chili, 15’54’’30 ; 4.Mirela Belmonte Garcia, Espagne  16’0’’31; 5.Boglarka Kapas, Hongrie, 16’2’’58 ; 6. Lauren Boyle, Nouvelle-Zélande, 16’2’’90 ; 7. Chloé Sutton, USA, 16’4’’72 ; 8. Xu Danlu, Chine, 16’5’’59.

Yannick Agnel peut le faire

29 juillet 2013

Barcelone, 15emes championnats du monde

Yannick Agnel finalement pas si mal, dans une série qu’il ne domine certes pas, mais dans laquelle il semble ne pas s’affoler et jouer sa partition en se maintenant au contact. Techniquement, c’est propre, sans envolées ni embardées. Dans l’ensemble, l’épreuve est techniquement moins relevée (avec un temps d’accession aux demi-finales de 1’48’’37 contre 1’47’’97) qu’aux Jeux olympiques de Londres, où Sun Yang et Park Tae Hwan donnaient de la consistance aux séries, et où Ryan Lochte (et Agnel) étaient plus costauds qu’à Barcelone. Renwick, Grande-Bretagne, Oliveira, Brésil, Verschueren, Pays-Bas, et Hagino, Japon, déplacent la ‘’géopolitique’’ de la course, dont les quatre premiers, l’an passé, étaient issus de France, de Chine, de Corée et des Etats-Unis.

MESSIEURS.- 200 METRES NAGE LIBRE.- (séries).- 1. RENWICK Robert, GBR, 1:46.88; 2. OLIVEIRA Nicolas, BRA, 1:46.99; 3. VERSCHUREN Sebastiaan, NED, 1:47.24; 4. HAGINO Kosuke, JPN, 1:47.33; 5. McEVOY Cameron AUS, 1:47.34; 6 AGNEL Yannick, FRANCE, 1:47.40; 7. IZOTOV Danila, RUS, 1:47.76; 8. TIMMERS Pieter, BEL, 1:47.89; 9. LOCHTE Ryan, USA, 1:47.90; 9. DWYER Conor, USA, 1:47.90; 11. STANLEY Matthew, NZL, 1:48.01; 12. FRASERHOLMES Thomas, AUS, 1:48.05; 13. STJEPANOVIC Velimir, SRB, 1:48.12; 14. LI Yunqi, CHN, 1:48.18; 15. WANG Shun, CHN, 1:48.19; 16. RAPP Clemens, GER, 1:48.37.

Meilutyte, ce sera ‘’hard’ pour Hardy

29 juillet 2013

Barcelone, 15emes championnats du monde

Une différence d’âge de dix années, entre Jessica Hardy, l’Américaine, recordwoman du monde (encore pour combien de temps), et Ruta Meilutyte, la Lituanienne, championne olympique, qui vont se disputer âprement le titre de leur grande spécialité, le 100 mètres brasse. Meilutyte tient la corde, si l’on ose dire, depuis qu’aux Jeux, elle a réglé tout son monde, à la stupeur générale. Depuis, elle démontre régulièrement qu’il ne s’est pas agi d’un coup, d’un hasard. La gamine a de la constance dans l’excellence. A l’arbitrage entre ces deux là, la Russe Julia Efimova, dont l’âge est à mi-chemin des deux autres, et qui se situe à seulement six centièmes de Hardy. Et derrière, un grand trou d’une seconde avec la quatrième. Mais il y a encore les demi-finales, et le chemin du titre n’est pas un parcours sans anicroches.

DAMES.- 100 METRES BRASSE.- (séries). -1. MEILUTYTE Ruta, LTU, 1:4.52 (record des championnats, record d’Europe) ; 2.  HARDY Jessica, USA, 1:5.18; 3. EFIMOVA Yuliya, RUS, 1:5.24 ; 4. PEDERSEN Rikke Moller, DEN, 1:6.30 ; 5. SOLNCEVA Viktoriya, UKR, 1:6.79; 6. LARSON Breeja, USA, 1:6.83 ; 7  GARCIA URZAINQUI Marina, ESP, 1:7.18 ; 8. JOHANSSON Jennie, SWE, 1:7.21; 9  FOSTER Sally, AUS, 1:7.59; 10. ATKINSON Alia, JAM, 1:7.76; 11. SUZUKI Satomi, JPN, 1:7.79; 12. DOYLE Fiona, IRL, 1:7.88; 1. CHOCOVA Petra, CZE, 1:8.18; 14. NIJHUIS Moniek, NED, 1:8.29; 15. MARSHALL Samantha, AUS, 1:8.33; 16. JANSSENS Kim, BEL, 1:8.36.

Jérémy Stravius, sur le dos et sur son nuage

29 juillet 2013

Barcelone, 15emes championnats du monde

Jérémy Stravius nage en homme tranquille. Style léché, aisance, contrôle de soi et des autres, puisqu’il gagne sa série. Cinquième temps total pour le héros du quatre fois 100 mètres, la veille, dont il ne parait ressentir aucun contre-coup… Comme dans son nuage. Matt Grevers déploie sa force évidente, et ses 2,04m, mais il ne fait guère impression, face à Ashley, l’Australien, qui mène au plan chronométrique. Deux Japonais, Irie et Hagino, et deux Américains (Grevers et Plummer) dans les huit. Camille Lacourt perd un peu de substance dans le retour : 10eme .

MESSIEURS.- 100 METRES DOS.- (séries).- 1. DELANEY Ashley, AUS, 26.17 53.60; 2. PLUMMER David, USA, 26.14 53.62; 3. XU Jiayu, CHN, 26.25 53.63 ; 4. IRIE Ryosuke, JPN, 26.11 53.66 ; 5. STRAVIUS Jeremy, FRANCE, 26.01 53.85; 6. GREVERS Matt, USA, 26.19 53.92; 7. HAGINO Kosuke, JPN, 26.81 53.94; 8. CSEH Laszlo, HUN, 26.18 54.06; 9. LIJESEN Bastiaan, NED, 25.93 54.07; 10. KAWECKI Radoslaw, POL, 26.70 54.20; 10. LACOURT Camille, FRANCE, 26.14 54.20; 12. WALKERHEBBORN Christopher, GBR, 25.91 54.23; 13. CHENG Feiyi, CHN, 26.12 54.30; 14. KEAN Gareth, NZL, 26.17 54.37; 15. MURRAY Darren, RSA, 26.73 54.64; 16. FRANCIS Charles, CAN, 26.47 54.72.

La repue et la morte de faim

29 juillet 2013

Barcelone, 15emes championnats du monde

Deux décathloniennes des eaux en tête des temps des séries du 100 mètres dos, Missy Franklin, USA, la veille championne du monde avec le relais de sprint US, et Katinka Hosszu, Hongrie, qui court depuis deux ans derrière un titre conséquent – opposition de la comblée (Franklin) et de la morte de faim (Hosszu), deux motivations contraires, deux appêtits différents, la même vitesse ou presque, à l’arrivée. Toutes deux dans la même série, se poussent loin devant les autres. Pelton, la seconde Américaine, seule autre sous la minute. La Française Cloé Crédeville, plus nageuse de 200 mètres dos, onzième, donc en demi-finale.

DAMES.- 100 METRES DOS.- (séries).- 1. FRANKLIN Missy, USA, 29.06 59.13; 2. HOSSZU Katinka, HUN, 29.29 59.40 ; 3. PELTON Elizabeth, USA, 29.46 59.94; 4. FU Yuanhui CHN, 29.09 1:00.01 ; 5. SEEBOHM Emily, AUS, 29.55 1:00.02 ; 6. BAUMRTOVA Simona, CZE, 29.48 1:00.05; 7. TERAKAWA Aya JPN, 29.19 1:00.09; 8 RUSSELL Sinead, CAN, 29.52 1:0.17; (qualifiées). 9. HOCKING Belinda, AUS,.29.73 1:0.39; 10. ZEVINA Daryna, UKR, 29.57 1:0.43; 11. CREDEVILLE Cloe, FRA, 29.82 1:0.70.

Bousquet et Manadou papillonnent vers la finale

28 juillet 2013

Barcelone, 15emes championnats du monde

50 mètres papillon. Frédéric Bousquet, 4e en 22’’93, et Florent Manaudou, 7e en 23’’15, ont atteint la finale du 50 mètres papillon Les deux Brésiliens Nicholas Santos, 22’’81 et Cesar Cielo Filho, 33’’86, sont les mieux placés, devant le Biélorusse Yauhen Tsurkin, 22’’90. Complètent la finale Andreii Govorov, Ukraine, 22’’97, Steffen Deibler, Allemagne, 23’’02, et Eugen Godsoe, USA, 23’’16. Le recordman du monde espagnol (22’’45 en 2009 et en combinaison) Munoz Perez, 23’’19, est le premier éliminé. Roland Schoeman (Afrique du Sud) passe aussi à la trappe, 23’’25, comme Matt Grevers (USA) 23’’35.

Christian Sprenger suivi de près

28 juillet 2013

Barcelone, 15emes championnats du monde

100 mètres brasse. Le premier éliminé pour la finale a nagé moins de la minute. Huit nageurs entre 59’’78 et 59’’94, derrière Sprenger un peu isolé devant. Kevin Cordes en tête de la poursuite, à égalité avec le champion olympique Van der Burgh.

MESSIEURS.- 100 METRE BRASSE.- Séries.- 1. SPRENGER Christian, AUS, 59.23 ; 2. CORDES Kevin USA 59.78 ; 2. VAN DER BURGH Cameron RSA 59.78; 4. DUGONJIC Damir, SLO, 59.80 ; 5. LIMA Felipe, BRA, 59.84 ; 5 FINK Nicolas USA 59.84 ; 7. SCOZZOLI Fabio ITA 59.90 ; 8. KITAJIMA Kosuke, JPN, 59.92 ; 9 STRELNIKOV Kirill, RUS, 59.94.