Mois : janvier 2017

DAVID WAGNER : « NOUS NE SOMMES PAS FOUS… MULHOUSE NE SERA NI MENACÉ NI DÉTRUIT »

Èric LAHMY

31 Janvier 2017

TROIS HORTER ET NON PAS ZÉRO COMME ANNONCÉ AU CASSE-PIPE DE L’ÉLECTION DU GRAND EST… MAIS LEUR CLUB SERA PRÉSERVÉ ET DÉFENDU

Alors qu’il avait annoncé vendredi dernier, qu’il ne se présenterait pas, comme il l’avait décidé douze mois plut tôt, à l’élection de la région Grand Est, Laurent Horter a bien envoyé sa candidature à l’élection du 11 février. Le président alsacien n’est pas seul dans l’aventure, puisque son épouse, Marie-Octavie, son fils Lionel et la fille aînée de ce dernier (et de Marie-Pierre Wirth) ont également fait connaître leurs ambitions dans ce domaine. Lionel a été récusé, une telle candidature étant opposée à la charte des conseillers techniques régionaux, dont il fait partie.

Parmi les nombreux griefs que Laurent Horter a opposés aux dirigeants des autres régions qui composent la nouvelle grande région, il s’est plaint de ne pas avoir été convié à exposer son programme à la différence de David Wagner. Or il lui a été répondu qu’il ne s’agissait pas là d’une manœuvre. David Wagner avait été convié à titre de candidat à l’élection, et Horter n’avait jamais fait connaître sa candidature. C’est parce qu’il n’avait pas candidaté qu’on ne lui a pas demandé de s’exprimer.

L’arithmétique électorale du Grand Est semble indiquer clairement qu’aucun Horter ou de ceux qui pourraient, de près ou de loin, leur être associés, ne serait appuyé. Le passage au Grand Est est ressenti par plus d’un Alsacien comme une occasion qui ne se représentera pas de « se débarrasser » d’un groupe familial envahissant et très monopolistique dans sa gestion des affaires. C’est donc une stratégie désespérée qu’ont adoptée ses membres. Sauf révolution, aucun ne passera, tel est le mot d’ordre.

Le Lorrain David Wagner, grand favori de l’élection, a été clair à ce sujet, mais aussi quant à la façon dont sera gérée la région à l’avenir. « Nous ne sommes pas fous, m’a-t-il déclaré hier soir, nous n’allons pas détruire par je ne sais quel souci de revanche, le Mulhouse Olympique Natation, et le pôle France de Mulhouse.  ON LES SOUTIENDRA, IL N’Y A AUCUNE RAISON QU’ILS DISPARAISSENT DU PAYSAGE. Mais désormais, on les défendra dans un respect strict des règles. »

Le temps où Laurent Horter, président alsacien, accordait à Horter Laurent, président du Mulhouse Olympique Natation, tout ce que celui-ci lui demandait s’arrête ce 11 février.

UNE MISE AU POINT DU BAS-RHIN

A la suite de l’assemblée générale de la ligue d’Alsace et des attaques de Laurent Horter (voir notre article de ce jour), Stéphane Metzger, président comité départemental du Bas-Rhin, a envoyé une circulaire aux clubs du Bas-Rhin, ainsi rédigée

Bonjour à tous, 

Vous avez été nombreux a être choqué lors de l’AG de la ligue de natation par les propos de notre désormais ex-président du comité régional.

Ci-joint la réponse du CD67, le courrier sera mis en ligne sur le site du CD67 en toute transparence.

Nous avons également sollicité les DNA afin d’obtenir un droit de réponse sur les propos consternants tenus à l’encontre du Bas-Rhin dans les DNA du 29/01.

Nous restons à votre disposition pour tout complément d’information.

Au plaisir de vous rencontrer à Tomblaine pour l’élection de la grande région le 11 février.

UN TRAVAIL DE TRANSPARENCE 

Suit la réponse du CD67 aux accusations de Laurent Horter :

« Nous nous permettons de vous adresser ce courrier suite aux propos grandiloquents tenus par le président du comité régional lors de l’assemblée générale du 27 janvier.

Il semblerait que la légitimité de l’élection des membres du comité du Bas-Rhin soit remise en question au même titre que leurs compétences.

L’ensemble des organismes, le tribunal, le ministère, la fédération, conseil régional et départemental ont été destinataires du procès-verbal de l’AG du Bas-Rhin et du PV de la première réunion constitutive du comité directeur. Les documents cités sont en ligne sur le site satellite du Bas-Rhin depuis bien longtemps. Le CD67 est pleinement reconnu et fonctionnel. Contrairement à ce qui été proposé jusqu’à ce jour par le comité régional d’Alsace nous avons décidé de favoriser la transparence, les documents sont accessibles à tous.

Les membres du CA du CD67 ont décidé à l’unanimité de proposer un temps de parole à l’ensemble des candidats au poste de président de la grande région, afin de leur permettre de vous exposer leur programme. À ce jour, un seul candidat s’est déclaré. Lui proposer de présenter son programme est considéré comme « un acte immoral » par le président du comité régional. Dans le Bas-Rhin cela s’appelle la démocratie.

L’ensemble des clubs de Lorraine et de Champagne Ardenne ont été destinataires du programme du président du comité régional pour le poste de président de la grande région.

Il y est précisé que ce programme est celui de l’Alsace. Aucun dirigeant du Bas-Rhin n’y a été associé. La plupart des clubs bas-rhinois n’en ont d’ailleurs pas été destinataires. Un bel exemple de transparence et de démocratie.

Alors, candidat ou pas candidat, la position du président de notre comité régional est sibyllin. Ses intentions vis-à-vis des clubs du département du Bas-Rhin sont inintelligibles. Dans un climat où la parole politique n’a que peu de valeur, nous opposons à ceux qui présentent notre jeunesse comme le fardeau de l’inexpérience, celui de l’honnêteté et de la transparence.

Notre objectif reste celui de défendre les intérêts des clubs du Bas-Rhin. Vous pourrez exprimer librement votre ressenti au travers de votre vote lors de l’élection du 11 février à la grande région. Demain plus qu’hier, le Bas-Rhin aura besoin de représentants pour défendre vos intérêts. En espérant pouvoir compter sur votre soutien.

Stéphane PUCHOL (président délégué), Stéphane METZGER (président).

UN LAURENT HORTER MARTIAL ENTRE EN RÉSISTANCE : « ILS N’AURONT PAS L’ALSACE »

Éric LAHMY

Lundi 30 Janvier 2017

Pas mal de choses ce week-end dans la perspective du Comité directeur de la Fédération française de natation de fin mars début avril prochain.

Tout d’abord, Daniel Planche, 73 ans, a été élu président de la nouvelle région Bourgogne-Franche-Comté.

Les pays de la Loire se sont donné un nouveau président, ce 21 janvier, à Nantes (Loire-Atlantique), et c’est Joël Pineau, secrétaire général en exercice des pays de la Loire et licencié au CN Fontenay-le-Comte. Le président sortant, Dominique Trocherie, après deux mandatures, ne se représentait pas.

Nous reviendrons sur ces élections.

Mon sujet ici, c’est l’Assemblée générale de la Ligue d’Alsace

Vendredi soir, donc, la dernière Assemblée générale de la Ligue d’Alsace s’est déroulée à Mulhouse. Laurent Horter y a annoncé, nous apprennent Les Dernières Nouvelles d’Alsace, qu’il renonçait à la présidence de la future ligue du Grand Est, non sans en profiter pour dénoncer des méthodes « indignes. »

Cette assemblée extraordinaire avait pour but de valider la fusion de la coalition alsacienne dans le regroupement de la ligue Grand Est.

Horter s’est toujours montré réfractaire à ce découpage qui dérange ses habitudes haut-rhinoises, mais sans pouvoir l’empêcher. Comme Jules César qui prétendait préférer être premier dans un village que deuxième à Rome, Horter préfère un petit chez soi qu’un grand chez les autres.

Mais la nouvelle région colle au redécoupage politique du pays. Indispensable si l’on espère recevoir la manne des fonds publics et autres subventions. En effet, le code du sport ne reconnait qu’une seule « entité » officielle par sport et par grande région.

Donc impossible d’y couper, et la fusion a été entérinée à l’unanimité, malgré les « grincements de dents… du président sortant de la Ligue d’Alsace. »  Pour Laurent Horter, qui ne doit pas aimer les surprises, et, à 84 ans, déteste plus que jamais tout ce qui dérange ses habitudes, « cette fusion apportera plus de problèmes qu’autre chose, mais il n’y a pas d’autre solution pour l’instant. »

« Alors qu’il avait déclaré sa candidature dès janvier 2016 pour le poste de président de la grande Ligue (l’élection aura lieu le 11 février prochain), le président du MON a annoncé dans son allocution initiale qu’il se retirait de la course », lit-on encore dans Les D.N.A.. Pourquoi ?

« J’ai changé d’avis, explique Horter dans le quotidien régional. Je ne briguerai aucune fonction dans cette institution. Je compte cependant être présent pour représenter ce que nous avons accompli. »

« MANŒUVRES FALLACIEUSES » ET « MÉTHODES INDIGNES »

Sa casquette de président du comité départemental du Haut-Rhin le lui permet. « On ne sait pas pourquoi ni comment les gens vont voter. Il n’y a pas de projet, » déplore par ailleurs l’aîné des Horter, lequel motive son revirement par les relations particulièrement tendues entre lui et son homologue lorrain (David Wagner, candidat à la présidence de la grande ligue), ainsi qu’avec la nouvelle équipe bas-rhinoise et son président Stéphane Metzger. Il est direct : « des manœuvres fallacieuses ont rendu impossible l’opportunité de présenter notre projet. Il y a un malaise entre l’équipe bas-rhinoise et moi-même et des initiatives sur le thème de l’organisation des votes que je condamne. Ce sont des méthodes indignes de dirigeants sportifs. »

Bien entendu, il faut toujours pouvoir lire en filigrane ce que signifie cette prise de position de Laurent Horter, l’un des pionniers de ce qu’on appelle pieusement aujourd’hui, post-vérités ou vérités alternatives. C’est très simple, « des manœuvres fallacieuses » doit se traduire par « je suis en minorité », quant aux « relations tendues », elles signifient que le cacique de Mulhouse ne peut plus faire la pluie et le beau temps, alors qu’il était toujours parvenu jusqu’ici à maintenir sa suprématie sur l’Alsace ; le voici qui s’est trouvé débordé dans une « entité » plus grande.  La démocratie est un dur apprentissage !

Je dois ajouter que les DNA nous donnent une superbe leçon de journalisme en laissant maltraîter les dirigeants de Lorraine et du Bas-Rhin sans leur ouvrir le moins du monde la parole!

Horter avait douloureusement compris voici peu qu’il avait perdu son ascendant sur le Bas-Rhin – chose qui se mijotait depuis bientôt deux années, le fonctionnement des Horter, qui tiennent depuis maintenant près d’un demi-siècle la région ayant fini par excéder le voisinage.

Et puis Strasbourg a trouvé dans la recomposition régionale des alliés décidés à en finir avec le magistère d’une « tribu » assez envahissante pour que tous les postes décisionnaires au club, à la région et à la Fédé, ou presque, à tous les niveaux, lui appartiennent.

Un « rapprochement » aurait récemment eu lieu entre David Wagner et Stéphane Metzger. « Leur argument est de dire que la ligue d’Alsace marginaliserait le Bas-Rhin par rapport au Haut-Rhin. Je peux donner plusieurs exemples pour répondre à cela. J’ai arbitré en faveur de Strasbourg pour l’organisation des championnats de France élite (en mai prochain à Schiltigheim) alors même que Mulhouse était aussi candidate. Les championnats d’Alsace ont eu lieu à Obernai et ce n’est pas la première fois. » Bien entendu, ces générosités tardives peuvent tout simplement signifier qu’il tentait d’endormir en année électorale ceux avec qui il devrait compter, et qu’ils ont décidé de ne pas laisser passer l’occasion de le mettre à quia.

DÉCIDÉ À SE FAIRE ENTENDRE

Chose plus difficile que vous croyez, répond un Laurent Horter querelleur, qui promet de ne pas rester les bras croisés. « Nous allons créer une commission du sport de haut-niveau ainsi qu’un conseil territorial de la natation alsacienne, dont les membres seront ceux du (feu) comité de la ligue d’Alsace. »

« Cet organisme n’aura pas de légitimité de décision, mais « se fera entendre, » explique le président du Mulhouse O.N. », lit-on encore dans les colonnes du journal de l’Est.

Connaissant les priorités d’Horter, on peut imaginer que son conseil territorial fera tout pour pérenniser les divers avantages que le MON, et pour l’essentiel la famille Horter, ont acquis en jouant sur un maximum de tableaux.

Mais est-on sûr que Laurent laissera la présidence de la nouvelle ligue (élection la semaine prochaine) ? On affirme qu’il comptait y placer son fils Lionel, qui, après ses grandes réussites à la Direction technique nationale et dans la préparation olympique d’Yannick Agnel aux Jeux de Rio, est en effet un habitué des grands succès.

Mais ce dernier aurait risqué dans l’aventure d’endommager son statut professionnel – entraîneur, conseiller technique, professeur de sport – et donc n’a pas tenté de s’inscrire dans cette combinaison. Le nouvelle région aura laissé passer l’occasion de mettre à sa tête une vraie pointure.

A priori donc, Laurent le magnifique va se rabattre sur sa drôle de commission alsacienne. Mais attention, le Darth Vador mulhousien aurait jusqu’à ce mardi soir, date limite des candidatures au poste présidentiel, pour changer d’avis ou trouver une nouvelle combinaison gagnante. Alors, et alors seulement, le Lorrain David Wagner saura s’il peut dormir tranquille, horizon dégagé.

L’ART SUBTIL DE SE FAIRE RECRUTER PAR UNE UNIVERSITÉ AMÉRICAINE

POUR REJOINDRE L’UNIVERSITÉ, QUELQUE PART ENTRE KALAMBONG ET KALAMAZOO, IL EST CERTES BON DE NAGER VITE… MAIS PAS SI VITE QUE ÇA SI L’ON APPLIQUE L’ART DE BIEN SE VENDRE.

Éric LAHMY

Dimanche 29 Janvier 2017

L’art de recruter (l’expression est une insulte ou presqu’en France) un nageur (un basketteur, un employé, etc.) est porté au pinacle outre-Atlantique. Différences de conceptions, voire de cultures (réalisme contre idéalisme, place de l’individu dans la société), poids de l’Université US, esprit de concurrence.

Nouvelle illustration, pour moi, d’un article paru dans le site FloSwimming, article intitulé « Guide du Recrutement en université : sachez vous vendre », signé Maclin Simpson.

Le sujet est intéressant, parce que l’article s’adresse non pas aux recruteurs, mais bel et bien aux candidats recrutés. Sur le marché des étudiants sportifs, il n’y a pas que des Kathy Ledecky ou des Schooling. Si un Will Licon, un Murphy, une Di Rado, avaient, elles et eux, le choix entre des coachs universitaires empressés à les engager, la plupart des nageurs ne sont pas aussi performants et attractifs. C’est à ces troupes nombreuses que s’adresse Simpson. Nombreuses et inquiètes, explique-t-il, en raison des questions qui les assaillent : « Suis-je assez rapide pour nager dans un collège ? Comment attirer l’intérêt du coach ? Vais-je trouver un programme qui m’aidera à atteindre mes buts athlétiques et académiques ? » Ce genre d’angoisses, d’ailleurs, Simpson entend les dissiper : « dissiper le mythe selon lequel il faut nager très vite pour nager en collège. » « Et de rappeler qu’on peut nager dans trois divisions de niveau, appelées bien entendu, Division I, II et III.

Bien sûr, rien ne vaut nager vite pour attirer l’œil du coach. C’est un « must ». Faire partie du top 16 de la « conférence » vous confère, sans jeu de mots, un attrait irrésistible. Mais ne pas en être ne constitue pas une condamnation.  Simpson cite le cas  de Sarah Dunleavy, coach assistante et recruteuse pour Pittsburgh, qui  affirme viser les nageurs qui ont de la marge. La coach de Berkeley, devenue célèbre pour avoir attiré Natalie Coughlin (et ne pas l’avoir ratée) puis Missy Franklin, avait aussi une solide réputation dans ce domaine. Tout l’art du recruteur se situe là. Repérer « ceux qui volent en-dessous des radars. Certes, vous devez viser un certain potentiel, mais si je me contente de regarder dans les cent premiers, je puis très bien rater quelqu’un doté d’un gros potentiel » (Dunleavy).

C’est là, explique Simpson, que le nageur qui sait se vendre ne doit pas commettre de faux pas. Il pourra s’exposer sur trois sites, CollegeSwimming.com, NCSAsports.org, et Berecruited.com…

Mais si vos temps ne reflètent pas vos qualités aquatiques, poursuit Simson, il est désirable de contacter directement le(s) coach(es). Haro sur les intermédiaires. Il est toujours bon d’expliquer que vous n’avez jamais suivi un programme de poids et haltères, que vous êtes un nageur relativement neuf ou que vous ne vous entraîniez qu’une fois par jour. Il est toujours bon de lui définir vos buts, d’expliquer les raisons de votre intérêt pour son école et d’exposer vos accomplissements en dehors de la piscine elle-même. Une université, c’est une culture d’excellence, et donc autre chose que seulement des performances…

Simpson cite un autre coach, Dean Brownley (entre College), pour qui la meilleure façon pour un jeune d’accroître sa visibilité est encore de remplir le questionnaire proposé dans la plupart des sites. « Répondre à ce questionnaire, c’est entrer dans nos archives, et c’est pour moi avoir accès très vite à l’information. » Brownley raconte l’anecdote d’un aspirant nageur universitaire qui avait « cliqué » dans douze sites différents d’universités, alors qu’en moyenne, la plupart des nageurs se situent entre trois et cinq, et avait de ce fait attiré son attention. « Voilà quelqu’un de vraiment intéressé, qui fait sa recherche, et je serai intéressé à le contacter. »

Un autre coach, conseille aux aspirants boursiers de nager le plus possible dans les grands meetings, régionaux, nationaux ou nationaux juniors. « C’est en allant à ces réunions que vous pouvez être vus par les coaches. » Simpson offre d’autres conseils aux futurs nageurs universitaires, qui tournent autour de deux ou trois idées force. Ténacité, persistance (les coaches sont très sollicités, donc ne pas se décourager, être présent et attentif. Sans réponse sur une boîe mail, laisser un message sur les medias sociaux, etc.). Et insiste sur une chose à ne pas faire : faire intervenir vos parents. « A seize ou dix-sept ans, venir discuter avec le coach et se vendre tout seul est un signe positif que vous serez un sportif étudiant qui saura se développer à l’Université. »

 

http://www.floswimming.com/article/51107-college-recruiting-guide-marketing-yourself?mkt_tok=eyJpIjoiTVRZelpEVmxZekpoTlRFMyIsInQiOiJYVVwvSUpFSEJFZEYrV3NxOENwcHhZMmh2RGZxUHBZV1RuWmNsSmhaeTZJbTVWS2lvaE91RzNsRTRoSThrZXJhemhacEQzWHZWR0NGeU9cLzM2ZWY1U1RoZjcyTjdsTUZCU2lROFdyeWZFVnNFQmp0MUZJRndYMVNpVXU0TFhIczFiIn0%3D#.WIvgNrYrK8U?utm_campaign=General&utm_medium=Email&utm_source=Newsletter&utm_content=Article&utm_term=RecruitingGuide

L’EQUIPE U.S. A SES COACHES POUR BUDAPEST

Samedi 21 Janvier 2017

Dave Durden et Greg Mehan seront les entraîneurs chefs (head coaches) de l’équipe des USA aux championnats du monde 2017 (23-30 juillet à Budapest). Appointements annoncés jeudi dernier par Frank Busch (directeur d’équipe d’USA Swimming – la fédération américaine de natation). L’équipe US sera montée après les « trials » (sélections) des 27 juin-1er juillet à Indianapolis.

Dave Durden est l’entraîneur de l’équipe masculine de Cal ; il fut assistant de l’quipe olympique US de Rio, l’an dernier ; six de ses nageurs de Cal représentaient l’équipe US aux Jeux brésiliens : Nathan Adrian, Anthony Ervin, Ryan Murphy, Jacob Pebley, Jos Prenot et Tom Shields, et un seul n’a pas ramené au moins une médaille. Comme coach universitaire, ses « Can Bears » ont fini seconds des championnats universitaires (NCAA) dans chacune des sept dernières saisons.

« Chaque fois qu’il vous est demandé d’être le coach en chef d’une équipe US aux championnats du monde, il s’agit d’une immense honneur et d’une responsabilité, a déclaré Durden. Je suis anxieux de renouer de travailler avec Greg Mehan dans le secteur féminin, et j’espère que bous réussirons à produire un bon travail en Hongrie. nJe pense que nous aurons un bon alliage d’anciens et de nouveaux venus qui rendront l’équipe fière.

Mehan fut également coach assistant à Rio, et trois de ses nageuses de Stanford, Maya DiRado, Simone Manuel et Lia Neal se trouvaient aux Jeux, d’où elles ramenèrent neuf médailles. Son équipe a fini également seconde des NCAA féminins en 2016. A noter que depuis, il dirige les destinées d’une néo universitaire peu banale, Katie Ledecky.

LES GRANDES ET PETITES MANŒUVRES DE L’ÉLECTION A LA FFN

Éric LAHMY

Mercredi 18 Janvier 2017

Gilles Sezionale a été présenté par « L’Equipe » de mardi 17 janvier 2017 comme l’adversaire proclamé de Francis Luyce aux prochaines élections du président de la Fédération française de natation. La candidature de M. Sezionale ne date pas d’hier et représente une génération de dirigeants, inquiète du fonctionnement de la Fédération sous la férule d’un président depuis toujours plus empressé de régner en autocrate que de montrer la voie, et qui a perdu la main…

Le président de la nouvelle région Provence Côte d’Azur s’est fait depuis des années reconnaitre comme un leader naturel de la succession, puis (de guerre lasse) de l’opposition à Luyce. Car à force d’attendre que le président, menacé par la limite d’âge, et incapable de présider au renouvellement des cadres et des idées (la moyenne d’âge du Comité directeur n’a cessé de s’élever et dépasse aujourd’hui les soixante-dix ans) ne décide enfin de se démettre, on peut croire que M. Sezionale a perdu patience…

A-t-il trop attendu ? « M’entendre dire que je suis jeune, c’est bien sympathique, mais voilà, j’arrive à soixante ans », dit-il en riant. Dans l’assemblée de gérontes qu’est devenue la Fédération, c’est vrai qu’il fait presque gamin…

Bombardé « dentiste » par le quotidien du sport, il est en fait pharmacien de profession, directeur régional délégué d’Orion Grand Sud (un commerce de gros de produits pharmaceutiques). Il est également président délégué de la FFN. Il s’est montré discret jusqu’ici. Président de la Côte d’Azur, il a donc été reconduit il y a dix jours dans la région plus vaste, Provence-Côte d’Azur, née de la réforme régionale. Encouragé et poussé par tous ceux qui aimeraient une nouvelle donne fédérale – et lui reconnaissent un statut de leader naturel de l’opposition -, épaulé et accompagné par un groupe de dirigeants jeunes ou relativement jeunes comme Bernard Dalmont, Hélène Tachet des Combes, Denis Cadon, Christiane Guérin, qui ont montré de bonnes capacités à gérer et à innover et lui accordent leur confiance, il avait tendance à adopter un profil bas, attendant d’ailleurs d’être légitimé par l’élection avant de s’avancer.

Ajoutons qu’à défaut de mener campagne, M. Sezionale utilisait à plein son étiquette de vice-président délégué. Il apparait depuis ces derniers mois comme un vrai patron de la Fédération, à travers ainsi sa présidence de la commission développement de la natation course. Sezionale reste cependant sur ses gardes. Francis Luyce, depuis quelques mois, s’est montré plutôt boudeur et absent, mais on le sait « incapable de dételer » et on le devine à l’affût, désireux plus que tout de s’offrir un septième mandat. S’il parait aujourd’hui en position délicate, pour ne pas dire désespérée, il ne laissera pas passer la chance, si elle se présente, d’ajouter quatre années à la décrépitude que représente désormais son interminable administration.

Jusqu’ici, Sezionale n’avait pas trop fait connaitre ses prétentions, même si, pour tous, sa montée en puissance constituait un secret de Polichinelle. Son élection à la présidence de la nouvelle région apparaissait chose faite des mois avant qu’elle ne se réalise, M. Raymond Tappero, président de la Provence, ayant décidé de ne pas se représenter.

Mais l’étape suivante, celle de la Fédération, reste à conquérir, et tant que cela ne sera pas fait, M. Sezionale se méfiera sans doute à juste titre des mouvements dont Luyce aurait le secret. La chronique se plait à raconter la façon dont Arlette Franco, grande favorite à la succession d’Henri Sérandour, fut bel et bien trahie dans une élection précédente par ceux qui lui avaient promis leurs votes (mais il est vrai que depuis la situation a bien changé et Luyce aussi). En 2012, avant sa sixième mandature, Luyce avait promis à Sezionale (bombardé président délégué) et à son équipe de leur laisser sinon la réalité du pouvoir, du moins la haute main sur un grand nombre de décisions, avant de montrer par des choix d’autocrate que les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent.

L’élection à la présidence de la fédération française de natation, même si elle parait bien engagée pour le groupe Sezionale (M. Beurrier, président de l’Ile-de-France, s’est résolument déclaré en faveur du renouvellement), n’est toujours pas tout à fait jouée, ne serait-ce que parce que, pour l’essentiel, les postes des nouvelles grandes régions n’ont pas été distribués, et que certains résultats, stratégiques pour le rapport de forces qui présidera à l’élection du bureau directeur, demeurent incertains.

C’est ainsi que la nouvelle plus grande région de France (outre l’Île-de-France) est née de l’agglomération du Dauphiné Savoie, du Lyonnais et de l’Auvergne. Si le président du comité du Dauphiné-Savoie, Bernard Bodon, ne se (re)présente pas aux suffrages, en revanche l’affrontement est inévitable entre deux « élus de la Fédération » (lisez : deux membres du Comité directeur de la FFN), Denis Perret, président du comité du Lyonnais, et Denis Cadon, président du comité d’Auvergne. Les deux hommes ont comparé leurs programmes au cours d’une réunion tenue le 7 janvier à Bourg-en-Bresse. D’après les éléments dont je dispose, Cadon a mieux travaillé son programme et avancé diverses idées, largement inspirées de Claude Fauquet, notamment sur ce qu’il a appelé « une politique financière au service du financement », dont on a pu lire les détails « stratégiques » sur son site Facebook. Perret s’est efforcé d’y répondre mais avec quelque retard et sans trop d’imagination.

Perret est considéré comme un féal de Luyce et Cadon se présente comme un fidèle de Sezionale. Autant dire que le résultat de cette région, le 5 février prochain à Lyon, sera surveillé de près. Quelques autres régions : Franche-Comté et Lorraine, le 28 janvier à Dole ; Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées le 25 février à Toulouse ; pays de la Loire, le 21 janvier à Nantes ; Ile-de-France le 25 février à Paris…

Une spécificité étonnante est présentée par le Grand Est, qui réunit l’Alsace, la Lorraine et la Champagne.  Le Mulhousien Laurent Horter, 84 printemps, est candidat tout en se montrant fort contrarié par les nouvelles structures régionales qu’il voue aux gémonies sans doute parce qu’elles le dérangent dans ses habitudes d’homme fort de l’Alsace, et parait vouloir se situer à la fois en-dehors et à l’intérieur du système qu’il vilipende sans oublier de se présenter à l’élection (comprenne qui pourra).

En face de lui, le Lorrain David Wagner, métallurgiste de 47 ans, s’efforce, lui, de faire bouger les choses, et entend se battre pour ce qu’il appelle « une répartition plus égale des retours sur les clubs », répartition dont il semble  qu’elle a été pratiquée de façon assez fantaisiste, en faveur des copains et à la tête du client, dans le passé. M. Wagner est arrivé de façon originale à la natation, étant kayakiste et ayant trouvé « bizarre » qu’il n’y ait pas de club de natation chez lui. Est-ce statut qui lui permet de dominer l’élément liquide ?  Horter s’efforcera-t-il de le faire ramer ? A suivre.

GAVROCHE C’EST NIPPON NI MAUVAIS ?

ÉRIC LAHMY

Lundi 16 Janvier 2017

La sélection de jeunes français présents au Japon du dimanche 1er au dimanche 15 janvier, a nagé en meeting à Nagano. Camille Dauba a gagné un 200 quatre nages en 2’28s14 et terminé 2e d’un 100 brasse (15-18 ans) en 1’10s19 derrière le vainqueur japonais en 1’9s98.

Pauline Mahieu a dominé un 100 mètres dos en 1’0s90, Laurine Delhomme terminant 3e en 1’3s22, Johanna Desbordes, 7e (1’6s64). Mahieu a également nagé 1’0s70 au départ d’un relais quatre nages, et un 50 dos en 28s94 contre 29s33 pour Delhomme. Maxence Orange et G Mathieu ont gagné un 100 dos en 53s86 et 54s87. Johanna Desbordes, 4’20s25 et Cyrielle Duhamel, 4’23s51 sur 400 mètres quatre nages. Hugo Grandjean, 2e d’un 200 quatre nages en 2’9s80.

La Fédération a fort peu communiqué sur ce déplacement pourtant de prestige qui semble lié au programme Gavroche (à croire qu’elle se barricade) ; programme Gavroche auquel étaient conviées une vingtaine de personnes, nageurs et leurs entraîneurs particuliers. Il faut dire que tout ce que fait la Fédé parait placé sous le signe de l’improvisation, mais pas forcément d’une improvisation talentueuse, et le simple fait de parler de ce qu’elle fait est tellement approximatif que la menace de retours de baffes est élevée.

Le déplacement était prévu initialement en octobre, ce qui n’était pas non plus une très bonne date, vu la rentrée des classes, septembre eut été mieux sous cet angle. Mais la piscine n’était pas prête! Retardé, il aurait pu se tenir pendant les vacances de fin d’année, mais on se demande encore par quelle aberration, elle se retrouve une nouvelle fois non pas pendant les congés scolaires, mais après les fêtes, en plein dans les programmes scolaires, ils doivent le faire exprès, sans doute quelques « encadrants » voulaient passer Noël en famille ! A partir de là, les jeunes qui font partie du voyage auront à charge de récupérer les cours et les devoirs en retard ! La notion de sports-études est depuis longtemps passée au-dessus des têtes de nos pseudo-techniciens.

[J’entends souvent les Français se lamenter que leur nation n’est pas sportive. Quand je vois le fonctionnement irresponsable de la Fédé vis-à-vis des jeunes scolarisés, je comprends mieux pourquoi le sport ne peut pas être pris plus au sérieux par l’école et l’université!]

Mais le choix de janvier a aussi l’inconvénient d’être inintéressant sur le plan technique! En effet, emmener les entraîneurs des nageurs avait dans un premier temps pour but annoncé de faire participer ces entraîneurs à l’élaboration du programme de leurs éléments. En septembre ou à la rigueur en octobre, cela pouvait se justifier par le fait que la saison commençait. Début janvier, la saison des nageurs est sur rails, ce n’est plus le temps des changements d’aiguillages dans les programmations. D’après des témoignages recueillis, les entraîneurs déplacés au Japon n’ont guère eu d’ailleurs trop leur mot à dire sur le travail effectué.

A l’arrivée, d’aucuns ont qualifié leur déplacement de mi-touristique mi-sportif, ce qui est luxueux vu la distance parcourue et le fait qu’on ait compté autant d’invités.

Alors ? Gavroche, je le crains bien, vient de s’en prendre une bonne sur sa barricade… De ce déplacement qui a coûté fort cher, on attendra zéro résultat.

Peut-être quand même une carte postale de ci, de là ?

À AUSTIN, ON A NAGÉ DANS LE SIROP D’ÉRABLE

Éric LAHMY

Lundi 16 Janvier 2017

Le meeting Arena d’Austin a été dominé par les performances des Canadiennes, lesquelles ont enlevé l’essentiel des épreuves. Côté messieurs, les Japonais, Shinri Shioura (50 et 100 mètres) et Daya Seto (200 et 400 quatre nages, 100 et 200 papillon) ont été en pointe. A noter aussi le doublé de demi-fond du Danois Anton Oe Ipsen. Après un brillant 1’55s95 sur 200 mètres dos, Jacob Pebley a été nettement dominé, sur la distance inférieure, par Matthew Grevers, le champion olympique de Londres, toujours bon pied bon œil à bientôt 32 ans (le 26 mars prochain). Lucie Nordmann, 16 ans, 1,83m, de Magnolia swimming, devança les Canadiennes de service, Danielle Hanus et Kayla Sanchez.

PREMIER JOUR.- MESSIEURS.- 100 libre: 1. Shinri Shioura JPN, 49s16; 2. Ryan Held, 49s32; 3. Yuri Kisil, CAN, 49s51; 4. Daniel Krueger, 49s89. 400 libre: 1. Anton Oe Ipsen, DAN, 3’49s59. 200 brasse: 1. Josh Prenot, 2’11s15 ; 2. Nicolas Finck, 2’11s40; 3. Andrew Wilson, 2’13s12. 100 papillon: 1. Daya Seto, JPN, 52s67; 2. Michael Andrew, 53s32; 3. Marcos Lavado, VEN, 53s85.

DAMES.- 100 libre: 1. Amanda Weir, 30 ans, 54s60 ; 2. Kayla Sanchez, CAN, 15 ans, 55s19; 3. Alexia Zevnik, CAN, 55s21 ; 4. Michelle Williams, CAN, 55s31 ; 5. Taylor Ruck, CAN, 55s43;…8. Béryl GASTALDELLO, FRA, 56s96 (séries, 56s40). 400 libre: 1. Ashley Twichell, 4’8s99; 2. Mary-Sophie Harvey, CAN, 4’9s69; 3. Melanie Margalis, 4’10s54; 4. Holly Hibbott, GBR, 4’10s56; 5. Hannah Moore, 4’11s46. 200 brasse: 1. Melanie Margalis, 2’26s14 ; 2. Breeja Larson, 2’27s37 ; 3. Sydney Pickrem, CAN, 2’27s42. 100 papillon : 1. Sarah Gibson, 58s94; 2. Rebecca Smith, CAN, 59s24 ; 3. Eva Merrell, 59s57 (séries, 59s34). Béryl GASTALDELLO, FRA, 1’1s23 en séries, forfait pour la finale.

DEUXIEME JOUR.- MESSIEURS.- 50 libre : 1. Shinri Shioura, JPN, 22s44 ; 2. Youri Kisil, CAN, 22s46; 3. Michael Andrew, 22s65; 4. Matt Grevers, 22s66. 200 libre : 1. Marcos Alfonso Lavado Mora, VEN, 1’48s90. 200 dos : 1. Jacob Pebley, 1’55s95; 2. Sean Lehane, 2’0s33 (en série, 2’0s27); 3. Hennessy Stuart, 2’0s47 (en série, 2’0s20). 400 4 nages : 1. Daya Seto, JPN, 4’13s80; 2. Anton Oe Ipsen, DAN, 4’21s07.

DAMES.- 50 libre : 1. Michelle Williams, CAN, 25s16; 2. Kylee Perry, 25s51; 3. Natalie Labonge, 25s64; 4. Béryl GASTALDELLO, FRA, 25s65. 200 libre : 1. Melanie Margalis, 1’58s78 ; 2. Hali Flickinger, 1’59s20; 3. Kayla Sanchez, CAN,1’59s81. 200 dos : 1. Hilary Caldwell, CAN, 2’9s76; 2. Eva Merrell, 2’10s22; 3. McKenzie Glover, CAN, 2’11s18. 400 4 nages : 1. Mary-Sophie Harvey, CAN, 4’37s89 ; 2. Erika Seltenreich-Hodgson, CAN, 4’39s51; 3. Sidney Pickrem, CAN et USA, 4’44s40.

TROISIEME JOUR.- MESSIEURS. 1500 libre : 1. Anton Oe Ipsen, DAN, 15’13s45; 2. Naito Ehara, JPN, 15’19s36. 100 dos : 1. Matt Grevers, 53s31; 2. Jacob Pebley, 54s05. 100 brasse : 1. Andrew Wilson, 1’0s63; 2. Nicolas Fink, 1’1s03, et Josh Prenot, 1’1s03; 4. Michael Andrew, 1’1s20 (en série, 1’1s05). 200 papillon: 1. Daya Seto, JPN, 1’57s73; 2. Marcos Alfonso Lavado Mora, VEN, 1’57s94. 200 4 nages : 1. Daya Seto, JPN, 1’58s77; 2. Josh Prenot, 1’58s95; 3. Michael Andrew, 17 ans, 2’1s96 (en série, 2’1s63).

DAMES.- 800 libre : 1. Ashley Twichell, 8’30s19; 2. Hannah Moore, 8’32s82; 3. Olivia Anderson, CAN, 8’35s10. 100 dos : 1. Lucie Nordmann, 1’1s21; 2. Danielle Hanus, CAN, 1’1s49. 100 brasse: 1. Breeja Larson, 1’7s17; 2. Melanie Margalis, 1’7s88. 200 papillon: 1. Hali Flickinger, 2’8s77. 200 4 nages: 1. Melanie Margalis, 2’11s06; 2. Mary-Sophie Harvey, CAN, 2’12s32 ; 3. Erika Seltenreich-Hodgson, CAN, 2’12s70.

CHAD LE CLOS CHANGE DE COACH ET PRÉPARE SA RECONVERSION

ÉRIC LAHMY

Dimanche 15 Janvier 2017

Le Sud-Africain Chad Le Clos avait voici trois mois environ décidé de rompre avec son entraîneur de toujours (aujourd’hui entraîneur national), Graham Hill, qui se tenait au bord du bassin depuis que le petit Chad avait l’âge de huit ans. Leur équipage a duré quinze ans.

Chad, qui a été champion olympique du 200 mètres papillon aux Jeux olympiques de Londres en 2012, médaillé d’argent olympique du 100 mètres papillon à Londres et à Rio, et toujours d’argent, du 200 libre à Rio, vient d’annoncer qu’il s’entraînera désormais avec l’Italien Andrea Di Nino, fameux pour ses collaborations avec le Serbe Milorad Cavic et le Russe Evgueny Korotyshkin.

Di Nino a mis au point à l’Université d’Udine un programme intitulé « ADN » dont je n’arrive pas encore à décider s’il confine au génie ou à l’esbroufe (ou aux deux ?). Il a été dans le passé l’assistant, aux USA, de Michael Lohberg, le coach allemand de Dara Torres. Entre 2005 et 2014, dans son « ADN swim project », il a coaché Evgeny Korotyshkin (Russie), Andrey Govorov (Ukraine), Sergey Fesikov (Russie), Milorad Cavic (Serbie), Jason Dunford (Kenya), Roman Sludnov (Russie), Randall Bal (USA), Fabiola Molina (Brésil), Gabriel Mangabeira (Brésil), Triin Aljand (Estonie) Miroslava Najdanovski (Serbie).

Si vous notez ces noms et leur trouvez leur point commun, vous notez que Di Nino attire à lui des nageurs privés de systèmes professionnels valides, souvent en raison de leur nationalité

LeClos a aussi annoncé l’engagement de l’Australien Robert Hurley, ancien recordman du monde, aujourd’hui à l’arrêt pour blessure, au titre de « performance manager ». Hurley dirigera aussi les équipes d’élite et « développement » de la (nouvelle) académie de natation Chad Le Clos qu’il vient de fonder au Cap. En fait, on peut se demander si son abandon de Graham Hill ne tient pas au fait que Chad, créant son propre « team » de natation, trouve nécessaire, pour des raisons de prestige commercial, de défendre les couleurs de sa propre entreprise.