Mission H20, piscines harmonieuses

18 juillet 2013

Par Eric Lahmy

Deux anciens entraîneurs de natation à succès, Stéphane Bardoux (Racing Club de France) et Olivier Leroy (CNO Saint-Germain-en-Laye), ont créé voici huit ans un bureau d’études, Mission H2O, posé à Malakoff, dans la proche banlieue parisienne. Et développé une conception nouvelle des piscines, moins chères et mieux adaptées à leur environnement et à leur clientèle.

 

Raconter Mission H2O, pourrait se faire sous l’angle d’une double reconversion. Celle de deux entraîneurs, l’un, Stéphane Bardoux, du Racing, l’autre, Olivier Leroy, de Saint-Germain-en-Laye. Entraîneur de natation, plus qu’un métier, c’est une passion. Eux se rencontrent au bord des bassins, échangent des idées, se trouvent des affinités.  « Nous voulions écrire un livre sur la natation, le Leroy Bardoux, » s’amusent-ils. Il ne sera sans doute jamais écrit. Bardoux, qui a entraîné entre autres Stephan Caron à la fin de sa carrière et le sprinteur algérien Salim Iles, double finaliste olympique en 2004, est ‘’remercié’’ par le Racing. A la même époque, Leroy croit avoir perdu la flamme. Mais il a une idée, germée du temps où il était à son poste de directeur de piscine à Maurepas. « On voyait s’accumuler des problèmes liés à une gestion inefficace ; tous les utilisateurs arrivaient à 17 heures et c’était ingérable. Les piscines neuves ne donnaient pas complètement satisfaction non plus. Leur coût à la construction était élevé, les déficits également, et on voyait trop de gens mécontents. On a alors pensé à lancer une société qui aiderait à la gestion des piscines collectives. »

Pour les deux associés, on ne peut bien gérer une piscine mal conçue. Il faut donc réaliser, et c’est le début de leur réflexion, un établissement de bains de manière qu’il puisse éviter ce fameux goulet d’étranglement de 17 heures.

En 2005, Mission H2O voit le jour. Ce sera une entreprise d’aide à la gestion et au fonctionnement des piscines. Les entraîneurs que Leroy et Bardoux ont été n’ignorent pas que de plus en plus de piscines voient leur gestion attribuées à des sociétés privées. « Or une délégation de service public, c’est une catastrophe pour les clubs, » affirment-ils.

Malgré ses ambitions, ses désirs d’apporter sa pierre à l’édifice commun, Mission H2O est un petit peu seule. La FFN, sollicitée, reste muette. Bardoux et Leroy répondent à des appels d’offre de marchés publics. Puis vont à la rencontre des élus, leur proposent leur aide. Tel maire souhaite qu’une piscine dote sa commune. Mais que sait-il de ce qu’il peut en attendre ? Pourra-t-il seulement définir les besoins de sa population et des alentours ? « Quelle est la part des jeunes, des gens âgés, des retraités, des scolaires ? Y a-t-il ou non d’autres piscines dans un périmètre assez proche, qui vont jouer un rôle dans son taux de fréquentation par un effet de concurrence ? Veut-il y inclure des activités de bien-être, hammam, jacuzzi ? Quelquefois, on essaie de le diriger vers des bons choix : tel maire nous dit qu’il ne veut pas de water-polo, on lui rappelle qu’une piscine a une durée de vie de 40 ans, et que, pour 20 cm de profondeur de moins, il prive les générations prochaines de ses concitoyens de quelque chose. » A un édile plein de bonne volonté, mais qui pourra décider de façon impulsive (et donc le regretter ensuite amèrement), Mission H20 s’efforce de proposer, à partir d’une analyse fouillée d’un nombre élevé de paramètres, des choix rationnels, et de s’assurer de la pérennité et de la faisabilité du projet.

Au départ, « on débarquait, il nous a fallu apprendre, » racontent-ils. Une étude, effectuée par la Lyonnaise des Eaux, sur le parc des piscines en France, leur permet de saisir les problèmes dans leur ensemble. « On a surtout rencontré Menighetti Programmation, une société pluridisciplinaire d’assistance à la maîtrise d’ouvrage. Ils fabriquaient des piscines, des stades, des cinémathèques, des écoles, tout. Ils assuraient aussi le plan directeur de programmes de constructions. Bref, Menighetti avait une fonction d’urbaniste, il nous a appris à harmoniser un équipement. On a travaillé avec lui depuis 2006 et jusqu’en 2008, quand la société a été vendue. »

« On a oublié nos passés, ajoutent-ils. Pas de nostalgie, de cafard, de regrets. Nous nous sommes retrouvé à l’aise dans nos fonctions. Notre discours a séduit, on a rencontré des élus, des architectes, tout un monde de gens très intéressants, différents de ceux qui faisaient notre environnement pendant nos carrières d’hommes de bassins. » Définir une piscine en essayant de coller le plus exactement à ses utilisateurs est une chose apparemment nouvelle. Quand ils rencontrent des architectes, les échanges sont fructueux pour les deux parties. Les bâtisseurs découvrent parfois des aspects qu’ils ignoraient des besoins de leurs utilisateurs. Une piscine collective a trop souvent été, pour ses concepteurs, un monument posé sur l’herbe pour faire joli. Autant dans sa position dans le décor urbain que dans son aménagement interne, elle répond pourtant avant tout à une logique d’utilisation et de confort. Les piscines ont beaucoup évolué. Le chauffage, le bâti, l’architecture intérieure. On peut échapper de nos jours à bien des nuisances supposées incontournables, dans le passé, comme les odeurs de chlore, le côté chambre à échos où le moindre cri d’enfant est répercuté et amplifié, etc. C’est en cela que la piscine est un équipement en pleine mutation. De leur côté, les missionnaires d’H2O en apprennnant un rayon sur la conception et la construction, les contraintes et les possibilités de ces monuments dont ils ne faisaient qu’arpenter des plages…

« La piscine est une grosse problématique, résument Bardoux-Leroy. Et nous nous occupons de tout. Aidons à choisir la piscine qui convient. Recrutons l’architecte. Suivons les études. Recherchons les entreprises. Assurons le suivi de la construction. Assurons la mise en phase des différents corps de métier, le recrutement et la formation du personnel. Nous disons que nous représentons le 360° de la piscine. »

Parmi les réalisations d’H20, la piscine de l’INSEP (qui a reçu le label haute qualité environnementale). Et celle de Soissons. « Mais nous sommes également fiers de la piscine à 2,5M€de Bapaume, dont le bas prix les a convaincus alors qu’ils n’osaient pas se lancer dans la construction d’une piscine, de celle de Chateaurenard, de celle de Douai, qui pourra  accueillir les championnats d’Europe de water-polo, ou encore celle d’Antony, avec ses huit couloirs  et sa fosse à plongée, ou encore de la réhabilitation de la piscine de Brignoles. »

« On compte plus de deux cents missions à notre actif. On construira 40 piscines d’ici 2014. »

MISSION H2O 13, rue Victor Hugo – 92240 MALAKOFF – Tél. 01 49 12 87 65 – Fax : 01 49 12 56 17

BAUMANN [Alexandre Sasha « Alex »]

Natation.(Prague, Tchécoslovaquie, 21 avril 1964-). Canada. En 1968, les Baumann visitent la Nouvelle-Zélande quand les chars russes envahissent la Tchécoslovaquie. Les Baumann s’installeront au Canada, à Sudbury, dans l’Ontario, où Alexandre se lance dans la natation. Au gré des déplacements de ses parents, Alexandre nage à Paris, au Stade français, et remporte les critériums de France. De retour au Canada, en 1979, à quinze ans, il enlève aux Jeux panaméricains de San Juan de Porto Rico la médaille de bronze du 400m 4 nages. Il ne peut se présenter aux Jeux de Moscou, en 1980, que le Canada boycotte. Il réussit le doublé 200 et 400m 4 nages aux Jeux du Commonwealth 1982, année où il fait l’impasse sur les championnats du monde, et il l’emporte encore sur ces deux distances aux Jeux olympiques de Los Angeles en 1984. Au 400m quatre nages olympiques, il construit sa victoire dans le parcours en brasse, qu’il effectue en 1’13’’36 contre 1’16’’30 à Prado et 1’17’’39 à Vassallo. A l’arrivée, son temps, 4’17’’41, est un nouveau record du monde. Sur 200 mètres quatre nages aussi, il domine outrageusement, et finit en 2’1’’42, record du monde, loin devant Morales. Aux championnats du monde 1986, à Madrid, il est 2e du 200 et 3e du 400m 4 nages derrière Darnyi et Yarochuk. Non sans un incident : il est disqualifié en séries pour avoir touché en brasse d’une main, mais est reclassé vingt minutes plus tard, au grand scandale des Britanniques dont l’étoile, Moorhouse, n’a pas été repêché la veille sur 100 mètres brasse Au cours de sa carrière, il établit six records du monde, bat 32 records canadiens et enlève 34 titres nationaux. Il triomphe d’un cancer en 1999. Il s’intéresse au développement de la natation en Australie. Il devient directeur de « Own the podium », au Canada, jusqu’à sa démission en 2011, en raison du retour de son cancer.

BAUER [Sybil Laurina]

Natation. (Chicago, 18 septembre 1903-Chicago, 31 janvier 1927). États-Unis. Née de parents norvégiens qui vivaient à Chicago. La première grande nageuse de dos de l’histoire, elle enleva le titre du 100 dos des Jeux de Paris, en 1924, avec 4’’2 d’avance. Elle révolutionna les records du monde de dos, améliorant celui du 100 mètres de 12’’6 en l’espace de cinq mois. Elle l’amena à 1’22’’4 avant les Jeux, mais réussit une performance encore plus impressionnante aux sélections US, avec 1’22’’6 en bassin olympique. En finale, à Paris, sa course eut l’apparence d’une promenade en 1’23’’2, loin devant Phyllis Harding (GB) 1’27’’4. Sybil établit en tout vingt trois records mondiaux et collectionna, à partir de 1921, onze titres de championne des USA dont six consécutifs sur 100 yards dos. Son plus grand exploit fut sans doute, en 1922, aux Bermudes, de nager un 440 yards dos, en 6’24’’8, quatre secondes plus vite que le record du monde masculin détenu par « Stubby » Kruger. Le record ne put être homologué. Écolière, elle avait débuté à l’Illinois Athletic Club qu’entraînait William Bachrach. Elle nagea ensuite pour la Northwestern University. Brillante, décidée, excellente joueuse de basket-ball et de hockey, engagée dans le combat pour l’entrée du sport féminin à l’Université, elle détenait tous les titres et les records existants quand elle mourut, à 23 ans, victime d’un cancer intestinal foudroyant, après 92 jours de souffrances. Elle était alors fiancée à Ed Sullivan, alors un jeune écrivain sportif, son mariage était prévu au mois de juin. Étrangement, sa mort renforça à l’époque la position des adversaires du sport de compétition féminin.

BATTISTELLI [Stefano « Bibi »]

Natation. (Rome, 6 mars 1970-). Italie. Champion d’Europe 1989, sur 200m dos et 4 fois 200m, 3e du 400m quatre nage ; 2e du 1500m des mondiaux 1986 (devant son idole, Salnikov), 2e du 200m dos et 3e du 400m 4 nages des mondiaux 1991 (Perth). 3e du 400m 4 nages aux Jeux de Séoul (1988), et 3e du 200m dos des Jeux de Barcelone (1992) derrière Lopez-Zubero et Selkov, c’est un nageur de gabarit modeste, 61kg pour 1,74m, célèbre pour sa détermination et sa ténacité, au talent éclectique, recordman italien sur 100m et 200m dos, 1500m libre et 400m quatre nages. Il a entrepris une carrière politique tout en encadrant l’équipe junior de natation italienne.

BATTERSBY [Thomas]

Natation. (Platt Bridge, Greater Manchester, 18 novembre 1887-Sydney, Australie, 3 septembre 1974). Grande-Bretagne. Aux Jeux olympiques de 1908, en finale du 1500 mètres, Battersby mène l’essentiel de la course, se fait déborder dans le dernier 100 mètres par Henry Taylor qui gagne le titre en 22’48’’4 contre 22’51’’2. Mais si Taylor stoppe son effort, Battersby, lui, continue de nager, ayant prévenu les officiels qu’il profiterait de cette finale pour s’attaquer au record du monde du mile (1609 mètres). Il réussit : son temps, 24’33’’, améliore le record du monde du mile de 9’’4. On ne saura jamais si Battersby aurait battu Taylor, s’il avait choisi de le contrer plutôt que de continuer de nager à son rythme, quand Taylor, l’ayant rejoint, lança son sprint. [En 1912, le Canadien George Hodgson imitera Battersby.] Outre l’argent du 1500 mètres, Battersby enlèvera le bronze avec le relais 4 fois 200 mètres en 1912.

BATHE [Walter]

Natation. (Probsthain, Schleisen, aujourd’hui Proboszczow, Dolnoslaskie, en Pologne, 1er décembre 1892-Casenico, Italie, 21 septembre 1959). Allemagne. Champion olympique à dix-neuf ans des 200 mètres et 400 mètres brasse aux Jeux de Stockholm en 1912, en 3’1’’8 et 6’29’’6. Sociétaire de l’ASV Breslau, Sur 200m, il mène une razzia allemande (les quatre premières places), devançant Wilhelm Lutzow, de l’Hellas Magdeburg, 3’5’’, et Kurt Malisch, un équipier de Breslau, 3’8’’. Il contrôle le 400 mètres brasse, passant vite à mi-course, en 3’3’’, et finissant avec plus de six secondes d’avance sur le Suédois Thör Henning, du Neptune de Stockholm, qui a touché en demi-finale dans le même temps que lui, en 6’32’’, mais ne peut faire mieux que 6’35’’6 en finale. Bathe a commencé de nager pour des raisons de santé, et redresser son thorax enfoncé. En 1910, il porte le record du monde du 100m brasse à 1’18’’4, puis à 1’17’’5. Il nagera jusqu’en 1930, remportant 6 titres allemands, et près de 300 trophées. Devenu pharmacien, à Breslau, puis à Augsbourg, il souffre d’une thrombose cérébrale, alors qu’il nage dans l’Adriatique et décède deux jours plus tard.

Dencausse le dynamiteur et d’Oriano l’attentiste

17 juillet 2013

Utrecht, Festival Olympique de la Jeunesse Européenne

A Utrecht, aux Pays-Bas, les cadets (garçons nés en 1997 et 1998) et cadettes (filles nées en 1999 et 2000) européens en sont à leur deuxième journée. L’Allemagne, Israël, la Suède, la Grande-Bretagne, la Russie, la Hongrie et l’Espagne enlèvent des titres. Israël mise à part, il s’agit des nations qui, à la Pologne près, se sont placées aux championnats d’Europe juniors de Poznan, du 10 au 14 du mois. La valeur de ces natations semble ainsi se décliner dans toutes les catégories d’âge. Le constat n’est pas encourageant pour la France, qui, en l’espace de trois ans, a perdu ses positions chèrement acquises dans le passé chez les jeunes. Au plan des individualités, Jean Dencausse, après des séries et des demi-finales prometteuses, est passé comme une bombe aux cinquante mètres, devant l’ogre de la catégorie, Chupkov soi-même. Tous les autres étaient à plus d’un mètre. Puis il a connu un gros coup de fatigue. Résultat : 29’’43 à l’aller, 35’’35 a retour ! Un ‘’accident’’ sans doute, qui n’ôte rien au potentiel de ce dynamiteur. Chupkov perdit son titre pour l’avoir suivi. Intéressant aussi, le comportement de Nicolas D’Oriano, meilleur qualifié sur 400m, et très compétitif en finale où il a terminé 4e. Septième encore aux 300 mètres, il passa le Belge Thomas Thys avant le dernier virage et revint plus fort que tout son monde, en 28’’28, mais en partant d’un peu trop loin. Entre l’explosif Dencausse et le calculateur D’Oriano, l’équipe de France dispose de deux éléments qu’on aimerait voir évoluer, chacun dans son style…

GARCONS.- 50 mètres.- 1. Marek ULRICH (97) Allemagne, 23’’23 ; 2. Arseniy BADAMSHIN (97) Russie, 23’’43; 3. Alessandro BORI (97) Italie, 23’’53. (Demi-finales : Morozov, Russie, 23’’38).

200 mètres: 1. Hendrik ULRICH (97) Allemagne, 1’51’’29; 2. Ernest MAKSUMOV (97) Russie, 1’52’’93 ; 3. Marc VIVAS EGEA (97) Espagne, 1’52’’96 ; … 7. Thomas THIJS (97) Belgique, 1’53’’87 ; 8. Jean-Baptiste ABILY (97), France, 1’55’’37 (en séries, 1’54’’95).

400 mètres.- 1. Marc HINNAWI (97) Israël, 3’57’’73 ; 2. Ernest MAKSUMOV (97) Russie, 3’58’’44; 3. Guillem PUJOL BELMONTE (97) Espagne, 3’58’’53; 4. Nicolas D’ORIANO (97) France, 3’58’’75 ; 7. Thomas THIJS (97) Belgique,  4’0’’92.

200 mètres dos.- 1. Petter FREDRIKSSON (97) Suède, 2’4’’49; 2. Dominik VARGA (97) Hongrie, 2’5’’01; 3. Ziv KALONTAROV (97) Israël, 2’5’’78.

100 mètres brasse.- 1. Charlie ATTWOOD (97), Grande-Bretagne, 1’3’’19; 2. Anton CHUPKOV (97) Russie, 1’3’’26 (en demi-finales, 1’2’’57); 3. Nikola OBROVAC (98) Croatie, 1’3’’86. 6. Jean DENCAUSSE (97) France, 1’4’’78 (en séries, 1’3’’66 ; en demi-finales, 1’3’’46) ; 5. Basten CAERTS (97) Belgique, 1’5’’12.

100 mètres papillon.- 1. Matteo MASIERO (97) Italie, 55’’37 ; 2. Johannes TESCH (97) Allemagne, 55’’53;  3. Alberto LOZANO MATEOS (98) Espagne, 55.54; 8. Alexis BORISAVLJEVIC (97) Belgique, 56’’90.

400 mètres 4 nages.- 1. Igor BALYBERDIN (97) Russie, 4’24’’82; 2. Duncan SCOTT (97), Grande Bretagne 4’26’’28; 3. Joan CASANOVAS SKOUBO (97) Espagne, 4’26’’63; 8. Theo BERRY (97) France, 4’40’’13 (en séries, 4’35’’01).

4×100 mètres.-1. Russie, 3’27’’28 BADAMSHIN, 52’’41; SHOPIN, 51’’86; STEPANOV, 51’’49, MAKSUMOV, 51’’52); 2. Allemagne, 3’27’’90; 3. Grande-Bretagne, 3’27’’98; 6. Belgique, 3’30’’13 (BORISAVLJEVIC, 52’’47, VANGOETSENHOVEN, 52’’74, THIJS, 52’’12, TRAP 52’’80) ; 7. France 3’31’’93 (Julien PINON, 53’’74, Geoffrey RENARD, 53’’34, Jean-Baptiste ABILY, 51’’60, Guillaume GARZOTTO, 53’’25).

FILLES.- 100 mètres.- 1. Arina OPENYSHEVA (99) Russie, 55’’81 ; 2. Marrit STEENBERGEN (2000) Pays-Bas, 57’’81; 3. Marta CANO MINARRO (2000) Espagne, 57’’82.

800 mètres.- 1. Arina OPENYSHEVA (99) Russie, 8’49’’88; 2. Holly HIBBOTT (99) Grande-Bretagne, 8’50’’01; 3. Sveva SCHIAZZANO (99), Italie; 8’58’’48;… 7. Lea MARCHAL (99) France, 9’6’’70.

100 mètres dos.-1. Dalma MATYASOVSZKY (99) Hongrie, 1’2’’60; 2. Iris TJONK (2000) Pays-Bas, 1’2’’76; 3. Maryna KOLESNYKOVA (2000) Ukraine, 1’2’’93 (en demi-finale, 1’2’’72). En séries, Alexane Cormier, France, 1’6’’95, et 1’6’’60 en demi-finales.

200 mètres brasse.- 1. Abbie WOOD (99) Grande-Bretagne, 2’32’’87 ; 2. Tetiana KUDAKO (2000) Ukraine, 2’33’’35; 3. Beste SAMANCI (2000) Turquie, 2’33’’55.

200 mètres papillon.- 1. Carmen BALBUENA HEREDIA (99) Espagne, 2’15’’98 ; 2. Laura STEPHENS 1999 Grande-Bretagne, 2’17’’24 ; 3. Marina LUPERI (99) Italie, 2’17’’27.

200 mètres 4 nages.- 1. Greta SZILVASI (99) Hongrie, 2’19’’32; 2. Abbie WOOD (99) Grande-Bretagne, 2’19’’46; 3. Rosa Maria MAESO VALDES (99) Espagne, 2’19’’86.

400 Mètres 4 nages.- 1. Abbie WOOD (99) Grande-Bretagne, 4’51’’53; 2. Diana SHELUDCHENKO (99) Russie, 4’56’’23; 3. Dora SZTANKOVICS (99) Hongrie, 4’59’’73.

4×100 mètres.- 1. Russie, 3’51’’30 (SHIBAROVA, 58’’29, EGOROVA, 57’’72, CHESNOKOVA, 59’’01, OPENYSHEVA, 56’’28; 2. Allemagne, 3’52’’95; 3. Grande-Bretagne, 3’53’’74.

Romain Béraud en argent à Kazan

17 juillet 2013

Kazan, Russie, Universiades d’été

Les courses de natation des Universiades de Kazan se sont bien terminées pour les Français ; après la médaille d’argent hier, d’Anna Santamans, sur l’épreuve la plus courte, celle des 50 mètres nage libre dames, Romain Béraud a tâté du même métal dans l’épreuve la plus longue, les 10 kilomètres, sur le parcours tracé dans les eaux on ne peut moins « vives » du Centre d’aviron (selon la saine tradition inaugurée en 2005 par la FINA sur le site d’aviron des Jeux olympiques de Montréal, et continuée aux Jeux olympiques de Pékin, en 2008). Creusé sur les berges du lac Kaban, il accueillera les courses de marathon des championnats du monde de natation 2015.

Kazan signifiant « chaudron » en russe, et Kaban voulant dire « sanglier », la seule évocation du décor rappelait furieusement une aventure d’Astérix. Notre Gaulois a terminé second (1h56’14’’4) des 10 kilomètres messieurs en eau libre à l’issue d’une course à trois, peut-être parce que se prénommant Romain, ce qui est un handicap dans les aventures d’Astérix, derrière un Obélix italien, Matteo Furlan, 1,94m, 80kg, vainqueur en 1h56’12’’4 sans doute parce qu’il était tombé dans la marmite ! L’Allemand Andreas Waschburger finissait troisième en 1h56’16’’3. Charlie Cuignet, deuxième Français, quatrième à 21’’4 du vainqueur. Béraud, 25 ans le 13 août prochain, qui nage à Sarcelles (entraîneur Gwen Bordais), a gagné cet hiver deux étapes sud américaines de Coupe du monde de marathon, à Santos, Brésil, et à Viedma, Argentine, et on le considère comme étant plus à l’aise dans les eaux chaudes.

L’épreuve féminine est revenue à l’Américaine Ashley Twichell, une « génération spontanée » en eau libre, qualifiée pour les mondiaux 2011 de Shanghai après sa deuxième incursion en-dehors des piscines. Aujourd’hui entraînée par Bill Rose à Mission Viejo, elle a fini détachée, en 2h5’0’’9, devant un quatuor se disputant chaudement les places d’honneur, Aurora Ponselli, Italie, 2e, 2h5’31’’9, Carla Sitic, Croatie, 3e, 2h5’32’’1, Emily Brunemann, USA, 4e, 2h5’32’’8, Jessica Walker, Australie, 2h5’34’’4.

L’annonce d’un déclin français ?

17 juillet

par Eric LAHMY

Les championnats d’Europe juniors, qui se sont tenus du 10 au 14 juillet à Poznan, en Pologne, ont vu un triomphe des équipes russes. Il y a deux ans, elles étaient encore devancées par le Royaume-Uni, l’Italie, l’Allemagne et la France. En 2010, elles comptaient sur un nageur de brasse, Lobanov, pour exister. L’an passé, elles sont passées en force : quatre des six relais, 12 titres sur 40. A Poznan, les Russes ont accru de façon spectaculaire leur emprise sur la natation européenne.

Parallèlement, en sens inverse, l’équipe de France des jeunes a rejoint le bas du tableau. Demain, la « troisième natation du monde » (slogan d’après les Jeux olympiques de Londres) promet d’être la 12e en Europe. En termes de médailles, elle ne pèse guère plus que le Grand Duché de Luxembourg. Dans les classements qui suivent, qui tiennent compte des finalistes, on verra qu’elle n’appartient pas au groupe des grandes natations, Russie, Allemagne, Grande-Bretagne, Italie, Hongrie, Ukraine, et qu’elle se fait passer par la Pologne l’Espagne, la Lituanie, la République Tchèque. Marie Wattel enlève, seule, une médaille de bronze, comme Camille Gheorghiu en 2012…

Le classement masculin établi sur les huit premières places (1pt à la 8e, 2pts à la 7e, etc., 9pts à la première), est le suivant.

1. Russie, 167pts ; 2. Grande-Bretagne, 88pts ; 3. Pologne, 81pts ; 4. Allemagne, 69pts ; 5. Italie, 52pts ; 6. Lituanie, 35pts ; 7. Espagne, 33pts ; 8. Hongrie, 30pts ; 9. Suède, 28pts ; 10. République Tchèque, 26pts ; 11. Danemark, 25pts ; 12. FRANCE, 21PTS ; 13. Grèce, 16pts ; 14. Pays-Bas, 13pts ; 15. Autriche, 12pts ; 16. Ukraine, 11pts ; 17. Estonie et Slovénie, 7pts ; 19. Portugal, 6pts ; 20. Belgique et Norvège, 3pts ; 22. Israël et Suisse, 2pts ; 24. Biélorussie, Serbie et Turquie, 1pt.

La Russie enlève la moitié des titres, 10 sur 20, mais un seul relais. Les Polonais sont les vainqueurs, à Poznan, c’est peut-être ça, l’avantage du terrain. Ils enlèvent deux titres, comme les Tchèques, contre 3 aux Britanniques. Un titre pour le Danemark, la Suède, la Lituanie. Pas une victoire pour l’Allemagne et l’Italie, qui s’en sortent bien collectivement. L’équipe de France est l’une des plus faibles de ces dernières années : zéro médaille, sept finales. Pourtant elle fait un petit peu mieux que ce qui lui était promis sur le papier.

Passons au classement féminin, établi, selon les mêmes principes, sur les huit premières places.

1 Allemagne, 137pts; 2. Russie, 125pts; 3. Italie, 73pts; 4. Hongrie, Grande-Bretagne, 66pts; 6. Espagne, 51pts; 7. Ukraine, 40pts; 8. Slovénie, 33pts; 9. Lituanie, 26pts; 10. Pologne, Tchécoslovaquie, 24pts; 12. FRANCE, 21pts; 13. Luxembourg, 9pts; 14. Norvège, Slovaquie, 6pts; 16. Biélorussie, Danemark, Suède, 5pts; 19. Belgique, Croatie, 3pts; 21. Irlande, Suisse, 2pts; 23. Finlande, 1pt.

Au niveau de la « gagne », les Russes l’emportent, avec la moitié des titres, 10, dont les trois relais: pour 20 entrées dans les 8 premières, leur taux de réussite est maximum: 50/100. Ce qui veut dire que la moitié de leurs finalistes sont vainqueurs! Les Allemandes enlèvent 3 titres, sont 2e dans les trois relais, avec 27 entrées dans les 8 premières des 20 courses. Les Hongroises, les Ukrainiennes, comptent 2 titres. L’Italie, la Lituanie, l’Espagne, 1 titre.

Les Françaises n’avaient qu’un œuf dans leur panier et il s’appelle Marie Wattel. Celle-ci, sans démériter, n’a pas atteint les places flatteuses qu’elle occupait sur les feuilles d’engagement. Dès lors, rien n’a été. La natation française semble être restée tributaire d’un ou deux éléments. Elle ne produit pas suffisamment de jeunes de valeur ou ne parvient pas à les hisser suffisamment haut en face de la compétition. A quoi cela est-il dû ? Incapacité à trouver et à retenir des talents ? Carence au niveau du volume de travail, par rapport aux Russes, aux Italiens ? D’un autre côté, la France protège-t-elle mieux ses jeunes, et est-elle plus à même de les faire progresse ensuite ? On aimerait que la réponse soit celle-là.

BATAILLE [Dominique]

Natation. (Le Mans, 29 octobre 1963-). France. Il nage à Melun, est champion de France 1985 du 100m et 1984 du 200m, champion d’hiver 1983 sur 200m et 400m. Six fois international, il appartient à divers relais finalistes : olympique en 1984, sur quatre fois 200m (8e), européen sur 4 fois 100m (7e) et 4 fois 200m (6e). Il est devenu Directeur technique du Montpellier Olympique Natation.