SARCELLES : MARIE WATTEL, 26s16 AU 50 PAPILLON, JEREMY STRAVIUS ASSURE EN DOS

Eric LAHMY

Vendredi 9 Mars 2018

La première journée du meeting Camille Muffat de Sarcelles était réservée au plus long (800 dames, 1500 messieurs et 400 quatre nages) et au plus court : les 50 mètres de spécialités.

Une qui était attendue avec curiosité, c’est Marie Wattel. Elle a beaucoup progressé et bien mûri depuis qu’elle a décidé de tenter une autre carrière en Angleterre. L’élève de Ian Hulme à Loughborough  a bien commencé son parcours du week-end, sur 50 papillon. Après s’être qualifiée en temporisant comme elle en a tendance (une habitude dont elle s’efforce de se défaire), elle se lâchait en finale, dominait d’entrée, puis de bout en bout, et héritait à l’issue d’un effort magnifique de puissance et d’autorité, d’un temps de 26s16.  Elle laissait à un bon mètre la Grecque Ntountounaki et la Danoise Emilie Beckman qui, sans être des monstres de la spécialité, sont plus que des faire-valoir. Beckman termina 9e et première non-qualifiée en finale des mondiaux de Budapest, en juillet dernier

Après sa course, à l’analyse, la grande Nordiste pouvait se déclarer satisfaite de son temps et de sa nage : « j’ai établi mon record sur la distance à Zurich, avec 26s00. Ici, je nage un petit peu moins vite, mais je suis plus contente de ma course d’aujourd’hui, de la façon dont je l’ai menée. C’est un peu paradoxal, mais si je ne suis pas allée plus vite, c’est sans doute que j’ai un peu moins la pêche. »

C’est donc au niveau du comportement, de la maîtrise, que Marie se plait de noter des progrès. Cette jeune fille reste un vrai prototype de la nageuse, d’apparence à la fois puissante et légère.

De son côté, Jeremy Stravius domptait son monde sur 50 mètres dos. Ses fameuses coulées lui donnait un petit avantage sur le Grec Georgios Spanoudakis et le Britannique Chris Walker-Hebborn, qu’il parvint à conserver jusqu’au bout (25s42 contre 25s51 et 25s71). Après son épreuve, Stravius confirmait qu’il entendait nager au plus haut niveau possible jusqu’aux Jeux de Tokyo avec pour ambition finale d’y nager le 100 mètres nage libre. En attendant, aux Europe, il aimerait jouer avec le 50 dos.

Il y avait de beaux nageurs à Sarcelles, et pour commencer la Britannique Jazmin Carlin qui, privée d’adversaires à sa mesure, mettait un point d’honneur de foncer. A 28 ans, Jazmin, médaillée d’argent olympique sur 400 et 800 (derrière Katie Ledecky, ça vaut des médailles d’or) effectue un retour prometteur après une coupure sabbatique. Après un tout petit coup de moins bien de cinq à sept, elle finissait fort et héritait d’un excellent 8’37s11 (quoiqu’un peu éloigné de son record personnel de 8’15s54) et prenait plus de cinquante mètres à toutes les nageuses au-delà de la quatrième !

La proximité du 1500 et du 400 quatre nages n’empêcha pas David Verraszto de tenter le doublé. Onze minutes après avoir fini (2e) son 1500, en 15’33s82, derrière un Dimitrios Negris (Grèce) imprenable (15’19s45), ce diable de Magyar replongeait aussi sec (si j’ose dire) et enlevait l’épreuve dont il est le vice-champion du monde. Pour sa part, la Danoise Mie Ostergaard Nielssen, en 28S28, dominait une course riche de talents, dont sa seconde, la Néerlandaise Kira Toussaint, 28s50.


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