MUFFAT COPIE ET COLLE

 

13 juin 2013

Par Eric LAHMY

A cinq jours de distance, entre le meeting de Monte-Carlo et celui des Sept Collines de Rome, Camille Muffat a réalisé deux 400m qui font furieusement penser à un copié-collé. La Niçoise a nagé pratiquement de la même façon pour finir dans des temps très voisins. En fait, à Rome, aujourd’hui, Camille, plus que jamais la meilleure exposante de nage libre de l’année au monde, a nagé deux dixièmes plus vite qu’à Monte-Carlo, en 4’2’’64 contre 4’2’’84.

Ses temps de passage sont d’une similitude qui frise l’hallucination. A Monte-Carlo, ils étaient les suivants :27’’70, 58’’15, 1’28’’91, 2’0’’03,  2’31’’15, 3’2’’33, 3’33’’05, 4’2’’84. A Rome, Muffat est passée en 27’’84, 58’’17, 1’29’’05, 2’0’’21, 2’31’’13, 3’2’’43, 3’33’’24, 4’2’’64. La seule différence un tant soit peu notable est que Camille a terminé sa dernière longueur de bassin en quatre dixièmes de seconde plus vite à Rome qu’à Monte-Carlo. Pour finir, elle grappille sur son meilleur temps mondial de la saison, arraché à l’Australienne Bronte Barratt.

Il n’y a pas eu de bataille pour les places du podium. Camille a devancé en effet de deux longueurs Coralie Balmy, 4’5’’73, elle-même confortablement devant Federica Pellegrini, qui, après les 200m, se voyant nettement dominée, nagea en décontraction la longueur de bassin suivante, se laissant remonter pour jouer la tactique face à Lotte Friis, qu’elle parvint en effet à lui grller une seconde au sprint. La Danoise, royale sur 1500m, manque de vitesse, et dut s’incliner en 4’8 »13 contre 4’7’’73 à l’Italienne.

Cette course internationale fut aussi extrêmement française, puisqu’outre le doublé Muffat-Balmy, on pouvait noter que leurs deux suivantes s’entraînent l’une, Friis, à Nice avec Fabrice Pellerin (et Camille Muffat), l’autre, Pellegrini, depuis la mi-février à Narbonne, avec Philippe Lucas.

 

MISSY FRANKLIN « RAiSON D’AIMER L’AMERIQUE »

13 juin 2013

L’héroïne des courses de natation des Jeux olympiques de Londres, Missy Franklin pourrait-elle être « une des 50 raisons d’aimer l’Amérique » ? C’est du moins ce qu’on a pensé à la rédaction du Reader’s Digest (plus de 5 millions de lecteurs dans le monde), non pas seulement en raison de ses exploits nautiques, couronnés par quatre médailles d’or olympiques), mais pour la gentillesse naturelle avec laquelle elle fait toujours face aux exigences de la « gloire », comme aux demandes des télévisions, des photographes et de la gent journalistique.  Son message en direction des nageurs, les encourageant à ne pas abandonner leurs études, malgré les importantes charges de travail requises par la natation, semble avoir été également apprécié. D’alleurs, c’est la lgne de conduite qu’ adopté Franklin. Dans le monde de l’argent roi, Franklin a refusé, immédiatement après sa victoire olympique plus de 100.000 dollars de gains et près de dix fois plus en contrats commerciaux, afin de pouvoir conserver son statut d’amateur, indispensable pour pouvoir étudier et nager dans les championnats universitaires.

Pour une bonne partie, cette ligne de conduite digne d’éloge doit être imputé à ses parents. Au rebours d’autres géniteurs de champions, ils ne l’ont pas poussée à courir vers l’argent facile, et l’ont encouragée sur la voie des études.

Mais Missy Franklin, née en 1995, s’est toujours comportée d’une façon remarquable, avec dignité, sans affectation, et a refusé les voies de la facilité. Elle n’a pas cédé aux sirènes des grandes écuries de Floride et de Californie, et est restée attachée à l’entraîneur de ses débuts, à l’âge de cinq ans, Todd Schmitz, qui officiait dans un club de natation du Colorado et qui, surtout grâce aux résultats de celle dont il a fait la meilleure nageuse du monde, est entré dans l’équipe olympique US.    

QUAND CAMELIA POTEC ETAIT ATHLETE

Par Eric LAHMY

 

Camelia Potec, championne olympique du 200m en 2004, ensuite tournée vers des distances plus longues, 3e du 1500m des mondiaux de Rome en 2009 et a annoncé sa retraite en novembre dernier. Entraînée par Philippe Lucas depuis avril 2007. Son chant du cygne aux Jeux olympiques 2008, à Pékin, où elle manque le podium du 800m de 0’’08. Perrin est un coach légendaire. Major de sa promotion de l’INSEP, il a été le coach manager de la perche du Racing, dont les meilleurs éléments ont établi plusieurs records du monde et enlevé l’or et le bronze olympiques en 1984 à Los Angeles. Il est devenu le préparateur physique de Yannick Noah, de Guy Forget, puis de l’équipe de France de Coupe Davis, de Julie Halard, d’Amélie Mauresmo, de Mary Pierce, du Paris-Saint-Germain, entre autres, ans qu’un commentateur radio.

Perrin rencontre Philippe Lucas au Racing (Lagardère), tous les deux échangent des idées sur le sport. Pour Perrin, « les gens ont tort de voir en Lucas, malgré ses résultats, un gros primaire, c’est un homme qui a une connaissance très fine du sport. » L’estime doit être réciproque, car Lucas demande à Perrin d’ajouter du physique à Camelia Potec. Il aimerait qu’un travail proche de l’athlétisme tel que le préconise Perrin apporte des capacités explosives aux jambes, qu’elle pourrait intégrer dans ses départs, ses reprises de nage. « Ce que je lui faisais faire lui plaisait bien, se souvient Perrin. Elle n’était pas dépaysée, et je sentais qu’elle connaissait tout ça. » En une séance de trois quart d’heure à une heure par semaine, Potec effectue une gamme, « travail classique et aussi spécifique, de la vitesse, de la détente, des abdoms, des dorsaux. Je n’osais pas trop appuyer, car je prenais Potec vers 11 heures du matin, et je savais qu’elle s’était levée très tôt pour s’entraîner à six heures et qu’elle me paraissait parfois avoir déjà été assez secouée. Mas Lucas me rassurait, m’expliquait qu’elle tenait le coup. »

« A l’approche des Jeux de Londres, on a diminué. L’entraînement dans l’eau prenait le pas sur le reste. »

Perrin a aussi travaillé quelques séances avec Amaury Leveaux, qui l’a impressionné. « Ce garçon avait des qualités hors-normes ; en termes de détente, de qualité musculaire, je dirais que c’était un 6m en saut à la perche. On voyait que ce garçon avait derrière lui de l’entraînement physique assez poussé. »

Si Leveaux a bien tiré son épingle des Jeux de Londres, où il est médaillé d’or et d’argent avec les relais, Camelia Potec, en fin de course après douze ans de haut niveau, est restée loin des finales, sans parler des podiums. En novembre dernier, elle prenait sa retraite. Aujourd’hui, les moindres de ses faits et gestes semblent épiés en Roumanie, où récemment un bête accident de la circulation entre sa Mercedes et un scooter de livreur de pizzas qui refusait la priorité a été traité comme un événement majeur par la presse people !

L’ENDURANCE DU BEAU SEXE

Par Eric LAHMY

11 juin 2013

Le fait que quatre des six engagées femmes contre deux seulement sur dix engagés chez les hommes aient réussi à terminer aujourd’hui la course des 25 kilomètres des championnats de France de natation en eau libre, qui se sont tenus ce matin à Canet-en-Roussillon implique-t-il que les femmes seraient plus résistantes que les hommes ? Cette idée a parfois été défendue dans le passé par des techniciens des courses de longues distances sur route, comme dans la revue de course à pied Spiridon, de Noël Tamini. Des thèses « expliquaient » même cette supériorité supposée par le fait que la femme « est un athlète à ferment ». Référence était faite là à l’importance d’une activité élevée de ferments dans les fibres musculaires, dans l’endurance générale d’un athlète, à côté d’un cœur solide, de poumons vigoureux, d’une abondance d’hémoglobine dans le sang, d’un bon système endocrinien, d’un riche apport sanguin au niveau musculaire et d’un grand nombre de mitochondries dans les fibres musculaires. D’après ces auteurs, la femme était dotée d’une activité de ferments supérieure à celle des hommes, et que cela constituait un avantage sur les efforts longs.

Vrai ? Faux ? Toujours est-il que la comparaison des performances des femmes et des hommes sur des distances qui vont du sprint au grand fond n’avalisent pas clairement ces hypothèses. Le docteur Jean-Pierre Cervetti, médecin attaché au suivi médical des athlètes à la Fédération française de natation, reste prudent sur ce sujet :

« Je ne connais aucune étude qui étaye l’idée selon laquelle la femme est plus endurante que l’homme, plus adaptée à l’effort long, explique-t-il. Je crois qu’une quelconque supériorité de la femme en termes d’endurance est indémontrable. Il n’y a rien au plan énergétique, physiologique, qui puisse appuyer cette affirmation. En ce qui concerne la course de Canet-en-Roussillon, je crois que la cause des abandons a été due à une température assez basse de l’eau, de l’ordre de 17°. Les championnats ont d’ailleurs failli ne pas se dérouler pour cette raison. C’est peut-être pour cette raison que les femmes ont mieux tenu la distance, vu qu’elles disposent d’un pourcentage de graisse plus élevé que les hommes, et que cela pourrait constituer unavantage dans des conditions de température basse. »

Les concurrents ont-ils souffert d’hypothermie ? « Il aurait fallu pour le savoir prendre leur température à la sortie de l’eau. Ce qui est sûr, c’est que nager pendant près de six heures dans de l’eau à 17 ou 18° n’est pas une mince affaire, et d’ailleurs peut-être pas une très bonne idée. »

FORTES FEMMES ET MARATHON NAUTIQUE

Canet-en-Roussillon, 11 Juin 2013

C’est quoi, le sexe fort ? Il fallait assister, ce matin 11 juin aux championnats de France des 25km en eau libre, dans les eaux un peu trop fraiches pour la saison du port de Canet-en-Roussillon, pour réviser ses convictions en la matière et puiser de nouveaux éléments de réponse à cette intéressante question. Car si, sur les dix garçons qui s’étaient présentés au départ, huit abandonnaient en route, vaincus par le froid (eau à 17,6°) et la longueur de l’effort, qui représente le temps de deux marathons terrestres et demi, au bas mot, le pourcentage des filles  qui franchirent la ligne d’arrivée était de quatre sur six, soit deux tiers exactement. Il parait que le froid conserve, en l’occurrence, il a conservé les vainqueurs du passé. La Limougeaude Célia Barrot, qui avait gagné les titres nationaux en 2010, 2011 et 2012, est une nouvelle fois montée sur la plus haute marche du podium, dans le temps de 5 heures, 53 minutes, 6 secondes et 57 centièmes. Sa première dauphine est Caroline Jousse, de Bourges (5h58’46’’07), laquelle devançait Céline Philippe, du Plessis Savigny, 6h27’16’’03 et Liza d’Ambrosio, de Nice La Semeuse, 6h42’57’’95. Chez les garçons, Axel Raymond, de Plessis Savgny, s’est lui aussi succédé à lui-même, en 5h28’30’’49, avec treize minutes d’avance sur le second, le Sétois Bertrand Venturi, 5h41’27’’74, qui avait conquis le même métal un an plus tôt.

Un plongeur pour réveiller Montréal.

11 juin 2013

Montréal. –  Six jours après avoir annoncé qu’il abandonnait sa carrière de plongeur olympique, le Canadien Alexandre Despatie a rejoint l’équipe du show télévisé Breakfast Télévision de la chaîne anglophone City, qu’il co-animera désormais en compagnie de Joanna Vrakas. Quoique francophone, Despatie, 28 ans, qui fut à 13 ans, en 1998, le plus jeune médaillé (or du 10 mètres) des Jeux du Commonwealth, médaillé olympique en 2004 et 2008, triple champion du monde, officiera en anglais. Il a expliqué que cela ne lui posera aucun problème, ayant vécu toute sa carrière, depuis l’âge de huit ans dans des équipes canadiennes anglophones. Ne voulant pas se distinguer par un accent français et désireux d’être compris par ses équipiers, il avait pris soin précocement de bien travailler sa diction. L’émission démarrera le 26 août prochain. Le président du Comité Olympique Canadien, Marcel Aubut, l’a félicité, en insistant sur le rôle de modèle du plongeur, qui, jusqu’ici, n’avait présenté que des émissions en langue française, comme lors de la couverture des Jeux olympiques d’hiver de Vancouver, en 2010.

 

CAMILLE MUFFAT FAIT SES GAMMES

Comme l’an passé au meeting EDF de Paris, à l’approche des Jeux de Londres, Camille Muffat s’est essayé, à Monte-Carlo, ce week-end, et dans l’optique les Mondiaux de Barcelone, à tout autre chose qu’aligner simplement ses longueurs. Cette fois, elle a tenté de se lancer sur des cadences élevées. A l’arrivée, elle est devenue leader mondiale de l’année sur 400m, comme elle l’était déjà sur 200m !

Par Eric LAHMY

10 juin 2013

Sans rivale sur 200m et 400m, accrocheuse sur 100m où elle termine sur le podium aux côtés de vraies sprinteuses, Camille Muffat a bien marqué son territoire lors du meeting de Monte-Carlo, le week-end dernier. 54’’54 au 100m, 1’56’’ au 200m, 4’2’’84 au 400m, elle pourra aisément passer, comme aux Jeux de Londres, pour une favorite des Mondiaux de Barcelone sur la distance la plus longue et une candidate aux médailles sur 200m. Sur 400m, elle passe devant Bronte Barratt, l’Australienne, qui a été créditée, elle, de 4’3’’52 cette saison. Son 200m est également supérieur à celui de Bronte Barratt, 1’56’’05, et ne le cède que devant ses 1’55’’48 réussis aux championnats de France, à Rennes. Rappelons pour l’anecdote que ses 53’’51 sur 100m représentent toujours la 2e performance mondiale de l’année, derrière les 52’’83 de Cate Campbell.

A la différence de 2012, où elle s’était amusée, sur recommandation de son entraîneur, Fabrice Pellerin, à suivre un train assez lénifiant, puis de terminer très fort, autant sur 400m que sur 800m, Camille a appuyé d’entrée, étouffant toute velléité de la suivre. C’est ainsi, sur 200m, que chacune de ses longueurs a été effectuée en, respectivement, 27’’60, 29’’34 (56’’94), 29’’80 (1’26’’74) et 29’’29’’26 (1’56’’). On peut donc dire qu’elle part fort, qu’elle basse très légèrement l’allure dans la troisième longueur, et qu’elle termine un peu plus fort. Il y a dans un tel schéma quelque chose de la démonstration que fit Yannick Agnel aux Jeux olympiques de Londres, dans un contexte certes beaucoup moins relevé.

Sur 400m, le schéma est très proche. Elle explose la course, laissant les autres finalistes dans la position de suivantes attardées, en 27’’70. Puis chaque longueur est chronométrée 30’’45 (58’’15), 30’’76 (1’28’’91), 31’’12 (2’0’’03), 31’’12 (2’31’’15), 31’’18 (3’2’’33), 30’’72 (3’33’’05), (29’’79) 4’2’’84. Des variations de course extrêmement faibles, et une quasi parfaite égalité d’allure, en dehors de la première longueur intentionnellement « trop » rapide.

Dire que Muffat a fait des gammes nous parait convaincant. On sait que Pellerin aime bien épicer toute action, autant à l’entraînement qu’en compétition, d’intentions précises. Egalement sur 100m, Muffat est partie sur une cadence élevée (ou du moins sur celle que lui permet sa célérité de demi-fondeuse). Mais son passage en 26’’87 la laissait derrière la Suédoise Sarah Sjoestroem, en pleine forme et trop rapide pour elle, et ne lui permettait pas d’écœurer Britta Steffen, auteur du retour le plus rapide, 27’’17, après une première longueur en 26’’88.

OLIVIER ET ASPORD CONTRE LA MONTRE

Canet en Roussillon, 9 juin 2013

A Canet-enRoussillon, où se tiennent les championnats de France d’eau libre, Ophélie Aspord et Marc-Olivier Antoine ont remporté les courses sur 5km contre la montre (le seules ne donnant pas lieu à sélections pour les mondiaux de Barcelone, l’épreuve n’étant pas inscrite au programme). Olivier, sociétaire de Denain Porte du Hainault et entraîné à Rouen, s’est imposé en 54’52’’08 devant Vincent Fraysse (Versailles), 55’11’’46. Mardi se dérouleront les 25km.

Aspord, elle, fut la seule à battre l’heure sur la distance, en 59’’27’36, dans une eau légèrement plus fraiche (18°) que la veille.

STRAVIUS EN ROUE LIBRE

Monte-Carlo, 9 juin

Jeremy Stravius s’est promené en finale du 200m, devant deux Sud-Africains, Myles Brown et Chad Le Clos. Ce dernier a prs l’avantage dans le 100m papillon. Katinka Hosszu, elle, s’est distinguée en enlevant, dans l’après-mdi, 200m quatre nages et 200m papllon

 

200m

1. Jérémy STRAVIUS, AMIENS, 1:46.88 ; 2. Myles BROWN, RSA, 1:48.83 ; 3. Chad LE CLOS, RSA, 1:50.29 ; 4. Simon GUERIN, CN ANTIBES, 1:50.38 ; 5. David BRANDL, AUT, 1:50.50 ; 6. Marco BELOTTI, ITA, OLYMPIC NICE, 1:50.53 ; 7. Alex DI GIORGIO, ITA, 1:50.56.

200m dos :

1. Peter BERNEK, HUN, 1:57.77; 2. Eric RESS, CN ANTIBES, 2:0.95; 3. Benjamin STASIULIS, CN MARSEILLE, 2:2.62.

100m brasse

1. Viacheslav SINKEVICH, RUS, 1:1.25 ; 2. Kirill STRELNIKOV, RUS, 1:1.91 ; 3. Damir DUGONJIC, SLO, 1:1.98 ; 4. Marco KOCH, GER, 1:2.02 ; 5. Igor BORYSIK, UKR, 1:2.66 ; 6. Andrew WILLIS, GBR, 1:2.84.

100m papillon

1. Chad LE CLOS, RSA, 52.11 ; 2. Steffen DEIBLER, GER, 52.72 ; 3. Nikita KONOVALOV, RUS, 53.17 ; 4. Bence PULAI, HUN, 53.18 ; 5. Nikolay SKVORTSOV, RUS, 53.35 ; 6. Yuki KOBORI, JPN, 53.41; 7. Joseph ROEBUCK, GBR, 53.48; 8. Evgeny KOPTELOV, RUS, 53.58.

 

DAMES

100m

1. Britta STEFFEN, GER, 54.05;2. Sarah SJOESTROEM, SWE, 54.15 ; 3. Camille MUFFAT, OLYMPIC NICE, 54.54; 4. Charlotte BONNET, OLYMPIC NICE , 55.35 ; 5. Jianan YAO, CHN, 55.74 ; 6. Mariya BAKLAKOVA, RUS, 55.77 ; 7. Dorothea BRANDT, GER, 55.90 ; 8. Rozaliya NASRETDINOVA, RUS, 55.92.

100m dos

1. Simona BAUMRTOVA, CZE, 1:0.59 ; 2. Georgia DAVIES, GBR, 1:0.95; 3. Elizabeth SIMMONDS, GBR, 1:1.76; 4. Mariya GROMOVA, RUS, 1:1.82 ; 5. Daria USTINOVA, RUS, 1:1.93 ; 6. Polina LAPSHINA, RUS, 1:1.94.

200m brasse

1. Irina NOVIKOVA, RUS, 2:26.74; 2. Xiang LI, CHN, 2:29.23 ; 3. Anna BELOUSOVA, RUS, 2:30.53 ; 4. Jessica ERIKSSON, SWE, 2:32.65… 7. Fanny BABOU, CNS ST-ESTEVE, 2:36.23.

200m papillon

1. Katinka HOSSZU, HUN, 2:9.94; 2. Jemma LOWE, GBR, 2:11.05; 3. Martina VAN BERKEL, SUI, 2:12.22; 4. Anastasia GUZHENKOVA, RUS, 2:14.50; 5. Carla CASAJUS, ESP, 2:14.88.

200m4nages

1. Katinka HOSSZU, HUN, 2:11.52; 2. Evelyn VERRASZTO, HUN, 2:12.99; 3. Victoria ANDREEVA, RUS, 2:13.70; 4. Wenqing ZHANG, CHN, 2:13.87.