LES JEUX OLYMPIQUES DANS L’AIR DU TEMPS: PLUS DE FEMMES, ET PLUS D’ÉPREUVES SANS INTÉRÊT

Éric LAHMY

Samedi 10 Juin 2017

48,8% des compétiteurs, aux Jeux olympiques de Tokyo, seront des femmes, ce qui représente un record (45,2% à Rio et 44,2% à Londres).

Cette excellente nouvelle est ce qu’elle est, mais comme disait Nietzsche, « le diable se cache dans les détails. » Le programme de natation s’est ainsi alourdi d’épreuves sans grand intérêt ou qui doublonnent avec des épreuves existantes.

Des relais mixtes d’athlétisme et de natation seront inclus aux Jeux olympiques de 2020, a annoncé le Comité International Olympique. Il s’agit d’un relais mixte quatre fois 400 mètres en athlétisme et d’un relais quatre fois 100m mixte en natation. On a également prévu  des tournois masculin et féminin dans deux nouvelles disciplines, une de BMX et une de basket à trois (dit trois x trois). Des compétitions mixtes ont été également prévues en judo, en tennis de table, au tir à l’arc et en triathlon. Au triathlon, il s’agira d’un relais mixte, en tennis de table des doubles, et des classements mixtes par équipes à l’arc et en judo.

Le nombre d’épreuves de cyclisme sur piste passe à 12 avec l’adjonction de courses à l’américaine (madison) messieurs et dames.

Un 800 mètres messieurs et un 1500 mètres dames ont été également ajoutés aux courses de natation. L’escrime s’est additionné de deux épreuves par équipes.

Ces décisions, – assez loufoques pour ce qui concerne la natation, qui a quand même évité le pire: les 50 dos, brasse et papillon et le plongeon de très haut-vol ont été rejetés – sont définitives, aucune approbation n’est nécessaire par la session olympique. Elles s’appuient pas mal sur « l’air du temps ». Par ailleurs, les quotas de la natation et du water-polo sont réduits de respectivement vingt-deux et dix-huit unités. Les équipes de water-polo seront ramenées de 13 à 11 éléments (mais c’est moins que certains autres sports, l’athlétisme perdant 105 athlètes), en revanche 10 équipes féminines au lieu de huit seront intégrées dans le tournoi final…

MADELINE GROVES ET DEUX AUTRES AUSTRALIENS RATENT LES CONTRÔLEURS: LE TARIF, C’EST UN AN!

Éric LAHMY

Jeudi 8 Juin 2017

Pas marrant pour la natation australienne. Trois nageurs appartenant ou ayant appartenu à son équipe nationale ont été exclu pour douze mois par la Fédération Internationale, pour avoir manqué trois contrôle de dopage. La médaillée d’argent olympique du 200 mètres papillon de Rio, Madeline Groves, 22 ans, le champion du Commonwealth et vainqueur des PanPacifics du 200 libre en 2014 Thomas Fraser-Holmes, 25 ans, et leur champion d’eau libre, Jarrod Poort. Ça ne fait pas joli dans le décor pour une natation qui se félicite de sa politique anti-dopage…

Un avocat du sport, Tim Fuller, défendra la cause de Fraser-Holmes et de Groves devant la Cour arbitrale du sport. Les athlètes doivent répondre aux tests de dopage non annoncés effectués par la FINA et, en l’occurrence, l’institution australienne chargée de ces prélèvements. S’ils ne répondent pas à trois tests dans un délai de douze mois, la sanction tombe, deux ans écartés du sport !

Pendant que Fraser Holmes manquait son troisième contrôle « at home », ayant été retardé, explique-t-il, par un dîner chez ses parents, Madeline Groves, elle, en faisait de même alors qu’elle se trouve loin de la natation sérieuse, aux Etats-Unis, en s’assurant ce qui semble bien être une année sabbatique. Pour avoir essayé de la repérer grâce à l’Internet, je puis témoigner que ce n’est pas si facile. Elle nage dans des compétitions d’audience régionale, et n’est guère très visible, en dehors de ses twitts et autre Facebook. Heureuse loin de la haute compétition, mais… Les contrôleurs l’ayant raté trois fois à San Diego où elle se trouve, étudie à l’Université… et semble prendre du bon temps. Pour sa défense, Groves assure que les agents de la FINA n’ont pas suivi leur protocole lors de leur rencontre ratée à l’Université de San Diego. Elle était bien là où elle aurait dû se trouver, mais ce sont eux, prétend-elle, qui n’ont pas capables de la repérer à travers les dortoirs de l’Université. Les employés de l’anti-dopage affirment l’avoir appelée sur son téléphone, elle rétorque qu’aucune trace d’appel ne s’y trouve… Jusqu’à ce que la preuve soit assénée, c’est sa parole contre la leur.

Un troisième nageur australien, Jarrod Poort, qui disputait le 10 kilomètres des Jeux de Rio (il y a terminé 21e), se trouve dans la même situation.

Tous les sportifs ne sont pas convaincus de l’importance d’être présents aux contrôles, quoi sont quelquefois assez compliqués dans leurs protocoles pour conduire à la faute, mais parfois il arrive que ces testeurs (contractuels de la FINA en l’occurrence) ne soient pas au-delà de tout reproche. Avant les Jeux de Rio, la cycliste britannique Lizzie Armitstead, qui s’était ainsi retrouvée dans la situation d’être radiée pour quatre ans, réussit à démontrer devant le tribunal arbitral du sport qu’au moins un des contrôles fut raté de la faute des autorités. Elle avait d’ailleurs passé  victorieusement 16 contrôles au cours de cette même année et put disputer les Jeux olympiques de Rio.

KYLE CHALMERS, CHAMPION OLYMPIQUE ET OPÉRÉ DU COEUR, N’IRA PAS 0 BUDAPEST

Éric LAHMY

Jeudi 8 Juin 2017

Cardiaque et champion olympique ?

Kytle Chalmers, le champion olympique australien du 100 mètres aux Jeux de Rio a subi une opération du cœur couronnée de succès. Celui qui, à dix-huit ans, enleva le titre de la course phare des Jeux (on n’avait pas vu ça depuis Don Schollander en 1964), manquera les championnats du monde de Budapest, en juillet-août, pour lesquels il s’était bel et bien qualifié (2e des championnats d’Australie sur 100 mètres en 48s20 derrière Cameron McEvoy, 47s91, et sur 200 mètres derrière McKenzie Horton en 1’46s87, ce qui lui ouvrait aussi les sélections aux relais de nage libre et un possible remplacement dans le relais quatre nages) mais il a une bonne excuse pour cela. Elle s’appelle tachycardie supra-ventriculaire : un affolement récurrent du rythme cardiaque, lequel n’est pas considéré habituellement comme dangereux, mais qui a exigé en l’occurrence la pose d’un cathéter.  

Selon le site de Johnson & Johnson, « dans le cadre de cette opération, une électrode envoie du courant de faible tension et de haute fréquence afin de détruire le tissu cardiaque responsable de l’arythmie. Les personnes qui subissent une ablation par cathéter peuvent espérer comme résultat : une réduction à long terme du nombre d’épisodes d’arythmie et une diminution de la gravité des symptômes ou le retour permanent d’un rythme cardiaque normal. Cela signifie qu’après une ablation par cathéter, le patient ne sera plus obligé de prendre des médicaments destinés à contrôler le rythme ou la fréquence cardiaque (ou, en tout cas, qu’il lui faudrait en prendre moins). »

Kyle était supposé subir cette procédure avant les Jeux de Rio, mais les médecins ne purent alors opérer. Ce souci n’impacta guère ses performances aux Jeux, où il enleva l’or du 100 mètres et participa aux deux relais médaillés de bronze australien quatre fois 100 mètres et quatre fois 100 mètres quatre nages.

Voilà un mois, Chalmers, ayant constaté qu’il souffrait de plus en plus d’un rythme cardiaque anormalement élevé à l’entraînement, dut admettre que sa condition nécessitait une intervention. Même si la date n’était pas idéale, les symptômes avaient atteint une fréquence qui exigeait de faire quelque chose. « Je voulais m’assurer d’être au mieux de ma forme aux prochains Jeux du Commonwealth. Après avoir écouté l’avis des médecins, j’ai pris la décision de ne pas participer aux mondiaux de Budapest. »

Selon son entraîneur, Peter Bishop, Chalmers reprendra l’entraînement d’ici deux semaines et la compétition lui sera possible dès août prochain.  Les Jeux du Commonwealth 2018 se tiendront à Gold Coast, en Australie du 4 au 15 avril.

DÉFENSE ET ILLUSTRATION DE LA LICENCE INDIVIDUELLE

Éric LAHMY

Mercredi 7 Juin 2017

Le changement de gouvernance à la Fédération française de natation a éveillé l’attention d’un ancien technicien français – aujourd’hui à la retraite mais toujours en alerte – DTN adjoint en son temps, Jean-Pierre Le Bihan. Installé désormais quelque part sur la route des Pargues, à Avirey-Lingey, dans l’Aube, Jean-Pierre, pendant presque toute sa carrière, a été affilié à la Fédération à titre individuel – ce qui signifie qu’il n’était pas attaché à un club. C’était une originalité, puisqu’on n’en comptait guère plus qu’un sur mille, lorsque la licence individuelle fut supprimée en 2006, par un vote de l’Assemblée générale de la Fédération.

Je ne crois pas exagérer en disant que Le Bihan ne s’en est jamais remis. Je ne garantis pas qu’il en rêve la nuit, mais disons, pour utiliser une métaphore brutale, que la plaie ne s’est jamais refermée. Mercredi, alors qu’en compagnie de Patrice Prokop et d’autres amis, il s’en allait visiter deux cathédrales de Troyes (Saint-Pierre et Saint-Paul et la piscine Lucien-Zins), oasis d’eau bénite puis oasis d’eau chlorée) il m’a rassuré sur un point. Il avait écrit à ce sujet à Gilles Sezionale (à qui il a rappelé malicieusement qu’il avait voté la suppression de la licence individuelle).

UNE GARANTIE DE NEUTRALITÉ POUR LES TECHNICIENS

Pour Jean-Pierre, cet abandon d’une possibilité pour un quidam d’être directement associé à sa Fédération sans passer par un club était et reste antidémocratique. Ayant saisi en vain Jean François Lamour, alors ministre de la jeunesse et des sports, puis la haute autorité de lutte contre les discriminations et l’égalité des citoyens (aujourd’hui dissoute), et encore deux autres ministres des sports, Roselyne Bachelot, puis Bernard Laporte, il avait porté sa cause par une lettre du 30 avril 2009 devant un sénateur, David Assouline. Lettre qui disait notamment :

«  Cette possibilité, inscrite dans les statuts de la FFN depuis 1921, date de sa création, écrivait-il, permettait à des citoyens d’y être licenciés sans appartenir à un club et d’y être élus aux diverses instances dirigeantes. Ainsi, sur les 125 licenciés individuels, on comptait cinq présidents de comités régionaux. L’actualité me rappelle d’ailleurs que Mr René Monory, ancien président du Sénat a été membre du Comité directeur de la FFN étant licencié individuel. Il en a été aussi exclu pour trois absences consécutives non excusées !! » Ce détail pour vous démontrer la connaissance par Le Bihan de son sujet.

Dans sa lettre à David Assouline, il avait insisté sur un a côté peu visible de la licence individuelle, qui est de favoriser la démocratie. 

« En effet, dans quelques semaines, écrivait-il, un nouveau président sera élu au Comité National (Olympique) et Sportif Français par des représentants élus des fédérations sportives et non-sportives, un représentant des athlètes, les membres français du C.I.O., etc. Ces représentants sont eux-mêmes élus par des représentants régionaux, eux-mêmes élus (ou non) par des assemblées générales des clubs de la région. Les 12,5 millions de licenciés de base ne savent pas quels sont les candidats (Jean-Louis Boujon, Guy Drut, Denis Masseglia, Jean-Luc Rougé). Ils ne connaissent pas plus leurs programmes. Cela n’empêchera pas le futur président du C.N.O.S.F. de s’affirmer comme le représentant des 12,5 millions de sportifs français. On finira par regretter l’époque des barons et des comtes qui se cooptaient pour former le C.N.O. en 1894, tout en communiquant leur programme ! »

« Toutes les fédérations sportives, précisait alors Le Bihan, n’ont pas les mêmes modes d’élection ; certaines permettent directement aux clubs de voter, d’autres, aux comités départementaux, d’autres, comme la F.F.N. aux seuls représentants des régions (3 par région, soit 81 personnes s’il n’y a pas d’absents, ‘’pesant’’ environ 900 voix). Parmi ces 81 personnes, certaines sont à la fois candidats et électeurs et… il y a 32 sièges à pourvoir. Madame Marie-George Buffet, alors ministre de la jeunesse et des sports, avait osé lancer le principe : « un licencié, une voix». La plupart des présidents de fédérations sportives ont senti le boulet passer très près et ont vite mis en place l’autre principe : « on ne change pas une formule qui nous sourit. »

CINQ PRÉSIDENTS DE RÉGIONS LICENCIÉS INDIVIDUELS

Jean-Pierre Le Bihan pose sa défense de la licence individuelle sur trois idées et un constat. Les idées : « 1, ce sont les individus qui constituent les clubs et non l’inverse ; 2, l’Etat aide les fédérations sportives en personnel technique et pédagogique, et ces cadres interviennent dans la vie des comités régionaux. Leur statut d’agent de l’Etat devrait, au nom du service public, les obliger à rester neutres et indépendants vis-à-vis des différents clubs de leur région, tout en leur permettant d’être licenciés à la fédération qui utilise leurs compétences ; » 3, même chose pour « les juges, les arbitres, les officiels, les médecins et kinés des équipes de France. » Le constat : « à un moment de l’histoire de la fédération, cinq présidents de région sur vingt-sept étaient licenciés à titre individuel, ce qui leur donnait la liberté de régler les conflits internes à leur région, sans être suspectés de parti-pris en faveur d’un club. »

Rappel historique. Le ministre de la jeunesse et des sports ayant exigé que les licenciés individuels soient représentés à l’assemblée générale de la fédération, le secrétaire général de la fédération de l’époque, Jean Chastagner, peu désireux de respecter cette demande, stoppa leur élection, volontairement mal organisée, au prétexte qu’aucun des 14 candidats n’avaient obtenu 25% des voix.

Que va-t-il se passer maintenant ? La réponse provisoire nous parait pouvoir être empruntée à la conclusion par Marcuse de L’Homme Unidimensionnel : « c’est seulement à cause de ceux qui sont sans espoir que l’espoir nous est donné. »

À SANTA CLARA, KATIE LEDECKY RÉALISE LE GRAND ÉCART : TÊTE DE FILE SUR 200 (1’55s34) ET 1500 MÈTRES (15’35s65)!

Éric LAHMY

Lundi 5 Juin 2017

Alors que Michael PHELPS se présentait à Las Vegas au départ des « World Series » de poker, les autres nageurs américains montraient leur jeu à l’occasion du meeting Swim Pro d’Arena de Santa Clara (1-4 Juin 2017); constat d’une légère élévation du niveau moyen, pour les nageurs concernés par les championnats des USA de cette fin de mois (27 juin-1er juillet), même si, clairement, la plupart d’entre eux n’avaient pas abordé l’approche finale de leur préparation. La grosse performance a été réussie (bien entendu) par Katie LEDECKY, qui a gagné le 200 mètres en 1’55s34 et le 1500 mètres en 15’35s65, en négligeant de se montrer sur les autres distances, celles qu’elle domine largement comme le 400 et le 800, et celles où elle fait mieux que se débrouiller, le 100 libre et le 400 quatre nages.

Sur 200 mètres, fidèle à une habitude, elle ne négligea pas de nager vite, en séries: 1’56s25, temps hors de portée de toutes ses adversaires, passage en 57s12. En finale, elle se débarrassait immédiatement des autres finalistes et traçait sa route en 1’55s34. A l’arrivée, elle délestait la Suédoise Michelle COLEMAN de sa place de leader de l’épreuve pour 2017. COLEMAN avait nagé 1’55s64 à Stockholm en avril.

Le premier jour du meeting, LEDECKY avait écrasé le 1500 mètres, une distance qu’elle avait négligé de nager depuis le début de la saison, ce qui avait permis à l’Italienne Simona QUADARELLA, 16’10s61, puis à l’Espagnole Mireia BELMONTE, 16’8s73, et à la Hongroise Boglarka KAPAS, 16’4s19 de trôner successivement et fugitivement en haut des palmarès de… l’après 2016.

Là, on est sûr que nulle ne pourra l’y déloger, ses 15’35s65, loin d’être son maximum (son record du monde est accroché à 15’25s48 depuis les mondiaux de Kazan), sont hors de portée de tout autre humain nageant doté d’une paire de chromosomes XX.

LEDECKY mène aussi la danse, en 2017, sur 400 mètres (en 4’0s98) et 800 mètres (8’15s44). Et s’empare donc chronométriquement de toutes les distances olympiques au-delà du 100 mètres. Mais elle ne s’y est pas engagée à Santa Clara, comme si elle se souciait de laisser gagner les copines. A la différence de Katinka HOSSZU ou de Michael PHELPS, qui chalutent et ne laissent aucune miette, LEDECKY a le sens de l’ellipse et aime choisir (parfois). Parfois elle écrase, parfois elle glisse et laisse vivre… Ce sera une autre musique aux sélections US et aux mondiaux de Budapest.

 MESSIEURS.- 50 libre : 1. Vladimir MOROZOV, Russie, Trojan, 21s97 ; 2. Ali KHALAFALLA, ind. IV-IN, 22s12; 3. Nathan ADRIAN, Can-PC, 22s27.

100 libre : 1. Nathan ADRIAN, Can-PC, 48s55; 2. Caeleb DRESSEL, Bolles, 49s26; 3. Michael JENSSEN, Cal-PC, 49s35; 4. Vladimir MOROZOV, Russie, Trojan, 49s40; 5. Marcello CHIERIGHINI, Brésil, 49s47; 6. Federico GRABICH, Argentine, 49s65.

200 libre: 1. Jay LITHERLAND, Dynamo, 1’49s28.

400 libre : 1. Clark SMITH, Longhorn, 3’49s40; 2. Jay LITHERLAND, Dynamo, 3’50s96; 3. Marcelo ACOSTA, Salvador, Louisville, 3’52s49.

800 libre : 1. Matias KOSKI, Dynamo, 8’0s29.

1500 libre : 1. Marcelo ACOSTA, Salvador, Louisville, 15’14s03; 2. Shogo TAKEDA, Japon, 15’17s23; 3. Shono NAKAYA, Japon, 15’17s24; 4. Ricard VARGAS JACOBO, Mexique, 15’17s83.

100 dos : 1. Ryan MURPHY, Cal-PC, 53s48; 2. Matthew GREVERS, Tucson, 53s90; 3. Gregory TARASEVICH, Louisville, 54s16.

200 dos : 1. Ryan MURPHY, Cal-PC, 1’57s09; 2. Jacob PEBLEY, Cal-PC, 1’57s41.

100 brasse : 1. Kevin CORDES, ind., 1’0s61; 2. Nicolas FINK, Georgia, 1’0s70.

200 brasse : 1. Josh PRENOT, Cal PC, 2’10s80; 2. Nicolas FINK, Georgia, 2’11s26; 3. Will LICON, Texas, 2’12s13; 4. Miguel DE LADA OJEDA, Mexique, 2’12s25; 5. Chase KALISZ, North Baltimore, 2’12s61, Kevin CORDES, ind., 2’12s67; 7. Carlos CLAVERIE, Cardinal, 2’13s39.

100 papillon : 1. Jack CONGER, Una, NCAP, 52s24 ; 2. Caeleb DRESSEL, Bolles, 52s29 ; 3. Tom SHIELDS, 52s58.

200 papillon : 1. Chase KALISZ, North Baltimore, 1’56s60; 2. Pace CLARK, Georgia, 1’56s75.        

200 4 nages : 1. Jay LITHERLAND, Dynamo, 2’0s48.

400 4 nages : 1. Jay LITHERLAND, Dynamo, 4’13s79 ; 2. Abraham DEVINE, Stanford, 4’17s57

DAMES.- 50 libre : 1. Kelsi WORRELL, Cardinal, 25s11; 2. Lia NEAL, Ind-Stanford, 25s12; 3. Abbey WEITZEIL, Cal-PC, 25s25.

100 libre : 1. Simone MANUEL, Stanford, 54s31 ; 2. Lia NEAL, Stanford, 54s64; 3. Siobhan HAUGHEY, Hong Kong, 54s84.

200 libre: 1. Katie LEDECKY, Stanford, 1’55s34; 2. Siobhan HAUGHEY, Hong Kong, 1’58s14; 3. Katie DRABOT, Stanford, 1’58s85; 4. Katie MCLAUGHLIN, Cal-PC, 1’59s11.

Passages de LEDECKY, 27s81, 56s81 (29s), 1’26s (29s19), 1’55s34 (29s34).

400 libre : 1. Katie DRABOT, Stanford, 4’8s07; 2. Cierra RUNGE, Wisconsin, 4’10s64.

800 libre : 1. Cierra RUNGE, Wisconsin, 8’29s27; 2. McKenzie PADINGTON, Island, 8’34s42; 3. Kristel KOBRICH, Chili, 8’34s75.

1500 libre : 1. Katie LEDECKY, Stanford, 15’35s65; 2. Kristel KOBRICH, Chili, 16’12s89.

100 dos : 1. Lylia MASSE, Windsor, Canada, 1’0s34 (en série, 1’0s12; 2. Regan SMITH, Riptide, 1’1s01; 3. Caroline BALDWIN, North Carolina, 1’1s15.

200 dos : 1. Hilary CALDWELL, Island, 2’9s20 ; 2. Regan SMITH, Riptide, 2’10s35; 3. Kylie MASSE, Windsor, 2’10s31; 4. Erin VOSS, ind-Stanford, 2’10s81; 5. Kathleen BAKER, In-MAC, 2’11s24 (en séries, 2410s79).

100 brasse : 1. Macarena CEBALLOS, Argentina, 1’8s02.

200 brasse : 1. Madisyn COX, Longhorn, 2’25s62; 2. Emily ESCOBEDO, Un-Rac, 2’26s91.

100 papillon : 1. Kelsi WORRELL, Cardinal, 57s44; 2. Elen MOFFIT, 58s99 (en séries, 58s83).

200 papillon : 1. Katie MCLAUGHLIN, Cal-PC, 2’10s35.    

200 4 nages : 1. Madisyn COX, Longhorn, 2’11s56; 2. Siobhan HAUGHEY, Hong Kong, 2’12s10.

400 4 nages : 1. Madisyn COX, Longhorn, 4’39s07; 2. Elizabeth BEISEL, Bluefish, 4’40s; 3. Alexandra SZEKELY, Stanford, 4’41s10.

AXEL REYMOND ET ANNA OLASZ SUPER-HEROS DE GRAVELINES

Éric LAHMY

Dimanche 4 Juin 2017

Pendant ces deux derniers mois, avril et mai, passés en Amérique du Nord, je m’étais fait cette remarque que pour y voir un bon film, l’une de mes tâches était d’éviter la profusion de super-héros dont le cinéma californien s’est donné pour mission de saturer les écrans. Je ne suis pas contre les mythologies, seulement un peu étonné de leur prolifération.

Dotés de ces pouvoirs issus des contes de fées, repris par Walt Disney, transmis par les romans de Tolkien revisités par J.K. Rowling, mâtinés de « pulp science fiction » Marvel, ces personnages affligés qui de griffes, qui d’une queue préhensible, d’orteils opposables, parfois d’exosquelettes, sans parler de lance-flammes incorporés, nous exposent seulement à un léger risque de crétinisation en masse.

Je ne sais pas si les choses sont liées, mais il n’est pas impossible qu’au bout d’un tel processus un peu prolongé, l’abrutissement finisse par conduire à l’élection d’un président super-zéro…

AXEL REYMOND TOUJOURS PLUS INOXYDABLE

Mais je me dis qu’on peut choisir ses héros.  Je ne serais pas loin d’attribuer à défaut de super pouvoirs, des pouvoirs supers aux nageurs de 25 kilomètres… Les dimensions de l’épreuve sont telles qu’elle dépasse le stature de l’humain moyen. Il ne s’agit pas bien sûr de stature physique, l’apparence de ces hommes poissons, de ces femmes sirènes, n’a rien de supranormale, ils n’ont ni écailles ni hélice incorporée ; c’est dans la « tronche » que ça se passe.

Murray Rose, qui, en son temps, pouvait gagner un 100 mètres ou un 15 kilomètres dans l’eau, expliquait que le choix par chacun de sa distance préférée était une question plus mentale que physique, et j’adhèrerais aisément à ce point de vue. Bien sûr, un muscle riche en « fibres lentes » qui fusille vos chances en sprint, est un avantage, en endurance. Mais après faut-il encaisser l’effort (de cinq heures pour les plus rapides) dans sa tête.

A Gravelines, les courses de 25 kilomètres achevaient dimanche les championnats de France 2017. Axel REYMOND enlevait l’épreuve masculine. Le champion d’Europe 2014 (à Berlin) et 2016 (à Hoorn, Pays-Bas), licencié à Clamart et entraîné à Fontainebleau par Magali Mérino, a maintenu régulièrement un niveau de performances élevé, ces dernières années. Il gagne ici, si mes comptes sont bons, son 9e titre national, malgré une spécialisation dans l’ultra long renforcée par les méthodes de sa coach. Axel devançait un très bon nageur de 1500 mètres hongrois, Gergely Gyurta (frère du champion olympique du 200 mètres brasse des Jeux de Londres). C’était, disons pour faire court, la victoire d’un exemplaire.

LARA GRANGEON À L’ÉPREUVE D’ANNA OLASZ

La course féminine a donné lieu à une demi-surprise : l’arrivée de Lara GRANGEON au sommet de la hiérarchie française. Quoique devancée par une bonne marathonienne hongroise, Anna OLASZ. 14e de la course des dix kilomètres des Jeux de Rio. OLASZ est devenue depuis la retraite d’Eva RISZTOV (championne olympique 2012), la nageuse d’avenir de son pays. C’est aussi une sorte de « miraculée ». Elle s’apprêtait à prendre sa retraite (à 23 ans) quand la disqualification d’une Russe pour dopage la qualifia pour les Jeux ! GRANGEON a presque fait jeu égal avec elle, terminant à seulement quatre longueurs, ce qui n’est guère grand-chose après cinq heures et demie d’effort.

On savait certes que la Néo-Calédonienne était d’une redoutable endurance. Mais jusqu’ici, son palmarès l’honorait de quelques distinctions qui ne sortaient pas du bassin, en championnats d’Europe petit bassin, sur des distances comme le 200 papillon et le 400 quatre nages. En Nouvelle-Calédonie, cependant, elle ne dédaignait pas les traversées les plus improbables. Dans ses Antipodes, elle avait réalisé quelques exploits sur les très longs efforts.

En avril 2016, c’est ainsi qu’elle avait remporté, en mer, avec la houle et le vent, la traversée Phare Amédée – Nouméa, 18 kilomètres en un peu plus de 4 heures 12 minutes, et battu de plus de vingt-six minutes le record masculin de ce raid. Plus récemment, en janvier dernier, elle devenait championne de France des 5 kilomètres.

Sur son site de Facebook, la nouvelle championne de France faisait état de sa joie en termes rafraichissants :

« 5h 29minutes 17 secondes ! On pourrait retenir ce temps pour qualifier cette magnifique course que je viens de vivre ! Mais je pense que c’est trop restreint de s’arrêter à ce chrono ! 25 kms c’est un tout. L’entraînement et les entraîneurs qui m’ont permis d’y croire jusqu’au bout, ma famille, mes amis, mon club, des exemples comme Axel qui nous donne l’envie d’y croire en nous faisant rêver. Merci à tous pour vos encouragements avant, pendant la course, et vos félicitations ! Ce furent 25 kms de bonheur, vraiment ! »

A priori, GRANGEON (comme REYMOND) devrait être qualifiée pour les mondiaux de Budapest, ce qu’elle n’avait pas réussi à travers les courses en piscine des France de Schiltigheim. C’est tout le mal qu’on lui souhaite !

 MESSIEURS. 25 KILOMETRES : 1. Axel REYMOND, Clamart, 5h2’26s9 ; 2. Gergely GYURTA, HUN, 5h2’45s5; 3. Marcel SCHOUTEN, NED, 5h4’34s5; 4. Bertrand VENTURI, Sète, 5h13’3s70 ; 5.

Kristof RASOVSZKY, HUN, 5h13’59s ; 6. Xavier DESHARNAY, CAN, 5’14’49s1 ; 7. Edouard LEHOUX, Vikings Rouen, 5h14’55s5; 8. Maxime MAETZ, Clamart, 5h16’12s1; 9. Baptiste COLMANT, Vikings Rouen, 5h17’21s; 10. Daniel SZEKELYI, HUN, 5h18’23s2.

DAMES.- 25 KILOMETRES.- 1. Anna OLASZ, HUN, 5h29’10s ; 2. Lara GRANGEON, Nageurs Calédoniens, 5h29s17s9 ; 3. Caroline JOUISSE, Bourges, 5h33’49s9 ; 4. Katalyn SOMENEK OLON, HUN, 5h34’15s1 ; 5. Greta SZILVASI, HUN, 5h37’6s6 ; 6. Morgane DORNIC, CN Morlaix, 5h37’32s9 ; 7. Adeline FURST, Dauphins Obernai, 5h41’54s6 ; 8. Emilie CAHUZAC, PTT Toulouse, 5h44’7s2 ; 9. Margaux BERNARD, Montpellier Métropole, 5h44’43s ; 10. 10. Laura BURYCZ, Alliance Dijon, 6h4’6s6.

GRAVELINES: UN ÉNORME LOGAN FONTAINE DE DIX-HUIT ANS « DOMPTE » LE PODIUM OLYMPIQUE DE RIO

ÉRIC LAHMY

Dimanche 4 Juin 2017

S’étant trouvé, avant-hier, battu dans les 10 kilomètres des championnats de France d’eau libre à Gravelines, et écarté de ce fait de la sélection aux championnats du monde de Budapest, il semble que Logan FONTAINE se soit laissé aller à bouillir d’une sainte rage. Le jeune phénomène de la natation française avait de quoi. Il se retrouvait troisième, non qualifié pour les championnats du monde de Budapest dans l’épreuve olympique puisque précédé par Marc-Antoine OLIVIER et David AUBRY. Or le protégé d’Eric Boissière avait une « bonne » excuse, s’étant blessé d’entrée du dix kilomètres. « Le départ se fait dans l’eau, en poussant contre un ponton, et Logan a poussé légèrement en retard sur les autres, expliquait BOISSIERE. Or, la pression exercée sur le ponton un éclair de temps plus tôt par la soixantaine de nageurs a fait reculer le ponton; Logan s’est retrouvé à effectuer un violent mouvement des jambes dans le vide, et s’est donné une élongation. »

D’entrée, donc, Logan se trouvait handicapé par la douleur qu’occasionnent ces micro-déchirures, et BOISSIERE, en suivant la course, notait que Logan, lequel d’habitude, provoque d’importants dégâts chez l’adversaire lorsqu’il « met le battement » en accélérant, ne trouvait pas son efficacité habituelle… dans un tel cas de figure, on doit considérer sa place à l’arrivée de la course des 10 kilomètres  comme une superbe performance.

Mais le jeune homme l’avait mauvaise. Il était venu ici, ayant fait sa niche chez les juniors auxquels il appartiendra encore l’année prochaine, avec l’intention de s’imposer parmi les adultes et se retrouvait dépité par son résultat.

Il mit à contribution la journée de repos du 2 juin pour se soigner, Eric Boissière ne l’engageant pas dans les relais, et se lança dans le cinq kilomètres « avec la rage », expliquait-il dans le petit entretien publié sur le site fédéral, où il ajoutait : « Je suis fier de ce que je viens de réaliser ! Il fallait que je me montre. Le 10 km m’a mis tellement mal. Je suis revenu avec la rage pour ce 5 km. Il faudra compter avec moi dans les prochaines années… »

Si Logan ne tenta guère un gros coup pendant la première moitié de son effort, il effectua une sorte de course d’attente aux avant-postes, ponctuée d’accélérations, à la lutte avec le Hongrois RASOVSKY lequel menait l’action et répondait à ses démarrages. La course se composait d’un aller et retour sur le plan d’eau, donc deux lignes droites de 2500 mètres avec virage autour d’une bouée. C’est là qu’il décida d‘attaquer, et il n’y mit pas la moitié de son énergie. « Il effectua un virage très véloce, passant pratiquement sous la bouée, et lança son premier démarrage. Il prit les devants, et il s’est mis à produire tellement d’énergie que je me demandais s’il tiendrait. Le champion olympique Ferry WEERTMAN s’y mettait à son tour, et Marc-Antoine OLIVIER aussi, qui tentaient tous deux de recoller, à plusieurs reprises. Mais à chaque fois, Logan relançait une nouvelle accélération, et au bout d’un certain moment, WEERTMAN lui-même (tout champion olympique et vainqueur l’avant-veille des 10.000 mètres) explosait. »

Gagner est une chose, mais gagner devant les nageurs qui étaient présents sur le plan d’eau de Gravelines en est une autre : Logan venait de dominer Marc-Antoine OLIVIER, le médaillé de bronze des Jeux olympiques, Ferry WEERTMAN, le champion olympique, Jack BURNELL, à la disqualification de qui OLIVIER dût sa médaille aux Jeux.

Le temps de 52’25s est en soi très rapide. La course des 5 kilomètres féminins fut aussi menée tambour battant, qui revint à Aurélie MULLER, notre championne du monde, après un duel contre l’Allemande BECK, une immense araignée (1,83m, 64kg selon les sources officielles) allemande de Würzburg, plus connue pour ses nombreux titres nationaux sur 1500 mètres, et de ce fait potentiellement redoutable au finish (n’oublions pas que pour un nageur d’eau libre, 1500 mètres est synonyme de: sprint)… Aurélie MULLER, qui est maintenant notre meilleure nageuse de 1500 mètres, n’étant pas trop mal pourvue de ce côté-là non plus, laissa BECK à une longueur. Océane CASSIGNOL finissait troisième… La course avait été désertée par l’Américaine Haley ANDERSON, gagnante l’avant-veille des dix kilomètres, double championne du monde des 5 kilomètres (2013 et 2015) et donc tenante du titre mondial: « les Américains ont quitté Gravelines le lendemain des 10 kilomètres pour visiter la région. Ils étaient bel et bien engagés, mais ils n’ont pas dû retrouver le chemin de retour, car on ne les a jamais revus » expliquait en riant un organisateur… 

Qui sait, en train de visiter le Louvre? 

MESSIEURS.- CINQ KILOMETRES.- 1. Logan FONTAINE, Vikings de Rouen, 52’25s9 ; 2. Marc-Antoine OLIVIER, Denain Porte du Hainaut, 52’28s2 ; 3. Ferry WEERTMAN, Pays-Bas, 52’40s2 ; 4. Jack BURNELL, GBR, 52’45s ; 5. Kristoff RASOVSZKY, HUN, 52’43s3; 6. Soren MEISSNER, GER, 52’59s10; 7. David AUBRY, Montpellier Métropole, 53’5s; 8. Mark PAPP, HUN, 53’19s; 9. David BRAND, AUT, 53’23s70; 10. Marcel SCHOUTEN, NED, 53’24s2.

DAMES.- CINQ KILOMETRES.- 1. Aurélie MULLER, Sarreguemines, 57’16s6 ; 2. Leonie Antonia BECK, GER, 57’18s10 ; 3. Océane CASSIGNOL, CFR-Occitanie, 58’35s4 ; 4. Danielle HUSKISSON, GBR, 58’41s40 ; 5. Lisa POU, Monaco, 58’42s3 ; 6. Léa MARCHAL, Montpellier Métropole, 58’47s3 ; 7. Coralie CODEVELLE, Sarcelles, 58’47s9 ; 8. Melinda NONVMATH, HUN, 58’55s40 ; 9. Alice DEARING, GBR, 59’19s6 ; 10. Janka JUHASZ, HUN, 59’23s1.

EAU LIBRE, CHAMPIONNATS DE FRANCE A GRAVELINES GEERT WERTMAN ET HALEY ANDERSON VAINQUEURS DES 10 KILOMÈTRES DEVANT MARC-ANTOINE OLIVIER ET AURÉLIE MULLER

Éric LAHMY

Vendredi 2 Juin 2017

Pour ma correspondante Germaine Necker, qui adore résumer les choses, la conclusion des championnats de France d’eau libre s’écrit en une ligne de courriel : « Philippe Lucas qualifie Aurélie Muller, Océane Cassignol, Marc-Antoine Olivier, David Aubry aux Championnats du monde de Budapest. » Elle sait aller à l’essentiel et a l’art de la synthèse, la Germaine en question, et c’est vrai qu’après ça, on a envie de déclarer : la messe est dite, ou encore : fermez le ban. L’eau libre française a tendance à se résumer aux troupes du presqu’ermite de Narbonne recasé à Montpellier. Saint Luc, son patron, était l’auteur du troisième Evangile, mais lui, dans l’angle de vision qu’a emprunté Germaine, aurait tendance à occuper la nef et le transept, sans oublier les chapelles et bien sûr la piscine liturgique !

Necker a l’art de faire court, mais je préconiserais de prolonger le discours, ne serait-ce que par respect pour des filles et des garçons qui prennent leur temps et n’ont pas craint de s’avaler deux heures de course dans un lac, à l’ombre d’une centrale nucléaire. Deux heures, c’est le temps d’un marathon, et en durée, en vaillance et en dépense énergétique, 10 kilomètres dans l’eau en valent bien quarante sur le plancher des vaches !

Mais ce n’est pas que ça. Pour des raisons qu’on n’a pas toutes identifiées, les championnats de France de grand fond, pardon, d’eau libre, qui se sont tenus à Gravelines – nouvelle Mecque de la discipline ? – ont connu un succès sans précédent. Les dix kilomètres, ce 1er juin, ont réuni 161 concurrents, garçons et filles réunis. Bon, pour la plupart des Béotiens parmi lesquels je me range, tu me dis 159, 36 ou 372, ça ne fait pas tilt dans l’encéphale. Mais l’an passé, ils-elles n’étaient que 106, ce qui nous donne une augmentation d’effectifs d’exactement 51,3%.

Pour être plus précis dans cette comptabilité d’effectifs, on note au départ des 10 kilomètres 95 garçons et 66 filles, contre 65 garçons et 41 filles l’année précédente. Mais l’augmentation la plus remarquable concerne la concurrence étrangère, qui, de 9 garçons et cinq filles en 2016, passe à 29 hommes et 21 femmes cette année. Les raisons de cet afflux, à défaut d’être exactement repérées, peuvent être imaginées. L’élévation du niveau de l’eau libre française fait savoir au monde que la compétition sera disputée, ce qui augmente son pouvoir attractif. On peut penser aussi que l’organisation, sur sol européen, à quelques semaines des championnats du monde de Budapest, aimante les équipes de tous les pays sur le vieux continent. Il doit y avoir aussi l’effet Stéphane Lecat, qui se démène depuis des années pour la discipline et qui est connu comme le loup blanc au sein du petit peuple de la natation de longue distance…

L’un des résultats de cet afflux massif a été que l’organisation, quoique solide, a manqué d’être débordée sur certains chapitres logistiques. Mais finalement, tout s’est bien passé. « Soleil, plan d’eau au top », me signalait à l’issue de la journée Didier SEYFRIED, passé voici deux ans de la recherche à un poste de CTN d’eau libre sur l’Île-de-France.

Va falloir assumer aussi sur 5 kilomètres, épreuve plus populaire parce que moins inhumaine, distance qui bat tous les records d’engagement, 222 (129 hommes, 93 femmes). Beaucoup plus que le terrible 25 kilomètres, riche quand même de 53 engagés, 34 garçons et 19 filles. Faut aimer ça !!!

MARC-ANTOINE OLIVIER ET AURÉLIE MULLER BRILLANTS SECONDS ET CHAMPIONS DE FRANCE

Étrangement, les communiqués officiels ont présenté les résultats des courses du 1er juin comme des victoires françaises de Marc-Antoine OLIVIER et d’Aurélie MULLER, ce qui tend à faire croire que les courses ont été empochées par nos représentants, ce qui n’est pas le cas, et représente un de ces effets de communication que Galaxie Natation aime tant. Les épreuves ont été remportées en fait par le Néerlandais Ferry WEERTMAN et l’Américaine Haley ANDERSON. En revanche, les titres français ont bien été remis à leurs brillants seconds.

 WEERTMAN a gagné dans le temps de 1 heure 52 minutes une seconde. Ce gaillard, qui n’est autre que le champion olympique de Rio, l’an dernier, et donc jusqu’à plus ample informé le patron de la discipline (même s’il est plus connu dans son pays pour sa relation très photographiée avec Ranomi KROMOWIDJOJO), ayant été champion d’Europe 2014 à Berlin et vice-champion du monde 2015 à Kazan, a devancé d’une longueur Marc-Antoine OLIVIER, 1h52’1s8 contre1h52’4s3, lequel OLIVIER précédait David AUBRY et Axel REYMOND, assez proches, 1h52’6s et 1h52’8s. Le junior Logan FONTAINE suivait, 1h52’9s1. Axel REYMOND avait mené l’attaque de bout en bout, mais ce spécialiste des très longues distances manque relativement de vitesse et cela s’est vu dans l’emballage final.

La victoire dans la course féminine est revenue à l’Américaine Haley ANDERSON, une redoutable ondine qui nage aujourd’hui à Santa Clara. Après une belle carrière adornée de plusieurs titres américains sur 400, 800 et 1500 mètres, elle s’est imposée à partir de 2010 comme une grande marathonienne… Médaillée d’argent olympique en 2012 (derrière la Hongroise Eva Risztov), championne du monde des 5 kilomètres à Barcelone en 2013, elle remporta en 2014 la course des PanPacifics, où elle finit aussi 8e des 800 mètres. Encore championne du monde des 5 kilomètres à Kazan, où elle conserva donc son titre, et neuvième des 10 kilomètres (course remportée par Aurélie Muller devant la championne d’Europe Sharon Van Rouwendaal) elle termina 5e, aux Jeux Olympiques de Rio de Janeiro, à quarante-huit secondes de Sharon Van Rouwendaal, pour n’avoir pas pu prendre le « bon wagon » à la suite de notre Néerlandaise préférée. Cette fois Anderson, toujours dans une bonne disposition après les sélections US pour les mondiaux, n’a pas raté le peloton, et sa vitesse terminale lui a donné la victoire en 2 heures et 3 secondes, devant MULLER, 2h3s2, Sharon VAN ROUWENDAAL terminant à une longueur (2h5s5). Une jeune Américaine, Isabella RONGIONE, 2h10s, 4e, devançait largement Océane CASSIGNOL, qui en 2h29s10, précédait pour sa part Rebecca Wilke MANN, et entrait elle aussi dans l’équipe qualifiée à Budapest, grâce à une remontée finale.

DAMES.- 10 kilomètres : 1. Haley ANDERSON, USA, 2h0’3s ; 2. Aurélie MULLER, FRA, CN Sarreguemines, 2h0’3s2 ; 3. Sharon VAN ROUWENDAAL, NED, Montpellier Métropole, 2h0’5s5 ; 4. Isabella RONGIONE, USA, 2h0’10s ; 5. Océane CASSIGNOL, FRA, Montpellier Métropole, 2h0’29s1 ; 6. Rebecca Wilke MANN, USA, 2h0’30s ; 7. Alice DEARING, GBR, 2h0’33s5 ; 8. Cathryn SALLADIN, USA, 2h0’35s7 ; 9. Anna OLASZ, HUN, 2h1’22s3 ; 10. Adeline FURST, FRA, Dauphins Obernai, 2h1’22s4; … 16. Morgane DORNIC, Morlaix, 2h5s07s6 ; 17. Lisa POU, Monaco, 2h5’32s6; 18. Emilie CAHUZAC, Toulouse, 2h6’3s90;… 20. Caroline JOUISSE, Bourges, 2h7’11s; 21. Alexia SAUREL, Nantes, 2h7’12s4.

MESSIEURS.- 10 kilomètres: 1. Ferry WEERTMAN, NED, 1h52’1s8 ; 2. Marc-Antoine OLIVIER, FRA, Denain Porte du Hainaut, 1h52’04s3 ; 3. Jack BURNELL, GBR, 1h52’6s ; 4. David AUBRY, FRA, Montpellier Métropole, 1h52’6s2 ; 5. Axel REYMOND, FRA, CSM Clamart, 1h52’8s ; 6. Logan FONTAINE, FRA, Vikings de Rouen, 1h52’9s1 ; David HERON, USA, 1h52’12s ; 8. Simon LAMAR, USA, 1h52’13s7 ; 9. Kristof RASOVSZKY, HUN, 1h52’21s8 ; 10. Marcel SCHOUTEN, NED, 1h52’23s8; 11. Brendan CASEY, USA, 1h52’24s6 ; 12. Caleb HUGHES, GBR, 1h52’30s; 13. Daniel SZEKELY, HUN, 1h52’49s80.

UNE ÉQUIPE DE FRANCE FRAGILE COMME UN ESPOIR

Éric LAHMY

Lundi 29 Mai 2017

On se fascine un peu sur les noms des nageurs sélectionnés pour les mondiaux de Budapest, et c’est vrai qu’on ne risque pas de s’encombrer de médailles au retour.

Ces sélectionnés français, tels que les désignent les critères de qualification, sont :

Geoffroy MATHIEU, Stade Clermont Natation, 200 dos. 1’57s04, 11e mondial

Charlotte BONNET, Nice Olympique, 200 libre, 100 libre.

Aurélie MULLER, Sarreguemines, 1500 mètres.

Béryl GASTALDELLO, Marseille, 100 papillon, 100 dos.

Mehdy METELLA, Marseille, 100 libre, 100 papillon.

Jérémy STRAVIUS, Amiens, 50 dos.

Camille LACOURT, Marseille, 50 dos.

Mathilde CINI, Valence, 100 dos.

Mélanie HENIQUE, Amiens, 50 papillon.

 ***Geoffroy MATHIEU, auteur du coup d’éclat qu’on sait sur 200 dos, en 1’57s04, ne devrait pas, sur le papier, entrer en finale des championnats du monde. Devant lui, que du lourd : 1). Evgeny RYLOV, Russie, 1’53s81, 2). Jiayu XU, Chine, 1’55s03, 3). Kliment KOLESNIKOV, Russie, 1’55s49 (record du monde juniors), 4). GuangYuan LI, Chine, 1’55s53, 5). Jacob PEBLEY, USA (1), 1’55s56, 6). Ryan MURPHY (1), USA, 1’55s82, 7). Kosuke HAGINO, Japon, 1’56s39, 8). Matteo RESTIVO, Italie, 1’56s66, et 9). Joshua BEAVER, Australie, 1’56s95, ne  lâcheront rien, ce sont presque tous des vieux pros, renards de l’olympiade passée, et on ne peut espérer une défaillance collective dans ce groupe talentueux. Geoffroy, à Strasbourg, a épaté son monde et gagné deux secondes en une course, ce qui est magnifique, mais on ne peut espérer un progrès équivalent à sa prochaine sortie (on aimerait, car ce serait la source d’une possible médaille !).

Et puis il devra faire attention derrière lui, où se serre une phalange aussi compacte : Ryosule IRIE, Japon, un ancien recordman du monde, 1’57s06, Danas RAPSYS, Lituanie, 1’57s08, Adam TELEDGY, Hongrie, 1’57s08, Christian DIENER, Allemagne, 1’57s54, je ne vais pas tous les citer, vous les trouverez tous alignés et prêts à mordre dans le Swim World Rankings de Tyr, qu’accueille le site de Swim Swam – https://swimswam.com/ranking/2016-2017-lcm-men-200-back/ – j’en compte onze, à deux par nations, à une seconde ou moins,, et parfois beaucoup moins, de lui.

***Charlotte BONNET est superbement placée sur 200 mètres avec son temps de 1’55s80, troisième derrière Michelle COLEMAN, Suède, 1’55s64, et Emma McKEON, Australie, 1’55s68. Alors, médaillable ? La réponse est résolument normande : ni oui, ni non. N’ayant pas tendance à croire au Père Noël, je n’imagine pas aisément Charlotte devançant à Budapest Federica PELLEGRINI, l’Italienne, et Katie LEDECKY, l’Américaine, qui la suivent actuellement sur le bilan de l’année avec 1’55s94 et 1’56s26. Mais bon, PELLEGRINI a un an de plus qu’en 2016, et l’âge ne joue plus en sa faveur. De plus, en sport, le statut ne vous protège pas, et quand quelqu’un outrepasse la limite d’âge ou la tolérance de son organisme ou de son mental, cela se constate d’un seul coup, on l’a vu chez nous avec BOUSQUET, GILOT ou LACOURT qui ne se survit plus que sur 50 dos, en Australie avec Cate CAMPBELL, avec Emily SEEBOHM, aux USA avec Missy FRANKLIN, en Lituanie avec Ruta MEILUTYTE. L’Italienne n’est d’ailleurs pas sortie par la grande porte des Jeux, et on ne sait pas si sa persistance ne sera pas qualifiée d’entêtement en août prochain.

En revanche, sans pouvoir vous dire s’il y aura des surprises à Budapest, on peut craindre que les très jeunes Asiatiques, Rikako IKEE, Japon, 1’56s33, Duo SHEN et Yanhan AL, Chine, 1’56s71 et 1’56s72 ne montrent de nouveaux progrès (en fait, on trouve quatre Chinoises compactées, BingJie LI nageant 1’56s74 et Zixuan LIU 1’57s06, et je crois savoir qui va gagner sur quatre fois 200 à Budapest). Une bonne nouvelle pour la Niçoise, c’est que Sarah SJÖSTRÖM a laissé tomber le 200 mètres pour se concentrer sur ses courses fortes, 50 et 100 mètres papillon et crawl. Et Femke HEEMSKERK a un peu baissé la garde…

Ce qui parait sûr (pour autant qu’on puisse être sûr de quelque chose) c’est que BONNET, un modèle de perfectionnisme et de professionnalisme, va tout faire pour monter le plus haut dans cette course et qu’elle ne manque pas d’atouts à faire valoir. A suivre…

***Aurélie MULLER, avec 16’24s34 à Strasbourg, est 14e mondiale de la saison au 1500. C’est dire qu’elle n’a guère de chance de finale, d’autant que les deux Américaines ne se sont pas produites encore. De chic, je ne crois pas qu’elle nagera l’épreuve à Budapest, si cela peut contrarier le moins du monde ses chances en eau libre, son vrai domaine. C’est vrai aussi que les grands « fondeurs » disposent de capacités physiques et mentales hors-normes qui leur font tolérer des efforts qui nous laisseraient, vous et moi (surtout moi, d’ailleurs) hors de la route, les bras en croix et cul par-dessus tête !

***Béryl GASTALDELLO est 16e des listes sur 100 mètres dos. Son horizon le plus haut est donc celui d’une accession en demi-finales. Autant aux mondiaux de Kazan en 2015 qu’aux Jeux de Rio en 2016, pour des raisons que je ne peux élucider, Béryl ne s’est pas distinguée par sa capacité à se transcender à l’international. Elle est doublée sur la distance par ***CINI, qui est bien trop éloignée pour espérer passer en demi, sauf exploit bien entendu. Même situation de GASTALDELLO, par rapport à la grande compétition, sur 100 papillon, où elle réalise cependant à Strasbourg son record personnel (58s03, 15ème).

***Avec 48s23 sur 100 mètres libre, Mehdy METELLA, 6e mondial de la saison, ne s’est pas seulement imposé parmi le sprint français en raison de la régression générale due à la disparition d’une génération de surdoués. Le front a reculé, mais lui avance… Seules les deux têtes de séries, Duncan SCOTT, Grande-Bretagne, 47s90, et Duncan McEVOY, Australie, 47s91, sont hors de portée, même si autant Nathan ADRIAN, USA, 48s18, et Kyle CHALMERS, Australie, 48s20, – deux champions olympiques – sans oublier le Brésilien de l’année, Gabriel SILVA SANTOS, 48s11, ne peuvent être dédaignés. Beaucoup de monde derrière, mais METELLA a toutes ses chances d’aller en finale, et après, la course décidera.

Position également flatteuse du Guyanais de Marseille sur 100 papillon, 51s36, 3eme derrière Chad LE CLOS, Afrique du Sud, 51s29, et Zhuhao LI, Chine, 51s34. Ici encore, du beau monde, le champion olympique singapourien Joseph SCHOOLING en tête, qui a déclaré son intention, cette saison, de s’attaquer au record du monde, et les Américains, ne se sont pas exprimés, mais enfin METELLA est bien positionné.

***Camille LACOURT, 24s60, se situe 4e du 50 dos. Le devancent Jiayu XU, Chine, 24s42, Evgeny RYLOV, Russie, 24s52 et Junya KOGA, Japon, 24s53. Jérémy STRAVIUS, lui, est 6e avec 24s73, mais il n’est pas sûr qu’il nagera à Budapest, étant de plus en plus intéressé par son projet de reconversion amiénois dans un ensemble restaurant, piste de karting et terrain de bulle football (ou, au choix, bubble football, bubble soccer, bubble bump).

***Mélanie HENIQUE, 50 papillon, est 5e ex-aequo de l’année (avec Ying LU, Chine), avec 25s85, derrière Sarah SJÖSTRÖM, Suède, 24s96, Rikako IKEE, Japon, 25s51 (record du monde junior), Kimberley BUYS, Belgique, 25s78, Ranomi KROMOWIDJOJO, Pays-Bas, 25s84

(1). Les Américains ne seront sélectionnés qu’à leurs championnats nationaux, où ils sont susceptibles de nager plus vite. Il est très possible que ce seront ces deux hommes, nettement détachés…

LAURENT GUIVARC’H, RICHARD MARTINEZ, PHILIPPE DUMOULIN, CANDIDATS AU POSTE DE DIRECTEUR TECHNIQUE NATIONAL

Éric LAHMY

Lundi 29 Mai 2017

Alors que les championnats de France venaient d’accoucher, dans la douloureuse euphorie que provoquent toutes les parturitions, des neuf sélectionnés pour les mondiaux de Budapest, maigre, mais rien moins qu’inattendu butin, quelques couloirs bruissaient au sujet des quatre candidatures au poste de prochain Directeur technique national de la natation française – Richard MARTINEZ, 59 ans, actuellement entraîneur à Font-Romeu, Laurent GUIVARC’H, 37 ans, actuel DTN par intérim, et Philippe DUMOULIN, ancien DTN adjoint de Claude FAUQUET, aujourd’hui rattaché à la fédération française de volley-ball.

Il se pourrait qu’un quatrième candidat, sous toutes réserves, soit le cycliste Florian ROUSSEAU [ancien champion multi-médaillé, ex-responsable du pôle France Sprint à l’INSEP et depuis 2016 directeur adjoint de la mission d’optimisation de la performance, (où il semble que Jacques FAVRE, le DTN sur le départ ait fait acte de candidature)]. On parle encore au Ministère d’un « responsable du sport en entreprise » dont le nom ne nous a pas été communiqué.

Les candidats passent cette semaine leur « grand oral » au ministère. Le choix final (délicat) devra être fait par Gilles SEZIONALE, a priori sur une « short-list » qu’établira le ministère.

Pourquoi choix délicat ? Parce qu’outre Florian ROUSSEAU dont la carrière est impressionnante, entre l’entraîneur de Font-Romeu, l’ancien directeur adjoint de la natation et l’actuel titulaire, par intérim, du poste, je crois que chacun d’eux dispose de grandes qualités pour le poste, en fonction de son équation personnelle. MARTINEZ, fort de sa technicité d’entraîneur à succès et de sa grande expérience, qui a formé Oussama MELLOULI, entraîné Pierre ROGER, Camille LACOURT, Lara GRANGEON, Ophélie ETIENNE ; GUIVARC’H et DUMOULIN en raison de profils d’administrateurs à idées (aux yeux des observateurs), mais dans des étapes très différentes de leurs parcours.

Bien entendu, loin de nous l’idée de vouloir créer un « dream team », mais on peut imaginer ces trois fortes compétences associées à la Direction technique avec des missions respectives. Les résultats des championnats de France de Strasbourg, le week-end passé, qui rappellent la « belle » époque des débuts de la DTN de FAUQUET, où l’on repartait de pas très haut, nous donnent à penser que ce ne sera pas le travail qui manquera rue Scandicci et dans le petit monde de la natation.