ATWOOD [Susan Jean « Sue »]

Natation. (Long Beach, Californie,
États-Unis, 5 juin 1953). États-Unis. L’une des meilleures spécialistes du monde de dos et de quatre nages, elle fut recordwoman du monde du 200 mètres dos en 2’21’’5 et dix-huit fois championne des USA entre 1969 et 1973, sur 100 et 200 mètres dos comme sur 400 mètres quatre nages, et sur les distances équivalentes en yards (petit bassin). Elle ramena quatre médailles d’argent et une de bronze des Jeux Panaméricains de 1971, l’argent du 200 mètres dos et le bronze du 100 mètres dos des Jeux Olympiques de Munich en 1972, à chaque fois derrière sa compatriote Melissa Belote, et, sur 100 mètres dos, Andrea Gyarmati.
Elle devint entraîneur à l’Université d’état de l’Ohio puis travailla dans les relations publiques de l’équipementier Arena.

ASMUTH [Paul]

Natation. (). USA. Sept fois champion du monde de la Fédération de natation de marathon, il débute et développe son talent en Floride, à l’école et dans les groupes d’âge de Fort Myers Swimming, puis rejoint les Universités d’Auburn (1975-76) et d’Arizona State (1978-79), parallèlement à des stages aux clubs de Mission Viejo (1976-77), des Bolles Sharks et de Santa Barbara. Il croise de ce fait le chemin de quelques-uns des coaches les plus fameux au monde : Ginny Duenkel, Gregg Troy, Eddie Reese, Ron Johnson, Mark Schubert, Larry Leibowitz, Charles « Red » Silvia. Il est l’un des premiers à utiliser dans les marathons les techniques de vitesse développées dans les bassins, mais aussi à utiliser l’aide informatique dans ses traversées et à commencer son raid en fonction du cycle des courants. Il devient l’homme à battre des années 1980. Il remporte à huit reprises les 23 miles (37 km) du tour de l’île, à Atlantic City, six fois les 27 miles (44km) de la traversée de Memphremagog, au Canada, trois fois la traversée du lac Saint-Jean à Roberval, au Québec, trois fois Capri-Naples (20 miles), quatre fois Les Quatorze Mille de Paspebiac. Il a battu le record de la traversée de la Manche, est le seul nageur à avoir effectué la traversée (31 miles) de Nantucket au Cap Cod et le premier à avoir nagé le tour de l’île de Manhattan, 28 miles, en moins de sept heures.

ARUSOO [Thomas]

Natation. (Suède, 22 juillet 1948-).
Canada. Nageur devenu entraîneur et homme d’affaires, il fut 2e (derrière
Mark Spitz) du 200 mètres papillon des Jeux Panaméricains de Winnipeg, en 1967,
champion du 200 mètres et 2e du 100 mètres papillon des Jeux du
Commonwealth d’Edimbourg, en 1970 ; il entraîna l’équipe canadienne en
1975 et plusieurs clubs : CAMO Montréal (77-78), St Johns Nfld. Aquarama
(78-80), Montréal POM (80-81), Uof Montréal Champion SC (1982-1997) avant
d’entrer dans les affaires, puis de reprendre un club en 2007 le Liquid Lightning,
dans le Michigan, où il avat étudé à l’Université d’Etat.

ARNOULD [Isabelle]

Natation. (Liège, 6 décembre 1970-).
Belgique. Nageuse de demi-fond (200m au 800m), étudiante en Caroline du Sud. 2e
du 800m des Championnats d’Europe juniors en 1985. Elle enleva deux médailles,
d’argent sur 1500m, de bronze sur 400m, aux Universiades de Buffalo, en 1993.

ARMSTRONG [Duncan John D’Arcy]

Natation. (Rockhampton, Queensland, 7 avril 1968-). Australie. Aux Jeux de Séoul, en 1988, en grande forme, Duncan Armstrong, un élève de Laurie Lawrence à Brisbane, surprit les observateurs en enlevant le 200 mètres (devant le favori allemand, Michael Gross, et ses outsiders, l’Américain Matt Biondi et le Polonais Wojdat, ce dernier étant alors recordman du monde du 400 mètres). Duncan enleva en outre, derrière Dassler, l’argent du 400 mètres, où les trois premiers battirent l’ancien record du monde. Il montra son potentiel en 1986, avec, outre sur quatre fois 200 mètres, une victoire spectaculaire dans le 400 mètres des Jeux du Commonwealth, grâce à un finish sensationnel, dans lequel il reprit sept mètres à Kevin Boyd dans les 125 derniers mètres. Il aurait pu remporter le 200 mètres, (dont il était le champion national) si les entraîneurs n’avaient préféré qu’il se repose). Il se prépara désormais pour les Jeux olympiques, une blessure à une épaule et une autre à une jambe ne l’empêchant pas de s’entraîner, et devenant des opportunités pour entraîner l’autre partie du corps. Il s’était présenté sur 200 mètres aux Jeux olympiques avec seulement la 46e performance mondiale. Bien placé, troisième, au dernier virage, il passa Holmertz et, dans les cinq derniers mètres, Biondi, pour enlever le titre, améliorant à l’occasion le record du monde de Michael Gross en 1’47’’25. Après un départ prudent dans le 400 mètres olympique, encore 7e aux 300 mètres, il termina en boulet de canon, échouant d’un rien pour l’or qui revint à l’Allemand de l’Est Dassler. Favori des Jeux du Commonwealth d’Auckland, en 1990, une fièvre glandulaire le contraignit à déclarer forfait. Il se présenta aux Jeux de Barcelone, en 1992, mais la forme n’y était plus. Il prit sa retraite. Il annonça son retour en 1998, dans l’espoir d’entrer dans le relais quatre fois 200 mètres australien, mais se retira définitivement deux mois plus tard. Il est devenu conférencier et commentateur des courses de natation à la télévision.

ARMBRUSTER [David]

Natation. (). Head coach de natation de l’Université d’Iowa pendant quarante-deux ans (1916-1958). Uninnovateur, il appartint pendant deux décennies à l’Advisory Committee et au Rules Committee de la NCAA, et fut élu président du College Swim Coaches of America. L’un de ses élèves à Iowa fut James « Doc » Counsilman. Inspiré lui-même par Charles H. Mac Coy, professeur à Iowa et l’un des ténors des sciences de l’exercice dont la spécialité était l’analyse du mouvement. Dès 1928, Armbruster, comme les Japonais, qui utilisaient la photographie sous-marine pour étudier les nageurs, filmait les mouvements de ses nageurs. Ayant remarqué un de ses sprinteurs, Jack Sieg, qui, dans l’eau, se posait sur le côté et avançait en imitant le mouvement ondulant des poissons, il eut l’idée de demander à Sieg d’effectuer ce mouvement en se tenant sur le ventre et de greffer cette action des jambes, dite d’abord « en queue de poisson » à un mouvement simultané des bras. C’était le « dauphn » du papillon actuel.

ARÈNE [Julien]

Natation. (Nantua, 13 avril 1919-21
octobre 1998). France. Il ne fut jamais champion de France mais effectua le
parcours en papillon du relais français recordman du monde du 4 fois 100 mètres
quatre nages avec Violas, Dumesnil, éminente.
Devenu médecin, marié à Josette Delmas, ils eurent deux filles, Véronique et Isabelle, qui furent respectivement, l’une championne de France du
100m brasse en 1969, l’autre championne de France de plongeon à quatorze
reprises, et leur petit-fils Alexis Coquet champion de haut vol.

ARÈNE-DELMAS [Josette]

Natation. (Bruxelles, 13 août 1924-). France. Recordwoman du monde du 4 fois 100 mètres quatre nages en 1954 à Marseille avec Lusien, André et Derommelaere, elle participa aux Jeux olympiques de Londres et en 1948 et d’Helsinki en 1952. Entraînée par son père, André Delmas, puis à partir de 1945 par Julien Arène, son mari, « j’ai appris à nager dès l’âge de 4 ans grâce à mon père en Bretagne où nous passions nos vacances, » raconte-t-elle. « En 1938, à l’âge de 13 ans et demi, mon père avait loué une maison à Talloires où il m’entraînait à la natation. J’ai commencé à suivre à la nage sa barque dans la baie de Talloires, puis nous sommes allés jusqu’à la Tour d’Oingt. Devant mes facilités, il m’inscrit, sans me demander mon avis, à la traversée du lac d’Annecy qui se tenait au même moment. » Le parcours de cette compétition allait de Veyrier-du-Lac à la piscine d’Annecy, soit une distance de 3,2 km. « Je suis partie en crawl pendant 100 mètres, puis je suis passé au papillon. Au final, je suis arrivée première avec 150 mètres d’avance sur la deuxième, une nageuse suisse. »
La même année, elle est admise au Club des Nageurs de Lyon, quai Pêcherie. « J’étais alors la seule femme. Auparavant, seulement deux autres filles avaient été membres de ce club ! Et elles ont été, elles aussi, championnes de France juste avant moi » précise-t-elle. « En 1948, je bats le record de France de Renée Blondeau qui avait participé aux J.O. de Berlin en 1936. » En 1949, la famille Arène migrant à Paris, elle entre alors au club des Mouettes où son père, André, l’entraîne. En tout et pour tout, elle fut dix fois championne de France (d’été) : du 100 mètres (en 1943, 45, 46, 47, 48, 49, 50 et 54), du 400 mètres (en 1946 et 1947), et battit cinq records nationaux.

ARAI [Shigeo]

Natation. (Shizuoka, 8 août 1916-Myanmar, 19 juillet 1944). Japon. 3e du 100m des Jeux de 1936, en 58’’, derrière Ferenc Csik et Masanori Yusa, champion olympique du 4 fois 200m. Quoique le bronze lui fut octroyé, des évidences photographiques semblent montrer qu’il n’aurait pas dû monter sur le podium. Associé aux deux autres finalistes japonais du 100 mètres, Yusa et Masaharu Taguchi ainsi qu’à Shigeo Shugiura, il contribua à la victoire du relais quatre fois 200 mètres avec un record du monde, 8’51’’5, avec 11’’5 d’avance sur leurs suivants américains. La situation politique fit qu’Arai ne se produisit plus hors du Japon. Il fut, trois fois, champion national sur 100m, et quatre fois sur 200m. Contraint de s’enrôler dans l’armée du fait de la guerre, il fut tué dans les combats en Birmanie.