ANDY COAN, USA, CHAMPION DU MONDE DU 100 METRES EN 1975

(Fort Lauderdale, 4 mars 1958-Knoxville, 20 mars 2017).États-Unis. Fils de médecin et frère d’un vétérinaire, Andrew « Andy » Coan, préférait, lui, nager, et entraîner des jeunes nageurs. Andy, qui vient de disparaître, victime d’un cancer du foie, fut l’un des plus grands sprinters de l’histoire, même si son nom est largement oublié.

Il nageait depuis toujours, et son talent l’amena à s’entraîner dès l’âge de onze ans avec Jack Nelson, à Fort Lauderdale, qui coachait alors la meilleure équipe féminine des USA; puis après ses 18 ans, comme universitaire, avec Ray Bussard à Knoxville, dans le Tennessee. Ce sprinter précoce était encore un écolier à cheveux longs et d’allure dégingandée (1,93m, mince, sec, pas de hanches mais un V impressionnant, de longs bras), à Pine Crest High School, quand il devint tout simplement le meilleur sprinteur de la planète : recordman (51’’11, contre 51s12 à James Montgomery) et champion du monde (51’’25, Cali, Colombie) du 100 mètres en 1975. Cette victoire fut obtenue à la touche après un duel serré contre le Russe Vladimir Bure qui mena pratiquement de bout en bout mis ne put rien faire, avec son 1,77m, contre les bras d’araignée d’Andy, et contre Montgomery. Toujours à Cali, il remporta aussi les titres mondiaux du 4 fois 100 mètres (record du monde) et du 4 fois 100 mètres quatre nages. Cette même année, il enleva le titre US des 100 yards. Diplômé de Pine Crest, il signa à l’Université de Tennessee. Il enleva sept titres NCAA (universitaires) dont deux doublés, 50 et 100 yards (1978), et 100 et 200 yards (1979). Il ne put se qualifier pour les Jeux olympiques de Montréal en 1976, manquant d’un rien la finale des qualifications du 100 mètres.

Un peu plus tard, il se brisait les deux poignets dans un accident d’automobile. Cela ne l’empêcha pas, étudiant à l’Université de Tennessee et entraîné par Ray Bussard, de dominer le sprint des NCAA. En 1978, étudiant de 2e année, il emmena les Tennessee Volunters au titre NCAA par équipe et fut élu pour sa part athlète de l’Université et meilleur nageur NCAA.

Quand le président Carter annonça le boycott des Jeux olympiques de Moscou, Coan ne jugea pas bon de se présenter aux sélections. Il s’en alla entraîner un club qu’il avait fondé, le Plantation Aquatic Club, dans la piscine qu’il avait lui-même dessinée, du Plantation Central Park. Récemment sa santé s’était détériorée. Victime en septembre 2014 d’un Guillain-Barré, un désordre du système nerveux périphérique qui le conduit à la paralysie, avant qu’il ne l’affronte avec un certain succès, grâce à une thérapie aquatique, réapprenant à se mouvoir. Il reprit le coaching à West Boca High. Son courage admirable ne fut pas récompensé, car il succombait peu de temps après à un mal qui ne pardonne pas.

Aujourd’hui encore, Coan détient les records de son école des 50 et 100 yards, 20s19 et 43s99, temps réalisés avec les maillots de bain de l’époque, loin des merveilles technologiques d’aujourd’hui et qui, 42 ans après, lui auraient encore permis d’enlever les titres de l’Etat ! A ses 43s99 établis en 1975, il ajouta un 43s25 (record US) nagé au cours de l’hiver 1979. Sprinter résistant, toujours en 1979, il établit un autre record US sur 200 yards, en 1’35s62. Eric LAHMY.

LA POLITIQUE DES CLUBS SELON GILLES SEZIONALE ET SON ÉQUIPE

Éric LAHMY

Lundi 20 Mars 2017

Le projet de Gilles Sezionale, candidat à l’élection à la présidence de la Fédération, est important à plus d’un titre. D’abord, c’est un projet qui correspond à une action qu’il a menée dans sa région, la Côte d’Azur, dont il a fait sportivement un bastion de la natation française (pas tout seul, mais cela ne lui enlève rien, bien au contraire). Ensuite parce qu’il s’agit, dans l’esprit de Gilles Sezionale, de transposer un certain nombre d’expériences menées sur la Côte d’Azur à la dimension supérieure, celle de la natation française dans son ensemble. Par ailleurs, disons le, ce projet apparait comme une synthèse réfléchie ; s’il est activé et s’il réussit, il nous donne une idée  optimiste de ce que pourrait devenir la natation française.

Enfin, last but not least, disent les Anglais, il représente aujourd’hui le seul espoir de renouvellement du sport. Il y a beaucoup de vaine agitation du côté de Francis Luyce, et une tentative pathétique de la dernière minute de présenter un « projet. » Les guillemets sont intentionnels. Car il ne faut pas confondre un projet et un « projet ». Voici 24 ans que Luyce lance des « projets » que l’on prenait pour des projets parce qu’il n’avait aucun contradicteur en face de lui.

Entre un « projet » à la Luyce et le projet de Gilles Sezionale existe la même différence qu’entre une grossesse nerveuse et une parturition menée à terme, entre un désastre annoncé et la promesse d’un vrai changement, entre un mensonge confirmé par vingt-quatre années de pratique et la franche loyauté de celles et ceux qui entendent s’engager. Entre le « projet » de Luyce » et le projet de Sezionale, on peut aussi mesurer la différence qui existe entre un chef de bande arriviste et un team leader ambitieux.

Entre les deux équipes, mêmes différences : d’un côté, une bande de has been, voire de never were, où se côtoient des nostalgiques des temps révolus, quelques braves gens égarés et de cyniques profiteurs désireux de se servir, et de l’autre une équipe qui entend changer la donne pour la natation. Voilà pourquoi je ne crains pas de présenter ci-dessous le 3e volet du plan Sezionale, celui qui concerne les clubs. Ce projet ne ment pas : il représente une vraie ambition… Éric LAHMY

 

LA POLITIQUE DES CLUBS

par GILLES SEZIONALE

Après avoir recueilli la confiance des délégués lors de l’élection à la présidence de la Fédération Française de Natation, je m’engagerai pleinement pour conduire les réformes indispensables destinées à faire face aux données de notre environnement sportif en perpétuelle évolution, contribuer au développement des activités de la natation et permettre à nos équipes nationales de briller lors des grandes compétitions internationales.

A titre personnel, je saurai être en phase avec ce nouveau défi, en m’organisant sur le plan professionnel pour me consacrer pleinement à mes activités fédérales

Les Clubs au cœur du dispositif Fédéral

Le Club est l’acteur-clé du développement de nos activités et le mettre au cœur de mon projet m’apparaît être une évidence. Renforcer les synergies entre le Club, les Comités Départementaux, les Ligues et la Fédération pour favoriser leur complémentarité au service de nos pratiquants est primordial et indispensable pour notre réussite collective.

Ma priorité : Une réforme indispensable de la politique de la licence, la promotion de nos disciplines, de nos activités pour tous les publics, le renforcement de la cohésion entre le niveau local et le niveau national, la proposition d’une offre de service adaptée répondant à la demande des pratiquants et aux besoins du territoire, devront être les conditions de développement des Clubs de notre Fédération.

*** Donner du sens à la prise de licence en répondant à la demande de prise en compte des différents publics en fonction de nos activités « pratique compétitive, ludique, événementielle, éducative ou de santé».

Le développement d’une gouvernance participative pour la gestion des piscines.

*** Adapter une tarification de licence pour la mettre en phase avec le service fourni par la Fédération.

Mes engagements : Développer une politique de soutien à l’ensemble des Clubs.

– Soutien au développement de l’ensemble de nos disciplines : Natation course, eau libre, Natation synchronisée, Water-Polo, Plongeon.

– Soutien au développement de nos activités « Nagez forme santé », « Nagez forme bien-être », « Nager grandeur nature », « J’apprends à nager ».

(GILLES SEZIONALE, PRÉSIDENT DE LA LIGUE PACA DE NATATION, VICE-PRÉSIDENT DÉLÉGUÉ DE LA FFN, CANDIDAT À LA PRÉSIDENCE DE LA FÉDÉRATION FRANÇAISE NATATION).

JOURNAL D’UN NAGEUR DE L’ÈRE POST-TRUMP

Éric LAHMY

 Dimanche 19 Mars 2017

LIVRE

 Lorsqu’Olivier Silberzahn, un ingénieur issu de Polytechnique, me proposa de m’envoyer son livre, le titre était assez intrigant pour moi pour que j’accepte avec intérêt. Pourtant, je me méfiais. Pas de lui, de moi. A force de ne vouloir lire que des chefs d’œuvre de la littérature, je risque trop d’être excessivement sévère avec un premier ouvrage qui ne prétend pas renouveler Proust.

Nageur et ingénieur, le mariage avait de quoi aiguiser ma curiosité, et le mélange des genres, entre virages en natation et tournants de la politique états-unienne, que ce titre promettait, n’était pas pour me déplaire… Sur ce plan, son livre me parut réussi.

Silberzahn m’a beaucoup appris. Ainsi pourquoi je n’aime pas nager dans les piscines françaises. C’est quelque chose que je n’arrivais pas à  justifier. Grâce à lui, je sais maintenant que nos piscines ne sont pas partagées entre le public et les écoles par peur des pédophiles ! Vous y auriez pensé ? Les baigneurs, de ce fait, expulsés des créneaux de natation scolaire, se trouvent compressés dans les rares heures et le peu de lignes qui leur sont réservées, quand dans d’autres pays, en jouant avec les horaires, je parviens à nager dans des lignes d’eau moins fréquentées. Etonnez-vous, après ça, des déficits des piscines, et soyez en persuadés : nous ne sommes plus, depuis longtemps, le peuple le plus spirituel du monde !

Il y a des choses dans lesquelles je me retrouve dans son texte. Par exemple son agacement devant la crainte folle de notre époque face au moindre risque pris, qui débouche, pour le nageur, sur l’interdiction de nager de superbes plans d’eau libre. « Pourquoi déresponsabiliser les citoyens et restreindre leur liberté au nom de la défense de leur sécurité ? » Tentative de réponse ? Parce que l’accident PUBLIC nous est insupportable. Pendant ce temps, 20.000 personnes meurent chaque année d’accidents domestiques, mais cachés, personne ne les voit, donc ils n’existent pas.

L’auteur obéit à ce que j’appellerais un principe de révolte, très français, voire franchouillard, mais qui me convient parfois assez bien. Par exemple contre l’interdiction du short de bain et l’obligation de porter un bonnet de bain, même pour les chauves, et dans lesquelles il voit « le symbole d’une société toujours plus policée, toujours plus réprimante, liberticide, qui, croyant se sauver, court à sa perte en sacralisant le principe de précaution et la pseudo-hygiène, au détriment de la liberté et du goût du risque. » En colère, n’est-il pas vrai?

Ce n’est pas tout. Apnée interdite, plongeons éliminés du décor des piscines, remplacés par des toboggans bien policés. « Au bout de dix ans, ils ont réussi à dégouter et anesthésier toute une jeunesse, qui doit maintenant chercher sa dose d’adrénaline dans des pratiques autrement dangereuses. »

Très vite, le livre prend son rythme, et il devient évident, je l’ai dit, que la natation, quoiqu’excellement traîtée, y est un prétexte, un sujet marginal. Je ne dis pas qu’elle n’est pas importante dans l’esprit de l’auteur, qui connait très bien le sujet. Mais son héros aurait pu jouer au golf, à la canasta, aux échecs ou s’exercer au tir aux pigeons que presque rien n’eut été changé ou presque à son histoire.

Le sujet central du livre ?  C’est une assez ironique fiction politique. Partant de l’élection de Donald Trump, déjà acquise, et passant à celles, jusqu’ici imaginaires, de tous les représentants de l’extrême droite européenne, en France, en Autriche, et ailleurs, Olivier nous mitonne un scénario-catastrophe dont je ne puis trop vous dire où il va nous mener de crainte de vous gâcher le suspense.

Je ne sais pas trop ce qu’il pense en vrai de l’époque, Silberzahn. Partage-t-il la colère populaire qui étreint l’occident ? Oui et non, il est comme tout le monde, Olivier, il se positionne en fonction de ses aprioris.

Ce qui me parait clair, c’est, dans l’eau comme sur terre, qu’il pratique la hardiesse du propos. Quand il évoque le style du nageur, je songe à la théorie du « nager vilain » de Romain Barnier, aux tests de nage « panique » de survie, de Guennadi Touretski, ou encore à cette définition de la performance sportive vue par Lacan, « exploit dérisoire dans une situation d’égarement. » Silberzahn ne se propose-t-il pas, en effet, de « faire le contraire de ce style idéalisé que l’on trouve dans tous les manuels, mais que tant de champions ne pratiquent pas dans la vraie vie quand ils se battent pour la gagne » ?  Et d’affirmer : « à un moment, il faut savoir montrer à l’eau qui est le maître. » Pourquoi pas ?

Quelquefois, ses protestations ont quelque chose de loufoque dans le genre beauf, franco-français. Ne voilà-t-il pas que ce nageur d’eau libre diatribe contre, « aux Etats-Unis, leurs foutus bassins de 25 yards, qui ruinent tous les repères chronométriques », comme si le nageur de mer, le lac et de cours d’eau faisait si grand cas du chrono, et comme si le convertisseur yards-mètres de Speedo n’existait pas, allons, allons !!

Je ne sais trop si vous aimerez le scénario d’improbable fin du monde (et de début d’autre chose) imprégné de technologie que propose l’auteur. Raconter l’histoire de la planète entre 2017 et 2022 exige une certaine ambition et un goût de la science-fiction, mais elle m’aurait mieux accroché si racontée par un être vivant ; or ce héros a quelque chose de mécanique, il vous expose le crépuscule d’une civilisation, voire le drame d’une espèce avec des accents d’une neutralité telle que, par comparaison, Meursault, l’étranger de Camus (autre nageur) ferait figure d’hyperémotif.

Parfois jubilatoire, parfois farfelu, parfois convaincant, parfois fâcheux, j’ai eu après cinquante pages l’impression de m’appuyer une thèse, une oeuvre de futurologie à la Alvin Toffler (Le Choc du Futur, La Troisième Vague) mâtinée de fantaisie: Le Schnock du Futur, si vous préférez.

L’auteur est à son meilleur dans l’analyse. Il actionne avec un plaisir non dissimulé les mécanismes qui nous conduisent vers l’issue surprenante qu’il nous a préparée. Sans se soucier de psychologie : ce ne sont que mouvements de masses, de nations, de populations contre populations, comme à la parade.

Et au milieu de ce tohu-bohu, incapable de la moindre introspection, le personnage perd son job, nage, crève de faim, nage, fuit des drones tueurs, nage, vit (et nage) avec une fille, puis une autre, les quitte sans émotion, après analyse objective de la situation, décidément rien ne l’atteint. Bouddhiste ? Il nous l’aurait dit. Autiste, je croirais. Un calme plat des sentiments. L’homme de Silberzahn est un robot. Mais un robot pensant.

Et nageant, je vous le concède…

C’est dans l’eau que cet être sec trouve un peu d’humidité : sa part d’humanité ?

Olivier Silberzahn, Journal d’un nageur de l’ère post-Trump (Maurice Nadeau éditeur).

RECORD ÉLECTRONIQUE POUR MANUEL: 45s56 AUX 100 YARDS

Éric LAHMY

Dimanche 19 Mars2017

Enfin Kathleen Ledecky n’a pas battu un record de demi-fond. Elle n’a pu faire mieux que gagner le 1650 yards avec ‘seulement’ vingt-et-une secondes d’avance sur Leah Smith, 15’7s90 contre 15’28s89, laquelle n’avait pour sa part que vingt-deux secondes d’avance sur la troisième, Megan Byrnes, 15’50s87.

Lors de cette finale de NCAA, on a eu droit, au fond, à deux démonstrations solitaires, celle de Ledecky et celle de Smith, et, derrière ces extra-terrestres, le « vrai » championnat, celui pour la troisième place, une bataille à six ou sept filles qui s’entrecroisaient, s’empoignaient, se passaient et se dépassaient, et qui finissaient à sept en l’espace de cinq secondes : Byrnes, 15’50s87, Leah Stevens, 15’52s36, Hannah Moore, 15’52s75, Danielle Valley, 15’53s22, Joanna Evans, 15’54s46, etc..

Avec son temps à l’arrivée, Ledecky a établi son 2e temps de carrière, derrière les 15’3s92 nagés à Columbus le 20 novembre dernier. Coïncidence, Leah Smith elle aussi est restée légèrement en retard sur son temps record personnel, 15’25s30, nagé à Greensboro en février 2016.

MINI ÉCHEC POUR UNE TRIOMPHATRICE: LEDECKY « RATE » LES QUINZE MINUTES

Comme d’habitude, Ledecky a nagé sur ses bases hors normes, assez monstrueuses. Au 500 yards, elle touchait en 4’32s10, un temps qui lui aurait donné la 3e place de la course individuelle, deux jours plus tôt, derrière… elle-même et Leah Smith. Ce fut une belle leçon d’égalité d’allure, même si elle faiblit assez nettement dans sa seconde moitié de course (7’30s plus 7’37s). Partie pour taquiner les 15 minutes, Katie est restée un peu en deça de ce qui devait être son objectif.

Ses temps 100 yards par 100 yards, 52s23, 54s87, 54s94, 55s08, 54s96, 54s49, 54s62, 55s04, 55s07, 55s58, 55s55, 56s27, 56s08, 56s09, 55s56, 55s37 et 25s88 pour finir. Après neuf fois 100 yards abattus en 55s, elle nagea six cents yards en 56s et ne put tomber son record…

Rater le quart d’heure pour sept seconde… On peut donc dire que si elle a faibli, la Katie, c’est avec panache!

Si un autre record pouvait être battu, dans cette dernière journée de finales NCAA d’Indianapolis, c’était celui du 100 mètres, par Simone Manuel, et il le fut. La co-championne olympique du 100 mètres fut à peu près sans rivale. Elle partit plus vite que toutes et revint plus vite que toutes, et améliora au bout de cet effort son record américain d’une demi-seconde, nageant 45s56 (contre 46s09 pour l’ancien record).

Nettement devancées, Olivia Smoliga, 46s30 et Mallory Comerford, 46s35, devenaient les détentrices des 3e et 4e  temps de l’histoire derrière Manuel et Abbey Weitzeil, laquelle, peut-être à la suite de son alerte du mois dernier (elle était reste évanouie pendant quelques minutes après une course), a perdu de son tranchant ; Abbey ne pouvait faire mieux que 8e et dernière de la finale, en 47s79, temps bien éloigné de son record, 46s29. Parmi celles qui la précédaient, Béryl Gastaldello, 47s54, 6e ex-aequo avec Chantal Van Landeghem (Canada).

Simone Manuel détient désormais six des 10 meilleurs temps sur 100 yards tous temps : 1. Simone Manuel, 45s56 ; 2. Simone Manuel, 46s02 ; 3. Simone Manuel, 46s09 ; 4. Abbey Weitzeil, 46s29; 5. Simone Manuel, 46s30; 6. Olivia Smoliga, 46s30 ; 7. Mallory Comerford, 46s35; 8. Simone Manuel, 46s36 ; 9. Abbey Weitzeil et Simone Manuel, 46s47.

Sur 200 yards dos, le dernier mot est resté à Kathleen Baker, laquelle, talonnée jusqu’au bout par une meute, fit le trou par un solide troisième quart de course, pour finit avec une demi-longueur sans que Zevnik puisse lui reprendre un « centiyard. »

Trois filles du Kentucky dont deux sœurs, étaient en finale, Seidt fut la mieux disant ; les deux sœurs Galyer, Danielle, gagnante de la course en 2016 et sa cadette Ali, finirent 5e et 8e.

Kathleen Baker, California : 25s59, 53s22, 1’20s87, 1’48s44

Alexia Zevnik,N. Carolina St: 25s78, 53s48, 1’21s52, 1’49s09

Asia Seidt, Kentucky : 26s09, 53s78, 1’21s56, 1’49s63

LILY KING OU L’ART DE PARTIR VITE POUR GAGNER

Sur 200 mètres brasse, Lilly King l’emporta avec un nouveau record, 2’3s18, mais non sans une fière explication avec la Canadienne Kierra Smith, qui, en 2’3s55, battait elle aussi l’ancien record de Lilly, 2’3s59. Smith avait nagé 2’4s56 il y a deux ans.

Lilly King, 27s13, 58s32 (31s19), 1’30s85 (32s53), 2’3s18 (32s33)Kierra Smith, 28s17, 59s79 (31s62), 1’31s54 (31s75), 2’3s55 (32s01)

ELLA EASTIN OU L’ART DE PARTIR LENTEMENT POUR GAGNER

Sur 200 mètres papillon, Ella Eastin illustra la fameuse tautologie de Mark Spitz, selon qui « les courses ne se gagnent pas au départ, mais à l’arrivée. » Est-ce pour avoir oublié ce précepte musclé de l’Obi-Wan Kenobi de la natation que la Californienne Katie McLaughlin, après avoir glorieusement mené pendant cent soixante quinze yards, ne sut résister à l’intraitable leçon d’égalité d’allure de Eastin ? C’est possible.

Mais dans le 200 brasse, Lilly King n’avait-elle pas démontré, en sens contraire, que les courses se gagnent au départ, à condition de ne pas faillir ensuite ?

Le relais quatre fois 100 yards clôturait cette ultime journée de championnats NCAA 2017, et on ne savait ce qu’elle donnerait. Ce fut Stanford qui l’emporta, et pas qu’un peu. Le coup de grâce fut donné d’entrée, par Simone Manuel, avec un temps de 46s02, deuxième temps de l’histoire. Pour Georgia, Oliva Smoliga, 46s70, était déjà menée dune demi-longueur, et Louise Hansson, 47s07, pour la Californie du Sud, d’une longueur. Béryl Gastaldello, qui lançait Texas A&M, signait un 47s83.

Derrière Manuel, on avait mis… Katie Ledecky, qui s’en sortit plutôt bien, 47s59 lancée, ne cédant rien du pécule que lui avait offert Manuel. Janet Hu, 47s63, et une solide Lia Neal, 46s37, clôturaient l’affaire, en 3’7s61, record. L’ancien, était détenu depuis trois semaines par le même quatuor en 3’8s51.

Les meilleurs temps lancés, outre ceux énoncés, de cette finale de relais, furent effectués par Mallory Comerford, Louisville, 46s38, Chantal Van Landeghem, Georgia, 46s73Farida Osman, Cal, 46s88, Abbey Weitzeil, Cal, 46s93.

NCAA A INDIANAPOLIS : SIMONE MANUEL IMBATTABLE CETTE NUIT SUR 100 YARDS ?

Samedi 18 Mars 2017

Les qualifications donnent des résultats très serrés, qui sont une caractéristique constante de la natation américaine. Cette densité ne s’est jamais perdue, du moins depuis que j’observe les nageurs d’outre-Atlantique. On m’a toujours convaincu que ce n’est pas le résultat d’une méthode. Il y a bien longtemps, déjà, alors qu’on évoquait les « systèmes » d’entraînement, et parlait du britannique, de l’allemand, de d’australien, du russe, voire du sinistre allemand de l’Est, je m’étais demandé ce qu’était le système américain. « Il n’y a pas de système américain », me répondit David Dickson, qui était passé du poste de capitaine de l’équipe olympique d’Australie à celle d’entraîneur du club d’Antibes. « C’est des systèmes », et il mimait avec la main de petites explosions, « pop, pop, pop » et il est vrai qu’on ne pouvait pas confondre ce que faisaient Gus Stager, Peter Daland, Sherm Chavoor, Don Gambrill, James Counsilman ou encore le plus fort de tous, George Haines, puis, plus tard, Dick Jochums, Mark Schubert, Paul Bergen, Richard Quick, Nort Thornton, Dave Durden, Bob Bowman, Eddie Reese, Teri McKeever, David Marsh, Bruce Gemmel,  ou Dave Kelsheimer… et ceux qui m’excuseront de les avoir oublié.

J’imagine que cette loi du nombre, et la compétition dans laquelle toutes et tous se trouvent, les tirent vers le haut.

A Indianapolis, ce samedi matin. Sur 200 mètres dos dames, c’est une Canadienne de North Carolina, Alexia Zevnik, qui mène la danse, mais elle aura de quoi s’inquiéter, parce que Danielle Galyer, de Kentucky, tenante du titre, (née d’une mère canadienne et d’un père néo-zélandais, une vraie américaine, quoi) n’est pas devancée de plus de deux centièmes (1’49s71 contre 1’49s73). Kathleen Baker, la gagnante des 100 yards dos, suit (1’49s96), et la jeune sœur de Galyer, Ali, tout juste sortie des rangs juniors et semble-t-il plus forte que sa sœur à son âge, n’est pas très loin, qui devance, 1’50s53 contre 1’50s62, la Canadienne Kennedy Goss.

Sur 100 mètres, trois filles sous les 47s, et aucune surprise, avec Simone Manuel, 46s30, un temps que seules elle-même (46s09) et Abbey Weitzeil (46s29) ont surpassé dans le passé, Olivia Smoliga, la tenante du titre NCAA, 46s87, et Mallory Comerford, 46s89. Mais derrière, c’est tout bon également : Farida Osman, la gagnante du 100 papillon, 47s18, Lia Neal, 47s22, et Abbey Weitzeil, 47s28. Autre qualifiée, Béryl Gastaldello, la Française qui, guère transcendante depuis le début des championnats, nage en 47s34 (à 15/100e de son record personnel, 47s19 l’an dernier), devançant la géante canadienne Chantal Van Landeghem, 47s37.

Sur 200 brasse, quatre filles sous les 2’6s : Kierra Smith, 2’5s50, Sydney Pickrem, 2’5s69, Emily Escobedo, 2’5s72, et Lilly King, 2’5s90. King qui est passée comme une fusée, en 59s08 mais s’est pas mal tassée sur la fin… sans qu’on puisse trop savoir si ce fut par calcul ou un effondrement.

Pour finir ces séries matinales, California, tenante du titre, a amélioré le record du relais quatre fois 50 mètres quatre nages avec 1’34s10 (Baker, 23s62, Weitzeil 26s67 – en brasse ! -, Noemie Thomas 22s70, Farida Osman, 21s11). L’ancien appartenait à Stanford, 1’34s15. La coach de California Berkeley, Teri McKeever, n’a pas perdu la main pour ce qui est de la préparation finale de ses nageuses. E.L.

KATHLEEN LEDECKY ET MALLORY COMERFORD DANS LE MÊME CENTIÈME

Éric LAHMY

Samedi 18 Mars 2017

Ex-æquo. Entre Kathleen Ledecky et Mallory Comerford, sur 200 yards. Le temps ? 1’40s36. Un centième de mieux que le meilleur temps d’engagement, celui de Simone Manuel, réussi lors des PAC-12 il y a trois semaines.

Comerford, sa grande forme était évidente, depuis deux jours, elle alignait des performances comparables à celles de Ledecky et de Manuel. Si, en termes de fonctionnement, la valeur de Manuel s’organise à partir du sprint (victoire sur 50 yards, vitesse pure exigée) et celle de Ledecky s’enracine dans une capacité de résistance hors-normes, on ne sait trop où se trouve leur distance carrefour. Sur 200 mètres, Ledecky domine, c’est sûr. Mais sur 200 yards, avec les virages, on ne savait pas trop…

Le plus impressionnant, chez Ledecky, en dehors de sa supériorité physique évidente en demi-fond, est sa capacité à faire reculer ses limites…

Dans n’importe quel domaine, je n’aimerais pas avoir cette fille sur mes talons, je me sentirais mal barré… Elle me rappelle ce que me racontait le père de Tim Shaw quand ce dernier détenait tous les records du monde du 200 mètres au 1500 mètres. « Vous ne pouvez pas battre Tim. Vous lancez une bataille de polochons, il devra avoir le dernier mot. Gamin, à dix ans, il avait gagné comme ça un concours de manger de pizzas avec sa fratrie et nous ses parents, je ne sais pas comment il a pu distendre son estomac à ce point ce jour-là. »

Cette façon de se transcender de Katie lui a donné, sur 200 mètres, un titre mondial à Kazan et un titre olympique à Rio, sans qu’elle puisse se dire la plus rapide dans cette course (c’était surtout clair à Kazan, moins à Rio, un an plus tard, en raison justement de sa capacité de progresser un peu plus que les autres qui avait permis de faire le ménage entre-temps).

Au niveau où elle se situe, disons le, faire la différence est particulièrement ardu, car en face d’elle, elle trouve de sacrés tempéraments. Tout en haut de la hiérarchie, ce ne sont plus des nageurs qui gagnent, ce sont des bêtes d’entraînement doublées de fauves de bassins !

Manuel en est une, genre lionne. Melissa Franklin racontait l’an passé combien elle avait trouvé d’impressionnante assurance, de certitude, de capacité de se battre, chez la brune championne olympique du 100 mètres nage libre, alors qu’elle n’était qu’une très jeune nageuse en devenir.

La course fut limpide. Manuel la lança à belle allure, estimant sans doute avec raison qu’elle ne pourrait déborder Ledecky en fin de course, et prit l’ascendant. 23s28 au passage des 50 yards, un yard d’avance sur Ledecky et la Hongkongaise Siobhan Bernadette Haughey, 23s71. Fidèle pratiquante de l’égalité d’allure, Mallory Comerford, restait un peu en retrait, en 23s95. Comerford et Manuel illustraient dans cette finale les deux possibles stratégies de filles rapides en face d’une redoutable super-endurante (d’ailleurs elle-même fort rapide) à la Ledecky…

Du 50 au 100, Manuel continuait d’appuyer, 25s18, 48s46, mais ne gagnait plus rien sur Ledecky qui poussait les feux, 25s19, 48s90, pendant qu’Haughey, 25s93, 49s64, perdait deux places et se faisait passer par Comerford laquelle restait fidèle à son plan de course, 25s51, 49s46.

Manuel cependant caracolait toujours en tête aux 150 yards tandis que Comerford était revenue sur Ledecky, lui reprenant un yard, en 25s37 contre 25s84 et n’était plus devancée par elle que de onze centièmes. Mais au sprint, Manuel perdit pied, et Comerford reprit à Ledecky les 11/100e de déficit qui les séparaient. Le record américain de Melissa Franklin, 1’39s10 en 2015, resta debout. A distance respectueuse de ce monument, Ledecky et Comerford partageaient la 2e place du bilan américain en yards avec 1’40s36 ; Manuel, sur son temps de PAC-12, reste 4e en 1’40s37, qui passe Allison Schmitt, 1’40s62 en 2015. Le grand progrès est celui de Comerford, dont le record était de 1’42s54 (en 2016 à Atlanta)…

Ella Eastin remplaçait Ledecky pour Stanford dans le 400 yards quatre nages. Ses bras n’ont pas failli… Elle a gagné la finale, laissé derrière elle, dès le premier parcours de papillon les redoutables Sidney Pickrem de Texas A&M, 3’59s36, et Madisyn Cox, de Texas, 4’0s97, et battu d’une longueur de doigt le très récent record américain de Ledecky, 3’57s57 contre 3’57s68.

Immédiatement après cela, Farida Osman, l’Egyptienne de California, devançait Helene Moffitt, une des stars de Caroline du Nord. Son temps, 50s05, s’inscrit en 3e place dans le bilan américain tous temps derrière Kelsi Worrell – gagnante de l’année passée, seule sous les cinquante secondes de l’histoire avec 49s43 et quatre temps entre 49s81 et 49s88 – et Natalie Coughlin.

Moffitt, 50s37, améliorait son record de l’an passé, 50s67. La victoire d’Osman fut, d’une façon, celle du sang-froid et de la planification de course. Le papillon est de tous temps la nage qui échappe à l’idée d’égalité d’allure. On y part très vite et l’on finit sur un brancard d’ambulance. Michael Phelps fut le premier nageur de l’époque moderne de jouer différemment et de savoir « revenir » dans une course en papillon. Farida est passée en 24s04, en septième position de la finale (et moins vite que quatre nageuses de la finale B) et elle a ramassé tout le monde au retour…

Lilly King, comme prévu, n’eut pas d’adversaire à sa mesure sur 100 yards brasse, et, en 56s71, laissa sa seconde, Lindsey Horejsi, au niveau de son ciseau de jambes. Sur 100 yards dos, en revanche, la grande Olivia Smoliga, dernière année de NCAA, ne put assurer une sortie triomphale de sa saga d’universitaire NCAA ; elle s’est fait proprement sécher par une « sophomore », la Californienne Kathleen Baker – médaillée d’argent olympique du 100 mètres dos derrière Katinka Hosszu -, dont les 49s84 frôlaient son record personnel, 49s80, et aussi le record NCAA et américain d’Ally Howe, 49s69. Ally Howe fut plus que Smoliga la grande battue, car ses 49s69 avaient été établis il y a trois semaines. Ici, elle ne pouvait produire mieux que 50s58. La forme est une donnée instable !

http://www.sidearmstats.com/ncaa/swimming/index.htm

NCAA: SIMONE MANUEL CONTRE KATIE LEDECKY SUR 200 YARDS

Vendredi 17 Mars 2017

Après son succès d’avant-hier aux championnats NCAA 2017, à Indianapolis, Kathleen Ledecky détient les onze meilleures performances sur 500 yards. Elle laisse la 2e nageuse la plus rapide sur la distance, Leah Smith, à 4 secondes 84 centièmes.

Troisième journée. Le choc du jour parait se situer sur 200 yards. Ledecky, là, n’est pas seule. Invincible sur les longues distances, elle est ici menacée. Dans les séries, elle a été devancée par Simone Manuel, 1.41s81. Ledecky a nagé 1.42s02. Suivent deux autres grosses cylindrées, Leah Smith, seconde de Katie sur 500 yards, ce matin auteure d’un 1’42s86, et Mallory Comerford, 1’42s99. Course très dense en perspective, avec une 8e et dernière qualifiée en 1’43s73.

Manuel, aux PAC-12, voici trois semaines, avait précédé Ledecky de 13/100e, en 1’40s37 contre 1’40s50. Voici deux jours, Comerford a nagé, lancée, en 1’40s21 dans le relais quatre fois 200 ; temps qui se compare favorablement au 1’41s41 au start de Manuel et au 1’40s46 lancé de Ledecky. Smith, elle, 1’42s46 lors du même relais, parait manquait un peu de vitesse, et Comerford de résistance. Siobhan Bernadette Aughey, petite nièce d’un ancien premier ministre irlandais, qui nage pour Hong Kong et Michigan, a été championne du monde junior 2013 du 100 mètres, et demi-finaliste olympique sur 200 mètres à Rio, pourrait se mêler à la bagarre… Course ouverte s’il en est.

Sur 100 dos, Olivia Smoliga, Georgia, est favorite, avec son temps des qualifications, 50s31 ; elle devance Hanna Stevens, Missouri, 50s61, Kathleen Baker, California, 50s63, Janet Hu et Ally Howe, Stanford, 50s75 et 50s80, etc. Sur le papier, finale assez indéchiffrable.

Sur 100 brasse, Lilly King parait invincible, qui a dominé les séries en 57s38. Derrière, quatre filles dans 0s42 dont une Lindsey Horejsi qui améliore son record de la saison, 58s90, avec 58s23.

Sur 100 papillon, course également des plus disputées avec en séries 4 filles dans 6 centièmes : Noémie Thomas, California, 50s71, Louise Hansson, Southern California, 50s74, Hellen Moffit, UNC, et Farida Osman, California, 50s77. Toutes à la poursuite du record de Kelsi Worrell, qui est devenue professionnelle et s’est récemment fiancée avec notre brasseur, Thomas Dahlia.

Sur 400 quatre nages, en l’absence de la recordwoman des Etats-Unis (3’57s68), Ledecky soi-même, la voie parait libre pour Ella Eastin, Stanford, qualifiée en 4’3s47, face à Sidney Pickrem, TAMU, 4’3s63 et Madisyn Cox, Texas, 4’4s03.

LES 15 MEILLEURS 500 YARDS DAMES TOUS TEMPS

4.24s06       Katie Ledecky USA Indianapolis 16.3.2017

4.25s15       Katie Ledecky USA Seattle 23.2.2017

4.26s46       Katie Ledecky USA Columbus 18.11.2016

4.26s58 (S) Katie Ledecky USA Boyds 06.02.2015

4.27s21       Katie Ledecky USA Newark 11.7.2015

4.27s54 (S) Katie Ledecky USA Columbus 18.11.2016

4.27s88       Katie Ledecky USA Boyds  6.2.2015

4.28s17       Katie Ledecky USA College Park 12.12.2015

4.28s37 (S) Katie Ledecky USA Seattle 23.2.2017

4.28s37 (S) Katie Ledecky USA Indianapolis, 15.3.2017

4.28s71 (S) Katie Ledecky USA Boyds  5.2.2014

4.28s90       Leah Smith USA Indianapolis 15.3.2017

4.29s54       Katie Ledecky USA Greensboro 4.12.2014

4.30s37 (S) Leah Smith USA Greensboro  19.3.2015

4.30s42 (S) Katie Ledecky USA College Park 12.12.2015

UNE MANOEUVRE BLOQUE LE COMPTE FACEBOOK DE GILLES SEZIONALE

Vendredi 17 Mars2017

En l’espace d’une semaine, le compte Facebook de Gilles Sezionale ouvert ce 7 mars pour présenter son programme à l’élection fédérale, réunissait déjà 312 abonnés. Voici que Facebook l’a bloqué. Pourquoi ? Il a été désigné par des personnes non identifiées comme un compte frauduleux.

On n’imaginera pas un seul instant que ces personnes puissent se situer dans la mouvance de Francis Luyce ou de Louis-Frédéric Doyez, lesquels sont très à cheval sur le caractère loyal d’une élection et ne tenteraient jamais la moindre manœuvre malhonnête, ou tordue. Ce qui, de ce fait, nous laisse perplexe. Ces deux chevaliers blancs étant bien évidemment innocents, à qui d’autre cette mesquinerie profite-t-elle?

Comment fait-on bloquer un compte ? Il parait que c’est assez simple. Il suffit d’envoyer en bloc une dizaine de message à Facebook faisant état de la dangerosité du dit compte. Le système robotique que saturent ces inquiétants messages bloque à un moment de façon automatique le compte, aussi anodin soit-il. Allez expliquer à un robot que le compte n’abrite que les inoffensives publications d’un candidat à l’élection à la présidence de la Fédération française de natation. Dans des temps d’alerte générale face aux attentats, une aussi misérable manoeuvre est chose relativement facile.

Ce genre d’agissement médiocre, mais bien dans l’air du temps et des réseaux sociaux, où la malfaisance se cache derrière un lâche anonymat, est ce qu’il est. Aujourd’hui, les amis de Gilles Sezionale tentent de débloquer leur site, ce qui demande un certain temps, et exige de montrer patte blanche.

Le président de la région Provence Côte d’Azur et ses amis organisaient aujourd’hui une réunion de la Bretagne et des Pays de la Loire et entendaient communiquer à ce sujet. Bien entendu, Galaxie Natation serait heureuse de les aider à ce sujet en passant les messages qu’ils voudront bien lui confier.

Pendant ce temps, me dit-on, les amis de Francis Luyce pourront se régaler sur le site de ce dernier, récemment ouvert. Ils y verront en effet, le président en maillot de bain à côté de Camille Lacourt dans un document qui illustrerait assez bien les aventures de Don Quichotte et de Sancho Pança. Luyce a abandonnée les braies d’Obélix ? Décidément les temps changent. E.L.

KATIE LEDECKY BOULIMIQUE, NE CESSE DE GRIGNOTER : UNE SECONDE PAR-CI, UNE SECONDE PAR-LÀ

Éric LAHMY

Vendredi 17 Mars 2017

Kathy Ledecky continue de progresser. Son nouveau record américain des 500 yards, le démontre. La voici donc à 4’24s06. Dans la finale des NCAA qui s’est déroulée hier soir, une fière combattante, Leah Smith, médaillée olympique du 400 mètres, a bien essayé de combattre – et a amélioré son record personnel de deux secondes. Mais Ledecky, une fois de plus, a montré une classe à part. Ses temps de passage 50 yards par 50 yards : 24s41, 50s65 (26s24), 1.16s83 (26s18), 1.43s49 (26s66),  2.10s07 (26s58), 2.37s07 (27s00), 3.4s11 (27s04), 3.31s14 (27s03), 3.58s03 (26s89), 4.24s06 (26s03), ne diront rien sauf à un habitué de ces distances anglo-saxonnes, mais prennent leur saveur quand on les compare avec l’adversité. Leah Smith, 2e de tous les temps sur la distance avec son 4’28s90, finit à près de dix yards et se fait décrocher longueur après longueur, comme le montrent ses temps de passage : 24s83, 51s42 (26s59), 1.18s19 (26s77), 1.45s34 (27s15), 2.12s62 (27s28), 2.39s89 (27s27), 3.7s28, (27s39), 3.34s57 (27s29), 4.2s00 (27s43), 4.28s90 (26s90). 3e en 4’36s13 et 4e en 4.36s16, Kennedy Goss et Malory Comerford, qui ont bataillé pour le bronze, sont tellement éloignées ! Et pourtant, ces belles nageuses, l’une de dos, l’autre de sprint « prolongé » ne sont pas les premières venues.Si mes calculs sont bons, aujourd’hui, Ledecky détient les huit meilleurs temps jamais réalisés, et Leah Smith le 9e.

La veille, un relais était revenu à Stanford. Non seulement Stanford avait gagné le relais quatre fois 200 yards, mais son équipe avait laissé sa suivante, California, à près de vingt yards… En filigrane, le duel de Simone Manuel et de Kathleen Ledecky. A moins que… Planquée dans le résultat discret de son équipe, Louisville, huitième, Mallory Comerford a nagé, lancée, 1’40s21, un poil plus vite que Ledecky et, a priori, que Manuel au start. Mallory se pose donc en gagnante possible du 200 yards, aujourd’hui, où elle est engagée avec le 3e temps, 1’41s70, derrière Manuel, 1’40s37, et Ledecky, 1’40s50… Cependant, on peut penser aussi que Ledecky ne s’était pas employée à fond, compte tenu de l’avance qu’elle avait au départ de son effort. Par ailleurs, le fait d’avoir fini à douze secondes de Ledecky sur 500 yards n’encourage pas à jouer Comerford sur 200.

Impossible à manœuvrer en demi-fond, Stanford n’était pas imbattable en sprint, et un quatuor de California l’a montré sur quatre fois 50. Abbey Weitzeil, 21s59, Maddie Murphy, 21s83, Amy Bilquist, 21s26, et Farida Osman, 20s91, ont eu raison de Simone Manuel, 21s47, Lia Neal, 21s35, Janet Hu, 21s80, et Ally Howe, 21s29. Béryl Gastaldello avait lancé le relais de Texas A&M en 21s89. Mais dans l’épreuve de sprint individuelle, c’est Simone Manuel qui l’emportait, en 21s17, devant Smoliga et Liz Li tandis que la recordwoman US (avec 21s12) Weitzeil finissait 5e en 21s58. Béryl Gastaldello, elle, égalait en finale B son temps des séries, 21s96 (4e).En fin de demi-journée, Stanford remportait un autre relais, le quatre fois 100 yards quatre nages, devant Texas A&M, où Gastaldello finissait en crawl en 47s12 lancée. Les meilleurs temps, style par style, dans cette finale : Kathleen Baker, California, 49s80 en dos, Lilly King, Indiana, 56s17 en brasse (deux secondes plus vite que n’importe qui d’autres), Louise Hansson, Suède, 49s78 en papillon, Mallory Comerford, Louisville, 46s13 en crawl (à noter Abbey Weitzeil, California, 45s96, mais disqualifiée pour départ anticipé. A l’arrivée, California touche en tête, en 3’26s18, mais est disqualifiée…

50 yards : 1. Simone Manuel, Stanford, 21s17 (record NCAA) ; 2. Olivia Smoliga, Georgia, 21s27; 3. Liz Li, Ohio, 21s29; 4. Farida Osman, Egypte, California, 21s38; 5. Abbey Weitzeil, California, 21s58; 6. Maddie Murphy, California, 21s76; 7. Caroline Baldwin, UNC, 21s82 (série, 21s80); 8. Chantal Van Ledeghem, Canada, Georgia, 21s85 (série, 21s81). Finale B: 1. Lia Neal, Stanford, 21s65.500 yards: 1. Kathleen Ledecky, Stanford, 4’24s06 (record); 2. Leah Smith, Virginia, 4’28s90; 3. Kennedy Goss, Canada, Indiana, 4’36s13; 4. Mallory Comerford, Louisville, 4’36”16; 5. Hannah Moore, NCState, 4’36s854 fois 50 yards: 1. California, 1’25s69 (record); 2. Stanford, 1’25s91; 3. Georgia, 1’26s89; 4. NCState, 1’27s25. 4 fois 200 yards : 1. Stanford, 6’45s91 (Simone Manuel, 1’41s41, Lia Neal, 1’42s15, Ella Eastin, 1’41s89, Kathleen Ledecky, 1’40s46); 2. California, 6’51s42; 3. Michigan, 6’53s63. 4 fois 100 yards quatre nages : 1. Stanford, 3’26s35 ; 2. Texas A&M, 3.27s60 ; 3. Texas, 3’27s74; 4. Louisville, 3’28s05; 5. Indiana, 3’28s58; 6. Georgia, 3’29s10

CHAMPIONNATS NCAA FILLES : LEDECKY, ÇA VOUS ETONNE ?

Jeudi 16 Mars 2017

Séries de la première journée des championnats NCAA féminins, à l’IUPUI (Indiana University – Purdue university Indianapolis) Natatorium d’Indianapolis. On ne s’étonnera pas de voir que Kathleen Ledecky a réalisé, pour se qualifier seulement, la grosse performance de la matinée, 4’28s37. Dans une série précédente, Leah Smith, détentrice depuis l’an dernier du record NCAA avec 4’30s37, avait amélioré le record de la piscine, avec 4’31s30, avant que Ledecky ne fasse sa différence. La troisième des séries, Gillian Ryan, se situe à 4’36s46.

Ledecky détient les 10 meilleures performances jamais réalisées sur 500 yards, et ce 4’28s37 constitue la huitième performance ex-aequo avec le temps réussi en séries des PAC-12. Son record a été amené à 4’25s15, le mois dernier, aux PAC-12, et aucune autre nageuse n’a fait mieux que les 4’30s37 de Leah Smith…

Stanford, l’Université de Ledecky, qui s’apprête à exercer une domination qui pourrait atteindre le monopole, a aussi le meilleur temps des séries du quatre fois 50 yards, 1’26s25. Simone Manuel, Stanford, a réussi le meilleur temps au start, 21s44, Mallory Comerford, de Louisville, le meilleur temps lancé, 21s27. Comerford n’était pas engagée dans la course individuelle, qui se déroulait un peu plus tard dans la matinée, et où la finale s’annonçait chaude entre Liz Li, Ohio State, 21s52, Olivia Smoliga, Georgia, 21s56, Simone Manuel, Stanford, 21s57, et Abbey Weitzeil, California, 21s62. Béryl Gastaldello, France, Texas A&M, a nagé le 13e temps, 21s96. Béryl a aussi nagé 22s07 au start dans le relais. Madysin Cox, de Texas, a réalisé 1’53s58 au 200 quatre nages. Le quatre fois 100 4 nages s’annonce très serré, avec quatre équipes dans un tiers de seconde : California 3’27s97, Georgia, 3’28s, Louisville, 3’28s24 et Texas A&M, 3’28s26, ainsi qu’un Stanford qui a caché son jeu ; Gastaldello a terminé en crawl pour son équipe en 47s59 tandis que Comerford, une fois de plus, était la plus rapide en crawl, 46s18.