Mois : octobre 2013

Isabelle Lefèvre et Gilles Plançon

Eric LAHMY

30 octobre 2013

Gilles Plançon et Isabelle Lefèvre, deux anciens champions de France de quatre nages, se sont mariés le 5 octobre dernier à Caen, où ils se sont installés depuis juillet dernier. Spécialistes des quatre nages, ils totalisent à eux deux, sauf erreur, la bagatelle de 19 titres nationaux français. Tous nos voeux de bonheur, bien évidemment, à ces deux nageurs qui marquèrent leur passage dans le sport par leur gentillesse, leur esprit et leur sympathie.

Isabelle LEFÈVRE est née àTroyes, le 7 janvier 1966. Elle pratique tout naturellement la natation, étant la fille de Jacky LEFÈVRE, un champion et recordman de France des jeunes et vice champion du monde militaires, qui officie comme entraîneur et directeur de piscine à Argentan. Isabelle est dans l’eau à six mois, et nage un 50 mètres brasse à trois ans, neuf mois et douze jours. Talent éclectique, elle remporte divers titres de championne de l’Orne et de Normandie dans tous les styles et sur toutes les distances du 50 mètres au 1500 mètres. Elle enlève son premier titre (avec record) français de catégorie d’âge en 1980, accède à l’équipe de France A en 1981 (200 et 400 mètres quatre nages). Première française sous les 5’ au 400 4 nages en petit bassin (4’59’’69) l’hiver 1981, elle est vice-championne du monde universitaire cette année. Championne de France d’hiver 1982 (5’7’’81) et 1983 (5’3’’56) du 400 mètres quatre nages, elle perd étrangement, sur disqualification, le titre d’été 1982 après avoir dominé la course qu’elle remporte avec une demi-longueur de bassin d’avance. Elle enlève les titres nationaux du 200 mètres quatre nages de l’été 1982 (2’25’’41) et de l’hiver 1983 (2’24’’86). Elle manque (pour 3/100e) sa qualification olympique pour les Jeux de Los Angeles, en 1984, et stoppe alors sa carrière. Elle nage à nouveau, dès 1988, et jusqu’en 2003, dans les compétitions masters.

 Gilles PLANçON, natif de Besançon (le 31 mars 1959). France, vient à la natation parce que ses parents, ne sachant pas nager et inquiets de le voir plonger en mer, l’inscrivent avec sa sœur Dany au CN Dole. L’exceptionnel battement de jambes de Dany attira les entraîneurs, mais elle ne voulait pas nager sans son frère. Gilles l’accompagna et si la sœur ne fit aucune carrière, Gilles, qui avait débuté les sports par le rugby et le volley, fut vite remarqué par Lucien Zins et incorporé au Centre d’entraînement national de Vittel, remporta entre 1974 et 1987 quatorze titres français d’hiver et d’été sur 100 mètres papillon (cinq, en 1978, 1979 et 1983) et au 200 mètres quatre nages (neuf, de 1975 à 1980), distances sur lesquelles il établit des records de France. Recordman de France sur 100 mètres papillon et 200 mètres quatre nages, il fut capitaine de l’équipe de natation de l’Université de Santa Barbara, en Californie. Gilles se faisait remarquer, sinon par ses dons exceptionnels (Lucien Zins le comparait en plaisantant à un fer à repasser), du moins par sa combativité, et une bonne puissance musculaire: après tout nager ne consiste pas à flotter comme une bouée, mais à avancer dans l’eau, et Gilles savait faire.

Chers Présidents

30 octobre 2013

C’est quoi un trop payé? Ce n’est pas seulement un spéculateur boursier de Wall Street ou un footballeur de haut niveau. Cela peut être aussi un dirigeant sportif. Prenez Pat McQuaid, ex président de l’Union Cycliste Internationale, successeur d’un autre grand honnête homme du sport, Hein Verbruggen, aujourd’hui Président de l’Association Générale des Fédérations Internationales Sportives. McQuaid s’est fait virer de son poste après un long et douloureux baroud sans doute lié au fait que cet homme se sentait un destin.

Au cours de sa campagne, son successeur, Brian Cookson, avait demandé vainement, à maintes reprises, à McQuaid de publier sa feuille de paie, vu que maintenant, les présidents de Fédérations Internationales sont rétribués, très loin de l’époque où ces messieurs étaient des mécènes qui payaient leurs dépenses de leurs propres deniers. Pour se reposer des fatigues de sa position qui le contraint à voyager en Première Classe à travers les Continents et à descendre dans des suites d’hôtels à cinq étoiles, les dirigeants actuels de ces organismes s’octroient des émoluments de PdG, et McQuaid avait toujours refusé de révéler le niveau de ses émoluments. Cookson avait argué d’un tel refus pour démontrer le manque de transparence de l’administration de l’Irlandais. La direction du sport est devenu un gigantesque (et délicieux) fromage!

A la suite d’une réunion extraordinaire de la Commission de Management de l’UCI qui s’est tenue à Aigle, Cookson a fait connaître la somme que touchait son prédécesseur : 450.000 Francs Suisses, soit l’équivalent de 364.000€ par an. Dans le même mouvement le nouveau président a fait savoir que lui-même recevrait annuellement 340.000 Francs Suisses. Il a aussi promis d’installer deux commissions indépendante, l’une chargée d’investiguer au sujet des accusations de corruption dans l’UCI, l’autre de mettre en place une commission anti-dopage indépendante et crédible.

Suzanne BERLIOUX entraîneur d’intuition

BERLIOUX [Suzanne] Natation. (Nogent-en-Bassigny, Haute-Marne, 14 février 1898-Niort, 21 juin 1984), France. Un étonnant palmarès d’entraîneur ; en trois Olympiades, de 1960 à 1968, elle emmena, sur 100 mètres dos, une nageuse, Christine Caron à la médaille d’argent  olympique (1964 à Tokyo), et deux autres, Rosy Piacentini (1960), et Sylvie Canet (1968), en finales olympiques. Fille d’un industriel, Georges Poincarré, elle vit à Nancy, Marseille, puis Metz jusqu’en 1926, rejoint Paris et se retire à La Crèche, dans les Deux-Sèvres en 1969. Elle apprend à nager dans le Doubs en 1917. Titulaire du certificat d’aptitude au professorat et du certificat d’aptitude à l’enseignement de la gymnastique, elle est institutrice de 1926 à 1953. Elle commence par entraîner les sections scolaires des clubs (1933-39) et prévoit d’inclure des leçons de natation dans le programme de ses élèves (1935). Elle les escorte à la piscine de la Gare, à une époque où le sport à l’école n’existe guère et où les femmes, en sport, sont prises, au mieux pour des originales. Une intervention de sa hiérarchie met fin à l’initiative. En 1939, la guerre ayant éclaté, elle encadre des classes pour la Normandie, à Courseulles-sur-Mer.  Elle entraîne avec Eugène, son mari, un enseignant de natation, puis seule. Elle fait de ses deux filles, Lucette et Monique, des championnes de France, et fonde en 1942 l’équipe de natation féminine du Racing. Curieuse, intelligente, psychologue, elle façonne seule ses outils d’entraîneur, mais dans un contexte si défavorable, qu’il lui faut plus de dix ans pour développer sa méthode et donner sa pleine mesure au plus haut niveau international. En 29 ans, de 1941 à 1969, ses nageuses remportent 28 titres de championnes de France du 100 mètres dos. De façon plus générale, elle enlèvera, en tant qu’entraîneur, une centaine de titres de championne de France d’hiver et d’été. En 1960, elle suit Rosy Piacentini et la Nordiste Nadine Delache avant les Jeux, qui sont toutes deux finalistes des Jeux olympiques de Rome. Auparavant, elle a dirigé Marie-Hélène André. En 1964, Christine Caron, qu’elle a amenée au record du monde du 100 mètres dos en juin, frôle le titre et finit 2e aux Jeux de Tokyo. Suzanne est écartée de la sélection pour les Jeux olympiques de Mexico, en 1968, alors que les deux espoirs de la natation française sont Christine Caron et Sylvie Canet, Lucien Zins ayant décidé d’imposer Heda Frost comme entraîneur national. Caron disparaîtra en demi-finales, Canet entrera en finale. Suzanne Berlioux a-t-elle trop duré ? C’est ce qu’il semble pour celles et ceux qui veulent la place sans faire trop d’efforts. Au Racing, après l’avoir séparée en 1968 par des manœuvres de Christine Caron que l’on écarte de l’équipe féminine pour l’inclure dans la préparation des garçons (et qui, hors de forme, signera sa plus mauvaise saison depuis 1962), la direction du club exclut peu après la jeune Sylvie Canet, au prétexte d’une incartade. Suzanne Berlioux perd là ses meilleurs éléments. Il est dès lors facile de l’acculer à la retraite et de réunir les sections masculine et féminine.

Paru dans L’Equipe à sa mort, en juin 1984 :

Grand entraîneur, Suzanne Berlioux ne le fut pas par des connaissances techniques extraordinaires. Intelligente et cultivée, elle n’en faisait pas moins confiance, en premier lieu, à l’intuition et au bon sens. Mais, au-dessus de tout, elle donnait confiance. Aux filles, auxquelles elle évitait le dur stress des compétitions par l’exemple de son propre sang-froid. Aux parents, qui pouvaient lui confier leurs enfants, les yeux fermés.

Être solaire, pédagogue-née, éducatrice jusqu’à la moelle, elle réussissait si bien dans les piscines parce qu’elle n’y bornait pas son univers.

Le règne de ses élèves sur le dos français constitue un phénomène unique dans le sport français et, peut-être, mondial. De 1941 à 1969, leur monopole, titres et records mêlés, fut absolu sur 100m dos (seule distance olympique en dos jusqu’en 1964), et presqu’équivalent sur 200m dos. Elle fit ses premières armes avec ses filles, dont la cadette, Monique, douée par ailleurs de tant de talents et dont il n’est nul besoin de rappeler la prestigieuse carrière dirigeante. Monique Berlioux, actuel directeur de CIO, enleva douze titres nationaux d’affilée (record absolu) sur 100m dos, entre 1941 et 1952, et détint pendant dix ans et quatre mois le record de France.

« Mais, disait souvent sa mère, quand je l’entraînais, je n’avais aucune expérience. Je fis beaucoup de fautes avec elle. Sans cela, elle serait allée plus loin. » C’était son regret. Monique Berlioux s’étant retirée invaincue en France, Suzanne Berlioux lâchait coup sur coup dans l’arène Marie-Hélène André (championne de France de 1953 à 1955) et Ginette Sendral-Jany, dont elle assura la préparation pour le titre en 1956. Puis vint Rosy Piacentini, dont la place de finaliste olympique, 5e dans le même temps que la 3e, annonçait l’arrivée de Christine Caron, marquée par le record du monde (1’8’’6) et la médaillé d’argent derrière l’Américaine Catherine Ferguson aux Jeux de Tokyo, en 1964. Quand Christine Caron s’éloigna des bassins, Suzanne Berlioux conclut cet extraordinaire parcours avec la place de finaliste olympique de Sylvie Canet, aux Jeux de 1968. (Eric LAHMY).

Monique BERLIOUX, des Tourelles à Olympie

BERLIOUX [Monique Edith Colette] Natation. (Metz, Moselle, 22 décembre 1923-). France. Sœur de la précédente. La meilleure nageuse de dos française pendant près de quinze ans, entraînée par sa mère Suzanne, elle devient championne de France cadettes du 100 mètres dos et 3e puis 2e des championnats de France en 1938 et en 1939 ; pendant l’invasion allemande, les Berlioux quittent Paris pour Courseulles-sur-mer, en  Normandie, où Suzanne a charge d’une classe ; Monique, elle, se rend  chaque matin à bicyclette au lycée de Langrune, situé à huit kilomètres ; en 1941, Monique remporte son premier titre de championne de France du 100 mètres dos (1’25’’), qu’elle conservera sans interruption jusqu’en 1952, nageant 1’22’’2 (1942), 1’24’’ (1943, critériums), 1’21’’8 (1944, critériums), 1’21’’2 (1945), 1’20’’4 (1946), 1’19’’ (1947), 1’20’’5 (1948), 1’18’’6 (1949), 1’20’’5 (1950), 1’23’’1 (1951) et 1’22’’4 (1952). Elle est aussi championne de France du 400 mètres (6’10’’8 en 1945), deux fois championne d’Angleterre sur 150 yards en 1947 et en 1950, 6e des championnats d’Europe de Monaco en 1’20’’. En 1948, deux semaines après avoir été opérée de l’appendicite, elle nage son épreuve de prédilection aux Jeux olympiques de Londres, et parvient en demi-finale (1’18’’8) où elle échoue avec le 13e temps total (1’20’’2). La finale est remportée par Karen Harup. Elle est encore 8e des championnats d’Europe de Vienne, en 1950. Pendant sa carrière, elle améliore à plusieurs reprises le record de France du 100 mètres dos, dont elle s’empare en 1943 avec un temps de 1’19’’8 et qu’elle amène à 1’19’’5, 1’19’’, 1’17’’8 (1943), 1’17’’3 (1945), 1’16’’9 (1948), 1’16’’6 (1949). Elle améliore aussi le record du 200 mètres dos en 2’54’’2 (1942), 2’50’’ (1943), 2’49’’3 (1947) et 2’48’’ (1948). Dirigeante, elle fonde le Nautic Club de France, spécialisé en natation synchronisée, un tout jeune sport que ses équipes vont dominer, mettant fin au monopole des Mouettes de Paris. Monique Berlioux préside la Commission de natation synchronisée de la Fédération française. Journaliste (Parisien Libéré, Front National, L’Aurore, Figaro, Observer, La Libre Belgique, Revue Olympique,  ORTF, BBC, ABC et CBS). De 1960 à 1966, elle est chef du service de presse et d’information au cabinet de Maurice Herzog (Secrétaire d’État à la Jeunesse et aux Sports) puis de son successeur François Missoffe (ministre de la Jeunesse et des Sports). En 1966 et 1967, elle est chargée d’inspection générale au ministère de la Jeunesse et des Sports. De 1967 à 1969, elle devient chef de la presse et de l’information au ministère de la Jeunesse et des Sports. Début 1970, elle est directrice de l’administration et de l’information puis générale des Congrès olympiques de Varna et de Baden-Baden. De 1975 à 1985, elle est directrice exécutive du Comité International Olympique. Mais si elle s’entend bien avec les présidents Avery Brundage et Killanin, ses relations avec Juan Antonio Samaranch sont très difficiles et elle démissionne en 1985, au cours de la session de Berlin. Elle œuvre notamment à l’introduction de la natation synchronisée dans le programme olympique aux Jeux olympiques de 1984. De 1985 à 1996, elle est conseillère technique au cabinet du maire de Paris Jacques Chirac. Elle dirige la Fédération des Internationaux de France à la suite d’Alfred Schoebel, et crée avec les Gloires du sport un Panthéon sportif à la française. Elle publie plusieurs ouvrages, dont La Natation (1947, 1961), où la première, elle consacre une large section à la natation synchronisée. Mon Séjour chez Mao-Tse-Toung (1955) suite à une invitation lancée par les Chinois dont elle dira en plaisantant : « ils m’avaient confondu avec ma sœur Lucette, qui pensait là-dessus différemment de moi ». Suivent : Les Jeux Olympiques (1956), Olympica (1964), D’Olympie à Mexico (1968), autant d’ouvrages d’histoire des Jeux depuis les origines. Jacques Chirac, La Victoire du Sport (1988), Les Amis de Paris (1988) sont publiés alors qu’elle est conseillère à la Ville de Paris, tout comme La France et ses champions, un Siècle de Sport (1991). Elle a rédigé en 2007 un ouvrage monumental sur les Jeux olympiques d’hiver 1936, très informé, Des Jeux et des Crimes, 1936, Dans Le Piège Blanc Olympique, où elle évoque l’organisation par les Nazis des Jeux olympiques d’hiver 1936. Pour elle, ces Jeux, fort négligés par les historiens, sont historiquement plus importants que ceux d’été de Berlin, parce qu’ils les précèdent chronologiquement et que leur organisation est à elle seule une victoire d’Hitler. Sa thèse est que, si ces Jeux d’hiver avaient été boycottés, il n’y aurait pas eu de Jeux d’été, le prestige du Führer se serait trouvé amoindri et l’histoire aurait été changée. Une version abrégée de cet ouvrage, Un Hiver olympique, sort en 2008. Elle publie Les Gloires du Sport. Monique Berlioux a été empêchée par Juan Antonio Samaranch de donner son avis sur les questions olympiques, sous peine de procès, ce qui nous a privés jusqu’ici d’un livre qui aurait éclairé des points d’histoire d’une période charnière des Jeux olympiques. A partir de 2013, elle s’est attachée à reprendre une réflexion basée sur ses mémoires des années olympiques, à Lausanne.

Lucette Berlioux ne manquait pas de fond

BERLIOUX (COUPAT) [Marie-Luce, dite Lucette] Natation. (Nancy 25 février 1919-30 octobre 1966). France. Entraînée par sa mère Suzanne, elle fut une adversaire déterminée de Louisette Fleuret, qui la dominait sur 400 mètres. Au départ, elle ne parait pas très douée. Il lui faut 31 leçons à l’âge de onze ans, en 1930, soit beaucoup plus que la moyenne, pour apprendre à nager un 25 mètres sans aide et sans reprendre pied. Cela ne l’empêchera pas de devenir une bonne compétitrice, plusieurs fois médaillée des championnats de France sur 400 mètres, et de se révéler dans la nage de longue distance et de traversées, devenant championne de France de grand fond en 1934 (8km de la traversée de Paris en 2h19’), 1935 (1h54’40’’), 1936 (1h29’17’’) et 1938 (7km en 2h16’23’’). En 1934, elle entre dans la composition du relais quatre fois 100 mètres 5e des championnats d’Europe.

ALIA ANDERSON, FLORAISON TARDIVE

28 octobre 2013

Alia Shanee Atkinson, nageuse jamaïcaine de 24 ans, récipiendaire d’une bourse de l’ISHOF (International Swimming Hall of Fame) décernée au nom d’une célèbre nageuse du passé, Eleanor Garatti-Saville (née en 1909), réalise un parcours assez sensationnel dans les Séries Mondiales de la FINA. A Dubaï, puis à Doha, Alia a remporté l’or du 100 mètres quatre nages et du 100 mètres brasse dans des temps très proches des records du monde et devançant la chef de file du classement aux points des dites séries mondiales, la Hongroise Katinka Hosszu. Son 100 mètres brasse en 1’2’’91 a été reconnue comme la meilleure performance féminine absolue de la compétition de Dubaï. Atkinson, qui détient sept records individuels de Jamaïque (contre cinq à sa sœur aînée Janelle) et s’entraîne depuis l’âge de douze ans (2001) avec le coach Chris Anderson en Floride, à Broward County, a lentement maturé à travers les années. Elle a participé à trois Jeux olympiques, en 2004, 2008 et 2012, été championne universitaire US (NCAA) en 2010 pour l’Université de Texas A&M, et 6e du 100 mètres brasse des Jeux olympiques de Londres en 2012, où elle amena son record national à 1’7’’39, puis 1’6’’79 après avoir été contrainte à un barrage pour avoir réalisé le même temps au centième de seconde que la Canadienne Tera Van Beilen. Elle a accédé aux demi-finales du 50 mètres brasse et du 100 mètres brasse aux mondiaux de Barcelone.

 

Le Swimming Hall of Fame dit adieu à Fort-Lauderdale.

28 octobre 2013

Par Eric LAHMY

Après presqu’un demi-siècle de présence à Fort Lauderdale, ville située au milieu de la côte est de la Floride, l’International Swimming Hall of Fame (le Temple de la Renommé de la Natation) émigre. Bruce Wigo, son président et chief executive officer, a annoncé qu’une telle décision avait été prise après cinq années de soucis avec les édiles de la ville et une divergence dans la conception de ce que le Hall of Fame devait devenir. Pour Wigo, le Hall of Fame espérait que le centre aquatique de Fort Lauderdale ($32 millions) dont la construction est prévue sur la plage de Fort Lauderdale permettrait au Hall of Fame de se développer. Mais un tel souhait n’a pas été exaucé.

« Nous envisageons de créer un réel centre d’attraction et de divertissement qui n’attirera pas les seules personnes intéressées par les nageurs de compétition. Je crois que c’est là-dessus que nous nous sommes séparés a déclaré Wigo sur CBS 4, Wigo, avant d’ajouter qu’ayant honoré les grands nageurs comme Michaël Phelps, Jenny Thompson et Mark Spitz et assuré le legs de siècles d’histoire de la natation, le Hall of Fame a constitué un point de rendez-vous obligé de la ville de Fort Lauderdale, depuis 1965. Wigo a évoqué l’échec personnel qu’un tel départ représentait pour lui qui avait fréquenté avec sa famille la plage de Fort Lauderdale depuis les années 1950.  « C’est une décision émotionnelle mais c’est une décision professionnelle et, pour le Hall of Fame, c’est une bonne décision. » Le maire de la ville, Jack Seiler, s’est déclaré « déçu » : « Ça a été une bonne chose pour la ville et la ville a été une bonne chose pour eux » a-t-il déclaré. Mais, a-t-il expliqué, le Hall of Fame demandait trop de choses, ainsi des utilitaires et des espaces de maintenance gratuits ainsi qu’une subvention de 50.000$, avant d’ajouter : « la ville ne veut pas offrir de subventions  au Hall of Fame. » Pour Wigo, les aides demandées « ne sont rien de plus que ce que nous avions déjà. » Quant aux 50.000$, ils correspondent à un espace que le Hall of Fame utilisait et qu’il devait rendre à la ville.

L’un des problèmes du Hall of Fame est la baisse de fréquentation à travers les années, et la nécessité d’évoluer pour se recréer. « Je suis déçu que cela ne se fasse pas à Fort Lauderdale. Je pensais que nous appartenions à cette ville et que le développement représentait une opportunité. Or tel qu’il a été conçu, c’est le faux projet pour nous. »

Le Hall of Fame désire devenir un musée plus moderne qui s’adresserait, outre aux nageurs, à des non-nageurs qui devraient se mettre à la natation pour des raisons de sécurité, de santé et de meilleure qualité de vie.

Le Swimming Hall of Fame a poursuivi des entretiens avec la ville de Santa-Clara, en Californie, mais les discussions, qui se poursuivent, n’ont pas abouti pour l’instant à un accord ferme. L’institution entend rester ouverte à Fort Lauderdale jusqu’en octobre prochain.

Katie Ledecky, sportive US de l’année

26 octobre 2013

Katie Ledecky et le skieur Ted Ligety ont été nommés sportifs américains de l’année 2012-2013 par l’USOC (Comité Olympique des USA). Championne olympique du 800 mètres nage libre à Londres en 2012, Ledecky a étendu son domaine d’excellence aux mondiaux 2013, enlevant quatre victoires, sur 400 mètres, 800 mètres et 1500 mètres et avec le relais quatre fois 200 mètres, et amélioré les records du monde du 800 mètres et du 1500 mètres. Ledecky accumule les distinctions outre-Atlantique après ces résultats sensationnels, réussis alors qu’elle était trop jeune pour posséder un permis de conduire. Elle a été élue nageuse américaine de l’année, devant Missy Franklin, et son record mondial sur 1500 mètres a été reconnue comme étant la plus haute performance de la saison (Trophée de la Performance Phillips 66). Même si le 800 mètres et le 1500 mètres doublonnent quelque peu (le 800 mètres masculin et le 1500 mètres féminin ne sont pas reconnus au niveau olympique malgré le forcing de la FINA), l’exploit de Ledecky est d’une authenticité indiscutable, nul ne peut douter que cette jeune fille a été la nageuse de l’année. Aux USA, elle est plus que ça : la sportive numéro un, tous sports confondus

AMIT IVRY, NAGEUSE d’ISRA, A DROIT AU DRAPEAU BLANC

25 octobre 2013

Par Eric LAHMY

Dubaï et Doha ont fait disparaître les nageurs, le drapeau et jusqu’au nom d’Israël des compétitions. A part ça, vive le sport…

La FINA assure avoir sermonné ce 23 octobre les organisateurs de Coupe du monde du Moyen Orient (Dubaï et Doha) au sujet du manque de considération dont ont fait l’objet les nageurs israéliens présents à ces compétitions. Le nom et le drapeau d’Israël ont été censurés lors des présentations des nageurs aux départs des courses ainsi que dans les émissions de télévision ; les nageurs israéliens ont été superbement ignorés pendant la couverture des épreuves. Ainsi, la petite Amit Ivry, 2e du 100 mètres quatre nages adorné d’un record israëlien à Doha (elle avait fini 4e de la course à Dubaï), a vu son nom caviardé dans les résultats officiels (!), au-delà de quoi son drapeau fut flouté, caviardé ou effacé dans les illustrations télévisées tandis que son pays s’épelait Isra. De tels incidents contreviennent bien entendu aux règlements de la FINA qui interdisent toute discrimination, ainsi religieuse ou politique. La Fédération Internationale aurait fait savoir qu’elle avait émis des remontrances à l’égard des organisateurs et leur aurait rappelé que ses règles s’imposent à toutes les Fédérations. Elle aurait exigé des garanties que de telles actions ne puissent se reproduire à l’avenir. Avertissement non sans implications dans l’avenir, Doha devant accueillir les championnats du monde en petit bassin l’année prochaine et envisage sérieusement de présenter sa candidature à l’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques de 2024. Selon Cornel Marculescu, Directeur exécutif de la FINA, les deux organisateurs incriminés se seraient platement excusés pour les incidents « stupides » de la semaine passée, les choses ayant été réglées sur le site pendant les compétitions. Il était préférable, a précisé Marculescu, que ce genre d’incidents se déroulent avant les mondiaux de l’année prochaine :

« Nous avions assuré la délivrance de visas et la participation de la délégation d’Israël. Ayant pris note des maltraitances dont étaient victimes les nageurs israéliens, nous avons immédiatement agi. A Dubaï, les incidents de la première journée ne furent pas répétés le lendemain. A Doha, la FINA fut informée de ces occurrences seulement un quart d’heure avant la fin de la session finale de la deuxième journée [le meeting durait deux jours]. Une fois de plus, la FINA réagit promptement et la cérémonie de médailles impliquant un athlète d’Israël. »

Si l’on comprend bien, la FINA a réussi l’exploit de faire appliquer le règlement pendant un jour et un quart d’heure sur quatre jours de compétition, ce qui ne parait pas constituer un exploit olympique ! Et avertie des dysfonctionnements de Dubaï, n’a montré aucune vigilance à Doha où il est manifeste que de tels incidents auraient pu se reproduire. Depuis une éternité, de nombreux pays arabes ont agi de façon discriminatoire vis-à-vis d’Israël, allant jusqu’à contraindre leurs athlètes à un forfait plutôt que d’affronter des Israéliens. Dès 1962, ils ont obtenu l’éviction d’Israël des Jeux asiatiques, contraignant les sportifs de cette nation de se présenter dans des compétitions européennes.

Un nageur israélien a d’ailleurs raconté sur Facebook son expérience : « le nom d’Israël ne fut pas mentionné pendant la compétition ; nous fûmes présentés comme étant des nageurs d’Isra, et les réalisateurs de télévision furent invités à faire tout ce qui était en leur pouvoir pour nous effacer, nous et notre drapeau, de l’écran. »

Doha dans l’engrenage

22 octobre 2013

Doha, Coupe du monde FINA

Doha après Dubaï, selon le principe de la Coupe du monde, ou la façon dont les nageurs l’appliquent, c’est un peu, beaucoup, passionnément, « on prend les mêmes et on recommence. » Cela a à la fois l’allure du copié-collé et du refrain qu’on reprend. De légères variantes de ci de là et les mêmes gros appétits, insatiables Phelps au petit pied : Katinka Hosszu, qui gagne cinq courses, se retrouve sur deux podiums en dos, un troisième sur 100m papillon, et tente sa chance dans quelques autres épreuves : faut pas rester inoccupée ! Vladimir Morozov qui gagne 50m, 100m, et 100 m brasse, mais trouve une fois de plus, quelques jours après Dubaï, son maître en Kenneth To sur 100m quatre nages. Chad Le Clos, tout juste un peu moins glouton que Hosszu, et remporte 200 papillon, 200 et 400 quatre nages. Roland Schoeman, qui se fait une spécialité du sprint pur. Ce sont Stakhanovistes à tous les étages… La natation joue de ses particularités de sport faiblement traumatisant et où la première fatigue est asphyxique plutôt que cardiaque, et donc  où l’on peut réitérer des efforts très intenses sans trop y laisser sa santé. Cela fait de chaque réunion un pensum où les épreuves défilent pendant des heures et épuisent la patience de tout observateur potentiel. Et comme aux yeux des dirigeants FINA, il n’y a pas assez d’épreuves, ils ajoutent le fleuron de leur fiévreuse imagination, le relais mixte!

Une petite délégation française tente de marquer son terrain dans cette compétition de reprise. Jérémy Stravius gagne le 50m dos. Florent Manaudou termine 2e derrière Schoeman sur 50m brasse, Giacomo Perez d’Ortona 3e sur 100 brasse. Mélanie Hénique sort argentée d’un 50m papillon enlevée par Jeanette Ottesen Gray. Coralie Balmy se sort assez bien du 400m (2e) et du 800m (3e), Charlotte Bonnet et Camille Muffat jouent à qui perd gagne en nage libre.

 

50 mètres : 1. Vladimir Morozov, Russie, 21’’03 ; 2. Roland Schoeman, RSA, 21’’04 ; 3. Anthony Ervin, USA, 21’’24; 4. George Bovell, Trinidas, 21’’31; 5. Jérémy Stravius, France, 21’’34. En séries, Fabien Gilot, France, 22’’67 ; Lorys Bourelly, France, 22’’81

100 mètres: 1. Vladimir Morozov, Russie, 45’’94 ; 2. Anthony Ervin, USA, 46’’64 ; 3. Kenneth To, Australie, 46’’81 ; … 7. Fabien Gilot, France, 47’’76. Séries : 14. Lorys Bourelly, France, 49’’38 ; … 16. Mehdi Metella, France, 49’’57 ; … 18. Théo Fuchs, France, 49’’85 ; 19. Benjamin Stasiulis, France, 49’’93 ; …24. Joris Bouchaut, France, 51’’31 ; 25. Rahiti Devos, France, 51’’63 ; … 29. Simon Guérin, France, 51’’91.

200 mètres : 1. Pavel Korzeniowski, Pologne, 1’44’’ ; 2. Robert Hurley, Australie, 1’44’’10 ; 3. Miles Brown, RSA, 1’44’’11 ;… 6. Lorys Bourelly, France, 1’47’’05 ; …8. Ganesh Pedurand, France, 1’48’’89 (en séries, 1’47’’87). En séries : 11. Benjamin Stasiulis, France, 1’48’’69 ; …13. Théo Fuchs, France, 1’49’’24 ; …19. Mehdy Metella, France, 1’50’’50 ; 20. Enzo Vial Collet, France, 1’50’’91 ; 21. Rahiti Devos, France, 1’51’’09 ; 22. Joris Bouchaut, France, 1’51’’33. 

400 mètres : 1. Robert Hurley, Australie, 3’39’’59 ; 2. Myles Brown, RSA, 3’39’’98 ; 3. Mads Glaesner, Danemark, 3’42’’03. En séries, Enzo Vial Collet, France, 3’51’’58 ; 11. Damien Joly, France, 3’52’’53 ; …13. Rahiti Devos, France, 3’54’’02 ; 14. Lorys Bourelly, France, 3’54’’97.

1500 mètres : 1. Myles Brown, RSA, 14’36’’19 ; 2. Oussama Mellouli, Tunisie, 14’36’’46 ; 3. Gregorio Paltrinieri, Italie, 14’39’’18 ; … 9. Damien Joly, France, 15‘7’’45 ; …11. Enzo Val Collet, France, 15’13’’46 ; … 13. Rahiti Devos, France, 15’38’’28 ; 15. Joris Bouchaut, France, 15’38’’57 ; 15. Lucas Vigorito, France, 15’51’’49  

50 mètres dos : 1. Jérémy Stravius, France, 22’’99 ; 2. Robert Hurley, Australie, 23’’08 ; 3. Florent Manaudou, France, 23’’43 ;… 7. Benjamin Stasiulis, France, 24’’05.

100 mètres dos : 1. Thomas Shields, USA, 50’’23 ; 2. Robert Hurley, Australie, 50’’29 ; 3. Radoslav Kawecki, Pologne, 51’’12 ;… 7. Benjamin Stasiulis, France, 52’’54.

200 mètres dos : 1. Radoslav Kawecki, Pologne, 1’48’’93. Séries : Jordan Coelho, France, 2’0’’89.

50 mètres brasse : 1. Roland Schoeman, RSA, 25’’88 ; 2. Florent Manaudou, France, 26’’54 ; … 4. Giacomo Perez d’Ortona, France, 27’’31. Séries : 11. Jérémy Stravius, France, 27’’95 ; …20. William Debourges, France, 28’’94 ; 22. Patrick Périsser, France, 29’’31.

100 mètres brasse : 1. Vladimir Morozov, Russie, 57’’53 ; 2. Kenneth To, Australie, 58’’05 ; 3. Giacomo Perez d’Ortona, France, 59’’03. Séries : 10. Florent Manaudou, France, 1’0’’82 ; … 18. William Debourges, France, 1’1’’87 ; 22. Patrick Périsser, France, 1’2’’94.

200 mètres brasse : 1. Michael Jamieson, GBR, 2’5’’93 ;… 5. William Debourges, France, 2’9’’49 ; … 7. Laurent Carnol, Luxembourg, 2’11’’81 ; 8. Patrick Périsser, France, 2’14’’. En séries, Giacomo Perez d’Ortogna, France, 2’14’’03

50 mètres papillon : 1. Roland Schoeman, RSA, 22’’30 ; 2. Chad Le Clos, RSA, 22’’41 ; Jérémy Stravius, France, 22’’58 ;… 6. Frédérick Bousquet, France, 23’’51.

100 mètres papillon : 1. Thomas Shields, USA, 48’’80 ; 2. Chad Le Clos, RSA, 49’’05; 3. Konrad Czerniak, Pologne, 50’’33 ; 4. Frederick Bousquet, France, 52’’80 ; … 6. Jordan Coelho, France, 53’’09; 7. Mehdy Metella, France, 53’’35.

200 mètres papillon: 1. Chad Le Clos, RSA, 1’50’’39; 2. Pawel Korzeniowski, Pologne, 1’51’’52 ;… 5. Jordan Coelho, France, 1’56’’79. 

100 mètres 4 nages : 1. Kenneth To, Australie, 51’’19 ; 2. Vladimir Morozov, Russie, 51’’49 ; 3. George Bovell, Trinidad, 51’’87; 4. Florent Manaudou, 52’’16

200 mètres 4 nages: 1. Chad Le Clos, RSA, 1’53’’32 ; 2. Kenneth To, Australie, 1’54’’36 ; 3. David Verraszto, Hongrie, 1’56’’14.

400 mètres 4 nages : 1. Chad Le Clos, RSA, 4’3’’23 ; 2. David Verraszto, Hongrie, 4’3’’95 ; 3. Oussama Mellouli, Tunisie, 4’9’’28 ; … 8. Jérémy Desplanches, Suisse, 4’15’’70 ; … 11. Ganesh Pedurand, France, 4’22’’07 ; 13. Damien Joly, France, 4’30’’38 ; …16. Enzo Vial Collet, France, 4’36’’02 ; 17. Lucas Vigorito, France, 4’37’’98

DAMES

50 mètres : 1. Ranomi Kromowidjojo, Pays-Bas, 23’’69 ; 2. Dorothea Brandt, Allemagne, 24’’27 ; 3. Jeannette Ottesen Gray, Danemark, 24’’33 ; … 6. Mélanie Hénique, France, 24’’97 ;… 11. Santamans, France, 25’’44 ;…16. Camille Muffat, France, 25’’58 ; … Cloé Hache, France, 26’’.

100 mètres : 1. Ranomi Kromowidjojo, Pays-Bas, 52’’29 ; 2. Femke Heemskerk, Pays-Bas, 52’’71 ; 3. Jeannette Ottesen Gray, Danemark, 53’’ ; 4. Inge Dekker, Pays-Bas, 53’’72 ; 5. Charlotte Bonnet, France, 53’’75. Séries : 13. Muffat, France, 55’’47 ; … 18. Lauriane Haag, France, 55’’99 ; 20. Cloé Hache, France, 56’’22 ; …25. Anna Santamans, France, 57’’18 ; 26. Marie Wattel, France, 57’’19..

200 mètres : 1. Katinka Hosszu, Hongrie, 1’53’’53 ; 2. Femke Heemskerk, Pays-Bas, 1’53’’65 ; 3. Mélanie Costa, Espagne, 1’54’’21 ; 4. Camille Muffat, France, 1’54’’75 ; 5. Coralie Balmy, France, 1’58’’08 (1’67’’10 en séries); … 8. Cloé Hache, France, 2’0’’04. En séries, 4. Charlotte Bonnet, France, 1’57’’

400 mètres : 1. Melanie Costa, Espagne, 3’59’’88 ; 2. Coralie Balmy, France, 4’1’’66 ; 3. Camille Muffat, France, 4’3’’28. En séries, 9. Charlotte Bonnet, France, 4’12’’56

800 mètres : 1. Mireia Belmonte, Espagne, 8’14’’18 ; 2. Melanie Costa, Espagne, 8’17’’66 ; 3. Coralie Balmy, France, 8’18’’67 ; 4. Katinka Hosszu, Hongrie, 8’18’’71 ; … 7. Lara Grangeon, France, 8’37’’26

50 mètres dos : Aleksandra Urbanczyk, Pologne, 26’’49 ; 2. Daryna Zevina, Ukraine, 26’’85 ;…6. Béryl Gastaldello, France, 27’’88. Séries, 10. Mathilde Cini, France, 28’’38

100 mètres dos: 1. Daryna Zevina, Ukraine, 57’’48 ; 2. Katinka Hosszu, Hongrie, 57’’49; 3. Sayaka Akase, Japon, 57’’54 ; …7. Cloé Crédeville, France, 60’’05. Séries : 11. Charlotte Bonnet France, 1’2’’80 ; 12. Camille Muffat, France, 1’2’’93 ; 13. Fantine Lesaffre, France, 1’3’’27 ; …15. Mathile Cini, France, 1’3’’86.

200 mètres dos : 1. Daryna Zevina, Ukraine, 2’1’’17 ; 2. Sayaka Akase, Japon, 2’2’’74 ; 3. Katinka Hosszu, Hongrie, 2’5’’17. Séries : 10. Fantine Lesaffre, 2’15’’24 ; 11. Cloe Crédeville, France, 2’15’’94.

50 mètres brasse : 1. Juliia Efimova, Russie, 29’’22 ; 2. Alia Atkinson, Jamaïque, 29’’25. En séries, 10. Sarah Vaisse, France, 32’’50 ; 11. Béryl Gastaldello, France, 33’’07.

100 mètres brasse : 1. Alia Atkinson, Jamaïque, 1’3’’38 ; 2. Juliia Efimova, Russie, 1’4’’68 ; … 8. Sarah Vaisse, France, 1’11’’88 (en séries, 1’11’’81). 10. Fantine Lesaffre, France, 1’12’’54

200 mètres brasse : 1. Kanako Watanabe, Japon, 2’18’’90 ; 2. Juliia Efimova, Russie, 2’19’’48 ; 3. Miho Takahashi, Japon, 2’19((96 ; …8. Fantine Lesaffre, France, 2’32’’49.

50 mètres papillon : 1. Jeanette Ottesen Gray, Danemark, 25’’06 ; 2. Mélanie Hénique, France, 25’’60.

100 mètres papillon : 1. Jeanette Ottesen Gray, Danemark,56’’74 ; 2. Tao Li, Singapour, 57’’10; 3. Katinka Hosszu, Hongrie, 57’’46. En séries, 9. Hénique, France, 59’’52 ; 10. Muffat, France, 59’’59.

200 mètres papillon: 1. Katinka Hosszu, Hongrie, 2’6’’60; 2. Sophie Allen, GBR, 2’7’’20 ; … 8. Lara Grangeon, France, 2’16’’84 (en séries, 2’11’’98).

100 mètres 4 nages : 1. Katinka Hosszu, Hongrie, 58’’43 ; 2. Amit Ivry, Israël, 58’’66 ; 3. Theresa Michalak, Allemagne, 59’’49 ; 4. Aleksandra Urbanczyk, Pologne, 59’’66.
200 mètres 4 nages : 1. Katinka Hosszu, Hongrie, 2’5’’45 ; 2. Sophie Allen, GBR, 2’6’’36 ; 3. Alia Atkinson, Jamaïque, 2’7’’30 ; 4. Evelyn Verraszto, Hongrie, 2’7’’51 ; 5. Emily Seebohm, Australie, 2’8’’32.

400 mètres 4 nages : 1. Katinka Hosszu, Hongrie, 4’28’’91 ; 2. Miyu Otsuka, Japon, 4’30’’11 ; 3. Mireia Belmonte, Espagne, 4’31’’06 ; 4. Theresa Michalak, Allemagne, 4’31’’30 ; … 9. Lara Grangeon, France, 4’43’’89 ; 10. Fantine Lesaffre, France, 4’45’’30 ; 11. Isabelle Mabboux, France, 4’53’’48.