Mois : octobre 2018

BUENOS AIRES – OLYMPIQUES DES JEUNES (2) LE 200 METRES A KRISTOF MILAK, LE 100 DOS A KLIMENT KOLESNIKOV : VENT D’EST SUR BUENOS-AIRES

ÉRIC LAHMY

Mardi 9 octobre 2018

Kliment KOLESNIKOV étant le champion d’Europe en titre du 100 mètres dos, on ne s’étonnera pas de le voir ici remporter le titre junior sur la distance. Il s’est d’ailleurs trouvé à Buenos Aires deux adversaires à sa mesure, un Roumain et un Italien, qui l’ont serré de près.

KOLESNIKOV n’a pas eu à pousser pour l’emporter. Thomas CECCON, 3e, avait fini 5e des championnats d’Europe en août dernier, tandis que Daniel Cristian MARIN est plutôt considéré comme un spécialiste du 200 dos.

Doit-on s’étonner de voir trois Européens sur le podium, cinq nageurs du vieux continent en finale ? Doit-on surtout ne voir que très peu de filles et garçons des USA se presser dans les finales ? Sans doute pas. A la vérité, ces « olympiques » ou plutôt ces pseudo-olympiques sont mal placés pour permettre à des jeunes écoliers ou étudiants de se déplacer pendant deux semaines, et je crois que l’école et l’université US sont assez intransigeantes sur le sujet.

Cela ne conforte pas cette compétition qui a en plus le défaut de faire accroire des choses qui ne le sont pas. Les vainqueurs de ces jours en Argentine ne sont pas des champions olympiques, mais il est également certain que bien des gens vont dire qu’ils le sont et que bien d’autres vont les présenter comme tels.

Champion olympique de la jeunesse, c’est un abus de langage qui a été voulu, ô ironie, par le Comité International Olympique et on ne pourra rien faire contre ça. Cela répond à la voie inflationniste ou. « dévaluationniste » du sport actuel. J’ai comme ça quelques copains qui nagent en masters et qui me disent être « champions du monde. » Au moment où ils me le disent, j’avoue qu’un ange passe.

Ces Jeux de la jeunesse, olympiques ou pas, participent d’un programme de compétitions qui ne respecte plus les alternances de phases d’entraînement, celles de repos. Tout n’est plus que performances, du 1er janvier au 31 décembre, et face à ce déluge, je ressens une certaine lassitude.

Quoiqu’il en soit, il est des natations qui résistent à l’appel de ces rendez-vous qu’ils doivent juger superflus, ou, au moins, à ne pas leur accorder une excessive attention.

Les USA semblent être de ceux-là. Chose qui dévalue le rendez-vous argentin. Je ne sais ce que vaudra le titre du 100 mètres féminin de Buenos Aires en l’absence de Gretchen WALSH ou de Claire ADAMS ? Le 800 en l’absence d’Erica SULLIVAN ou Mariah DENIGAN ?

Chez les hommes, le 100 mètres sans Drew KIBLER, 18 ans, ou des 16 ans comme Destin LASCO et Adam CHANEY ? Le 1500 mètres sans Robert FINKE, 14’55s à 18 ans ?

Parlons plutôt des courses qui se sont déroulées : Kristof MILAK, le vainqueur du 200 mètres, est un beau nageur, mais Jack LEVANT, des North Texas Nadadores, a nagé 1’46s39 et 1’46s46, soit une pleine seconde plus vite, à deux reprises, fin juillet dernier.

Sur 200 papillon filles, les 2’10s37 de Blanca BERECZ n’auraient pas suffi en face de Reagan SMITH, 16 ans, 2’7s42, pas plus que les 1’0s45 de Daria VASKINA au 100 dos en face des 58s83 de Regan SMITH, 16 ans, des 59s12 de Phoebe BACON, 15 ans ou même des 59s77 de Katharine BERKOFF, 17 ans…

Mais bien entendu, il y a un Kliment KOLESNIKOV qui sauve la mise des joutes de Buenos-Aires en lui ajoutant un parfum de sensationnel. Mais suffit-il à la légitimer ?

Revenons à MILAK, qui a montré sur 200 comme sur 400 la veille son art de maîtriser une course et d’emballer celle-ci par une forte accélération. Le Hongrois est certes attendu sur 200 mètres papillon, où il a dangereusement approché avec 1’52s79 le record du monde aux championnats d’Europe de Glasgow. Il devrait être, par le nombre de ses succès, un des grands nageurs de Buenos-Aires.

Sur 100 mètres brasse, SUN Jiajun, le vainqueur chinois, a montré une classe au-dessus. Dans la première longueur, le Sud-Africain Michael James MOULIE passe en tête, mais beaucoup trop vite pour sa valeur, en 27s43, puis il va payer cher son panache. SUN suit (27s72) puis passe et finit largement devant deux bons finisseurs.

Daria VASKINA, 16 ans, 1,78m, remporte le 100 dos dames, devance l’Australienne Taylor (Pumba) McKEOWN, 17 ans, 1,76m et Rhyan WHITE, USA, 18 ans, 1,65m. C’est donc la plus jeune qui gagne, et la plus apte à « finir ».

(ericlahmy@yahoo.com)

MESSIEURS.- 200 libre : 1. Kristof MILAK, Hongrie, 1’47s73 (25s68, 53s47, 1’21s07, soit 25s68, 27s79, 27s60, 26s72) ; 2. Robin HANSSON, Suède, 1’48s14 (25s39, 53s17, 1’20s58, soit 25s39, 27s78, 27s41, 27s56); 3. Denis LOKTEV, Israël, 1’48s53 (25s56, 53s45, 1’21s07, soit 25s66, 27s79, 27s62, 27s46); 4. Jakub KRASKA, Pologne, 1’48s65; 5. Keisuke YOSHIDA, Japon, 1’48s75).

100 dos : Kliment KOLESNIKOV, Russie, 53s26 (25s91 + 27s35) ; 2. Daniel Cristian MARTIN, Roumanie, 53s59 (25s65 + 27s94) ; 3. Thomas CECCON, Italie, 53s65 (26s64 + 27s01) ; 4. Guanbin WANG, Chine, 55s33.

100 brasse : 1. SUN Jiajun, Chine, 1’0s59 ; 2. Denis PETRASHOV, Kirghizie, 1’1s34; 3. Taku TANIGUCHI, Japon, 1’1s40.

200 4 nages : 1. Tomoe HVAS, Norvège, 1’59s58 (25s03, 54s98, 1’30s03, soit, 25s03, 29s95, 35s05, 29s55); 2. Thomas CECCON, Italie, 2’1s29; 3. Finlay KNOX, Canada, 2’1s91.

DAMES.- 100 dos : 1. Daria VASKINA, Russie, 1’0s45 (29s60) ; 2. Kaylee MCKEOWN, Australie, 1’0s58 (29s26); 3. Rhyan WHITE, USA, 1’0s60 (29s36); 4. Polina EGOROVA, Russie, 1’1s25 (29s46); 5. Madison BROAD, Canada, 1’1s37 (29s74).

50 brasse : 1. Agne SELEIKATE, Lituanie, 31s37

200 papillon : 1. Blanca BERECZ, Hongrie, 2’10s37 ; 2. Dune COETZEE, Afrique du Sud, 2’11s71 ; 3. Michaela RYAN, Australie, 2’13s12.         

4×100 4 nages : 1. CHINE, 4’5s18 ; 2. AUSTRALIE, 4’5s46 ; 3. RUSSIE, 4’6s07. Meilleurs parcours individuels, en dos, Kaylee MCKEOWN, Australie, 1’1s61, PENG Xuwei, Chine, 1’1s64, et Rhyan WHITE, USA, 1’1s66 ; en brasse, Anastasia MAKAROVA, Russie, 1’8s63, en papillon, LIN Xintong, Chine, 59s42, et Polina EGOROVA, Russie, 59s50, en crawl, YANG Junxuan, Chine, 53s99.

BUENOS AIRES – OLYMPIQUES DES JEUNES (1) : KRISTOF MILAK GAGNE LE 400 SUR TOUS LES RYTHMES DU TANGO

ÉRIC LAHMY

Lundi 8 Octobre 2018

Les épreuves de natation de cette originale compétition qu’on appelle Jeux olympiques des jeunes ont débuté à Buenos Aires. La première finale a vu, sur 400 mètres, le vainqueur, Kristof MILAK, s’imposer nettement, quoique d’une assez petite marge, les quatre nageurs dominants terminant leur effort dans 0s77.

Si l’on se réfère à ses deux moitiés de course, en 1’53s93 et 1’54s15, MILAK respecte un train « parfait. » Mais si l’on détaille son effort, il n’en est rien…

Il est en fait difficile de décrypter ses soucis tactiques. Milak n’a pas mené un centimètre jusqu’au mur du dernier virage, son souci apparent étant de « survivre » pendant l’épreuve. Il effectue de continuels changements de rythme et replacements, très loin de l’égalité d’allure prônée habituellement, avec notamment une troisième longueur nonchalante en 29s99 qui le « propulse » en dernière place. Un ultime parcours en 26s76 donne la victoire au Hongrois.

Le rythme est donné par l’Israélien LOKTEV qui passe en 25s87, 54s49, 1’23s90. Le Japonais YOSHIDA, qui le serre de près, passe devant à mi-course, en 1’53s19. L’Italien  DE TULLIO produit alors un gros effort, se projette en tête (2’22ss89), mais se fait passer aux 300 par le Vietnamien Huy Hoang NGUYEN, 2’52s19 contre 2’52s24. Le duel entre ces deux continue, mais ni MILAK, qui n’est jamais passé devant, ni YOSHIDA ne sont largués et ce sont eux qui attaquent.

Les passages de MILAK, 26s24, 55s20, 1’25s19, 1’53s93, 2’23s11, 2’52s81, 3’21s32, 3’48s08, soit: 26s24, 28s96, 29s99, 28s74, 29s18, 29s70, 28s51, 26s76.

Si l’on ne tient pas compte de son premier et de son dernier 50, on note qu’il varie constamment son allure, entre 28s51 et 29s99. Le fait qu’il ne mène pas montre qu’il a confiance dans sa vitesse terminale. A défaut de clairement comprendre son plan de course ou seulement de croire qu’il en avait un, je note sa capacité de varier les allures sans se brûler, sorte de flexibilité qui laisse croire qu’il a été entraîné dans cette optique et qu’il sait accélérer et décélérer sans se mettre en danger.

Au-delà de l’analyse de course, on doit également considérer sa solidité physiologique. Le vainqueur n’est pas seulement un habile stratège, c’est aussi un athlète supérieurement préparé.

Cyrielle DUHAMEL est montée sur le podium du 200 mètres quatre nages dames. La victoire est revenue à une jeunesse de 15 ans, l’Israélienne Anastasia GORBENKO qui a semblé dépassée en papillon (29s31) et en dos (34s12), mais passe en tête avec la brasse (38s06) et accroit son avance en crawl (31s39). La course est d’une valeur technique assez moyenne, et la Française s’est installée en troisième position, qu’elle ne quittera plus, avec 29s05 à l’issue du papillon,  1’3s42 après le dos, 1’42s42 en brasse et 31s73 pour finir. Cyrielle est également engagée sur 200 papillon et 200 dos…

Dans le relais quatre fois 100 mètres libre mixte, Kliment KOLESNIKOV a lancé le quatuor russe en 48s17. L’avance qu’il donnera à ses équipiers ne sera pas reprise. Pour la Pologne, Jakub KRASKA signe un temps de 49s12.

MESSIEURS.- 400 libre : 1. Kristof MILAK, Hongrie, 3’48s08; 2. Marco DE TULLIO, Italie, 3’48s55; 3. Keisuke YOSHIDA, Japon, 3’48s68 ; 4. Huy Hoang NGUYEN, 3’48s85 ; 5. Akos KALMAR, Hongrie, 3’51s56; 6. Denis LOKTEV, Israël, 3’52s12.

DAMES.- 200 4 nages : 1. Anastasia GORBENKO, Israël, 2’12s88; 2. Anja CREVAR, Serbie, 2’13s88; 3. Cyrielle DUHAMEL, FRANCE, 2’14s15.

BUDAPEST : ON PREND LES MÊMES ET ON RECOMMENCE

Eric LAHMY

Lundi 8 Octobre 2018

Résultats du meeting de Budapest (4-6 octobre 2018)

Katinka HOSSZU, quatre victoires (200 papillon, 100, 200 et 400 quatre nages) et deux 3e places (100 et 200 dos), Vladimir MOROZOV (50 et 100 mètres et 100 quatre nages) et Mitchell LARKIN (200 et 200 dos, 200 4 nages) font un carton en termes de médailles. MOROZOV brille aussi au niveau performances, avec 20s41 et 45s30 en nage libre. Alia ATKINSON s’octroie  – comme Felipe LIMA chez les hommes –  la part du lion en brasse, aux dépens du monopole habituel de Julie EFIMOVA réduite à une victoire, sur 200 brasse. La Jamaïcaine brille aussi au plan chronométrique ; comme la Chinoise Jianjiahe WANG, maîtresse en demi-fond. Blake PIERONI ajoute l’argent du 100 et du 400 à l’or sur 200 mètres, montrant l’étendue de son registre. SJÖSTRÖM qui continue de se plaindre d’une certaine lassitude gagne le 200 mètres, qu’elle néglige en grande compétition mais se laisse déborder sur ce qui est le cœur de son royaume, 100 libre (KROMOWIDJOJO) et papillon (DAHLIA). Chad LE CLOS double en papillon (100 et 200).  SANTOS devient le papillon le plus « vite » du monde.

 MESSIEURS.-

50 mètres : 1. Vladimir MOROZOV, Russie, 20s51 ; 2. Benjamin PROUD, Grande-Bretagne, 20s89 ; 3. Bradley TANDY, Af. Sud, 21s06 ; 4. Kristian GKOLOMEEV, Grèce, 21s22; 5. Maxim LOBANOVSKIJ, Hongrie, 21s25; 6. Jesse PUTS, Pays-Bas, 21s35; 7. Kosuke MATSUI, Japon, 21s38 (en séries, 21s21) ; 8. Michael ANDREW, USA, 21s42 (en séries, 21s36).

100 mètres : 1. Vladimir MOROZOV, Russie, 45s30 ; 2. Blake PIERONI, USA, 46s25 ; 3. Pieter TIMMERS, Belgique, 46s67 ; 4. Vladislav GRINEV, Russie, 46s79 ; 5. Nandor NEMETH, Hongrie, 47s02. En séries, Mehdy METELLA, FRANCE, 9e, 48s09

200 mètres : 1. Blake PIERONI, USA, 1’42s ; 2. Chad LE CLOS, Afrique du Sud, 1’42s78 ; 3. Vladimir MOROZOV, Russie, 1’43s01 ; 4. Vladislav GRINEV, Russie, 1’43s51 ; 5. Velimir STJEPANOVIC, Serbie, 1’43s90 ; 6. Mack HORTON, Australie, 1’44s27.   

400 mètres : 1. Mackenzie HORTON, Australie, 3’41s78 ; 2. Blake PIERONI, USA, 3’42s74 ; 3. Wojciech WOJDAK, Pologne, 3’43s52 ; 4. Poul ZELLMANN, Allemagne, 3’44s04.

1500 mètres: 1. Mackenzie HORTON, Australie, 14’39s84 ; 2. David LAKTOS, Hongrie, 14’47s74; 3. Ziao QIU, Chine, 14’51s98; 4. Wojciech WOJDAK, 14’54s24.

50 dos : 1. Michael ANDREW, USA, 23s19; 2. Vladimir MOROZOV, Russie, 23s29; 3. Mitchell LARKIN, 23s37.

100 dos : 1. Mitchell LARKIN, Australie, 49s96 ; 2. Michael ANDREW, USA, 50s36; 3. Ryosuke IRIE, Japon, 50s46 ; 4. Grigory TARASEVICH, Russie, 51s20 ; 5. Tomas FRANTA, Tchèque, 51s38.

200 dos : 1. Mitchell LARKIN, Australie, 1’49s52 ; 2. Ryosuke IRIE, Japon, 1’50s97.

50 brasse: 1. Felipe LIMA, Brésil, 25s88; 2. Peter STEVENS, Slovaquie, 26s06; 3. Kirill PRIGODA, Russie, 26s06; 4. Michael ANDREW, USA, 26s20; 5. Lizhuo WANG, Chine, 26s31; 6. Nic FINK, USA, 26s39.

100 brasse: 1. Felipe LIMA, Brésil, 56s69; 2. Anton CHUPKOV, Russie, 56s97 ; 3. Lizhuo WANG, Chine, 57s03 ; 4. Kirill PRIGODA, Russie, 57s23 ; 5. Daya SETO, Japon, 57s31 ; 6. Hayato WATANABE, Japon, 57s57 ; 7. Nic FINK, USA, 57s73 (en séries, 57s63) ; 8. Arno KAMMINGA, Pays-Bas, 58s19 (en séries, 58s16). En séries, Christopher ROTH BAUER, Autriche, 58s66

200 brasse : 1. Kirill PRIGODA, Russie, 2’1s58 ; 2. Anton CHUPKOV, Russie, 2’1s86 ; 3. Nic FINK, USA, 2’3s37; 4. Kazuki KOHINATA, Japon, 2’4s01; 5. Hayato WATANABE, Japon, 2’5s01

50 papillon : 1.Nicholas SANTOS, Brésil, 21s75 (record du monde ; ancien, 21s80 par Steffen DEIBLER, Allemagne) ; 2. Chad LE CLOS, Afrique du Sud, 22s11 ; 3. Kosuke MATSUI, Japon, 22s62 ; 4. Jesse PUTS, Pays-Bas, 22s72 ; 5. Ryan COETZEE, Afrique du Sud, 22s73 ; 6. Szebasztian SZABO, Hongrie, 22s80 ; 7. Riku POITAKIVI, Finlande, 22s83 ; 8. MEHDY METELLA, FRANCE, 22s95.

100 papillon : 1. Chad LE CLOS, Af. Sud, 49s22 ; 2. Mehdy METELLA, France, 49s71 (record) ; 3. Nicholas SANTOS, Brésil, 50s12.

200 papillon: 1. Chad LE CLOS, Af. Sud, 1’50s29 ; 2. Daya SETO, Japon, 1’51s01 ; 3. Yuya YAJIMA, Japon, 1’51s80; 4. Laszlo CSEH, Hongrie, 1’53s25; 5. Bence BICZO, Hongrie, 1’53s83; 6. David VERRASZTO, Hongrie, 1’54s06.

100 4 nages : 1. Vladimir MOROZOV, Russie, 50s32 ; 2. Michael ANDREW, USA, 51s55 ; 3. Kosuke METSUI, Japon, 53s08 (en séries, 52s75).

200 4 nages: 1. Mitchell LARKIN, Australie, 1’52s96; 2. Laszlo CSEH, Hongrie, 1’55s05; 3.Nick FINK, USA, 1’55s10; 4. David VERRASZTO, Hongrie, 1’55s15. Séries, Hugo GONZALEZ, Espagne, 1’55s40.

400 quatre nages : 1. Daya SETO, Japon, 4’1s18 ; 2. David VERRASZTO, Hongrie, 4’3s05; 3. Joan Lluis PONS RAMON, Espagne, 4’8s38.

DAMES.- 50 mètres : 1. Ranomi KROMOWIDJOJO, Pays-Bas, 23s23 ; 2. Sarah SJÖSTRÖM, Suède, 23s36 ; 3. Femke HEEMSKERK, Pays-Bas, 23s67; 4. Pernilla BLUME, Danemark, 23s75; 5. Maria KAMENEVA, Russie, 24s08.

100 mètres : 1. Ranomi KROMOWIDJOJO, Pays-Bas, 51s01 ; 2. Sarah SJÖSTRÖM, Suède, 51s22 ; 3. Femke HEEMSKERK, Pays-Bas, 51s74; 4. Pernille BLUME, 52s19; 5. Kelsi DAHLIA, USA, 52s54; 6. Michelle COLEMAN, Suède, 52s45; 7. Mariia KAMENEVA, Russie, 52s84.

200 mètres: 1. Sarah SJÖSTRÖM, Suède, 1’51s60: 2. Femke HEEMSKERK, Pays-Bas, 1’52s08; 3.Jianhae WANG, Chine, 1’53s31; 4. Melanie MARGALIS, USA, 1’53s57; 5. Michelle COLEMAN, Suède, 1’55s74; 6. Anna EGOROVA, 1’56s21. En séries, Leah SMITH, USA, 1’55s93.

400 mètres : 1. Jianjiahe WANG, Chine, 3’53s97 (record du monde, ancien Mireia Belmonte, Espagne, 3’54s52 le 11 août 2013 ; record du monde junior, ancien par elle-même) ; 2. Leah SMITH, USA, 3’58s94 ; 3. Femke HEEMSKERK, Pays-Bas, 4’0s03 ; 4. Anna EGOROVA, Russie, 4’1s26 ; 5. Catalina CORRO, Espagne, 4’5s88; 6. Mireia BELMONTE, Espagne, 4’7s43.

800 mètres: 1. Jianjiahe WANG, Chine, 7’59s44 (record du monde juniors, ancien, 8’3s86 par elle-même) ; 2. Leah SMITH, USA, 8’16s25 ; 3. Anna EGOROVA, Russie, 8’22s24 ; 4. Jimena PEREZ, Espagne, 8’24s07 ; 5. Mireia BELMONTE, Espagne, 8’24s58.

50 dos : 1. Emily SEEBOHM, Australie, 26s05 ; 2. Georgia DAVIES, Grande-Bretagne, 26s13; 3. Ranomi KROMOWIDJOJO, Pays-Bas, 26s19; 4. Kathleen BAKER, USA, 26s30; 5. Etiene MEDEIROS, Brésil, 26s34.

100 dos : 1. Emily SEEBOHM, Australie, 55s81 ; 2. Kathleen BAKER, USA, 56s04 ; 3. Katinka HOSSZU, Hongrie, 56s08; 4. Georgia DAVIES, Grande-Bretagne, 56s75; 5. Mariia KAMENEVA, Russie, 57s27; 6. Etiene MEDEIROS, Brésil, 58s01.

200 dos : 1. Emily SEEBOHM, Australie, 1’59s94 ; 2. Kathleen BAKER, USA, 2’0s69: 3. Katinka HOSSZU, Hongrie, 2’1s00; 4. Michelle COLEMAN, Suède, 2’4s63; 5. Katalin BURIAN, Hongrie, 2’6s38 (en séries, 2’6s16).

50 brasse : 1. Alia ATKINSON, Jamaïque, 28s56 (record du monde : ancien, 28s64 par elle-même) ; 2. Julia EFIMOVA, Russie, 29s22 ; 3. Molly HANNIS, USA, 29s51 ; 4. Emily SEEBOHM, Australie, 29s96 ; 5. Jenna LAUKANEN, Finlande, 30s04.

100 brasse: 1. Alia ATKINSON, Jamaïque, 1’2s80; 2.Julia EFIMOVA, Russie, 1’3s48 ; 3. Vitalina SIMONOVA, Russie, 1’4s67 ; 4. Molly HANNIS, USA, 1’4s85 ; 5. YU Jingyao, Chine, 1’5s78.

200 brasse: 1. Julia EFIMOVA, Russie, 2’17s88; 2. Vitalina SIMONOVA, Russie, 2’19s43 ; 3. Melanie MARGALIS, USA, 2420s30 ; 4. Jessica VAL, Espagne, 2’20s81 ; 5. Jingyao YU, Chine, 2’21s44.

50 papillon : 1. Ranomi KROMOWIDJOJO, Pays-Bas, 24s65 ; 2. Sarah SJÖSTRÖM, Suède, 24s82 ; 3. Kelsi DAHLIA, USA, 24s87 ; 4. Maalke DE WAARD, Pays-Bas, 25s32 ; 5. Yufei ZHANG, Chine, et Kimberley BUYS, Belgique, 25s46.

100 papillon : 1. Kelsi DAHLIA, USA, 54s84 ; 2. Sarah SJÖSTRÖM, 54s96 ; 3. Yufei ZHANG, Chine, 56s27 ; 4. Tayla LOVEMORE, Af. Sud, 56s84 ; 5. Kimberley BUYS, Belgique, 56s99.

200 papillon: 1. Katinka HOSSZU, Hongrie, 2’3s14; 2. Yufei ZHANG, Chine, 2’3s29; 3. Kelsi DAHLIA, USA, 2’3s33

100 4 nages : 1. Katinka HOSSZU, Hongrie, 57s64 ; 2. Sarah SJÖSTRÖM, Suède, 57s75; 3. Kathleen BAKER, USA, 58s02; 4. Emily SEEBOHM, Australie, 58s33; 5. Alia ATKINSON, Jamaïque, 59s03; 6. Melanie MARGALIS, USA, 59s11.

200 4 nages : 1. Katinka HOSSZU, Hongrie, 2’4s13 ; 2. Melanie MARGALIS, USA, 2’4s65 ; 3. Emily SEEBOHM, Australie, 2’6s37; 4. Yui OHASHI, Japon, 2’6s90; 5. Min ZHOU, Chine, 2’7s73 ; 6. Zsuzsanna JAKABOS, Hongrie, 2’7s89.

400 4 nages:1. Katinka HOSSZU, Hongrie, 4’23s55 ; 2. Yui OHASHI, Japon, 4’27s23; 3. Zuzsanna JAKABOS, Hongrie, 4’30s ; 4. Catalina CORRO, Espagne, 4’30s21 ; 5. Leah SMITH, USA, 4’32s84.

 

MEETING DE BUDAPEST (4) CHRONOS D’OR POUR WANG (800), ATKINSON (50 BRASSE) et SANTOS (50 PAPILLON) ; KROMOWIDJOJO ET DAHLIA SE PARTAGENT LES DEPOUILLES DE SJÖSTRÖM.

Eric LAHMY

Lundi 8 Octobre 2018

Alia ATKINSON, après un très bon 100 mètres brasse, qui indiquait un net retour en forme de la Jamaïcaine, a battu le lendemain, samedi dernier, le record du monde, petit bassin, du 50 brasse ; la Jamaïcaine, laquelle doit, de toute évidence, lorgner vers les championnats du monde en petit bassin, en décembre, dans 64 jours, à Hangzhou (Chine), où elle devrait pouvoir poser quelques soucis à la Russe EFIMOVA. Et réciproquement, d’ailleurs. En grattant de huit centièmes son record du monde, ATKINSON a laissé EFIMOVA à un mètre, ce qui n’est pas rien en sprint.

Le troisième jour du meeting Coupe du monde de Budapest a donné lieu à quelques autres belles performances, parmi lesquelles surplombe le record du monde junior de la Chinoise WANG, dont la grande forme ne se dément pas. Cette fois, c’est sur 800 mètres, et ses 7’59s44 frôlent les 7’59s34, record absolu, de Mireia BELMONTE en août 2013. Jianjiahe WANG détenait le record junior avec 8’3s86 depuis le 30 septembre dernier (à Eindhoven), et elle aura encore l’occasion de progresser.

Jusqu’ici le plus souvent placée, Kelsi DAHLIA a gagné le 100 papillon, devant sa majesté Sarah SJÖSTRÖM.  DAHLIA avait établi un record personnel américain de la distance à Eindhoven. Là, elle a nagé 54s84, performance qui ne le cède que face au record  du monde de SJÖSTRÖM, 54s61. La Suédoise, qui était passée en tête, terminait en 54s96. Devenue nageuse professionnelle, DAHLIA a repris le chemin des progrès, parait avoir gagné en assurance, et elle devient une menace directe au plus haut niveau.

C’était un jour où la grande Suédoise était prenable, et Ranomi KROMOWIDJOJO, qui ne la lâche pas, en faisait son profit, et lui infligeait une rare défaite sur 100 libre, 51s01 contre 51s22. 0s21, c’était la différence entre les deux jeunes femmes la semaine passée à Eindhoven, mais c’était alors SJÖSTRÖM qui était devant. Coïncidence, c’est également, très exactement 42/100e que Kelsi DAHLIA a repris dans cette semaine à Sarah en papillon…

Les trois combattantes du dos se retrouvaient sur 200 mètres et SEEBOHM l’emportait une nouvelle fois. HOSSZU n’avait pas d’adversaire sur 200 quatre nages, ce qui n’est pas nouveau. Chad LE CLOS devançait Blake PIERONI sur 200 libre comme il avait devancé SETO sur 200 papillon (et Mehdy METELLA sur 100 papillon).

Nicholas SANTOS, 3e du 100 papillon derrière LE CLOS et METELLA, montrait qu’il disposait d’une grande capacité de vitesse en améliorant le record du monde du 50 papillon… 

 MESSIEURS.- 200 mètres : 1. Blake PIERONI, USA, 1’42s ; 2. Chad LE CLOS, Afrique du Sud, 1’42s78 ; 3. Vladimir MOROZOV, Russie, 1’43s01 ; 4. Vladislav GRINEV, Russie, 1’43s51 ; 5. Velimir STJEPANOVIC, Serbie, 1’43s90 ; 6. Mack HORTON, Australie, 1’44s27.   

100 dos : 1. Mitchell LARKIN, Australie, 49s96 ; 2. Michael ANDREW, USA, 50s36; 3. Ryosuke IRIE, Japon, 50s46 ; 4. Grigory TARASEVICH, Russie, 51s20 ; 5. Tomas FRANTA, Tchèque, 51s38.

50 papillon : 1.Nicholas SANTOS, Brésil, 21s75 (record du monde ; ancien, 21s80 par Steffen DEIBLER, Allemagne) ; 2. Chad LE CLOS, Afrique du Sud, 22s11 ; 3. Kosuke MATSUI, Japon, 22s62 ; 4. Jesse PUTS, Pays-Bas, 22s72 ; 5. Ryan COETZEE, Afrique du Sud, 22s73 ; 6. Szebasztian SZABO, Hongrie, 22s80 ; 7. Riku POITAKIVI, Finlande, 22s83 ; 8. MEHDY METELLA, FRANCE, 22s95.

200 brasse : 1. Kirill PRIGODA, Russie, 2’1s58 ; 2. Anton CHUPKOV, Russie, 2’1s86 ; 3. Nic FINK, USA, 2’3s37; 4. Kazuki KOHINATA, Japon, 2’4s01; 5. Hayato WATANABE, Japon, 2’5s01

400 quatre nages : 1. Daya SETO, Japon, 4’1s18 ; 2. David VERRASZTO, Hongrie, 4’3s05; 3. Joan Lluis PONS RAMON, Espagne, 4’8s38.

DAMES.- 100 mètres : 1. Ranomi KROMOWIDJOJO, Pays-Bas, 51s01 ; 2. Sarah SJÖSTRÖM, Suède, 51s22 ; 3. Femke HEEMSKERK, Pays-Bas, 51s74; 4. Pernille BLUME, 52s19; 5. Kelsi DAHLIA, USA, 52s54; 6. Michelle COLEMAN, Suède, 52s45; 7. Mariia KAMENEVA, Russie, 52s84.

800 mètres: 1. Jianjiahe WANG, Chine, 7’59s44 (record du monde juniors, ancien, 8’3s86 par elle-même) ; 2. Leah SMITH, USA, 8’16s25 ; 3. Anna EGOROVA, Russie, 8’22s24 ; 4. Jimena PEREZ, Espagne, 8’24s07 ; 5. Mireia BELMONTE, Espagne, 8’24s58.

200 dos : 1. Emily SEEBOHM, Australie, 1’59s94 ; 2. Kathleen BAKER, USA, 2’0s69: 3. Katinka HOSSZU, Hongrie, 2’1s00; 4. Michelle COLEMAN, Suède, 2’4s63; 5. Katalin BURIAN, Hongrie, 2’6s38 (en séries, 2’6s16).

50 brasse : 1. Alia ATKINSON, Jamaïque, 28s56 (record du monde : ancien, 28s64 par elle-même) ; 2. Julia EFIMOVA, Russie, 29s22 ; 3. Molly HANNIS, USA, 29s51 ; 4. Emily SEEBOHM, Australie, 29s96 ; 5. Jenna LAUKANEN, Finlande, 30s04.

100 papillon : 1. Kelsi DAHLIA, USA, 54s84 ; 2. Sarah SJÖSTRÖM, 54s96 ; 3. Yufei ZHANG, Chine, 56s27 ; 4. Tayla LOVEMORE, Af. Sud, 56s84 ; 5. Kimberley BUYS, Belgique, 56s99.

200 4 nages : 1. Katinka HOSSZU, Hongrie, 2’4s13 ; 2. Melanie MARGALIS, USA, 2’4s65 ; 3. Emily SEEBOHM, Australie, 2’6s37; 4. Yui OHASHI, Japon, 2’6s90; 5. Min ZHOU, Chine, 2’7s73 ; 6. Zsuzsanna JAKABOS, Hongrie, 2’7s89.

MEETING DE BUDAPEST (3): ALIA DOMPTE JULIA

Eric LAHMY

Lundi 8 Octobre 2018

La Jamaïcaine Alia ATKINSON a nagé vendredi un 100 brasse en 1’2s80, à moins d’une demi-seconde du temps, 1’2s36, record du monde, qu’elle partage avec Ruta MEILUTYTE, et qu’elle avait égalé à deux reprises, la dernière fois à Chartres le 26 août 2016…

ATKINSON n’a laissé aucune chance à la Russe EFIMOVA, qui domine en général les courses de brasse des meetings en petit comme en grand bassin (coupe du monde), et qui a été devancée d’un mètre environ.

ATKINSON, qui aura 30 ans le 11 décembre prochain, a été championne du monde 2014 du 100 brasse, et a remporté de nombreuses médailles de divers métaux, n’a relativement eu que de faibles succès dans les grandes compétitions, 8e du 100 des Jeux olympiques de Rio, 2e du 50 et 14e du 100 brasse des Jeux du Commonwealth 2018 à Gold Coast. De qui donne à cette fille du soleil le statut paradoxal de nageuse d’hiver.

Statut mérité, et inculqué dès le plus jeune âge par sa famille. Alia a été mise à l’eau à 3 ans, et c’était faire preuve d’originalité pour ses parents, a-t-elle raconté, car en Jamaïque, personne ne nage et tout corps plongé dans un liquide, là-bas, va au fond. Les ATKINSON ont décidé de ne pas faire comme tout le monde, et la famille sait nager ! Au rebours de la fameuse légende de la densité des noirs, Alia a non seulement flotté mais est devenue une redoutable sprinteuse, et est parvenue à transcrire en termes aquatiques la légendaire qualité de vitesse musculaire du Jamaïcain (et de la Jamaïcaine)…

Vladimir MOROZOV a régné sur 100 mètres, laissant un champion US de la dimension de Blake PIERONI et un médaillé olympique, Pieter TIMMERS, dé battre pour l’argent à la hauteur de son battement de pieds…

Sarah SJÖSTRÖM a eu quelque mal à se débarrasser d’une Femke HEEMSKERK accrocheuse et qui a mené les trois quarts de course. Avec 1’51s60, la gagnante a dû nager plus vite qu’à Eindhoven (1’52s25) pour l’emporter. Katinka HOSSZU, sa seule rivale en termes de nombre de victoires en Coupe du monde, en revanche, a repris son ascendant sur le 400 quatre nages, et Yui OHASHI, qui a dominé la saison passée en grand bassin, a pu mesurer la différence de niveau entre elle-même et la championne olympique et recordwoman du monde hongroise. Sur 100 dos, sans dominer, HOSSZU a montré qu’elle est revenue au niveau des patronnes de la distance, (avec MASSE), SEEBOHM et BAKER.

 

Chad LE CLOS, bien remis de son souci de santé, continuait de dominer le 200 papillon, en 1’50s29, ce qui est un tempe très honorable tandis que Mitchell LARKIN, toujours dossiste, devient de plus en plus un spécialiste huppé du 200 quatre nage.

 

MESSIEURS.- 100 mètres : 1. Vladimir MOROZOV, Russie, 45s30 ; 2. Blake PIERONI, USA, 46s25 ; 3. Pieter TIMMERS, Belgique, 46s67 ; 4. Vladislav GRINEV, Russie, 46s79 ; 5. Nandor NEMETH, Hongrie, 47s02. En séries, Mehdy METELLA, FRANCE, 9e, 48s09

1500 mètres: 1. Mackenzie HORTON, Australie, 14’39s84 ; 2. David LAKTOS, Hongrie, 14’47s74; 3. Ziao QIU, Chine, 14’51s98; 4. Wojciech WOJDAK, 14’54s24.

50 dos : 1. Michael ANDREW, USA, 23s19; 2. Vladimir MOROZOV, Russie, 23s29; 3. Mitchell LARKIN, 23s37.

50 brasse: 1. Felipe LIMA, Brésil, 25s88; 2. Peter STEVENS, Slovaquie, 26s06; 3. Kirill PRIGODA, Russie, 26s06; 4. Michael ANDREW, USA, 26s20; 5. Lizhuo WANG, Chine, 26s31; 6. Nic FINK, USA, 26s39.

200 papillon: 1. Chad LE CLOS, Af. Sud, 1’50s29 ; 2. Daya SETO, Japon, 1’51s01 ; 3. Yuya YAJIMA, Japon, 1’51s80; 4. Laszlo CSEH, Hongrie, 1’53s25; 5. Bence BICZO, Hongrie, 1’53s83; 6. David VERRASZTO, Hongrie, 1’54s06.

200 4 nages: 1. Mitchell LARKIN, Australie, 1’52s96; 2. Laszlo CSEH, Hongrie, 1’55s05; 3.Nick FINK, USA, 1’55s10; 4. David VERRASZTO, Hongrie, 1’55s15. Séries, Hugo GONZALEZ, Espagne, 1’55s40.

DAMES.- 200 mètres: 1. Sarah SJÖSTRÖM, Suède, 1’51s60: 2. Femke HEEMSKERK, Pays-Bas, 1’52s08; 3.Jianhae WANG, Chine, 1’53s31; 4. Melanie MARGALIS, USA, 1’53s57; 5. Michelle COLEMAN, Suède, 1’55s74; 6. Anna EGOROVA, 1’56s21. En séries, Leah SMITH, USA, 1’55s93.

100 dos : 1. Emily SEEBOHM, Australie, 55s81 ; 2. Kathleen BAKER, USA, 56s04 ; 3. Katinka HOSSZU, Hongrie, 56s08; 4. Georgia DAVIES, Grande-Bretagne, 56s75; 5. Mariia KAMENEVA, Russie, 57s27; 6. Etiene MEDEIROS, Brésil, 58s01.

100 brasse: 1. Alia ATKINSON, Jamaïque, 1’2s80; 2.Julia EFIMOVA, Russie, 1’3s48 ; 3. Vitalina SIMONOVA, Russie, 1’4s67 ; 4. Molly HANNIS, USA, 1’4s85 ; 5. YU Jingyao, Chine, 1’5s78.

400 4 nages:1. Katinka HOSSZU, Hongrie, 4’23s55 ; 2. Yui OHASHI, Japon, 4’27s23; 3. Zuzsanna JAKABOS, Hongrie, 4’30s ; 4. Catalina CORRO, Espagne, 4’30s21 ; 5. Leah SMITH, USA, 4’32s84.

MEETING DE BUDAPEST (2) : MEHDY METELLA, 49s71 SUR 100 PAPILLON. HOSSZU RAFLE SA 400e MEDAILLE DE COURSE DE « COUPE DU MONDE »

Eric LAHMY

Jeudi 5 Octobre 2018

Outre le record du monde du 400 mètres battu par la jeune Chinoise WANG, l’événement de la première journée du meeting de Budapest est, me semble-t-il, la confirmation de l’accumulation de fatigue qui atteint Sarah SJÖSTRÖM. Elle qui, en grande forme, est absolument inatteignable sur 50 et 100 mètres papillon, et difficile à approcher en sprint de nage libre, du moins en Europe (référence à Cate CAMPBELL et à Simone MANUEL), a été devancée à deux reprises, d’abord sur 100 mètres quatre nages, par Katinka HOSSZU (défaite il est vrai envisageable), ensuite sur 50 libre par Ranomi KROMOWIDJOJO.

La victoire de la Néerlandaise, là aussi, ne peut être si surprenante. D’abord parce qu’elle détient le record du monde en petit bassin avec 22s93, ce qui en fait, en quelque sorte, même si la dénomination peut paraître galvaudée, la femme la plus rapide du monde. Ensuite parce qu’il lui est arrivé de surprendre la Suédoise. Ici, elle a nagé assez vite, et triomphé, outre de Sarah, de sa rivale néerlandaise Femke HEEMSKERK et de la championne olympique danoise Pernilla BLUME.

Côté messieurs, Benjamin PROUD, tout champion du monde 2017, du Commonwealth et d’Europe 2018, qu’il est, dut laisser filer le pro de la Coupe du monde Vladimir MOROZOV. Lequel MOROZOV assurait son classique succès sur 100 quatre nages.

La longue série de meetings rangés sous la rubrique « Coupe du monde » exige une endurance et une régularité au sommet que peu de nageurs et nageuses atteignent. Bien entendu, la dominatrice absolue dans ce type de challenge est Katinka HOSSZU, dont Vincent LEROYER nous certifiait ce matin qu’avec le 100 quatre nages, elle avait enlevé sa 400e médaille de course en Coupe du monde.

Vincent nous avait annoncé qu’il s’agissait de sa 400e victoire, avant de rectifier, preuve que les plus grands peuvent se tromper !

HOSSZU, quelques minutes plus tard, faisait grimper le compteur à 401, sur 200 papillon, une course qu’elle avait parfois délaissée en faveur du dos, mais où elle s’amuse à nouveau à jouer les trouble-fête !

Mehdy METELLA, en terminant aux basques de Chad LE CLOS sur 100 mètres papillon, réussissait l’exploit de devenir le premier Français sous les 50 secondes. Son temps, 49s71, efface Jérémy STRAVIUS, à qui le record appartenait avec 50s04 (le 12 décembre 2013 à Herning (DEN) lors des championnats d’Europe en petit bassin). 

 

MESSIEURS.- 50 mètres : 1. Vladimir MOROZOV, Russie, 20s51 ; 2. Benjamin PROUD, Grande-Bretagne, 20s89 ; 3. Bradley TANDY, Af. Sud, 21s06 ; 4. Kristian GKOLOMEEV, Grèce, 21s22; 5. Maxim LOBANOVSKIJ, Hongrie, 21s25; 6. Jesse PUTS, Pays-Bas, 21s35; 7. Kosuke MATSUI, Japon, 21s38 (en séries, 21s21) ; 8. Michael ANDREW, USA, 21s42 (en séries, 21s36).

400 mètres : 1. Mackenzie HORTON, Australie, 3’41s78 ; 2. Blake PIERONI, USA, 3’42s74 ; 3. Wojciech WOJDAK, Pologne, 3’43s52 ; 4. Poul ZELLMANN, Allemagne, 3’44s04.

100 brasse: 1. Felipe LIMA, Brésil, 56s69; 2. Anton CHUPKOV, Russie, 56s97 ; 3. Lizhuo WANG, Chine, 57s03 ; 4. Kirill PRIGODA, Russie, 57s23 ; 5. Daya SETO, Japon, 57s31 ; 6. Hayato WATANABE, Japon, 57s57 ; 7. Nic FINK, USA, 57s73 (en séries, 57s63) ; 8. Arno KAMMINGA, Pays-Bas, 58s19 (en séries, 58s16). En séries, Christopher ROTH BAUER, Autriche, 58s66

200 dos : 1. Mitchell LARKIN, Australie, 1’49s52 ; 2. Ryosuke IRIE, Japon, 1’50s97.

100 papillon : 1. Chad LE CLOS, Af. Sud, 49s22 ; 2. Mehdy METELLA, France, 49s71 (record) ; 3. Nicholas SANTOS, Brésil, 50s12

100 4 nages : 1. Vladimir MOROZOV, Russie, 50s32 ; 2. Michael ANDREW, USA, 51s55 ; 3. Kosuke METSUI, Japon, 53s08 (en séries, 52s75).

DAMES.-

50 mètres : 1. Ranomi KROMOWIDJOJO, Pays-Bas, 23s23 ; 2. Sarah SJÖSTRÖM, Suède, 23s36 ; 3. Femke HEEMSKERK, Pays-Bas, 23s67; 4. Pernilla BLUME, Danemark, 23s75; 5. Maria KAMENEVA, Russie, 24s08.

400 mètres : 1. Jianjiahe WANG, Chine, 3’53s97 (record du monde, ancien Mireia Belmonte, Espagne, 3’54s52 le 11 août 2013 ; record du monde junior, ancien par elle-même) ; 2. Leah SMITH, USA, 3’58s94 ; 3. Femke HEEMSKERK, Pays-Bas, 4’0s03 ; 4. Anna EGOROVA, Russie, 4’1s26 ; 5. Catalina CORRO, Espagne, 4’5s88; 6. Mireia BELMONTE, Espagne, 4’7s43.

50 dos : 1. Emily SEEBOHM, Australie, 26s05 ; 2. Georgia DAVIES, Grande-Bretagne, 26s13; 3. Ranomi KROMOWIDJOJO, Pays-Bas, 26s19; 4. Kathleen BAKER, USA, 26s30; 5. Etiene MEDEIROS, Brésil, 26s34.

200 brasse: 1. Julia EFIMOVA, Russie, 2’17s88; 2. Vitalina SIMONOVA, Russie, 2’19s43 ; 3. Melanie MARGALIS, USA, 2420s30 ; 4. Jessica VAL, Espagne, 2’20s81 ; 5. Jingyao YU, Chine, 2’21s44.

200 papillon: 1. Katinka HOSSZU, Hongrie, 2’3s14; 2. Yufei ZHANG, Chine, 2’3s29; 3. Kelsi DAHLIA, USA, 2’3s33

100 4 nages : 1. Katinka HOSSZU, Hongrie, 57s64 ; 2. Sarah SJÖSTRÖM, Suède, 57s75; 3. Kathleen BAKER, USA, 58s02; 4. Emily SEEBOHM, Australie, 58s33; 5. Alia ATKINSON, Jamaïque, 59s03; 6. Melanie MARGALIS, USA, 59s11.

 

 

 

 

 

MEETING DE BUDAPEST : JIANJIAHE WANG RECORDWOMAN DU MONDE PETIT BASSIN SUR 400 METRES NAGE LIBRE

Eric LAHMY

Jeudi 5 Octobre 2018

La Chinoise Jianjiahe WANG a battu le record du monde en petit bassin du 400 mètres dames, qui appartenait depuis maintenant cinq saison à l’Espagnole Mireia BELMONTE, en 3’53s97 contre 3’54s52. WANG avait démontré, lors du meeting d’EINDHOVEN, le 28 septembre dernier, qu’elle était la nageuse en forme du moment ; elle a également fait un sort au record du monde junior de la distance, qu’elle avait battu justement à Eindhoven, en 3’54s63.

Ce faisant, elle a un peu montré, à condition qu’on veuille bien voir les choses sous cet angle, que les records du monde juniors n’ont pas une grande importance. La natation est aujourd’hui pratiquée jusqu’à un âge avancé, mais reste un sport de prédilection pour les très jeunes talents.

Il semble clair aussi que si Katie LEDECKY avait condescendu à nager le 400 en petit bassin, elle l’aurait nagé probablement en 3’50s, plus ou moins…

Bien entendu, cela ne signifie pas que WANG pourrait bien représenter bientôt, à côté de l’Australienne Ariarne TITMUS, une menace pour l’incomparable Américaine ! Mais peut-on tirer dans plans sur la comète ? L’an passer, la « menace » chinoise s’appelait Bing LI et elle a (momentanément) disparu des radars !

…Le fait qu’elle ait frôlé (0s11) le record seniors de Belmonte (qu’elle avait peut-être poursuivi sans l’atteindre aux Pays-Bas) a fait WANG remettre ça à Budapest, ce jeudi. Elle a reproduit le même profil de course, à peu de choses près, avec cette différence qu’elle finit un petit peu mieux que sept jours plus tôt. BELMONTE, qui semble avoir repris doucement, disputait cette finale (comme celle d’Eindhoven) et a terminé très loin derrière…

Passages de WANG aujourd’hui: 56s31, 1’55s58, 2’55s17, 3’53s97,soit par 100m, 56s31, 59s27, 59s59, 58s80.

Passages du record de Belmonte en 2013, 57s34, 1’57s06, 2’56s46, 3’54s52, soit 57s34, 59s72, 59s21, 58s08

Passages de WANG le 28 septembre : 56s03, 1’55s45, 2’55s71, 3’54s63 soit, 56s03, 59s42, 1’0s26, 58s92.

 

MESSIEURS.- 400 mètres : 1. Mackenzie HORTON, Australie, 3’41s78 ; 2. Blake PIERONI, USA, 3’42s74 ; 3. Wojciech WOJDAK, Pologne, 3’43s52 ; 4. Poul ZELLMANN, Allemagne, 3’44s04.

 

DAMES.-

400 mètres : 1. Jianjiahe WANG, Chine, 3’53s97 (record du monde, ancien Mireia Belmonte, Espagne, 3’54s52 le 11 août 2013 ; record du monde junior, ancien par elle-même) ; 2. Leah SMITH, USA, 3’58s94 ; 3. Femke HEEMSKERK, Pays-Bas, 4’0s03 ; 4. Anna EGOROVA, Russie, 4’1s26 ; 5. Catalina CORRO, Espagne, 4’5s88; 6. Mireia BELMONTE, Espagne, 4’7s43.

100 4 nages : 1. Katinka HOSSZU, Hongrie, 57s64 ; 2. Sarah SJÖSTRÖM, Suède, 57s75; 3. Kathleen BAKER, USA, 58s02; 4. Emily SEEBOHM, Australie, 58s33; 5. Alia ATKINSON, Jamaïque, 59s03; 6. Melanie MARGALIS, USA, 59s11.

 

 

 

 

JORDAN POTHAIN: MA VERITE, OU POURQUOI JE SUIS PARTI DE GRENOBLE POUR ALLER M’ENTRAÏNER A NICE

Son état de santé, le profil depuis des mois frustrant de sa progression, les raisons qui l’ont conduit à quitter son « deuxième père » Guy La Rocca (bons amis) et le NC Alp’ 38 (moins bons amis) pour Fabrice Pellerin et Nice, son ambition de redevenir le nageur de 2016, Jordan POTHAIN fait le point avec franchise. ERIC LAHMY  (ericlahmy@yahoo.com)

Jeudi 4 Octobre 2018

 Q. Les journaux ont fait état de tes problèmes de santé : peux-tu faire le point là-dessus ?

Jordan POTHAIN:  Pour faire simple, environ 3 jours après le retour des championnats d’Europe de Glasgow, en août dernier, j’ai ressenti des accélérations anormales de mon rythme cardiaque plusieurs fois dans la journée. Les manifestations ont été de plus en plus nombreuses et désagréables (sensations de poitrine qui serre, besoin de s’asseoir lorsque j’étais debout…).

J’ai commencé par mettre ça sur le compte de la décompression et de la fatigue de la saison, puis j’ai rapidement prévenu le médecin de la fédération et mon médecin à Grenoble, enchaîné avec deux rendez-vous chez des cardiologues. Et l’opération a pu se faire une semaine après, le 7 septembre. En gros, à proximité du nœud atrioventriculaire, la structure du cœur qui transmet l’impulsion électrique de contraction au cœur, il y a une petite zone de quelques millimètres qui correspond à des voies périphériques du courant électrique émis.

Ces voies font un « court-circuit » avec la voie principale de conduction. L’opération consiste à supprimer ces voies périphériques.

Malheureusement ils n’ont pas pu toutes les enlever, donc j’ai encore quelques traces légères aujourd’hui, et je vais décider sous peu si je réalise une 2e opération en octobre ou lors de la coupure de Noël. 

 Q. Comment s’est passé ton début niçois ? Installation, arrivée sur place, organisation. 

J.P. : J’ai été super bien accueilli, ça fait chaud au cœur. J’ai fait un aller retour à Nice pour déposer mes meubles et mes affaires la semaine de l’opération. Mes amis nageurs de Grenoble m’ont aidé à vider mon appartement et les nageurs du groupe de Nice et les parents de Charlotte sont venus me donner un coup de main à mon arrivée. Les déménagements sont toujours compliqués, surtout quand tu pars dans l’inconnu, je les remercie tous d’être venus m’aider.

Je suis revenu quatre jours après l’opération pour attaquer l’entraînement malgré quelques restes de l’opération (des tachycardies toujours présentes et une petite douleur à la hanche, où le chirurgien entre dans la veine).

Le rythme normal est pris pour l’entraînement, et côté vie, je suis actuellement dans un appartement prêté par l’Olympic Nice Natation que je partage avec Jéjé Stravius, le temps qu’on effectue nos recherches personnelles. La coloc’ se passe super bien comme toujours !

 Q: Est-ce que tu estimes que tout est bien en ordre pour une réussite ?

J.P. : Tout est en place. Je vis comme à Grenoble, je fais mes petites courses, je découvre les marchés niçois pour mes fruits et légumes (j’adore aller au marché !). On se déplace avec nos voitures personnelles car la piscine est un peu excentrée de la ville. Ma voiture a subi les foudres d’un petit c** qui n’aime sûrement pas les étrangers du 06. Ca fait chier mais c’est la vie, tu appelles l’assurance, la dépanneuse… Les petites galères du quotidien.

On avance quand même! Hâte de travailler dur et de voir ce que ça va donner.

Q- Qu’est-ce qui t’a donné l’idée de venir à Nice ? Tes mauvaises performances ou des relations tendues avec des gens, et qui ?

J.P. : Après les derniers championnats de France, Guy nous avait mis une semaine de break. J’ai beaucoup réfléchi après une semaine encore bien difficile pour la tronche. Le bilan est là, j’ai régressé et je n’ai pas peur de le dire. J’ai pourtant travaillé comme un forcené, peut-être trop, peut-être mal. C’est difficile de répondre, on ne trouvait plus de réponses avec Guy. C’est un sentiment vraiment désagréable de te faire mal tous les jours, de faire tourner ta vie pour un rêve et de voir que tu t’en éloignes à chaque sortie compétition.

UN GATEAU DONT CERTAINS ONT VOULU LA PLUS GROSSE PART

Mais j’ai connu ça longtemps avant d’exploser en 2015, et j’ai cette voix dans ma tête (qui est la mienne en fait), et qui me dit que ça va payer. C’est peut-être mon profil, encaisser les coups pour finalement frapper fort. 

A côté de ça, mentalement j’ai beaucoup subi au retour de Rio. J’ai mis un moment à mettre le doigt dessus. Il y a deux points essentiels : 

– Dès mon retour, je suis devenu un gâteau dont certains ont voulu la plus grosse part. A commencer par le directeur technique du NC Alp’38, qui ne fait que quémander de façon implicite des remerciements et des projecteurs pour mes performances du Brésil. Qui se sert de moi, pour nourrir son projet utopique d’américaniser la natation française à partir du NC Alp’38 : plus de nageurs, plus de rendement. Sauf que nous n’avons pas les moyens logistiques pour ça. Alors oui, la vitrine est belle. « Venez rejoindre Jordan Pothain, pur produit grenoblois, étudiant en réussite et finaliste olympique ».

CHAMBON, ce n’est pas une coïncidence, suite à mon ascension, a postulé à cette époque au poste de Directeur technique national – de Jacques FAVRE, ce qui laisse penser que cette aventure du club, il la vivait très fortement en termes d’ego et d’ambitions personnelles !

UN MASTER DE CINQ ANS ACHEVE EN QUATORZE ANS, CE N’EST QUAND MÊME PAS L’AMERIQUE

La vérité, c’est que le Jordan, il en chie tous les jours pour tout mener de front et que le système est plus que limité malgré tous les acteurs qui m’ont aidé dans ma licence STAPS, et aujourd’hui à l’école de kiné. Je lis dans ton interview de Chambon : « 40% des médaillés olympiques de Pyeong Chang viennent de l’université de Grenoble. » C’est vrai. Mais ce qui l’est encore plus, c’est que ces sportifs, dont certains que je côtoie, bénéficient d’un système particulier, appelé Inter’Val, qui leur permet de recevoir des cours particulier durant l’année, mais surtout de réaliser le plus gros du travail universitaire durant leur période de coupure, qui n’est pas de trois semaines comme en natation.

Soyons clair. Inter-Val est un dispositif réservé aux sport d’hiver. Il ne faut pas se leurrer, l’Université de Grenoble est géniale et précurseur dans son aide au double projet. Mais tout reste difficile quand on atteint un certain niveau sportif, et donc les contraintes qui vont avec. 

Laisse-moi rappeler que Marie Dorin-Habert, médaillée d’or aux Jeux cet hiver, à 32 ans, finit juste son Master en Biologie malgré tout son travail, soit environ 14 années pour un master de 5 ans. Le système est-il comparable aux Etats-Unis…?

Sans parler de l’aspect financier. J’ai la chance de vivre de la natation depuis deux ans maintenant, mais nous devons être une petite dizaine en France. J’ai bénéficié d’une bourse de l’Université Grenoble-Alpes en 2016. Les autres années, les autres nageurs ? Rien. Rien de comparable au système américain.

Et pourtant, le problème d’ego de notre « camarade » va attirer quelques nageurs, qui, je parle d’expérience, tomberont de bien haut en découvrant la réalité sur place. Du nombre, du nombre, du nombre, on en vient même cette saison à prendre des nageurs de niveau interrégional, dans ce groupe « Elite », qui été finalement composé uniquement de finalistes aux derniers championnats de France.

GUY LA ROCCA MIS AU PLACARD A DEUX JOURS DES EUROPE

Petite anecdote du premier rendez-vous avec Chambon en septembre 2016 : il me présente son projet pour l’olympiade (j’appellerai plutôt ça un PPF comme Power Point Fade et tout ce qu’il y a de plus commun car on n’y trouve aucune consistance ni directive), avec pour objectif final : 4 nageurs du NC Alp’38 sélectionnés à Tokyo. J’ai répondu que ça pourrait être sympa, et lui ai demandé où était ma médaille dans sa diapo… ? 

Et notre « bon » président, qui ne comprend rien à rien au haut-niveau, aux réseaux sociaux et encore moins à la communication, qui suit le même fil et qui s’accroche comme un boulet à ma cheville pour briller sous les projecteurs. Comportement classique de l’éternel frustré qui vit par procuration. Quand j’ai annoncé mon départ pour Nice, j’ai cassé son jouet. Il me l’a bien fait comprendre avec la mise au placard de Guy à deux jours des Championnats d’Europe cet été.

J’AI DÛ ME BATTRE, AVEC GUY, CHAQUE JOUR OU PRESQUE, CONTRE CE PROJET QUI MET EN DANGER LE MIEN

Du coup, tu l’as compris, on en vient au 2e point : 

– Il faut que je me batte chaque jour ou presque, avec Guy, pour faire face à ce projet qui clairement, met en danger le mien. On n’a pas à se plaindre de tout, loin de là, mais on reste dans un fonctionnement associatif : on a 3 ou 4 lignes de 50 mètres, parfois 2. Parfois 2 lignes de 25 mètres pour douze nageurs. J’ai un niveau d’entraînement qui ne demande pas les mêmes efforts, les mêmes récupérations que les autres, bref c’est Guy qui gère ça, mais c’est compliqué de faire plaisir à tout le monde quand la logistique ne suit pas. Alors je m’organise (en concertation avec Guy), je vais m’entraîner seul parfois à d’autres horaires, parfois sans coach. Évidement, ma médaille vaut moins que nos quatre plus qu’incertains qualifiés aux prochains Jeux, et je me fais brasser par le président et le directeur technique ! Du coup, je le fais en cachette. J’ai la chance d’avoir de super relations avec les MNS des bassins. 

Au final c’est usant, ce sont des discussions informelles, des rendez-vous autour d’une table, qui te décentrent de ta pratique. Même en réduisant ça durant la saison dernière, c’est aussi une de mes grandes motivations à partir : redevenir juste un nageur, qui s’entraîne, qui fait sa vie, qui va en compétition et s’éclate. Retour aux bases que l’on m’a volées. 

C’est ce que j’ai expliqué à Fabrice. 

Q – Est-ce qu’il y a eu un « divorce » avec Guy et êtes-vous en bons termes ? 

J.P. : Un divorce ? Pas du tout. C’est un deuxième père pour moi ! Il y aurait pu avoir un divorce il y a 8 ans, quand j’ai été séparé de mon ancien coach (Sébastien Bonnet) à la naissance du NC ALP’38, avec Chambon aux commandes encore une fois… Licenciement économique pour celui qui sort du système et qui avait compris le premier son petit jeu ! En fait, licenciement abusif d’un caractère bien trempé qui freinait le « projet ». 

J’ai cru que j’arrêtais tout, déjà parce que c’était la fin d’un projet à long terme. Je ne nageais pas très vite à 15 ans, j’avais fini bon dernier des championnats de France cadets 2010 sur 100 mètres papillon et 1500 mètres nage libre, mais je m’entraînais déjà bi-quotidiennement et plus que bien. Mon corps était en difficulté, car je n’étais pas mature physiquement, j’ai grandi à 17 ans. Mon ancien coach, Sébastien Bonnet, nous faisait travailler vraiment fort et peu récupérer. On n’était plus que deux, la dernière année, Dorian Coninx et moi. Dorian est parti vers le triathlon (il a été champion du monde junior puis espoir, sélectionné à Rio). Malgré l’absence de résultats à cette époque, pour ma part, j’étais certain que ça allait payer et j’ai toujours cru en ce coach et à son travail.

Bref quand Sébastien Bonnet s’en va, tout s’écroule, je rejoins Guy sans trop avoir le choix. La tête pleine d’a priori sur Guy suite aux guéguerres de club précédant la fusion, je ne crois pas en lui et nos échanges sont compliqués. Il faut dire que j’avais déjà la tête dure à 16 ans.

On fait finalement des pas l’un vers l’autre, je progresse doucement alors que ça ne m’arrivait plus depuis un petit moment, on commence à fixer des objectifs sympas, puis tout va très vite… On a vécu des choses incroyables tous les deux, avec le groupe également. On dit que le sport c’est l’école de la vie, mais ce sont aussi les coachs qui nous forment.

Je mesure pleinement ce qui m’a construit, c’est pour ça que j’ai toujours remercié mon ancien coach pour mes résultats des dernières années, et aujourd’hui je suis fier d’avoir été formé par Guy, c’est un homme formidable et aux valeurs humaines incroyables. Ça fait seulement deux semaines que je suis à Nice et on a dû s’appeler 3 ou 4 fois ! Comme mes amis les plus proches.

Q – Quelle a été la réaction de Pellerin à ta demande de nager à Nice…

J.P. : Ça a pris la forme un petit entretien d’embauche, il a fallu que j’expose mes motivations : sportives d’abord, être prêt à tout quitter ; ensuite, changer de méthode et de relation pour me laisser guider (un défi pour un cérébral comme moi!). Le contact était facilité par les bonnes relations que Pellerin entretient avec Guy, donc tout s’est fait dans la transparence. Il m’a dit qu’il pensait pouvoir « m’apporter quelque chose », puis tout s’est enchaîné.

Q -Tu as commencé à Grenoble des études de kiné je crois. Qu’en est-il ici ?

J.P. : Je suis rentré en 2e année à l’école de Grenoble, car le changement n’est pas possible avant la fin de la 2e année. J’attaque donc cette année les matières théoriques à distance, puis je ferai une césure l’an prochain. Après ces 2 années, j’aviserai pour la suite ! Il faut que je me laisse du temps pour ma pratique et mon rêve, j’accepte mieux l’idée de peut-être obtenir mon diplôme à 30 ans ou plus. Je n’ai pas « rien dans les mains » grâce à mon travail passé, licence Entrainement STAPS et diplôme universitaire de préparateur mental) et je me laisse le droit de prendre du temps pour vivre ces belles années.

Q-Peux-tu dire quelque chose sur Pellerin ? Quelles sont tes idées sur le coach, les rapports que tu as avec lui, quel est son  style ?

J.P. : C’est difficile de donner mon avis après deux semaines. Je me sens bien avec lui malgré le fort contraste avec ma relation avec Guy. Et pourtant, il fait preuve d’attention sur mon bien être et mon confort.

Pour ce qui est de l’aspect natatoire, je dirai que c’est comme s’il ressentait tout comme nous au niveau technique. Il nous pose des problèmes, des équations que l’on doit résoudre seul, mais il y a un feedback de notre part lorsqu’on en a besoin. C’est vraiment un travail intéressant. Attention, à côté de ça, ou parfois mélangé à ce travail, il y a un gros travail physiologique. Ce qui me change, c’est surtout l’aspect spécifique du travail. On construit, on met en place sur des allures spécifiques. Et inversement, il y a un niveau d’attention vraiment élevé, qui chute parfois au cours de l’entraînement mais c’est totalement maîtrisé par Fabrice. Je pense que le but, c’est aussi d’avoir un éventail de compétences le plus large possible, et grâce à ça, pouvoir choisir des modalités dans les courses. C’est ma première interprétation, il en parlera sûrement bien mieux que moi !

Q -Jérémy Stravius  arrive en même temps que toi, deux gros bras de la natation française. Comment ça se passe ?

J.P. : On prend nos marques et on s’y plaît ! Il est arrivé quand je me suis fait opérer, pour attaquer le lundi 10. On se fait des petits retours car ça nous change tous les deux. On avait besoin de ce changement, sûrement pas pour les mêmes raisons, mais on était tous les deux dans le creux de la vague, sauf que moi, ça ne me permet pas de rester au niveau international ! C’est un vrai poisson et je ne me compare pas lui, j’aime m’inspirer simplement.

Le groupe est vraiment sympa, je les connaissais tous. Ça travaille sérieusement et dans une ambiance rigolade. On ne se fait pas de cadeaux quand on est dans l’eau ! Ça me fait énormément de bien d’avoir à m’accrocher parfois, je ne connaissais plus cette sensation. Et à l’inverse, je pense aussi apporter aux autres quand c’est moi qui tire…

Charlotte est très impressionnante, c’est sûrement elle qui maîtrise le mieux le travail de Fabrice. Elle est au point sur beaucoup d’exercices et d’allures différentes. Ses titres cet été ne sont pas une surprise pour moi, c’est une bosseuse incroyable et elle a la rage. Elle ne va pas s’arrêter là.

Q -Quel est l’état de tes relations avec La Rocca ? Avec le président ? Chambon ?

J.P. : Tout d’abord, je suis super heureux que Guy ait pu retrouver son poste car c’est un passionné, vraiment. Ça l’amène à être « psychorigide » comme il le dit souvent, mais c’est aussi un gage de son investissement. Il ne se contente pas de venir au bord du bassin à 6h30 tous les matins, il se lève à 5h pour retravailler sa séance et ne pas laisser échapper de détails…

Aujourd’hui, je pense qu’on apprend tous les deux à vivre sans l’autre. C’est une transition, mais on sait tous les deux que c’était la meilleure solution. On prend des nouvelles régulièrement, comme des amis, comme une famille.

Quand tu pars, tu vois également qui était là pour toi et qui était là pour ce que tu fais. Ils se reconnaîtront, ce sont tous des amis qui font partie de ma vie en dehors de la natation : mon ancien groupe, certains élus bénévoles, la fabuleuse directrice administrative qui fait tourner le club, les MNS, employés et directeurs des bassins dans lesquels j’ai passé tant de temps. Tu reçois un message et ça suffit pour comprendre. Tu ne reçois rien et ça suffit pour comprendre aussi.

CHARLOTTE EST UNE BOSSEUSE INCROYABLE ET ELLE A LA RAGE

Q-Qu’est-ce qui s’est passé en 2017, qu’est-ce qui a amené ces soucis avec ta nage. J’ai lu des choses concernant une fatigue après une saison où nager+étudier=être épuisé… quelle est ton analyse là-dessus, je n’ai jamais rien lu de toi sur la question…

J.P. : C’est une grosse énigme. Je n’ai pas la réponse et je ne l’aurai jamais. J’ai fait un inventaire de tout ce que j’ai vécu et c’est difficile de mettre le doigt sur un seul facteur : le trop peu de coupure après Rio, le « burn-out » post-olympique, le combat quotidien avec le club pour avoir les moyens de mes ambitions, l’investissement universitaire, le retour médiatique et la gestion d’image, les sollicitations événementielles, la couche supplémentaire qu’on a mis à l’entraînement, l’introduction de l’haltérophilie. Mon coeur qui se mettait à s’emballer? Des restes de la mononucléose que j’ai vaincue en express ? Tout ça emballé par une belle claque que j’identifie bien : je pensais avoir changé de dimension en 2016, au niveau des performances. Et dès le premier meeting après Rio, eh! bien, je me rends compte que tout est à refaire, que je ne suis pas (encore) dans la catégorie de ces nageurs qui maintiennent un niveau international de compétitions en compétitions. Anecdote : j’aurais pu faire une mauvaise saison en 2017 et me qualifier aux mondiaux, mais mon niveau moyen ne me l’a pas permis, CQFD. C’est quelque chose que j’ai accepté, je ne suis pas extraordinaire, je travaille pour l’être parfois.

Q -Qu’est-ce qui aurait dû changer pour que tu restes à Grenoble ?

J.P. : Il aurait fallu que je me sente en mesure de mener mon projet jusqu’au bout. Il y a une chose que j’ai toujours refusée, c’est de faire les choses à 99%, autant ne pas les faire du tout. Guy n’avait plus les cartes en main, il se battait chaque jour pour qu’on ne décide pas pour lui, et donc pour moi. C’était très clair dans ma tête, et je pouvais l’exposer aux dirigeants du NC Alp’, leur dire : si je ne peux pas décider de mon avenir, je préférai arrêter que de me mentir.

La seconde solution, c’était de prendre une nouvelle voie, où je suis maître de la suite. Il n’y a aucune garantie sur la suite, mais je suis certain de pouvoir m’investir à la hauteur de mes objectifs, option que ne m’offrait pas Grenoble.

Q -Quelles questions ai-je oublié de te poser ?

J.P. : C’est toi l’expert !

 

 

 

 

 

 

ENTRE LE 1.500 ET LE 10.000 LE COEUR DE PALTRINIERI BALANCE

Mardi 2 Septembre 2018

Les meetings de la Coupe du monde de natation ont entre autres curiosités, celle d’avantager le sprint. Cela ne me semblait pas évident, mais le fait est là. Les nageurs reproduisent plus facilement des performances sur le très court que sur les distances moyennes ou longues. Est-ce parce que l’on puise moins sur ses réserves dans un 50 mètres ?

Mais c’est pour une autre raison que le champion olympique du 1500 mètres, l’Italien Gregorio Paltrinieri n’a pas été vu ces derniers jours à Eindhoven. C’est qu’il disputait les « World Series » d’eau libre, en Chine. Il a fini 3e des 10 kilomètres qui se disputaient sur le lac de Qiandao (les mille îles), un plan d’eau artificiel créé en 1959.

La course a été remportée par l’anglais Jack Burnell, en 1h56’34s8 devant l’allemand Rob Frederick Muffels, 1h56’34s9. Paltrinieri, chronométré en 1h56’53s4 a devancé tous les autres spécialistes, dont le champion olympique 2016, Mondial 2017 et européen 2018, le Néerlandais Ferry Weertman, 1h56’35s8, et ses compatriotes Ruffini, le vainqueur des World Series 2017, 6e, et Furlan, 8e.

Paltrinieri avait terminé 5e de la course d’ouverture des séries mondiales, à Doha en mars.

Si l’Italie s’est affirmée aux derniers championnats d’Europe, à Glasgow, comme une des natations dominantes au plan européen (avec 22 médailles, 6 d’or, 5 d’argent et 11 de bronze), Paltrinieri a été l’une des déceptions italiennes à ces championnats. Il n’a pas réussi à confirmer ses victoires en 2014, 2015, 2016 et en 2017. Est-ce pour cela qu’il se tourne vers l’eau libre ?

« Non, dit-il. Ma priorité reste la piscine. J’ai toujours faim de victoires. Mais cette expérience de fond m’intrigue. Elle me divertit. Mes priorités sont quoiqu’il en soit les mondiaux 2019 et les Jeux olympiques 2020. » Sur 1500 ou sur 10.000 ? Ou les deux…Eric Lahmy ericlahmy@yahoo.com

RESULTATS DU MEETING D’EINDHOVEN (28-30 SEPTEMBRE 2018)

Lundi 1er Octobre 2018

MESSIEURS.- 50 mètres : 1. Vladimir MOROZOV, Russie, 20s69 ; 2. Bradley TANDY, Afrique du Sud, 21s19 ; 3. Blake PIERONI, USA, 21s34 ; 4. Jesse PUTS, Pays-Bas, 21s35. En séries, Kosuke MATSUI, Japon, 21s38.

100 mètres : 1. Vladimir MOROZOV, Russie, 45s69 ; 2. Blake PIERONI, USA, 46s45 ; 3. Vladislav GRINEV, Russie, 46s58 ; 4. Pieter TIMMERS, Belgique, 46s97 ; 5. Kyle STOLK, Pays-Bas, 47s02. En séries, Mehdy METELLA, France, 12e en 48s24.

 200 mètres : 1. Blake PIERONI, USA, 1’41s83 ; 2. Chad LE CLOS, Afrique du Sud, 1’42s20 ; 3. Mackenzie HORTON , 1’43s63 ; 4. Vladislav GRINEV, Russie, 1’44s03 ; 5. Pieter TIMMERS, Belgique, 1’44s06; 6. Kyle STOLK, Pays-Bas, 1’44s18 (en séries, 1’43s97).

400 mètres : 1. Mackenzie HORTON, Australie, 3’39s52 ; 2. Blake PIERONI, USA, 3’41s79 ; 3. Poul ZELLMANN, Allemagne, 3’43s50 ; 4. Daniel DUDAS, Hongrie, 3’44s02.

1500 mètres : 1. Maxime SHEMBEREV, Azerbaïdjan, 14’45s17.

50 dos : 1. Mitchell LARKIN, Australie, 23s34 ; 2. Vladimir MOROZOV, Russie, 23s42.

100 dos : 1. Mitchell LARKIN, Australie, 50s08 ; 2. Ryosuke IRIE, Japon, 50s22 ; 3. Grigory TARASEVICH, Russie, 50s79.

200 dos : 1. Mitchell LARKIN, Australie, 1’49s75 ; 2. Ryosuke IRIE, Japon, 1’50s15

50 brasse : 1. Felipe LIMA, Brésil, 25s92 ; 2. Peter STEVENS, Slovaquie, 26s10 ; 3. Kiril PRIGODA, Russie, 26s30; 4. Nick FINK, USA, 26s49; 5. Michael ANDREW, USA, 26s51.

100 brasse : 1. Kiril PRIGODA, Russie, 56s88 ; 2. Anton CHUPKOV, Russie, 57s01 ; 3. Felipe LIMA, Brésil, 57s14 ; 4. Hayato WATANABE, Japon, 57s55 ; 5. Lizhuo WANG, Chine, 57s70 (en séries, 57s48) ; 6. Arno KAMMINGA, Pays-Bas, 57s75.

200 brasse: 1. Kiril PRIGODA, Russie, 2’1s59; 2. Anton CHUPKOV, Russie, 2’1s70 ; 3. Daya SETO, Japon, 2’4s19.

50 papillon : 1. Nicholas SANTOS, Brésil, 22s08 ; 2. Chad LE CLOS, Afrique du Sud, 22s09 ; 3. Vladimir MOROZOV, Russie, 22s42 ; 4. Jesse PUTS, Pays-Bas, 22s74 ; 5. Michael ANDREW, USA, 22s78 ;… 8. Mehdy METELLA, France, 23s02.

100 papillon : 1. Chad LE CLOS, Afrique du Sud, 49s56 ; 2. Nicholas SANTOS, Brésil, 50s22 ; 4. Mehdy METELLA, France, 50s31

200 papillon : 1. Chad LE CLOS, Afrique du Sud, 1’51s09 ; 2. Yuya YAJIMA, Japon, 1’51s87 ; 3. Joeri VERLINDEN, Pays-Bas, 1’53s88 ; 4. Laszlo CSEH, Hongrie, 1’54s02 ; 5. Maarten BRZOSKOWSKI, Pays-Bas, 1’54s20.

100 4 nages : 1. Vladimir MOROZOV, Russie, 50s26 (record du monde ; ancien, 50s30 par lui-même) ; 2. Daya SETO, Japon, 51s40 ; 3. Michael ANDREW, USA, 51s76 ; 4. Kosuke MATSUI, Japon, 52s56; 5. Kyle STOLK, Pays-Bas, 52s72.

200 4 nages : 1. Daya SETO, Japon, 1’51s09 ; 2. Ryosuke IRIE, Japon, 1’55s61 ; 3. Kiril PRIGODA, Russie, 1’55s71.

400 4 nages : 1. Daya SETO, Japon, 3’57s25 ; 2. David VERRASZTO, Hongrie, 4’3s14; 3. Maxime SHEMBEREY, Azerbaïdjan, 4’6s98 ; 4. Yizhe WANG, Chine, 4’7s50.

DAMES.- 50 mètres : 1. Ranomi KROMOWIDJOJO, Pays-Bas, 23s26 ; 2. Sarah SJÖSTRÖM, Suède, 23s67 (en séries, 23s62) ; 3. Femke HEEMSKERK, Pays-Bas, 23s97 (en séries, 23s91) ; 4. Maria KAMENEVA, Russie, 24s07 ; 5. Kim BUSCH, Pays-Bas, 24s09 (en séries, 23s99).

100 mètres : 1. Sarah SJÖSTRÖM, Suède, 51s21 ; 2. Ranomi KROMOWIDJOJO, Pays-Bas, 51s42 ; 3. Femke HEEMSKERK, Pays-Bas, 51s73; 4. Kim BUSCH, Pays-Bas, 52s86; 5. Michelle COLEMAN, Suède, 53s08.

200 mètres : 1. Sarah SJÖSTRÖM, Suède, 1’52s25 ; 2. Femke HEEMSKERK, Pays-Bas, 1’52s98 ; 3. Jianjiahe WANG, Chine, 1’53s40; 4. Melanie MARGALIS, USA, 1’54s30; 5. Michelle COLEMAN, Suède, 1’54s85; 6. Barbora SEEMANOVA, Rép. Tchèque, 1’56s25 ; 7. Leah SMITH, USA, 1’56s37 ; 8. Zsuzsanna JAKABOS, Hongrie, 1’56s58. En séries, KROMOWIDJOJO, Pays-Bas, 1’56s25.

400 mètres : 1. Jianjiahe WANG, Chine, 3’54s63 (record du monde junior petit bassin, ancien Bingjie LI, Chine, 3’59s14) [Passages, 56s03, 1’55s45, 2’55s71, derniers 50 mètres en 28s82] ; 2. Leah SMITH, USA, 4’1s31 ; 3. Anna EGOROVA, Russie, 4’4s65 ; 5. Catalina CORRO, Espagne, 4’6s15 ; 6. Mireia BELMONTE, Espagne, 4’7s51. En séries, Katinka HOSSZU, Hongrie, 4’2s50.

800 mètres : 1. Jianjiahe WANG, Chine, 8’3s86 (record du monde junior, ancien par elle-même, 8415s35) ; 2. Leah SMITH, USA, 8’15s42 ; 3. Anna EGOROVA, Russie, 8’21s83 ; 4. Mireia BELMONTE, Espagne, 8’22s28. ; 5. Jimena PEREZ, Espagne, 8’25s63.

50 dos: 1. Etiene MEDEIROS, Brésil, 26s07; 2. Ranomi KROMOWIDJOJO, Pays-Bas, 26s10; 3. Kira TOUSSAINT, Pays-Bas, 26s13 ; 4. Emily SEEBOHM, Australie, 26s18 ; 5. Mariia KAMENEVA, Russie, 26s30; 6. Kathleen BAKER, USA, 26s44 (en séries, 26s43); 7. Maalkje DE WAARD, Pays-Bas, 26s66.

100 dos : 1. Kathleen BAKER, USA, 55s91 ; 2. Emily SEEBOHM, Australie, 56s07; 3. Katinka HOSSZU, Hongrie, 56s32; 4. Kira TOUSSAINT, Pays-Bas, 56s63 (en séries, 56s28) ; 4. Mariia KAMENEVA, Russie, 57s74.

200 dos : 1. Kathleen BAKER, USA, 2’0s85 ; 2. Emily SEEBOHM, Australie, 2’1s91; 3. Katinka HOSSZU, Hongrie, 2’3s76; 4. Daryna ZEVINA, Ukraine, 2’5s06; 5. Michelle COLEMAN, Suède, 2’5s34.

50 brasse: 1. Alia ATKINSON, Jamaïque, 29s18; 2. Julia EFIMOVA, Russie, 29s50.En séries, Molly HANNIS, USA, 29s76.

100 brasse : 1. Julia EFIMOVA, Russie, 1’3s41 ; 2. Alia ATKINSON, Jamaïque, 1’3s74 ; 3. Molly HANNIS, USA, 1’5s65 ; 4. Jingyao YU, Chine, 1’5s71.

200 brasse: 1. Julia EFIMOVA, Russie, 2’15s62 (31s51, 34s27, 34s48, 35s38); 2. Vitalina SIMONOVA, Russie, 2’19s65; 3. Jessica VALL, Espagne, 2’20s06 ; 4. Melanie MARGALIS, USA, 2’20s29 ; 5. Jingjyao YU, Chine, 2’20s30 ; 6. Marina GARCIA, Espagne, 2’21s49.

50 papillon : 1. Sarah SJÖSTRÖM, Suède, 24s61 ; 2. Ranomi KROMOWIDJOJO, Pays-Bas, 24s67 ; 3. Kelsi DAHLIA, USA, 25s14 ; 4. Kimberley BUYS, Belgique, 25s41 ; 5. Yufei ZHANG, Chine, 25s49 ; 6. Maalke DE WAARD, Pays-Bas, 25s68. En séries, Kim BUSH, Pays-Bas, 25s69

100 papillon : 1. Sarah SJÖSTRÖM, Suède, 54s91 ; 2. Kelsi DAHLI, USA, 55s21 ; 3. Yufei ZHANG, Chine, 55s87 ; 4. Kimberly BUYS, Belgique, 56s73 ; 5. Tayla LOVEMORE, Afrique du Sud, 57s41 ; 6. Yui OHASHI, Japon, 57s63.

200 papillon : 1. Katinka HOSSZU, Hongrie, 2’2s87 ; 2. Yufei ZHANG, Chine, 2’3s09; 3. Kelsi DAHLIA, USA, 2’3s31

100 4 nages : 1. Katinka HOSSZU, Hongrie, 57s44 ; 2. Kathleen BAKER, USA, 58s14; 3. Emily SEEBOHM, Australie, 58s36; 4. Sarah SJÖSTRÖM, Suède, 58s42 (en séries, 58s30); 5. Femke HEEMSKERK, Pays-Bas, 58s59 ; 6. Melanie MARGALIS, USA, 59s05 ; 7. Kim BUSCH, Pays-Bas, 59s18.

200 4 nages : 1. Katinka HOSSZU, Hongrie, 2’5s06 ; 2. Melanie MARGALIS, USA, 2’6s04; 3. Emily SEEBOHM, Australie, 2’6s82 ; 4. Yui OHASHI, Japon, 2’7s37 ; 5. Min ZHOU, Chine, 2’8s37 ; 6. Rika OMOTO, Japon, 2’8s64. En séries, Femke HEEMSKERK, Pays-Bas, 2’8s12.

400 4 nages : 1. Katinka HOSSZU, Hongrie, 4’25s15 ; 2. Yui OHASHI, Japon, 4’27s42 ; 3. Min ZHOU, Chine, 4’30s26 ; 4. Catalina CORRO, Espagne, 4’32s30.