RETOUR SUR LES MONDIAUX JUNIORS : LA VALEUR N’ATTEND PAS…

Éric LAHMY

Dimanche 24 Septembre 2017

Les championnats du monde juniors qui se sont achevés le mois derniers à Indianapolis (23-28 août) ne sont pas une compétition qui signifie tout à fait ce que leur titre pourrait faire croire, car une partie non négligeable des élites de la natation est constituée de juniors. Ces rassemblements sont relativement récents. C’est le 6e du nom. Ils procèdent de la volonté délibérée des dirigeants de la FINA de couvrir au maximum le champ de ses possibles en termes de compétitions…

Cette extension du programme, qui parait ne jamais devoir cesser, précède généralement, dans l’histoire, le mouvement contraire de régression. La haute époque est suivie d’une basse époque. On a vu, avec la refonte, et la révision à la baisse des programmes de la Coupe du monde, la première manifestation des limites et des blocages que provoquent les ambitions démesurées de la FINA, une institution pour qui toujours plus est toujours mieux…

Que signifient des mondiaux juniors dans lesquels on trouve, une année après les Jeux, la championne olympique du 100 mètres (Penelope OLEKSIAK ), laquelle d’ailleurs, n’est engagée que dans des relais, vu qu’elle est devancée par ses consœurs canadiennes ? Difficile à dire.

UNE COMPÉTITION QUI EXISTE GÉNÈRE SA LOGIQUE

Qui dit qu’OLEKSIAK, après avoir atteint à 15 ans le sommet de sa carrière, ne se trouve pas déjà sur la pente descendante ? Pessimiste ? Certes, mais me permettrez-vous de vous raconter les aventures passées de Missy FRANKLIN et de Ruta MEILUTYTE ? Ce qui nous fait espérer qu’elle ne sera pas brûlée prématurément, c’est que les entraîneurs l’ont mise plus ou moins au repos cette saison, et donc qu’ils ont compris que pour durer, il faudra se ménager. Il semble d’ailleurs que les Canadiens ont assimilé beaucoup de choses que d’autres ont du mal à digérer… et qu’on pourrait s’inspirer d’eux pour la gestion dans le temps d’une carrière de nageurs.

Doit-on ignorer ces mondiaux en raison de ce qui précède ? Non, peut-être pas, ne serait-ce d’ailleurs, que parce qu’une compétition qui existe génère sa logique : elle prend sa place ; ou encore, sans aucune ironie, que parce qu’une fille comme OLEKSIAK y nage. Mais on peut se permettre de ne pas leur donner d’importance excessive. Les enseignements qu’on y trouvera sont limités et contradictoires parce qu’à l’âge où s’épanouissent les cadors des championnats juniors, nombre d’entre eux se distinguent déjà dans les championnats seniors. C’est d’autant plus vrai pour les filles, qui sont « adultes » deux ans environ avant les garçons.

Le phénomène d’école s’est souvent manifesté dans l’histoire de la natation. Que signifie-t-il ? Qu’une natation ayant atteint un niveau, ses élites s’y retrouvent à plusieurs, très près les uns des autres.

Le haut niveau est une affaire de petit nombre. Dans le sport actuel, avec sa densité de performances toujours croissante, et une limitation à deux du nombre de nageurs par pays et par épreuve, quand deux nageurs d’une nation parviennent en finale ou montent sur un podium, le plein est fait. Donc l’image d’une école est un peu excessive…

On a pu quand même évoquer cette notion d’école à travers l’histoire de la natation française, et parler d’une école du sprint (qui était plutôt un suivi de sprinteurs) entre Alex Jany (années ’40), Aldo Eminente (années ’50), Alain Gottvalles (années ’60), Gilles Vigne, Michel Rousseau et René Ecuyer (années (‘70), Stephan Caron (années ‘90), Fred Bousquet, Alain Bernard, Fabien Gilot, Mehdy Metella et consorts, (années 2000). Il s’agissait là, en fait, d’une tradition, basée sur les compétences accumulées de coaches… Plus récemment, une « école » de brasse a existé, dont il ne reste plus rien.

PHÉNOMENES D’ÉCOLES OU EFFET D’OPTIQUE

Je ne sais si ce phénomène d’école, de groupe, n’est pas un effet d’optique, mais les doublés aux mondiaux juniors d’Indianapolis  ne sont pas rares. Les Américains, coutumiers tout au long de l’histoire du sport, de ces exploits collectifs, en réalisent plusieurs à Indianapolis, ce qui est naturel pour un pays de plus de 300 millions d’habitants, riche d’une tradition et d’une implantation inégalée dans le monde scolaire et universitaire.

Sur 100 mètres, WILLENBRING et KRUEGER, USA, finissent très près l’un de l’autre, 3e et 4e en 49s17 et 49s35 ; le demi-fond US voit, derrière Andrew ABRUZZO, triple vainqueur sur 400, 800 et 1500, différents nageurs US l’accompagner sur ces podiums : Trey FREEMAN, 3e sur 400 mètres, Michael BRINEGAR, 3e sur 800 mètres et 2e sur 1500 mètres.

De la même façon, Daniel ROY, 2’10s77, et Reece WHITLEY, 2’10s82 font un et deux pour les USA sur 200 mètres brasse.

La Hongrie place pour sa part Marton BARTA, 2e en 4’15s65, et Balasz HOLLO, 3e en 4’16s78 sur 400 quatre nages, ce qui n’étonnera pas ceux qui connaissent les grandes réussites magyares sur la discipline depuis des décennies. La Hongrie a été relancée, semble-t-il, par la récente organisation de championnats du monde à domicile, et peut-être aussi par l’audience importante du sport depuis les exploits de Katinka HOSSZU. Avec deux titres en papillon, sur 100 et 200, et une médaille sur 50 papillon, Kristof MILAK suit pour sa part les traces d’un autre nageur phénomène de la décennie passée, Laszlo CSEH. La grande surprise de ces championnats du monde juniors pourrait bien être le double succès hongrois dans les relais de nage libre masculins, quatre fois 100 et 4 fois 200 mètres. Les Magyars n’ont pas souvent, dans le passé, obtenu une densité qui leur a permis de briller en relais, et n’avaient pas produit un seul sprinteur d’audience mondiale depuis 1964 !

MAGYARS VAINQUEURS SUR 4 FOIS 100 : HONGROIS RÊVER !

Leur triomphe sur quatre fois 100 est d’autant plus extraordinaire qu’il a été réalisé par un seul sprinter plus ou moins « pur » de nage libre, Nandor NEMETH, appuyé, il est vrai, par leur crack du papillon Kristof MILAK, auteur d’un remarquable 49s08 au départ (et donc en fait un futur grand nageur potentiel de libre), et par Richard MARTON, un de leurs meilleurs éléments sur 200 mètres ainsi que par leur « quatre nageur » BARTA.

Equipe assez improvisée de talents divers qui a culbuté les formations polonaise, australienne et des USA. Des USA qui auraient été bien inspirés d’inclure dans leur relais Michael ANDREWS. Le record personnel de 2015 (50s21) du plus jeune professionnel du monde aurait presque permis à sa formation d’enlever le relais. Avec 21s75 au 50 mètres, je serais étonné qu’il ne puisse nager moins de 49 secondes, voire, lancé, 48 secondes, sur la distance classique, alors que le 4e américain du relais a nagé lancé plus de 50 secondes !

L’Italie, elle, ajoute à son jeune brasseur Nicolo MARTINENGHI, espoir de la spécialité et recordman du monde junior, Alessandro PINZUTTI, lequel l’accompagne sur le podium sur 50 mètres : autre doublé, qui a dû faire son effet dans son pays. Là encore, on saisit qu’un grand champion peut provoquer une aspiration vers le haut.

Le même phénomène se retrouve à plusieurs exemplaires dans les courses féminines. Dès le 50 mètres libre, Rikako IKEE, la star montante du Japon, se voit accompagner de OUCHI sur le podium. Sur 100, IKEE est 2e, OUCHI 6e. au 100 papillon, IKEE l’emporte et une autre compatriote, Suzuka HASEGAWA, finit 3e. Au 400 mètres quatre nages, Miku KOJIMA, autre Japonaise, qui a également gagné le 200 quatre nages, triomphe en 4’39s14, sous la menace d’Anna SASAKI, Japon.

Les doublés ne sont pas rares par ailleurs : deux Américaines dans l’ordre sur 200 dos, Regan SMITH, 2’7s45, et Alexandra SUMNER, 2’9s04 ; deux Américaines dans l’ordre sur 200 brasse, Zoe Elizabeth BARTEL, 2’25s68; 2. Ella NELSON, 2’27s04.

LE FORMIDABLE COLLECTIF DES CANADIENNES

Le phénomène de ces journées d’Indianapolis, c’est les Canadiennes. Mais c’est un phénomène plutôt collectif. D’un côté, en effet, elles ne gagnent que deux courses, par Taylor RUCK, laquelle doit forcer les feux pour devancer d’une demi-phalange la petite merveille hongroise Ajna KEZSELY, et par Jade HANNAH, laquelle concède l’ex-aequo à Natsumi SAKAI sur 50 dos, tandis que leur championne olympique Penelope OLEKSIAK n’est même pas engagée dans ses courses de prédilection, 100 crawl et 100 papillon. Ailleurs, les Canadiennes doivent admettre la victoire. Ainsi Taylor RUCK, 59s23, et Jade HANNAH, 59s62, devancée par d’étatsunienne Regan SMITH, 59s11, record du monde junior et peut-être la grande performance féminine de ces journées (SMITH, également gagnante sur 200 dos avec un très beau 2’7s45, nage au départ d’un relais quatre nages 58s95).

Pas vraiment dominatrices dans les courses individuelles, placées toutes ensembles dans les relais, les Canadiennes brillent de mille feux.

Les Français ont enlevé deux médailles : celle de Maxime GROUSSET, (néo-calédonien entraîné par Michel CHRÉTIEN à Amiens), 2e sur 50 mètres messieurs ; celle de Cyrielle DUHAMEL, 3e sur 200 quatre nages (et 4e sur 400 quatre nages). Cyrielle, des Pélicans de Béthune, est une récidiviste (médaille européenne juniors sur 400 quatre nages). Une façon de « sauver l’honneur » ?

 

MESSIEURS.- 50 libre : 1. Michael ANDREW, USA, 21s75 (record junior) ; 2. Maxime GROUSSET, France, 22s25; 3. Leonardo DEPLANO, Italie, 22s31.

100 libre : 1. Ivan GIREV, Russie, 48s33 ; 2. Nandor NEMETH, Hongrie, 48s95; 3. Matthew WILLENBRING, USA, 49s17; 4. Daniel KRUEGER, USA, 49s35; 5. Jordan BRUNT, Australie, 49s42; 6. Breno CORREIA, Brésil, 49s44 (demi-finales, 49s33); 7. Maxime GROUSSET, France, 49s95 (demi-finales, 49s77).

200 libre : 1. Ivan GIREV, Russie, 1’46s40; 2. Nandor NEMETH, Hongrie, 1’46s79; 3. Elijah WINNINGTON, Australie, 1’46s81; 4. Patrick CALLAN, USA, 1’47s61.

400 libre : 1. Andrew ABRUZZO, USA, 3’49s19; 2. Balasz HOLLO, Hongrie, 3’49s97; 3. Trey FREEMAN III, USA, 3’50s14; 4. Antoni KAUZYNSKI, Pologne, 3’51s08; 5. Jarryd BAXTER, Afrique du Sud, 3’51s28; 6. Jacob VINCENT, Australie, 3’51s39; 7. Francisco Jose AREVALO RUBIO, Espagne, 3’51s67.

800 libre : 1. Andrew ABRUZZO, USA, 7’54s58; 2. David LAKATOS, Hongrie, 7’56s81; 3. Michael BRINEGAR, USA, 7’57s22.

1500 libre : 1. Andrew ABRUZZO, USA, 15’6s48; 2. Michael BRINEGAR, USA, 15’9s00; 3. Iaroslav POTAPOV, Russie, 15’9s18; 4. David LAKATOS, Hongrie, 15’18s07; 5. Markos GIL CORBACHO, Espagne, 15’20s14.

50 dos : 1. Michael ANDREW, USA, 24s63, record du monde junior, ancien, 24s67 en séries ; 2. Hugo GONZALEZ, Espagne, 25s30 ; 3. Kasper STOKOWSKI, Pologne, 25s38.

100 dos : 1. Hugo GONZALEZ, Espagne, 54s27 ; 2. Connor FERGUSON, Irlande, 54s51 ; 3. Daniel MARTIN, Roumanie, 55s55

200 dos : 1. Hugo GONZALEZ, Espagne, 1’56s69 ; 2. Carson FOSTER, USA, 1’57s87 ; 3. Nikita TRETYAKOV, Russie, 1’58s72.

50 brasse : 1. Nicolo’ MARTINENGHI, Italie, 27s10 (en demi-finales, 27s02) ; 2. Alessandro PINZUTI, Italie, 27s19 ; 3. Michael ANDREW, USA, 27s39 ; 4. Reece WHITLEY, USA, 27s71.

100 brasse : 1. Nicolo MARTINENGHI, Italie, 59s58 (en ½  finale, 59s01, record junior) ; 2. Reece WHITLEY, USA, 1’0s08 ; 3.Michael ANDREW, USA, 1’0s37 (en ½ finale, 1’0s33).

200 brasse : 1. Daniel ROY, USA, 2’10s77; 2. Reece WHITLEY, USA, 2’10s82; 3. Zacchary STUBBLETY COOK, Australie, 2’10s90; 4. Nicolo MARTINENGHI, Italie, 2’11s53; 5. Yu HANAGURUMA, Japon, 2’12s28; 6. Ikuma OSAKI, Japon, 2’12s38 (en série, 2’12s17); 7. Valentin BAYER, Autriche, 2’12s62; 8. Filip CHRAPAVY, Rép. Tchèque, 2’13s49 (en série, 2’13s32). En series, Denis PETRASHOV, Kirghizstan, 2’13s97; Wassili KUHN, Allemagne, 2’14s05; Evgenii SOMOV, Russie, 2’14s23.   

50 papillon : 1. Michael ANDREW, USA, 23s22 (record junior, ancient 23s27 en ½ finales); 2. Andrei MINAKOV, Russie, 23s53; 3. Kristof MILAK, Hongrie, 23s72.

100 papillon : 1. Kristof MILAK, Hongrie, 51s08; 2. Egor KUIMOV, Russie, 51s16; 3. Andrei MINAKOV, Russie, 51s84.

200 papillon : 1. Kristof MILAK, Hongrie, 1’53s87; 2. Yuya SAKAMOTO, Japon, 1’57s05; 3. Antani IVANOV, Bulgarie, 1’57s54        

200 4 nages : 1. Johannes HINTZE, Allemagne, 1’59s03 (record junior); 2. Kieran SMITH, USA, 1’59s56; 3. Marton BARTA, Hongrie, 2’0s14.

400 4 nages : 1. Hugo GONZALEZ, Espagne, 4’14s65; 2. Marton BARTA, Hongrie, 4’15s65; 3. Balasz HOLLO, Hongrie, 4’16s78; 4. Kieran SMITH, USA, 4’17s63.

4 fois 100 libre: 1. Hongrie, 3’17s99 (Kristoff MILAK, 49s08; Marton BARTA, 50s58; Richard MARTON, 50s09; Nandor NEMETH, 48s24) ; 2. Pologne, 3’18s53; 3. Australie, 3’18s55; 4. USA, 3’18s68.

4 fois 200 libre: 1. Hongrie, 7’10s95 (record junior) ; 2. USA, 7’10s96; 3. Russie, 7’11s39; 4. Australie, 7’15s18; 5. Espagne, 7’15s76. Meilleurs starts: Ivan GIREV, Russie, 1’46s62, Patrick CALLAN, USA, 1’47s33. Meilleurs lances: Elijah WINNINGTON, Australie, 1’46s25 ; Nandor NEMETH, Hongrie, 1’46s52 ; Martin MALYUTIN, Russie, 1’46s68

4 fois 100 4 nages : 1. USA, 3’36s15 [Drew KIBLER, 55s47 ; Reece WHITLEY, 1’54s79 (59s32); Codie BYBEE, 2’47s47 (52s68); Matthew WILLENBRING, 3’36s15 (48s68); 2. Russie, 3’36s30; 3. Italie, 3’36s44… 6. France, 3’41s89 [K-Ryls MIATTI, 56s95 ; Tanguy LESPARRE, 1’59s00 (1’2s05); Serguei COMTE, 2’53s14 (54s14); Maxime GROUSSET, 48s75].

Meilleurs temps individuels : dos, Tomas CECCON, Italie, 55s06 ; Kaçper STOKOWSKI, Pologne, 55s09 ; brasse, Nicolo’ MARTINENGHI, Italie, 59s10 ; papillon, Egor KUIMOV, Russie, 51s17 ; crawl, Ivan GIREV, Russie, 48s27 ; Matthew WILLENBRING, USA, 48s68 ; Bartosz PISZCZOROVICZ, Pologne, 48s71 ; Maxime GROUSSET, France, 48s75]

 

DAMES. – 50 libre : 1. Rikako IKEE, Japon, 24s59 ; 2. Grace ARIOLA, USA, 24s82 ; 3. Sayuki OUCHI, Japon, 25s07; 4. Barbora SEEMANOVA, Rép. Tchéque, 25s08.

100 libre : 1. Freya Ann-Alexandra ANDERSON, GBR, 53s88; 2. Rikako IKEE, Japon, 54s16 (en ½ finale, 54s06); 3. Kayla SANCHEZ, Canada, 54s54; 4. Rebecca SMITH, Canada, 54s63 ; 5. Barbora SEEMANOVA, Rép. Tchèque, 54s78 ; 6. Sayuki OUCHI, Japon, 54s91.

200 libre : 1. Taylor RUCK, Canada, 1’57s08 ; 2. Ajna KESELY, Hongrie, 1’57s10; 3. Irina KRIVONOGOVA, Russie, 1’58s51; 4. Isabel Marie GOSE, Allemagne, 1’59s65

400 libre : 1. Ajna KESELY, Hongrie, 4’6s72 ; 2. Delfina PIGNATELLO, Argentine, 4’8s33 ; 3. Anastasiia KIRPICHNIKOVA, Russie, 4’8s73; 4. Waka KOBORI, Japon, 4’9s59.

800 libre : 1. Delfina PIGNATELLO, Argentine, 8’25s22; 2. Ajna KESELY, Hongrie, 8’30s62; 3. Agueda Beatriz CONS GESTIDO, Espagne, 8’30s85; 4. Anastasiia KIRPICHNIKOVA, Russie,8’31s12; 5. Giulia SALIN, Italie, 8’32s11.

1500 libre : 1. Delfina PIGNATELLO, Argentine, 15’59s51; 2. Ajna KESELY, Hongrie, 16’15s68; 3. Agueda Beatriz CONS GESTIDO, Espagne, 16’17s84

50 dos : 1. Natsumi SAKAI, Japon, et Jade HANNAH, Canada, 27s93; 3. Grace ARIOLA, USA, 28s11; 4. Regan SMITH, USA, 28s12; 5. Anna India MAINE, GBR, 28s40; 6. Cassie WILD, GBR, 28s42. En series, Polina EGOROVA, Russie, 28s45.

100 dos : 1. Regan SMITH, USA, 59s11, record du monde junior; 2. Taylor RUCK, Canada, 59s23; 3. Jade HANNAH, Canada, 59s62; 4. Polina EGOROVA, Russie, 59s75; 5. Natsumi SAIKAI, Japon, 59s91; 6. Grace ARIOLA, USA, 1’0s58 (en ½ finale, 1’0s39); 7. Cassie WILD, GBR, 1’0s73 (en ½ finale, 1’0s58); 8. Anna India MAINE, GBR, 1’1s44 (en ½ finale, 1’0s71). En ½ finale, Anastasia ADVEEVA, Russie, 1’1s21.

200 dos : 1. Regan SMITH, USA, 2’7s45; 2. Alexandra SUMNER, USA, 2’9s04; 3. Natsumi SAKAI, Japon, 2’9s34 ; 4. Polina EGOROVA, Russie, 2’10s04 ; 5. Anastasia ADVEEVA, Russie, 2’10s11 ; 5. Jade HANNAH, Canada, 2’10s44

50 brasse : 1. Emily WEISS, USA, 30s78 ; 2. Faith KNELSON, Canada, 30s91; 3. Mona McSHARRY, Irlande, 30s97.

100 brasse : 1. Mona McSHARRY, Irlande, 1’7s10; 2. Faith KNELSON, Canada, 1’7s47; 3. Zoe Elizabeth BARTEL, USA, 1’7s63

200 brasse : 1. Zoe Elizabeth BARTEL, USA, 2’25s68; 2. Ella NELSON, USA, 2’27s04.

50 papillon : 1. Rikako IKEE, Japon, 25s46 (record junior).

100 papillon : 1. Rikako IKEE, Japon, 57s25; 2. Rebecca SMITH, Canada, 58s07; 3. Suzuka HASEGAWA, Japon, 58s60.

200 papillon : 1. Emily Louise LARGE, GBR, 2’7s74; 2. Suzuka HASEGAWA, Japon, 2’8s29    

200 4 nages : 1. Miku KOJIMA, Japon, 2’12s42; 2. Kayla SANCHEZ, Canada, 2’12s64 ; 3. Cyrielle DUHAMEL, France, 2’13s31 [28s81, 1’2s60 (33s79), 1’41s39 (38s79), 31s92]

400 4 nages : 1. Miku KOJIMA, Japon, 4’39s14 ; 2. Anna SASAKI, Japon, 4’40s99 ; 3. Anja CREVAR, Serbie, 4’42s24 ; 4. Cyrielle DUHAMEL, France, 4’43s56 [1’4s87, 2’16s82 (1’11s95), 3’38s07 (1’21s25), 1’5s49].

4 fois 100 libre: 1. CANADA, 3’36s19 (record junior) (Taylor RUCK, 53s63; Penelope OLEKSIAK, 53s70, Rebecca SMITH, 54s65, Kayla SANCHEZ, 54s21); 2. USA, 3’39s69; 3. Japon, 3’40s59 (Rikako IKEE, 53s35 lancé); 4. Russie, 3’41s56; 5. Australie, 3’43s57.

4 fois 200 libre: 1. CANADA, 7’51s47 (record junior) (Kayla SANCHEZ, 1’59s01, Penny OLEKSIAK, 1’55s86, Rebecca SMITH, 1’58s66, Taylor RUCK, 1’56s94); 2. Russie, 7’57s33; 3. Japon, 8’2s09 (Rikako IKEE, 1’56s54 lancée); 4. USA, 8’2s40; Hongrie, 8’3s70.

4 fois 100m 4 nages: 1. CANADA, 3’58s38 [Jade HANNAH, 1’0s68; Faith KNELSON, 1’7s86 ; Penny OLEKSIAK, 56s91 ; Taylor RUCK, 52s93]; 2. USA, 3’59s19 ; 3. JAPON, 3’59s97.

Meilleurs temps individuels : dos, Regan SMITH, USA, 59s11; brasse, Zoe Elizabeth BARTHEL, USA, 1’7s17 : papillon, Penny OLEKSIAK, Canada, 56s91 ; Ikako RIKEE, Japon, 56s94 ; crawl, Taylor RUCK, Canada, 52s93 ; Freya Ann Alexandra ANDERSON, GBR, 52s99.

 – Au départ du relais mixte gagné par le Canada, Regan SMITH, USA, a nagé le 100 dos en 58s95, devançant Taylor RUCK, Canada, 59s27.


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10 comments:

  1. Bernard Demure

    Il serait intéressant que vous analysiez les raisons des maigres résultats des français aux mondiaux juniors au fil des ans (mais également aux championnats européens juniors). La très faible densité de notre élite, serait-elle essentiellement due:

    1. A un système scolaire ne favorisant pas la détection et l’entraînement des jeunes: échec des sections sport-études?
    2. Ou au manque d’infrastructures nautiques en France?
    3. Ou au manque d’entraîneurs de qualité (beaucoup de clubs des grandes villes ont des résultats nationaux médiocres)? Si certains s’expatrient, c’est manifestement qu’il y a un problème de rénumérations des entraîneurs en France. Que faire en terme de sponsoring pour les aider?
    4. Ou à une volonté délibérée des entraîneurs de ne pas « user » les jeunes? Ceci serait louable pour leur santé physique et mentale (souvenez-vous des propos de Shane Gould).
    5. Ou à une culture française qui ne développe pas l’esprit compétitif? Ayant vécu plus de 25 ans aux USA, cela me frappe beaucoup.
    6. Ou enfin au manque d’attrait pour les jeunes d’une carrière professionnelle de nageurs sachant que leur reconversion sera très dure?

    Merci pour vos commentaires.

    Bernard

    1. Eric Lahmy *

      Il y a un peu de tout ça, et finalement cette agrégat fait une natation de jeunes faiblarde. Peut-être aussi un manque de talents (une qualité qui n’est pas très reconnue chez nous dans la natation, mais qui est essentielle)… Est-ce que la natation ne manque pas de talents aujourd’hui?

    2. Eric Lahmy *

      Je reviens sur votre question. J’ai tenté une réponse rapide mais pas assez développée. Je pense que vous avez avancé tous les éléments susceptibles de jouer un rôle dans cette carence française, et même des éléments auxquels je n’aurais pas pensé au départ.
      Il y a aussi un autre élément, qui pourrait être fondamental, et qu’avait soulevé Jacky Brochen, selon qui les Français n’ont pas compris comment entraîner des jeunes. Il se basait sur les travaux des Canadiens sur la question, et l’adaptation du travail sur les jeunes en fonction de leur développement psychique surtout et physique aussi sans doute. Mais il faudrait que je me retourne vers lui pour avoir ces éléments, et aussi retrouver une charte canadienne de l’entraînement des jeunes nageurs que je m’étais copié-collée et qui me semblait éclairante…

  2. LEPAGE

    L’avenir de la natation française est sombre. Si nous sommes des plus discrets aux mondiaux juniors, alors que sera 2020 ? Pour ma part, j’ai constaté que cet été aux nationaux de Béthune et Dunkerque, un effondrement du nombre de clubs participants originaires de l’Ouest. 4 ou 5 par région exceptée la Bretagne. Combien de clubs avec plus d’un nageur ? Combien d’épreuves par nageurs ? Combien de podiums et sur quelles épreuves ? Quel est le niveau des performances ?
    Depuis 2000 nos effectifs ont augmenté de façon significative mais est-ce que les moyens alloués l’ont été corrélativement ? Lorsqu’on lit les offres d’emplois, on ne peut que noter que les clubs recherchent avant tout des animateurs. Un entraîneur ne peut s’occuper des débutants, des maîtres, des aquagyms…. et s’occuper d’un groupe de nageurs performants. Impossible à plus d’un titre. Donc il faudrait se poser la question, fondamentale à mon avis: « quelle est la vocation du club ? » La réponse détermine la politique à suivre. La diversification se fait au détriment de l’entraînement. S’il y a débat c’est qu’il y a quiproquo sur le sens à donner à l’action.
    Voici en quelques mots ce que je pense.

    1. Bernard Demure

      « L’argent est le nerf de la guerre ». Bien sûr!
      Si les entraîneurs désertent les piscines, il est peu probable qu’ils reviennent avec une aide (improbable) des finances publiques. Il faut bien comprendre que, dans la situation économique misérable à laquelle fait face la France (en particulier la dette qui représente une année du PNB), un état raisonnable ne devrait mettre aucun kopeck dans la natation. Il y aura peut-être un saupoudrage pour quelques années à cause des JO 2024 mais ce ne sera que du moyen-terme.
      Cela veut dire qu’il faut absolument que la natation française trouve des investissements au long-terme à travers des sources privées. J’espère que c’est un débat qui se discute(ra) au niveau de la FFN avec les entraîneurs. Je suis un peu sceptique sur les résultats car les français sont trop dans l’esprit de l’état providence.

      1. Eric Lahmy *

          Mais n’existe-t-il pas un financement public non étatique du sport ? Il doit y avoir une action politique en faveur du sport qui provient des communes ou des régions, par exemple. Les mairies sont beaucoup plus impliquées, beaucoup plus déterminantes pour le sport que l’Etat… Est-ce que cela doit cesser ? Je ne crois pas. D’un autre côté, privatiser la natation, n’est-ce pas privatiser la gestion des piscines et presque immanquablement favoriser les activités ludiques et de rapport au détriment du sport de compétition, ce qui se passe aujourd’hui au grand dam des clubs, qui sont menacés et s’en plaignent ? L’affaire me parait assez compliquée et je pense qu’il y aura beaucoup de scenarii disparates. Je vois mal une victoire totale, ou une défaite totale dans cette affaire, seulement des endroits où la natation sportive sortira gagnante, d’autres où elle sortira perdante.

        1. LEPAGE

          Il est un fait que le succès des clubs dépend des personnalités qui les animent, soit l’entraîneur, soit le président du club… Mais de façon générale, lorsqu’on constate que le niveau des cotisations, par exemple, est inférieur au coût de l’école de natation municipale, on ne peut pas miser sur ces clubs. Ce critère est fondamental car il est à la base de toute conception. Quel effort est-on prêt à faire? Quant aux subventions, il est malsain de baser son fonctionnement là dessus.

          1. Eric Lahmy *

            Il doit y avoir, j’imagine, une logique économique dans ce que vous dites, mais je n’ai pas compris. Pourquoi le niveau des côtisations doit-il être au moins égal au coût de l’école de natation municipale? Est-ce une question d’équilibre budgétaire ou de capacité de mener une action?

  3. LEPAGE

    En fait la natation est une activité qui a un coût économique. Maintenant que l’encadrement est professionnalisé, il faut que ce financement soit assuré par les adhérents si on veut qu’il soit pérenne; ajoutons les déplacements sportifs,les stages… parfois même la location des couloirs d’entraînement. Il faut se demander combien revient un programme régional, inter régional? national??? Le club veut-il garder le contrôle de son activité ou, s’il s’en remet aux Pouvoirs publics, ne plus maitriser son action?

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