RAY DAUGHERS, USA, GRAND COACH A L’ANCIENNE

Par Eric LAHMY                                                   Mercredi 13 Mai 2015

DAUGHTERS [Raymond Earl ‘’Ray’’] Natation. (Denver, 1895-/ ). L’un des grands coaches US, après avoir débuté au Seattle Crystal Pool,  il dirige le Washington Athletic Club de 1942 à 1964, et en fait une pépinière de champions, depuis Helen Madison, dont il eu l’intuition du talent alors qu’elle avait 14 ans, et Jack Medica, jusqu’à Marilou Petty, Olive McQueen, Nancy Ramey (médaillée d’argent olympique du 100 mètres papillon) et tant d’autres. Quand Madison devient la meilleure nageuse du monde, d’aucuns disent qu’il a eu beaucoup de chance, que Madison aurait tout gagné sans lui. Il ne répond pas directement, mais note, fataliste : « c’est sûr, je n’en trouverai pas une autre comme elle. » Mais il réussit autre chose, amenant quatre de ses nageuses, Mary Lou Petty, Betty Lea, Doris Buckley et Olive McKean à améliorer, en 1935 et en 1936 le record du monde du relais quatre fois 100 mètres ! Lui-même ayant quitté Denver pour Seattle vers l’âge de dix ans, avait été bon nageur de demi-fond dans les premières années 1900. Il est, pendant la Première Guerre mondiale, en charge de l’enseignement de la natation à la Seattle Naval Training Station. Ses nageurs tomberont 30 records du monde, 301 records et 64 titres US. Il est dans les équipes olympiques US aux Jeux de Berlin (1936), Londres (1948), Helsinki (1952) et Melbourne (1956) et sert encore comme « team manager » aux Jeux de Rome, en 1960, avant de présider le Comité de natation de l’Amateur Athletic Union et le Comité Olympique masculin. En 1936 et en 1948, il entraîne l’équipe olympique féminine. Intronisé en 1971 à l’International Swimming Hall of Fame.

En janvier 1936, quelques mois avant que Daughters et ses nageurs Medica, Keane et Petty ne se rendent aux Jeux olympiques de Londres, la revue The Saturday Evening Post demanda à Daughters d’écrire un article sur ses méthodes et ses techniques d’entraînement, et de répondre à ces questions : qu’enseignez-vous de différent des autres entraîneurs ?  Quelles sont vos méthodes ? Par quel moyen obtenez-vous ce plus de vitesse pour vos nageurs qui fait la différence entre de bons nageurs et de vrais champions ? L’article parut le 30 mai 1936. Pour commencer, Daughters identifiait le potentiel, comme dans le cas d’Helene Madison dans une réunion de natation en 1927. Et donc il assistait à des meetings de jeunes dans la région. Lui-même, deux ou trois fois l’an, organisait des réunions ouvertes aux jeunes de la région.

Daughters insistait sur le fait qu’il ne cherchait pas les nageurs les plus rapides, mais les talents à l’état brut. Une fois repéré, le jeune était invité à s’entraîner avec lui. Ensuite il organisait des réunions pour permettre à ses élèves de battre des records – personnels, locaux, etc. En 1931, il avait ainsi organisé pour permettre à Helene Madison d’améliorer des records américains et à Medica un record régional.

Il déclara travailler de façon serrée avec ses nageurs, établissant leurs horaires d’entraînement et leurs courses, améliorant leur style, leurs habitudes alimentaires, exigeant qu’ils dorment dix heures par nuit et s’assurant qu’il se couchent épuisés.

Il cherchait deux choses chez ses nageurs, la condition physique et le rythme. Le rythme, expliquait-il, est ce que le nageur de vitesse doit avoir, ainsi que la capacité d’adopter une vitesse qui corresponde à son rythme. Pour être un grand, un nageur doit avoir un talent naturel, mais le processus de son développement revient à améliorer le rythme, la synchronisation et la condition physique.

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