QUI TROP EN BRASSE? CHARLOTTE BONNET

Eric LAHMY                                                  Mercredi 1er Avril 2015

100 METRES BRASSE Minimum pour Kazan, 1’8’’36

Charlotte Bonnet ne nous en voudra pas si, en tant que nageuse de brasse, elle nous convainc moins que la nageuse de libre ou de quatre nages qu’elle a été et dont espère qu’elle continuera d’être. Mais certes elle comble une carence de la natation féminine française, qui n’en manque pas (de carences, pas de brasseuses). Elle a nagé deux centièmes plus vite que les minima pour Kazan, 1’8’’34 contre 1’8’’36, donc en théorie elle se trouvera au départ de l’épreuve individuelle. Pas de quoi porter l’effroi chez les Ruta Meilutyte, Yulia Efimova et autres Alia Atkinson

A part ça, la spécialité n’est pas en santé et l’avenir n’est guère plus merveilleux. Il y a cependant Nolwenn Hervé, qui a fini 8e de la finale en 1’11’’73 après s’être qualifiée in extremis en 1’11’’42. Une jeune fille de seize ans, que L’Est Républicain a présenté poétiquement comme « la petite perle de la natation lorraine » (où est-ce que nous allons trouver tout ça, nous les journalistes !). Elle a beaucoup bourlingué, parce que fille de militaire. Née à Lannion, elle a vécu à Mont-de-Marsan, à Toul, à Thionville où l’entraîne Maël Rugani, lequel s’ingénie à la faire évader du sprint pur dans lequel elle a tendance à se cantonner. Greffer de la résistance. Parmi les alevines à noter Alexia Grenouillat, qui si l’on se réfère à son nom prédestiné pour la brasse… Bref, elle n’est pas loin dans les temps.

Mais tout cela demandera du temps avant de murir… Euh… Tout bien considéré, non  Charlotte, restez, on a encore besoin de vous.

 

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