Mois : juin 2015

DANIELE HANNEQUIN S’EN EST ALLEE

HANNEQUIN [Danièle]. Natation. (13 octobre 1940-mai 2015). France.

Pour Marc de Herdt, président de l’association des internationaux français de natation, Danièle Hannequin avait fourni la preuve qu’une fille assez petite et légère pouvait réussir dans un style réputé difficile comme la nage papillon. Elle avait débuté au Stade Français, puis signa au Racing. Danièle fit partie de la pléiade de championnes que forma Suzanne Berlioux et fut championne de France d’hiver du 200 mètres dos en 1961 et du 100 mètres papillon en 1963. Comme spécialiste du papillon, elle fit partie des relais champions de France sur 4 fois 100 mètres quatre nages en 1963, 1964, 1965 et 1967 en compagnie de Christine et Annie Caron, Michèle Pialat, Isabelle Poniatowski, D. Sarfati et Le Poitevin. Elle avait honoré 26 sélections.     

Elle avait commencé à travailler à la formation de jeunes nageurs dans les piscines de Paris quand Suzanne Berlioux la rappela. Sa carrière se poursuivit sur les bords du bassin du Racing Club de France, aux côtés de Suzanne Berlioux, puis Aldo Eminente, où elle aida (de sa voix puissante) à former des générations de jeunes nageurs.

Danièle était une personne discrète, qui vivait un peu à part du monde sportif. Voici quelques années, elle avait vécu près de la maison de sa mère, en Bretagne, dans un camping-car..

MEETING ARENA DE SANTA CLARA (11)

CONNOR JAEGER TACTIQUE GAGNANTE (ENFIN)

Eric LAHMY

Lundi 22 Juin 2015

Dernière journée du dernier meeting des séries professionnelles de natation Arena, à Santa Clara. Performances solides. Femke Heemskerk a très largement dominé le 100 mètres. La meilleure performer de la saison néerlandaise, ex aequo avec Cate Campbell, en 52’’69, est restée à presqu’une seconde de ce temps, mais ses 53 »64 ont suffi à devancer Simone Manuel d’un mètre environ, ce qui est très confortable par les temps qui courent sur une distance relativement courte. Manuel a pour sa part devancé Allison Schmitt, qui depuis deux-trois ans court derrière la grande forme d’un écart également important.

Dans la course masculine, Nathan Adrian a déclaré forfait pour la finale après avoir dominé Morozov en séries, laissant la voie libre au Russe.

Katinka Hosszu a effectué son doublé classique, assez difficile, entre 200 quatre nages et 200 dos, deux finales qui se suivaient d’assez près sur le programme (heureusement les Américains programment des finales B, C et D, ce qui facilite la récup’)…  Dans la deuxième course, elle se débarrassa comme elle put de Maya Di Rado laquelle devança également Melissa Franklin. Cette dernière manque singulièrement de vitesse pour l’instant comme l’ont montré toutes ses courses du week-end, et son 100 mètres en 55’’49. En revanche, elle n’a pas perdu son sourire!

Dans le contexte de l’entraînement classique, pas étonnant que les meilleurs résultats soient venus des longues distances. On l’a vu sur 1500 mètres libre. Connor Jaeger, après s’être fait trimballer par Michael McBroom pour avoir voulu jouer la course d’attente en se fiant à sa meilleure vitesse et avoir eu le bonheur contestable de s’être fait dominer par deux fois, au bout du compte, sur 400 samedi et 800 jeudi, en ayant terminé plus vite que son adversaire, se décida d’essayer autre chose dimanche. Il partit vite. Et ça a marché. McBroom fut mené, ne put jamais remonter, et Connor enleva la course en 14’56’’43, qui plus est, temps des plus honorables, qui en fait le 3e performeur de l’année. Jaeger, à Santa Clara, a donc gagné 200m et 1500m et perdu 400 et 800m. On se demande comment il s’y est pris… S’il y a un truc…

Pour les Américains, la journée valut surtout parce que Michael Phelps gagna une nouvelle fois, sur 200 mètres quatre nages ! Comment dit-on cocorico en américain ?

DAMES

100 mètres: 1. Femke Heemskerk, Pays-Bas, 53’’64 ; 2. Simone Manuel, 54’’29 (en série, 54’’26) ; 3. Allison Schmitt, 54’’95 ; 4. Margo Geer, 54’’92 (en série, 54’’74 ; 5. Lia Neal, 55’’15 ; 6. Melissa Franklin, 55’’49 ; 7. Madison Kennedy, 55’’59.

200 m dos : 1. Katinka Hosszu, 2’7’’93 ; 2. Maya Di Rado, 2’8’’50; 3. Melissa Franklin, 2’9’’84 ; 4. Elizabeth Pelton, 2’11’’26 ; 5. Maria Fernanda Gonzalez Ramirez, Mexique, 2’11’’36.

50 m brasse : 1. Julia Efimova, Russie, 30’’37 ; 2. Jessica Hardy, 30’’94 ; 3. Alia Atkinson, 31’’01.

200 m 4 nages : 1. Katinka Hosszu, Hongrie, 2’9’’19 ; 2. Caitlin Leverenz, 2’11’’52; 3. Julia Efimova, Russie, 2’12’’91.

MESSIEURS:

100 mètres: 1. Vladimir Morozov, Russie, 49’’28; 2. Frederico Grabich, Argentine, 49’’50 ; 3. Nicolas Oliveira, Brésil, 49’’60; 4. Alexandre Sukhorukov, Russie, 49’’62; 5. Joao De Lucca, Brésil, 49’’63; 6. Marcela Chierighini, Brésil, 49’’74 ; 7. Dylan Carter, 49’’81 ; 8. Geoff Cheah, Hong-Kong, 49’’99 ; 9. Anders Lie Nielsen, Danemark, 50’’49. Finale B : 1. David Nolan, 50’’21.

1500 mètres : 1. Connor Jaeger, 14’56’’43 ; 2. Michael McBroom, 15’2’’56 ; 3. Oussama Mellouli, Tunisie, 15’18’’02

200 m dos : 1. Ryan Murphy, 1’57’’06 ; 2. Tyler Clary, 1’59’’32 ; 3. Jacob Pebley, 1’59’’82.

50 m brasse : 1. Felipe Lima, Brésil, 27’’65 ; 2. Glenn Snyders, 28’’11 ; 3. Chuck Katis, 29’’32

200 m 4 nages : 1. Michael Phelps, 1’59’’39 ; 2. Josh Prenot, 2’0’’43.

  

MEETING DE SANTA CLARA (10)

QUAND LAUREN BOYLE ET LOTTE FRIIS S’ÉVITENT

Éric LAHMY

22 Juin 2015

Lotte Friis et Lauren Boyle ont joué à cache-cache ; Lotte a gagné le 800 mètres en 8’25’’33, en l’absence de Lauren. Pour devancer la jeune Sierra Schmidt, 17 ans, espoir US de l’épreuve, sa plus redoutable adversaire, du moins ici à Santa Clara dans cette ultime journée de meeting Arena, Friis est partie vite. Il est toujours frappant de voir comment une super-résistante de la trempe de Friis calcule ses courses. Pour cela, j’ai à l’œil ses performances, au meeting, sur des distances inférieures : 21e des séries en 2’2’’54, elle ne s’aligne pas comme elle le pourrait dans la « finale C » de l’épreuve où elle aurait pu tester sa vitesse contre la Néo-Zélandaise Lauren Boyle, 1’59’’89.

La Danoise se réserve-t-elle pour le 400 mètres du lendemain ? Elle s’y qualifie, première en 4’8’’51, devant Katinka Hosszu 4’8’’62 et Lauren Boyle justement, 4’8’’89. Boyle qui, rappelons-le, jeudi, a réussi un 1500 mètres en 16’3’’73, très prometteur. Lotte ne l’a pas nagé, et d’ailleurs a fait mieux, au meeting Arena précédent, celui de Charlotte, où elle a nagé 16’0’’82, ce qui en faisait une autre prétendante à la médaille d’argent du 1500 mètres des prochains championnats du monde, au même titre que l’Australienne Jessica Ashwood, 15’56’’86 cette semaine à Townsville… Tout le monde a compris qu’une très forte option sur la médaille d’or est déjà prise par Kathleen Ledecky, qui écrase le demi-fond un peu plus que Sun Yang ne l’a fait en 2012 pour le demi-fond masculin.

En finale du 400 mètres, Friis n’a pas tremblé, et, tandis que Lauren Boyle, curieusement, quoique qualifiée, ne se présentait pas en finale – on dirait que ces deux là s’évitent -, la Danoise partait vite, passait en 2’2’’09 (plus vite que son 200 !), et accomplissaient les huit longueurs en 4’7’’17.

Or dans ce 800 mètres qui clôturait son programme, Friis a réussi 8’25’’33 après être passée au 200 en 2’2’’93 (soit, en incluant le temps de la culbute, aussi vite que lors de son 200 des séries de l’avant-veille, et presqu’aussi vite qu’au passage de son 400m) et en 4’9’’95 au 400, deux secondes moins vite que dans son 400 de la veille… Au final, son temps ne faisait que frôler les 8’25’’07 qu’elle avait nagés à Charlotte.

Friis nous a semblé nager moins « bien » qu’à Barcelone, quand elle était entraînée par Fabrice Pellerin à Nice (mais elle nage sans doute fatiguée ici), elle a toujours son passage aérien des bras tendus et joue sur l’endurance à fond. Elle n’a pratiquement aucune vitesse de base, aucun changement de rythme. J’appellerais ça gagner à l’usure. Mais elle le fait bien.

MEETING ARENA DE SANTA CLARA (9)

KATINKA EN ENTRÉE, EN PLAT ET AU DESSERT

Par Eric LAHMY

Lundi 22 Juin 2015

Décidément, elle est là et bien là, à faire la nique aux Américains qui, autour de la revue Swimming World, soupçonnent ou feignent de soupçonner du dopage derrière ses exploits. Elle est là, et chez eux en plus. Pour la dernière matinée des Arena de Santa Clara, Katinka Hosszu s’est offert, à la suite, un 200 mètres quatre nages et un 200 mètres dos de haute volée. C’était en séries, mais ça ne se voyait pas. Hosszu a de saines habitudes. En séries, elle nage comme en finale, et en finale comme si le Diable était à ses trousses…

Dans la première course, donc, la Hongroise n’a pas dosé son effort, comme elle nous en a donné l’habitude. Son temps final, 2’9’’78, précédait de quatre secondes et demie les 2’14’’30 de Caitlin Leverenz, sa suivante. Avec cela, il ne lui fut pas difficile d’être la mieux disant en papillon en 28’’52, puis en dos avec 32’’24, ainsi qu’en crawl, avec 30’’38. Il n’y a que dans le parcours en brasse (38’’64) qu’elle fut reprise par quelqu’un, mais ce quelqu’un n’était pas n’importe qui, puisqu’il s’agissait de Julia Efimova, la championne du monde du 200 mètres brasse, qui avalait son parcours en 36’’84. Mais comme la Russe perdait un maximum de terrain dans les trois autres nages, surtout en crawl d’ailleurs, elle se contentait d’un temps final de 2’14’’65.

Ces 2’9’’78 pour se qualifier, deux femmes les ont dépassé cette année : Katinka elle-même, 2’8’’66, et la Britannique Siobhan-Marie O’Connor, 2’9’’51 !

Hosszu, une heure plus tard, repartait, mais sur le dos, pour une promenade de 200 mètres. Elle en ramenait le scalp de la championne du monde Melissa Franklin, laquelle terminait d’ailleurs derrière Maya Di Rado. Franklin ne put à aucun moment relever le défi d’Hosszu. Celle-ci passait en 30’’83, 1’3’’63 (32’’80), 1’37’’15 (33’’52) et finissait en 2’9’’83. Di Rado, 31’’21, 1’3’’92, 1’37’’49, 2’11’’19. Franklin, 31’’63, 1’4’’52, 1’38’’33, 2’12’’14. Bien entendu, il ne s’agit pas d’une finale, et nul ne sait ce que Di Rado, qui joue le rôle de pin-up de la natation US, ou Franklin peuvent opposer à la Hongroise, mais celle-ci, déjà gagnante du 100 mètres dos, a l’avantage de la vitesse et ne peut être prise en défaut au plan de l’endurance. Seul son appétit féroce peut lui jouer un tour. Entre les finales du 200 quatre nages et du 200 dos, l’écart de temps sera beaucoup plus faible et rien ne dit qu’elle aura pleinement récupéré. Or même Hosszu, en face de Franklin, quoiqu’en pleine préparation, a avantage à se présenter un peu reposée ! Si Franklin est la recordwoman du monde en titre, Katinka a nagé cette année en 2’6’’81 et a qu’une idée en tête, une idée qui l’obsède mais qui la fait trembler tout à la fois : nager la distance plus vite que 2’6’’62. Pourquoi cela ? Parce qu’il s’agit du record mythique de l’héroïne de son enfance, sa compatriote Krisztina Egerszegi, établi le 25 août 1991 à Athènes (record du monde battu plus par le polyuréthane que par Coventry et Hoelzer, 17 et 18 ans plus tard et qui reste aujourd’hui record de Hongrie).

Mais bon, elle est au-dessus d’un succès de meeting, Hosszu, elle ne sait plus où les mettre. A Santa Clara, petite ville de Californie dont le grand George Haines, le meilleur entraîneur du monde, avait fait la Rome ou la Katmandou de la natation mondiale, la Magyare est venue annoncer la sortie en anglais de son livre « Iron Lady » dans lequel elle raconte comment, après des Jeux olympiques qu’elle jugeait catastrophiques, et une dépression nerveuse qui s’ensuivit, elle est revenue, plus forte que jamais. En outre, elle a présenté une ligne de maillots de bains de marque Arena qui porte son nom. Ses affaires vont bien, et elle le mérite.

Sur 200 quatre nages messieurs, Chase Kalisz a devancé Michael Phelps d’un rien, 2’0’’75 contre 2’0’’77. Le genre d’avantage qui  ne représente aucune garantie. Après son succès sur 200 papillon, Phelps aimera sans doute mettre un peu d’ordre dans ses relations avec Kalisz qui le devance jour après jour à l’entraînement !

Sur 200 mètres dos, Tyler Clary, 1’59’’97, est le mieux qualifié, devant Ryan Murphy, 2’0’’58, et le Panaméen Omar Pinzon, 2’0’’75.

Julia Efimova a plus que dominé le 50 brasse, avec un temps de 30’’44.  Felipe Lima en a fait de même côté masculin en 27’’86.

Comme on le prévoyait un peu, Femke Heemskerk, 53’’83, s’est jouée de Simone Manuel, 54’’26, et Nathan Adrian, 49’’36, a dominé un peloton de cinq nageurs compressé dans seize centièmes de seconde : Vladimir Morozov, 49’’64, Nicolas Oliveira, 49’’76, Federico Grabich, 49’’79, Alexandre Sukhorukov et Joao De Lucca, 49’’80. Il y a des jours où l’on se dit que le chronométrage électronique au centième est bien utile !!

MEETING ARENA DE SANTA CLARA (8)

NATHAN ADRIAN FAIT SURFACE: 21 »97

Eric LAHMY

Dimanche 21 Juin 2015

Quelques belles courses ont illustré la troisième journée du meeting Arena de Santa Clara, en Californie.

Simone Manuel a devancé Femke Heemskerk sur 50 mètres d’un doigt (0’’04). Et Coughlin a confirmé sa meilleure maîtrise du sprint pur en 24’’97. Sur 100 mètres, Manuel aura du mauvais sang à se faire vis-à-vis d’Heemskerk, beaucoup plus résistante qu’elle. Après le virage, sa minuscule supériorité en vitesse pure ne devrait pas peser lourd en face de la force de la meilleure nageuse de 200 mètres actuelle. Dans la course masculine, en revanche, la victoire de Nathan Adrian, dans un temps de moins de 22 », sonne comme la nouvelle que le champion olympique du 100 mètres a travaillé comme il faut dans le but d’être prêt à Kazan. Maintenant, il doit confirmer l’information sur 100 mètres, et si l’on ne peut dire ce que signifie ce 50 pour le 100 d’aujourd’hui, cela ne saurait être une mauvaise nouvelle. Les records personnels d’Adrian sur les deux distances sont respectivement 21 »46 (polyuréthane) et 47 »52. 

Sur 100 mètres dos, l’un des héros des championnats NCAA, Ryan Murphy, a opéré son passage du petit au grand bassin. Il a gagné haut la main en 53’’83 (1/100e moins vite qu’à Orlando) nettement devant le champion olympique, Matt Grevers. Côté féminin, Katinka Hosszu, seule, tait en mesure de battre la minute.

Sur 400 mètres, un superbe match à quatre a opposé quatre ondines issues de quatre natations différentes. La Danoise Lotte Friis l’a finalement emporté devant la jeune et talentueuse Canadienne Oversholt, l’Américaine Cierra Runge et Katinka Hosszu. Friis prit soin d’attaquer l’entrée. Elle passait dans les temps de 59’’97, puis 2’2’’09, ce qui était fort méritoire de la part d’une fille qui, l’avant-veille, n’avait pu faire mieux que 2’2’’54, 21e des séries du 200 mètres ! Ses trois plus proches concurrentes se trouvaient alors derrière son battement. Ensuite, elles ne lui reprirent pratiquement rien, et Lotte, 3’4’’95 et 4’7’’17, s’en alla vers un succès incontesté qui la laisse tout de même très éloignée du top actuel.

On pourra en dire de même de Michael McBroom, vainqueur du 400m après le 800m, toujours aux dépens de Connor Jaeger, dont la course d’attente en negative split n’a pas payé. Devancé encore d’une seconde aux trois cent mètres, il a repris l’essentiel du petit pactole accumulé par McBroom, mais celui-ci l’a devancé quand même d’une main. Les 200 brasse étaient gagnés sans contestation par Julia Efimova et Cody Miller. Ce dernier, en 2’9’’71, venait ajouter à la densité de l’épreuve au niveau mondial (quatorze nageurs en deux secondes, entre 2’7’’77 et 2’9’’75).   

DAMES

50 mètres : 1. Simone Manuel, 24’’75 ; 2. Femke Heemskerk, Pays-Bas, 24’’79; 3. Natalie Coughlin, 24’’97 ; 4. Madison Kennedy, 25’’13.

400 mètres : 1. Lotte Friis, Danemark, 4’7’’17 ; 2. Emily Oversholt, Canada, 4’7’’93 ; 3. Cierra Runge, 4’8’’38 ; 4. Katinka Hosszu, Hongrie, 4’8’’77.

100 mètres dos : 1. Katinka Hosszu, Hongrie, 59’’69 ; 2. Elizabeth Pelton, 1’0’’31; 3. Melissa Franklin, 1’0’’65; 4. Fernanda Gonzalez Ramirez, Mexique, 1’1’’41.

200 mètres brasse : 1. Julia Efimova, Russie, 2’23’’64 ; 2. Hilda Luthersdottir, 2’25’’61 ; 3. Laura Sogar, 2’27’’04.

50 mètres papillon : 1. Farida Osman, Egypte, 26’’08.

MESSIEURS

50 mètres : 1. Nathan Adrian, 21’’97 ; 2. Bruno Fratus, Brésil, 22’’02; 3. Vladimir Morozov, Russie, 22’’27 ; 4. Brad Tandy, 22’’28 ; 5. Anthony Ervin, 22’’43 ; 6. Marcello Chierighini, Brésil, 22’’63.

400 mètres : 1. Michael McBroom, 3’48’’59 ; 2. Connor Jaeger, 3’48’’75 ; 3. Mads Glaesner, 3’49’’51; 4. Clark Smith, 3’49’’72.

100 mètres dos : 1. Ryan Murphy, 53’’83 ; 2. Matthew Grevers, 54’’45 ; 3. David Plummer, 54’’55 ; 4. Junya Koga, Japon, 54’’88.

200 mètres brasse: 1. Cody Miller, 2’9’’71; 2. Josh Prenot, 2’9’’91 ; 3. Thiago Pereira, Brésil, 2’14’’11.

50 mètres papillon: 1. Giles Smith, 23’’30.

MEETING ARENA DE SANTA CLARA (7)

MICHAEL PHELPS PEUT AUSSI GAGNER LENTEMENT

Eric LAHMY

Dimanche 21 Juin 2015

Michael Phelps a réussi enfin à en gagner une!

Il a devancé son bourreau à l’entraînement de ces derniers mois, Chase Kalisz. Chase est certes plus un spécialiste de quatre nages (ce que Phelps reste encore, détenant toujours le record du monde du 400 quatre nages), mais c’est une petite victoire pour l’homme aux 17 médailles olympiques qui est très agacé, apparemment, du retard pris par son come-back. A 29 ans, classe toujours intacte, Phelps a des soucis d’adulte, il est fiancé, a une vie sociale, autant d’éléments avec lesquels il faut compter (et jongler) qui n’étaient pas incorporés dans sa vie de grand champion !

Je ne sais si Phelps sera content de son temps, à six secondes de son record du monde, probablement pas. Mais enfin, le revoici momentanément numéro un de la course aux USA ! Ou presque, puisque Andrew Seliskar, sans doute l’espoir mondial n° 1 de la course, a nagé déjà 1’55’’92 à Austin. Le temps de Phelps n’entre pas dans les 30 performances mondiales de l’année, et restent fort éloignées des 1’54’’46 du Japonais Daiya Seto et des 1’54’’90 du Sud-Africain Chad Le Clos, qui, s’ils étaient confrontés à Phelps, n’en feraient qu’une bouchée !

Illusoire ou pas, en fonction de sa valeur intrinsèque et du peu qu’elle représente dans l’échiquier mondial, la victoire a dû faire plaisir. La veille, Phelps ne se lamentait-il pas de bien partir, bien nager, bien virer, bien toucher à l’arrivée et de nager si lentement ? Phelps lança la course, passant en 26’’15 et en 55’’56, et devançait alors Kalisz, de 1’’3, soit une pleine longueur. Puis son sprint lui coûta cher, mais Kalisz, même s’il se rapprocha, ne trouva jamais les ressources pour le rejoindre. Tyler Clary, le champion olympique du 200 mètres dos de Londres et autre « quatre nageur » de réputation, finit 5e.

MESSIEURS

200 mètres papillon : 1. Michael Phelps, 1’57’’62 ; 2. Chase Kalisz, 1’58’’06; 3. Tom Shields, 1’58’’28; 4. Kaio Almeida, 1’58’’98; 5. Tyler Clary, 1’59’’62.

 

MEETING ARENA DE SANTA CLARA (6)

KATINKA HOSSZU OU L’ENTRAINEMENT PERMANENT

Eric LAHMY

Dimanche 21 Juin 2015

Il n’étonnera personne d’apprendre que Katinka Hosszu a remporté le 200 mètres papillon, en début de programme de la troisième journée du meeting Arena de Santa Clara, dernière étape de la série qui anime les compétitions outre-Atlantique. Cette victoire s’ajoutait à celle, obtenue la veille dans une étonnante démonstration de supériorité sur 400 mètres quatre nages, et à l’argent qu’elle avait obtenu sur 200 mètres derrière la Néerlandaise Femke Heemskerk.

A défaut d’écraser la course, l’Iron Lady la domina depuis le plongeon départ jusqu’au mur d’arrivée. Comme, si l’on a bien compris son jeu, elle se mêle peu de savoir si elle se trouve en série ou en finale, et nage en fonction d’un temps déterminé à l’avance, d’un but recherché qui n’est pas seulement de gagner la course, mais d’améliorer son potentiel, il s’est trouvé, comme dans les quatre nages de la veille, qu’elle a réussi, d’un rien, un meilleur temps en série qu’en finale.

Les temps de passages d’Hosszu, 29’’42, 1’2’’07 (32’’65), 1’35’’81 (33’’74), 2’9’’77 (33’’96). En séries, Hosszu est un peu plus rapide en action, 28’’85, 1’1’’67 (32’’82), 1’35’’56 (33’’89), 2’9’’70 (34’’14), mais faiblit un poil plus, total, à l’arrivée, dans le même dixième de seconde. La meilleure US, Lauren Case, espoir de seize ans, est également battue en 2’11’’06 par la Canadienne Oversholt. A treize ans, membre éminente du club Chattahoochee Gold de Woodstock, en Georgie, elle s’était déjà qualifiée en 2’15’’81 pour les « trials » olympiques en vue des Jeux de Londres. Quoique d’un gabarit quelconque et ayant beaucoup de natation derrière elle, représente-t-elle une championne en devenir ?

DAMES.-

200 mètres papillon : 1. Katinka Hosszu, Hongrie, 2’9’’77 (en séries, 2’9’’70) ; 2. Emily Oversholt, Canada, 2’10’’75 ; 3. Lauren Case, 16 ans, 2’11’’06 ; 4.Noelle Tarazona, 2’11’’97.

MEETING ARENA DE SANTA CLARA (5)

UNE COUGHLIN PERPLEXE S’ADOSSE AU 50

Par Eric LAHMY                                         

Santa Clara, Samedi 20 Juin 2015

Le 50 mètres dos est l’un des épreuves les moins intéressantes du programme de la FINA, avec le 50 brasse, le 50 papillon, le 800 mètres libre, tous ajouts effectués par l’équipe de branquignoles qui dirige le sport à l’aveuglette , et qui rêve d’un programme olympique de 80 ou 100 épreuves, ce qui ne saurait trop tarder d’arriver. Et je n’ose dire ce que je pense des courses de genre, ces relais m’sieurs-dames que l’infernal Cornel a sorti de son chapeau de magicien. Si ce personnage était à la Fédération de football, on aurait un Mondial de foot mixte, un championnat de corners, un autre de tirs au but, un mondial de dribbles, des sprints avec ballon, des shoots records en longueur et en hauteur, et des épreuves de passe à l’adversaire !

Le 50 dos est sans intérêt, mais vendredi, Natalie Coughlin a gagné cette épreuve à l’Arena de Santa Clara en améliorant avec 27’’51 le record US qui appartenait à Rachel Bootsma (27’’68). A Marseille, le 6 mars dernier,  Coughlin avait amené son meilleur temps personnel à 28’’06. Le progrès dénotait-il un net regain de forme? Se pouvait-il que la vieille Natalie vienne chatouiller la suprématie de Melissa Franklin sur 100 mètres dos ?

C’était peu probable. Coughlin n’a plus la « caisse » de ses jeunes années, et à Marseille, elle avait nagé 1’0’’20 au 100 mètres. En imaginant qu’elle retrouverait sur 100 ses progrès sur 50 depuis Marseille, cela donnait 59’’10. Natalie n’a jamais plus vite nagé que 58’’94, au départ d’un relais, aux Jeux olympiques de Pékin en 2008, et ses cinq records du monde, réalisés entre 2002 et 2008, sont 59’’58, 59’’44, 59’’21, 59’’03, 58’’97. Elle-même avouait après sa course qu’elle ne savait pas ce que signifiait cette performance, vu qu’elle ne nageait presque jamais sur une longueur de bassin. En fait, on la voyait mal devant Franklin ou même Hosszu, mais enfin, l’ombre d’une idée flottait au-dessus de la course.

Vite étouffée. Coughlin n’a même pas jugé bon de se présenter sur 100 dos.

Les meilleurs temps des séries de Santa Clara en ce samedi matin :

DAMES.-

50 mètres : Simone Manuel, 25’’19, Femke Heemskerk, Pays-Bas, 25’’24.

400 mètres : Lotte Friis, Danemark, 4’8’’51 ; Katinka Hosszu, Hongrie, 4’8’’62 ; Lauren Boyle, Nouvelle-Zélande, 4’8’’89.

100 m dos : Katinka Hosszu, Hongrie, 1’0’’65 ; Melissa Franklin, 1’1’’29 ; Rachel Bootsma, 1’1’’30.

200 m brasse : Laura Sogar, 2’27’’11.

50 m papillon : Ivy Martin, 26’’44.

200 m papillon : Katinka Hosszu,  Hongrie, 2’9’’70 ; Lauren Case, 16 ans, 2’13’’12.

MESSIEURS.-

50 mètres : Bruno Fratus Brésil, 22’’34.

400 mètres : Clark Smith, 3’51’’19.

100 m dos : Ryan Murphy, 54’’69 ; David Plummer, 55’’11; Junya Koga, Japon, 55’’21.

200 m brasse: Cody Miller, 2’11’’49.

50 m papillon: Giles Smith, 23’’65.

200 m papillon : Clark Smith, 1’58’’22 ; Chase Kalisz, 1’58’’64 ; Michael Phelps, 1’58’’90.

SWIMMING AUSTRALIA GRAND PRIX.

EMMA EN CRISE, 1 :56.15. CATE RESTE CALME, 53.14

Eric Lahmy   

  Samedi 20 Juin 2015

Mécontente sinon de sa victoire sur 200 mètres, au Swimming Australia Grand Prix 2, à la  Long Tan Memorial Pool de Townsville, du moins du temps qui l’accompagnait, 1’57’’76, Emma McKeon avait décidé qu’elle n’en resterait pas là. Celle qui fut une bonne nageuse australienne de demi-fond s’engagea sur 400 mètres, et envisagea sa course à sa manière. En fait, elle l’utilisa pour faire un temps sur la moitié du parcours. Ayant touché aux deux cent mètres en 1’56’’15, satisfaite ou non, elle termina au ralenti, laissant la place à Jessica Ashwood, gagnante, la veille, du 1500 mètres, qui terminait, elle, le parcours entier en 4’8’’55

McKeon, dont un temps précédent, 1’55’’88, lui vaut une troisième place dans le classement mondial provisoire de 2015, conforte donc sa place avec ce 1’56’’15 qui fait partie des huit meilleurs 200 mètres dames nagés cette année.

La petite McKeon, à défaut d’atteindre le statut des Campbell sisters, est armée d’un sacré tempérament. N’a-t-elle pas quitté sans hésiter son coach Vince Raleigh (qui était aussi et demeure celui de son frère David) parce qu’elle estimait que, de l’autre côté de la ville, le coach Michael Bohl lui offrirait de meilleures possibilités de développement ? La demoiselle veut mettre toutes les chances de son côté, fonce de bon cœur et l’hésitation n’est pas un trait de son caractère…

Cameron Mc Evoy, plus connu comme candidat aux médailles sur 50 et 100 mètres, a gagné le 200 mètres en 1’47’’73 – une distance qu’il a franchie en 1’45’’94 cette saison – et devancé « Mathusalem » Grant Hackett, 1’49’’23 et Thomas Fraser-Holmes, 1’49’’96. Ce dernier avait auparavant enlevé le 200 quatre nages en 2’1’’30 et fini 3e en 8’5’’29 du 800 gagné par Mackenzie Horton, 7’59’’61.

SEEBOHM RETROUVE LA SANTE

Emily Seebohm, la médaillée d’argent olympique, réussissait le double en dos, enlevant le 100 en 59’’59, contresignant son retour au meilleur niveau après une blessure à un genou (dislocation). Cate Campbell confirmait son leadership sur 100 mètres libre en 53’’14, devant sa jeune soeur Bronte 53’’50, Mady Wilson, 54’’57 et Emma McKeon, 54’’61.

 

MESSIEURS.- 50 m : 1. Matthew Abood, Australie, 22.81; 2 Will Copeland, Australie, 22.84; 3 Tommaso D’Orsogna, Australie, 23.07.

800m : 1. Mack Horton, Australie, 7:59.61; 2. Nathan Capp, New Zealand, 8:2.89; 3. Thomas Fraser-Holmes, 8:5.29.

200m dos: 1. Mitch Larkin, Australie, 1:57.04.

100m papillon: 1. Jayden Hadler, Australie, 52.62; 2. Daniel Lester, Australie, 53.31; 3 Tommaso D’Orsogna, Australie, 54.. 200m 4 nages: 1 Thomas Fraser-Holmes, Australie 2:1.30.

DAMES.- 100m: 1. Cate Campbell, Australie, 53.14; 2 Bronte Campbell, Australie, 53.50; 3. Madison Wilson, Australie, 54.57. 400m: 1. Jessica Ashwood, Australie, 4:8.55; 2. Bronte Barratt, Australie, 4:12.02; 3. Leah Neale, 19, Indooroopilly QLD, 4:15.63. 100 mètres dos: 1 Emily Seebohm, Australie, 59.59; 2. Madison Wilson, 1:0.70.

200m brasse: 1. Tessa Wallace, 2:24.51.

 200 m papillon: 1. Madeline Groves, Australie, 2:8.43; 2. Brianna Throssell, Australie, 2:10.47; 3. Sehyeon An, Corée, 2:14.03  400 m 4 nages: 1. Keryn McMaster, Australie, 4:42.08.

MEETING ARENA DE SANTA CLARA (4)

KATINKA HOSSZU, ET MÊME TRÈS HAUT, AU-DESSUS

Par Eric LAHMY

Samedi 20 Juin 2015

Battue sur 200 mètres, la dame de fer a repris des couleurs acier dans le 400 mètres quatre nages, y améliorant même en séries le meilleur temps mondial de la saison.

Après avoir essuyé une défaite prévisible et d’ailleurs des plus honorables sur 200 mètres libre, Katinka Hosszu a retrouvé son sceptre de « dame de fer » sur sa distance de prédilection, le 400 mètres quatre nages. Disons le, c’était couru d’avance, la Magyare, depuis les Jeux olympiques et la domination de Ye Shiwen sur les épreuves de Londres, n’a pas d’adversaire à sa mesure sur l’épreuve mixte, ce mélange de style, cette ratatouille de la natation qu’on appelle chez nous les quatre nages. Hier matin, les autres filles nageaient des séries de quatre nages. Hosszu, elle, s’essayait dans un effort total, appuyant à fond du début à la fin de son épreuve. Au bout du compte, elle héritait d’un temps de 4’31’’07. La suivante, la Canadienne Emily Overholt, avait nagé, elle, 4’40’’95, et la dernière des neuf qualifiées pour la finale, Celina Li, 4’49’’46. En fait, personne, cette année, n’avait nagé plus vite que ça, et seules les deux Britanniques, Hannah Miley, 4’32’’15, et Aimee Willmott, 4’33’’66, s’étaient trouvées à une distance raisonnablement proche de la Hongroise. A Santa Clara, le temps d’Hosszu l’aurait qualifiée première de la finale C des hommes. Il lui aurait donné la médaille d’argent aux Jeux olympiques de Londres et aux championnats du monde de Barcelone.

Il n’est pas interdit de penser qu’un tel effort, en fin de matinée, lui ait coûté en termes de récupération quand, le soir, à 17 heures, elle s’aligna au départ de son 200 mètres. Mais Katinka n’en a cure. Elle poursuit son chemin, et pour tout dire, je persiste à croire qu’elle est en train d’inventer le professionnalisme moderne en natation. Ces meetings sont des réunions de travail, des brainstormings ou plutôt des brawnstorming ; si elle y met à l’épreuve sa résistance devenue sidérante, c’est pour encore l’améliorer, pour aller plus loin dans l’excellence et pour sans cesse développer ses capacités physiques et agonistiques.

Dès lors, en finale, Katinka n’a pas refait son temps des séries, l’acier dont elle est faite a un peu plié, et elle n’a laissé sa suivante qu’à trois longueurs de corps derrière elle.

Temps de passage de Katinka Hosszu. En séries, 29’’21, 1’1’’99, 1’36’’86, 2’10’’88, 2’49’’67, 3’29’’25, 4’0’’92, 4’31’’07. En finale, 29’’36, 1’2’’10, 1’36’’93, 2’11’’15, 2’51’’03, 3’31’’47, 4’3’’38, 4’34’’04

 Il n’y a pas eu de match pour la première place des 100 mètres brasse, autant chez les femmes que chez les hommes. Julia Efimova s’est jouée de Jessica Hardy et d’Alia Atkinson dès la première longueur, franchie en 31’’43 contre 32’’04 et 32’’13 à ses suivantes. Puis elle continua d’accroître son avance de façon irrémédiable. Même scénario côté messieurs, Cody Miller, 28’’12, virant avec une demi-longueur d’avance sur Lima, 28’’78, et Prenot, 28’’97, et terminant, seul sous la minute, son parcours.

DAMES.- 50 mètres dos : 1. Natalie Coughlin (USA), 27’’51 ; 2. Rachel Bootsma (USA), 28’’05 ; 3. Etiene Medeiros (Brésil), 28’’20

100 mètres brasse: 1. Julia Efimova (Russie), 1’6’’13 ; 2. Jessica Hardy (USA), 1’7’’53; 3. Alia Atkinson (Jamaïque), 1’8’’21; 4. Hilda Luthersdottir, 1’8’’40.

100 mètres papillon: 1. Daynara De Paula (Brésil), 58’’98 ; 2. Farida Osman (Egypte), 59’’05 ; 3. Felicia Lee (USA), 59’’51; 4. Hellen Moffitt (USA), 59’’52; 5. Kelly Naze (USA), 59’’69.

400 mètres 4 nages : 1. Katinka Hosszu (Hongrie), 4’34’’04 (séries, 4’31’’07) ; 2. Emily Overholt (Canada), 4’39’’47 ; 3. Caitlin Leverenz (USA), 4’39’’55.

MESSIEURS.- 50 mètres dos : 1. Junya Koga (Japon), 25’’02 (en séries, 24’’87) ; 2. Vladimir Morozov (Russie), 25’’19 ; 3. David Plummer (USA), 25’’33 ; 4. Matt Grevers (USA) 25’’35.

100 mètres brasse: 1. Cody Miller (USA), 59’’51 ; 2. Felipe Lima (Brésil), 1’0’’66 ; 3. Josh Prenot (USA), 1’1’’21 ; 4. Michael Andrew (USA), 1’1’’70.

100 mètres papillon : 1. Tom Shields (USA), 52’’22 ; 2. Giles Smith (USA), 52’’27 ; 3. Enrique Martins (Brésil), 52’’56 ; 4. Santiago Grassi (Argentine), 52’’71.

400 mètres 4 nages : 1. Gunnar Bentz (USA), 4’17’’73 ; 2. Max Williamson (USA), 4’18’’22 ; 3. Tyler Clary (USA), 4’20’’54.