CHAMPIONNATS D’HIVER ITALIENS : GIOVINEZZA, GIOVINEZZA !!

Éric LAHMY

Jeudi 12 Avril 2018

Petite deuxième journée des championnats italiens d’hiver 2018 à Riccione, où l’on sélectionné les qualifiés européens. Petite journée mais un frémissement, créé par l’apparition de jeunes qui secouent les anciens et se placent, tels Thomas Ceccon qui plie le vieux record italien junior du 100 mètres papillon, établi en 2014 par Simone Sabbioni, et devance le Sabbioni en question – nouvelle illustration de ce que la « jeunesse » est parfois une notion assez fluctuante en natation. Le jeune qui arrive est souvent, en fait, au-delà de l’illusion de la jouvence, une maturité précoce.

Je ne sais si on a accueilli en leur temps les Melissa Franklin, Ruta Meilutite, et plus récemment Penny Oleksiak de quinze ans, comme autant de bouquets de printemps, on doit admettre que, pour les deux premières nommées, il s’agissait plutôt de gerbes estivales que menaçait, à peine liées, un automne précoce, et qu’elles avaient en fait atteint leur apogée quand on les situait sur la pente grimpante. Il se pourrait que la troisième nommée pourrait bien les suivre sur ce chemin.

De façon significative, ce sont souvent des nageurs un peu moins précoces et dont l’envol a procédé par étapes qui durent plus longtemps, à la manière d’un Nathan Adrian, d’un Camille Lacourt en dos. D’autres, comme Alain Bernard, ont nécessité une longue maturation… Mais la richesse des scenarii est infinie, et l’on trouve aussi des phénomènes de précocité qui durent comme Michael Phelps ou Ian Thorpe, ou encore bien sûr Katie Ledecky…

FEDERICA PELLEGRINI EN MODE SUBAQUATIQUE

Un autre événement mérite à mon avis d’être remarqué : un événement en creux, en vérité, l’absence de Federica Pellegrini, dans une course où elle s’est illustrée brillamment toute sa carrière, le 200 mètres, et une autre où elle s’était engagée hier, le 50 mètres dos. La plus grande nageuse italienne de tous les temps avait elle-même cerné les limites de la suite de sa carrière, en se posant lucidement la question de savoir si elle peut encore tenir une course comme le 200 mètres. Il y a deux ans, elle avait estimé qu’elle ne pourrait plus nager de 400, la course dépassant ses capacités de résistance et de récupération. Là, huit mois après avoir battu Kathy Ledecky aux mondiaux de Budapest, la « divine » ne se sent pas en mesure de s’éparpiller.

Sur 50 dos, elle a enlevé la première série qualificative avec 28s53, temps que seule Silvia Scala, 28s24, dépassa. En finale. Pellegrini ne put surpasser son temps, et finit 4e en 28s55.

Elle ne s’est pas présentée au 200m et la meilleure indication de sa valeur actuelle reste le 53s56 qu’elle a réussi dans le relais quatre fois 100 du Canottieri Aniene.

 DAMES.- 200 libre: 1. Stefania Pirozzi (Fiamme Oro/CC Napoli) 1’59s71; 2. Linda Caponi (Carabinieri/Team Nuoto Toscana) 1’59s94; 3. Margherita Panziera (Fiamme Oro/CC Aniene) 2’0s21.

50 dos: 1. Silvia Scalia (CC Aniene) 28s30; 2. Tania Quaglieri (Sea Sub Modena) 28s46; 3. Margherita Panziera (Fiamme Oro/CC Aniene) 28s50.

200 brasse: 1. Francesca Fangio (SMGM Team Lombardia) 2’26s72; 2. Martina Carraro (Fiamme Azzurre/NC Azzurra) 2’27s92; 3. Letizia Memo (Piave Nuoto) 2’28s25.

100 papillon : 1. Ilaria Bianchi (Fiamme Azzurre/NC Azzurra 91) 57s70 ; 2. Elena Di Liddo (CC Aniene) 57s75; 3. Claudia Tarzia (Esercito/Genova Nuoto My Sport) 58s68.

MESSIEURS.- 100 dos: 1. Thomas Ceccon (Leosport) 53s94 record italien junior), ancient 54s24 par Simone Sabbion (2014); 2. Simone Sabbioni (Esercito/Swim Pro SS9) 54s23; 3. Christopher Ciccarese (Fiamme Oro/CC Aniene) 

100 brasse: 1. Fabio Scozzoli (Esercito/Imolanuoto) 59 »33 pp (precedente 59 »42 del 25/07/2011 a Shangai)
2. Zaccaria Casna (UISP Bologna) 1’01 »26 pp (precedente 1’02 »42 del 20/04/2016 a Riccione)
3. Federico Poggio (SMGM Team Lombardia) 1’01 »42

50 papillon: 1. Andrea Vergani (Can. Vittorino da Feltre) 23s63; 2. Piero Codia (Esercito/CC Aniene) 23s73; 3. Daniele D’Angelo (Marina Militare/CC Aniene) 23s80.

4×200 libre: 1. Esercito (Di Fabio 1’49s48, Glessi 1’51s07, Turrini 1’48s79,  Ciampi 1’46s97) et Carabinieri 7’16 »31 (Pizzetti 1’47s29, Belotti 1’52s60, Dotto 1’48s70, Megli 1’47s72; 3. CC Aniene, 7’18s35.

FRED VERGNOUX SLALOME DANS LES PYRÉNÉES COTÉ FRANCE COTÉ ESPAGNE

Eric LAHMY

Mercredi 11 Avril 2018

A la direction technique de la natation française on est un peu interloqué et les responsables tentent de décrypter un article d’un certain Alberto Martinez paru dans la presse espagnole.

De quoi s’agit-il ?

C’est au sujet de Fred Vergnoux, plus connu comme étant l’ « entraîneur de Mireia Belmonte ». Fred, qui avait été pressenti avant les Jeux de Rio pour entraîner le groupe de natation de l’INSEP, avait, avant de répondre, sollicité et obtenu de la Fédération espagnole une prolongation de son contrat, de l’autre côté des Pyrénées. Tout en faisant savoir que le poste parisien ne l’intéressait pas (beaucoup de problèmes, semble-t-il, liés à son statut, au coût de la vie à Paris, et au fait que l’un de ses dadas d’entraîneur est la préparation en altitude), Fred avait ajouté qu’il serait susceptible de s’intéresser au poste de Font-Romeu.

La DTN, qui cherche à renforcer les deux centres nationaux d’entraînement que sont l’INSEP et Font-Romeu en attirant un entraîneur de grand renom, a répondu à cet appel du pied, et lui avait proposé le poste dans les Pyrénées.

Vergnoux disposait dès lors d’un contrat auprès de la Fédération espagnole, qui court jusqu’en 2020, mais aussi, donc, d’une offre ferme de la Fédération Française de Natation, lui proposant de l’employer jusqu’aux Jeux de Paris 2024 en tant que responsable du centre de formation de Font Romeu.

Fred Vergnoux, qui devait répondre par oui ou par non le 15 avril, précise-t-on à la Fédération (Richard Martinez), fin avril si l’on en croit le journal espagnol, s’est tourné vers l’Espagne pour lui soumettre un projet à long terme, une façon de faire jouer la concurrence.

Entre « l’offre française, de six ans, et son contrat espagnol d’une durée de deux ans », manifestement son cœur balance.

Ce qui agace les Français, c’est qu’alors que Vergnoux devait répondre à leur proposition d’entraîner Font-Romeu, il tente de renforcer sa position actuelle en Espagne et de forcer la voie d’une prolongation de son contrat jusqu’en 2024, six années étant indispensables, prétend-il, à l’élaboration d’une planification en vue des Jeux olympiques.

Ce « tapage » médiatique apparait au siège de la FFN pour ce qu’il est, une tentative de Vergnoux d’utiliser la proposition française pour faire monter les enchères au sud des Pyrénées. Cette même stratégie avait apparemment fonctionné, avant Rio, où, après avoir feint de s’intéresser à l’INSEP, une fois ayant obtenu un contrat en Espagne, il avait choisi de demeurer où il se trouvait !

Alors qu’en France il faisait miroiter l’idée qu’un retour au pays natal ne le laissait pas indifférent, en Espagne, Vergnoux a affirmé qu’il souhaitait un avenir ibérique.

« Mon intention est de continuer, et je suis concentré sur le Championnat d’Europe à Glasgow et aux Jeux de Tokyo, mais tout se concentre uniquement sur 2020. Nous n’avons aucune garantie de rien d’autre et nous voulons faire quelque chose à long terme ».

Vergnoux semble seulement assez mécontent de devoir renégocier son contrat chaque quatre ans, sort qu’il partage avec tous les entraîneurs de la direction technique espagnole, où la sécurité de l’emploi n’est pas le maître mot. Le contrat avec la France, qu’il agite opportunément, est le leurre dont il espère qu’il pourrait précipiter un changement de politique à la Fédération Royale.

C’est peut-être bien joué, sauf qu’il ne pourrait rejoindre la France sans rompre son contrat actuel ! Et que, imagtine-t-on, les Espagnols ne le laisseront pas partir ainsi…

L’avenir du technicien est lié à celui de Mireia Belmonte, rappelle Alberto Martinez. Là encore, Vergnoux utilise un argument frappant, Belmonte étant la star absolue de la natation espagnole… Le coach et sa nageuse font équipe depuis 2009. « La limite des deux ans est une chose. Les critères choisis sont exigeants, et la préparation des clubs et centres techniques également. Cependant, je ne sais pas si nous pouvons penser à la suite, l’au-delà de 2020, nous avons deux Centres de haut rendement (CAR), un seul centre en altitude, neuf centres de technicité et huit ou dix clubs qui travaillent bien. Nous devons utiliser ce potentiel avec un projet ambitieux. Etalé sur six ans, » précise-t-il. C’est clair.

« Les projets en France, pays organisateur des Jeux de 2024, courent sur six ans, écrit Alberto Martinez, tout comme le projet olympique pour les jeunes qu’a conçu le directeur technique espagnol, Albert Tubella. » On conçoit que ce sont les arguments mêmes que lui a soufflé Vergnoux pour tenter de bouger les lignes.

Toujours selon le journaliste espagnol, Vergnoux envisage d’évoquer l’avenir avec le président de la RFEN, Fernando Carpena. Mais il faudrait pour que sa proposition, qui devrait faire l’unanimité des autres entraîneurs, ait une chance d’aboutir, que soit changé le système espagnol, lequel exige une reconduction quadriennale des contrats.

« Tout projet olympique a besoin de six ans, le lien actuel entre politique et sport doit changer, plaise encore Vergnoux. En Angleterre (où il a entrainé avant de rejoindre l’Espagne) je n’ai pas eu à voir une seule fois le président de la Fédération. J’ai une belle relation avec Fernando, mais il existe d’autres modèles ; la partie sportive doit être autonome et ne pas dépendre de la politique. Comme tout dépend des élections de 2020, on ne peut pas songer à 2024, comme il le faudrait. « 

Au bout de tout cela, on l’a compris, les soucis ibériques de Vergnoux n’enchantent pas à la Fédé française, où l’on doit avoir l’impression de se faire manœuvrer.
Mais ce n’est peut-être pas grave : les Espagnols aussi !

 

 

ITALIE : DOMENICO ACERENZA, 3’46s27 SUR 400 METRES, RÉVÊLATION TARDIVE DU DEMI-FOND

Éric LAHMY

Mercredi 11 Avril 2018

Première journée de championnats italiens à Riccione. L’absence de Gabriele Detti crée un trou que Domenico Acerenza, un Napolitain (Circolo Canottieri Napoli) de 23 ans,  pulvérise son record personnel, qu’il amène de 3’50s40 (il y a un an et douze jours dans le même bassin de Riccione) à 3’46s27, pour enlever le titre du 400 mètres messieurs.

C’est un progrès inattendu, voire même inespéré, à cet âge, qui s’explique peut-être par le fait qu’Acerenza, depuis cette année, a rejoint le Centre fédéral d’Ostie par le « sorcier » italien Stefano Morini (cinquième performance italienne de l’histoire). 50 par 50 mètres Acerenza nage 27s14, 56s04 (28s90), 1’24s67 (28s63), 1’53s09 (28s42), 2’21s22 (28s13), 2’49s42 (28s20), 3’17s70 (28s28, et 28s57 pour finir, ce qui signale une course tendue.

Il s’étonne du temps final: “je voulais nager vite, et attendais un temps de l’ordre de 3’49s, je ne m’attendais pas à de tells progrès”, disait-il, mettant cette évolution sur le compte de son entraînement au centre fédéral et à sa confrontation constante avec les ténors du demi-fond.

Greg Paltrinieri ne pouvait finir mieux que 3e derrière Acerenza, mais aussi Filippo Megli, lequel, grattant sur son record personnel, le coiffait lui d’un bras.

Cette première journée a donné des satisfactions, ainsi la victoire sur 200 papillon d’un junior, Federico Burdisso, né en 2001, qui bat pour ce faire en 1’57s23 le record italien de la catégorie de Giacomo Carini. Lequel Carini avait amené l’an passé le record italien absolu à 1’55s40.

Sur 50 mètres, Andrera Vargani, né en 1997, frôlait le record italien avec 21s70 contre 21s64 et bousculait la hiérarchie, devançant notamment Luca Dotto, de sept ans son aîné.

Après cette journée, onze nageurs obtenaient leur billet pour les championnats d’Europe de Glasgow : Simone Sabbioni sur 50 dos en 25 »17 ; Simona Quadarella sur 800 libre en 8’25 »82 ;
Domenico Acerenza sur 400 libre en 3’46 »27 ; Arianna Castiglioni au 100 brasse en 1’6 »91 ; Martina Carraro au 100 brasse en 1’7 »80 ; Federico Burdisso sur 200 papillon en 1’57 »23 ; Ilaria Cusinato sur 400 4 nages en 4’37 »14 ; Carlotta Toni sur 400 4 nages en 4’39 »27 ; Alessia Polieri sur 400 4 nages en 4’40 »84 ; Andrea Vergani au 50 libre en 21 »70 ; Luca Dotto au 50 libre en 22 »06.

MESSIEURS.- 50 libre: 1. Andrea Vergani (Can. Vittorino da Feltre) 21 »70; 2. Luca Dotto (Carabinieri/Larus Nuoto) 22s06; 3. Lorenzo Zazzeri (Esercito) 22s35.

400 libre : 1. Domenico Acerenza (CC Napoli) 3’46’s27; e 3’50 »40 del 04/04/2017 a Riccione)
2. Filippo Megli (Carabinieri/FlorentiaNuotoClub), 3’50s23; 3. Gregorio Paltrinieri (Fiamme Oro/Coopernuoto) 3’50s86.

50 dos: 1. Simone Sabbioni (Esercito/Swim Pro SS9), 25s17; 2. 2. Niccolò Bonacchi (Esercito/Nuotatori Pistoiesi), 25s22 ; 3. Thomas Ceccon (Leosport), 25s48

200 papillon: 1. Federico Burdisso (Tiro a Volo) 1’57s23 (record italien junior), ancien 1’57s48 par Giacomo Carini le 25/06/2015 à Bakou) ; 2. Filippo Berlincioni (CC Aniene) 1’57s82; 3. Christian Ferraro (Montebelluna Nuoto) 1’58s06.

DAMES.- 800 libre : 1. Simona Quadrarella (Fiamme Rosse/CC Aniene) 8’25s82 ; 2. Diletta Carli (Fiamme Oro/Tirrenica) 8’33s92 ; 3. Alisia Tettamanzi (Marina Militare/Nuotatori Milanesi) 8’34s62.

100 brasse : 1. Arianna Castiglioni (Fiamme Gialle/Team Insubrika) 1’6s91; 2. Martina Carraro (Fiamme Azzurre/NC Azzurra 91), 1’7 »80; 3. Ilaria Scarcella (Fiamme Oro/CC Aniene), 1’8s40.

400 4 nages: 1. Ilaria Cusinato (Fiamme Oro/Team Veneto) 4’37s14; 2. Carlotta Toni (Esercito/RN Florentia) 4’39s27; 3. Alessia Polieri (Fiamme Gialle/Imolanuoto) 4’40s84.

4×100 libre: 1. Esercito 3’42s35 (Letrari 55s55, Pezzato 56s07, Biondani 56s39, Ferraioli 54s34); 2. CC Aniene 3’43s37; 3. Fiamme Oro 3’43s99.

COMMONWEALTH GAMES, FIN: DES AUSTRALIENS PARTOUT

Eric LAHMY

Mardi 10 Avril 2018

Ariarne Titmus est l’une des ondines qui tentent d’exister sous le règne de fer de Kathy Ledecky. Elle a joué d’ailleurs sa Ledecky au petit pied sur 400, laissant sa suivante, l’Anglaise Holly Hibbott à plus de trois longueurs. Son temps de 4’0s93 pulvérisait le record des Commonwealth Games, que détenait depuis Glasgow 2014 la Néo-Zélandaise Lauren Boyle, 4’4s47. Il représente aussi la meilleure performance jamais réalisée en championnat international à part les performances hors-concours de Kathy Ledecky et à l’exception du passage polyuréthane sous les quatre minutes de l’Italienne Pellegrini en 2009.

Les séries (trois seulement) se déroulaient le matin, et ne représentaient aucune difficulté pour Titmus, puisque l’accession à la finale se joua à 4’13s33 et qu’elle-même put se qualifier à l’économie en 4’10s22.

Il est difficile de se rendre compte si Titmus a nagé à son maximum, en raison de l’absence d’adversaires en mesure de lui répondre. Livrée à elle-même, on peut seulement dire qu’elle n’a pas lambiné. Elle efface son récent record australien, 4’2s36 le 1er mars dernier. Le record du Commonwealth, 4’0s30, de Joanne Jackson, réussi en combinaison aux mondiaux de Rome en août 2009, est resté debout. Bien sûr, on ne peut s’empêcher aussi, désormais, de songer pour elle aux quatre minutes, et les PanPacifics de cet été constitueront une opportunité, surtout en présence probables de Katy Ledecky et de formidables Chinoises… Mais la jeune fille a déjà beaucoup progressé et ce serait peut-être trop lui demander…

Sur 50 mètres Benjamin Proud s’est vengé de son éviction précédente pour départ anticipé. Quatre ans après avoir amené le record des Jeux à 21s76, il s’est qualifié avec de nouveaux records, 21s45 en séries et 21s30, il n’a pas eu à rééditer ce temps, et ses 21s35 lui ont permis de gagner de façon confortable

La Galloise Georgia Davies était la recordwoman des Commonwealth Games du 50 dos dames, son record, 27s56, n’est pas tombé, mais elle a terminé 3e derrière Seebohm et Masse.

Le 1500 mètres est revenu à Jack McLoughlin, Aussie au look d’échappé de Woodstock, qui avait terminé déjà 2e du 400 mètres. Jack, plus jeune, hantait les courses de 200 et de 400m, mais enleva son passeport olympique quand il descendit son record sur 1500 mètres de vingt-quatre secondes. En 2017, attiré semble-t-il par le long, voire le plus en plus long, il fit ses débuts sur 5000 mètres au lac Balaton. Le voici champion du Commonwealth grâce à une condition physique remarquable et un extraordinaire sens du tempo. McLoughlin et Jervis, 2e à une longueur du vainqueur, terminèrent respectivement 11e et 18e aux mondiaux 2017 de Budapest, où Mackenzie Horton avait arraché la médaille de bronze. Un Horton qui ne progresse plus depuis des saisons sur la distance…

Le 200 quatre nages messieurs s’est joué entre trois grands talents : le vainqueur australien du 200 dos, le vainqueur écossais du 100 libre et le vainqueur australien des 400 quatre nages. Mitchell Larkin l’a emporté de peu, 1’57s67 contre 1’57s86 (Duncan Scott) et 1’58s18 (Clyde Lewis) après avoir engrangé une légère avance en dos qu’il parvint à ne pas dilapider ensuite. Les 27s33 finaux de Scott lui permirent de passer Lewis mais non pas de venir à bout de Larkin, malgré une remontée.

Comme traditionnellement, les relais quatre nages terminaient la compétition. Les Australiens y livrèrent deux terribles batailles gagnantes. Côté féminin, leur quatuor se heurtait à celui, également talentueux, des Canadiennes. Je me demandais, avant les Jeux, si les Canadiennes ne renverseraient pas les Australiennes de leur trône et si ce ne fut pas le cas, il s’en est fallu parfois de peu qu’elles ne réussissent, avec leurs superbes Kylie Masse et Taylor Ruck. Il leur manqua seulement une Penny Oleksiak en grande forme. Ce relais quatre nages à la fois conclut, condensa et résuma les « Games », en ce que les Canadiennes se comportèrent en inflexibles outsiders et que les Australiennes surent répondre du tac au tac avec une talentueuse intransigeance. Masse prit un ascendant d’une demi-seconde sur Seebohm et la suite fut une poursuite infernale. Oleksiak perdit du terrain sur McKeon, et Il fallut une Bronte Campbell survoltée, voire déchaînée, pour venir à bout d’une solide Taylor Ruck en crawl.

Côté messieurs, le souci des nageurs des antipodes s’appelait Adam Peaty, le nageur de brasse anglais, capable de gagner un relais à lui tout seul, de par l’avance déterminante qu’il engrange. Il fallut que Larkin en dos et Kyle Chalmers en crawl fassent des exploits pour compenser le trou qu’allait creuser le terrible Peaty. Larkin parvint à gagner une seconde et demie en dos. Peaty revint, prit l’avantage, et pour l’Angleterre James Guy domina Grant Irvine. Il fallut un sacré costaud Kyle Chalmers pour revenir, in extremis, sur Benjamin Proud. La suprématie des Océaniques, assurée sur presque toutes les courses de la journée, fut garantie une fois de plus, de justesse…  

MESSIEURS.-  50 mètres : 1. Benjamin Proud, ENG, 21s35 (en séries, 21s30); 2. Bradley Tandy, RSA, 21s81 ; 3. Cameron McEvoy, AUS, 21s92.

1500 mètres: 1. Jack McLoughlin, AUS, 14’47s09; 2. Daniel JERVIS, WAL, 14’48s67; 3. Mackenzie Horton, AUS, 14’51s05.

200 4 nages : 1. Mitchell Larkin, AUS, 1’57s67; 2. Duncan Scott, SCOT, 1’57s86; 3. Clyde Lewis, AUS, 1’58s18.

4 fois 100 4 nages: 1. Australie, 3’31s04 (Mitch Larkin, 53s14, Jake Packard, 59s29, Grant Irvine, 51s36, Kyle Chalmers, 47s25); 2. Angleterre, 3’31s13 (Luke Greenbank, 54s61, Adam Peaty, 57s64, James Guy, 50s95, Benjamin Proud, 47s93) ; 3. Afrique du Sud, 3’34s79 (en papillon, Chad Le Clos, 50s10) ; 4. Ecosse, 3’35s15 (Duncan Scott, en crawl, 47s62) ; Yuri Kisil, Canada, 47s89 en crawl.

DAMES.- 400 mètres : 1. Ariarne Titmus, AUS, 4’0s93 ; 2. Holly Hibbott, ENG, 4’5s31; 3. Eleanor Faulkner, ENG, 4’7s35

Ariarne Titmus passages: 28s10, 57s75 (29s65), 1’28s09 (30s34), 1’58s86 (30s77), 2’29s53 (30s67), 3’0s28 (30s75), 3’30s81 (30s53), 4’0s93 (30s12).

50 m dos: 1. Emily Seebohm, AUS, 27s78 (en séries, 27s63); 2. Kylie Masse, CAN, 27s82; 3. Georgia Davies, WAL, 27s90 (en demis, 27s86).

4 fois 100 4 nages: 1. Australie, 3’54s36 (Emily Seebohm, 59s52, Georgia Bohl, 1’6s85, Emma McKeon, 56s42, Bronte Campbell, 51s57); 2. Canada, 3’55s10 (Kylie Masse, 59s02, Kierra Smith, 1’6s68, Penny Oleksiak, 56s86, Taylor Ruck, 52s54);

CHAMPIONNATS D’ITALIE : DETTI 3’47s07 EN SERIES ET… FORFAIT EN FINALE, EPAULE DOULOUREUSE !

Eric LAHMY

Mardi 10 Avril 2018

Diminué depuis l’automne dernier par une inflammation à l’épaule gauche, Gabriele Detti, le champion d’Europe et médaillé de bronze olympique 2016 et mondial 2017 du 400 mètres, a largement dominé les qualifications sur son épreuve de prédilection, enlevant la dernière série de la course, aux championnats d’Italie, passant en 54”13 au 100, 1’51”46 au 200, 2’49”00 au 300 pour un temps final de 3’47”07.

Mais on apprenait un peu plus tard, au Stade Nautique de Riccione où se déroulent les compétitions, qu’il avait déclaré forfait pour la finale. Son oncle d’entraîneur, Stefano Morini, lui avait demandé d’appuyer dans sa course des séries matinales pour savoir si l’épaule tiendrait. Elle a tenu mais pas bien longtemps, la réaction ne s’est pas fait attendre et la douleur est réapparue. Assez violente et lancinante pour que le nageur déclare forfait pour la finale, laissant Greg Paltrinieri, son équipier et champion olympique du 1500m (mais assez dénué de vitesse de base) en charge de défendre l’honneur de l’équipe.

Detti est déjà qualifié pour les championnats d’Europe de Glasgow et ce souci n’en est plus un pour lui. Le seul dégât que cet abandon provoquera sera de retrancher une ligne de son glorieux palmarès…

La question qui se pose est de savoir comment maintenir en forme un nageur blessé et souffrant de la carrure de Detti et lui laisser ses chances, alors que le grand rendez-vous de l’été s’approche. J’ai interrogé à ce sujet l’entraîneur Jacky Brochen. « En ce qui me concerne, explique-t-il, je lui ferais faire du travail cardiaque sur les jambes, notamment avec des palmes pour élever le stress au niveau qui convient. Il existe des éducatifs, ainsi un qui imite le mouvement du bras de fer bras collé au torse, ce qui permet également de faire fonctionner l’épaule qui n’est pas douloureuse. Il se peut aussi, selon la gravité, qu’on puisse effectuer la nage complète sans trop appuyer. »

COMMONWEALTH GAMES. C’EST CAMPBELL QUI GAGNE… BRONTE CAMPBELL. SURPRISE !

Eric LAHMY

Lundi 9 Avril 2018

Sur 200 dos messieurs, Mitchell Larkin, le favori australien, donne l’impression de mener une course d’attente en avant, qui vire en 2e position avec Beaver et derrière Woodward et qui plante ce dernier dans l’ultime longueur. Cela fait trois Australiens sur le podium.

Pourquoi Emma McKeon est-elle partie comme ça ? C’est la question que je me pose. 28s08, c’est bien vite pour lancer un 200 papillon. Elle disposait alors d’un mètre d’avance sur sa meilleure adversaire. Mais aux 100m, elle était passée par Alys Thomas, une solide étudiante galloise, diplômée en psychologie de l’Université (et du centre de performance) de Swansea. Alys est une spécialiste des performances en dents de scie. Pourquoi ? Parce qu’elle a passé sa jeune existence à alterner les années natation et les années psy. Appartenant à l’Université pendant sept années (2008-2015), elle en donc pris son temps. « J’ai étalé mes études sur deux années pendant que je préparais les Jeux du Commonwealth 2010, puis étudiai à temps partiel quand je préparais les Commonwealth 2014. » Alys montre donc qu’on peut nager très vite en passant par la case études, à condition que celles-ci soient organisées.

 

La victoire de Bronte Campbell sur Catherine nous a montré une nouvelle fois que, championnat du monde ou des environs, une course n’est qu’une course, et rien de plus. L’aînée des Campbell pourrait devancer sa cadette tous les jours de l’année que Dieu fait, mais ce jour là, c’est la sœur Bronte qui est passée !

Cate ne pouvait pas être battue, et il parait que les journaux australiens l’avaient expliqué en long, en large et… de travers. La fille avait nagé 51s00 lancée dans le relais, ce qui valait le record du monde, lequel record du monde détenu par Sarah Sjöström était fichu.

Mais ce n’est pas la même Cate Campbell qui a nagé cette finale. Dans sa première longueur, elle se déplace certes extrêmement vite, exécute une très longue ondulation avant le virage, repart avec quoi, un mètre d’avance sur Taylor Ruck et Bronte, les seules encore raisonnablement proches d’elles.

Mais à aucun moment, elle ne donne cette souveraine impression de fluidité qui fait d’elle la plus belle styliste du monde. Je dirais qu’elle tape dans l’eau. Pourtant, à la sortie du virage, elle redémarre et c’est meurtrier. Mais non, ça ne dure pas, autour des soixante-quinze, Bronte, qui nage alors à sa droite et n’a jamais rien lâché remonte avec l’énergie du désespoir et… gagne.

Dans cette course, la jeune championne olympique de Rio Penny Oleksiak termine 5e, tandis que Taylor Ruck, une nouvelle fois inspirée, monte sur le podium.

On se dit que Catherine est fatiguée après une semaine prenante. On se dit aussi qu’elle a démontré une fois de plus sa fragilité dans une compétition individuelle titre en jeu…

Un qui sait se battre en revanche, c’est Cameron Van Der Burgh. Le Sud-Africain, champion olympique en 2012, s’est payé sa majesté Adam Peaty sur 50  brasse.

Et Chad Le Clos, effectue de magnifiques Jeux du Commonwealth. Son 100 papillon est de toute beauté. Et son temps, sous les 51s, digne d’éloge.

MESSIEURS.- 200 dos :  1. 1. Mitchell Larkin, AUS, 1’56s10 [27s30, 57s10 (29s80), 1’26s96 (29s86), 1’56s10 (29s14)]. 2.Bradley Woodward, AUS, 1’56s57 [27s47, 56s95 (29s48), 1’26s83 (29s88), 1’56s57 (29s74)]; 3. Josh Beaver, AUS, 1’57s04 [27s55, 57s10 (29s55), 1’27s12 (30s02), 1’57s04 (29s92)].

50 m brasse: 1. Cameron Van Der Burgh, RSA, 26s58; 2. Adam Peaty, ENG, 26s62; 3. James Wilby, ENG, 27s37.

100 papillon: 1. Chad Le Clos, RSA, 50s65 ; 2. James Guy, ENG, 51s31 ; 3. Grant Irvine, AUS, 51s50; 4. David Mrogan, AUS, 51s94.

DAMES.-

100 mètres: 1. Bronte Campbell, AUS, 52s27 (25s47); 2. Catherine Campbell, AUS, 52s69 (25s02); 3. Taylor Ruck, CAN, 53s08 (25s29); 4. Shayna Jack, AUS, 53s83 (25s70); 5. Penelope Oleksiak, CAN, 53s85 (26s33).

800 mètres: 1. Ariarne Titmus, AUS, 8’20s02 ; 2. Jessica Ashwood, AUS, 8’27s60; 3. Kiah Melverton, 8’28s59.

100 m brasse: 1. Tatiana Shoenmaker, RSA, 1’6s41; 2. Kierra Smith, CAN, 1’7s05; 3. Georgia Bohl, AUS, 1’7s22.

200 m papillon : 1. Alys Thomas, WAL, 2’5ss45 [28s70, 1’0s40 (31s70), 1’32s71 (32s31), 2’5s45 (32s74)]; 2. Laura Taylor, AUS, 2’7s39; 3. Emma McKeon, AUS, 2’8s05.

JAPAN SWIM: UYI OHASHI, 4’30s82, AUTRE RIVALE D’HOSSZU SUR 400 METRE QUATRE NAGES

Eric LAHMY

Lundi 9 Avril 2018

Si le vedettariat dont il jouit devrait nous amener à titrer cette dernière journée de Japan Swimming sur Kosuke Hagino, nous n’en ferons rien, tant il ne fait aucun doute que la championne (le féminin l’emporte) de l’après-midi (et peut-être de l’ensemble du meeting) s’appelle Yui Ohashi.

Son succès chronométrique, sur 400 quatre nages, est de valeur clairement supérieure à celui de Hagino. Miss Hohashi a battu le record du Japon, nagé 4’30s82 et amélioré la performance, 4’31s42 qu’elle avait établie le 15 avril 2017 et qui avait pulvérisé un vieux record nippon, celui de Shimuzu, dans les 4’35s. Si ce temps avait été réalisé aux mondiaux de Budapest, l’an passé, lui aurait donné la médaille d’argent. Mais elle s’était ratée, sur 400 4 nages, dans la capitale hongroise, nageant un piètre (pour elle) 4’34s50. En revanche, toujours à Budapest, elle avait conquis l’argent sur 200 quatre nages derrière la reine de la course, Katinka Hosszu.

Ohashi est avec Rikako Ikee la nageuse vedette montante du Japon et l’ultime trouvaille du coach Norimasa Hirai, l’homme qui a accompagné les carrières de Kitajima et d’Hagino. Le look de cette jeune fille l’apparente à un type de nageurs d’apparence fragile mais dotés de moteurs robustes, comme la Canadienne Taylor Ruck ou chez nous Fantine Lesaffre. Ce week-end, cette pinup faussement anorexique a dominé sa course, peut-être la plus épuisante du programme avec le 1500 mètres comme on le fait rarement : elle a surpassé toutes ses adversaires en finale dans les quatre styles.

Côté garçons, Kosuke Hagino, lui, qui s’était donné des frayeurs au début du meeting, sur 400 libre, s’est retrouvé en quatre nages et a largement battu Daiya Seto, le double champion du monde de l’olympiade de Rio. Et sur 100 mètres, Shinri Shioura a trouvé son maître : Katsumi Nakamura, vainqueur en 48s22.

Mais une autre course phare achevait le meeting, le 200 brasse dames, où Rena Aoki a battu Kanako Watanabe, la championne du monde 2015 à Kazan.

MESSIEURS.- 100 mètres :1.  KATSUMI NAKAMURA, 48s22(23s30) ; 2. SHINRI SHIOURA, 48s76 (23s09); 3. KATSUHIR MATSUMOTO, 48s81 (23s51); 4. JURAN MIZOHATA, 49s09 (23s61).

100 m papillon : 1. YUUKI KOBORI, 51s86 (24s16); 2. HOROMURA NAO, 52s04 (24s38); 3. MIZUNUMA NAOKI, 52s18 (24s39).

400 m 4 nages: 1. KOSUKE HAGINO, 4’10s69 (25s78, 55s96, 1’28s06, 1’59s68, 2’34s95, 3’10s93, 3’41s60) ; 2. DAIYA SETO, 4’14s01 (25s45, 55s80, 1’28s72, 2’1s11, 2’36s84, 3’13s17, 3’43s97) ; 3. TAKEUCHI TOMOYA, 4’14s49 (26s98, 58s50, 1’32s19, 2’5s26, 2’40s67, 3’16s42, 3’45s98) ; 4. TAKEHARU FUJIMORI, 4’14s79 (26s86, 57s91, 1’30s54, 2’2s76, 2’38s41, 3’14s66, 3’45s24); 5. IPPEI WATANABE, 4’16s29.

DAMES.- 200 m dos : 1. NATSUMI SAKAI, 2’8s28; (29s71 1’2s08 1’34s99) 2 SAYAKA AKASE, 2’9s64; 3. RIO SHIRAI, 2’9s84.

200 m brasse: 1. REONA AOKI, 2’21s85 (32s16, 1’7s50, 1’44s17) 2 KANAKO WATANABE, 2’22s90 (32s91, 1’9s29, 1’46s03); 3. SATOMI SUZUKI, 2’23s19 (32s74, 1’9s38, 1’46s45) 4. RUNA IMAI, 2’24s60 (33s16, 1’10s07, 1’47s10) ; 5. KAKO ISHIDA, 2’25s18.

400 m 4 nages : 1. YUI OHHASHI, 4’30s82 (record du Japon, ancien par elle-même, 4’31s42 – 28s41, 1’0s76n, 1’35s80, 2’10s18, 2’49s10, 3’28s01, 4’0s12); 2. SAKIKO SHIMIZU, 4’37s37 (28s84, 1’1s81, 1’37s72, 2’13s32, 2’52s36, 3’32s33, 4’5s74); 3. MIHO TAKAHASHI, 4’39s72 (30s26, 1’4s83, 1’41s15, 2’17s13, 2’56s30, 3’35s96, 4’8s65); 4. MIYU OHTSUKA, 4’40s22.

JEUX DU COMMONWEALTH : DUNCAN SCOTT ET CHAD LE CLOS DEVANT CHALMERS SUR 100 METRES

Eric LAHMY

Dimanche 8 Avril 2018

On savait depuis un an ou deux que l’Ecosse tenait en Duncan Scott un gros gabarit de l’avenir. L’avenir s’est fait présent, et Duncan est champion du Commonwealth du 100 libre en 48s02, devançant, ex-aequo, un monstre sacré de la natation, Chad Le Clos, et le champion olympique Kyle Chalmers. Coup de maître.

LeClos et Cameron McEvoy se lancèrent d’entrée dans une course rapide tandis que les six autres finalistes restaient un peu en dedans. Scott passait en sixième position, à peine derrière Chalmers. Mais ensuite, quel accélération au retour, 24s35 pour finir, ce qui est énorme. Chalmers aussi était impressionnant dans la deuxième longueur, mais ses 24s68 n’y pouvaient rien. Tous les autres terminaient entre 25s3 et 26s…

L’Australie dominait comme prévu le relais quatre fois 200 mètres, où une fois de plus Duncan Scott se mit en exergue, avec un 1’44s82 lancé dans son parcours.

En demi-finale du 100 mètres libre dames, Cate Campbell (qui a enlevé aussi le 50 papillon) a  battu son record des Jeux du Commonwealth, avec 52s64 contre 52s68. Elle passait devant sa sœur Bronte (53s46), seule à pouvoir sinon l’accrocher, du moins essayer, 25s21 contre 25s53, puis augmentait son avance. La première demi revenait à Taylor Ruck en 53s05, tandis que la championne olympique Penelope Oleksiak finissait assez loin.

Sur 200 dos, Kylie Masse devançait une nouvelle fois sa compatriote canadienne Taylor Ruck et la championne du monde de 2015 et 2017, Emily Seebohm. Seebohm laissait s’échapper les deux Canadiennes qui engrangeaient à la sortie du dernier virage une pleine longueur de corps. Elle eut ensuite le mérite de leur reprendre une grosse seconde dans son sprint, mais trop tard…

100 mètres : 1. Duncan Scott, SCOT, 48s02 (23s67) ; 2. Chad Le Clos, RSA, 48s15 (22s86), et Kyle Chalmers, AUS, 48s15 (23s47) ; 4. Cameron McEvoy, AUS, 48s44 (22s83) ; 5. Dylan Carter, TTO, 48s60 (23s35) ; 6. Jack Cartwright, AUS, 48s62 (23s52).

50 dos : 1. Mitch Larkin, AUS, 24s68 ; 2. Benjamin Treffers, AUS, 24s84; 3. Zac Incerti, AUS, 25s06.

4 fois 200 mètres: 1. AUSTRALIE, 7’5s97  (Alexander Graham, 1’46s60, Kyle Chalmers, 1’46s47, Elijah Winnington, 1’45s97, Mckenzie Horton, 1’46s93); 2. Angleterre, 7’8s57 (Cameron Kurkle, 1’47s63, Nicolas Grainger, 1’47s61, Jarvis Parkinson, 1’48s09, James Guy, 1’45s24). 3. Ecosse, 7’9s89 (Stephen Milne, 1’48s62, Duncan Scott, 1’44s82, Daniel Wallace, 1’48s69, Mark Szaranek, 1’47s67).

DAMES.- 200 dos : 1. Kylie Masse, CAN, 2’5s98 ; 2. Taylor Ruck, Canada, 2’6s42; 3. Emily Seebohm, AUS, 2’6s82; 4. Kaylee McKeown, AUS, 2’7s86; 5. Hilary Caldwell, CAN, 2’9s22

Kylie Masse, 29s66, 1’1s39 (31s73), 1’33s39 (32s), 2’5s98 (32s59).

Taylor Ruck, 29s46, 1’1s31 (31s85), 1’33s68 (32s37), 2’6s42 (32s74).

Seebohm, 29s78, 1’2s42 (32s64), 1’35s (32s58), 2’6s62 (31s62)

50 papillon : 1. Cate Campbell, AUS, 25s59 ; 2. Holly Barratt, AUS, 25s67; 3. Madeline Groves, 25s69.

200 quatre nages: 1. Siobhan Marie O’Connor, ENG, 2’9s80 ; 2. Sarah Darcel, CAN, 2’11s14; 3. Erika Seltenreich-Hodgson, CAN, 2’11s74

MEETING DE MARSEILLE: CONTRE LES MATINS QUI DÉCHANTENT,  LA SOLUTION, C’EST CHARLOTTE BONNET

LES STARS DU MEETING DE MARSEILLE ONT ÉTÉ LES MINIMA POUR LES CHAMPIONNATS D’EUROPE ET AUTRES RENDEZ-VOUS INTERNATIONAUX. MINIMA QUI RÉSISTENT BIEN AUX ASSAUTS DES UNS ET DES AUTRES QUI OUBLIENT SOUVENT DE LES RÉALISER COMME EXIGÉ LE MATIN !

Éric LAHMY

Dimanche 8 Avril 2018

L’été passé, la DTN a annoncé un système de minima original pour les championnats de France. Le fil conducteur est simple. Les minima sont calculés sur des critères de demi-finales (quoique plus difficiles pour le demi-fond en nage libre), mais surtout, et là se trouve l’innovation, ils doivent être réalisés en qualifications. En finale, les minima disparaissent.

L’idée, c’est de maintenir une exigence, et en même temps de rendre toute sa place à « la course », c’est-à-dire au match, à l’affrontement compétitif.

Or, toute cette saison, il est frappant de constater que personne ou presque ne joue le jeu des séries rapides. La seule qui a intégré ce souci, c’est Charlotte Bonnet. Il y a un souci, c’est que cela ne s’improvise pas. Cela se prépare. Ou du moins, cela devrait se préparer.

Selon Olivier Nicolas, qui gère la politique de l’équipe de France auprès de Richard Martinez, la résistance des nageurs au système, ou sa mauvaise intégration, n’existe pas : « non, je crois que les jeunes l’ont intégré, et nous leur avons dit et répété, encore d’ailleurs à Marseille avec les nageurs susceptibles d’être sélectionnés. Et j’espère qu’ils ont bien compris qu’on ne dérogera pas, et s’ils ne font pas les minima, ils resteront à la maison. »

Olivier voit comme un bon signe qu’une Fanny Deberghes batte son meilleur temps de l’année sur 100 brasse et 200 brasse en séries, ou que Marie Wattel, même si elle « en laisse un petit peu sous le pied – ils sont malins – sur 100 papillon, nage le matin en 59s24 quasi au minimum exigé » (59s11).

Il est vrai aussi qu’il est plus facile de nager les minima le matin quand on a de la marge. Quand on vaut deux minutes au 200 mètres et que le minimum est 1’56s, on ne doit pas sentir concerné par le fait de nager vite ou pas vite le matin, sauf pour aller en finale ! 

Pour les techniciens français, le minimum du matin, un concept assez malin et qui se défend bien, est une idée que les nageurs devront intégrer à l’avenir, parce qu’elle sera employée les prochaines années jusqu’à… disons Tokyo voire plus.

MINIMA, TROIS GARÇONS, SIX FILLES

Après Marseille, où en est la natation française au regard des minima (attention, 1) il s’agit de compter les Français qui les ont fait, sans regarder si ce sont bien des temps « du matin », ce qui n’est pas le cas ; 2) je n’examine pas ici les chances, élevées selon moi, de se qualifier des relais) :

MESSIEURS.- 50m nage libre, 22 »35 : néant. 100m nage libre, 49 »17: Mehdy Metella, 48s76 ; Jérémy Stravius, 49s09. 200m nage libre, 1’48 »29 : néant. 400m nage libre, 3’49 »46 : néant. 800m nage libre, 7’57 »62 : néant. 1500m nage libre, 15’7 »71 : néant. 

50m dos, 25 »20 : néant. 100m dos, 54 »86 : Paul-Gabriel Bedel, 54s81. 200m dos, 2’0 »42 : néant.

50m brasse, 27 »64 : néant. 100 brasse : 1’1 »30 (néant). 200m brasse, 2’12 »75 : néant.

50m papillon, 23 »60 : néant. 100m papillon, 52 »78 : Mehdy Metella, 52s29 ; Jérémy Stravius, 52s59. 200m papillon, 1’58 »11 : néant.

200m 4 nages, 2’1 »34 : néant. 400m 4 nages, 4’19 »82 : néant.             

DAMES.- 50m nage libre, 25 »33 : Marie Wattel, 24s85, Charlotte Bonnet, 24s89. 100m nage libre, 54 »91 : Charlotte Bonnet, 53s36. 200m nage libre, 2’00 »06 : Charlotte Bonnet, 1’57s28. 400m nage libre, 4’10 »48 : néant. 800m nage libre, 8’34 »96 : néant. 1500m nage libre, 16’28 »00 (néant)

50m dos, 28 »48 : Mathilde Cini, 28s46. 100m dos, 1’1 »44 : Mathilde Cini, 1’1s29 ; 200m dos, 2’13 »03 : néant.

50m brasse, 31 »14 : néant. 100m brasse, 1’8 »79 : néant. 200m brasse 2’28 »59 : néant.

50m papillon, 26 »14 : Mélanie Hénique, 25s63. 100m papillon, 59 »11 : Marie Wattel, 58s78. 200m papillon, 2’11 »85 : Lara Grangeon, 2’11s83.

200m 4 nages, 2’14 »99 : Fantine Lesaffre, 2’14s55 ; 400m 4 nages, 4’43 »42 :  Fantine Lesaffre, 4’42s43.

Trois garçons, six filles ! Et, pour l’instant, deux garçons et une fille représentatifs.

SOLO DE CHARLOTTE BONNET ET DUEL MARIE WATTEL – ANOUCHKA MARTIN

Charlotte Bonnet, dont les bonnes dispositions ne se démentent pas, et qui, depuis maintenant des années, assure la représentativité, assez fragile, on doit bien le dire, des filles de France, a bien occupé son dimanche en faisant passer de vie à trépas un vieux record, celui du 100 mètres, fleuron de l’ère polyuréthane, les 53s49 de Malia Metella. Le 100 s’annonçait comme un duel entre Bonnet et Wattel. Cette dernière avait réussi à coincer son ancienne équipière niçoise, sur 50 mètres, d’une bien faible marge, quatre centièmes.

Ce n’était pas une réserve de vitesse supplémentaire suffisante pour espérer bousculer une Bonnet supérieure en résistance sur la distance double, et disons le, Wattel ne s’y essaya pas. Pourtant, l’étudiante de l’Université de Loughborough montré, avec des dispositions, sur 200 mètres (et un temps de 1’59s36 en séries à Marseille qui pourrait l’engager dans un quatre fois 200 national), une capacité à être autre chose qu’une pure sprinteuse.

Mais Bonnet partit sur des chapeaux de roue, termina plus vite que tout le monde et effaça le nom de Metella du tableau des records de la distance « reine. » Wattel termina une pleine longueur derrière et eut la plus grande peine à devancer Anouchka Martin, qui touchait avec elle au 50 (à un centième précisément) et la suivait de 0s04 à l’arrivée… Le duel attendu Wattel-Bonnet avait accouché d’un solo de Bonnet et d’un duel de Wattel et de Martin.

STRAVIUS : « PERMETTEZ ? » METELLA : « ON NE PASSE PAS »

Pendant tout le week-end, Mehdy Metella et le digne patriarche qu’est désormais Jérémy Stravius se sont trouvés confrontés. Sous cet angle, cette fin de semaine a été assez chaude,  au point même, que parfois, comme eut dit l’oncle d’Amélie Nothomb, on sentait qu’il y aurait de la viande froide !

Metella, n’a marqué aucun respect de l’ancien, et Stravius, dans son rôle de (très relatif) vieillard indigne, a tout fait pourtant pour le chatouiller, voire le déstabiliser.

Cela a donné des performances correctes, quoique pas extraordinaires. Le Marseillais devançait finalement l’Amiénois sur 100 mètres, d’une coudée, 48s76 contre 49s09, comme sur 50 et 100 papillon, chaque fois d’assez peu, mais suffisamment pour qu’on ne puisse s’y tromper, 23s93 contre 24s14, et 52s29 contre, 52s59.

A part cela, un jeune Hugo Sagnes, une des nombreuses pépites de Michel Chrétien à Amiens, grignotait son record sur 400m, en 3’51s31 contre 3’51s98 à Sarcelles quatre semaines plus tôt… et au Festival de la Jeunesse l’été dernier. Le voici n° 2 français en 2017-18 derrière David Aubry (3’49s76). Qu’on se le dise.

Quelques filles se mettaient en valeur comme Mathilde Cini en dos et sur le chemin de l’Europe, Fantine Lesaffre, admirable bosseuse, présente sur tous les fronts des quatre nages, ou encore Margaux Fabre, gagnante du 200 papillon et dont j’ignorais qu’elle « papillonnait » à un aussi bon niveau.

 MESSIEURS.- 50 libre : 1. Maxime Grousset, Amiens, 22s38 ; 2. Oussama Sahnoun, Algérie, CNM, 22s43 ; 3. Yonel Govindin, CNM, 22s53; 4. Clément Mignon, CNM, 22s80.

100 libre : 1. Mehdy Metella, CNM, 48s76; 2. Jérémy Stravius, Amiens, 49s09; 3. Oussama Sahnoune, Algérie, CNM, 49s10; 4. Maxime Grousset, Amiens, 49s97.  

200 libre: Mehdy Lagili, Tunisie, SO Millau, 1’49s19; 2. Jordan Pothain, Nautic Alp’38, 1’49s87 ; 3. Roman Fuchs, Amiens, 1’50s11 ; 4. M.A. Ghaffari, Tunisie, SO Millau, 1’50s16 ; 5. Jonathan Atsu, 1’50s88.

400 libre: 1. Hugo Sagnes, Amiens (né en 2001), 3’51s37 ; 2. Mehdy Lagili, Tunisie, 3’51s66 ; 3. Jordan Pothain, Nautic Alp »38, 3’53s52 ; 4. Nicolas D’Oriano, CNM, 3’53s65 ; 5. Yasunari Hirai, Japon, 3’53s86 (en séries, 3’53s69) ; 6. Roman Fuchs, Amiens, 3’54s16 (en séries, 3’53s86).

800 libre : 1. Joris Bouchaut, Vanves, 8’3s21 ; 2. Nicolas D’Oriano, CNM, 8’8s70

1500 libre : 1. Damien Joly, Occitanie, 15’10s15 ; 2. Joris Bouchaut, Vanves, 15’13s03.

50 dos : 1. Apostolos Christou, Grèce, 25s21 ; 2. Jeremy Stravius, 25s42

100 dos : 1. Apostolos Christou, Grèce, 53s82 ; 2. Paul-Gabriel Bedel, CNM, 54s81.

200 dos : 1. Apostolos Christou, Grèce, 2’0s74 ; 2. Paul-Gabriel Bedel, 2’1s34.

50 brasse : 1. Lawrence Palmer, GBR, 27s88.

100 brasse : 1. Berkay-Omer Ogretir, Turquie, 1’1s22.

200 brasse : 1. Jean Dencausse, CNM, 2’15s28.

50 papillon : 1. Mehdy Metella, CNM, 23s93; 2. Jeremy Stravius, Amiens, 24s14.

100 papillon : 1. Mehdy Metella, CNM, 52s29; 2. Jérémy Stravius, 52s59.

200 papillon : 1. David Verraszto, FTC, Hongrie, 2’0s30        

200 4 nages : 1. David Verraszto, FTC, Hongrie,2’3s54 ; 2. Mewen Tomac, Amiens, 2’3s69.

400 4 nages : 1. David Verraszto, FTC, Hongrie, 4’17s03.

DAMES.- 50 libre : 1. Marie Wattel, Occitanie, 24s85; 2. Charlotte Bonnet, Nice, 24s89; 3. Mélanie Hénique, CNM, 25s26.

100 libre : 1. Charlotte Bonnet, Nice, 53s36 (25s74 + 27s62 – record de France; ancien record, Malia Metella, Dauphins du TOEC, 53s49 le 24 avril 2009) ; 2. Marie Wattel, Occitanie, 55s01 ; 3. Anouchka Martin, CNM, 55s05 ; 4. Margaux Fabre, Occitanie, 55s71.

200 libre : 1. Charlotte Bonnet, CNM, 1’56s83 (26s83, 56s37 (29s54), 1’26s85 (30s48), 1’56s93 (30s08); 2. Anna Egorova, Russie, 2’0s07. En séries, Marie Wattel, Occitanie, 1’59s36 (57s28).

400 libre : 1. Fantine Lesaffre, Occitanie, 4’17s44.

800 libre : 1. Anna Egorova, Russie, 8’36s44.

1500 libre : 1. Anna Egorova, Russie, 17’1s19.

50 dos : 1. Mathilde Cini, Valence Triathlon, 28s46.

100 dos : 1. Mathilde Cini, Valence Triathlon, 1’1s29; 2. Ekaterina Abramova, Turquie, 1’1s35.

200 dos : 1. Ekaterina Abramova, Turquie, 2’14s26; 2. Fantine Lesaffre, Occitanie, 2’15s25.

50 brasse : 1. Fanny Deberghes, Occitanie, 31s46.

100 brasse : 1. Fanny Deberghes, Occitanie, 1’9s27.

200 brasse : 1. Fanny Deberghes, Occitanie, 2’28s67 ; 2. Fantine Lesaffre, Occitanie, 2’29s13.

50 papillon : 1. Mélanie Hénique, CNM, 25s63 (record de France par elle-même égalé) ; ; 2. Marie Wattel, Occitanie, 26s43.

100 papillon : 1. Marie Wattel, Loughborough et Occitanie, 58s78; 2. Margaux Favre, Occitanie, 1’0s53.

200 papillon : 1. Margaux Fabre, Occitanie, 2’13s33.     

200 4 nages  : 1. Fantine Lesaffre, Occitanie, 2’14s55

400 4 nages  : 1. Fantine Lesaffre, Occitanie, 4’42s43.

JAPAN SWIM A TOKYO : NOROMURA A LA POURSUITE DE KRISTOF MILAK

Samedi 7 Avril 2018

Quoique très esseulée sur 50 libre, Rikako Ikee a réussi à améliorer son record national des 50 mètres, rabotant 0s12, de 24s33 à 24s21 : il n’y a pas de petits bénéfices pour la sprinteuse du soleil levant.

En revanche, pas de solitude pour les nageurs de 200 quatre nages, messieurs ou dames. Kosuke Hagino, que son crawl avait fortement déçu, sur 400 mètres, à ces Japan Swim, s’est consolé en devançant son glorieux compatriote Daya Seto qu’il a surpris d’emblée grâce à sa vitesse de base supérieure, le tenant en respect en papillon, lui faussant compagnie en dos, et parvenant à limiter les dégâts en brasse. Même si son crawl n’est plus aussi pointu, cela ne s’est pas trop vu dans un quatre nages où il domine les spécialistes de la déspécialisation.

Daya Seto, 2e du quatre nages, était victime d’une conjonction troublante pour lui, la proximité des finales des 200 quatre nages et papillon. Mal lui en prit, il retrouva son état second en dauphin, subissant une autre défaite, en papillon, où le jeune Nao Horomura le laissa à une longueur. Noromura, l’an dernier, avait fait forte impression, et on s’attend à de formidables duels entre lui et un autre jeune de talent, le Hongrois Kristof Milak dont il avait frôlé lors des universiades à Taiwan, l’officiel record du monde junior en 1’53s90 contre 1’53s79. Eric Lahmy.

MESSIEURS.- 200 m papillon : 1. NAO HOROMURA, 1’53s79 (25s48, 54s15, 1’23s79); 2. DAIYA SETO, 1’55s37 (25s64, 55s29, 1’25s32); 3. YUUYA YAJIMA, 1’56s38; 4. MASAFUMI OHSAKA, 1’56s53; 5. TAKUMI TERADA, 1’56s66.

200 mètres 4 nages : 1. KOSUKE HAGINO, 1’56s37 (24s85, 53s95, 1’27s80) ; 2. DAIYA SETO, 1’56s85 (25s07, 55s04, 1’28s58) 3. HIROMASA FUJIMORI, 1’58s25; 4. JURAN MIZOHATA, 1’58s42; 5. TOMOYA TAKEUCHI, 1’59s19; 6. TAKEHARU FUJIMORI, 1’59s21.

DAMES.- 50 mètres: 1. RIKAKO IKEE, 24s21 (record du Japon, ancien 24s33 par elle-même)

400 mètres: 1. CHIHIRO IGARASHI, 4’8s89.

200 mètres 4 nages: 1. YUI OHHASHI, 2’8s92 (27s79, 1’0s86, 1’38s47); 2. MIHO TERAMURA, 2’10s21 (28s01, 1’1s82, 1’38s54; 3. RIKA OOMOTO, 2’10s98; 4. RUNA IMAI, 2’11s02 ; 5 SAKIKO SHIMIZU, 2’11s79