UNIVERSIADES DE TAIPEH : CES SERIES QUI FONT PEUR, par Eric LAHMY

Eric LAHMY

Mercredi 30 Août 2017

L’une des tendances les plus marquantes des courses de natation qui viennent de s’achever aux Universiades de Taipeh, a été la réalisation de performances parfois très élevées en séries et (pour le sprint de nage libre) en demi-finales. C’est une constatation récurrente, que font ce qu’intéresse la natation, que cette quasi-obligation de nager vite dès les épreuves qualificatives.

La plupart des concurrents se sentent contraints de produire une performance maximale dès les courses qualificatives, et je crois que c’est parce qu’il leur est très difficile, s’ils ne démarrent pas à fond, de trouver la vitesse qui leur permettre à la fois de s’économiser et de se qualifier [une chose qu’Yannick Agnel semblait parfaitement posséder, en 2012 et en 2013, au risque de donner des sueurs froides à ses entraîneurs, et qui lui permettait de sortir des courses transcendantes de lignes d’eau proches du bord].

Il y a aussi, dans doute, que, dans l’ignorance du niveau d’excellence et de préparation de leurs différents adversaires, iles uns et les autres craignent de se faire piéger s’ils ne se donnent pas sans calculs.

On a ainsi vu, dans le 50 mètres nage libre de Taipeh, deux performance de moins de 22 secondes, réalisées dès leurs demis, par les deux premiers de la finale, le Finlandais Mekka LIUKONNEN, 21s99, et le Brésilien Amaral Dual Garoff, Italo AMARAL DUAL GAROF, BRA, 21s93. Tous deux, avec 22s02 et 22s03, ne rééditèrent pas ces temps, et le Brésilien termina 2e de la finale tout en ayant été l’auteur de la meilleure performance absolue, tandis que le Japonais Katsumi NAKAMURA, 22s01 en demi, nageait 22s05 en finale.

Les Brésiliens doivent avoir des consignes leur intimant de nager vite en séries, car deux d’entre eux, DA SILVA SANTOS et SILVA SPAJARI,  n’ont pas, en finale du 100 mètres, outrepassé leurs temps des demis.

UNE NATATION PLUS MATURE

Si la tendance à s’employer fort dès le matin n’est pas récente, elle s’est amplifiée en raison de la densification des performances dans à peu près toutes les épreuves nagées, au cours des dernières années, après que la natation, longtemps considéré comme un sport jeune, eut atteint une sorte de maturité.

Cette maturité est marquée par deux choses : les records durent plus longtemps, et son battus par des marges moins importantes. Il fut un temps où, chaque saison, on enregistrait plusieurs dizaines de records mondiaux – battus qui plus est largement – alors que le programme était moins fourni qu’aujourd’hui (nul 50 mètres de spécialités, aucun de ces ridicules relais « de genre » dans lesquels on voit des nageuses se faire atomiser par les garçons, et surtout pas de records mondiaux en petit bassin).

DE SPITZ A SKINNER ET DE SKINNER A CHALMERS

Le tournant de l’évolution de la natation mondiale s’est effectué en 1976, à l’issue d’une olympiade où la valse des records fut impressionnante. Côté femmes, certes, l’Allemagne de l’Est, avec son monstrueux programme de dopage collectif d’Etat, menait le bal des vampires, mais quelques Américaines, emmenées par une formidable Shirley Babashoff, leur tenait la dragée haute. Et il semble qu’une fille de la RDA, nommée Kornelia Ender, qui détint des records en sprint, en crawl et en papillon, n’était pas dopée (elle était tellement douée qu’elle s’imposait sans cela). Côté garçons, il suffit de dire, pendant cette olympiade fatidique, que les records mondiaux de nage libre, passèrent, pendant ces quatre années, de 1’52s78 à 1’50s29 sur 200 mètres, de 4’0s11 à 3’51s93 sur 400 mètres et de 15’52s58 à 15’2s40 sur 1500 mètres. Soit, dans ce laps court de quatre ans, des progrès de 2s49 sur 200 mètres, 8s24 sur 400 mètres et 50s18 sur 1500 mètres. Comme on peut le voir à travers ces chiffres, cette évolution se fit surtout par le demi-fond et l’endurance, puisque la progression fut de 1s24 , par 100 mètres, sur 200 mètres, de 2s06 , par 100 mètres, sur 400 mètres et de 3s32 , par 100 mètres, sur 1500 mètres.

Cependant, l’avancée du 100 mètres contrecarra cette tendance. En effet, aux Jeux de Munich, en août 1972, Mark Spitz avait conclu sa poursuite victorieuse de sept médailles d’or olympiques par un record mondial du 100 mètres en 51s22. Trois années plus tard, un des géants de la natation, dont le gabarit annonçait les colosses actuels, James Montgomery, avait nagé la distance étalon en 50s59, record, en séries des championnats des Etats-Unis (avant de se faire battre en finale (preuve qu’il ne s’agit pas seulement d’une spécialité de Sarah SJÖSTRÖM). Un an plus tard, aux Jeux olympiques de Montréal, il améliora ce temps en demi-finales de la course avec 50s39. Avant la finale, mon confrère Jacques CARDUCCI vint me voir, et me montra le titre du papier d’après la finale qu’il avait déjà écrit avant la finale en raison d’exigences du journal L’Equipe, qui, pendant quinze jour des Jeux, devait jongler avec trois éditions (matinale, « olympique » et du soir). Jacques, qui focalisait sur la performance, estimait que Montgomery ne pouvait pas battre le « mur » des 50 secondes et se proposait de titrer : « cette limite qui ne pouvait être battue. » Il me demanda d’authentifier son intuition, mais je ne sus quoi lui répondre, ayant oublié la boule de cristal que je n’ai jamais retrouvée depuis, laquelle permet de lire l’avenir… Il me semblait que les paris restaient ouverts. Jim Montgomery nagea 49s99, Carducci reformula le titre de son article, qui devint « cette limite qui devait être battue ». Mais le plus beau restait à venir, et c’est que, quinze jours plus tard, un Sud-Africain, Jonty Skinner, interdit de Jeux olympiques en raison de sa nationalité, et qui avait battu Montgomery en finale des championnats US 1975 où l’Américain avait nagé ses 50s59, nagea, aux championnats US 1976 la distance en… 49s44.

10 KILOMETRES : FIRST : OLASZ ; THIRD : FURST

Entre 1972 et 1976, le record du 100 mètres avait donc progressé de 1s78. Si l’on retranche cette différence de 1s78 sur le temps de Skinner, on tombe sur un temps de 47s66, tout près des 47s52 de Nathan Adrian, vainqueur de la course des Jeux de Londres, en 2012, et des 47s58 de Kyle Chalmers, vainqueur à Rio en 2016.

Les progrès, obtenus sur 100 mètres nage libre entre 1972 et 1976, équivalent donc plus ou moins à ceux obtenus depuis 32 ou 36 ans, soit en huit ou neuf olympiades consécutives.  

L’aventure de Domenico ACERENZA, lequel nage les séries les plus rapides, passe les quinze minutes et, fort de cette position, s’invite avec une belle assurance au match pour la gagne entre Paltrinieri et Romanchuk. Plus exactement, il tient tête à son compatriote au départ, avant de souffrir le martyre et la déconfiture. Paltrinieri, en fait n’aura pas d’adversaire, et augmentera son avance à chaque longueur pour devancer l’Ukrainien de dix secondes.

PALTRINIERI peut être considéré comme le « héros » (l’auteur de la performance majeure des ces Jeux universitaires), puisqu’il a remporté 800 mètres, 1500 mètres et le 10 kilomètres marqué par le forfait des Américains Taylor ABOTT et David HERON, Catherine CAMPBELL et Rebecca MANN, en raison de la température de l’eau. Il a archi-dominé le 1500 mètres, malgré la présence de l’Ukrainien ROMANCHUK qui lui porta une sévère contestation sur 800 mètres. Sur la distance du marathon nautique, l’eau trop chaude ne lui fit ni chaud ni froid, il devança aisément les ténors habituels de la spécialité, auxquels il va poser un problème difficile à résoudre ces prochaines années.

Toujours en eau libre, fut marquée la seule présence française au niveau des médailles, quand Adeline FURST enleva le bronze des dix kilomètres.

Le Lituanien Danas RAPSYS gagna le 200 libre et le 200 dos, tandis qu’un Kosuke HAGINO, quoiqu’en petite forme, dut à l’abondance toujours grandissante du nombre d’épreuves de trouver sa niche, sur 200 mètres quatre nages. Les Japonais furent d’ailleurs avec les Russes, des auteurs de belles performances collectives (à noter le 200 papillon du jeune Nao HOROMURA en 1’53s90, une performance de médaille mondiale), et ont donné l’impression de trouver une équipe féminine de qualité (d’où notamment une victoire dans le relais quatre nages dames) forte de deux vraies vedettes, Yui OHASHI gagnante des courses de quatre nages, et Kanako WATANABE, qui enlève 100 et 200 brasse…

Avec une équipe dans laquelle manquent beaucoup de leurs éléments de pointe, les USA dominent, quoique difficilement dans l’ensemble, surtout grâce à leurs relais et quoique sans une personnalité de pointe.

MESSIEURS. 50 libre : 1. Mekka LIUKONNEN, FIN, 22s02 (en demi-finale, 21s99) ; 2. AMARAL DUAL GAROF, BRA, (en demi-finale, 21s93) et Katsumi NAKAMURA, JAP, (en demi-finale, 22s01), 22s05.

100 libre : 1. Ryan HELD, USA, 48s36 ; 2. Kacper MAJCHRZACK, POL, 48s38; 3. Katsumi NAKAMURA, JPN, 48s63; 4. Gabriel DA SILVA SANTOS, BRA, 48s84 (en demi-finale, 48s71); 5. Maxime ROONEY, USA, 49s16; 6. Pedro SILVA SPAJARI, BRA, 49s17 (en demi-finale, 49s09); 7. Nikita KOROLEV, RUS, 49s27. Serhil SHEVTSOV, UKR, en séries, 48s92, en demi-finale 49s12. En séries, Kenneth TO, HKG, 49s39.

200 libre : 1. Danas RAPSYS, LTU, 1’45s75 ; 2. Kacper MAJCHRZACK, POL, 1’46s19 ; 3. Mikhail VEKOVISHCHEV, RUS, 1’46s48; 4. Filippo MEGLI, ITA, 1’46s70. En demi-finale, Kosuke HAGINO, JPN, 1’47S49.

400 libre : 1. Mykailo ROMANCHUK, UKR, 3’45s96; 2. Jay LELLIOTT, GBR, 3’48s88 (en série, 3’48s30); 3. Grant SHOULTS, USA, 3’49s03; 4. Adam PAULSSON, SWE, 3’49s86; 5. Sergii FROLOV, UKR, 3’51s27 (en série, 3’49s67). En série, DARRIGO, USA, 3’49s84; HUTCHINS, NZL,3’49s93; Joris BOUCHAUT, FRA, 3’52s22

800 libre : 1. Gregorio PALTRINIERI, ITA, 7’45s76; 2. Mykhailo ROMANCHUK, UKR, 7’46s28; 3. Sergii FROLOV, UKR, 7’51s06; 4. Grant SHOULTS, USA, 7’53s83; 5. Jay LELLIOTT, 7’55s36;… 8. Joris BOUCHAULT, FRA, 8’0s82.

1500 libre : 1. Gregorio PALTRINIERI, ITA, 14’47s75; 2. Mykhailo ROMANCHUK, UKR, 14’57s51; 3. Gergely GYURTA, HUN, 15’1s11; 4. Shingo NAKAYA, JPN, 15’3s06; 5. Jay LELLIOTT, GBR, 15’6s51. En séries, Domenico ACERENZA, ITA, 14’58s14.

10 kilomètres: 1. Gregorio PALTRINIERI, ITA, 1h54’52s4; 2. Soeren Detlef MEISSNER, GER, 1h55’1s5 ; 3. Krzysztof PIELOWSKI, POL, 1h55’19s6 ; 4. Allan LOPES MAMEDIO DO CARMO, BRA, 1h55’24s2.

50 dos : 1. Shane RYAN, Irlande, 24s72; 2. Justin RESS, USA, 24s73; 3. Youngjun WANG, Corée, 25s06.

100 dos : 1. Justin RESS, USA, 53s29; 2. Kosuke HAGINO, JPN, 54s12; 3. Danas RHAPSYS, LIT, 54s17; 4. Shane RYAN, IRL, 54s35; 5. Benjamin TREFFERS, AUS, 54s39; 6. Apostolos CHRISTOU, GRE, 54s49; 7. Taylor DALE, USA, 54s53.

200 dos : 1. Danas RAPSYS, LIT, 1’56s52; 2. Austin KATZ, USA, 1’56s70; 3. Roman LARIN, RUS, 1’57s29; 4. Kosuke HAGINO, JPN, 1’57s77; 5. Andrei SHABASOV, RUS, 1’58s17; 6. Martin BINEDELL, RSA, 1’58s17.

50 brasse : 1. Ilya SHYMANOVICH, Belarus, 27s39.

100 brasse : 1. Ilya SHEMANOVICH, Belarus, et Andrew WILSON, USA,1’0s15; 3. Dmitriy BALANDIN, Kazakhstan, 1’0s17; 4. Yannick KASER, SUI, 1’0s35

200 brasse : 1. Andrew WILSON, USA, 2’8s45; 2. Dimitry BALANDIN, KAZ, 2’9s70 ; 3. Rustam GADIROV, RUS, 2’9s72; 4. Mikhail DORINOV, RUS, 2’9s92; 5. Yannick KASER, SUI, 2’10s37; 6. Rincaro OKUBO, JPN, 2’10s72; 7. William LICON, USA, 2’10s75.

50 papillon : 1. Andrii GOVOROV, UKR, 22s90; 2. Andrey ZHILKIN, RUS, 23s40; 3. Henrique DE SOUZA MARTINS, BRA, et Andrii KHLOPTSOV, UKR, 23s54; 5. Konrad CZERNIAK, POL, 23s62 ; 6. Sunichi SAKAO, JPN, 23s65.

100 papillon : 1. Aleksandr SADOVNIKOV, RUS, 51s81; 2. Andrii KHLOPTSOV, UKR, 51s91; 3. Henrique DE SOUZA MARTINS, BRA, 51s96; 4. Kondrad CZERNIAK, POL, 52s; 5. Yuki KOBORI, JPN, 52s09; 6. Bence PULAI, HUN, 52s56; 6. Vinicius MOREIRA LANZA, BRA, 52s59.

200 papillon : 1. Nao HOROMURA, JPN, 1’53s90; 2. Daya SETO, JPN, 1’55s09; 3. Bence BICZO, HUN, 1’56s16; 4. Leonardo GOMEZ DE DEUS, BRA, 1’56s29; 5. Aleksandr KUDASHEV, 1’56s48; 6. Justin WRIGHT, USA, 1’57s06; 7. Alexsandr PRYBITOK, RUS, 1’57s15.       

200 4 nages: 1. Kosuke HAGINO, JPN, 1’57s35 ; 2. Daya SETO, JPN, 1’58s73 ; 3. Joe LITCHFIELD, GBR, 1’59s36 ; 4. Andrei ZHILKIN, RUS, 2’0s26.   

400 4 nages : 1. Daya SETO, JPN, 4’11s98; 2. Kosuke HAGINO, JPN, 4’15s44; 3. Aleksandr OSIPENKO, RUS, 4’16s63.

4 fois 100 mètres : 1. USA, 3’14s01 ; 2. Italie, 3’15s24 ; 3. Russie, 3’15s78

4 fois 200 mètres: 1. Japon, 7’8s45; 2. USA, 7’12s19 ; 3. Russie, 7’13s47.

4 fois 100 m 4 nages: 1. USA, 3’33s27; 2. Russie, 3’34s85 ; 3. Japon, 3’34s88 ; 4. Pologne, 3’36s34.

DAMES.- 50 libre : 1. Caroline BALDWIN, USA, 25s02.

100 libre : 1. Siobhan HAUGHEY, GBR, 54s10; 2. Mariia KAMENEVA, RUS, 54s37; 4. Arina OPENYSHEVA, RUS, 54s89; 5. Katerine SAVARD, CAN, 54s98.

200 libre : 1. Siobhan HAUGHEY, GBR, 1’56s71; 2. Katherine DRABOT, USA, 1’57s61; 3. Arina OPENYSHEVA, 1’58s53; 4. Manuella DUARTE LYRIO, BRA, 1’58s64; 5. Claire RASMUS, USA, 1’58s74;  6. Katerine SAVARD, CAN, 1’59s21; 7. Anastasia GUZHENKOVA, RUS, 1’59s44.

400 libre : 1. Sarah KOEHLER, GER, 4’3s96; 2. Joanna EVANS, Bahamas, 4’8s52; 3. Sierra SCHMIDT, USA, 4’9s82; 4. Simona QUADARELLA, ITA, 4’10s49; 5. Kaersten METZ, 4’10s84.

800 libre  : 1. Simona QUADARELLA, ITA, 8’20s54 ; 2. Sarah KOEHLER, GER, 8’21s67 ; 3. Joanna EVANS, Bahamas, 8’31s18; 4. Kiah MELVERTON, AUS, 8’32s46; 5. Camille HATTERSLEY, GBR, 8’32s84; 6. Julia HASSLER, Lichtenstein, 8’32s86.

1500 libre : 1. Sarah KOEHLER, GER, 16’21s49; 2. Julia HASSLER, LIE, 16’24s42; 3. Kia MELVERTON, AUS, 16’24s95.

10 kilomètres: 1. Anna OLASZ, HUN, 2h4’12s2; 2. Giulia GABRIELLESCHI, ITA, 2h4’17s9; 3. Adeline FURST, FRA, 2h4’17s9; 4. Viviane EICHELBERGER JUNGBLUT, BRA, 2h4’39s3; 5. Onon Katalin SOMENEK, HUN, 2h4’40s8; 6. Barbara POZZOBON, ITA, 2h4’42s8; 7. Yukimi MORIYAMA, JAP, 2h4’49s5.

50 dos : 1. Kira TOUSSAINT, NED, et Alexandra DE LOOF, USA, 28s07.

100 dos : 1. Sian WHITTACKER, AUS, 1’0s14; 2. Hannah STEVENS, USA, 1’0s23; 3. Anna KONISHI, JPN, 1’0s33; 4. Alexia SEVNIK, CAN, 1’0s78; 5. Alexandra DE LOOF, USA, 1’1s22

200 dos : 1. Sian WHITTACKER, AUS, 2’9s50; 2. Alexia SEVNIK, CAN, 2’9s92; 3. Bridgette K ALEXANDER, USA, 2’10s30; 4. Asia Marie SEIDT, USA, 2’10s31; 5. Margherita PANZIERA, ITA, 2’10s34; 6. Mackenzie Elizabeth GLOVER, CAN, 2’10s69.

50 brasse  31s12: 1. Andrea COTTRELL, USA, 30s77; 2. Laeiston PICKETT, AUS, 30s82

100 brasse : 1. Kanako WATANABE, JPN, 1’6s85; 2. Reona AOKI, JPN, 1’7s36; 3. Andrea COTTRELL, USA, 1’7s37; 4. Tatiana SCHOENMAKER, RSA, 1’7s44; 5. Miranda TUCKER, USA, 1’7s90.

200 brasse : 1. Kanako WATANABE, JPN, 2’24s15; 2. Tatjana SCHOENMAKER, RSA, 2’24s61; 3. Marlia TEMNIKOVA, RUS, 2’24s73; 4. Kayla BRUMBAUM, USA, 2’24s91; 5. Jiwon YANG, KOR, 2’25s68.

50 papillon : 1. Aliena SCHMIDTKE, GER, 26s16 (en demi-finale, 26s07)..

100 papillon : Hellen MOFFITT, USA, 58s75; 2. Elena DI LIDDO, ITA, 58s81; 3. Rachael KELLY, GBR, 58s90; 4. Kine ZANDRINGA, NED, 58s92

200 papillon : 1. Ella EASTIN, USA, 2’8s21.       

200 4 nages : 1. Yui OHASHI, JPN, 2’10s03; 2. Ella EASTIN, USA, 2’11s12; 3. Seoyeong KIM, KOR, 2’11s62; 4. Miho TERAMURA, JPN, 2’11s85; 6. Sarah DARCEL, CAN, 2’12s18.

400 4 nages : 1. Yui OHASHI, JPN, 4’34s40 [1’2s; 2’12s17 (1’10s17); 3’31s16 (1’18s99); 1’3s24]; 2. Allison Jane MCHUGH, USA, 3’40s22; 3. Seoeyong KIM, Corée, 4’41s52; 4. Sarah Elisabeth DARCEL, CAN, 4’42s07.

4 fois 100 mètres: 1. Canada, 3’39s21; 2. Russie, 3’39s39 ; 3. USA, 3’40s09.

4 fois 200 mètres : 1. Russie, 7’55s28 ; 2. USA, 7’55s32 ; 3. Japon, 7’59s59 ; 4. Grande-Bretagne, 8’0s93.

4 fois 100m 4 nages: 1. Japon, 4’0s24 ; 2. USA, 4’0s49 ; 3. Italie, 4’2s240 ; 4. Australie, 4’3s58.


Also published on Medium.

2 comments:

  1. Bernard Demure

    Kornelia Ender était dopée. Les photos montrant sa masse musculaire impressionante ne trompent pas. Les hormones mâles étaient passées par là! N’ayez aucune tolérance avec le dopage (vive Swimvortex, le site de natation le plus en pointe pour la lutte contre le dopage!).

    1. Eric Lahmy *

      Mon cher, à ce niveau, les masses musculaires, c’est comme les éléphants; elles trompent énormément. En 1967, j’ai pris 7kg de muscles en quinze jours, de 82kg à 89kg. Mon tour de biceps passait de 36 à 39cm. Ce sont des choses que je faisais couramment. Pour cela, besoin de deux ou trois choses. Une vie calme et une bonne nourriture. Je terminais alors mes études et ne faisais pas la nouba. Enfin pour ces prises de masse, je travaillais avant tout les gros groupes de muscles à coups de squats, de développés couchés ou d’écartés, de tractions à la barre fixe et de « dips » aux barres parallèles. Ensuite je bricolais pour les bras, les avant-bras, les mollets. Je n’ai jamais pris un anabolisant ni même de protéines en poudre ou sous quelque forme, rien qu’une alimentation normalement équilibrée. Il est conseillé également d’être très concentré sur chaque mouvement…
      En 1972, pour les besoins d’un pari avec un discobole de l’équipe de France, j’ai amené mon développé couché de 98kg à 140kg en l’espace de deux mois et demi.
      En 1973, je suis passé en quelques mois d’entraînement quotidien dans une salle du faubourg Saint-Denis à 93kg et j’ai développé debout 99kg, sans chaussures, sans ceinture haltéro, en T shirt et flottant.. Comme je progressais assez vite, dans les années 1960 (je repartais souvent de zéro, avec les études, puis avec mon travail à L’Equipe), on me demandait quels étaient mes exercices. Dans les dernières années 1970, on me demandait quels produits je prenais! L’esprit avait changé et les racailles avaient envahi la place. Depuis, je me suis acheté un matériel et je m’exerce à la maison pour ne pas avoir à supporter ces questions et autres réflexions idiotes.
      On connait les noms de celles et ceux qui ont été dopés. Il est très possible que Kornelia Ender et Roland Matthes, deux grands talents, n’aient pas été dopés par leurs dirigeants. Croire que les masses musculaires sont un signe de dopage, à ce niveau là, c’est être dans l’erreur. C’est seulement un signe POSSIBLE de dopage.
      La pire catastrophe en sport, ce n’est pas les stéroïdes et autres produits, c’est la foi dans les stéroïdes. Kornelia Ender faisait partie d’un système de dopage. Je tiens de François Janin, qui a longeuement interviewé un chef d’orchestre des dopeurs de RDA, que Matthes et Ender n’étaient pas dopés. Cela me semble plausible. Matthes et Ender ont fait un enfant ensemble, et n’ont pas eu de problème de ce côté. Ce n’est pas le cas de Barbara Krause, dont deux enfants, je crois, sont nés avec des déformations (pieds bots).
      Enfin, tout ça: autant en emporte le vent!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *