BALL [Catherine Northcutt « Catie »]

Natation.(Jacksonville, Floride, 30 septembre 1951-). États-Unis. Treize records du monde, six records et neuf titres américains ainsi que deux trophées de meilleure nageuse de brasse du monde (en 1967 et 1968) attestent du talent de cette Américaine, et de sa domination dans la spécialité, sans précédent. En 1966, elle n’a pas quinze ans quand elle impose son aspect juvénile, sa silhouette mince et tonique, sa nage athlétique, et égale le record du 100m brasse, en 1’15’’7 lors du meeting international de Fort Lauderdale. En 1967, elle bat le record du 100m brasse, l’amenant à  1’15’’6, 1’14’’8, 1’14’’6 et 1’14’’2, le record du monde du 200m brasse avec 2’40’’5, 2’39’’5 et 2’38’’5. Elle remporte aux Jeux Pan Américains de Winnipeg le 100m brasse (1’14’’80, record), le 200m brasse (2’42’’16) et le relais quatre nages (4’30’’, record). Quoique victime d’une mononucléose au début de la saison 1968, elle est encore la favorite pour les titres olympiques, après avoir remporté les titres US du 100m dans des temps un peu en retrait, 1’15’’7 et 2’40’’9 ; mais elle est victime d’une grippe pendant les Jeux Olympiques de Mexico, très amaigrie et affaiblie, elle ne peut défendre ses chances : encore en tête aux trois quarts de la course, elle termine 5e au 100m brasse gagné par Djurdica Bjedov en 1’15’’8, en 1’16’’7, et, totalement épuisée, est contrainte au forfait au 200m, mais elle a nagé deux jours plus tôt son parcours lancé en brasse en 1’16’’3 dans le relais quatre nages US champion olympique en 4’28’’3 (le relais s’est déroulé avant l’épreuve individuelle. Dans le cas contraire, Ball, ayant été battue dans la finale par sa compatriote Sharon Wichman, aurait sans doute été obligée de céder sa place dans le relais). Elle abandonne la compétition après les Jeux, mais, encore étudiante, entraîne l’équipe des Florida Gators dans la saison 1972-73, et l’équipe n’est battue dans aucun de ses duels (dual meets) qui scandent la saison de compétitions universitaires. Après cela, elle occupe plusieurs postes d’entraîneur et crée une entreprise de décoration d’intérieur.

Jeunes (3). Lagardère, ambition formation

Par Eric LAHMY

12 juillet 2013

Après Massy, premier, et Saint-Germain-en-Laye, deuxième, le Lagardère, troisième club français chez les benjamins, explique comment il forme ses jeunes.

Le Lagardère Paris Racing, qui siège en lieu et place du Racing Club de France a abandonné les ambitions dans la haute compétition, et pointe aujourd’hui vers l’école de natation et le développement des jeunes, non sans succès. Ce n’est pas sans avoir tenté autre chose : une section très ambitieuse fut entraînée par Frédéric Vergnoux, puis par Philippe Lucas, qui amena son prestige et une équipe où évoluaient Amaury Leveaux, Camelia Potec, Federica Pellegrini…

Le Lagardère a abandonné la haute compétition. Il a opéré un virage à 180 degrés, est passé de club recruteur à club pourvoyeur. Adieu les ambitions olympiques, bonjour les jeunes en devenir. Club formateur, il ne jouera plus dans la cour des grands. Fort de ses 1200 licenciés, que travaillent « sept ou huit entraîneurs »,il se confronte à une tâche que le vieux Racing négligeait parfois… Et il apprend vite! Alain Grando, son tout nouveau Directeur technique, venu de Canet-en-Roussillon, a choisi son équipe en fonction des nouveaux objectifs. Il fait confiance à Olivier Trocherie ou à l’ex-Marseillais Nicolas Poissier, le « découvreur » de Meynard. Les résultats sont encourageants. Lors des derniers Trophées Lucien-Zins, compétition réservée aux benjamins, le Racing, pardon, le Lagardère, s’est trouvé parmi les trois clubs de tête de la compétition, juste derrière l’ES Massy et le CNO Saint-Germain-en-Laye.

« Il s’agit d’une vraie construction, explique Grando. Avant d’être ici, je travaillais à Canet-en-Roussillon depuis cinq ans. Je suis passionné par l’organisation technique, la planification, et je suis venu au Lagardère parce que c’était ce qu’ils voulaient. L’ambition est de devenir une filière d’accès au haut-niveau. Pour cela, il faut être parmi les nombreux clubs qui font du bon travail sans être médiatiques. Cela a bien commencé, me semble-t-il, puisqu’aux Trophées Lucien-Zins, nous finissons dans le top 3 des équipes de benjamins. Il est vrai que nous ne sommes pas partis de zéro, mais les progrès n’en sont pas moins sensibles. La saison dernière, à cette même compétition et avec la même population, seuls cinq nageurs étaient qualifiés à la finale nationale sans aucun accessit de performances. Cette saison, nous avons dix qualifiés, deux melleures performances françaises sur 50 mètres papillon et 50 mètres dos, en garçons une deuxième place française au classement 2000 des treize ans et une première place en 2001 des douze ans ; et en filles une première et une septième places en 2001. »

Résultat, le Lagardère est passé de la 61e à la 3e place en un an (et Massy de la 18e à la première tandis que Saint-Germain, 2e en 2013, avait disparu des écrans radar un an plus tôt : du fait sans doute des différences de valeur entre les générations).

« Nous nous sommes aperçus que chez les jeunes, on sélectionnait trop, note Alain Grando. On travaillait sur 800 jeunes, et on en prenait entre quinze et vingt. Et on laissait tous les autres se diriger dans des voies sans issue compétitive de sections loisir. »

« Or, tous les enfants n’ont pas le même rythme de progression. Il en est qui sont dépassés mais qui vont ensuite rattraper leur retard. Des qui sont mal coordonnés parce qu’ils grandissent trop vite, bref beaucoup de talents potentiels qui sont condamnés sans appel. »

C’est la fameuse anecdote de Stephan Caron qui, tout jeune, testé dans un centre national, reçoit la mention : « pas doué pour la natation, doit changer d’orientation. » Le garçon devient (deux fois) médaillé de bronze olympique, champion d’Europe, vice-champion du monde. C’est aussi Alain Bernard, qu’on laisse partir du Cercle des Nageurs de Marseille parce que seul Denis Auguin a pris la mesure de son potentiel. C’est ce grand sifflet de Yannick Agnel qui ne tape pas dans l’œil de Richard Martinez à Font-Romeu… C’est, histoire moins connue chez nous, de Steve Clark, double recordman du monde et triple champion olympique en 1964, dont l’entraîneur, George Haines (peut-être le plus grand entraîneur de natation de tous les temps) avouait qu’il lui avait fallu des années pour prendre conscience de sa valeur.

« Qui peut dire, s’étonne Grando, si un garçon de cinq-dix ans sera le meilleur ? Et qui sommes-nous pour écarter ainsi des enfants prématurément ? Nous avons décidé d’agir autrement. D’observer, de laisser du temps… »

« En pratique, que se passe-t-il ? Prenons un exemple, celui de la catégorie« avenir » qui correspond aux enfants de CE1 et CE2. Avant, ils évoluaient dans trois groupes différents de niveaux différents, dont un ‘’loisirs’’ écarté de la compétition. Maintenant, nous nous refusons à ce stade, à décréter qu’ils ne seront pas bons, et ils nagent tous dans un même groupe de 120 nageurs. Pas de groupe ‘’loisirs’’donc. » Le tri des alevins ne se décide pas par un oukase, mais « se fait naturellement par la compétitivité. »

« Dans toute l’histoire des vainqueurs des Trophées Lucien Zins, il y a eu quatre nageurs seulement qui ont gagné et qui ont ensuite confirmé, ce sont Camille Muffat, Sébastien Rouault, Yannick Agnel et Charlotte Bonnet. » Trois nageurs de ce fabuleux artisan, Fabrice Pellerin, à Nice, et un (Rouault) formé par Saint-Germain en Laye, ce club intrigant qu’on retrouve aujourd’hui encore, deuxième des Trophées Lucien Zins !

« C’est une des raisons des succès français aujourd’hui. Plus de nageurs ont tenu le coup pour la relève internationale. Regardez Camille Muffat. Elle a mis du temps avant d’y arriver. »

  QUI PEUT DIRE LE TALENT DUN ENFANT DE CINQ ANS?

« Aujourd’hui, deux écoles coexistent. Il y a toujours la natation « énergétique », dont les Australiens étaient à l’origine dans les années 1960-70 ; cette natation tirait le maximum des jeunes sans songer à l’avenir. Et puis il y a les autres, dont la démarche – pas toujours la même – insiste plus sur la technique, la progressivité. Globalement, on travaille également beaucoup et bien mais de façon plus diversifiée, sur un moindre kilométrage. »

« La natation française s’est trouvée longtemps en retard. Elle a comblé ce retard : on a été curieux, on a vu ailleurs, on a mis le CNRS à contribution. Avant ça, on était parti vers une natation exclusivement énergétique ; maintenant, l’énergétique demeure, mais on forme aussi la musculature, la préparation physique, ainsi que le développement postural et la position dans l’eau : tout ce qui est postural est important dans la natation. »

On est passé d’un univers plat, unidimensionnel (énergétique) à un système tridimensionnel : énergétique, musculaire postural.  

« Il y a eu une époque de régression avec les combinaisons, parce qu’elles éliminaient les problèmes de gainage et amélioraient la flottaison. Le nageur n’avait plus à s’en préoccuper. La disparition des combinaisons a relancé l’intérêt pour la technique, et la question du maintien dans l’eau est devenue fondamentale, tous les entraîneurs se la posent. On demande au nageur à ce qu’il maîtrise son corps en position horizontale. Cette maîtrise a toujours existé, mais elle était le fait des nageurs qui avaient ça en eux, alors que maintenant, cela s’enseigne. »

« Il s’agit aussi d’apprendre au nageur le gainage volontaire. C’est un positionnement du corps autour de son centre de gravité et son axe de déplacement, une fixation du bassin qui est au départ volontaire, et doit avec le temps devenir instinctive et systématique. On s’applique à la reproduire. On en voit les fruits. Le nageur n’est pas ‘’techniquement mieux’’, mais il est plus efficace. »

FORMER LE CORPS PROJECTILE

« La Fédération a fait un gros travail de recherches puis de diffusion, d’amélioration des connaissances. Prenez les départs, les virages, les coulées, ce qu’on a appelé les PNN, ou parties non nagés. Avant, nos entraîneurs s’intéressaient à la nage et estimaient que ces domaines des parties non nagées de la course étaient accessoires. C’était symptomatique de l’époque du ‘’tout physiologique’’ où le nageur était vu comme le produit d’un travail essentiellement physiologique. La technique venait après. Aujourd’hui, je pars d’un postulat : technique d’abord. Sinon, partant mal, on finira mal… car chaque longueur mal commencée ne peut être poursuivie de façon optimale. »

« Ces idées sont contenues dans le concept de ‘’corps projectile’’, en direction duquel les entraîneurs français comme Pellerin et Martinez ont beaucoup cherché. Je crois pour ma part que la prochaine dimension à explorer sera la dimension mentale. On est loin d’avoir exploré toutes les facultés dans ce domaine. »

« Sans sombrer dans la naïveté, je crois que cette façon de procéder a l’avantage, par rapport au tout physiologique, de diminuer la tentation du dopage. A travail égal, on va plus vite ; de plus, on a intégré le repos dans l’entraînement. Au lieu de surentraîner, on intègre la psychologie, la nourriture, le repos. »

Au bord du bassin, comment cela se passe-t-il ? « Je détermine les buts à atteindre, les entraîneurs édifient les entraînements. Nicolas [Poissier] ne fait pas travailler de façon énorme, continue Alain Grando. Le temps passé est le même qu’au temps du tout physiologique, environ trois heures, mais ce ne sont pas trois heures dans l’eau. Il y a 40, 45 minutes à sec. Et les deux heures qui restent ne sont pas passées à aligner des kilomètres. Car on prend le temps d’individualiser, d’expliquer. Les benjamins nageaient beaucoup. Maintenant, ils sont plus productifs. »

« Certes, on va moins bien en demi-fond en suivant cette méthode. Mais nager vite, c’est devoir s’organiser ; et puis, il s’agit de faire un humain, pas une machine à nager. Cela est une chose importante. Agnel a quitté Pellerin pour des raisons humaines. Je crois que les entraîneurs français restent à la traîne dans ce domaine. On n’est pas des pros dans la communication avec les nageurs. Jamais un nageur ne se serait trouvé dans une telle situation à l’étranger. »

« Dans l’organisation en fonction des âges, au Lagardère, on ne parle pas d’entraînement avant l’âge de benjamins (12-13 ans) ; entre cinq et onze ans, on ne parle pas d’école d’entraînement, mais d’école de nage. Les entraînements, cela commence chez les minimes, vers quatorze ou quinze ans. Quand vous arrivez à cet âge, si vous ne travaillez pas, vous allez voir passer le train. Si vous aviez pris l’habitude de gagner, le fait de ne pas travailler vous tirant en arrière, quand vous ne gagnerez plus, vous perdrez le moral. »

« Notre système prévoit un minimum de deux heures quotidiennes d’entraînement, six jours par semaine, et, jusqu’à trois heures trente entre 14 et 17h30. » pour les nageurs en horaires aménagés, avec ‘’La Cité Scolaire La Fontaine’’, qui se trouve tout à côté de La Croix Catelan, et dont le cursus s’étend de la 6eme à la terminale,

« Nos groupes sont le groupe élite jeunes – de 12 à 16 minimes entraînés à La Croix [Bois de Boulogne]. Un autre de douze minimes, dit ‘’groupe Race’’ travaille rue Eblé [Paris VIIe]. S’ajoute un groupe Benjamins, toujours à Eblé, composé de seize nageurs. Puis des groupes dont les horaires ne sont pas aménagés : un de minimes, baptisé ‘’Race CNA’’, de douze nageurs, et le groupe des benjamins, de seize nageurs et plus. »

« Le travail utilise la méthode des cycles, macro et microcycles. Un cycle dure de six à huit semaines pendant la période scolaire, deux semaines pendant les vacances où on travaille plus et les qualités se développent plus vite. Au début de saison, on détermine les capacités à développer, et à chaque fin de cycle, on fait des micro-bilans, et on décide si l’on est en retard ou si l’on peut passer à l’étape suivante. Dès benjamins, on focalise sur les abdominaux, les lombaires, la proprioception, le gainage. J’ai l’habitude de dire qu’au Lagardère, on travaille le GALOP : Gainage, Abdominaux, Lombaires, Obliques, Proprioception. »

« On vérifie l’âge osseux des jeunes. Tant qu’il y a du cartilage, on évite tout travail de force qui pourrait nuire à la croissance. Pour la condition physique, on effectue des circuits qu’on alterne, par exemple le lundi bas du corps, mardi le haut, mercredi tout le corps. Selon les cas, on focalise parfois sur un point, puis on effectue le transfert de la qualité que l’on cherche à développer dans l’eau. »

« Dans le bassin, on se sert des quatre nages. Pourquoi ? Parce que les qualités acquises sont transférables d’une nage à l’autre, et parce que le travail des quatre nages est la fois moins lassant et plus musculaire. C’est une façon de travailler la force dans l’eau et d’éviter la spécialisation. Cela donne des choix plus larges au moment de déterminer dans quelle nage on veut se spécialiser. Camille Muffat a attendu d’avoir vingt ans avant de choisir le crawl. Frank Esposito était aussi bon en dos qu’en papillon. S’il a choisi le papillon, c’est en raison de meilleures opportunités pour lui de médailles. Et il était aussi performant en crawl. »

BALDINI [Luca]

Natation. Eau libre. (Messine, 10 octobre 1976-).
Italie. Quatre fois champion du monde de longue distance, en eau libre, il remporta le 5km des mondiaux de Fukuoka en 2001, où il devance son second, le Russe Bezruchenko, de plus d’une minute ; encore premier à Charm-el-Sheik en 2002, où il gagne par équipes comme en 2000. Il enleva également le bronze du 5km à Perth (1998) et à Honolulu (2000). Il fut aussi champion d’Europe 2000 (Helsinki) et 2002 (Berlin) sur sa distance de prédilection. Excellent nageur de 1500m, en piscine, il fut second de la course aux Universiades 2001, à Pékin. Des troubles cardiaques le contraignent à stopper sa carrière en 2003, et il passe entraîneur aux Fiamme Gialle.

POZNAN L’Emprise Russe

12 juillet 2013

Comme on pouvait le prévoir sur les listes de départ, les nageurs russes dominent nettement ces championnats d’Europe juniors. Ils gagnent quatre courses sur huit dont le relais quatre nages féminin et se placent sur des prodiums dans deux autres, se laissant seulement étrangement dominer sur quatre fois 200 mètres. Autres présences fortes, celles des Britanniques, qui gagnent le 200m papillon et de relais quatre fois 200m, des Ukrainiennes (doublé sur 200 mètres brasse). Les Français réalisent un parcours correct mais dépourvu de médailles pour l’instant.

GARÇONS.

100 mètres FINALE.- [Sedov a terminé son parcours sans encombre, dominant de bout en bout comme en séries et en demi-finales. Remarquable : trois des quatre premiers de la course sont en première année juniors ]. 1. Evgeny SEDOV (96) Russie, 49’’23 (23’’51+ 25’’72); 2. Kyle STOLK (96) Pays-Bas, 49’’94 (24’’13+ 25’’81); 3. Sebastian SZCZEPANSKI (95) Pologne, 50’’22; 4. Damian WIERLING (96) Allemagne, 50’’25; 5. Jan HOLUB (96) Pologne, 50’’30; 6. Magnus WESTERMANN (95) Danemark, 50’’42; 7. Morten Bak HANSEN (95) Danemark, 50’’84; 8. Fotios MYLONAS (96) Grèce, 50’’87; 9. Iaroslav NIKULIN (95) Russie, 51’’25; 10. Timothy DEOLET (95) Belgique, 51’’26.  

200 mètres papillon FINALE.- [Johnson illustre ce qu’on a appelé le finish britannique. Battu d’un mètre au premier virage et de près de deux au dernier virage, il termine en boulet de canon. Kudashev, qui a mené tambour battant, termine, lui, particulièrement mal, plus lentement que huit des neuf autres finalistes et perdant une longueur de corps sur son vainqueur en une longueur de bassin]1. Matthew JOHNSON (95) Grande-Bretagne, 1’58’’84 (26’’89+ 30’’16+ 31’’01+ 30’’78) ; 2. Alexander KUDASHEV (95) Russie 1’59’’09 (26’’23+ 29’’82+ 30’’40+ 32.64) ; 3. 3. Pedro TERRES ILLESCAS (95) Espagne, 1’59’’73 ; 4. Benjamin GRATZ (96) Hongrie, 2’0’’13; 5. Norbert SZABO (96) Hongrie,  2’0’’20; 6. Jerzy TWAROWSKI (95) Pologne, 2’0’’42; 7. Javier RIVAS GALLEGO (95) Espagne, 2’1’’10 ; 8. Alexander KUNERT (96) Allemagne, 2’1’’59; 9. Maciej KUSWIK (96) Pologne, 2’1’’64 ; 10. Mattia MUGNAINI (95) Italie, 2’1’’84.

200 mètres quatre nages FINALE.- [Semen Makovich écrase la course, laissant son second à une longueur et demie. Cyril Chatron assure une présence française en finale, s’adugeant la cinquième place.] 1. Semen MAKOVICH (95) Russie, 1’59’’94; 2. Max LITCHFIELD (95) Grande Bretagne, 2’2’’13; 3. Mark SZARANEK (95) Grande-Bretagne, 2’2’’49; 4. Povilas STRAZDAS (96) (Lituanie, 2’3’’36; 5. Cyril CHATRON (95) France, 2’3’’37 (26.31+ 32.24+ 35.90+ 28.92) ; 6. Kacper CWIEK (95) Pologne, 2’3’’52 ; 7. Andrey MASLOV (95) Russie 2’3’’98; 8. Alpkan ORNEK (95) Turquie, 2’4’’64.

50 mètres brasse FINALE.- 1. Johannes SKAGIUS (95) Suède, 27’’71 ; 2 ex-aequo. Peter John STEVENS (95) Slovénie, et Vsevolod ZANKO (95) Russie 28’’06

(1 /2 finales).- 12. Frédéric EMERY (95) France, 29’’14.

4 fois 200 mètres.- FINALE. – 1. Grande-Bretagne, 7’19’’84; LITCHFIELD Max 1’50’’25; DUNK Alex, 1’52’’55; HUGHES Caleb, 1’49’’20; GUY James, 1’47’’84); 2. Espagne, 7’23’’28 ; 3. Allemagne, 7’23’’40; 4. Russie 7’24’’44 ; 5. Italie 7’24’’63 ; 6. France 7’27’’28 (BOUCHAUT Joris, 1’51’’06, GOZDOWSKI Antoine 1:51.24, DUPUIS Igor 1:52.65, LAURENDREAU Antoine, 1:52.33 ; 7. Suisse, 7’30’’.

FILLES

200 mètres brasse FINALE.- [Viktorya Solntseva, 15 ans, tue l’intérêt de la course pour le titre dans un second 50 mètres d’anthologie, en 36’’37, construisant une avance d’une longueur et demie sur le champ de toutes ses adversaires. Sa compatriote Malyavina, installée avec une coudée d’avance au dernier virage, sur Silvia Guerra, finit fort.]  1. Viktoriya SOLNTSEVA (98) Ukraine, 2’25’’97 (34’’83+ 36’’37+ 37’’37+ 37’’40); 2. Anastasiya MALYAVINA (97) Ukraine, 2’28’’71 ; 3. Silvia GUERRA (97) Italie 2’30’’03 ; 4. Polina KAZINA (97) Russie, 2’31’’22; 5. Marlene HUETHER (98) Allemagne, 2’31’’27; 6. Dalma SEBESTYEN (97) Hongrie, 2’31’’54; 7. Margarethe HUMMEL (97) Allemagne, 2’31’’64.

50 mètres dos FINALE.- [En reproduisant son temps, 28’’56, des demi-finales, Laura Riedemann aurait été championne d’Europe juniors, mais entre-temps, sa grâce s’était envolée]. 1. Daria K USTINOVA (98) Russie, 28’’63 ; 2. Kathleen DAWSON (97) Grande-Bretagne, 28’’69; 3. Laura RIEDEMANN (98) Allemagne, 29’’05.

(1/2 finales): 1. Laura RIEDEMANN (98) Allemagne, 28’’56 ; 2. Kathleen DAWSON (97) Grande Bretagne, 28’’71; 3. Daria K USTINOVA (98) Russie, 28’’83 ; 4. Katsiaryna AFANASYEVA (97) Belarus, 29’’36 ;… …14. Laurine DEL’HOMME (97) France, 30’’15.

100 mètres papillon (demi-finales). 1. Lucie SVECENA (97) R. Tchèque, 59’’54;  2. Claudia TARZIA (97) Italie, 1’0’’17 ; 3. Marie WATTEL (97) France, 1’0’’25 (28’’34+31’’91).

Relais 4×100 mètres quatre nages FINALE.- 1. Russie, 4’6’’11 (USTINOVA Daria K  (1:01.69 KAZINA Polina 1:10.80 GUZHENKOVA Anastasia, 59.75, BAKLAKOVA Maria, 53.87). 2. Allemagne 4’7’’48 (RIEDEMANN Laura, 1’1’’57, HUMMEL Margarethe, 1’9’’47 HOEPINK Lisa Katharina, 1’1’’23; SCHOLTISSEK Helen 55’’21; 3. Pologne, 4’10’’98; 4. Italie, 4’11’’07; 5. Espagne, 4’12’’54;  6. France 4’12’’61 (DEL’HOMME Laurine, 1:4.35, CAZIER Chloe, 1:12.79 WATTEL Marie, 1:0.34 ; HACHE Cloe, 55.13.

Kohei, l’état second

12 juillet 2013

Kazan, Universiades.

Le Japonais Yamamoto Kohei est l’abonné des deuxièmes places ; il avait été battu la veille pour le titre mondial universitaire du 400 mètres par un Australien, Ryan Napoleon, en 3’49’’03 contre 3’48’’96. Napoleon, qui essayait de gagner le plus petitement possible (il se réservait en vue du relais quatre fois 200 mètres) a réussi son coup, car Kohei était pratiquement sur lui, mais a été battu par la vitesse de sprint de l’Australien, déà crédité d’un temps de l’ordre de 3’46 ». Sur 1500m, c’est par un Américain que Kohei a été, à nouveau, dominé. Sean Ryan, qui nage indifféremment le 1500 mètres et les longues distances en eau libre passe pour la première fois de sa carrière sous les 15’, qui sont en quelque sorte la référence de la grande classe internationale. Ses 14’57’’33 le font grimper à la 5e place du bilan mondial de l’année, tandis que Kohei (15’0’’15) émarge à la 10e place, délogeant Ayatsugu Hirai, un compatriote (15’0’’66).

MESSIEURS.- 1500 mètres (FINALE) : 1. Sean Ryan, USA, 14’57’’33 ; 2. Yamamoto Kohei, Japon, 15’0’’15 ; 3. Sergei Frolov, Ukraine, 15’2’’63.

200 mètres brasse  (séries) : Kazuki Kominata, Japon, 2’12’’50 ; Mihail Alexandrov, USA, 2’12’’62 ; Yukihiro Takahashi, Japon, 2’13’’10 ; Vlatcheslav Sinkevich, Russie, 2’13’’26.

200 mètres papillon (séries).- Bence Biczo, Hongrie, 1’58’’43.

50 mètres dos (séries) : Benjamin Treffers, Australie, 25’’26 ; Guy Barnea, Israël, 25’’30.

DAMES.- 100 mètres dos (séries): 1. Madison Wilson, Australie, 1’0’’92 ; 2. Hailey White, Australie, 1’1’’33.

200 mètres quatre nages (séries) : Melanie Margalis, USA, 2’13’’62.

Hache et Wattel solides

12 juillet 2013

Séries, à Poznan (championnats d’Europe juniors). Nos relais, Hache et Wattel qualifiés

50 mètres brasse garçons (séries). [Frédéric Emery grignote 6/100e sur son temps d’engagement, et gagne quatre places]. 1. Johannes SKAGIUS (95) Suède, 27’’62 ; 2. Ilya KHOMENKO (95) Russie, 28’’41; 3. Krzysztof TOKARSKI (96) Pologne, 28’’42; 4. Peter John STEVENS (95) Slovénie, 28’’44; 5. Maciej HOLUB (95) Pologne, 28’’70; 6. Vsevolod ZANKO (95) Russie, 28’’70 ; … 13. Frédéric EMERY (95) France, 29’’07.

QUATRE FOIS 200 METRES (séries). – [Nos quatre garçons se sont quasi surpassés pour se qualifier en bonne place ; Antoine Gozdowski, remplaçant a nagé un 1’51’’99 lancé, remplaçant Bouchaud au repos, avec panache. On pourrait le retrouver en finale !] 1. Grande-Bretagne 7’25’’49 (LITCHFIELD, 1’51’’61; Caleb HUGHES, 1’51’’52; Alex DUNK, 1’51’’66; James GUY, 1’50’’70); 2. Espagne, 7’27’’48; 3. Allemagne, 7’28’’36; 4. Italie, 7’30’14 ; 5. France 7’30’’65 (Felipe CONTARDO, 1’53’’80, Florian COIFFARD, 1’52’’62 ; Igor DUPUIS, 1’52’’24 ; Antoine GOZDOWSKI, 1’51’’99); 6. R. Tchèque, 7’31’’97; 7. Russie, 7’32’’06; 8. Suisse, 7’33’’04.

 200 Mètres filles (séries).- [Cloé Hache à 3/100e de son temps d’engagement continue son parcours solide. 3e temps des séries quand elle se trouvait 8e sur le papier, et surtout un retour très costaud après avoir ‘’flotté’’ du 50m au 100m, cela signifie peut-être quelque chose ? Derrière elle, les performances sont très resserrées et les aléas sont au plus haut.] 1. Maria BAKLAKOVA (97) Russie, 2’1’’08 ; 2. Valeria SALAMATINA (98) Russie, 2’2’’29 ; 3. Cloe HACHE (97), 2’3’’36 (29’’47, 32’’02, 31’’43, 30’’44) ; 4. Ellena JONES (97) Grande Bretagne, 2’3’’47 ; 5. Elisa SANCHEZ MORALES (98) Espagne, 2’3’’64 ; 6. Wioletta ORCZYKOWSKA (97) Pologne, 2’3’’68 ; 7. Alina KENDZIOR (98) Russie, 2’3’’92.

50 Mètres dos filles (séries).- 1. Daria K USTINOVA (98) Russie 28’’99; 2. Laura RIEDEMANN (98) Allemagne, 29’’43; 3. Kathleen DAWSON (97) Grande Bretagne, 29’’64; 4. Ema SARAR (98) Croatie, 29’’88; 5. Katie LATHAM (97) Grande Bretagne, 29’’97.

100 mètres papillon filles (séries).- [La Tchèque Svecena est une classe à part. Ses 59’’73 la mettent à deux centièmes du record de Marie Wattel de cette année. La Française équilibre bien sa course, 28’’59 et retour en 32’’44, ce qui relativement bien équilibré pour le papillon où, en raison de l’obligation de virer en touchant des deux bras sur le mur, à la différence du dos et du crawl, le temps du virage s’ajoute à la longueur qui suit. Anais Arlandis signe un joli 1’1’’85, qui confirme son temps du 100 mètres papillon en relais et donc ses progrès.] 1. Lucie SVECENA (97), R. Tchèque, 59’’73 (27’’38+32’’35); 2. Anastasia GUZHENKOVA (97) Russie 1’0’’71 ; 3. Claudia TARZIA (97) Italie, 1’0’’83 ; 4. Elizaveta PERMYAKOVA (98) Russie 1’0’’96 ; 5. Marie WATTEL (97) France, 1’1’’03  (28’’59+32’’44); 6. Rozaliya NASRETDINOVA (97) Russie, 1’1’’15 ; 7. Adel JUHASZ (98) Hongrie, 1’1’’23 ; … 13. Anais ARLANDIS (97) France, 1’1’’75 (28’’92+32’’83).

QUATRE fois 100 mètres 4 nages filles (séries).- [Nos filles décrochées d’emblée par le parcours de Delhomme assez loin de son temps de référence, 1’3’’63 ; bon parcours d’Arlandis, à sa meilleure valeur.] 1. Russie 4’09’’79 (USTINOVA, 1’1’’69, SPODARENKO 1’11’’77, PERMYAKOVA 1’0’’17, NASRETDINOVA 56’16’’ ; 2. Italie, 4’12’’81; 3. Pologne, 4’14’’57; 4. Espagne, 4’15’’36; 5. Allemagne, 4’16’’; 6. France 4’16’’79 ; (Laurine DEL’HOMME, 1’4’’95 ; Chloe CAZIER, 1’12’’62 ; Anais ARLANDIS, 1’1’’85 ; Aurore JACOLIN, 57.37); 7. R. Tchèque, 4’17’’12; 8. Slovénie, 4’17’’18.

Jeunes.- (2) Saint-Germain-en-Laye, condamné à « former »

par Eric LAHMY

12 juillet 2013

Les trois premiers clubs benjamins, sur le podium des Trophées Lucien-Zins, le mois dernier à Tarbes, ont été Massy, Saint-Germain-en-Laye et Lagardère Paris Racing. Après Massy, nous écoutons aujourd’hui Guillaume Benoist, entraîneur à Saint-Germain, et Olivier Leroy, qui fut pendant vingt ans Directeur technique  du club, Cercle des Nageurs de l’Ouest…  

Mais d’abord, laissons le club se présenter lui-même. « Le Cercle des Nageurs de l’Ouest (CN0), est le 35e club français (sur 1600), le 9e club d’Ile de France (2012), le 2e club des Yvelines.

« Ses entraîneurs ont formé depuis sa création en 1971, 17 nageurs internationaux, 2 sélectionnés Olympiques, dont Sébastien Rouault, le nageur de demi-fond, et Aleksandra Putra, championne d’Europe petit bassin du 200m dos, recordwoman d’Europe du 200m dos en petit bassin, multiple championne de France et médaillée aux championnats de France, qui a choisi désormais de représenter la Pologne. »

Le CNO, créé en 1970, comprenait au départ trois sections : plongée, palme et natation. En 2004, la natation s’est séparée et a formé un club essentiellement natation, sous le même sigle, mais signifiant cette fois, Cercle des Nageurs de l’Ouest et non plus Claub Nautique de l’Ouest.  

« Cette structure comprend une section sportive au collège Marcel Roby, des aménagements d’horaires au lycée avec le Championnat de France amateur du PSG, des équipes de water-polo, un groupe de compétition et de loisir adulte, des écoles de natation et des groupes loisirs pour permettre à chacun de pratiquer la natation à son niveau. »

Aujourd’hui encore, le club reste l’un des premiers pourvoyeurs des équipes nationales. Les plus récents de ses champions en herbe: Ambre Leduc, qui nage actuellement aux championnats d’Europe juniors de Poznan, en Pologne,  Corentin Rabier, qui se distingue en eau libre, Matthieu Vergne, vainqueur du 400 mètres libre et Théo Sarrazin, 3e du 200 mètres quatre nages des Trophées Lucien-Zins, à Tarbes, sont les jeunes qui se distinguent aujourd’hui.

Parlons méthode. Que nous en dit l’entraîneur Guillaume Benoist ? « On n’entraîne pas les jeunes comme les adultes. Il y a d’abord que la base technique doit être acquise. Chez l’adulte, elle est supposée l’être, et l’entraîneur peut se contenter d’effectuer de simples ajustements, de contrôler qu’elle ne s’érode pas, ne se perd pas. Si cette base technique, le savoir bien nager n’est pas intégrée le plus tôt possible, ça ne marchera jamais, le nageur ne pourra pas aller au bout de ses possibilités, il subira une amputation importante de ses capacités, en termes de vitesse de course. Passer à travers cette éducation du mouvement efficace, c’est hypothéquer l’avenir. Parfois, chez certains jeunes, ces bases techniques sont vite digérées. Le jeune l’a déjà en lui, on dit qu’il est ‘’doué’’, il a un savoir faire qui semble être inné, ou du moins il l’acquiert très vite.

« Mais les bassins ne sont pas peuplés que de petits génies en herbe. Beaucoup d’enfants qui passent entre nos mains n’ont pas le bagage physique nécessaire à l’acquisition rapide du bon mouvement. C’est là que notre savoir-faire d’enseignants entre en jeu. L’idée générale, tout le monde en a entendu parler dans la natation, c’est toute une musculation spécifique du centre du corps : abdominaux, obliques, lombaires. Pourquoi ? Parce que la transmission de la capacité d’avancer dans l’eau opérée par les bras et un peu les jambes ne peut se faire si le corps n’est pas maintenu rigide. Ce maintien s’opère ou ne s’opère pas à travers le « centre » du corps, selon qu’il soit maintenu de façon rigide ou non. C’est tout ce travail de gainage qui va faire la différence.

« Le bien nager s’acquiert plus facilement sur un jeune doté d’un bon battement. Mais si le battement facilite grandement les choses, il n’est pas essentiel. Regardez les grands nageurs australiens, regardez chez nous Laure Manaudou, elle n’a amais disposé que d’un battement traînant, à deux temps, cela ne l’a pas empêchée de disposer d’une nage extrêmement efficace !

« Le but est, vous l’avez compris, de fabriquer des talents. Dans une certaine mesure, on ouvre des perspectives à des nageurs qui auraient pu être écartés précocement, comme cela a pu se faire parfois, et se fait encore sans doute aujourd’hui. Bon, ne nous leurrons pas, dans le haut niveau, on va retrouver à 90% des talentueux qui l’étaient à l’origine. Mais nous n’écartons pas des sans talent, et je pourrais vous citer de nombreux exemples de nageurs qui ne disposaient pas de dons particuliers et qu’on a retrouvé dans des finales des championnats de France, ce qui représente quand même un très bon niveau.

« Le mot talent est un terme général qui ne recouvre pas un seul bloc de réalité. Il y a des niveaux, des degrés de talents. Regardez Florent Manaudou, c’est un talent incroyable, il arrive et : champion olympique. Il y a tellement de niveaux, entre gagner, aller en finale, atteindre les séries et… rester à la maison. Alors, celui qui n’a pas de talent n’ira pas trop loin.

« En France, le système fait qu’il est de plus en plus difficile de nager sur le tard. Le système des séries, tel qu’il a été instauré, empêche d’une certaine façon un nageur de se mesurer avec les meilleurs de sa catégorie. Quand, nageur minime, parce que vous êtes à tel niveau qui a été ugé insuffisant, vous n’avez pas le droit d’aller vous frotter aux meilleurs, aux championnats minimes et devez seulement vous confronter avec des jeunes de votre niveau, de votre série, vous pouvez être très vite démobilisé, dégouté, parce que vous savez que vous ne vous frottez pas aux meilleurs, que vous êtes inscrit dans une petite compétition sans envergure. Alors il faut vite être dans le coup, sans quoi, les risques de disparaitre augmentent.

« A Saint-Germain, après l’apprentissage de base, dès qu’ils savent nager 25 mètres, donc trsè vite, nos jeunes passent aux écoles de natation. Celles-ci fonctionnent en trois niveaux appelés Dauphins. Il y a donc Dauphin 1, on y apprend à maîtriser le dos ; dans le Dauphin 2, qui réunit des jeunes de 5 à 7 ans, on nage le dos et le crawl ; le dauphin 3, ouvert aux 7-9 ans, correspond à la maîtrise du dos, de la brasse et du crawl. Après cela, de 9 à 11 ans, on intègre le papillon.

« En tout, nous réunissons de 650 à 700 nageurs dont 250 fréquentent l’apprentissage, et 75 appartiennent au groupe de compétition.

« L’apprentissage reste basique. Et surtout, il est tributaire des gens qui arrivent, il en est qui apprennent plus, ou moins, vite. On est contraint de les accompagner, donc se respecter leur vitesse d’acquisition des talents. Pour ce qui est de la compétition, le club a plutôt été dans la culture du long. J‘essaie de changer cela, pour une raison pratique : nous ne disposons pas d’assez de créneaux dans la piscine pour travailler dans le haut niveau en demi-fond. Personnellement, j‘ai travaillé avec Philippe Lucas et Frédéric Vergnoux (ce dernier a été entraîneur de l’année en Grande-Bretagne et en Espagne, NDLR), deux coachs qui travaillent beaucoup et bien, l’un plus sur la distance, l’autre plus en intensité. Mais le demi-fond est délaissé en France, à mon avis. L’école ne suit pas. Il y a un problème d’organisation du sport, dans ce pays.

« Pourquoi, continue Benoist, restons-nous un club formateur, un club pourvoyeur, et n’accompagnons-nous pas ceux que nous formons au bout de l’aventure ? Nous sommes une banlieue aisée, et dans ces familles, l’école, l’université, le bagage, c’est très important. Et au fond, je préfère savoir que tel de mes élèves fait math sup’, tel autre part en Université aux USA, un troisième en grande école, que de les avoir dans la piscine délaisser leurs études et rater leur avenir. »

Olivier Leroy , quant à lui, met l’accent sur une fatalité, liée à la situation géographique de Saint-Germain-en-Laye, jolie banlieue de l’Ouest, comme enclavée entre les deux vastes forêts domaniales de Saint-Germain et de Marly, région truffée de terrains de golf, mais éloignée géographiquement des universités, des facs. Le CNO fonctionne en section sport-étude avec le collège Marcel Roby, mais après, plus d’aménagements possibles pour ces adolescents qui, pour nager fort, doivent s’exiler.

« Maintenant, avoue Guillaume Benoist, on est parfois agacés de voir quelqu’un nous quitter pour une structure supposée mieux adaptée et se rater. Camille Radou faisait figure d’espoir maeur de la natation française quand elle se trouvait chez nous, et puis elle ne s’est pas faite à la structure de Mulhouse, et elle a disparu. » Olivier Leroy suggère que Radou a été désavantagée par l’abandon des combinaisons. Benoist approuve : « en raison de son morphotype, elle était particulièrement adaptée aux combinaisons, et le retour au « tissu » n’a pas dû l’aider.

« Je crois que les secrets d’une bonne organisation se trouvent dans un certain nombre d’éléments qui me paraissent essentiels : d’abord, numéro un, un très bon encadrement de gens motivés. La compétence est à la base du système, et trouver des gens de valeur me semble de plus en plus difficile.  Je le sais, parce que je suis en recherche d’un bon entraîneur…

« Le deuxième point, c’est de mettre les gens les plus compétents, les plus expérimentés à la base. Une erreur assez commune consiste à reléguer les plus jeunes entraîneurs auprès des nageurs débutants. C’est tout le contraire qu’il faut faire, donner les gamins aux entraîneurs, aux maîtres-nageurs d’expérience, qui sont patients, qui ont bien acquis les données pédagogiques, qui vont prendre le temps d’enseigner les bons mouvements. Car l’enseignement du départ, la ‘’base’’, c’est là l’essentiel. Quand le nageur va augmenter les distances, s’il n’a pas le bon geste, le bon placement, d’abord, son évolution va être hypothéquée, ensuite il va être sujet aux blessures, aux tendinites. J‘ai eu comme ça un nageur, Sébastien Bodet, qui est allé aux eux olympiques (quatre fois 200 mètres au Jeux de Pékin), et qui n’a jamais eu une seule tendinite, un seul ennui dans toute sa carrière. »

Madison casse les 2’10’’

11 juillet 2013

Aux Universiades, les Jeux universitaires, qui se tiennent à Kazan, capitale du Tatarstan, en Russie, de bonnes performances ont été établies, ainsi par l’Australienne Madison Wilson, rescapée d’une étrange mésaventure…

Obélix était tombé dans la marmite. C’est aussi ce qui est arrivé voici quelques années à l’Australienne Madison Wilson, nageuse du Queensland. Elle est tombée dans la marmite, lisez une piscine. L’ennui, c’est que la dite piscine était vide et que la gamine s’est fait des fractures multiples à un bras. On ne signala aucune fracture du bassin. Maintenant, elle a compris qu’il faut avant de plonger, vérifier la teneur en eau du bassin, et à Kazan, elle a nagé un 200 mètres dos. Elle y cassé les 2’10’’, en 2’9’’22, ce qui est la 10e performance mondiale de l’année. Les autres performances marquantes de Kazan : côté messieurs, Yashuhiro Koseki, Japon, 1’ juste au 100 mètres brasse, qui améliore son record personnel, Yaueny Tsurkhin, Biélorussie, 23’’28 au 50 mètres papillon, Les relais 4 fois 100m nage libre italien, 3’16’’64, japonais, 3’17’’97 et polonais, 3’18’’05 ; deux nageuses, la Biélorusse Aliaksandra Herasimenia, médaillée d’argent olympique en 2012 sur 50m et 100m, 25’’84, et la Canadienne Katerine Savard, 26’’05 au 50 mètres papillon, et les relais féminins quatre fois 100m de Russie, 3’38’’15, des Etats-Unis, 3’38’’60, du Canada, 3’39’’71, et d’Italie, 3’42’’81, toutes performances qui placent leurs auteurs dans les 10 premiers des bilans 2013.

Batailles à tous les étages

11 juillet 2013

Si Cloé Hache a fait un peu moins bien en finale qu’en demi, et si Marie Wattel a frôlé la médaille du 200 mètres papillon, la comportement général des Français aux championnats d’Europe juniors de Poznan est louable, meilleur qu’attendu, au cours d’une journée semée de finales passionnantes, très disputées.

FINALE. 1500 mètres garçons.- LE duel. Après les 200 mètres, jamais séparés de plus de deux ou trois dixièmes. Micka attend manifestement son heure. Il fonce et en 56’’49, en digne épigone de Sun Yang, enlève la couronne !

1. Jan MICKA (95) Tchèque, 15’13’’51; 100m: 59.30 59.30 200m: 1:59.90 1:00.60 300m: 3:00.99 1:01.09 400m: 4:02.37 1:01.38 500m: 5:03.66 1:01.29 600m: 6:04.75 1:01.09 700m: 7:06.04 1:01.29 800m: 8:07.64 1:01.60 900m: 9:08.58 1:00.94 1000m: 10:10.75 1:02.17 1100m: 11:12.70 1:01.95 1200m: 12:14.34 1:01.641300m: 13:15.04 1:00.70; 1400m: 14:17.02 1:01.98; 1500m: 15:13.51 56.49. 2. Pawel FURTEK (95) Pologne 15’13’’85; dernier 100 mètres, 57.29. 3. Caleb HUGHES (95) Grande Bretagne, 15’19’’63; 4. Wojciech WOJDAK (96) Pologne, 15’27’’06; 5. Joris BOUCHAUT (95) France 15’28’’35 ; 6. Maximilian BOCK (95) Allemagne 15’28’’79 ; 7. Mykhaylo ROMANCHUK (96) Ukraine 15’30’’12 ; 8. Joel KNIGHT (95) Grande-Bretagne, 15’30’’17.

 

A l’aller, mano a mano entre les Grecs Kontizas et Christou, 26’’59 contre 26’’60. Mais à s’asticoter ainsi, ils sont partis plus vite que leurs m

FINALE.- 100 mètres dos garçons. 1. Grigory TARASEVICH (95) Russie 55.08 (26’’96+28’’12); 2. Danas RAPSYS (95) Lithuanie 55’’44; 3. Simone SABBIONI (96) Italie, 55’’73; 4. Carl-Louis SCHWARZ (95) Allemagne, 55.83; 5. Apostolos CHRISTOU (96) Grèce, 55.87; 6. Michail KONTIZAS (95) Grèce, 56.14 791; 7. Miguel Duarte NASCIMENTO (95) Portugal 56.45; 8. David FOLDHAZI (95) Hongrie, 56’’74; 9. Nathan THEODORIS (95) Grande Bretagne, 56.86; 10. Luca MENCARINI (95) Italie, 56.89.

FINALE.- 200 mètres brasse garçons. 1. Mikhail DORINOV  (95) Russie 2:12.27 ; 2. Alexander PALATOV  (95) Russie 2:12.69; 3. Yannick LINDENBERG  (95) Allemagne, 2:13.92; 4. David HORVATH  (96) Hongrie, 2:14.11; 5. MaxPILGER  (96) Allemagne, 2:15.07; 6. Mantas AURUSKEVICIUS  (95) Lituanie 2:17.32; 7. Harry ACKLAND  (96) Grande-Bretagne, 2:17.43; 8. Quentin CALLAIS (96) France, 2:18.58 ; 9. Luca PFYFFER  (96) Suisse, 2:18.69 ; 10. Mateusz NACHTMAN  (95) Pologne, 2:20.69.

FINALE.- 100 mètres filles.- Cloé Hache, qui a battu son record personnel en demi, est encore dans le coup, au mur du virage, mais c’est pour connaître un coup de moins bien dans le retour. Elle a cependant tenté crânement sa chance, signe d’une belle combativité. Avec son temps du matin, elle était sur le podium, mais sans doute cet effort l’avait un peu diminuée.

1. Maria BAKLAKOVA (97) Russie, 54’’78 (26.61+28.17) ; 2. Fatima GALLARDO CARAPETO (97) Espagne, 55.76 ; 3. Julie-Marie MEYNEN (97) Luxembourg, 55.92 ; 4. Helen SCHOLTISSEK (97) Allemagne, 56.22 ;5. Nastja GOVEJSEK (97) Slovénie 56.31 ; 6. Harriet COOPER (97) Grande Bretagne, 56.34 ; Julie LEVISEN (97) Danemark, 56.34 ; 8. Cloe HACHE (97) France, 56.47 (26.74+29.73); 9. Nele KLEIN (98) Allemagne, 56.97 ; 10. Katie LATHAM (97) Grande Bretagne, 57.27.

FINALE 400 mètres filles.- Aux 300m, c’est l’égalité parfaite entre Kiss-Beck, Caponi une main derrière. L’Allemande conserve un peu plus de ressources : égalité d’allure quasi-parfaite, 2’5’’49, 2’7’’38.

1. Leonie Antonia BECK (97) Allemagne, 4’12’’87 (100m: 1:1.1 ; 200m: 2:5.35 ; 300m: 3:9.93 ). 2. Nikoletta KISS (97) Hongrie, 4:13.43 (100m: 1:1.16 200m: 2:5.49 300m: 3:9.93) ; 3. Linda CAPONI (98) Italie 4:13.86 ; 4. Antonia MASSONE (97) Allemagne, 4:14.37; 5. Valeria SALAMATINA (98) Russie, 4:15.88; 6. Ellena JONES (97) Grande-Bretagne, 4:17.02; 7. Polina VOLKODAVOVA (98) Russia, 4:18.33; 8. Alisia TETTAMANZI (97) Italie, 4:18.78.

FINALE.- 200 mètres dos filles.- 1. Sonnele OEZTUERK (98) Allemagne, 2:13.90; 2. Ugne MAZUTAITYTE (97) Lituanie, 2:14.28; 3. Laura RIEDEMANN (98) Allemagne, 2:14.61; 4. Megan BRIGGS (97) Grande Bretagne, 2:14.63; 5. Tereza GRUSOVA (98) Tchèque, 2:14.99; 6. Africa ZAMORANO SANZ (98) Espagne 2:15.22; 7. Lucie SVECENA (97) Tchèque, 2:17.70 ; 8. Agata MAGNER (97) Pologne 2:17.95; 9. Lucy HOPE 97 Grande Bretagne, 2:18.51.

FINALE.- 200 mètres papillon filles.  Wattel s’efforce de suivre le train, mais cède doucement du terrain dans la deuxième moitié et surtout encore dans le coup pour le bronze. Elle ne démérite pas. Elle est à une demi-seconde de son record perso, mais il n’aurait pas suffi pour le podium. Le 200m papillon n’est de toute façon pas sa meilleure chance ici.

1. Anastasia GUZHENKOVA 97 Russie 2:11.24 ; 2. Emma DAY 97 Grande-Bretagne, 2:12.14 ; 3. Dalma SEBESTYEN 97 Hongrie, 2:12.75; 4. Marie WATTEL 97 France, 2:13.72 ; 5. Melinda NOVOSZATH 98 Hongrie, 2:13.82 ; 6. Carmen RICO PEREZ 98 Espagne, 2:14.29 ; 7. Shauntelle AUSTIN 97 Grande-Bretagne, 2:15.51 ; 8. Elin PODEUS 97 Suède, 2:16.60 ; 9. Rosalie KAETHNER 97 Allemagne, 2:16.79 ; 10. Alena BENESOVA 98 Tchèque, 2:17.25.

FINALE.- 4 fois 100 mètres mixte.- 1. Russie 3:29.10 ; 2. Grande-Bretagne, 3:33.25; 3. Allemagne, 3:34.23; 4. Pologne, 3:34.43; 5. Danemark, 3:35.58; 6. France, 3:36.12 (COIFFARD Florian, 52.22,  JACOLIN Aurore, 57.46 ; COQUEREL Robin, 50.74 ; HACHE Cloe, 55.70).

« Savoir Nager », bataille pour la vie

Par Eric LAHMY

 Pour Valérie Fourneyron, ministre des sports, et Francis Luyce, président de la FFN,  la lutte contre les noyades en France passe par « Savoir Nager ». Une « croisade » dont ils ont lancé, l’édition 2013, ce matin à Paris.

Jeudi 11 juillet 2013

1238. c’est le chiffre du jour. Douze cents trente-huit morts par noyade, l’année écoulée en France. Quatre noyades par jour. Autant de morts évitables– au moins pour la plupart. Parce que si ces personnes avaient su nager !

Francis Luyce a annoncé ce triste bilan au bord de la piscine Roger Le Gall, (Paris 12e), ce 11 juillet au matin, en présence de Valérie Fourneyron, la ministre des sports. Tous deux étaient venus lancer « Savoir Nager » pour 2013. Depuis 2008, la Fédération, avec l’aide du Ministère des Sports, lance chaque été, cette opération de grande envergure dont les progrès, d’année en année, ne se démentent pas.

Le nombre de clubs et de pratiquants impliqués, qui nous ont été aimablement communiqués par M Jean-Jacques Beurrier, vice-président délégué de la FFN, ne cesse d’augmenter. On est passé de 62 clubs en 2008 à 102 en 2012, et de 1500 à 4200 enfants impliqués, pour un ensemble de 57.000 séances d’une demi-heure (par principe, chaque enfant doit bénéficier de quinze séances). En 2013, 111 clubs ont adhéré, annonçait Francis Luyce, qui se félicitait que 25 des 28 comités régionaux de la Fédération Française de Natation, qu’il préside, emboîtaient désormais le pas; et le président d’espérer que le mouvement s’amplifie.

Dans le petit bassin couvert de la piscine Roger Le Gall, Valérie Fourneyron et Francis Luyce ont assisté à une séance type, pendant laquelle une trentaine d’enfants de l’école de natation du Cercle des Nageurs de Paris et d’autres gamins plus ou moins adroits dans l’eau  ont fait montre de leurs jeunes (et fort diverses) aptitudes. On nageait, on passait sous les lignes d’eau pour domestiquer la crainte de l’apnée sous-marine. Certains aidaient leur flottaison en se tenant à des flotteurs de polystyrène expansé. Cela sentait à la fois le sérieux et la bonne humeur.

Après « Nager Grandeur Nature », campagne dirigée vers le plus grand nombre et impliquant une pratique natatoire en-dehors des piscines, après « Nager Forme Santé », opération orienté vers une clientèle d’adultes qui ne peuvent être qu’intéressés par la pratique du sport santé par excellence qu’est la natation, voici donc « Savoir Nager », qui vise des enfants de 7 à 12 ans et ambitionne de leur faire acquérir indépendance et sécurité dans l’élément liquide.

L’intérêt de la ministre  pour la natation remonte à fort longtemps. Si elle-même n’a pratiqué qu’une natation plaisir, Valérie Fourneyron a été bien entourée avec un mari et une belle-sœur nageurs de compétition de niveau international universitaire. Mais elle s’est aussi beaucoup impliquée, en tant qu’édile de Rouen, la natation ayant attiré son attention du temps où Stephan Caron régnait sur le sprint européen. Depuis, elle n’a plus jamais lâché prise ! C’est sans doute aussi parce que, derrière le Maire de Rouen, elle restait un médecin et un médecin du sport, donc une personne que sa profession a convaincu de l’importance du premier des sports santé.

L’an dernier, les 30 et 31 juillet, elle avait accompagné François Hollande à Londres. Elle assistera pendant deux jours, exactement à la même date, aux mondiaux de Barcelone. Et preuve d’un attachement qui ne s’inquiète pas trop des échos et des tam-tam, c’est la deuxième année qu’elle est venue lancer « Savoir Nager » dans une ambiance des plus discrètes. L’an dernier c’était à Dunkerque. Aujourd’hui dans la piscine du 12e arrondissement de Paris qui fut pendant plus d’un demi-siècle le siège du Cercle des Nageurs de Paris.

Malia Metella s’était déplacée depuis Toulouse, où elle réside, pour tenir son rang de marraine de « Savoir Nager » 2013. La championne n’était pas venue sans une bonne nouvelle : celle que son « pays », la Guyane, s’était associée à l’opération. Valérie Fourneyron, elle, n’oubliant pas que l’intitulé de son ministère ajoute aux sports « la jeunesse, l’Education populaire et la Vie associative », a évoqué les « inégalités » dans la pratique de la natation, les enfants des familles les plus démunies ayant beaucoup moins accès à des entraînements et offert à la réflexion ce chiffre étonnant : 70% des enfants ne savent pas nager ! Sous cet angle aussi, « Savoir Nager » parait exemplaire : 15€ pour quinze séances d’une demi-heure de natation n’est pas cher payé.