Mois : novembre 2013

CATHERINE PLEWINSKI, BIEN SÛR!

Catherine Plewinski a été intronisée Gloire du Sport, ce 27 novembre. Médaillée de bronze du 100 mètres nage libre des Jeux de 1988 et du 100 mètres papillon des Jeux de 1992, son éloge a été fait par Claude Fauquet, DTN de 2000 et 2008 en présence de Michel Sauget, secrétaire général de la FFN, Jean-Paul Clémençon, DTN de 1994 à 2000 et de nombreux internationaux, dirigeants et cadres techniques. Catherine était accompagnée de Jacques Arié.

Bien entendu, La présence de Catherine Plewinski parmi les Gloires du Sport français est une évidence. Elle aurait dû être intronisée bien plus tôt, compte tenu de son palmarès qui ne souffre devant aucune autre  nageuse française que Laure Manaudou. Et on ne reviendra pas sur le fait qu’elle ait nagé contre les Allemandes de l’Est et les Chinoises qui avaient eu la malencontreuse idée de suivre les préceptes de l’ex-RDA en termes de préparation. Au fond, cette élection honore l’Association des Internationaux du Sport Français, qui a été moins inspirée en barrant la route d’un des plus grands dirigeants que le sport français ait jamais connu, E.-G. Drigny

NOUVELLES D’AUSTRALIE

30 novembre 2013

ROSE.- Le 26 novembre, le Musée d’Arts Contemporain de Sydney a accueilli un dîner spécial, destiné à honorer la mémoire de Murray Rose. John Coates, le président du Comité Olympique Australien, présidait l’événement, auquel ont assisté un grand nombre de médaillés olympiques australiens (et 20 champions), des Jeux olympiques de 1956 à 2012.  

On a pu y voir Ian Thorpe, Dawn Fraser (généralement considérée comme la nageuse du 20e siècle, Herb Elliot (champion olympique du 1500 mètres ne course à pied), Shane Gould, John Devitt, John Konrads, Grant Hackett, Kerry Ann Pottharst, Dean Lukin, Mark Kerry, Mark Tonelli, Chris Fydler, Tom King, Malcolm Page, David Smith, Murray Stewart. 

Rose fut le grand nageur des Jeux de 1956 et de 1960, le meilleur nageur du monde en 1956, 1957, 1960, 1962. Les fonds réunis au cours de cette soirée ont été offerts à la famille de Murray Rose – sa femme Jodi et son fils Trevor.

SALIBA.- John Saliba, un dirigeant et chef d’équipe nationale d’eau libre depuis plus de dix ans, est mort subitement à Sydney la semaine passée. Il avait joué un rôle considrable dans le développement de l’eau libre et du grand fond australien, a affirmé Greg Towle, un ancien entraîneur chef de leau libre australienne.

CAMPBELL.-  Cate Campbell, la championne olympique australienne avec le relais 4 fois 100m des Jeux de Londres, en 2012, championne du monde 2013 du 100 mètres à Barcelone, et la nageuse de 00 mètres en forme aujourd’hui, est entrée à la Commission des Athlètes du Comité Olympique Australien. Elle est la seule nageuse de la commission présidée par Kim Crow (aviron), assisté de Paul Murray (ski de fond) et qui comprend aussi une plongeuse, Loudy Wiggins.

CUSACK.- L’entraîneur australien de natation de l’année 2013 a été désigné. Il s’agit de John Cusack. Sans doute à juste litre, puisque Cusack (également honoré quelques semaines plus tôt par l’académie des sports du Queensland au titre le meilleur entraîneur, tous sports confondus, de l’Etat) entraîne les vainqueurs de deux des trois médailles d’or enlevées par des Australiens aux mondiaux de Barcelone, Cate Campbell (100 mètres dames) et Christian Sprenger (100 mètres brasse messieurs). Cate et sa sœur Bronte Campbell participèrent au relais quatre fois 100 mètres médaillé d’argent de Barcelone. Cate Campbell enleva aussi l’argent du 50 mètres tandis que Christian Sprenger arracha l’argent du 50 mètres brasse et du relais quatre nages.

Cusack est venu par hasard dans le métier. Il était charpentier de formation quand son père lui demanda d’aider à l’entraînement des nageurs pendant l’année scolaire 1999. « Je tombai amoureux de ce job et je ne suis jamais retourné à mes charpentes » a-t-il raconté. Cusack a eu le triomphe modeste. Sa carrière a souffert des bobos et des maux divers qui ont affecté ses nageurs. Le hasard joue un rôle non négligeable dans le sport, et les courants sont parfois défavorables. « Entraîner, c’est un choix de carrière d’émotions contrastées, entre succès et crève-cœur, dit-il. Il faut optimiser ses forces et se dire que le succès ne va pas arriver du jour au lendemain. »

Af’Sud, Egypte, Zimbabwe et Namibie, juniors d’Afrique

30 novembre 2013

Les deux premières journées des championnats juniors d’Afrique, qui se sont tenus à Lusaka, 
en Zambie, ont été dominées par les nageurs de la République Sud Africaine, mais sans
qu’on puisse parler d’un monopole. Des individualités venues d’Egypte (pays de longue
 trdition de natation), du Zimbabwe, de Namibie, sont montés sur les plus hautes marches, 
et une Algérienne a fini 2e du 100 mètres libre des filles de 13-14 ans. Le ‘’continent noir’’
développe doucement sa natation. Avec ce bémol que pas un seul nageur ‘’noir’’ n’est monté, 
cette journée, tout en haut d’un podium. A part cela, les 1300 mètres d’altitude de Lusaka 
ont sans doute été préjudiciables aux bonnes performances sur les distances de 200 mètres
 et plus.
FILLES.- 13-14 ans.  100 mètres : 1. Taneal A. Baptiste, RSA, 59’’91; 2. Nesrine Medjahed, ALG, 1’0’’71.
100 mètres dos:1. Robyn Lee, ZIM, 1’7’’85 ; 2. Savanna Best, RSA, 1’8’’09 ; 
3. Enjy M. Abouzaid, EGY, 1’9’’85.
50 mètres brasse Robyn Lee, ZIM, 31’’25; 2. Savanna C Best, RSA, 31’’60; 
3. Enjy M. Abouzaid, EGY, 31’’91. 

100 mètres brasse : 1. Erin V Anderson, RSA, 1’12’’58 (record); 2. Savanna C Best, RSA, 1’14’’49; 
100 mètres papillon : 1. Robyn Lee, ZIM, 1’4’’50.
200 mètres 4 nages : 1. Savanna C Best, RSA, 2’25’’05.
 FILLES.- 15-16 ans. 200 mètres : 1. Erin P. Gallagher, RSA, 2’6’’13; 
2. Roaia M Ahmed, EGY, 2’8’’79.
400 mètres libre: 1. Samantha C. Randle, RSA, 4’28’’83 (nage à sa main, passé en 2’15’’56, 
nage 15’’78, 1’9’’78, 1’8’’80 et 1’4’’47
50 mètres dos : 1. Zanré Oberholzer, NAM, 30’’22 (rec); 2. Eric P. Gallagher, RSA, 30’’84; 
3. Mariam A. El Sayed, EGY, 30’’89
100 mètres dos : 1. Zanré Oberholzer, NAM, 1’4’’32 (rec); 2. Mariam A. El Sayed, EGY, 1’5’’83.
200 mètres brasse: 1. Tatjana Schoenmaker, RSA, 2’32’’95; 2. Narmin M. Saad, EGY, 2’37’’23.
100 mètres papillon : 1. Tarryn C. Els, RSA, 1’4’’64; 2. Emily Muteti, KEN, 1’5’’09.
200 mètres papillon : 1. Tarryn C. Els, RSA, 2’21’’75.
4 fois 200 mètres : 1. Afrique du Sud, 8’44’’49 (rec.)
 GARçONS.- 13-14 ans.  200 mètres : 1. Jarryd L. Baxter, RSA, 1’58’’64 (rec.).
50 mètres dos : 1. Mazen M. Islam, EGY, 28’’07; 2. Kade C. Wood, RSA, 28’’54.
100 mètres dos: 1. Mazen M. Islam, EGY, 1’1’’53; 2. Kade C. Wood, RSA, 1’4’’74
100 mètres brasse 1. Gareth R. Kemp, RSA, 1’9’’71; 2. Youssef T. Mohamed, EGY, 1’11’’64.
50 mètres papillon.- 1. K. C. Wood, RSA, 26’’16 rec.).
200 mètres 4 nages : 1. Jarryd L. Baxter, RSA, 2’12’’76 (rec.).
GARçONS.- 15-16 ans.
200 mètres : 1. Joshua W. Stein, RSA, 1’53’’”34 ; 2. Omar A. Khaled, EGY, 1’55’’13 ; 3. Mohamed Saad Mohsen, EGY, 1’56’’23..
50 mètres dos : 1. Yousef Abdalla Mohamed, EGY, 26’’71 (rec.); 2. Mohamed S. Mohamed, EGY, 27’’02; 3. Neil Fair, RSA, 27’’57.
200 mètres dos : 1. Neil Fair, RSA, 2’7’’77 (rec.).
50 mètres brasse : 1. Mahmoud F. Mohamed, EGY, 29’’35 (rec.); 2. M.J. Buys, RSA, 26’’03.
50 mètres papillon.- 1. Joshua W. Stein, RSA, 25’’27; 2. Mohamed Abdallah, EGY, 26’’03.
100 mètres papillon: 1. Joshua W. Stein, RSA, 55’’08 (rec.);
400 mètres 4 nages : 1. Eben Vorster, RSA, 4’36’’ (rec.); 2. Neil Fair, RSA, 4’36’’93
4 fois 200 mètres : 1. Afrique du Sud, 7’57’’30; 2. Egypte, 8’1’’10.

ECOSSE ET GALLES PRIVEES DE CENTRE

30 novembre 2013

British Swimming, l’association qui gère la natation en Grande-Bretagne, vient de fermer deux Centres d’Entraînement Intensif (ITC), situés à Swansea (Pays de Galles) et Stirling (ancienne capitale de l’Ecosse). Cette décision a été présentée ce 29 novembre comme la dernière des mesures décidées pour améliorer les performances d’ensemble de la natation des Îles Britanniques.

Les Britanniques ont été très déçus par leurs résultats des Jeux olympiques de Londres, puis des championnats du monde de Barcelone. Autant en 2012 qu’en 2013, ils sont resté très éloignés de leurs espérances. Les représentants du Royaume Uni, qui avaient ramené trois médailles d’or des mondiaux 2011 à Shanghai, espéraient faire au moins aussi bien dans le contexte favorable qui consiste à recevoir, l’année suivante, aux Jeux de Londres. Ils n’ont pu y faire mieux que trois médailles, et pas d’or. Et à Barcelone, ils ont dû se contenter d’un seul bronze…

Cela ne pouvait satisfaire, pour tout un ensemble de raisons, dont le fait que cette politique d’élite de l’ASA est très dispendieuse n’est pas la moindre. L’Association avait reçu des sommes très importantes pour préparer les Jeux de Londres en raison des chances, sur le papier, d’enlever de nombreux titres. Après un atermoiement d’un an, et compte tenu des contre-performances en série des mondiaux de Barcelone, UK Sports, l’organisme qui distribue des fonds très importants générés par les paris sportifs a réduit de £4 millions, soit €4,5 millions, les sommes allouées à la natation. Le temps des économies était arrivé. Après avoir dû fermer un ITC, à Stockport, au début de la saison, British Swimming en a fait autant des structures équivalentes situées à Swansea et Stirling. Swansea venait de perdre également son statut de centre d’entraînement paralympique.
Ces mesures ont été planifiées sur trois ans. Les nageurs se regrouperont dans les autres centres, à Bath et Loughborough. Les initiateurs de cette réforme prétendent qu’une telle stratégie de ressources permettra de mieux se concentrer sur la production de médailles aux Jeux olympiques de Rio et après.
Créés en 2008 dans l’émulation créée par l’approche des Jeux de Londres, les ITC, coordonnés à des Universités pour permettre une intégration des études et de la pratique du sport d’élite, offrent des équipements, un entraîneur chef payé par British Swimming et 25 heures hebdomadaires d’entraînement. En contrepartie, des fonds importants seront dédiés au développement en Ecosse et au Pays de Galles. Les jeunes nageurs à fort potentiel (Podium et Potentiel Podium) continueront de pouvoir accéder aux centres, aux camps, aux compétitions et au support scientifique de la performance (dans l’optique des Jeux de Tokyo 2020).

Une des meilleures nageuses de Galles, Jemma Lowe, a quitté Swansea pour Bath et Jazmin Carlin (la grande déception des Jeux et des mondiaux) s’apprêterait à suivre sa foulée. L’Ecosse dispose de trois centres de natation liés à des Universités, à Aberdeen, Glasgow et Edinburgh.

JEUX EUROPEENS, L’EPREUVE EN TROP

29 novembre 2013

La natation (courses), le water-polo, le plongeon et la natation synchronisée seront inclus dans le programme des Jeux Européens de Bakou, en 2015, en fonction d’un mémorandum signé voici quatre jours par MM Paolo Barelli, président de la Ligue Européenne de Natation (LEN), Patrick Hickey, président du Comité Olympique Européen (EOC) et Azad Rahimov, Ministre de la Jeunesse et des Sports de la République d’Azerbaïdjan.

Cette première édition des Jeux Européens présentera une poignée de disciplines olympiques, et à l’issue de longues négociations, le LEN a accepté d’être présente à ce rassemblement estival de deux semaines. Les organisateurs couvriront le coût du voyage et du séjour de tous les participants, insiste-t-on dans le communiqué de la LEN où l’on ajoute que se présenter aux Jeux Européens ne coûtera rien aux fédérations membres.

On comprend l’intérêt de la précision. Avec les années, le calendrier international de la natation d’extraordinaire façon, et ce qui fut pendant longtemps vécu comme un développement bienvenu peut ressembler à un véritable encombrement. Non seulement les nageurs sont très sollicités, ce qui n’est pas toujours une mauvaise chose, certes, mais jusqu’à un certain point (et il semble que le point en question a été atteint depuis quelque temps maintenant), mais un déplacement international revient très cher et les budgets des fédérations ne sont pas extensibles à l’infini. Tout en souhaitant bonne chance à ces Jeux, on peut se demander s’ils ne sont pas une organisation désormais superflue dans le contexte actuel ! Pendant un demi-siècle, la Ligue Européenne organisait un championnat d’Europe chaque quatre ans. Maintenant, elle en est à deux championnats d’Europe d’été et quatre d’hiver par olympiade pour la natation course. En outre, le programme n’a cessé de s’alourdir, passant, en natation courses, d’un rachitique 6 épreuves en 1926 à un colossal 40 courses en 2012 ; en comptant toutes les disciplines, de 9 épreuves en 1926 à 62 en 2012. Et comme rien n’arrête la Fédération Internationale de Natation dans sa boulimie inflationniste, le programme des mondiaux 2013 a atteint le chiffre de 68 épreuves (surtout par le dédoublement ridicule des disciplines de natation synchronisée en   épreuves dites techniques et artistiques)… Tout se passe comme si seuls les organismes faitiers du sport ne ressentaient pas une sensation de trop-plein.

« Être présent  dans quelque chose de neuf et de vraiment intéressant donne une sensation particulière, a cependant souligné M. Barelli après avoir signé le mémorandum romain. Les Jeux Européens sont une grande initiative, outre les conditions offertes aux concurrents, ils témoignent de l’unité européenne et du leadership européen sur le sport. » M. Hickey s’est, lui, déclaré satisfait de l’avancement des travaux à Bakou. L’organisation attendra 6000 sportifs de 50 territoires nationaux, dont un cinquième (1200) de nageurs, dans 18 sports pour 223 épreuves. Les disciplines aquatiques présenteront les meilleurs juniors des quatre disciplines qui concourront immédiatement avant, aux championnats d’Europe, les 12-28 juin 2015 dans la même ville de Bakou…  

“Inconduite sexuelle”: suspendu à vie

 

28 novembre 2013

USA Swimming (la Fédération de natation des USA) a suspendu à vie Mitch Ivey, l’un de ses entraîneurs, qui fut médaillé olympique à deux reprises, pour « inconduite sexuelle ».  Cette décision a été prise lors d’une réunion du Swimming’s National Board of Review, et commentée par un organe de presse local, l’Orange County Register. Ivey, qui est âgé de 64 ans, ne participa pas à cette réunion, et USA Swimming a refusé de discuter du sujet avant la dernière date d’appel, fixée au 21 décembre prochain, toutes les procédures devant le bureau national étant confidentielles, et la décision ne devenant exécutoire qu’après le délai d’appel d’un mois. Ivey qui avait enlevé l’argent et le bronze, sur 200 mètres dos, aux Jeux olympiques de Mexico (1968) et de Munich (1972), a servi d’entraîneur assistant de l’équipe olympique US en 1988 (Jeux de Séoul). Sa conduite a été soupçonnée depuis 1993, quand il fut accusé d’avoir entretenu des relations inappropriées avec Suzette Moran, une nageuse de seize ans qu’il entraînait à l’époque, selon l’avocat de celle-ci. « Mitch Ivey a été protégé pendant près de trente ans par une culture d’USA Swimming qui se perpétue aujourd’hui », a déclaré cet avocat, Robert Allard, au San Jose Mercury News. En début d’année, un autre entraîneur US, Rick Curl, a été condamné à sept ans de prison pour abus sexuel sur un enfant.

COMMENTAIRE.- Deux choses de caractère général sont remarquables dans des affaires de ce type. La première est que la faute est automatiquement et entièrement rejetée sur le « coupable », l’adulte, qui dévoie l’adolescente, chose qui n’est pas toujours aussi claire que ça. La seconde, qui est à nos yeux la plus évidente, est que les parents des jeunes personnes en question aient eu la naïveté de confier leurs enfants, corps et biens, à des entraîneurs dans des relations qui s’étendaient sur des dizaines d’heures hebdomadaires, onze à douze mois de l’année, sans la moindre surveillance.

C’est ce qui nous est assez souvent apparu quand des affaires de ce genre ont éclaté en France. Trop de parents paraissent trop heureux de se débarrasser de leur progéniture, parfois très éloignée de la maison, dans des lieux où ils sont supposés nager et étudier, étudier et nager. Or le premier rôle des parents, mieux, leur premier devoir, dans le cas de jeunes enfants, est de se montrer extrêmement méfiants, et de ne pas laisser à d’autres le soin de « s’en occuper ».

Dans une certaine mesure, ils doivent soulever le problème dès le début avec les entraîneurs et tous les adultes, dirigeants et autres, qui gèreront la vie de leurs enfants, et les éveiller à leur inquiétude, voire leur faire comprendre (au risque d’avoir l’air de les menacer) qu’ils ne tolèreront aucun manquement dans ce domaine.

Il nous parait remarquable aussi que la situation personnelle des entraîneurs est d’importance dans ces histoires. On sait que le métier d’entraîneur ne facilite pas la vie en couple. Pourquoi s’étonner dès lors que dans certains cas, un jeune entraîneur et son encore plus jeune nageuse, passant plus de vingt heures par semaine « ensemble » à vivre la même aventure et à poursuivre le même but, ne finissent, ayant tellement regardé dans la même direction, par se regarder l’un l’autre ? Il ne s’agit certes pas de trouver des circonstances atténuantes à Mitch Ivey dont nous ignorons tout du dossier et qui doit être très coupable puisque USA Swimming l’a puni.

Mais comment se fait-il que Suzette Moran soit allée à son secours, expliquant que c’est elle qui le poursuivit à l’époque des faits, que tout le monde y compris ses parents savaient de quoi il retournait, que leurs fiançailles furent annoncés l’année suivante (elle avait alors dix-sept ans, Ivey trente-quatre) et qu’ils furent rompus un an plus tard?Où est le « détournement de mineure » dont on imagine qu’il a motivé la décision d’USA Swimming dans cette affaire ? En l’occurrence, jeter en pâture le nom d’Ivey a un relent mi Tartuffe, mi chasse aux sorcières qui fait du tort à la cause qu’on prétend défendre. La Fédération américaine a peut-être appliqué la lettre de la loi, elle n’a pas agi dans un esprit de justice. Eric LAHMY

« Savoir Nager » priorité du CNDS

22 Novembre 2013

Le conseil d’administration du Centre National pour le Développement du Sport (CNDS) s’est réuni mardi 19 novembre 2013 à la Maison du sport français en présence de Valérie FOURNEYRON, ministre des Sports, de la Jeunesse, de l’Education populaire et de la Vie associative, pour entériner sa réforme des critères d’intervention.

 Il faut savoir que le CNDS est chargé de subventionner la construction et la rénovation des équipements sportifs des collectivités territoriales et des associations sportives et d’exécuter les engagements pris par l’Etat dans le cadre de contrats passés avec les collectivités territoriales (contrats de projets, contrats de développement…)

L’objet des subventions d’équipement sportif du CNDS est de soutenir le développement de la pratique sportive, en priorité dans le cadre organisé que constitue le réseau des 175.000 clubs sportifs affiliés à des fédérations sportives agréées.

Les critères d’éligibilité aux subventions d’équipement ont été redéfinis et une enveloppe de 15 M d’euros est désormais attribuée à l’opération « Savoir Nager », dans une optique de développement des piscines sur le territoire français. Cette enveloppe budgétaire atteste de la volonté du CNDS de mener à bien sa politique de lutte contre les situations de sous-équipement de certains territoires.  En effet, cette somme de 15M d’euros représente 29% de l’enveloppe générale « équipement » du CNDS.

 Plus largement, elle certifie également d’un plan d’action contre les inégalités d’accès à la pratique aquatique, en permettant aux enfants entrant en classe de 6e d’acquérir les aptitudes nécessaires pour assurer leur propre sécurité en milieu aquatique. En effet, le taux de non-nageurs à l’entrée de 6e peut atteindre jusqu’à 60% dans certains territoires en 2013.

Pour rappel, l’opération « SavoirNager », reconduite en 2013 et désormais pilotée au niveau régional, s’efforce permettre aux jeunes de 7 à 12 ans, d’accéder à des apprentissages de la natation à coût modéré au cours de la période estivale. Sûres de leur savoirfaire en matière d’apprentissage de la natation , tel qu’enseigné par l’Ecole de Natation Française (ENF), les structures de la Fédération Française de Natation mobilisées sur cette opération devraient permettre aux exclus de ces apprentissages, en raison d’un déficit d’équipement de proximité, de l’ absence de cycle de natation scolaire, ou encore du coût élevé de ces apprentissages,…) d’assurer leur propre sécurité en milieu aquatique et d’accéder aux activités aquatiques et nautiques.

Ces cycles d’apprentissage de 15 séances d’une heure réparties sur 3 semaines, à raison d’une séance par jour et de cinq séances par semaine, doivent permettre de mobiliser plusieurs clubs de la région pour permettre l’apprentissage de la natation à plus de 100 jeunes sur chaque territoire régional au cours de la période estivale.

 

PAROLE DE LUCIEN

Dans le monde de la natation, tout le monde connait Lucien Gastaldello. Il a été au centre du combat pour la revalorisation de la profession de maître-nageur-sauveteur. De ce fait, ceux qui n’étaient que des surveillants de bassin peu formés sont devenus les fournisseurs attitrés des talents d’une natation française de qualité. Il est aussi le chef d’une famille de célébrités de la natation française. Son épouse Amélie a été une championne de brasse, son fils, Eric, un nageur et un entraîneur de qualité, qui a épousé  Véronique Jardin, l’une des nageuses des plus titrées de l’histoire; ils ont a passé à leur tout le virus à leurs enfants, et leur fille Béryl, devenue marseillaise, a repris le flambeau.

Lucien lui-même est aujourd’hui vice-président de la Fédération française de natation (dont il est licencié depuis 63ans) et membre du Conseil Economique et Social. Il a occupé des fonctions électives pendant 53 ans, en club, dans sa ligue, à la fédération ou au Comité régional olympique. Il a surtout été Président de la Fédération des Maîtres-nageurs-sauveteurs entre 1982 et 1996. Et s’est retiré de la présidence du Comité régional Olympique et Sportif de Lorraine, après 16 ans et quatre mandats.

Lucien n’a laissé à nul autre le soin de rédiger un ouvrage sur les trois-quarts de siècle du Comité de Lorraine de natation, dont il reste le président honoraire. En 82 pages, sept pages de plus que d’années. Depuis ce 23 octobre 1938, à Metz jusqu’à nos jours, Lucien Gastaldello ne laisse rien de ce qui est essentiel, ou digne d’être rapporté

Ce qui nous a frappé dans ce travail, c’est qu’il fait ressortir le poids réel d’une région dans le sport national. On peut très bien ne pas savoir que Marie Marvingt, lointaine pionnière, ou encore Gérard Letast, étaient lorrains, que Monique Berlioux, championne de France de 1941 à 1952, et qui deviendra Directrice du Comité International Olympique, était née à Metz, que la regrettée Thérèse Blondeau, disparue récemment dans sa centième année, était issue de la région.

Lucien est lui-même arrivé un 1er avril (1967) à Longwy. Il est maître-nageur, membre actif du Triton-Club de Micheville, à Villerupt, et doit intégrer l’équipe de responsables de la piscine olympique locale. Tout porte à croire qu’il s’y sent bien, car il n’en bougera plus. Plutôt sédentaire en apparence, car il se bouge, fait partie de tous les combats des maîtres-nageurs, de la natation de compétition, du sport. Au bout d’un long cheminement, il est élu président du Comité régional olympique et sportif. Désireux de ne pas s’incruster dans le poste, il prend sa retraite, ce qui ne signifie pas qu’il va rester les bras croisés.

Comme il se met à apprendre l’informatique, le voilà qui fait chauffer les touches de son ordinateur. Il s’attaque à un premier projet. Cela donne « Plus loin, plus haut, plus fort. Tout le sport à Longwy. »

Longwy. Sa ville, qu’un ami, Guy-Joseph Faller, publie dans sa collection Paroles de Lorrains. 364 pages, 1200 illustration, couleur, format 310/220 !

L’ouvrage a exigé cinq ans de recherches et s’enrichit d’une iconographie de qualité et reçoit le soutien  du Conseil régional, du Conseil général de Meurthe-et-Moselle et de la ville de Longwy.

Avec son ouvrage sur la natation lorraine, on le voit, Lucien Gastaldello n’en est pas à son coup d’essai. Que nous prépare-t-il maintenant?

Contacts: Longwy la ville est édité par Paroles de Lorrains 64, rue du 8 mai 45 à Longwy-haut 54 400. Téléphone : 03 82 26 78 96.parolesdelorrains@aliceadsl.com.

Site internet :http://parolesdelorrains.jimdo.com.

LOTTE FRIIS: ADIEU NICE, BONJOUR BALTIMORE

18 novembre 2013

La Danoise, qui devait retourner à Nice, s’est trop plu dans le Maryland!

La Danoise Lotte Friis, qui avait prévu de  s’entraîner quelques semaines à North Baltimore, chez Bob Bowman, en vue des championnats d’Europe en petit bassin, a annoncé hier par Tweeter qu’elle s’installait à Baltimore pour la saison. Lotte, qui s’entraînait l’an passé à Nice, et avait terminé sa saison de façon extrêmement brillante (2e des mondiaux sur 800 et 1500 mètres derrière Ledecky), n’avait pas reçu d’assurance de la part de l’entraîneur niçois d’être reprise cette saison. Il n’était d’ailleurs pas sûr de vouloir développer un programme de demi-fond. Yannick Agnel, qui se trouvait en partance pour Baltimore, voyant la double recordwoman d’Europe en détresse, qui s’inquiétait de son avenir sur le mode « qu’est-ce que je fais maintenant ? », lui a proposé de rejoindre avec lui la bande à Bowman. Sitôt dit, sitôt fait. A priori, il s’agissait d’une courte préparation en vue des Europe et des monde en petit bassin. Mais Lotte s’est trouvée si bien outre-Atlantique qu’elle a abandonné toute idée de retour sur la Côte d’Azur. Lotte a fait cette annonce depuis chez elle, au Danemark, qu’elle a rejoint quatre jours plus tôt. Selon Lotte – déclarations publiées sur le site de Swimming World – elle s’entraîne autant qu’à Nice, mais disposera aussi désormais d’un entraîneur physique qui lui mitonnera une préparation à sec adaptée à ses efforts de nageuse de longue distance. « J’espère en retirer des progrès dans l’eau, a-t-elle expliqué à notre confrère. Dévoilant le fond de sa pensée, « Bob Bowman n’a pas obtenu seulement de fantastiques résultats avec Phelps, mais il est aussi un coach très gentil et qui vous encourage, a-t-elle expliqué. L’équipe est extrêmement élitaire et tout se place à un niveau très élevé. » Lotte, qui s’inquiète de son avenir, a trouvé aussi, dit-elle, de meilleures possibilités d’études qu’en France, dans l’optique de sa réinsertion. La Danoise désire s’orienter vers la télévision et les media où sa célébrité dans son pays devrait l’aider énormément.

LES USA AU RYTHME DES GRANDS PRIX ARENA

18 novembre 2013

Le Grand Prix Arena qui s’est conclu à Minneapolis, dans le Minnesota, ouvre une série intitulée « Arena Grand Prix Séries 2013-2014 ». L’ensemble des séries donnent six compétitions. Le prochain Grand Prix Arena se tiendra les 17-19 Janvier prochain à Austin, capitale du Texas.

Inclus dans le partenariat entre USA Swimming et Arena, les Grand Prix Series sont dotés de prix en argent pour un total de 150.000$, qui sera distribué à l’issue des six meetings A chaque rencontre, 500$ sont offerts au premier, 00$ au second et 100$ au troisième de toutes les épreuves individuelles. En outre, les nageurs concourront pour un Grand Prix BMW. Pour la première fois dans l’histoire des Séries, BMW offrira au nageur et à la nageuse qui l’emporteront au nombre de points la jouissance, un an durant,  d’un modèle ActiveHybrid. Le nageur et la nageuse qui auront marqué le plus de points seront honorés à la fin des Grands Prix. Les vainqueurs 2012-2013 en étaient Melissa Franklin et Ryan Lochte.

Les rendez-vous du Grand Prix Arena:

14-16 novembre, Minneapolis, Minnesota, (University Aquatic Center).

17-19 janvier, Austin, Texas (Lee & Joe Jamail Texas Swimming Center).

13-15 février, Orlando, Floride (YMCA Aquatic Center).

24-26 avril, Mesa, Arizona (Skyline Aquatic Center).

15-18 mai, Charlotte, Caroline du Nord (Mecklemburg County Aquatic Center).

19-22 juin, Santa-Clara, Californie (George F. Haines International Swim Center).