Mois : avril 2016

SÉLECTIONS EN AUSTRALIE (4) FRASER-HOLMES, LARKIN ET EMILY SEEBOHM SIROTENT LEURS DEMIS

DANGER POUR MADISON WILSON? LA MINE FLOTTANTE, MINNA ATHERTON!

Éric LAMY

Vendredi 8 Avril 2016

En séries du 200 mètres, les fans de McEvoy ont eu chaud. Le leader australien du sprint court et prolongé a coupé son effort après son dernier virage pour finir en promenade. Il restait confortablement qualifié en demis, quoiqu’avec le septième temps, et ceci pas trop loin de David McKeon, qui gambadait en tête de cortège, et en 1:47s66. D’autres présumés « gros bras » comme Fraser-Holmes (n°1 mondial 2014) ou Mackenzie Horton avaient opté également pour une approche des séries à l’économie, et se situaient respectivement en 8e et 9e positions.

Cet après-midi, en revanche, la chanson devenait différentes. Dans les demi-finales où un retrouvait un grand-père de 35 ans qu’on ne vous présentera pas, Grant Hackett, et un jouvenceau de 15 ans, Elie Winnington (sept médailles d’or aux championnats d’Australie des quinze ans, sur 100, 200, 400 mètres, 100 et 200 papillon et 200 et 400 quatre nages), entraîné depuis trois ans par Richard Scarce à la Bond University !

L’ancien et le petit dernier furent tous deux évincés de la finale, Hackett 11e et Winnington 15e. En revanche, la finale promet un sacré affrontement entre Fraser-Holmes, 1:46s71, et Mc Evoy, 1:46s83, que suivent dans l’ordre Daniel Smith, 1:47s30, Mackenzie Horton, 1:47s37, David McKeon, 1:47s49, Jordan Merrilees, 1:47s76, Kurt Herzog, 1:47s90, Jacob Hansford, 1:48s23, tous qualifiés. Dix-sept nageurs sont passés sous les 1:50s.

Sur 100 brasse, Georgia Bohl, 18 ans, 1:6s44, et Jessica Hansen, 20 ans, 1:6s94, mènent les demi-finales devant Taylor McKeown, 21 ans, 1:7s35 en grand danger de se voir chouraver et le titre et le voyage en Amérique du Sud. En séries, la Suédoise Johansson nageait un percutant 1:6s63, mais n’était pas autorisée à poursuivre son œuvre, les étrangers n’étant pas autorisés au-delà des séries dans une épreuve de sélection.

Séries du 100 dos messieurs, Mitchell Larkin domine facile, 53s39 contre Joshuah Beaver, 54s40. En demis, Larkin appuie encore, ce qui donne 52s48 (passage en 25s48), ce qui est plus vite que les 52s97 de Camille Lacourt à Montpellier. Derrière, Beaver, 53s75, Zack Incerti, 54s19, Ashley Delaney, 54s21, Bobby Hurley, 54s33, Benjamin Treffers, 54s39.

Sur 100 dos dames, Madison Wilson, qui avait laissé, la veille, Seebohm et Atherton en découdre sur 50 dos, et préféré garder du « jus », affirmait dès les séries qu’elle n’allait pas sa laisser plumer par les deux complices de Brisbane Grammar, en assénant un assez énergique 59s54. Atherton, redoutable coming woman de 15 ans, déjà championne et recordwoman du monde junior, nageait, elle, 59s97, ce qui lui permettait de précéder Seebohm de douze centièmes…

Laquelle Seebohm remettait un peu d’ordre dans son domaine, avec un très respectable 58s96 qui n’est pour l’instant à la portée de quatre nageuses, Wilson, Hosszu et Nielsen. Wilson, médaillée d’argent de Kazan, n’est pas loin, 59s19, Atherton un peu derrière, 59s46. Suivent l’ancestrale Belinda Hocking,1:0s19, Sian Whittaker, 1:0s69, et – la jeunesse est un âge impitoyable en natation – celle dont on pense qu’elle pourrait succéder à Minna Atherton, Kaylee McKeown, 14 ans, 1:0s80 !

SÉLECTIONS EN AUSTRALIE (3) JESSICA ASHWOOD, NÉE DANS L’EAU OU PRESQUE, SUCCÈS D’UNE COURAGEUSE

LA SYDNEYSIDER DEVANCE LA NOUVELLE ÉCOLIÈRE À RECORDS, TAMSIN COOK

Éric LAMY

Vendredi 8 Avril 2016

A 22 ans, Jessica Ashwood est désormais la représentante de l’Australie en demi-fond. Elle n’est pas une nageuse d’hier, la Sydneysider de 23 ans (le 28 avril prochain), pratiquement née dans l’eau, où l’a placée sa mère grand, coach de natation. Elle a beaucoup trempé depuis, évolué lentement, passé les étapes à son rythme.

Aux mondiaux de Kazan, l’an passé, elle a touché au Graal relatif d’une médaille, 3e place sur 400 mètres (et 4e du 800 mètres). Faut dire que ce n’est pas un « monstre » non pas dans un sens trivial, mais d’un talent monstrueux comme celui de Muffat, de Ledecky, de Franklin, de Sjöström ou de Cate Campbell, que, rien qu’à les voir, dans ou hors de l’eau, avec leur mètre quatre-vingt trois, cinq ou sept, vous classez sans hésiter parmi les talents majuscules.

Elle fait 1,73m, a l’air presque fragile, et s’en sort par une considérable affinité avec l’élément liquide…  Ici, elle refait presque son temps de Russie, 4:3s71 contre 4:3s34. Les temps sont durs au niveau des rêves pour les nageuses de long comme elle, leur cauchemar s’appelle Katie Ledecky et j’imagine ce que cela peut représenter pour des filles aussi dominatrices de savoir que quoiqu’elles fassent, elles seront battues.

En attendant, Jessica a joué les Ledecky locales, à Adelaïde, et laissé sa seconde, la jeune Tamsin Cook, à presque cinq mètres. C’est moins que ce que Ledecky lui a mis à Kazan.

L’avenir, d’ailleurs, appartiendrait plutôt à Tamsin Cook, si les petits poissons ne la mangent pas. Championne du monde junior du 400 mètres et recordwoman des championnats sur 200 mètres à Singapour l’été dernier (elle enleva aussi l’argent du 200 papillon), Tamsin renouvelle le mythe de l’écolière qui bat les records. Après ces succès, Tamsin, transfuge depuis l’âge de huit ans d’Afrique du Sud, a décidé en accord avec ses parents, Kay et Barry, et son coach, Mike Palfry ainsi que les autorités de l’Institut des Sports d’Australie occidentale de transférer sa 11e année d’études comme lycéenne dans un programme d’éducation à distance pour élèves isolés.

La voici olympique, comme son aînée et copine Blair Evans, nageuse, elle, à lent développement, qui nagea aux Jeux de Londres, à 21 ans, sur les quatre nages et en séries du relais quatre fois 200 mètres, sans gloire excessive, qui a connu depuis pas mal de pépins physique et revient en forme au bon moment.

400 mètres dames : 1. Jessica Ashwood, Chandler, 4 :3s71; 2. Tamsin Cook, UWSC, 4:6s38; 3. Kiah Melverton, TSS, 4:10s20; 4. Leah Neale, SPRNT, 4:10s63

JAKE PACKARD NAGE SÉRIES, DEMIS ET FINALE COMME S’IL Y ÉTAIT DÉJA !

Dès les séries du 100 mètres brasse, Packard est le seul sous la minute : 59s64. Jake a décidé de prendre chaque course au sérieux au maximum. Il n’est pas à Adelaïde, il est déjà à Rio. En demi, il remet ça, finit en 59s67. Il montre là ses limites, mais dans le très haut de gamme. On peut penser qu’avec ce temps, il pourrait envisager une finale olympique. Et en finale, il jette tout ce qui lui reste dans la bagarre, part comme une bombe, 27s85 au virage contre respectivement 28s10 et 28s16 dans ses précédentes sorties. Il aura du mal à finir, mais aura démoli au passage le « train » de Joshua Palmer, lequel souffrira pour passer de justesse Wilson, 3e. Après Brenton Rickard et Christian Sprenger a pris en mains les destinées de la brasse australienne. Mais la compétition parait plus dure ! C’est parce qu’il le sait qu’il a nagé à fond matin, midi et soir ??

100 mètres brasse messieurs.- 1. Jake Packard, SPRTN, 59s65 (en séries 59s64, en demi-finales, 59s67) ; 2. Joshua Palmer, Mari, 1:0s51 (en séries, 1:0s21) ; 3. Matthew Wilson, SOSC, 1:0s54 ; 4. Nicholas Schafer, 1:0s86 (en séries, 1:0s49) ; 5. Matthew Treloar, TRGR, 1:1s19 ; 6. Buster Sykes, TSS, 1:1s28 ; 7. Grayson Bell, TSS, 1:1s38 (en séries, 1:1s31).  

SÉLECTIONS EN AUSTRALIE (2) : EMMA MCKEON N’ALLAIT PAS LAISSER LE GRAND FRÈRE TOUT SEUL !

EMMA DEVANCE SUR 100 PAPILLON L’AVENIR, MADELINE GROVES, ET LE PASSÉ ALICIA COUTTS

Éric LAMY

Vendredi 8 Avril 2016

Bon, David McKeon ayant été le premier de la famille à se qualifier dans l’équipe australienne pour Rio, la petite sœur ne pouvait tarder à suivre. Après le 400 mètres libre de David, voici donc le 100 m papillon d’Emma. Avec un beau résultat s’il vous plait, 56s89, devant l’avenir de la nage papillon australienne, son équipière de Saint-Peters, Madeline Groves, et celle qu’on pourrait appeler son passé, Alicia Coutts, 28 ans, qui, après avoir annoncé sa retraite, son mariage et Dieu sait quoi encore, tente ici de s’offrir un ultime frisson olympique.

Comme toutes les nations qui comptent, l’Australie a opté pour un programme de qualifications qui imite le schéma du programme olympique avec séries, demi et finales, et dans l’ordre des compétitions telle qu’elles se dérouleront à Rio. C’est une façon rude de se préparer, mais la seule sans doute qui permette de savoir assez précisément où l’on en est? 

Emma, donc, hier, 7 avril, avait passé le cap des séries en tête avec un temps de 57s23, et devançait déjà Coutts, 57s43 et Groves, 58s65. En demis, elle fait encore un petit peu mieux, 57s13 et semble prendre un net ascendant. Mais en finale il en va tout autrement et autant Coutts que Groves ont décidé de ne pas se laisser faire, et se montrent à la hauteur du défi. Au virage, c’est McKeon, 26s42 devant Coutts, 26s63, Groves, 26s71 et Brittany Elmslie, encore dans le coup, 26s79. Groves, nageuse aussi impressionnante dans l’eau par ses qualités qu’hors de l’eau par son abattage, le tout donnant ce que l’anglais appelle « athleticism », tente de revenir, finit par passer Coutts mais ne peut rejoindre McKeon.

Emma, avec son nouveau record perso, est 13e mondiale « tous temps » ex-aequo avec Aurore Mongel (polyuréthane, 2009). Malgré sa ténacité, on la voit mal gagner aux Jeux en face d’une Sjöström, mais on peu imaginer qu’elle va tenter crânement sa chance. 

100 mètres papillon dames.- 1. Emma McKeon, Saint Peters, 56s89 ; 2. Madeline Groves, Saint Peters, 57s08; 3. Alicia Coutts, Redlands, 57s27; 4. Brianna Throssel, Perc, 58s07 ; 5. Britanny Elmslie, Brisbane Grammar, 58s77.

SÉLECTIONS EN AUSTRALIE (1) : MACK HORTON EST DE RETOUR

L’ART DE CULTIVER LA SOLITUDE

DANS UNE FINALE DE 400 MÈTRES A HUIT

Éric LAMY

Vendredi 8 Avril 2016

MESSIEURS. 400 mètres : 1. Mackenzie Horton, MelbourneVicentre, 3:41s65 ; 2. David McKeon, Chand, 3:45s09; 3. Jack McLoughlin, Chandler, 3:46s27; 4. Grant Hackett, Miami, 3:48s84 (en series, 3:47s75) ; 5. Jacob Hansford, SO; SC, 3:49s22; 6. Jordan Harrison, Miami, 3:50s40; 7. Joshua Parish, TSS, 3:51s17.

Passages de Horton: 25s68, 53s75 (28s07), 1:22s29 (28s54), 1:50s87 (28s58), 2:18s71 (27s84), 2:46s75 (28s04), 3:14s29 (27s54), 3:41s65 (27s36).

Je ne sais qui l’a surnommé Mack The Knife, comme ce tueur berlinois armé d’un couteau qui adorait éventrer ses victimes. Cette analogie sanglante et hors de propos, qui n’aurait même pas convenue au plus brutal des boxeurs, ne lui va pas du tout. Avec ses lunettes carrées, son aimable sourire, cet œil doux, Mackenzie est je crois l’antithèse parfaite du surineur implacable. Dans le monde peinard des nageurs, il parait en rajouter en termes de placidité.

Ce qui est vrai, c’est qu’une fois ses lunettes de Kent Clark rangées et remplacées par des « goggles » Speedo, dans sa tenue de bain préférée, le voilà prêt et dangereux. Kent Clark se change en Superman. Il ne tuera personne, mais une fois élancé dans l’eau, n’essayez pas de lui passer devant.

Superman Horton avait franchement déçu l’an dernier aux mondiaux de Kazan. Il avait conquis à l’arraché une médaille de bronze sur 800 et ne ressemblait en rien au leader charismatique du demi-fond mondial – bref au meilleur nageur du monde – qui s’était annoncé les saisons précédentes. Certains ont cru diagnostiquer un empoisonnement alimentaire dont il souffrait depuis une escale aux Emirats ! [Mais il n’est pas impossible que les Chinois aient déposé de la kryptonite au fond de la piscine de Kazan].

Mack Horton est de retour, aux championnats-sélections d’Australie 2016, qui se tiennent à Adelaïde, et cela a fait une sacrée différence sur le 400 mètres nage libre messieurs. La façon dont il s’est assis sur l’épreuve vous fait dire qu’il entend être le patron. Les trois premiers de cette course sont les trois nageurs les plus rapides du monde cette année. Mais Mc Keon et Loughlin font figure de comparses.

Là, c’est sûr, il est guéri.

Si à l’arrivée, il n’y a pas photo, et Horton fait une différence écrasante, la course commence par une vraie bataille. David McKeon, qui avait devancé Horton en début de saison, tente de s’imposer devant le champion du monde juniors et passe en tête. Cela va très vite. C’est du coude-à-coude, mais McKeon devant, d’un rien du tout mais devant jusqu’à l’achèvement de la troisième longueur. Puis Horton passe. D’abord d’un rien, et d’ailleurs sans appuyer le moins du monde, au 200 mètres. Ensuite il accélère, non seulement comme si le train ne lui posait aucun souci, mais comme s’il était un peu lent à son goût. Pendant que ses énormes mouvements et son battement de steamer le propulsent, McKeon est livré à lui-même et à la défense de sa 2e place, car embusqué juste derrière lui, Jack McLoughlin, 21 ans, son équipier du Chandler club, à Miami, mais pas son ami à cet instant même, tente de recoller. McKeon sauvera sa place. McLoughlin aura seulement la satisfaction de griller le minimum et d’être symboliquement inclus dans l’équipe d’Australie.

Horton améliore son record personnel du 400 mètres, 3:42s84 à Sydney il y a un an et cinq jours. Performance qui le situait en 9e position dans le bilan mondial tous temps.

BILAN MONDIAL TOUS TEMPS SUR 400 METRES.-  1. Paul Biedermann, Allemagne, 3:40s07 (2009) ; 2. Ian Thorpe, Australie, 3:40s08 (2002) ; 3. Yang Sun, Chine, 3 :40s14 (2012) ; 4. Oussama Mellouli, Tunisie, 3:41s11 (2009) ; 5. Lin Zhang, Chine, 3:41s35 (2009) ; 6. Tae-Hwang Park, 3:41s53 (2010) ; 7. Mackenzie HORTON, Australie, 3 :41s65 (2016) ; 8. Grant Hackett, Australie, 3:42s51 (2001) ; 9. Larsen Jensen, USA, 3:42s78 (2008) ; 10. Peter Vanderkaay, USA, 3:43s11 (2008) ; 11. Massimiliano Rossolino, Italie, 3:43s40 (2000) ; 12. Nikita Lobintsev, Russie, 3:43s45 (2008).

Bien entendu, c’est une très bonne nouvelle aussi pour Paltrinieri, le crack italien du 1500 mètres, qui craignait sans doute de s’ennuyer, tout seul, en finale du 1500 mètres, si Sun Yang ne retrouvait pas son niveau. Avec Mack The Knife entre les pattes, il va se régaler !

50m papillon: 1. Ryan Pini, 34 ans, PNG, 23s67.

FRASER-HOLMES QUATRE NAGE VERS LES SOMMETS

400m 4 nages : 1. Thomas Fraser-Holmes, Miami, 4 :11s09 ; 2. Travis Mahoney, NUN, 4:14s89; 3. Clyde Lewis, St-Peters, 4:16s58; 4. Elliot Thomas, SOSC, 4:17s91. Passages de Fraser-Holmes, 25s99, 56s27, 1 :29s15, 2 :1s31, 2 :36s99, 3 :14s09, 3 :45s66

Le 400 quatre nages est-il une course trop difficile? Les nageurs répugnent-ils à s’y lancer. La course, mondialement, manque de densité. En Australie, où l’accent est placé très fortement placé sur la nage libre, les « quatre nageurs » sont aussi rares qu’ailleurs. Un ancien crack du demi-fond, Thomas Fraser-Holmes, n’a pas eu à battre son record d’Australasie, 4 :10s41, pour se qualifier aux Jeux, titre en poche, avec un temps de 4 :11s09. Deuxième, Travis Mahoney, finit loin, à deux longueurs.

Assez secoué par ses deux dernières années – empoisonnement alimentaire en 2014, année qu’il finit en leader mondial sur 200 mètres en 1:45s08, non sélection sur 200 mètres pour les mondiaux 2015, Thomas, un beau gaillard de 1,94m, avait décidé de snober tous les rendez-vous du début d’année pour se concentrer sur sa préparation, à Gold Coast, qui est un nouveau haut-lieu de la natation australienne.

Fraser-Holmes a décidé de mettre tous les atouts de son côté pour devenir champion olympique à Rio, mais il sait bien que tout peut être remis en cause, comme cela le fut ces derniers temps : « une année on est le n°1, et l’année suivante on n’arrive pas à se qualifier pour les mondiaux. »

Il n’empêche, entre Horton et Fraser-Holmes, l’Australie tient deux histoires de revanches contre le mauvais sort.

DAMES.

50m dos: 1. Emily Seebohm, BGram, 27s72; 2. Minna Atherton, BGram, 27s80; 3. Holly Barratt, ROC, 27s90 400m 4 nages : 1. BlairEvans, UWSC, 4:35s26; 2. Keryn McMaster, Chandler, 4:37s94; 3. Ellen Fullerton, Chandler, 4:39s72

LES PASSOIRES DES SELECTIONS LAISSENT TRES BIEN PASSER LES MARSEILLAIS

ENCORE UN EFFORT ET LA NATATION FRANCAISE

VA SE METTRE A NE NAGER QU’EN CERCLE

Éric LAMY

SON PRÉDÉCESSEUR AVAIT FAIT DE LA NATATION FRANÇAISE UNE ANNEXE DES INTÉRÊTS DE MULHOUSE. JACQUES FAVRE, L’ACTUEL DTN, BOSSE, LUI, POUR LES NAGEURS DE MARSEILLE. ET TRES BIEN EN PLUS: BUSSIERES, BOUSQUET ET PEREZ DORTONA EN FONT FOI.

C’est la mésaventure du mec en voiture qui, pour éviter de tomber dans un ravin s’écrase d’un coup de volant sur le flanc de la montagne. Par crainte de n’avoir qu’une toute petite équipe à Rio, le supposé patron de la natation a zigzagué dans la direction CONTRAIRE.

Il y a deux façons d’établir une sélection. On peut édicter des règles claires et les appliquer : ça, c’est une sélection sérieuse. Mais si vous avez tout faux au départ, vous vous trouvez non plus dans l’action, ou la « proaction », comme disent les Anglais, mais dans la réaction et là, s’ouvrent devant vous mille scenarii improbables.

Celui « opté » par les Français a été de se présenter sur des critères très durs (trop en fait) mais avec tellement d’échappatoires, de faux plafonds, de sorties de secours, de trompe l’œil qu’on a pu ainsi faire le contraire de ce qu’on promettait, et sélectionner ensuite de façon très laxiste et en fonction de tous autres critères voire en l’absence de critères. Et alors ? On a une sélection qui finit par apparaître manœuvrière, manipulatrice,  truqueuse, incompétente, de voyou. L’intention n’est peut-être pas là, mais ce n’est plus qu’adresses ! Notre sélectionneur a réussi là un tour de prestidigitation, mais combien d’entre vous ont envie d’applaudir ?

Ni les nageurs sélectionnés NI même LEUR NOMBRE ne sont en cause. Une équipe de 28, même si elle n’est pas une bonne idée, ne choque pas forcément en soi, mais elle représente l’antithèse des notions de rigueur développées à la Fédération.  Le pire, en effet, c’est la façon dont on est arrivé là.

LE CHEVAL DE TROIE DES RELAIS

Le cheval de Troie qui a fait passer l’équipe de la rigueur à l’indulgence coupable, c’est les relais.

Il suffit de se dire qu’un relais retenu, c’est quatre engagés auxquels s’ajoutent parfois des remplaçants.  Donc, six relais (trois garçons, trois filles) font vingt-quatre engagements ! Même si on retrouve certains noms dans les trois relais, ainsi Charlotte Bonnet et Jérémy Stravius, d’autres dans deux, comme Mignon, ce qui fait que ces 24 engagements signifient un nombre moins élevé de nageurs. Mais il y en a quand même beaucoup.

Par exemple, les six relais français de Kazan employèrent la bagatelle de 18 nageurs : côté garçons Mehdy Metella, (4×100, 4x1004n) Florent Manaudou, (4×100), Fabien Gilot, (4×100, 4x1004n), Jérémy Stravius, (4×100), Lorys Bourelly, (4×100, 4×200), Clément Mignon (4×100, 4×200), Jordan Pothain (4×200), Gregory Mallet (4×200), Camille Lacourt, (4x1004n), Giacomo Perez Dortona, (4x1004n), soit 10 garçons. Côté filles : Charlotte Bonnet, (4×100, 4×200, 4x1004n), Béryl Gastaldello, (4×100, 4x1004n), Cloé Hache, (4×100, 4×200)  Anna Santamans (4×100, 4x1004n), Coralie Balmy (4×200), Margaux Fabre (4×200), Ophélie-Cyrielle Etienne, (4×200), Marie Wattel, (4x1004n), ce qui fait 8 filles…

Comment a-t-on pu passer ainsi de ces qualifications olympiques les plus dures de l’histoire (plus dures que celles qu’opérait Claude Fauquet), à cette sélection passoire ? Il a suffi à Jacques Favre de n’avoir aucun principe directeur de son action, voire aucun principe du tout.

Il faut examiner d’abord les minima des relais.

Si les minima individuels  étaient difficiles jusqu’à l’excès, ceux des relais l’étaient faussement. Les relais masculins et féminins de nage libre sont dans le coup. Rien à dire. Ils ajoutent au nombre de sélectionnés de façon qu’on ne peut discuter. 

Il en va différemment des relais quatre nages. D’abord les messieurs. Les minima pour Rio ont été fixés à 3:32s10. C’est à peu près le temps de l’équipe 7e de la finale des mondiaux de Kazan. Logique ? Non.

En effet, à ambitions équivalentes, c’est le temps de l’équipe 5e d’une finale de relais qui correspond à l’exigence de 8e en course individuelle. Pourquoi ? Parce qu’il n’y a qu’un relais engagé contre deux nageurs par nation. Une finale de relais est donc nettement plus « facile » à atteindre qu’une finale individuelle.

Tout cela pour dire que ce minimum de relais quatre nages (comme celui des autres relais) est relativement FAIBLE.

Malgré cela, après les France de Montpellier, avec Lacourt, 52s97 en dos, Bussières, 1:1s35 en brasse, Stravius, 51s66 en papillon et  Mignon, 48s01 en crawl), on arrive à 3:33s99, donc en-dehors des clous. Même compte tenu de la prise de relais telle que l’envisagent les techniciens français d’aujourd’hui, une demi-seconde par nageur, ce relais ne devait pas, selon les critères, être sélectionné. En outre, il posait le cas de Théo Bussière, qui, champion de France du 100 brasse, nage très en-dessous de la valeur exigée sur sa meilleure distance, sans parler du minimum français, il a manqué le minimum olympique FINA, 1:0s57, de presqu’une seconde, et le minimum « français », 59s58, de deux secondes. Donc Bussières NE PEUT PAS ÊTRE ENGAGE DANS LE 100 BRASSE INDIVIDUEL. Sa sélection, du coup, tient du miracle signé Favre et de la multiplication des pains façon FFN. Il doit absolument être utilisé dans le relais.

Bien sûr, le DTN, qui attendait comme tout un chacun une « bonne » – ou du moins une meilleure – perf d’un autre Marseillais, Perez Dortona, prévoit de faire nager celui-ci aux championnats d’Europe de Londres, auquel cas il deviendrait le brasseur n° un du relais à Rio.

Dans tous les cas, c’est un petit arrangement qui tourne le dos à tout ce qui fait qu’une sélection est crédible, et tout bénéfice pour Marseille, ville et club chers au DTN, dont il récupère Bussières et escompte sauver Perez. Beaucoup d’efforts pour un relais assez fragile et loin du compte. 

Maintenant, Favre ne sait peut-être pas que si Bussières est inscrit dans le relais, il faudra le faire nager, sous peine d’éliminer le relais? Mais que s’il nage, avec sa carence de vitesse, il plombera le relais et l’amènera en dehors de la finale? Autre possibilité pour cet imaginatif sans épine dorsale qu’est le DTN: mettre Perez Dortona en séries aux Jeux olympiques pour qualifier l’équipe et si tout baigne, Bussières nagerait la finale où il est assuré dès lors qu’elle ne pourra pas finir plus mal que huitième.

Perdre ou perdre, voilà le choix que l’empressement de Favre de faire entrer au forceps deux brasseurs marseillais qui n’auraient pas dû y être dans la sélection olympique réintègre une équipe de 4 fois 100 quatre nages qui de toute façon ne répond pas de très loin aux critères. Sincères félicitations au sélectionneur…

Pour ce qui est des filles, on l’a dit, le 4 fois 100 et le 4 fois 200 sont sous les minima, et donc les filles sélectionnées le sont légitimement. En revanche, de quelque façon qu’on tourne les chiffres du relais quatre nages, il n’atteint pas les minima et n’aurait pas dû être qualifié. Les quatre championnes de France, à l’addition de leurs temps, font 4:1s38 et les minima France sont trois secondes plus vite, 3:58s81.

Là, on feint encore ne pas s’en apercevoir et on qualifie ce relais à coups de petites phrases très idéologiques sur la « pondération des résultats » et « l’optimisation des relais qualifiés », lesquels, pour deux sur six, n’ont pas souscrit aux critères de sélection. 

Ce n’est pas tout. Dans la foulée et parallèlement, on rajoute dix nageurs, dont  certains sont également présentés en fraude dans les deux relais quatre nages. Du coup, les deux tours de passe-passe, celui sur les relais et celui sur les « dix », se justifient à vide l’un l’autre. « Pourquoi dans le relais? Parce qu’ils sont dans les dix. Pourquoi dans les dix? Parce qu’ils sont dans le relais. » De ces dix, j’ai parlé précédemment. Ils ne sont pas tous placés à un niveau d’ « usurpation » (et d’ailleurs n’ont personnellement rien demandé). Tout le monde ricane quand on voit apparaître Frédérick Bousquet et là comment ne pas songer que Favre a sauvé la mise de son copain de Marseille.

Voir dans cette liste des dix voisiner Joly et Bousquet a quelque chose de dérangeant!

Toujours pour faire passer les gros coups de pouce injustifiés pour privilégier les Marseillais, Il y a une façon de distribuer les fleurs, de la part du DTN, qui permet de noyer le poisson, mais peut être carrément dérangeante. Quand Favre propose ainsi à Yannick Agnel de nager, s’il le veut, le 200 mètres individuel, voilà qui a dû interloquer l’intéressé. Comme Agnel est un homme de principes, il aura tendance à refuser l’offre. Ce scrupule l’honore. Yannick ne mange pas de ce pain là.

Mais dans le paradigme trompeur qu’a installé cet énigmatique M. Favre, il a tort, Agnel. Les scrupules n’y ont pas cours…

SIX NAGEURS FRANÇAIS QUALIFIÉS AUX JEUX…

…MAIS 28 SÉLECTIONNÉS AU CARNAVAL DE RIO

Éric LAHMY

Mardi 7 Avril 2016

Dix nageurs, six filles et quatre garçons, qui n’ont pas réalisé les minima français olympiques, sont parmi les vingt-huit sélectionnés pour les Jeux de Rio. Qu’est-ce à dire ? Qu’en bon Marseillais, Jacques Favre, dont on doit rappeler à nos lecteurs qu’il est le Directeur technique national, aime la galéjade. Après avoir terrorisé tout ce qui nage vite en France avec ses minimas, il s’est complètement dégonflé, et totalement aplati. Résultat: on s’aperçoit que l’homme n’a pas de principes ! Démagogie. Favre, apôtre du jugaad, un système D made in Bombay, a réussi ici un tout autre exercice. Il a fait d’une affaire sérieuse une superbe pantalonnade.

Je l’imagine, mi Pagnol, mi Guignol, arborant un gros nez rouge, chapitrant les sélectionnés : « Ah ! Les enfants (avé l’assent) vous avez eu peur heign ! Vous croyiez que ces minimas étaient pour de vraiy. Vous croyez que j’étais méchant ! Mais non… partez pas, venez ici, c’était pas pour de bon, c’était pour rire, je suis gentil, moi, regardez mon nez rouge, je séle’tionne large (grands gestes joyeux) allez on rigole, il faut rigoler, allez, tous. N’oubliez pas, les Jeux Olympiqueuhs, c’est à Rio, et Rio, c’est le carnavaleuh. »

Bon, papa Noël est passé, et, j’aime pas ce genre de pari, ça fait « ennemi de l’équipe », ce que je ne suis vraiment pas, je vous fiche mon billet que l’équipe de France de natation risque de tellement se planter aux Jeux de Rio que les racines devraient ressortir aux Antipodes, au large des îles Marianne. Si ce n’était pour les nageurs, je dirais que ce serait presque moral. Être géré de cette façon là ne donne aucune arme pour réussir.

Bien entendu, l’équipe de France va se planter parce quelle est lourde d’éléments sans doute valeureux, mais à leur niveau, et qui ne sont pas armés pour réussir aux Jeux. Est-ce que la sélection de ces 10 éléments « à titre individuel avec réalisation d’un temps pondéré » selon l’expression fumeuse employée par les élites fédérales, est seulement l’effet de la démagogie ambiante ? Il faut peut-être nuancer, d’autant que certains ont été engagés « pour la forme », en raison de leur présence, déjà, dans les relais. Et revoir au cas par cas, dans l’ordre décroissant de valeur de ces nageurs.

  1. DAMIEN JOLY, Antibes, 1500 mètres. Ben oui, faut l’emmener, il est indiscutable. Et la meilleure preuve que les minima étaient trop durs.
  2. ANNA SANTAMANS, Olympic Nice, 50 mètres. 5e mondiale à l’instant, elle est dans le coup et à 1/100e de la barre. Pour moi c’est une repêchée logique et incontestable.
  3. LARA GRANGEON, CN Calédonien, 400 quatre nages, 200 mètres papillon,  200 quatre nages. C’est déjà un peu moins justifié au plan chronométrique, mais… La fille est courageuse et sympa, alors bien entendu, on ne peut rien dire contre. Elle a surtout montré à plusieurs reprises, qu’elle pouvait nager, seule, à son max. C’est une vaillante. J’avoue que je suis content pour elle.
  4. BERYL GASTALDELLO, Marseille, 100m et 100m papillon : sur 100 m crawl, elle sera demi-finaliste si le vent est favorable. Sur 100 m papillon, elle est entre 30e et 40e. Mais il faut qu’elle réussisse mieux ses Jeux que ses championnats de Kazan !
  5. FANTINE LESAFFRE, Mulhouse, 400 et 200 quatre nages. C’est bien de l’avoir aux Jeux, la plus jolie fille de Rio sera française, mais regardez-la bien en séries parce que sauf miracle, elle ne risque pas d’être en finales ! Il eut mieux valu lancer des garçons et des filles comme elle pour les Européens de Londres, plus à leur niveau actuel. Cela dit elle a fait de bons championnats.
  6. MARIE WATTEL, Olympic Nice, 100m papillon : une jeunesse qui jusqu’ici a muri un peu trop lentement. Individuellement, elle est trop loin pour être dans le coup. Vers 30e?
  7. NICOLAS D’ORIANO, Toulouse, 1500 mètres. Bien sûr, on aime tellement voir ce garçon nager, ce qu’il fait en crawl est tellement beau, mais on dirait que pour se faire excuser de ne pas l’avoir sélectionné l’an passé aux mondiaux juniors où il aurait joué la gagne, Favre le retient pour les Jeux où sa position est quand même beaucoup plus fragile !
  8. JORDAN COELHO, Vanves, 200m papillon. Mission accomplie s’il entre dans les seize. Complètement en-dehors des minima. Tous sont des bons serviteurs, tout le monde les aime bien mais ce n’est pas de ça qu’il s’agit.
  9. MELANIE HENIQUE, Amiens, 50 mètres. Avec ses 25s13 je lui souhaite bonne chance mais ça va être dur. Elle sera plutôt 30e qu’autre chose.
  10. FREDERICK BOUSQUET, Marseille, 50 mètres. Il aurait mieux fait de se présenter aux mondiaux masters. Mais voilà, les Jeux c’est devenu aussi le cadeau d’adieu pour les grands serviteurs. On va aller loin avec ça ! C’est vrai aussi qu’il peut servir de sparring-partner à Manaudou !

MIRACLE À LA FFN : LES SIX QUALIFIÉS SE RETROUVENT A VINGT-HUIT !

Six nageurs avaient réussis les minima olympiques à Montpellier. Ils sont 28 à disposer d’un billet pour Rio. Ce miracle, authentifié par le Saint-Père Francis Luyce, a été réalisé par l’apôtre Jacques Favre devant une assemblée cardinale. Six jours plus tôt, on aurait pu croire à un poisson d’avril. Mais là… On est prié d’applaudir !

Par Germaine NECKER

7 avril 2016

La FFN s’était mise dans la panade la plus totale avec des temps de qualification très durs, certes très utiles et même indispensables à la quête légitime de médailles, voire de places en finale.

Annoncés en début de saison les critères avaient été pris avec un extrême sérieux par les nageurs, nageuses et entraîneurs ainsi que par leur entourage. Résultat, avec seulement 6 qualifiés directs au sortir des championnats de France, « ils » sont obligés d’augmenter la liste des qualifiés en faisant appel aux critères qui étaient prévus pour compléter la sélection directe.

La sélection se fait donc au pourcentage le plus proche du temps demandé, version fédérale du jeu de cour d’école « au plus près du mur » que les moins de 50 ans n’ont pas connu. Et, pour les nécessités des relais ayant des chances de médailles chez les hommes en préservant si possible les meilleurs dans la réalisation des programmes individuels.

Et là, quand tu commences avec ces paramètres, ce n’est jamais très simple de s’en sortir sans polémique, quand on constate le très faible niveau international de certains athlètes retenus pour ce rendez-vous olympique.

De plus, comment justifier la politique fédérale et de la DTN avec 6 qualifiés seulement après 6 jours de compétitions à Montpellier? Et justifier également la liste des dirigeants élus (ou des familles d’élus) invités, hors les un ou deux qui sont directement en fonction utile au sein de l’équipe, et qui n’auront pas besoin eux de réaliser le moindre minimum ?

Comment justifier aussi le niveau d’encadrement technique indispensable au fonctionnement d’un collectif élite lors d’un événement majeur et dont le nombre d’accréditations possibles est directement lié au nombre d’athlètes engagés ? A ce niveau par exemple il est indispensable que les meilleurs bénéficient de leur entraîneur habituel.

Comment faire face à la pression des élus par ailleurs aussi électeurs, du CNOSF, du ministère, du public et des journalistes dans un sport devenu populaire ? Claude Fauquet faisait face à ces aléas avec conviction, panache et bravade. Aujourd’hui…

Francis Luyce, Président de la Fédération Française de Natation et Chef de Mission du CNOSF à Rio de Janeiro (eh ! oui) ne peut pas arriver sur place avec une petite équipe ! Au passage j’aimerais que l’on m’explique à quels critères d’excellence nos élus se soumettent ! Il serait sûr et certain de ramener des médailles, idéalement l’or dont l’éclat rejaillirait sur lui, qu’il s’y prendrait autrement.

Mais il y a la glorieuse incertitude du sport et l’or, l’argent et le bronze olympiques sont moins faciles à obtenir que les suffrages d’une élection fédérale. Il faut alors jouer aussi le nombre et prier le bon Dieu, ou le Christ Rédempteur du Corcovado, que la vraie élite s’en sortira malgré tout. Il a du y avoir du sport dans les couloirs fédéraux entre les défenseurs d’une ligne d’excellence et celle plus ouverte à satisfaire le plus grand nombre possible.

Les athlètes et leurs entraîneurs n’ont pas démérité, loin s’en faut, mais ont subi les effets de ces critères très difficiles. La fête nationale de la natation française a été gâchée à Montpellier dans une atmosphère tendue à l’extrême. Quand on voit au final la liste des qualifiés, on peut regretter quelques vraies joies partagées dans le bassin à l’arrivée des courses.

Quoi qu’il en soit, haut les cœurs pour se préparer aux échéances internationales à venir. De tout cœur avec vous.

Allez, les Bleus ??

COURSES ET PODIUMS DE MONTPELLIER

NI GRAND CRU NI PIQUETTE

Championnats de France de Montpellier. Toutes les courses

Pas de quoi s’enflammer, ni de quoi se désoler, aux championnats de France de Montpellier. Leur situation en tout début de saison, au sortir de l’hiver, ne permet pas les grandes envolées. Mais d’aucuns s’en sont bien tirés..

Mardi 5 avril 2016

DAMES.-

50 mètres : 1. Anna Santamans, Nice, 24s59 ; 2. Kelsi Worrell, USA, 25s06 (en séries, 24s98) ; 3. Mélanie Hénique, Amiens, 25s13 ; 4. Béryl Gastaldello, Marseille, 25s33 (en séries, 25s26) ; 5. Mathilde Cini, Valence, 25s40 ; 6. Léna Bousquin, Bordeaux Bastide, 25s41 ; 7. Anouchka Martin, Marseille, 25s51 ; 8. Lauriane Haag, Toulouse, 25s57. Finale B : 1. Cloé Hache, Nice, 25s76 ; 2. Justine Bruno, Beauvaisis, 25s86 ; 3. Assia Touati, Toulouse, 25s97 ; 4. Ludivine Blanc, Montpellier, 25s99.

Record du monde et d’Europe : 23s73 : Britta Steffen, Allemagne. Record de France : 24s58, Malia Metella, DTOEC. Minima Rio : français : 24s57 ; FINA : 25s28. Minima Londres : 25s24

100 mètres : 1. Charlotte Bonnet, Nice, 53s93 ; 2. Béryl Gastaldello, Marseille, 54s10 ; 3. Mathilde Cini, Valence, 54s44 ; 4. Anna Santamans, Nice, 55s11 ; 5. Léna Bousquin, Bordeaux Bastide, 55s37 ; 6. Margaux Favre, Aqualove Montpellier, 55s38 ; 7. Cloé Hache, Nice, 55s46 ; 8. Assia Touati, Toulouse, 56s05. En séries, Kelsi Worrell, USA, 54s37

Record du monde et d’Europe : 52s07, Britta Steffen, Allemagne. Record de France : 53s49, Malia Metella, DTOEC. Minima Rio : français : 53s72 ; FINA, 54s43. Minima Londres : 55s17

200 mètres : 1. Charlotte Bonnet, Nice, 1:56s32 ; 2. Coralie Balmy, Montpellier, 1:57s18 ; 3. Margaux Favre, Aqualove Montpellier, 1:59s36 ; 4. Cloé Hache, Nice, 1:59s70 ; 5. Camille Gheorghiu, Montpellier, 1:59s96 ; 6. Marion Abert, Toulouse, 2:0s54 ; 7. Lara Grangeon, Calédonie, 2:1s11 ; 8. Assia Touati, Toulouse, 2:1s43 (en séries, 2:1s42).

Record du monde et d’Europe,  1:52s98, Federica Pellegrini, Italie. Record de France : 1:54s66, Camille Muffat, Nice. Minima Rio : français : 1:56s78 ; FINA : 1:58s96. Minima Londres : 1:59s26

400 mètres : 1. Coralie Balmy, Montpellier, 4:5s38 ; 2. Femke Heemskerk, Pays-Bas, Montpellier, 4:10s85; 3. Ophélie-Cyrielle Etienne, Lille, 4:11s94; 4. Fantine Lesaffre, Mulhouse, 4:12s40; 5. Marion Abert, D. Toulouse, 4 :12s85 ; 6. Alizée Morel, Nice, 4:12s99.

Record du monde : 3:58s37, Katie Ledecky, USA. Record d’Europe : 3 :59s15, Federica Pellegrini, Italie. Record de France : 4:1s13, Camille Muffat, Nice. Minima Rio : français : 4:5s64 ; FINA : 4:9s08.

Minima Londres : 4:9s84

800 mètres : 1. Coralie Balmy, Montpellier, 8 :28s63 ; 2. Eva Bonnet, Denain, 8 :40s93 ; 3. Ophélie-Cyrielle Etienne, 8 :43s67 ; 4. Alizée Morel, Nice, 8 :46s84.

Record du monde : 8:6s68, Katie Ledecky, USA. Record d’Europe : 8:14s10, Rebecca Adlington, Grande-Bretagne. Record de France : 8:18s80, Laure Manaudou, Canet 66. Minima Rio : français : 8:24s47 ; FINA : 8:33s97. Minima Londres : 8:32s58

50 m dos : 1. Mathilde Cini, Valence, 28s58.

Record du monde et d’Europe : 26s23, Svetlana Chimrova, Russie. Record de France : 28s01, Béryl Gastaldello, CN Marseille. Minima Londres : 28s74

100 mètres dos : 1. Béryl Gastaldello, Marseille, 1:0s26 ; 2. Camille Gheorghiu, Montpellier-Antibes, 1:0s74 ; 3. Kelsi Worrell, USA, 1:1s39 ; 4. Mathilde Cini, Valence, 1:1s34 ; 5. Emma Terebo, Calédoniens, 1:2s29 ; 6. Pauline Mahieu, Saint-André-Font-Romeu, 1:2s49 (en séries, 1:2s23). Finale B : 1. Auriane de Prémilhat, Marseille, 1:1s51.

Record du monde et d’Europe: 58s12, Gemma Spofforth, Grande-Bretagne. Record de France : 59s50, Laure Manaudou, Canet 66. Minima Rio : français 59s48 ; FINA : 1:0s25. Minima Londres : 1:1s40

200 mètres dos : 1. Camille Gheorghiu, Montpellier-Antibes, 2:12s14 : 2. Fantine Lesaffre, Mulhouse, 2:14s01 ; 3. Pauline Mahieu, US Saint-André-Font-Romeu, 2:14s97 ; 4. Cyrielle Duhamel, Béthune, 2:15s04 ; 5. Lara Grangeon, Calédonie, Font-Romeu, 2:15s06.

Record du monde :  2:4s06, Melissa Franklin, USA. Record d’Europe : 2:4s94, Anastasia Fesikova, Russie. Record de France : 2:6s64, Laure Manaudou, Mulhouse ON. Minima Rio : français : 2:8s44 ; FINA : 2:10s60. Minima Londres : 2:12s33.

50m brasse : 1. Fanny Deberghes, Montpellier, 31s97 ; 2. Adeline Williams, Toulouse, 32s23.

Record du monde et d’Europe: 29s48, Ruta Meilutyte, Lithuanie. Record de France : 30s96, Sophie de Ronchi, Massy. Minima Londres : 31s70

100 mètres brasse : 1. Fanny Deberghes, Montpellier, 1:8s61 ; 2. Charlotte Bonnet, Nice, 1:8s88; 3. Coralie Dobral, Montpellier, 1:9s43; 4. Camille Dauba, Sarreguemines, 1:9s67 ; 5. Adelina Martin, Antibes, 1:10s43 ; 6. Sophie de Ronchi, Vallauris, 1:10s46. Finale B : Solène Gallego, Toulouse, 1:9s70.

Record du monde et d’Europe : 1:4s35, Ruta Meilutyte, Lithuanie. Record de France : 1:7s97, Sophie de Ronchi, Massy. Minima Rio : français : 1:6s93 ; FINA, 1:7s85. Minima Londres : 1:8s52.

200 mètres brasse : 1. Laura Paquit, Limoges, 2:28s65 ; 2. Fanny Deberghes, Montpellier, 2:28s67; 3. Camille Dauba, Sarreguemines, 2:29s11; 4. Fantine Lesaffre, Mulhouse, 2:29s21.

Record du monde et d’Europe : 2:19s11, Rikke Pedersen, Danemark. Record de France : 2:25s19, Sophie de Ronchi, Massy. Minima Rio : français : 2:23s98 ; FINA : 2:26s94. Minima Londres : 2:27s87

50 mètres papillon : 1. Mélanie Hénique, Amiens, 25s84 (record de France) ; 2. Béryl Gastaldello, Marseille, 26s49 ; 3. Marie Wattel, Nice, 27s03

Record du monde et d’Europe : 24s43 : Sarah Sjöström, Suède. Record de France : 25s86, Mélanie Hénique, Amiens. Minima Londres : 26s56

100 mètres papillon : 1. Kelsi Worrell, USA, 57s52 ; 2. Marie Wattel, Nice, 58s38 ; 3. Béryl Gastaldello, Marseille, 58s48 ; 4. Justine Bruno, Beauvaisis, 59s91 ; 5. Laurine Delhomme, CN Paris, 1:0s11 ; 6. Anaïs Arlandis, Nice, 1:1s25.

Record du monde et d’Europe : 55s64, Sarah Sjöström, Suède. Record de France : 56s89, Aurore Mongel, Mulhouse ON. Minima Rio : français : 57s67 ; FINA : 58s74 Minima Londres : 59s02

200 mètres papillon : 1. Lara Grangeon, N. Calédonie, 2:7s87 ; 2. Kelsi Worrell, USA, 2 :10s45 ; 3. Marie Wattel, Nice, 2:11s82 ; 4. Camille Wishaupt, Mulhouse, 2:13s69.

Record du monde : 2:1s81, Liu Zige, Chine. Record d’Europe : 2:4s27, Katinka Hosszu, Hongrie. Record de France : 2:5s09, Aurore Mongel, Mulhouse ON. Minima Rio : français : 2:6s62 ; FINA : 2:9s33. Minima Londres : 2:10s29.

200 mètres 4 nages : 1. Lara Grangeon, CN Calédonien, 2:12s68 ; 2. Fantine Lesaffre, Mulhouse, 2:13s98 ; 3. Cyrielle Duhamel, Béthune, 2:16s06.

Record du monde et d’Europe : 2:6s12, Katina Hosszu, Hongrie. Record de France : 2:9s37, Camille Muffat, Nice. Minima Rio : français : 2:10s60 ; FINA : 2:14s26. Minima Londres : 2:14s32

400 mètres 4 nages : 1. Lara Grangeon, CN Calédoniens, 4:36s61 (record de France, l’ancien par-elle-même, 4 :37s55) ; 2. Fantine Lesaffre, Mulhouse, 4:39s73 ; 3. Coralie Codevelle (Sarcelles), 4:47s75 ; 4. Cyrielle Duhamel, Béthune, 4 :47s78 (mpf. Ancienne, 4:48s60 par elle-même le matin même).

Record du monde : 4:28s43, Shiwen Ye, Chine ; Record d’Europe : 4:29,89, Katinka Hosszu, Hongrie. Record de France : 4:37s55, Lara Grangeon, CN Calédoniens. Minima Rio : français : 4:35s40 ; FINA : 4:43s46. Minima Londres : 4:44s16.

 

MESSIEURS.- 50 mètres : 1. Florent Manaudou, Marseille, 21s42 ; 2. Frederick Bousquet, Marseille, 22s09 ; 3. Clément Mignon, Marseille, 22s22 ; 4. Yonel Govindin, Toulouse, 22s38 ; 5. Fabien Gilot, Marseille, 22s45 ; 6. Eddie Moueddene, Amiens, 22s52

Record du monde : Cesar Cielo, Brésil, 20s91. Record d’Europe et de France : Frédérick Bousquet, France, Marseille, 20s94. Minima Rio : français : 21s82 ; FINA : 22s27. Minima Londres : 22s26.

100 mètres : 1. Jérémy Stravius, Amiens, 47s97 ; 2. Clément Mignon, Marseille, 48s01 ; 3. Florent Manaudou, Marseille, 48s10 ; 4. Mehdy Metella, Marseille, 48s43 ; 5. Fabien Gilot, Marseille, et William Meynard, Marseille, 49s01 ; 6. Yannick Agnel, Mulhouse, 49s14 ; 8. Lorys Bourrelly, Toulouse, 49s56 (en séries, 49s32). Finale B : 1. Vince Régent, Toulouse, 50s15. Finale C : 1. Alexandre Derache, Amiens, 50s19. En séries, Gregory Mallet, Marseille, 49s73 ; Frederick Bousquet, Marseille, 49s75 ; Eddie Moueddene, Amiens, 49s96.

Record du monde : 46s91, Cesar Cielo, Brésil. Record d’Europe et de France : 46s94, Alain Bernard, France. Minima Rio : français : 48s13 ; FINA : 48s99. Minima Londres : 49s18.

200 mètres : 1. 1. Jérémy Stravius, Amiens, 1:46s18 ; 2. Jordan Pothain, Alp’38, 1:46s81 ; 3. Yannick Agnel, Mulhouse, 1:46s99; 4. Lorys Bourrelly, D Toulouse, 1:47s83; 5. Clément Mignon, Marseille, 1:48s00; 6. Gregory Mallet, Marseille, 1:48s45 ; 7. Jonathan Atsu, Toulouse, 1:48s83.

Record du monde et d’Europe : 1:42s00, Paul Biedermann, Allemagne. Record de France : 1:43s14, Yannick Agnel, Nice. Minima Rio : français : 1’46s06 ; FINA : 1:47s97. Minima Londres : 1:48s70.

400 mètres : 1.  Jordan Pothain, Nautic Alp’38, 3:47s77 ; 2. Damien Joly, Antibes, 3:50s84; 3. Joris Bouchaut, Toulouse, 3:51s69; 4. Benoit Debast, Sarcelles, 3:55s21.

Passages de Pothain, 25s92, 53s87 (27s95), 1:22s34 (28s47), 1:51s32 (28s98), 2:20s47 (29s15), 2:49s67 (29s20), 3:18s95 (29s28), 3:47s77 (28s82).

Passages de Joly: 26s63, 54s83 (28s20), 1:23s90 (29s07), 1:53s29 (29s39), 2:22s60 (29s31), 2:52s20 (29s60), 3:21s68 (29s48), 3:50s84 (29s16).

Passages de Bouchaut: 27s30, 56s19 (28s89), 1:25s55 (29s36), 1:54s98 (29s43), 2:24s00 (29s02), 2:53s39 (29s39), 3:22s96 (29s57), 3:51s69 (28s73).

Record du monde et d’Europe : 3:40s07, Paul Biedermann, Allemagne. Record de France : 3:43s85, Yannick Agnel, Nice, Minima Rio : français : 3:46s66 ; FINA : 3:50s44. Minima Londres : 3:50s35

800 mètres : 1. Damien Joly, CN Antibes, 7:52s75 ; 2. Joris Bouchaut Toulouse, 7 :56s78 ; 3. Anthony Pannier, Sarcelles, 8 :3s67 ; 4. Logan Fontaine, Vikings Rouen, 8:8s08 ; 5. Axel Reymond (Clamart), 8:9s47.

Record du monde : 7:32s12, Lin Zhang, Chine. Record d’Europe : 7:40s81 : Gregorio Paltrinieri, Italie. Record de France 7:48s28, Sébastien Rouault, Mulhouse/ Minima Londres : 7:57s80

1500 mètres : 1. Damien Joly, Antibes, 14:59s42 ; 2. Nicolas D’Oriano, DTOEC, 15:6s31 ; 3. Gergely Gyurta, Hongrie, 15:7s26 ; 4. Anthony Pannier, Sarcelles, 15:15s94 ; 5. Joris Bouchaut, DTOEC, 15:22s38 ; 6. Paul Barrascud, Marseille, 15:22s95 ; 7. Théo Cacheux, Mulhouse, 15:24s31 ; 8. Mathis Castera, DTOEC, 15:25s86.

Record du monde : 14:31s02, Sun Yang, Chine. Record d’Europe : 14:39s67, Gregorio Paltrinieri, Italie. Record de France : 14:55s17, Sébastien Rouault, Mulhouse. Minima Rio : français 14:57s19 ; FINA : 15:14s77. Minima Londres : 15:11s86.

50 mètres dos : 1. Camille Lacourt, Marseille, 24s96 ; 2. Eddie Mouddene, Amiens, 25s44 ; 3. Thibault Delécluse, 25s90.

Record du monde et d’Europe : 24s04 Liam Tancock, Grande-Bretagne. Record de France : 24s07, Camille Lacourt, Marseille. Minima Londres : 25s32.

100 mètres dos : 1.  Camille Lacourt, Marseille, 52s97 (25s61) ; 2. Benjamin Stasiulis, Marseille, 54s44 ; 3. Eddie Moueddene, Amiens, 54s89 ; 4. Thomas Avetano, Beauvaisis, 55s13 ; 5. Oleg Garasymovich, Avignon, 56s39 ; 6. Stanislas Huille, Varsailles-INSEP, 56s45. En série, Thibault Delecluze, Gravelines, 56s17.

Record du monde : 51s94, Aaron Peirsol, USA. Record d’Europe et de France : 52s11, Camille Lacourt, France, CN Marseille. Minima Rio : français : 53s29 ; FINA : 54s36. Minima Londres : 54s73.

200 mètres dos : 1. Benjamin Stasiulis, Marseille, 1:58s48 ; 2. Matthieu Geoffroy, Courbevoie, 2:0s03 ; 3. Maxence Orange, Nantes, 2:1s09 ; 4. Christophe Brun, Toulouse, 2:1s36 ; 5. Oleg Garasymovych, Avignon, 2:2s49

Record du monde : 1:51s82, Aaron Peirsol, USA. Record d’Europe : 1:54s24, Radoslaw Kawecki, Pologne. Record de France : 1:56s39, Benjamin Stasiulis, Amiens. Minima Rio : français : 1:56s13 ; FINA ; 1:58s22. Minima Londres : 1:59s98.

50 m brasse : 1. Giacomo Perez Dortona, Marseille, 27s78.

Record du monde et d’Europe : 26s42, Adam Peaty, GBR. Record de France : 27s36 Giacomo Perez D’Ortona, Marseille. Minima Londres : 27s78.

100 mètres brasse : 1. Théo Bussière, Marseille, 1:1s35 ; 2. Thomas Dahlia, Antibes, 1:1s46 ; 3. Giacomo Perez Dortona, Marseille, 1:1s50 (en série, 1:1s34); 4. Thibaut Capitaine, Cergy-Pontoise, 1:1s70; 5. Jean Dencausse, Marseille, 1:1s94.

Record du monde et d’Europe : 57s92, Adam Peaty, GBR. Record de France : 58s64, Hugues Duboscq, Le Havre. Minima Rio : français : 59s84 ; FINA : 1:0s57. Minima Londres : 1 :1s17

200 mètres brasse : 1. William Debourges, Antibes, 2:12s85 ; 2. Thibaut Capitaine, Cergy-Pontoise, 2:12s88; 3. Thomas Dahlia, Antibes, 2:13s13; 4. Jean Dencausse, 2:13s84; 5. Quentin Callais, Canet, 2:14s55; 6. Quentin Coton, Antibes, 2:14s77.

Record du monde : 2:7s01, Akihiro Yamaguchi, JPN. Record d’Europe : 2 :7s23, Daniel Gyurta, Hongrie. Record de France : 2 :8s94, Hugues Duboscq, Le Havre. Minima Rio : français : 2:9s65 ; FINA : 2:11s66. Minima Londres : 2:12s08.

50 m papillon : 1. Mehdy Metella, Marseille, 24s29 ; 2. Paul Pijulet, Toulouse, 24s32 ; 3. Anthonny Rallefy, Marseille, 24s37; 4. Lionel Govindin, Toulouse, 24s39.

Record du monde et d’Europe : 22s43, Rafael Munoz, Espagne. Record de France : 22s84, Frédérick Bousquet, Marseille. Minima Londres : 23s76.

100 mètres papillon : 1. Jeremy Stravius, Amiens, 51s66 ; 2. Mehdy Metella, Marseille, 51s84 ; 3. Joeri Verlinden, Pays-Bas, 52s57 ; 4. Paul Lemaire, Toulouse, 53s20 ; 5. Jordan Coelho, Vanves, 53s24 ; 6. Paul Poulet, Toulouse, 53s40 ; 7. Flavien Aubry, Créteil, 53s74 ; 8. Martin Maisonneuse, Montauban, 54s09. Finale C : Serguei Comte, Bron, 16 ans, 55s84.  

Record du monde : 49s82, Michael Phelps, USA. Record d’Europe : 49s95, Miroslav Cavic, Serbie.

Record de France : 51s24, Mehdy Metella, Marseille. Minima Rio : français : 51s61 ; FINA : 52s35. Minima Londres : 52s52.

200 mètres papillon : 1. Jordan Coelho, Vanves, 1:56s49 ; 2. Paul Lemaire, Toulouse, 1:58s17 ; 3. Matthias Marsau, Toulouse, 1:58s45 ; 4. Marvin Maisonneuve, Montauban, 1:59s44.

Record du monde : 1:51s31, Michael Phelps, USA. Record d’Europe : 1:52s70, Laszlo Cseh, Hongrie. Record de France : 1:54s62, Franck Esposito, Antibes. Minima Rio : français : 1:55s27 ; FINA : 1:56s97. Minima Londres : 1:58s21.

200 mètres 4 nages : 1. Ganesh Pedurand, DTOEC, 2:0s52 ; 2. Cyril Chatron, Bron, 2:3s05 ; 3. Guillaume Laure, Antibes, 2:4s05 Finale B:Jeremey Desplanches, Nice, 2:3s66.

Record du monde : 1:54s00, Ryan Lochte, USA. Record d’Europe : 1:55s18, Laszlo Cseh, Hongrie. Record de France : 1:57s89, Jérémy Stravius, Amiens. Minima Rio : français : 1:58s09 ; FINA : 2:0s28. Minima Londres : 2:0s79.

400 mètres 4 nages : 1. Nicolas D’Oriano, Toulouse, 4:20s03 ; 2. Ahmed Mathlouti, Tunisie, Sarcelles, 4:22s42 ; 3. Anthony Pannier, Sarcelles, 4:23s94 ; 4. Geoffrey Renard, Toulouse, 4:24s95. Finale B : Quentin Coton, Antibes, 4:23s68.

Record du monde : 4:3s84, Michael Phelps, USA. Record d’Europe : 4:6s16, Laszlo Cseh, Hongrie. Record de France : 4:16s97, Anthony Pannier, Braud-Saint-Louis. Minima Rio : français : 4:13s29 ; FIN

A : 4:16s71. Minima Londres : 4:19s27.

EN CHINE, NAGE RIME AVEC DOPAGE

LA REVOLUTION CHINOISE COMMENCE

   PAR LA PRISE DE LA PASTILLE

Mardi 5 avril 2016

Les championnats sélectifs pour les Jeux olympiques chinois se déroulent à Forshan dans un climat de controverse lié à ses soupçons de dopage. Après avoir été pris dans des tests (clenbutérol), une semaine plus tôt, les nageurs Wang Lizhuo et An Jiabao ont été sermonnés… avant de pouvoir disputer les championnats. Quatre autres nageurs avaient été pris dans des scenarii équivalents, Zhao Ying, positif au produit, un anabolisant destiné souvent à éliminer le gras, et qui n’a pas reçu encore sa sanction. On n’a pas rendu public les noms des trois autres nageurs dopés.

Ce genre de clémence n’a pas été apprécié partout, même dans la natation chinoise où des programmes sincères existent qui sont les premiers à être floués dans une compétition avec des gens sans scrupules. De ce fait, pas de quoi s’enthousiasmer pour n’importe quel résultat, et même une grande performance parait plus inquiétante qu’enthousiasmante !

A la FINA, où l’on a affirmé qu’on ne négligerait de soulever aucune pierre pour y dénicher les dopés, silence radio. Peut-être a-t-on placé sous la pierre sa tête d’autruche ! Eric LAMY

 DAMES.- 400 mètres: 1. Xin Xin, 4:5s68 ; 2. Cao yue, 4:7s12 ;…4. Li Bingjie, 14 ans, 4:8s00. 100 mètres papillon : 1. Chen Xinyi, 56s82; 2. Lu Ying, 57s17; 3. Zhang yu Fei, 57s99

MESSIEURS.- 100m brasse: 1. Wang Lizhuo, 59s69.

SARAH SJÖSTRÖM LIBRE COMME UN PAPILLON

…EN VERVE ET CONTRE TOUTES, ET, 52s70 SUR 100 MÈTRES,PASSE LES CAMPBELL

Éric LAMY

Mardi 5 avril 2016

STOCKHOLM. Sarah Sjöström a dominé de toute sa carrure le meeting de Stockholm, le week-end dernier. 50 mètres nage libre en 24s22, 100 mètres nage libre en 52s70, et 200 mètres libre en 1:54s87 avec passages en 27s01, 55s92, 1:25s41 : 50 et 100 mètres papillon. Sur 100 mètres elle se situe à 11/100e de son record national et personnel, ce qui en fait la nageuse la plus rapide de l’année devant les sœurs Campbell, Cate, 52s84 et Bronte, 52s98. Son 50 le cède devant un 24s12 de Cate Campbell et un 24s17 réalisée par elle-même le 17 janvier dernier Sur 200 mètres, elle se positionne immédiatement derrière les 1:54s43 de Katie Ledecky.

En papillon, elle est tête de classement de l’année devant Francesca Halsall, tout comme, plus important, sur 100 mètres, distance olympique, elle devance de plus d’une seconde la Chinoise XinYi Chen et ses 56s82.

Toujours à Stockholm, la championne olympique et du monde lithuanienne Ruta Meilutyte a gagné le 100 brasse en 1:6s57 devant Viktorya Zeynep Gunes, 1:7s73 et Sophie Hansson, Suède, 1:7s85. Deux Italiennes, Chiara Masina Lucchetti, 8:46s33, et Margherita Panziera, 8:46s93, se sont disputées le 800 mètres et la Russe Svetlana Chimrova gagne le 200 papillon 2:10s79.

Côté messieurs, Cameron Van Der Burgh, le vainqueur olympique de Londres, nage le 100 brasse en 59s61 et le 50 en 27s08. Sur 50 libre, arrivée serrée s’il en fut : Ari-Pekka Liukonen Finlance, Evgeny Sedov, Russie, 22s37, Andrei Grechin, 22s38. Sur 800 mètres, Henrik Christiansen, Norvège, 7:48s26. Il avait également effectué le doublé classique du demi-fond, 400-1500 mètres.

 

MESSIEURS.- 50 mètres : 1. Ari-Pekka Liukkonen, FIN, et Evgueny Sedov, RUS, 22s37 ; 3. Andrey Grechin, RUS, 22s38.

100 mètres : 1. Andrei Grechine, RUS, 49s18 ; 2. Isak Eliasson, SUE, 49s39 ; 3. Ari-Pekka Liukkonen, FIN, 49s61.

200 mètres : 1. Kacper Majchrzack, POL, 1:48s55.

400 mètres : 1. Henrik Christiansen, NOR, 3:46s37.

800 mètres: 1. Henrik Christiansen, NOR, 7:48s26.

1500 mètres : 1. Henrik Christiansen, NOR, 14:53s77.

50 mètres dos : 1. Romasz Polewska, POL, 25s39 ; 2. Apostolos Christou, GRE, 25s41.

100 mètres dos : 1. Apostolos Christou, GRE, 54s59.

200 mètres dos : 1. Luca Mencarini, ITA, 1:58s73.

100 mètres brasse : 1. Cameron Van Der Burgh, 59s61.

200 mètres brasse : 1. Marco Koch, ALL, 2:8s46; 2. Erik Persson, SUE, 2:10s35 (record).

50 mètres papillon : 1. Piero Codia, ITA, 23s65.

100 mètres papillon : 1. Piero Codia, ITA, 52s22. ; 2. Simon Sjodin, SUE, 52s53.

200 mètres papillon : 1. Simon Sjodin, SUE, 1:57s43 ; 2. Evgueny Koptelov, Russie, 1 :58s16.

200 mètres 4 nages : 1. Simon Sjodin, SUE, 1:59s53 ; 2. Erik Person, 2:0s96.

400 mètres 4 nages : 1. Federico Turrini, ITA, 4:17s45.

DAMES.- 50 mètres : 1. Sarah Sjöström, SUE, 24s22 ; 2. Aliaksandra Herasimenia, BLR, 24s71 ; 3. Therese Alshammar, SUE, 24s96.

100 mètres : 1. Sarah Sjöström, SUE, 52s78 ; 2. Aliaksandra Herasimenia, BlR, 53s81.

200 mètres : 1. Sarah Sjöström, SUE, 1:54s87 ; 2. Viktoriia Andreeva, RUS, 1:58s86; 3. Ida Marko-Varga, SUE, 2:0s27; 4. Louise Hansson, SUE, 2:0s36; 5. Stina Gardell, SUE, 2:0s85.

400 mètres : 1. Chiara Masini Luccetti, ITA, 4:11s64.

800 mètres : 1. Chiara Masini Luccetti, ITA, 8:46s33 ; 2. Margherita Panziera, ITA, 8:46.93 ; 3. Milena Karpisz, POL, 8:48s35.

1500 mètres : 1. Milena Karpisz, Pologne, 16:53s44.

50 mètres dos : 1. Aliaksandra Herasimenia, Belarus, 27s53.

100 mètres dos : 1. Anastasia Fesikova, Russie, 1:0s24 ; 2. Simona Baumrtova, TCH, 1:0s50.

200 mètres dos : Margherita Panziera, ITA, 2:9s76.

50 mètres brasse : 1. Ruta Meilutyte, LIT, 30s13 ; 2. Sophie Hansson, SUE, 30s98.

100 mètres brasse : 1. Ruta Meilutyte, LIT, 1 :6s57 ; 2. Viktoria Zeynep Gunes, TUR, 1:7s73; 3. Sophie Hansson, SUE, 1:7s85; 4. Jenna Laukaen, FIN, 1:8s00.

200 mètres brasse : 1. Viktoria Zeynep Gunes, TUR, 2 :23s97.

50 mètres papillon : 1. Sarah Sjöström, SUE, 25s15 ; 2. Svetlana Chimrova, RUS, 26s26; 3. Therese Alshammar, SUE, 26s29.

100 mètres papillon : 1. Sarah Sjöström, SUE, 55s68 ; 2. Svetlana Chimrova, RUS, 57s82; 3. Kristel Vourna, GRE, et Natalia Lovtcova, RUS, 59s39.

200 mètres papillon : 1. Svetlana Chimrova, RUS, 2 :10s79.

200 mètres 4 nages : Viktoriia Andreeva, RUS, 2:12s19.

400 mètres 4 nages : 1. Viktoria Zeynep Gunes, TUR, 4:39s53.