MANAUDOU ET MUFFAT, « LA FURIA FRANCESE »

Par Eric LAHMY

A Rome, où le cinquantième meeting des Sept Collines s’achève, les deux atouts maîtres de la natation française, Manaudou et Camille Muffat, n’y sont pas allés de main morte. De quoi évoquer, cinq siècles après les batailles de la Guerre d’Italie, la « furie française » ?

15 juin 2013

Après son exploit des séries du matin, Florent Manaudou s’était positionné en super-favori de la finale, ce qui est toujours assez délicat à gérer. Mais on peut imaginer qu’un champion olympique est armé pour manier la pression d’un meeting Coupe du monde, quel que soit son prestige ! Egalement intéressant, la réaction des adversaires bafoués par la différence que leur avait imposée en séries le surpuissant Marseillais.

Si, le matin, Manaudou était passé à fond la caisse, en 22’’86, très près de sa valeur maximum, en finale, il aurait pu faire carrément exploser le chrono. Son 22’’71, effectué au pied sur le mur du virage, équivaut à 22’’ juste à la touche manuelle, autant dire qu’il n’avait pas prévu de conserver quelques biscuits pour le retour. Le Russe Fesikov et l’Italien Marco Orsi, partis très vivement, avec leurs 23’’13 et 23’’21, étaient relégués à un mètre. Ce n’était pas prudent, mais peut-être Florent avait-il pensé qu’on gagne avec ses points forts ? Disons-le, il faiblit dans son retour en 25’’84, 0’’29 moins vite que le matin, et derrière, les quatre suivants revinrent plus vite que lui. Mais à l’arrivée, c’est le Marseillais qui l’emportait, en 48’’55. Les temps du vieux Magnini, 48’’71, de Fesikov, 48’’76, Sebastian Verschueren Pays-Bas), 49’’09, Luca Leonardi, 49’’26, Marco Orsi, 49’’32, Lorenzo Benatti, 49’’44 et Michele Santucci, 49’’62, témoignaient que l’affaire avait été chaude. Et Florent ? En répétant deux chronos de valeur dans la même journée, il laisse à penser que le quatre fois 100m français pourrait bien avoir trouvé un nouveau relayeur, et peut-être même, surtout si Yannick Agnel continue d’y mettre du sien,  un patron.

Décidément, les Français se sont montrés très pressés, cet après-midi. Sur 200m, en effet, Camille Muffat (1’56’’11) s’ingénia elle aussi à partir vite, et, fit très tôt le trou. Mais ensuite, elle souffrit un peu, voire beaucoup. Passée en 26’’74, puis en 55’’71, sa seconde moitié de course fut accomplie en 1’0’’40, ce qui témoigne d’une perte de vitesse importante ; le coup de barre fut surtout palpable dans la dernière longueur, achevée en 30’’54 par la Niçoise, moins vite que les six jeunes filles qui la suivaient, et terminaient assez loin : la Suédoise Coleman, 1’57’’22 (et 30’’12 pour finir), Alice Mizzau, 1’57’’91 (et 29’’59), la Hollandaise Femke Heemskerk, 1’58’’33 (et 29’’93), la Hongroise Agnes Mutina, 1’59’’34 (et 29’’60), Diletta Carli, 2’0’’11 (et 29’’95), Martina de Memme, 2’0’’21 (et 29’’63) ! C’est dire l’état de fatigue dans lequel on peut supposer que se trouvait Muffat. Seule dans cette finale, Coralie Balmy, 8e en 2’1’’44 (et 30’’86) finit plus lentement. Après son 400m en 4’2’’64, on se mettait à espérer que Camille grignoterait sur son record de l’année, 1’55’’46, sur la distance inférieure. Mais, d’un autre côté, Muffat avait montré beaucoup moins de mordant sur 100m qu’aux championnats de France de Rennes, et cette perte de vitesse d’une seconde sur la plus courte distance de son registre n’était pas suffisamment compensée par l’accroissement de son endurance sur 400m. Cela, avec son erreur de train sans doute volontaire, explique aisément le temps légèrement moins bon qu’à Rennes

Sur 200m dos, le Hongrois Peter Bernek, 1’57’’96, restait à une seconde et demie de son temps de référence de 2013, 1’56’’54, des sélections mondiales hongroises.

Frédéric Bousquet, avec un 23’’65 assez modeste sur 50m papillon, n’avait pas fait honneur à son leadership de la distance, cette saison, en 23’’. Le Brésilien Nicholas Santos, crédité, lui, de 23’’05 au cours de l’année, avait pris le rendez-vous romain avec beaucoup de sérieux, et se trouvait plus près de sa meilleur valeur ; il a eu quand même un certain mal à précéder Andrey Govorov, en 23’’27 contre 23’’33, tandis que le local Piero Codia devançait aussi Bousquet en 23’’58. Du côté féminin, Ranomi Kromowidjojo ajoutait une nouvelle confortable victoire, en 25’’95, devant sa compatriote Inge Dekker, 26’’43. Sur 200m brasse, le Hongrois Daniel Gyurta, recordman d’Europe  et champion olympique en titre, s’échappait au sein d’une meute italienne attachée à sa perte. Il grignotait vingt cinq centièmes sur son meilleur temps de l’année, 2’10’’25 contre 2’10’’50, assez loin de ses 2’7’’28 de la finale olympique de Londres, et du record du monde de Yakihiro Yamaguchi, 2’7’’01. Mais certes, c’est à Barcelone qu’il faudra nager vite ! Côté filles, la victoire de la Suédoise Joline Hostman en 2’24’’90, tout en confortant sa position mondiale (elle passe de la 8e à la 7e place) en retranchant presqu’une seconde sur ses 2’25’’74, réussis à Anvers, en Belgique, au début de l’année, montre une fois de plus, après le meeting de Monte-Carlo que les Suédoises ont pris très au sérieux les meetings d’avant Mondiaux, où elles se sont produites sans arrières-pensées avec une belle générosité.

Sur 1500m, Gergo Kis (Hongrie), 15’5’’90, a réussi la seule performance notable devant un Paltrinieri très éloigné de sa valeur, 15’13’’29 contre 14’58’’78 cette saison. La Danoise de Nice Lotte Friis n’a pas battu les 8’25’’29, nagés à domicile, qui constituent son record de l’année sur 800m, mais a réalisé une belle course. Prenant une confortable longueur d’avance sur les autres finalistes, elle n’a cessé ensuite de conforter sa position. Chronométrée en 8’27’’39, elle devance trois Italiennes, Martina de Memme, 8’30’’18, Martina Rita Caramignoli, 8’34’’95 et Aurora Ponsele, 8’40’’34. Margaux Verger Gourson, qui représentait la Comité de l’Ile-de-France, signait un temps de 8’45’’45.

Sur 200m dos dames, Federica Pellegrini, tout de suite esseulée, signait un 2’8’’60 assez proche de ses 2’8’’05 des nationaux italiens à Riccione. Quatrième perf mondiale de l’année derrière deux Australiennes, Belinda Hocking, 2’7’’17, et Meagen Nay, 2’7’’96, et l’Américaine Missy Franklin, 2’7’’31, l’élève (par correspondance) de Philippe Lucas, qui prévoit de s’installer à Narbonne à la prochaine rentrée (mais sans Magnini comme on le pensait, les deux tourtereaux s’étant séparés), a bien opéré sa reconversion en dossiste de choc.

MANAUDOU AGRANDIT SON PETIT LOPIN

Par Eric LAHMY

15 juin 2013

Florent Manaudou est devenu à Rome le meilleur nageur français de 100m de la saison, plus vite que Meynard, Agnel et Gilot.

Florent Manaudou, dont il n’est nul besoin de dire depuis un an qu’il s’est fait un prénom, a réussi la meilleure performance des séries de la dernière journée du meeting des Sept Collines, à Rome, ce samedi matin. Le Marseillais d’adoption ne cherchait manifestement pas à se qualifier à l’économie pour la finale dans la sixième des huit séries du 100m nage libre. Il a joué des qualités de vitesse qui firent de lui un champion olympique du 50m à Londres, en août dernier, projetant son impressionnante carcasse, 2 mètres, 100 kilos, et passant à mi-course avec un mètre cinquante devant Marco Orsi, le plus valeureux de ses adversaires. Qu’allait-il faire ensuite ? Faiblir, privé de kérosène, et s’éteindre sur la ligne d’arrivée. Non, il augmenta tout simplement son avance et toucha en 48’’41, pour une seconde longueur en 25’’55. Il devenait ainsi le 8e performeur mondial de la saison, et le meilleur Français, devançant ainsi le triptyque de Rennes, Meynart, 48’’53, Agnel, 48’’62 et Gilot, 48’’74. Manaudou (qui, très occupé par le sprint pur, où il avait terminé 1er du crawl, 2e du papillon et 3e du dos, n’avait pas nagé sur 100m aux championnats nationaux) a sans doute un peu progressé en résistance, car son temps de passage « au pied » en 22’’86, c’est très vite, pour un garçon qui avait signé, l’avant-veille, 21’’80, et, à Rennes, neuf semaines plus tôt, 21’’55 sur une longueur de bassin. William Meynard, le champion de France en titre, présent à Rome, n’a pu que constater les dégâts et se dire que sa 15e place en 50’’58 adornée d’un strapontin de finale B ne pesait pas lourd en face de son équipiers marseillais.

Classement des séries, Manaudou, 48’’41, Sergey Fesikov, Russie, 49’’15, Flippo Magnini, 49’’18 ; … 15. William Meynard, 50’’58 ; …20. Mehdy Metella, 50’’78.

Camille Muffat, sur 200m, s’est qualifiée en gagnant sa série sans trop pousser après les 150 mètres, en 1’59’’07, devant Agnès Mutina, Hongrie, 1’59’’77, et Coralie Balmy, 1’59’’99 ; le meilleur temps de qualification avait été réalisé deux séries plus tôt par Femke Heemskerk en 1’58’’64. Finalement, Balmy se qualifiait en finale avec le 7e temps, tandis que Federica Pellegrini, qui est toujours la recordwoman du monde, préférait continuer son expérience de nageuse de dos. Avec brio, puisqu’elle se qualifiait sans forcer son talent, loin devant, en 2’12’’12, et loin aussi de son record accroché cette saison à 2’8’’05. Ranomi Kromowidjojo signait l’autre performance digne d’intérêt de la matinée, en 26’’39, sur 50m papillon dames.

L’ESPAGNE SE DOPE A L’ANTIDOPAGE

En instituant enfin une loi anti-dopage, l’Espagne vient opportunément de doper les candidatures olympique de Madrid (été 2020) et Barcelone (hiver 2022) qui souffraient d’un petit coup de fatigue.

Par Eric LAHMY

15 juin 2013

L’Espagne, apparue ces dernières années comme très en retard en ce qui concerne la lutte contre le dopage – au point que des entraîneurs, des dirigeants et autres officiels pouvaient lancer des déclarations favorables à sa pratique – est peut-être en train de changer de cap.

Une loi anti-dopage, dite « pour la protection des athlètes », vient d’être votée par le Parlement, à Madrid, alignée sur les recommandations de la WADA (agence mondiale de l’anti-dopage). Alejandro Blanco, le responsable de la candidature madrilène à l’organisation des Jeux olympiques de 2020, qui se trouvait à Lausanne, au siège du Comité International Olympique, a déclaré que cette loi balayait les doutes sur la crédibilité de la candidature madrilène. Quelques voix s’étaient élevées en effet contre l’idée d’une organisation des Jeux Olympiques en Espagne, en raison de la culture du dopage qui y sévit, et qui faisait parfois de ce pays un refuge pour les partisans de pratiques dangereuses.

Même la condamnation à un an du docteur Eufemiano Fuentes, tête pensante d’un mouvement « Opération Puerto » qui organisait le dopage sportif sur une large échelle, s’est faite dans des conditions très insatisfaisantes. En effet, la Cour qui a condamné Fuentes à un an ferme a ordonné que 211 sacs sanguins soient détruits sans analyse, au grand dam de la WADA, et au scandale de nombreux sportifs en pointe contre les pratiques de dopages, comme la coureuse à pied britannique Paula Radcliffe. Cette destruction, quoique explicable pour des raisons juridiques, signifiait que les identités de sportifs – cyclistes, athlètes, footballeurs, nageurs – resteraient ignorées.

Dans ce cas, même si l’existence de cette loi, la disparition de l’actuelle Agence anti-dopage au profit d’une nouvelle Agence, indépendante du sport et dotée de pouvoirs importants en termes d’investigations et de sanctions, renforcent la position des candidatures de Madrid aux Jeux d’été 2020 et de Barcelone aux Jeux d’hiver 2022, il est sans foute trop tôt pour crier, comme le personnel politique espagnol ne s’en prive pas que « la question du dopage n’est plus d’actualité en Espagne. » Au fond, tout cela sent l’opportunisme à plein nez. Il ne reste plus aux Espagnols qu’à nous démontrer que nous nous trompons.

SCOZZOLI SE PLACE

14 juin 2013

L’Italien Fabio Scozzoli a réussi 27’’31 en finale du 50m brasse, record de l’épreuve, au meeting des Sept Collines. L’élève du Centro Sportivo Esercito (armée italienne), qui a été six fois champion d’Europe, trois fois en grand, trois fois en petit bassin, sur 50m et 100m brasse et dans les relais quatre nages, et le premier Italien sous la minute sur 100m brasse, se place désormais en 3e position sur la distance du sprint, dans le monde cette saison derrière Christian Sprenger, Australie, 26’’90, et Joao Gomes, Brésil, 27’’20. Il est également 2e, sur 100m brasse, derrière Sprenger, en 59’’77 contre 59’’05 à l’Australien.

RANOMI DEFEND SON ROYAUME

14 juin 2013

Camille Muffat, manque de vitesse, défaut d’affûtage ou autre raison, n’a pas fait honneur à sa position flatteuse dans les bilans de l’année sur 100m. Les 54’’49 réalisés à Rome, en finale de la course du meeting des « Sept Collines », sont, à deux malheureux centièmes près, éloignés d’une seconde des 53’’51 qu’elle avait accrochés à Rennes. Tenant tête encore à Ranomi Kromowidjojo lors de la touche du mur du virage, 26’’53 contre 26’’50, toutes deux derrière l’autre Hollandaise, Femke Heemskerk, 26’’38, et la Suédoise Michelle Coleman, 26’’47, elle eut beau s’employer avec énergie dans le retour, échouant à un centième, une misère, d’Heemskerk, 54’’48, elle ne put que constater les dégâts quand la championne olympique lança sa puissante attaque et finit détachée en 53’’89. Dans le seconde longueur, Ranomi ravala la concurrence aux rangs de comparses ! Coleman finissait à une main du couple Heemskerk-Muffat, en 54’’58. Marco Belotti, d’Aniene, nettement détaché à mi-course, gagnait, lui, le 200m messieurs d’une longueur.

VERRASZTO UN, VERRASZTO DEUX

14 juin 2013

David Verraszto a continué le festival de l’excellence magyare, lors de la deuxième journée du cinquantième Trophée des Sept Collines, à Rome, en enlevant le 400m quatre nages avec un temps de 4’12’’32, septième de cette année au monde, à l’issue d’un parcours sans histoire. David, le fils de Zoltan Verraszto, qui fut lui-même en son temps un roi des quatre nages, et un prince du 200m dos, champion du monde, d’Europe, double médaillé olympique, David, donc, fit l’essentiel de la différence dans son parcours de brasse en 1’10’’01, à l’issue duquel il avait emmagasiné deux longueurs et demie d’avance sur Federico Turrini, le moins attardé de ses adversaires. Il n’y avait plus de course. Evelyn Verraszto, sa sœur, que Fabrice Pellerin entraîne à Nce et qu’on a pu voir récemment aux championnats de France de Rennes, aurait sans doute aimé rejoindre la plus haute marche qu’avait hanté cinq minutes plus tôt son aîné d’un an, mais Szuszanna Jakabos, sans même approcher sa meilleure performance de l’année, lui dama le pion : 4’38’’82 contre 4’40’’12.

LACOURT SE REVEILLE AU VIRAGE

14 juin 2013

Parcours sur 100m dos peinards, presque lénifiants, dans la seconde après-midi de finales du Trophée des Sept Collines, à Rome, où Camille Lacourt s’est contenté d’un temps honorable à défaut d’être stratosphérique. Le Marseillais s’est cependant essayé dans un exercice fort intéressant d’égalité d’allure, voire de train inversé, passant en seulement 27’’ au virage, en cinquième position, derrière Bastiaan Lijesen, Pays-Bas, 26’’30, les locaux des Fiamme Oro Roma Mirco Di Tora, 26’’35 et Stefano Pizzamiglio, 26’’80, entre lesquels croisait leur compatriote des Canottieri Aniene Matteo Milli, 26’’74. Après le virage, l n’y eut plus personne, que Lacourt, Lacourt, Lacourt. A l’arrivée, 54’’08, devant Lijesen et Di Tora, seuls autres sous les 55’’ avec 54’’64 et 54’’79. Ce genre d’exercice de quasi « negative split » nous rappelle, en moins prononcé, les petits jeux auxquels se prêtaient Yannick Agnel et Camille Muffat au meeting EDF de Paris, un mois avant l’aventure olympique de Londres. Lacourt et son entraîneur Romain Barnier ont –ils une idée derrière la tête ?

Côté filles, Cloé Crédeville, 1’1’’91, est restée collée à sa place des séries, derrière deux Italiennes, Ariana Barbieri, 1’1’’42, et Elena Gemo, 1’1’’54.

DES HONGROISES QUI PAPILLONNENT

14 juin 2013

Sur 200m papillon, premières courses de la seconde journée de finales du Trophée des Sept Collines, à Rome, les meilleurs résultats se situent côté féminin : Szuszanna Jakabos, Hongrie, frôle en 2’8’’19 les 2’7’’38 qui en font la 5e performeuse de la saison, tandis que sa compatriote Liliana Szilagyi, en 2’8’’48, établit la 8e performance mondiale de l’année. Elles devancent la Suédoise Martina Granstroem, 2’10’’19.Chez les hommes, un autre Hongrois, Bence Pulai, enlève un 200m papillon sans grand relief mais très disputé, avec six garçons dans 0’’34 ; Pulai, 1’58’’46, devance deux Italiens, Francesco Papone, 1’58’’60 et Matteo Pelizzari, 1’58’’63, le Brésilien Leonardo De Deus, 1’58’’66, le Français Jordan Coelho, 1’58’’80 et Alexandru Coci, un Roumain, 1’58’’80.

LACOURT EN POLE SUR 100M DOS

14 juin 2013

Les séries, ce matin de la  deuxième journée du Trophée des Sept Collines, à Rome, ont permis à Camille Lacourt de dominer la 5e et dernière série du 100m dos messieurs, passant au mur du virage légèrement derrière le local Stefano Pizzamiglo, 26’’72 contre 26’’57, puis effectuant un « retour » énergique, rejoignant l’arrivée en 54’’85 contre 55’’2 au romain, s’assurant un départ à la ligne 4 cet après-midi en finale. Cloé Crédeville, 1’2’’84, s’est qualifiée avec le 3e temps pour la finale du 100m dos dames dont les séries ont été dominées par Anna Barbieri, 1’1’’61. Jordan Coeho, en 2’1’’07, réussissait de justesse, l’accession à la finale, dans des séries de 200m papillon messieurs où seuls deux nageurs, le Roumain Alexandru Coci, 1’59’’85, et l’Italien Matteo Pelizzari, 1’59’’93, « franchissaient » deux minutes. Isabelle Mabboux, 4’53’’75 au 400m quatre nages dames, accédait elle aussi de justesse à la finale en dernière position d’un peloton emmené par un duo hongrois, Evelyn Verraszto, 4’46’’30, et Suzanna Jakabos, 4’36’’38. Léa Giraudon, qui représentait le Comité de l’Ile-de-France, 2’18’’66, manquait l’accession à la grande finale d’une très large seconde.

Comme
souvent dans les meetings européens de natation, c’était une journée de
Verraszto, puisque David, plus âgé d’un an qu’Evelyn, se qualifiait lui aussi
en pole sur 400m quatre nages messieurs, en 4’17’’25.

MANAUDOU DEVANT BOUSQUET

13 juin 2013

La réputation du sprint français a été bien défendue hier, à Rome, lors de la première journée du meeting des Sept Collines. Florent Manaudou a amélioré le record du meeting du 50m, en 21’’80, devant son « beau-frère » Frédéric Bousquet, 21’’94, tandis que Ranomi Kromowidjojo conduisait une rafle néerlandaise sur le sprint féminin, en 24’’1, devant Inge Dekker, 25’’12 et Femke Heemskerk, 25’’29. Enfin, Lotte Friis, la Danoise de Nice, signait un bon 16’5’’62 au 1500m.

Camille Lacourt n’a pas trouvé de rival dans la finale du 50m dos, qu’il a remporté dans un temps de 24’’68, nouveau record du meeting. Côté féminin, Cloé Credeville, 28’’97, a été nettement dominée sur la même distance par deux sprinteuses italiennes, Arianna Barbieri, 28’’44, et Elena Gremo, 28’’68. C’est aussi à la 3e place qu’a échoué Damien Joly, dont les 3’52’’06 n’ont guère pesé en face de Samuel Pizzetti, 3’49’’14 et le jeune Andrea Mitchell d’Arigo, 3’49’’94. Les Français semblaient abonnés aux médailles de bronze, Giacomo Perez D’Ortona, 1’0’’61 finissant derrière Fabio Scozzoli, 59’’95, et Andrea Toniato, 1’0’’52. Mehdi Metella et Jordan Coelho, pour leur part, se sont partagés la 4e place, ex-aequo, du 100m papillon, en 54’’23, gagné par Vitaly Melnikov, 53’’82 devant Evgueny Lazuka, 54’’08.